20-Ordre de bataille et Programme de guerre (5)

Navires auxiliaires

Quand le second conflit mondial éclate, la marine nationale dispose du train d’escadre suivant :

-Pétroliers-caboteurs Aube (Méditerranée) Nièvre (Toulon) L’Ardèche (Beyrouth) Le Blavet (Dunkerque) La Lèze (Brest)

-Pétroliers Le Loing (Antilles) Mékong (Bizerte) Niger (Indochine) Elorn (Toulon) Le Var (Brest) Sèvre (Toulon)

-Ravitailleurs Rapides L’Adour (Toulon) Lot (Brest) Tarn (Mers-El-Kébir) La Charente (Brest), La Mayenne (Bizerte), La Baïse (Mers-El-Kébir)

-Pétroliers ravitailleurs d’escadre La Seine (Brest) La Saône (Toulon) La Medjerda (basée à Mers-El-Kébir mais en carénage à Bizerte) Le Liamone (Toulon) Le Rhône (Indochine) et La Garonne (Diego-Suarez)

-Ravitailleur de sous-marins Jules Verne (Brest) + L’Atlantide en construction à La Ciotat.

-Ravitailleurs d’hydravions Sans Souci (Brest) Sans Peur (Toulon) Sans Pareil (Bizerte) et Sans Reproche (basé à Mers-El-Kébir déployé à Porto Vecchio)

-Cargos rapides Mers-El-Kébir (Brest) L’Oran (basé à Bizerte mais est à Toulon) Sidi-Bel-Abbès (Toulon), Tlemcen (Toulon) Mostaganem (Brest), Chelif (en construction)

-Transport littoral Golo (Bizerte)

A cela s’ajoute d’autres auxiliaires comme le mouilleur de filets Gladiateurs et les indispensables remorqueurs et gabares.

Comme en septembre 1939, la MarMar, la marine marchande est mise à contribution pour renforcer les moyens de la marine nationale. Si une grande partie des navires sont utilisés comme en temps de paix pour leur mission originale de transport, certains navires vont recevoir des missions plus militaires.

C’est ainsi que les paquebots et autres paquebots-ferry sont transformés en transport de troupes, en navires-hôpitaux ou en croiseurs auxiliaires tout comme le sont certains cargos.

Cependant la marine estime que cela ne suffit pas et décide de commander deux navires-ateliers qui sont une déclinaison des cargos rapides de type Oranie et deux pétroliers rapides type La Seine destinés à compenser les pertes éventuelles. Si les deux premiers navires sont baptisés Vulcain et Héphaïstos, les deux nouveaux PRE sont baptisés La Dordogne et La Durance.

Bilan

Au final, le programme de guerre de janvier 1949 autorise la construction de deux cuirassés de 47000 tonnes de deux porte-avions légers de 16000 tonnes, de neuf croiseurs légers de 8500 tonnes, de huit escorteurs d’escadre de 3500 tonnes, de seize escorteurs rapides de 1300 tonnes, de douze patrouilleurs anti-sous-marins de 700 tonnes, de vingt-quatre sous-marins de 900 tonnes, de deux navires-ateliers de 8000 tonnes et de deux PRE de 9000 tonnes, ces soixante dix-sept navires représentant 315300 tonnes de constructions neuves.

Planning des constructions du programme de guerre

Cuirassés

-Le Languedoc est mis sur cale à l’Arsenal de Brest (forme n°11) le 14 mai 1948 lancé le 23 mars 1950 et mis en service au printemps 1951.

-Le Moselle est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Saint-Nazaire-Penhoët le 15 août 1948 lancé le 4 septembre 1950 et mis en service en octobre 1951

Porte-avions légers

-Le Guillaume le Conquérant est mis sur cale aux chantiers Harland & Wolff de Belfast le 12 avril 1949 lancé le 14 septembre 1950 et mis en service le 2 janvier 1951

-Le Henri Plantagênet est mis sur cale aux chantiers Harland & Wolff de Belfast le 5 mai 1949 lancé le 2 octobre 1950 et mis en service le 12 janvier 1951

Croiseurs légers

La commande de neuf croiseurs légers à pu paraître à certains comme surdimensionnée mais la marine craignait d’importantes pertes en croiseurs sous les coups des sous-marins et de l’aviation ennemie.

Dès le mois de mars 1949, la marine revoit ses priorités et décide de fractionner sa commande de neuf croiseurs en trois ségments de trois navires.

-Le Lamotte-Picquet est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient mis sur cale le 12 février 1949 lancé le 8 juin 1950 et mis en service le 3 octobre 1950

-Le Duquesne est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Saint Nazaire le 12 mai 1949 lancé le 6 novembre 1950 et mis en service en février 1951

-Le Phillipe Auguste est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers Maritimes du Sud-Ouest & de Bacalan Réunis à Bordeaux le 8 mars 1949 lancé le 12 septembre 1950 et mis en service en mars 1951

Les pertes en croiseurs s’étant révélés plus faibles que prévues, la construction des six autres non encore baptisés est suspendue en mars 1951.

Escorteurs d’escadre

Si les croiseurs légers ne sont pas prioritaires, cela est bien différent pour les escorteurs d’escadre qui sont jugés ultra-prioritaires.

-Le Surcouf est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) à Dunkerque le 12 février 1949 lancé le 8 septembre 1949 et mis en service le 7 janvier 1950.

-Le Kersaint  est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers du Havre (ACH) le 2 mars 1949 lancé le 12 octobre 1949 et mis en service le 4 février 1950

-Le Bouvet est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers du Havre (ACH) le 12 mars 1949 lancé le 2 novembre 1949 et mis en service le 4 avril 1950

-Le Dupetit-Thouars est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers du Havre (ACH) le 8 mai 1949 lancé le 7 janvier 1950 et mis en service le 9 juin 1950

-L’D’Estrées est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) au Havre le 8 avril 1949 lancé le 17 février 1950 et mis en service le 30 juin 1950

-Le Du Chayla est mis sur cale aux ACSM du Trait le 8 mars 1949 lancé le 2 février 1950 et mis en service le 7 septembre 1950

-Le Duperré est mis sur cale à l’Arsenal de Brest le 8 juin 1949 lancé le 12 mars 1950 et mis en service le 12 décembre 1950

-Le Forbin est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient le 12 septembre 1949 lancé le 8 juin 1950 et mis en service le 12 février 1951

Escorteurs rapides

Les seize escorteurs rapides (ex NLC) doivent être capables à la fois de remplacer un torpilleur d’escadre mais également un escorteur, être capables de mener une attaque à la torpille et offrir une escorte musclée aux convois. Ces seize navires dont la construction est confiée aux chantiers privés reprennent les noms des torpilleurs d’escadre type Bourrasque et L’Adroit.

-Le Bourrasque est mis sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes le 8 février 1949 lancé le 23 décembre 1949 et mis en service le 15 avril 1950

-L’Adroit  est mis sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes le 12 mars 1949 lancé le 27 janvier 1950 et mis en service le 8 juillet 1950

-Le Fougueux  est mis sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon le 4 avril 1949 lancé le 12 janvier 1950 et mis en service le 8 juillet 1950

-Le Foudroyant est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) de Nantes le 12 mai 1949 lancé le 23 février 1950 et mis en service le 12 août 1950

-Le Frondeur  est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) de Nantes le 21 mai 1949 lancé le 7 mars 1950 et mis en service le 12 août 1950

-L’Ouragan  est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) de Nantes le 8 mars 1949 lancé le 3 janvier 1950 et mis en service le 15 mai 1950

-L’Orage est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) de Nantes le 8 mars 1949 lancé le 3 janvier 1950 et mis en service le 15 mai 1950

-Le Cyclone est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Gironde à Bordeaux le 8 juillet 1949 lancé le 17 juin 1950 et mis en service le 8 décembre 1950

-Le Siroco est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Gironde à Bordeaux le 15 juin 1948 lancé le 21 juillet 1949 et mis en service le 8 mars 1950

-Le Mistral est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Provence (ACP) à Port de Bouc le 8 avril 1949 lancé le 12 décembre 1949 et mis en service le 8 mars 1950

-La Palme est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Provence (ACP) de Port Bouc le 12 avril 1949 lancé le 14 décembre 1949 et mis en service le 15 mars 1950

-Le Mars est mis sur cale aux  Ateliers et Chantiers de Provence (ACP) de Port Bouc le 7 mai 1949 lancé le 5 janvier 1950 et mis en service le 3 mai 1950

-Le Tempête est mis sur cale aux  Ateliers et Chantiers de Provence (ACP) de Port Bouc le 21 avril 1949 lancé le 8 mai 1950 et mis en service le 2 décembre 1950

-La Tramontane  est mis sur cale Ateliers et Chantiers de Provence (ACP) de Port Bouc le 30 avril 1949 lancé le 21 mai 1950 et mis en service le 4 janvier 1951

-Le Typhon est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) de La Seyne sur Mer le 8 septembre 1949 lancé le 12 août 1950 et mis en service le 8 mars 1951

-La Tornade est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) de la Seyne sur Mer le 12 octobre 1949 lancé le 21 septembre 1950 et mis en service le 12 mai 1951

Seize navires vont donc être mis en service avril 1950 et mai 1951. Formant quatre DER (Division d’Escorteurs Rapides), ils vont assurer à la fois des missions d’escorte et des missions d’attaque, complétant/remplaçant les torpilleurs légers.

Patrouilleurs ASM

Douze patrouilleurs de 700 tonnes sont commandés en février 1949 pour renforcer les capacités de chasse aux submersibles de la marine nationale. Ils sont commandés aux Chantiers Auguste Normand du Havre (quatre navires) , aux Chantiers Navals Français (CNF) à Caen (quatre navires), à l’Arsenal de Lorient (deux) et aux Ateliers et Chantiers de Bretagne à Nantes (deux)

-Le Patrouilleur Guêpe est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 2 mars 1949 lancé le 12 novembre 1949 et mis en service le 8 février 1950
-Le Patrouilleur Mouche est mis sur cale aux Chantiers Navals Français (CNF) de Caen le 8 avril 1949 lancé le 2 novembre 1949 et mis en service le 11 février 1950

-Le Patrouilleur Araignée est mis sur cale aux Chantiers Navals Français (CNF) de Caen le 12 mai 1949 lancé le 7 décembre 1949 et mis en service le 2 mars 1950

-Le Patrouilleur Bourdon est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 7 juin 1949 lancé le 8 février 1950 et mis en service le 12 mai 1950

-Le Patrouilleur Libellule est mis sur cale aux Chantiers Navals Français (CNF) de Caen le 18 novembre 1949 lancé le 21 juin 1950 et mis en service le 2 septembre 1950

-Le Patrouilleur Frelon est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 8 décembre 1949 lancé le 17 juillet 1950 et mis en service le 8 septembre 1950

-Le Patrouilleur Scorpion est mis sur cale aux Chantiers Navals Français (CNF) de Caen le 6 janvier 1950 lancé le 14 juillet 1950 et mis en service le 3 octobre 1950

-Le Patrouilleur Moustique est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) à Nantes le 15 février 1950 lancé le 5 janvier 1951 et mis en service le 8 mai 1951

-Le Patrouilleur Abeille est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 17 mars 1950 lancé le 21 décembre 1950 et mis en service en février 1951

-Le Patrouilleur Coléoptère est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient le 21 juin 1950 lancé le 12 février 1951 et mis en service le 6 juin 1951
-Le Patrouilleur Criquet est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient le 21 mars 1951 lancé le 27 décembre 1951 et mis en service le 6 mai 1952

-Le Patrouilleur Sauterelle  est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) à Nantes le 3 avril 1951 lancé le 30 décembre 1951 et mis en service le 8 avril 1952

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 700 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 60m largeur 9m tirant d’eau 3.50m

Propulsion : quatre moteurs diesels de 5000ch entrainant une hélice

Performances : vitesse maximale 18 noeuds distance franchissable : nc

Armement : un canon de 100mm à l’avant, quatre canons de 37mm, quatre mitrailleuses de 7.5mm et trente-deux grenades ASM

Equipage : 30 officiers et marins

Sous-marins

Le programme de guerre prévoit la construction de 24 sous-marins type Phenix. Les premières leçons du conflit sont rapidement digérées et le projet Y4 est jugé perfectible, donnant naissance au modèle Y5 de 980 tonnes, un intermédiaire entre le sous-marin de moyenne et de grande patrouille, entre le Rolland Morillot et le Phenix.

Cependant comme pour les croiseurs légers, les pertes en sous-marins se révèlent plus faibles que prévues, les forces anti-sous-marines allemandes ne se montrant pas d’une efficacité aussi redoutable que les italiens qui prélèvent également leur part avec trois sous-marins français coulés lors de l’opération Merkur contre la Corse et Malte.

Un amendement au programme de guerre voit la commande de sous-marins type Y5 limitée à douze, les douze autres devenant une version améliorée des Rolland Morillot, des sous-marins capables d’opérer facilement dans le Pacifique, un officier de marine lucide les appelant «Vengeurs de l’Indochine».

Pour fluidifier la construction, les commandes vont être étalées avec une première commande de quatre Y5 et de deux Z4 (Rolland Morillot mod.) en février 1949, quatre Y5 et de deux Z4 en septembre 1949, quatre Y5 et deux Z4 en juin 1950 et enfin six Z4 en juin 1951.

La construction est répartie entre l’Arsenal de Cherbourg, les chantiers Auguste Normand du Havre, les Ateliers et Chantiers de Seine Maritime du Trait et les Anciens Chantiers du Dubigeon de Nantes.

Première commande de février 1949

Les quatre premiers Y5 baptisés vont être tous construits par l’Arsenal de Cherbourg qui dispose de quatre cales de libre.

-L’Antiope est mis sur cale le 17 mars 1949 lancé le 8 août 1950 et mis en service le 7 janvier 1951

-L’Amazone est mis sur cale le 8 avril 1949 lancé le 2 septembre 1950 et mis en service le 11 février 1951

-L’Orphée est mis sur cale le 5 mai 1949 lancé le 11 octobre 1950 et mis en service le 25 mars 1951

-La Sibylle est mis sur cale le 7 juin 1949 lancé le 30 octobre 1950 et mis en service le 4 mai 1951

Les deux Z4 sont commandés aux ACSM du Trait dans l’estuaire de la Seine

-Sous-marin Achille mis sur cale le 12 mai 1949 lancé le 8 janvier 1951 et mis en service le 2 septembre 1951

-Sous-marin Persée mis sur cale le 19 mai 1949 lancé le 15 janvier 1951 et mis en service le 15 septembre 1951

Deuxième commande de septembre 1949

Les quatre Y5 sont commandés à part égales aux chantiers Auguste Normand du Havre et aux Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes.

-Le Circé est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 12 novembre 1949 lancé le 8 mars 1951 et mis en service le 30 juillet 1951

-La Calypso est mis sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon le 17 février 1950 lancé le 30 juillet 1951 et mis en service le 23 janvier 1952

-La Doris est mis sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon le 8 mai 1950 lancé le 5 novembre 1951 et mis en service le 12 juin 1952

-Le Thetis  est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 12 avril 1951 lancé le 15 octobre 1952 et mis en service le 7 mai 1953

Les deux Z4 de la deuxième commande sont commandés à l’Arsenal de Cherbourg. Ils sont baptisés  Pascal et Argo reprennant les noms de «1500 tonnes» désarmés.

-Le Pascal est mis sur cale le 12 août 1950 lancé le 8 janvier 1952 et mis en service le 17 juin 1952

-L’Argo est mis sur cale le 10 septembre 1950 lancé le 18 février 1952 et mis en service le 7 août 1952

Commande de juin 1950

Les quatre Y5 baptisés Sirène Naïade Galatée et Argonaute sont tous commandés aux ACSM du Trait.

-La Sirène est mise sur cale le 26 juin 1950 lancé le 2 janvier 1952 et mis en service le 7 juillet 1952

-La Naïade est mis sur cale le 12 juillet 1950 lancé le 15 janvier 1952 et mis en service le 12 août 1952

-Le Galatée est mis sur cale le 8 septembre 1950 lancé le 3 mars 1952 et mis en service le 8 octobre 1952

-L’Argonaute est mis sur cale le 12 novembre 1950 lancé le 15 juin 1952 et mis en service le 8 janvier 1953

Les deux Y4 sont commandés aux Anciens Chantiers Dubigeon. Ils sont baptisés Henri Poincaré et Pasteur.

-Le Henri Poincaré est mis sur cale le 6 septembre 1950 lancé le 12 janvier 1952 et mis en service le 8 juin 1952

-Le Pasteur est mis sur cale le 12 octobre 1950 lancé le 4 mars 1952 et mis en service le 17 août 1952

Commande de juin 1951

Six sous-marins type Z4 sont donc commandés en juin 1951. Leur construction est confiée à l’Arsenal de Cherbourg et aux Anciens Chantiers Dubigeon, les chantiers normands étant jugés trop proche de l’Allemagne. Comme leurs devanciers, ils reprennent les noms des sous-marins type Redoutable désarmés au cours de la décennie 1940.

-L’Ajax est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 8 juillet 1951 lancé le 30 décembre 1952 et mis en service le 7 mai 1953

-Le Poncelet est mis sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon le 4 septembre 1951 lancé le 5 janvier 1953 et mis en service en juillet 1953

-L’Archimède est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 17 septembre 1951 lancé le 12 février 1953 et mis en service le 15 septembre 1953

-Le Fresnel est mis sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon le 21 novembre 1951 lancé le 2 mars 1953 et mis en service en septembre 1953

-L’Acheron est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 12 janvier 1953 lancé le 23 décembre 1954 (soit après la fin de la guerre) et mis en service en octobre 1954

-L’Actéon est mis sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon le 8 février 1953. Quand s’achève la guerre en septembre 1954, le sous-marin est quasiment achevé. Lancé le 8 octobre 1954, il est achevé seulement en 1956 comme sous-marin expérimental.

Navires-ateliers

Si les navires à voile nécessitaient assez peu d’entretien, l’apparition de la propulsion vapeur eut pour conséquence un alourdissement conséquent de la charge de travail des équipages qui parfois étaient dépassés par l’ampleur de la tache.

D’où l’idée de spécialiser des navires dans l’entretien. C’est l’apparition du navire-atelier, le premier exemple en France étant le Foudre, un croiseur porte-torpilleur qui fût également utilisé comme porte-hydravions.

Elle est remplacée dans cette mission par un ancien paquebot allemand, le Phoenica datant de 1894  Saisi par les russes lors du conflit russo-japonais, il est utilisé sous le nom de Kronstadt comme navire-atelier.

Il se réfugie avec le reste de la flotte blanche en 1921 à Bizerte. Réquisitionné puis acheté, il est rebaptisé Vulcain, ce navire est utilisé jusqu’à sa mise en réserve en 1933. Il est condamné en 1937 puis vendu à la démolition en décembre 1938, laissant la marine nationale sans navire-atelier dédié quand éclate la guerre de Pologne.

Il y avait bien le bâtiment de soutien aux sous-marins Jules Verne qui de temps en temps rendaient des services aux bâtiments de surface mais il avait déjà fort à faire avec les sous-marins dont les nécessités d’entretien étaient encore plus grandes.

En dépit de l’expansion de la flotte tant de combat que de soutien, aucun navire-atelier n’est commandé ni même acheté et quand éclate le second conflit mondial en septembre 1948, aucun navire spécialisé n’équipe la marine nationale qui doit se contenter de la transformation hâtive de navires marchands.

Cette solution montre rapidement ses limites. La campagne de Norvège à provoqué des pertes sensibles mais aussi à endommagé de nombreux navires. L’utilité du navire-atelier saute aux yeux des marins français pour réparer les avaries de combat, stabiliser un navire comme on stabilise un patient avant de véritables réparations dans un Arsenal ou un chantier parfaitement outillé.

Le programme de guerre de janvier 1949 finance ainsi la construction de deux navires ateliers qui reprennent la coque et le système propulsif des cargos de type Commission, ces deux navires étant baptisés Vulcain et Héphaïstos et construits à Saint-Nazaire, le premier aux ACL et le second aux Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët.

-Le Vulcain est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Saint Nazaire le 12 avril 1949 lancé le 8 juin 1950 et mis en service le 4 septembre 1950

-L’Hephaïstos  est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët le 4 juin 1949 lancé le 2 octobre 1950 et mis en service le 8 février 1951

Pétroliers-ravitailleurs d’escadre

Quand éclate le second conflit mondial, la marine nationale dispose de 23 pétroliers dont 6 PRE _Pétroliers Ravitailleurs d’Escadre_ dont la mission exclusive est de ravitailler les escadres et les groupes occasionnels en mazout et au mouillage en munitions, pièces détachées, vivres et autres fournitures.

En dépit de cette flotte assez confortable, la marine nationale obtient la commande de deux autres PRE quasi-identiques aux six en service, des navires baptisés La Dordogne et La Durance.

-Le PRE La Dordogne est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers Maritimes du Sud-Ouest & de Bacalan Réunis sis à  Bordeaux le 8 juillet 1949 lancé le 12 septembre 1950 et mis en service le 8 janvier 1951.

-Le PRE La Durance est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde de Bordeaux le 8 septembre 1949 lancé le 1er décembre 1950 et mis en service le 12 mars 1951

Publicités

14-Navires légers (40)

K-Chasseurs de sous-marins

Les anciens du premier conflit mondial

L'Avalanche, un chasseur de sous-marins utilisé comme auxiliaire

L’Avalanche, un chasseur de sous-marins utilisé comme auxiliaire

L’apparition du sous marin qui acquis ses lettres de noblesse dans le premier conflit mondial poussa les marines alliées à se dôter de navires adaptés que ce soit pour la haute mer (canonnières et avisos) ou pour les eaux côtières.

Pour ce dernier cas, la France commanda 100 chasseurs à coque en bois aux Etats Unis dont 8 étaient encore en service en 1939 mais les CH25 51 56 58 74 81 95 98 vont être rapidement désarmés ou transformés en auxiliaires.

C’est ainsi que les CH25 et 51 sont à Brest, les 56 et 58 sont à Cherbourg, les 74 et 81 sont à Toulon et les 95 et 98 à Bizerte utilisés comme auxiliaires jusqu’à leur désarmement en 1942/43.

37 navires sont commandés aux chantiers Auguste Normand mais seulement 17 sont achevés et quatre sont encore en service en 1939, des navires numérotés CH 106 107 111 et 112, les deux premiers étant basés à Cherbourg comme auxiliaires et les deux dernières sont à Saïgon comme canonnières.

Le remplacement de ces navires est entamé au début des années trente avec la construction de quatre navires de 148 tonnes baptisés Chasseur 1 à 4 entre 1931 et 1935. Ces quatre navires connaissent d’importants problèmes techniques et sont désarmés en 1940

Le chasseur de sous-marins CH-4

Le chasseur de sous-marins CH-4

Les chasseurs de sous-marins du programme de 1937

Le programme de 1937 prévoit la construction d’une nouvelle version de chasseurs à coque en acier, d’un déplacement de 107tW, douze navires numérotés CH-5 à CH-16 dont la construction va être assurée par la Socarenam à Boulogne pour six d’entre-eux et les chantiers Leroux à Lorient pour les six derniers.

-Le CH5 est mis sur cale à la Socarenam de Boulogne le 6 octobre 1938 lancé le 3 avril 1939 et admis au service actif le 7 mars 1940.

-Le CH6 est mis sur cale à la Socarenam de Boulogne le 6 octobre 1938 lancé le 3 avril 1939 et admis au service actif le 7 mars 1940.

-Le CH7  est mis sur cale à la Socarenam de Boulogne le 15 novembre 1938 lancé le 10 novembre 1939 et admis au service actif le 20 mai 1940.

-Le CH8 est mis sur cale aux chantiers Leroux de Lorient le 10 avril 1939 lancé le 27 janvier 1940 et admis au service actif le 24 mai 1940.

-Le CH9  est mis sur cale aux chantiers Leroux de Lorient le 20 mars 1939 lancé le 12 janvier 1940 et admis au service actif le 24 avril 1940

-Le CH10  est mis sur cale aux chantiers Leroux de Lorient le 23 mars 1939 lancé le 10 février 1940 et admis au service actif le 1et mai 1940

-Le CH11 est mis sur cale à la Socarenam de Boulogne le 6 avril 1939 lancé le 8 février 1940 et admis au service actif le 20 mai 1940

-Le CH12 est mis sur cale à la Socarenam de Boulogne le 6 avril 1939 lancé le 20 mai 1940 et admis au service actif le 7 juillet 1940.

-Le CH13 est mis sur cale à la Socarenam de Boulogne le 6 avril 1939 lancé le 23 mars 1940 et admis au service actif le 14 avril 1940

-Le CH14 est mis sur cale aux chantiers Leroux de Lorient le 15 février 1940 lancé le 3 septembre 1940 et mis en service le 12 janvier 1941

-Le CH15 est mis sur cale aux chantiers Leroux de Lorient le 15 février 1940 lancé le 3 septembre 1940 et mis en service le 12 janvier 1941

-Le CH16 est mis sur cale aux chantiers Leroux de Lorient le 15 février 1940 lancé le 3 septembre 1940 et mis en service le 12 janvier 1941

Ces 12 navires destinés à la lutte ASM côtière sont basés par deux entre les bases de Cherbourg (CH5 et 6) Brest (CH7 et 8) Toulon (CH9 et 10) Lorient (CH11 et 12) Mers-El-Kébir (CH13 et 14) et Bizerte (CH15 et 16).

Caractéristiques Techniques

Déplacement :  standard 107 tonnes pleine charge 137 tonnes

Dimensions :  longueur 37.10m large 5.6m tirant d’eau 1.95m

Propulsion :  deux moteurs diesels MAN développant une puissance maximale de 1130ch et actionnant deux hélices

Performances :  vitesse maximale 15.5 noeuds distance franchissable : 1200 miles nautiques à 8 noeuds 680 miles nautiques à 13.5 noeuds

Armement :

(Origine)

-Un canon de 75mm modèle 1897 alimenté à 100 coups installé à l’avant pouvant toucher des cibles à une distance maximale de 11125m. La cadence de tir est de 12 coups par minute sachant que les réserves est de 100 coups.

-Quatre mitrailleuses de 8mm Hotchkiss en deux affûts doubles
-Deux mortiers ASM et six grenades

La plage arrière est occupée à l’origine par une bigue et des réservoirs de carburant pour lui permettre de soutenir des hydravions mais cette mission est rapidement abandonné en raisons des difficultés, le remorquage des hydravions ne pouvant se faire que par temps calme.

(Après refonte)

-Un canon de 90mm modèle 1926 alimenté à 82 coups

-Deux mitrailleuses Darne de 7.5mm en affûts simples sous masque

-Deux canons de 37mm Schneider modèle 1941 en un affût double.

-Deux grenadeurs axiaux à l’arrière avec 16 grenades.

Equipage :  23 hommes

Les chasseurs de sous-marins du programme 1938bis

La tranche 1938bis prévoit la construction de cinq chasseurs supplémentaires (CH17 à 21) semblables aux navires précédents. Leur construction est attribuée aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) dans leur site du Havre.

-Le CH17 est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée du Havre le 8 août 1939 lancé le 14 mars 1940 et admis au service actif le 7 juillet 1940

-Le CH18 est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée du Havre le 8 août 1939 lancé le 14 mars 1940 et admis au service actif le 7 juillet 1940

-Le CH19 est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée du Havre le 8 août 1939 lancé le 14 mars 1940 et admis au service actif le 7 juillet 1940

-Le CH20 est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée du Havre le 8 août 1939 lancé le 14 mars 1940 et admis au service actif le 7 juillet 1940

-Le CH21 est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée du Havre le 8 août 1939 lancé le 14 mars 1940 et admis au service actif le 7 juillet 1940

Ces cinq navires sont affectés à  Casablanca (CH 17 18 et 19) et à Beyrouth (CH 20 et 21).

Le chasseur de sous-marins CH-41

Le chasseur de sous-marins CH-41

Dans cette même tranche, huit autres chasseurs à coque en bois sont commandés, des navires numérotés CH41 CH42 CH43 CH44 CH45 CH46 CH47 et CH48. Leur construction est attribuée aux chantiers Delmas & Vieljeux de La Rochelle habitué de la construction des coques en bois.

-Le CH-41 est mis sur cale le 4 janvier 1940 lancé le 7 juin 1940 et mis en service le 12 septembre 1940

-Le CH-42 est mis sur cale le 4 janvier 1940 lancé le 7 juin 1940 et mis en service le 12 septembre 1940

-Le CH-43 est mis sur cale le 4 janvier 1940 lancé le 7 juin 1940 et mis en service le 12 septembre 1940

-Le CH-44 est mis sur cale le 4 janvier 1940 lancé le 7 juin 1940 et mis en service le 12 septembre 1940

-Le CH-45 est mis sur cale le 14 juin 1940 lancé le 2 décembre 1940 et mis en service le 17 février 1941

-Le CH-46 est mis sur cale le 14 juin 1940 lancé le 2 décembre 1940 et mis en service le 17 février 1941

-Le CH-47 est mis sur cale le 14 juin 1940 lancé le 2 décembre 1940 et mis en service le 17 février 1941

-Le CH-48 est mis sur cale le 14 juin 1940 lancé le 2 décembre 1940 et mis en service le 17 février 1941

Les CH-41 et 42 sont basés à Dunkerque, les CH-43 et 44 sont basés à Ajaccio, les CH-45 et 46 sont basés à Saïgon et les CH-47 et 48 sont basés à Nouméa.

Caractéristiques Techniques

Déplacement :  standard 98 tonnes pleine charge 128 tonnes

Dimensions :  longueur 32.10m large 4.2m tirant d’eau 1.75m

Propulsion :  deux moteurs diesels MAN développant une puissance maximale de 1000ch et actionnant deux hélices

Performances :  vitesse maximale 15.5 noeuds distance franchissable : 1200 miles nautiques à 8 noeuds 680 miles nautiques à 13.5 noeuds

Armement :

-Un canon de 75mm modèle 1897 alimenté à 100 coups installé à l’avant remplacé en 1943/44 par un canon de 90mm modèle 1926 avec 60 coups

-Deux mitrailleuses Darne de 7.5mm en affûts simples sous masque

-Deux mitrailleuses de 13.2mm Hotchkiss en un affût double remplacé en 1945/46 par un canon de 37mm

-Deux grenadeurs axiaux à l’arrière avec 16 grenades.

Equipage :  19 hommes

Les chasseurs de sous-marins du programme de 1940

En janvier 1940, six nouveaux chasseurs sont commandés à l’industrie (les chantiers privés) pour renforcer les besoins en métropole.

Après un moment d’hésitation, la coque est construite en bois et les navires numérotés CH-49 CH-50 CH-51 CH-52 CH-53 et 54. La construction des trois premiers est attribuée aux chantiers Ziegler de Dunkerque et les trois autres à la Socarenam de Boulogne.

-Le CH-49 est mis sur cale le 4 septembre 1940 lancé le 3 mars 1941 et mis en service le 17 juin 1941

-Le CH-50 est mis sur cale le 4 septembre 1940 lancé le 3 mars 1941 et mis en service le 17 juin 1941

-Le CH-51  est mis sur cale le 4 septembre 1940 lancé le 3 mars 1941 et mis en service le 17 juin 1941

-Le CH-52 est mis sur cale le 10 septembre 1940 lancé le 3 mars 1941 et mis en service le 15 juin 1941

-Le CH-53 est mis sur cale le 10 septembre 1940 lancé le 3 mars 1941 et mis en service le 15 juin 1941

-Le CH-54 est mis sur cale le 10 septembre 1940 lancé le 3 mars 1941 et mis en service le 15 juin 1941
Les CH-49 et 50 sont à Toulon, les CH-51 et 52 à Bizerte et les CH-53 et 54 à Brest

Caractéristiques Techniques

Déplacement :  standard 107 tonnes pleine charge 137 tonnes

Dimensions :  longueur 37.10m large 5.6m tirant d’eau 1.95m

Propulsion :  deux moteurs diesels MAN développant une puissance maximale de 1130ch et actionnant deux hélices

Performances :  vitesse maximale 15.5 noeuds distance franchissable : 1200 miles nautiques à 8 noeuds 680 miles nautiques à 13.5 noeuds

Armement :

– Un canon de 75mm modèle 1897 alimenté à 100 coups installé à l’avant remplacé ultérieurement par un canon de 90mm modèle 1926 alimenté à 75 coups

-Deux mitrailleuses Darne de 7.5mm en affûts simples sous masque

-Deux mitrailleuses de 13.2mm en un affût double puis un canon de 25 ou de 37mm en affût simple.

-Deux grenadeurs axiaux à l’arrière avec 16 grenades.

Equipage :  23 hommes

13-Sous-marins (40) sous-marins classe Phenix (4)

Le Pluviose

-Le Pluviose est  mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine Maritime (ACSM) du Trait le 5 septembre 1942 lancé le 12 décembre 1944 et mis en service le 12 septembre 1946.

Il rallie Dunkerque le lendemain et intègre la 16ème DSM dont il est l’un des trois éléments, les deux autres étant le Fructidor et le Brumaire.

Du 7 au 20 janvier 1948, les sous-marins Pluviose et Fructidor participent à l’entrainement du porte-avions Painlevé et de son escorteur, le cuirassé Lorraine.

La 16ème DSM quitte à nouveau Dunkerque le 8 avril pour un entrainement en mer du Nord en compagnie de la 8ème DCT.

Après un affrontement entre navires de surface et sous-marins du 8 au 17 avril, les trois sous-marins et les deux contre-torpilleurs font escale à Newcastle du 18 au 21 avril.

Reprenant la mer, les deux contre-torpilleurs escortent les sous-marins jusqu’à Dunkerque où les submersibles arrivent le 23 avril 1948.

Quand éclate la deuxième guerre mondiale le 5 septembre 1948, le sous-marin Pluviose est à la mer au large des Pays Bas. A l’annonce des bombardements allemands sur le Danemark, il reçoit l’ordre de patrouiller au large du Jutland.

Le Brumaire

-Le  Brumaire est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand le 7 septembre 1942 lancé le 21 juin 1944 et mis en service le 5 mai 1946.

Il rallie Dunkerque le lendemain et sa mise en service permet la réactivation de la 16ème DSM qui atteint son format définitif avec la mise en service du Pluviose.

Du 3 au 13 septembre 1947, le sous-marin Brumaire participe à un entrainement ASM au profit du contre-torpilleur Cassard de la 8ème DCT.

La 16ème DSM quitte à nouveau Dunkerque le 8 avril pour un entrainement en mer du Nord en compagnie de la 8ème DCT.

Après un affrontement entre navires de surface et sous-marins du 8 au 17 avril, les trois sous-marins et les deux contre-torpilleurs font escale à Newcastle du 18 au 21 avril.

Reprenant la mer, les deux contre-torpilleurs escortent les sous-marins jusqu’à Dunkerque où les submersibles arrivent le 23 avril 1948.

Le 5 septembre 1948, le Brumaire est à quai entre deux patrouilles. Ne devrant reprendre la mer que le 12 septembre, il accélère néanmoins sa remise en condition et peut appareiller dès le 7 septembre 1948 au matin.

Le Germinal

-Le Germinal est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine-Maritime (ACSM) du Trait le 20 septembre 1942 lancé le 12 janvier 1945 et mis en service le 4 juillet 1946.

Le Germinal est provisoirement rattaché à la 5ème Escadre, ralliant Brest le 5 juillet 1946 en compagnie du ravitailleur Lassigny. Ils sont rejoints le 16 février 1947 par le Thermidor ce qui permet l’activation de la 23ème DSM.

Le 19 février 1947, la 23ème DSM et le Lassigny quittent Brest pour rallier Haïphong en Indochine, leur nouveau port d’attache. Ils font escale à Fort de France du 26 au 28 février, à Kingston le 3 mars, franchissent le canal de Panama les 7 et 8 mars avant de basculer dans le Pacifique.

Ils font ensuite escale à Pearl Harbor du 17 au 21 mars, à Wake le 26 mars, à Guam le 29 mars, à Cavite en baie de Manille 5 avril avant de rallier Haïphong le 11 avril après presque deux mois de mer.

Ils passent au bassin à Cam-Ranh du 13 avril au 2 mai 1947 pour inspection et travaux rendus nécessaires par une si longue traversée. Ils sortent pour essais le 3 mai puis effectuent une brève remise en condition du 5 au 12 mai date de leur retour à Haïphong.

Du 25 octobre au 2 novembre 1947, les deux sous-marins de la 23ème DSM effectuent un entrainement commun avec les torpilleurs légers Le Savoyard Le Niçois Le Béarnais et Le Catalan de la 7ème DT. Un entrainement similaire à lieu du 8 au 13 février 1948.

Quand la guerre éclate à nouveau en Europe en septembre 1948, la 23ème DSM en est informée et reçoit des consignes de vigilance, le Japon pouvant profiter de l’occasion pour attaquer l’Indochine mais l’Extrême-Orient reste calme.
Le Thermidor

-Le Thermidor est  mis sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon le 12 janvier 1943 lancé le 1er décembre 1945 et mis en service le 15 février 1947 à Cherbourg.

Il rallie Brest le lendemain 15 février 1947 et le 19 février, appareille en compagnie du Germinal et du Lassigny pour l’Indochine et plus particulièrement Haïphong où il arrive le 11 avril 1947.

Le Thermidor et le Germinal passent au bassin à Cam-Ranh du 13 avril au 2 mai 1947 pour inspection et travaux rendus nécessaires par une si longue traversée. Ils sortent pour essais le 3 mai puis effectuent une brève remise en condition du 5 au 12 mai date de leur retour à Haïphong.

Du 25 octobre au 2 novembre 1947, les deux sous-marins de la 23ème DSM effectuent un entrainement commun avec les torpilleurs légers Le Savoyard Le Niçois Le Béarnais et Le Catalan de la 7ème DT. Un entrainement similaire à lieu du 8 au 13 février 1948.

Quand la guerre éclate à nouveau en Europe en septembre 1948, la 23ème DSM en est informée et reçoit des consignes de vigilance, le Japon pouvant profiter de l’occasion pour attaquer l’Indochine mais l’Extrême-Orient reste calme.

Caractéristiques Techniques de la classe Phenix

Déplacement : surface 925 tonnes plongée 1202 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 74.9m largeur 6.5m tirant d’eau 4m

Propulsion : deux moteurs diesels Sulzer ou Schneider de 1500ch et deux moteurs électriques de 635ch entrainant deux lignes d’arbre

Performances : vitesse maximale en surface 16.5 noeuds en plongée 9 noeuds Rayon d’action en surface 3300 miles nautiques à 10 noeuds en plongée 70 miles nautiques à 5 noeuds Immersion maximale 100m

Armement : un canon de 100mm modèle 1934, un affût double de 25mm pour la défense antiaérienne et dix tubes lance-torpilles de 550mm (quatre tubes à l’étrave, deux à l’arrière et deux tourelles mobiles derrière le kiosque)

Equipage : 46 hommes (4 officiers, 9 officiers mariniers et 33 quartiers maitres et matelots).

13-sous-marins (39) sous-marins classe Phenix (3)

Le Nivôse

-Le Nivôse est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 5 février 1942 lancé le 12 novembre 1943 et mis en service le 7 juin 1945.

Il quitte Cherbourg le 8 juin 1945 en compagnie de l’aviso Arras venu de Brest (qui à la différence de l’Amiens ne ferra qu’une courte incursion dans la Mare Nostrum), ravitaille avec son protecteur à Casablanca le 15 juin avant de rallier Bizerte et la 28ème DSM le 21 juin 1945.

Désormais intégré à la 17ème DSM (rénumérotation de la 28ème DSM), le Nivôse avec son compère Floréal ainsi qu’avec les sous-marins Ile de Brehat et Ile d’Aix à l’exercice «Cordial Agreement», le pendant méditerranéen des exercices Entente Cordiale menés depuis 1944 entre la Home Fleet et la Flotte de l’Atlatnique.

Du 1er novembre au 15 décembre 1947, il est échoué sur le dock-flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 2 janvier 1948, sortant pour essais du 3 au 5 janvier puis pour remise en condition du 7 au 21 janvier, effectuant sa première patrouille post-carénage du 29 janvier au 17 février 1948.

Quand le second conflit mondial éclate, le Nivôse est à quai à Bizerte. Il est mis en alerte mais ne sort pas immédiatement en mer, la marine préférant conserver quelques sous-marins à quai au cas où…… .

Le Messidor  

-Le Messidor  est mis sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes le 2 mars 1942 lancé le 23 février 1944 et mis en service le 11 septembre 1945.

Il quitte Cherbourg le 12 septembre 1945 en compagnie de l’aviso Calais (qui sert à Brest de ravitailleur d’hydravions), fait escale avec son escorteur à Casablanca du 19 au 22 septembre avant de rallier BIzerte le 28 septembre 1945 à l’aube.

Du 19 au 26 septembre 1946, il participe avec son compère Vendémiaire à l’entrainement anti-sous-marin des contre-torpilleurs Vauquelin Tartu et Chevalier Paul de la 7ème DCT. Six mois plus tard, en mars 1947, la 28ème DSM devient 17ème DSM.

Du  23 janvier au 8 mars 1948, le Messidor est échoué sur le dock-flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 20 mars, effectuant ses essais officiels du 21 au 23 mars puis sa remise en condition du 25 mars au 8 avril 1948. Sa première patrouille post-carénage à lieu du 15 avril au 8 mai 1948.
Quand les premières bombes tombent sur Copenhague et Oslo le 5 septembre 1948, le sous-marin Messidor était à la mer pour une patrouille au large de l’Albanie italienne. Il reçoit l’ordre de renforcer sa surveillance notamment du port de Bari mais également de Durrès.

Le Fructidor

-Le Fructidor est mis sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes le 17 juin 1942 lancé le 20 mai 1944 et mis en service le 5 janvier 1946.

Il rallie seul Dunkerque son nouveau port d’attache et intègre hors rang l’Escadre Légère du Nord (ELN). Ce n’est qu’en mai 1946 que la mise en service du Brumaire permet la réactivation de la 16ème DSM qui deviendra complète avec la mise en service du Pluviose en septembre 1946.

Du 22 au 25 septembre 1946, le sous-marin Fructidor sert de plastron pour l’entrainement anti-sous-marin des contre-torpilleurs Kersaint et Cassard de la 8ème DCT.

Du 7 au 20 janvier 1948, les sous-marins Fructidor et Pluviose participent à l’entrainement du porte-avions Painlevé et de son escorteur, le cuirassé Lorraine.

La 16ème DSM quitte à nouveau Dunkerque le 8 avril pour un entrainement en mer du Nord en compagnie de la 8ème DCT. Après un affrontement entre navires de surface et sous-marins du 8 au 17 avril, les trois sous-marins et les deux contre-torpilleurs font escale à Newcastle du 18 au 21 avril. Reprennant la mer, les deux contre-torpilleurs escortent les sous-marins jusqu’à Dunkerque où les submersibles arrivent le 23 avril 1948.

Quand éclate le second conflit mondial en septembre 1948, le Fructidor est à quai pour entretien courant de sa propulsion, de ses optiques et de son armement. Il accélère ses travaux pour pouvoir appareiller le plus vite possible.

13-Sous-marins (38) sous-marins classe Phenix (2)

Le  Frimaire

-Le  Frimaire est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 15 octobre 1941 lancé le 29 juin 1943 et mis en service le 12 mars 1945

Accompagné de ses compères Ventôse et Prairial, il quitte Cherbourg le 13 mars en compagnie du mouilleur de mines Pollux.

Les quatre navires font escale à Casablanca du 20 au 22 mars avant de rallier Bizerte le 27 mars 1945. Les trois sous-marins sus-nommés et le Phenix forment alors la 9ème DSM, l’une des divisions de la 3ème FSM, composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère.

Du 5 au 12 février 1947, les sous-marins Frimaire et Phenix de la 9ème DSM effectuent un entrainement anti-sous-marin avec les contre-torpilleurs Magon Dunois et La Hire de la 4ème DCT.

Le Frimaire participe ensuite à l’entrainement ASM des torpilleurs d’escadre Mameluk et Casque et ce du 26 avril au 5 mai 1947.

Du 1er mai au 20 juin 1948, le Frimaire est échoué sur le dock-flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 4 juillet 1948, exécutant ses essais officiels du 5 au 7 juillet puis sa remise en condition du 9 au 23 juillet 1948.

Il effectue sa première patrouille post-carénage du 1er au 25 août, date de son retour à Bizerte et achevait sa remise en condition quand éclate le second conflit mondial le 5 septembre 1948. Il appareille le 6 septembre au matin pour surveiller les mouvements de la flotte italienne.

Le Prairial

-Le Prairial est mis sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes en novembre 1941 lancé en décembre 1943 et mis en service le 12 mars 1945.

Accompagné de ses compères Frimaire et Ventôse, il quitte Cherbourg le 13 mars en compagnie du mouilleur de mines Pollux.

Les quatre navires font escale à Casablanca du 20 au 22 mars avant de rallier Bizerte le 27 mars 1945. Les trois sous-marins sus-nommés et le Phenix forment alors la 9ème DSM, l’une des divisions de la 3ème FSM, composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère.

Du 21 juin au 1er août 1948, le Prairial est échoué sur le dock-flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 12 août, exécutant ses essais officiels du 13 au 15 août puis sa remise en condition du 17 au 30 août, appareillant pour sa première patrouille le 4 septembre.

Le  Floréal

-Le  Floréal est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine Maritime (ACSM) du Trait le 12 novembre 1941 lancé le 4 janvier 1944 et mis en service le 10 juillet 1945.

Le 11 juillet 1945, le sous-marin Floréal quitte Cherbourg en compagnie de l’aviso Amiens qui profite de cette escorte pour aller tester des équipements en Méditerranée. Les deux navires se ravitaillent à Casablanca le 19 juillet et rallient Bizerte le 25 juillet 1945 dans la matinée.

Le Floréal intègre alors la 28ème DSM, division de la 3ème flottille de sous-marins qui devient 17ème DSM en mars 1947 sans changer de flottille d’appartenance.

Du 3 au 21 mai 1947, il participe avec son compère Nivôse ainsi qu’avec les sous-marins Ile de Brehat et Ile d’Aix à l’exercice «Cordial Agreement», le pendant méditerranéen des exercices Entente Cordiale menés depuis 1944 entre la Home Fleet et la Flotte de l’Atlatnique.

Du 16 décembre 1947 au 22 janvier 1948, le Floréal est échoué sur le bassin de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 5 février 1948, effectuant ses essais officiels du 6 au 8 février puis sa remise en condition du 10 au 24 février. Il effectue sa première patrouille du 1er au 31 mars 1948.

Le 5 septembre 1948, il est à la mer en patrouille depuis cinq jours quand il apprend que le second conflit mondial viens de commencer.

13-Sous-marins (37) sous-marins classe Phenix (1)

N-Sous-marins de moyenne patrouille classe Phenix (type Y4)

Schéma de la classe Phenix

Schéma de la classe Phenix

En guise d’avant propos

Le 15 juin 1939, le sous-marin Phenix (classe Pascal) disparaît accidentellement au large de Cam-Ranh en Indochine.

Dès le 24 juin 1939, un décret-loi autorise la commande d’un sous-marin pour le remplacer numériquement et décision est prise de développer une version «tropicalisée» des Aurore ce qui implique une augmentation de poids dont on profite pour ajouter deux tubes lance-torpilles portant leur nombre à dix tubes, tous de calibre 550mm.

Au Phenix s’ajoutent douze sous-marins de moyenne patrouille dont la construction est décidée par le décret-loi du 29 décembre 1939. Ces sous-marins sont baptisés du nom des mois du calendrier révolutionnaire.

Le Phenix

-Le Phenix est mis sur cale à l’Arsenal de Toulon le 7 novembre 1940 lancé le 14 janvier 1943 et mis en service le 15 juillet 1944.

Il quitte Toulon le 16 juillet 1944 en compagnie de l’Engageante avec laquelle il rallie Bizerte le 19 juillet 1944. Il est placé hors rang au sein de la 3ème flottille de sous-marins, composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère. La mise en service simultanée le 12 mars 1945 des Ventôse Frimaire et Prairial permet la réactivation de la 9ème DSM.

Du 5 au 12 février 1947, le sous-marin Phenix accompagné de son sister-ship Frimaire participe à l’entrainement anti-sous-marin des contre-torpilleurs Magon Dunois et La Hire de la 4ème DCT.

Du 22 au 30 mai, le Phenix sert de plastron pour l’entrainement anti-sous-marin des contre-torpilleurs Mogador et Hoche de la 11ème DCT.

Du 5 août au 20 septembre 1947, Le Phenix est échoué sur le dock-flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 4 octobre 1947.

Ses essais réglementaires ont lieu du 5 au 7 octobre et sa remise en condition est réalisée du 9 au 24 octobre. Sa première patrouille post-carénage est réalisé du 1er au 23 novembre en Méditerranée orientale.

Quand le second conflit mondial éclate, le Phenix est à la mer en patrouille quelque part en Méditerranée orientale.

-Le Vendémiaire

-Le Vendémiaire est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 4 avril 1941 lancé le 12 juin 1943 et mis en service à Cherbourg le 7 mai 1945.

Il quitte Cherbourg le 8 mai 1945 en compagnie de l’Engageante, les deux navires faisant escale à Casablanca du 15 au 17 mai avant de rallier Bizerte le 23 mai 1945 à l’aube. Il est placé hors rang au sein de la 3ème FSM en attendant que la mise en service du Nivôse en juin 1945 n’active la 28ème DSM qui sera ensuite complétée par le Floréal et le Messidor.
Du 19 au 26 décembre 1946, les sous-marins Vendémiaire et Messidor participent à l’entrainement anti-sous-marin des contre-torpilleurs de la 7ème DCT Vauquelin Tartu et Chevalier Paul.

Trois mois plus tard, en mars 1947, la 28ème DSM est renumérotée 17ème DSM, la précédente DSM à portée ce numéro ayant été dissoute en septembre 1946.

Du 21 septembre au 30 octobre 1947, le Vendémiaire est échoué sur le dock flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 15 novembre 1947.

Les essais officiels ont lieu du 16 au 18 novembre et sa remise en condition du 20 novembre au 3 décembre 1947. Il effectue sa première patrouille post-carénage du 10 décembre 1947 au 2 janvier 1948.

Quand le second conflit mondial éclate le 5 septembre 1948, le Vendémiaire venait de rentrer d’une patrouille au cours duquel il avait connu plusieurs problèmes techniques. Il est donc indisponible et ne peut appareiller même après une remise en condition accélérée (il appareilla finalement le 17 septembre).

-Le Ventôse

-Le Ventôse est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine-Maritime (ACSM) du Trait le 22 septembre 1941 lancé le 4 novembre 1943 et mis en service le 12 mars 1945.

Accompagné de ses compères Frimaire et Prairial, il quitte Cherbourg le 13 mars en compagnie du mouilleur de mines Pollux.

Les quatre navires font escale à Casablanca du 20 au 22 mars avant de rallier Bizerte le 27 mars 1945. Les trois sous-marins sus-nommés et le Phenix forment alors la 9ème DSM, l’une des divisions de la 3ème FSM, composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère.

Du 10 mars au 30 avril 1948, le Ventôse est échoué sur le dock flottant où il subit son premier grand carénage.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 12 avril 1948. Il réalise ses essais officiels du 13 au 15 avril puis sa remise en condition du 17 au 30 avril. Sa première patrouille post-carénage à lieu du 7 au 24 mai 1948.

Quand la seconde guerre mondiale éclate, le Ventôse est en escale à Beyrouth après une patrouille orientée dans la surveillance du Dodécannèse alors possession italienne. Il se ravitaille en vivres et en carburant et reprend la mer pour surveiller notamment le canal d’Otrante.

13-Sous-marins (35) sous-marins classe Aurore (3)

L’Astrée

-L’Astrée est mise sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes le 30 novembre 1939 lancé le 12 octobre 1941 et mis en service à Cherbourg le 17 mars 1943.

Le 18 mars 1943, il quitte Cherbourg en compagnie de l’aviso Somme pour rallier Toulon. Les deux navires font escale à Casablanca du 25 au 28 mars avant de rallier Toulon le 2 avril 1943.

Il est placé hors rang au sein de la 5ème escadrille de la 1ère flottille de sous-marins jusqu’au mois d’août 1943 quand est réactivée la 19ème DSM avec les sous-marins La Favorite et La Gorgone avant d’être rejoint par leur sister-ship L’Africaine.

Du 24 août au 2 septembre 1943, le sous-marin L’Astrée participe comme plastron à l’entrainement anti-sous-marin du contre-torpilleur Lion.

Du 12 au 20 janvier 1944, il participe avec La Favorite à l’entrainement ASM du croiseur léger Chateaurenault et notamment de son détachement aviation composé de deux Dewoitine HD-731.

Du 13 au 21 mars 1945, L’Astrée et La Favorite participent à un entrainement ASM avec les contre-torpilleurs Bayard Turenne et Du Guesclin.

Du 5 au 15 janvier 1946, il participe toujours avec son compère La Favorite à un entrainement ASM en compagnie du cuirassé Alsace et de ses deux torpilleurs d’escadre.

Du 1er avril au 25 mai 1946, L’Astrée est échoué sur le dock flottant de l’arsenal de Sidi-Abdallah pour grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 10 juin 1946.

Les essais officiels ont lieu du 11 au 13 juin 1946 et la remise en condition du 15 au 30 juin, l’Astrée ralliant Toulon le 4 juillet 1946. La première patrouille à lieu du 12 juillet au 4 août 1946.

Du 28 janvier au 8 février 1948, L’Astrée participe avec La Gorgone à un entrainement ASM en compagnie des contre-torpilleurs Le Fantasque L’Audacieux et Le Malin de la 9ème DCT.

Le 5 septembre 1948, il est entretien à flot à quai à Toulon et reçoit l’ordre d’accélérer sa remise en condition opérationnelle pour appareiller le plus rapidement possible pour sa première patrouille de guerre.

L’Artemis

-L’Artemis est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 12 janvier 1940 lancé le 5 août 1942 et mis en service le 12 mars 1944 en compagnie du Cornélie.

Les sous-marins Artemis et Cornélie quittent Cherbourg le 13 mars 1944 en compagnie de l’aviso-dragueur Commandant Rivière, les trois navires faisant escale à Casablanca du 20 au 23 mars 1944 avant de rallier Mers-El-Kébir le 27, formant la 27ème DSM. Ils seront rejoints ultérieurement par l’Andromaque et l’Amirde.

Du 12 au 28 septembre 1944, les sous-marins Artemis et Amirde ainsi que les submersibles L’Arethuse et La Sultane participent à un exercice commun avec les croiseurs lourds Algérie Dupleix et Henri IV.

Un an plus tard, en octobre 1945, la 27ème DSM est renumérotée 18ème Division de Sous-Marins (18ème DSM).

Le 2 février 1946, la 11ème DCT quitte Bizerte en compagnie du pétrolier La Mayenne. Lors du transit au large de l’Algérie, les sous-marins Artémis et Cornélie attaquent la petite escadre qui se rendait à Dakar.

Du 7 avril au 21 mai 1947, l’Artemis est échoué sur le dock flottant de Mers-El-Kébir pour le premier grand carénage de sa carrière.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 3 juin, effectuant ses essais réglementaires du 4 au 6 juin puis sa remise en condition du 8 au 22 juin 1947.  Sa première patrouille post-carénage à lieu du 2 au 25 juillet 1947.

Du 29 novembre au 4 décembre, les sous-marins Artémis et Cornélie participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Magon Dunois La Hire de la 4ème DCT.

Quand éclate le second conflit mondial le 5 septembre 1948, le sous-marin Artemis était en entretien à flot. Il est donc dans l’impossibilité d’appareiller immédiatement pour une patrouille de guerre.

L’Hermione

-L’Hermione est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 9 février 1940 lancé le 10 octobre 1941 et mis en service le 7 juillet 1943.

Le 8 juillet 1943, le sous-marin L’Hermione quitte Cherbourg en compagnie de l’aviso-mouilleur de mines Les Eparges pour rallier Mers-El-Kébir. Ils font escale à Casablanca du 15 au 18 juillet avant d’arriver à Mers-El-Kébir le 22 juillet 1943.

Placé hors rang au sein de la 2ème FSM, il est rejoint au mois de novembre 1943 par ses sister-ships  Clorinde et Andromède ce qui permet l’activation de la 14ème DSM.

Du 1er au 8 mars 1944, L’Hermione et son compère Clorinde participent à l’entrainement anti-sous-marin de la 4ème DCT en l’occurence les contre-torpilleurs Valmy Vauban et Verdun.

Du 10 au 18 octobre 1945, L’Hermione participe avec le Clorinde à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Valmy Vauban et Verdun de la 4ème DCT.
Du 5 août au 15 septembre 1946, l’Hermione est échoué sur le dock-flottant de la base de Mers-El-Kébir pour subir son premier grand carénage.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 27 septembre 1946, effectuant ses essais réglementaires du 28 au 30 septembre et sa remise en condition du 2 au 16 octobre 1946. Sa première patrouille post-carénage à lieu du 23 octobre au 8 novembre 1946.

Le 5 septembre 1948, L’Hermione est à la mer pour une patrouille au large des côtes espagnoles. Il reçoit un ordre de vigilance.

Le Gorgone

-Le Gorgone est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand le 11 mars 1940 lancé le 20 janvier 1942 et mis en service le 12 août 1943.

Il quitte Cherbourg le 13 août 1943 en compagnie de La Favorite et de l’aviso-dragueur Commandant Dominé pour rallier Toulon. Les trois navires font escale à Casablanca du 18 au 21 août avant de rallier Toulon le 25 août 1943.

L’arrivée de ces deux sous-marins à Toulon permet la réactivation de la 19ème DSM composée donc des sous-marins La Favorite Gorgone et L’Astrée en attendant l’arrivée de L’Africaine prévue à l’automne prochain.

Du 4 au 12 janvier 1944, La Gorgone participe à l’entrainement anti-sous-marin du contre-torpilleur Bison.

Du 29 juin au 2 juillet 1945, il participe avec les sous-marins Venus et L’Africaine à un entrainement commun avec le croiseur lourd Algérie ainsi que deux divisions de contre-torpilleurs, la 2ème  (Bayard du Guesclin Turenne classe Bayard) et la 9ème DCT (Le Fantasque L’Audacieux et Le Malin classe Le Fantasque).

Du 22 avril au 2 mai 1946, les sous-marins La Gorgone et L’Africaine participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs de la 2ème DCT.

Du 26 mai au 5 juillet 1946, La Gorgone est échoué sur le dock flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 15 juillet 1946.

Les essais réglementaires ont lieu du 16 au 18 juillet et la remise en condition du 20 juillet au 3 août, date du retour du sous-marin à Mers-El-Kébir. Il effectue sa première patrouille post-carénage du 10 août au 2 septembre 1946.

Du 28 janvier au 8 février 1948, les sous-marins L’Astrée et La Gorgone participent à l’entrainement anti-sous-marin des contre-torpilleurs de la 9ème DCT.

Le 5 septembre 1948, il à quai à Toulon. Il reçoit l’ordre d’appareiller le plus rapidement possible pour prendre en position au large des ports italiens. L’appareillage est effectif en début de soirée.