20-Ordre de bataille et programme de guerre (2)

Bilan : la marine nationale en septembre 1948

NdA : le tonnage est celui à pleine charge ou approchant

Cuirassés :  13 navires en service, 2 en construction et 1 dont la mise sur cale n’à pas encore eut lieu

-Cuirassés classe Bretagne : Bretagne Provence Lorraine 75000 tonnes

-Croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg 62320 tonnes

-Cuirassés classe Richelieu Richelieu Jean  Bart Clemenceau 126177 tonnes

-Cuirassé Gascogne 40657 tonnes

-Cuirassés classe Alsace Alsace Normandie Flandre Bourgogne 168 400 tonnes

Les treize cuirassés en service représentent un tonnage cumulé de 472 464 tonnes

-Les trois cuirassés de classe Languedoc (Languedoc Moselle sur cale plus un troisième non nommé dont la mise sur cale n’à pas encore eut lieu quand éclate le second conflit mondial) doivent déplacer théoriquement 48000 tonnes.

Porte-Avions : Cinq navires en service, aucun sur cale mais des projets dans les cartons

-Porte-avions d’escadre classe Joffre Joffre et Painlevé 48400 tonnes

-Porte-avions lourd Commandant Teste 26200 tonnes

-Porte-avions léger classe Alienor d’Aquitaine Alienor d’Aquitaine et Henriette de France 17000 tonnes

Les cinq porte-avions en service répresentent un tonnage de 91600 tonnes

Croiseurs lourds : neuf croiseurs lourds en service plus un en construction

-Croiseur lourd classe Duquesne : le Tourville 12200 tonnes

-Croiseurs lourds classe Suffren Suffren Colbert Foch Dupleix 51120 tonnes

-Croiseur lourd Algérie 14341 tonnes

-Croiseurs lourds classe Saint Louis Saint Louis Henri IV Charlemagne 56280 tonnes

-Le quatrième Saint Louis baptisé Charles Martel est légèrement différent ce qui pourrait entrainer une augmentation de son déplacement à pleine charge.

Les neuf croiseurs lourds en service répresentent un déplacement total de 133941 tonnes

Croiseurs légers : dix sept croiseurs légers en service et trois en construction

-Croiseurs légers classe Duguay-Trouin Duguay-Trouin et Primauguet 17520 tonnes

-Croiseur-école Jeanne d’Arc 7893 tonnes

-Croiseur léger mouilleur de mines Emile Bertin 6530 tonnes

-Croiseurs légers classe La Galissonnière La Galissonnière, Jean de Vienne,La Marseillaise, Montcalm,La Gloire et Georges Leygues 46320 tonnes

-Croiseurs légers classe De Grasse De Grasse Chateaurenault Guichen Gambetta Condé Latouche-Treville 48000 tonnes

-Croiseur léger antiaérien Waldeck-Rousseau 7500 tonnes

-En construction : les trois croiseurs légers Dupuy de Lôme

Les dix-sept croiseurs légers représentent un déplacement de 133763 tonnes

Contre-torpilleurs :  35 navires en service et 6 en construction

-Classe Aigle : Aigle Gerfaut Vautour Albatros soit 10640 tonnes

-Classe Milan : Milan Epervier soit 5320 tonnes

-Classe Vauquelin : Vauquelin Tartu Chevalier-Paul Kersaint Cassard soit 13170 tonnes

-Classe Le Fantasque : Le Fantasque L’Audacieux Le Malin Le Terrible Le Triomphant L’Indomptable soit 17040 tonnes

-Classe Mogador : Mogador et Volta soit 8036 tonnes

-Classe Hoche : Hoche Desaix Kléber Marceau soit 16072 tonnes

-Classe Bayard :  Bayard Du Guesclin Turenne Bugeaud Du Chayla et Dupetit-Thouars soit 24804 tonnes

-Classe Bruix :  Bruix D’Assas La Tour d’Auvergne Magon Dunois et La Hire soit 24804 tonnes

-Les six unités de classe Guépratte ( Guépratte Ronar’ch Maillé Brézé D’Estaing Vautreuil et Aumale) qui devaient théoriquement remplacer les Aigle sont sur cale quand débute le second conflit mondial. Ils représenteront un 25344 tonnes.

Les trente-cinq contre-torpilleurs en service en septembre 1948 répresentent un tonnage de 119886 tonnes

Torpilleurs d’escadre :  39 en service et 4 en construction

-Classe Le Hardi :  Le Hardi, Le Fleuret, L’Epée, Le Mameluk, Le Casque, Le Lansquenet, Le Corsaire et Le Flibustier soit huit navires représentant 14376 tonnes

-Classe Intrépide : L’Intrepide,Le Téméraire,L’Aventurier,L’Opiniâtre,L’Inconstant,L’Eveillé,l’Alerte
La Rapière, L’Hallebarde,Le Bouclier, Le Cimeterre, Le Durandal, La Dague, L’Arquebuse, Le Sabre, Le Voltigeur, Le Claymore, Le Bombardier, Le Mousquet, Le Goumier, Le Hussard, Le Spahi et Le Tirailleur soit vingt-trois navires répresentant 41469 tonnes

-Classe Empire : Les huit navires en service en septembre 1948 (Le Berthier, Le Murat, Le Ney, Le Lannes, Le Davout et L’Augereau) représentent 14424 tonnes

Les torpilleurs d’escadre en service sont au nombre de trente-neuf navires en septembre 1948 pour un tonnage global de 70269 tonnes

Quatre autres sont en construction aux Etats-Unis (Bernadotte Kellerman Bessières Jourdan) pour un tonnage global de 7212 tonnes

Sous-marins : 82 sous-marins en service et 4 en construction

-Sous-marins classe Redoutable (type 1500 tonnes) douze encore en service :  Casabianca Sfax Centaure, L’Espoir, Agosta, Bévéziers, Ouessant, Sidi Ferruch, Le Glorieux, Le Heros, Le Conquerant, Le Tonnant représentant donc 18000 tonnes

-Sous-marins classe Rolland Morillot/La Praya (1800 tonnes) Rolland Morillot,La Praya,La Martinique,La Guadeloupe,La Réunion, Ile de France, Ile de Ré, Ile d’Yeu, Kerguelen, Crozet, Belle-Ile, Ile d’Oleron, Ile de Brehat, Ile d’Aix, Saint Marcouf; Ile de Molène; Aber Wrach; Ile de Batz; Ile de Porquerolles, Ile d’If, Mayotte,Nouvelle Calédonie,Tromelin Wallis et Futuna,Clipperton,St Pierre et Miquelon soit 26 submersibles représentant 46800 tonnes

-Sous-marins de 600 tonnes : six encore en service  : Venus Iris Pallas Minerve  Junon et Cerès réprésentant un tonnage de 3600 tonnes

-Sous-marins classe Aurore (800 tonnes) : Aurore, Créole, Antigone,La Bayadère, L’Astrée,La Favorite, La Gorgone,L’Africaine, l’Hermione,La Clorinde,L’Andromède, L’Andromaque, L’Amirde,L’Artemis,La Cornélie soit un total de quinze navires et 12000 tonnes

-Sous-marins classe Phenix (925 tonnes) : Phenix, Ventôse,Frimaire,Prairial, Vendémiaire, Nivôse,floréal,Messidor,Fructidor,Brumaire,Pluviose,Germinal et Thermidor soit treize navires représentant un tonnage de 12025 tonnes

-Sous-marins mouilleur de mines classe Saphir : Saphir Turquoise Nautilus Rubis soit quatre navires représentant 2676 tonnes

-Sous-marins mouilleur de mines classe Emeraude : Emeraude Agate Corail L’Escarboucle soit quatre navires représentant 3448 tonnes

-Sous-marins d’essais et d’expérimentation, les Roquebert et Laubeuf représentant un tonnage de 3400 tonnes

Les sous-marin en service sont au nombre de quatre-vingt deux pour un déplacement global de 101949 tonnes

-Quatre sous-marins sont en construction, quatre Rolland Morillot modifiés, des navires baptisés Jean Autric Jean Corre Rene Audry et Trinite Schillemans représentant un tonnage de 7600 tonnes

Avisos et canonnières

-Quelques avisos et canonnières anciennes sont encore en service en septembre 1948, généralement pour des missions secondaires (combat ou soutien) en l’occurence trois unités de classe Aisne (Marne Somme Yser) soit 1698 tonnes, cinq de classe Agile (L’Audacieuse La Dédaigneuse La Lurone L’Etourdi La Tapageuse) soit 1750 tonnes, deux de classe Diligente (La Diligente L’Engageante) soit 700 tonnes et onze avisos de classe Amiens (Amiens Arras Calais Coucy Ypres Lassigny Tahure Epinal Vauquois,Les Eparges et Nancy) représentant 9350 tonnes soit un total de vingt et navire et un déplacement de 13498 tonnes

-Dix avisos-coloniaux de classe Bougainville (Bougainville, Dumont d’Urville, Savorgnan de Brazza, D’Entrecasteaux, Rigault de Genouilly, Amiral Charner, D’Iberville, La Grandière, Beautemps-Beaupré, Lapérouse) représentant un tonnage global de 26000 tonnes.

-Treize avisos-dragueurs classe Elan (Elan Commandant Bory Commandant Delage Commandant Duboc Commandant Rivière L’Impétueuse La Curieuse La Batailleuse La Boudeuse La Gracieuse La Moqueuse La Capricieuse Le Commandant Dominé) qui représentent un déplacement de 11635 tonnes

-Vingt-quatre aviso-dragueurs coloniaux classe Chamois (Chamois Chevreuil Gazelle Laotien Surprise _ex-Bambara_ Matelot Leblanc Rageot de la Touche Amiral Sénès Enseigne Ballande La Joyeuse La Trompeuse et La Furieuse Ambitieuse, Malicieuse, Sérieuse, Enseigne Bisson, Généreuse, Précieuse,Victorieuse, Amiral Duperré, Heureuse, Rieuse Alfred de Courcy et Amiral Gourdon) qui représentent un déplacement de 15528  tonnes.

-Chalutiers ASM : quatre de classe La Cancalaise ( La Cancalaise La Lorientaise L’Havraise La Nantaise ) répresentant un déplacement total de 2950 tonnes et la classe L’Ajacienne ( L’Ajacienne La Sétoise  La Toulonnaise La Bônoise) représentant un déplacement de 3600 tonnes

-Chalutiers armés (réquisitionnés en septembre 1939 mais ultérieurement achetés par la marine nationale) : L’Heureux Jutland L’Atlantique Patrie Notre Dame de France représentant un tonnage total de 6222 tonnes

Dans cette catégorie, nous trouvons donc 81 navires représentant un tonnage de 79433 tonnes

Canonnières, corvettes et vedettes lance-torpilles

-Canonnières fluviales : deux unités de classe My-Tho (My-Tho et Tourane) représentant 220 tonnes, la Francis Garnier qui déplace 690 tonnes, quatre unités de classe Ill (Ill Thur Emne Reuss) répresentant un déplacement de 3400 tonnes alors que celle de classe Son Hong (Song Hong Bassac Tonle Sap Song Do) plus petites ne représentent que 3200 tonnes. Le total atteint 7510 tonnes

-Corvettes : trente deux unités classe La Malouine ( La Malouine La Bastiaise La Dieppoise La Paimpolaise La Remoise La Dunkerquoise La Versaillaise L’Antillaise La Nimoise La Calaisienne La Calvaise La Troyenne La Rennaise La Rochellaise La Agenaise La Paloise La Parisienne La Rouennaise La Messine, La Nancéenne, La Strasbourgeoise La Lilloise La Caennaise La Clermontoise La Lyonnaise L’Algéroise L’Oranaise L’Aixoise La Sablaise La Quimperoise La Servannaise et La Cherbourgeoise.) représentant un tonnage total de 37120 tonnes.

-Chasseurs de sous-marins : 31 navires de différents types répresentant 4130 tonnes

-Vedettes lance-torpilles : Deux vedettes de 28 tonnes _utilisées pour le secours en mer_ , dix navires type 40K soit un tonnage total de 300 tonnes, huit vedettes type 23 tW représentant un déplacement total de 184 tonnes, dix-huit vedettes MTB représentant un déplacement de 882 tonnes et douze vedettes MTB améliorées représentant un déplacement de 600 tonnes soit un total de 50 navires et de 2022 tonnes.

-Dragueurs de mines : Douze navires de classe Ouistreham sont commanfés aux Etats-Unis mais seulement quatre (Ouistreham Avranches Pornic Saint-Brieuc) sont en service pour un déplacement total de 3480 tonnes. Huit autres sont à différents stades de fabrication (Frejus Menton Port-Vendres Sartène Arcachon Quimperlé Zuydcotte Porticcio)

Les navires en service dans cette catégorie sont au nombre de 122 pour un déplacement total de  54262 tonnes

Navires de soutien

-Pétroliers : Vingt-trois pétroliers sont en service en septembre 1948 répartis entre cinq pétroliers caboteurs (L’Aube de 2830 tonnes et les quatre de classe Nièvre _Nièvre Ardèche Lèze Blavet représentant un tonnage global de 10000 tonnes soit un total de 12830 tonnes ), Six pétroliers (Le Loing de 10138 tonnes, les quatre de classe Mékong _Mékong Niger Var Elorn_ représentant un tonnage global de 60600 tonnes et le Sèvre _ex-Nivôse_ de 16500 tonnes), six Pétroliers Ravitailleurs d’Escadre de classe La Seine (La Seine La Saône Le Liamone La Medjerda,Le Rhône La Garonne) représentant un tonnage global de 127200 tonnes et enfin six Ravitailleurs Rapides de classe L’Adour (L’Adour Le Lot La Charente La Mayene La Baïse Le Tarn) qui représentent un tonnage total de 72750 tonnes.

Les vingt-trois pétroliers de la Marine Nationale représentent un tonnage global 300018 tonnes

-Ravitailleur de sous-marins Jules Verne qui déplace 6340 tonnes

-Est en construction un deuxième ravitailleur de sous-marins L’Atlantide qui doit déplacer à terme 8150 tonnes

-Ravitailleurs d’hydravions classe Sans Souci (Sans Souci Sans Peur Sans Pareil Sans Reproche) oit un tonnage global de 8400 tonnes

-Cargos rapides classe Oranie (Mers-El-Kebir, Oran, Sidi-Bel-Abbès, Tlemcen Mostaganem  plus le Chelif en armement à flot le 5 septembre 1948) soit un tonnage de 105000 porté ensuite à 126000 tonnes.

-Mouilleur de filets Gladiateur 2293 tonnes

-Goelettes écoles Etoile et Belle-Poule soit 450 tonnes

-Cotre Mutin de 57 tonnes

-Transport littoral Golo 2239 tonnes

-Aviso-hydrographe Amiral Mouchez 719 tonnes

-Bâtiment-cible L’Impassible 2410 tonnes

-Hydrographes Astrolabe et Octant de 920 tonnes  La Perouse, La Chimère de 700 tonnes

-Navire-école et navire hydrographe Président Théodore Tissier de 1307 tonnes

-Hydrographes classe Goeland  (Goéland Pélican Cormoran Mouette Ibis Bengali) de 840 tonnes chacun soit un déplacement total de 5040 tonnes

La catégorie des navires de soutien regroupe au total de 51 navires pour un déplacement total de 436593 sans compter les navires en construction ou en achèvement en l’occurence un ravitailleur de sous-marin et un cargo rapide (29150 tonnes)

En septembre 1948, la marine nationale dispose de 454 navires de combat et de soutien représentant un tonnage de 1694160 tonnes.

11-Torpilleurs d’escadre (58)

Le Tirailleur

1914 : tirailleurs sénégalais et cuirassiers

1914 : tirailleurs sénégalais et cuirassiers

-Le Tirailleur est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers du Havre (ACH) sis au Havre le 21 novembre 1945 et lancé le 8 avril 1947 pour une période d’armement à flot.

Le 20 août 1947, il quitte son chantier constructeur, fait escale à Cherbourg du 20 au 23 août avant de rallier Lorient le 25 août pour des travaux complémentaires, essais officiels et mise en condition.

Le torpilleur d’escadre Le Tirailleur est admis au service actif le 2 décembre 1947.

Avec le torpilleur d’escadre Berthier (classe Empire), il va assurer la protection du porte-avions léger Alienor d’Aquitaine qui va devenir le nouveau fleuron des Forces Navales  en Extrême Orient (FNEO).

Le 10 décembre 1947, le Tirailleur quitte Brest en compagnie du Berthier et du porte-avions léger Alienor d’Aquitaine pour rallier l’Indochine et leur base de Cam-Ranh. Les trois navires font escale à Fort de France du 17 au 20 décembre, franchissent le canal de Panama le 25 décembre avant une escale à Papeete du 3 au 6 janvier 1948, à Cavite le 12 janvier avant de rallier Cam-Ranh le 19 janvier 1948.

Le Tirailleur passe au bassin du 20 au 27 janvier, sortant pour essais les 28 et 29 janvier et pour remise en condition du 31 janvier au 7 février, à chaque fois en compagnie du Berthier. Les deux torpilleurs effectuent une école à feux du 9 au 17 février, participant ensuite aux essais (17 au 22 février) et à la remise en condition du porte-avions léger en compagnie également du croiseur lourd Tourville et du croiseur léger Duguay Trouin (24 février au 6 mars).

Le Tirailleur et le Berthier accompagnent le porte-avions dans une croisière dans les ports amis de la région. Ils quittent Cam-Ranh le 12 mars, font escale à Hong Kong du 16 au 20 mars, à Manille du 22 au 25 mars, Singapour du 28  mars au 4 avril et enfin Batavia du 5 au 10 avril avant de mettre cap sur Cam-Ranh où il arrive le 17 avril 1948.

Les torpilleurs d’escadre accompagnent le porte-avions pour un entrainement du 24 avril au 2 mai, du 7 au 17 mai, du 24 mai au 3 juin et du 10 au 18 juin pour des entrainements à l’attaque antisurface et pour des missions de défense aérienne avec des duels contre les avions de l’armée de l’air.

Les trois navires ressortent pour entrainement du 30 juin au 12 juillet, faisant escale à Subic Bay du 13 au 15 juillet avant de manoeuvrer avec l’Asiatic Fleet (US Navy) du 16 au 22 juillet puis de rentrer à sa base le 25 juillet 1948.

L’Alienor d’Aquitaine sort pour entrainement du 29 juillet au 7 août, faisant escale à Saïgon du 8 au 11 août avant une nouvelle phase d’entrainement du 12 au 27 août. Il rentre à Cam-Ranh le 30 août 1948. Il sort à nouveau du 2 au 9 septembre 1948, à chaque fois accompagné par le Tirailleur et le Berthier.

Caractéristiques techniques de la classe L’Intrépide

Déplacement : 1778 tW en charge normale (soit 1803 tonnes métriques), 1991 tonnes en surcharge qui peut atteindre au maximum 2580.40 tonnes.

Dimensions :  longueur hors tout : 117.20m longueur entre perpendiculaires 111.59m largeur au fort : 11.10m largeur à la flottaison : 11.06m tirant d’eau avant au déplacement normal : 2.99m tirant d’eau arrière au déplacement normal : 3.82m tirant d’eau arrière au déplacement en charge 4.25m

Propulsion : deux groupes de turbines composées pour chacun d’une turbine à haute pression, d’une turbine à moyenne pression, d’une turbine à basse pression plus une turbine de croisière.

En dépit d’une volonté de standardisation, la marine nationale à du admettre deux modèles de turbines pour ses torpilleurs d’escadre.

Le modèle Rateau à ainsi équipé les torpilleurs L’Opiniâtre, L’Aventurier, l’Eveillé, l’Alerte, le Durandal, le Dague, le Mousquet, le Bombardier et le Tirailleur alors que le modèle Parson à équipé les Inconstant, Lancier, Cimeterre, Rapière Hallebarde Arquebuse Sabre Claymore Hussard Spahi Voltigeur et Goumier.

Elles sont alimentées en vapeur par quatre chaudières Sural-Penhoët à foyer sous pression timbrées à 35kg/cm² avec une température de surchauffe de 385°. La puissance développée peut varier de 58000 à 66000ch. Après réducteur, les turbines entrainent deux hélices tripales de 3.3m de diamètre

Performances : vitesse maximale théorique 37 noeuds vitesse maximale en service courant 34 noeuds distance franchissable 2000 miles nautiques à 25 noeuds, 3100 miles nautiques à 10 noeuds

Électronique : un Asdic, un radar de navigation, un radar de veille combinée et un radar de conduite de tir

Armement :  l’artillerie principale est la même pour les vingt-trois navires avec six canons de 130mm modèle 1932 en trois tourelles doubles modèle 1936 double-usage.

En ce qui concerne la DCA, les torpilleurs l’Opiniâtre, l’Aventurier, l’Intrépide, le Téméraire, l’Éveillé , l’Alerte, l’Inconstant et le Lancier disposent à l’origine de la même DCA que les Le Hardi avec deux canons de 37mm modèle 1925 et quatre mitrailleuses de 13.2mm en deux affûts doubles.

Leur DCA est modernisée une première fois avec six canons de 37mm Schneider modèle 1941 en trois affûts doubles et deux canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en affûts simples puis une seconde fois avec dix canons de 37mm Schneider modèle 1941 en cinq affûts doubles modèle 1943.

Les torpilleurs d’escadre Durandal Dague Mousquet Bombardier Tirailleur Cimeterre Rapière Hallebarde Arquebuse Sabre Claymore Hussard Spahi Voltigeur et Goumier disposaient dès leur admission au service actif de dix canons de 37mm Schneider modèle 1941 en cinq affûts doubles modèle 1943

Sept tubes lance-torpilles de 550mm en une plate-forme axiale triple et deux plate-formes latérales doubles; deux grenadeurs de sillage avec vingt-quatre grenades légères de 130kg

Equipage :  198 officiers et marins

11-Torpilleurs d’escadre (57)

Le Goumier

Un goumier marocain

Un goumier marocain

-Le Goumier est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) au Havre le 2 mai 1945 et  lancé le 7 novembre 1946 pour subir alors une période d’achèvement à flot notamment l’embarquement de l’artillerie principale.

Le Goumier quitte son chantier constructeur le 4 janvier 1947, fait escale à Cherbourg du 5 au 8 janvier avant d’appareiller pour Lorient le lendemain 9 janvier, croisant au large de Groix le 10 janvier son compère Voltigeur qui venait d’achever une école à feux.

Le Goumier parachève sa mise en condition opérationnelle par un exercice commun avec le Voltigeur soit du 7 au 12 juin 1947.

Le torpilleur d’escadre Goumier est officiellement admis au service actif le 12 juin 1947.

Le Goumier et le Voltigeur  participent  une nouvelle phase d’essais à la mer du cuirassé Flandre du19 juin au 4 juillet 1947 puis à sa traversée de longue durée qui part de Brest le 22 juillet, se rend jusqu’aux Antilles, effectue un long passage par Dakar avant de rallier Toulon 29 novembre.

Le séjour dakarois voit les deux torpilleurs manoeuvrer ensemble du 25 septembre au 9 novembre pendant un passage au bassin du cuirassé du 6 au 21 septembre, les deux torpilleurs s’entrainant avec leur protégé du 25 septembre au 9 novembre, quittant l’AOF le 17 novembre 1947.

Le Voltigeur et le Goumier accompagnent le cuirassé Flandre pour entrainement au large de Rufisque du 25 septembre au 9 novembre 1947 avant une escale à Dakar du 10 au 17 novembre, les trois navires quittant Dakar après un entrainement au combat de nuit.

Le Goumier et le Voltigeur arrivent avec le cuirassé Flandre à Toulon le 29 novembre, huit jours avant l’admission au service actif du cuirassé, ASA effective le 7 décembre 1947, le Flandre formant la 5ème DL avec son sister-ship Alsace.

Le 16 février 1948, les torpilleurs Goumier et Voltigeur arrivent à Tunis avec le cuirassé Flandre pour une opération de relation publique mais deux jours plus tard, 18 février,  de violentes émeutes éclatent à Beyrouth pour réclamer l’indépendance promise lors de la mise en place du mandat SDN.

Le cuirassé Flandre accompagné de ses deux chiens de garde appareille en urgence le 19 février avec à bord 600 soldats, essentiellement des zouaves et des tirailleurs sénégalais pour la capitale du Liban mandataire, arrivant sur place le 22 février. Le Goumier, le Voltigeur et donc le Flandre reste sur zone jusqu’au 24 mars 1948 avant de rentrer directement sur Toulon où il arrive le 29.

Les deux torpilleurs accompagnent leur protégé à Calais pour célébrer le parrainage du cuirassé par la ville de Lille, le cuirassé et les deux torpilleurs faisant escale à Gibraltar, à Brest le 12 juillet, au Havre le 13 juillet avant d’arriver à Calais le 14 juillet pour une semaine de festivités quand il appareille pour Toulon, faisant escale à Brest le 23 juillet, à Gibraltar le 27 juillet, à Ajaccio le 30 avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Ils sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 1er au 15 août, sortant pour essais du 16 au 18 août puis pour remise en condition à l’effectif de guerre du 20 au 30 août,à chaque fois en compagnie du Flandre, les trois navires mouillant aux Salins d’Hyères du 31 août au 3 septembre et rentrant à Toulon le lendemain 4 septembre.

11-Torpilleurs d’escadre (56)

Le Voltigeur

Un caporal voltigeur (époque napoléonienne)

Un caporal voltigeur (époque napoléonienne)

-Le Voltigeur est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) sis à Dunkerque le 14 janvier 1944 et lancé le 21 juillet 1945 connaissant alors une période d’armement à flot.

Le 24 mars 1946, le Voltigeur quitte son chantier constructeur, fait escale à Cherbourg du 25 au 28 mars puis rallie Lorient le 30 mars pour des travaux complémentaires, la réalisation de sa mise au point technique, ses essais officiels et sa mise en condition opérationnelle.

Le torpilleur d’escadre Voltigeur est officiellement admis au service actif le 27 septembre 1946

Alors que le Flandre est toujours en achèvement à flot, le Voltigeur va resté basé à Lorient, placé hors rang au sein de la 1ère Escadre. Il va sortir pour entrainement tout en menant des missions de surveillance dans le Golfe de Gascogne.

Le Voltigeur quitte Lorient le 4 octobre 1946 pour entrainement, effectuant une école à feux du 4 au 14 octobre, une escale à Nantes du 15 au 21 octobre avant un entrainement au combat antisurface du 22 au 30 octobre puis un entrainement à la défense aérienne à la mer du 1er au 10 novembre,  le torpilleur d’escadre rentrant  Lorient le lendemain.

Le Voltigeur quitte à nouveau Lorient le 18 novembre pour une patrouille dans le Golfe de Gascogne, le torpilleur étant à la mer du 18 au 25 novembre, faisant escale à Biaritz du 26 au 29 avant une nouvelle patrouille du 30 novembre au 7 décembre, le Voltigeur faisant escale à Saint-Nazaire du 8 au 12 décembre avant de rentrer à Lorient le lendemain et d’y rester jusqu’à la fin de l’année civile.

Le Voltigeur quitte Lorient le 3 janvier 1947 pour une école à feux du 3 au 10 janvier, le torpilleur accueillant au large de l’île de Groix son sister-ship Goumier qui venait de quitter son chantier constructeur (les FCM du Havre) pour rallier Lorient et ainsi parachever sa mise au point et réaliser sa mise en condition.

Après un ravitaillement à Lorient le 11 janvier, le Voltigeur effectue un entrainement à la défense aérienne à la mer du 12 au 20 janvier, fait une escale à Royan du 21 au 25 janvier puis un entrainement au combat antisurface du 26 janvier au 3 février, une escale à La Pallice du 4 au 9 février, un entrainement anti-sous-marin contre le sous-marin La Guadeloupe du 10 au 17 février, le torpilleur d’escadre ralliant Lorient le lendemain.

Il passe au bassin (bassin occidental) à Lorient du 19 au 28 février pour des travaux liés à plusieurs problèmes mécaniques relevés durant l’entrainement. Il sort pour essais du 1er au 3 mars puis pour remise en condition du 5 au 15 mars, rentrant à Lorient le lendemain.

Le 23 mars 1947, le Voltigeur quitte Lorient et rallie Saint-Nazaire en fin de journée pour participer aux essais du cuirassé Flandre.

Le Voltigeur escorte le cuirassé Flandre pour ses essais constructeurs du 2 au 8 avril puis pour ses essais officiels du 20 avril au 25 mai avant que le cuirassé Flandre ne soit mis au sec dans le bassin n°11 du Laninon pour démontages et modifications (26 mai au 18 juin).

Le Voltigeur sort du 28 mai au 5 juin pour une école à feux puis effectue un exercice commun avec le Goumier du 7 au 12 juin 1947, date de l’admission au service actif du torpilleur d’escadre. Le Voltigeur et le Goumier participent  une nouvelle phase d’essais à la mer du cuirassé Flandre du19 juin au 4 juillet 1947.

Le Voltigeur et le Goumier participent ensuite à la traversée de longue durée du cuirassé Flandre aux Antilles essentiellement, quittant Brest le 22 juillet. Il font escale à Jacksonville en Floride du 28 juillet au 1er août, à Nassau aux Bermudes du 3 au 7 août, Pointe à Pitre du 9 au 12 août,Fort de France de 13 au 17 août, Port of Spain du 20 au 25 août,  Caracas du 27 au 31 août.

Arrivés à Dakar le 6 septembre, les deux torpilleurs d’escadre effectuent une école à feux du 7 au 15 septembre alors que le Flandre est au bassin pour des réparations et une inspection des œuvres vivres jusqu’au 21 septembre 1947.

Le Voltigeur et le Goumier accompagnent le cuirassé Flandre pour entrainement au large de Rufisque du 25 septembre au 9 novembre 1947 avant une escale à Dakar du 10 au 17 novembre, les trois navires quittant Dakar après un entrainement au combat de nuit.

Le Voltigeur et le Goumier arrivent avec le cuirassé Flandre à Toulon le 29 novembre, huit jours avant l’admission au service actif du cuirassé, ASA effective le 7 décembre 1947, le Flandre formant la 5ème DL avec son sister-ship Alsace.

Le 16 février 1948, les torpilleurs Voltigeur et Goumier arrivent à Tunis avec le cuirassé Flandre pour une opération de relation publique mais deux jours plus tard, 18 février,  de violentes émeutes éclatent à Beyrouth pour réclamer l’indépendance promise lors de la mise en place du mandat SDN.

Le cuirassé Flandre accompagné de ses deux chiens de garde appareille en urgence le 19 février avec à bord 600 soldats, essentiellement des zouaves et des tirailleurs sénégalais pour la capitale du Liban mandataire, arrivant sur place le 22 février.

Les trois navires vont ensuite patrouiller le long des côtes, le cuirassé et les torpilleurs tirant à plusieurs reprises contre la terre pour dégager des postes attaqués ou des patrouilles tombées dans des embuscades.

La révolte s’apaise à partir de la mi-mars 1948, le Liban et la Syrie obtenant l’indépendance promise pour 1943 mais les troupes françaises restent sur place en vertu d’un accord de défense signé le lendemain de la proclamation de l’indépendance le 17 mars 1948 et qui prévoit une renégociation de la présence des troupes françaises sur place d’ici quinze ans, troupes qui occupent une station navale à Beyrouth, plusieurs garnisons terrestres et deux bases aériennes, une à Beyrouth et une seconde au nord de Damas.

Le Voltigeur, le Goumier et donc le Flandre reste sur zone jusqu’au 24 mars 1948 avant de rentrer directement sur Toulon où ils arrivent le 29 mars.

Les deux torpilleurs accompagnent leur protégé à Calais pour célébrer le parrainage du cuirassé par la ville de Lille, le cuirassé et les deux torpilleurs faisant escale à Gibraltar, à Brest le 12 juillet (où il doit débarquer deux marins victime d’une crise d’appendicite), au Havre le 13 juillet avant d’arriver à Calais le 14 juillet pour une semaine de festivités quand il appareille pour Toulon, faisant escale à Brest le 23 juillet, à Gibraltar le 27 juillet, à Ajaccio le 30 avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Ils sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 1er au 15 août, sortant pour essais du 16 au 18 août puis pour remise en condition à l’effectif de guerre du 20 au 30 août,à chaque fois en compagnie du Flandre, les trois navires mouillant aux salins d’Hyères du 31 août au 3 septembre et rentrant à Toulon le lendemain.

11-Torpilleurs d’escadre (55)

Le Spahi

Spahi marocain en 1940

Spahi marocain en 1940

-Le Spahi est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers du Havre (ACH) sis au Havre le 15 septembre 1945 et lancé le 12 mars 1947 pour une période d’armement à flot.

Le 5 mai 1947, le Spahi quitte Le Havre, fait escale à Cherbourg du 6 au 8 mai avant de rallier Lorient le 10 mai où il retrouve son compère Hussard

Le torpilleur d’escadre Spahi est officiellement admis au service actif le 2 octobre 1947 en même temps que son compère Hussard.

Les torpilleurs d’escadre Spahi et Hussard rallient Brest le 3 octobre 1947 puis quittent le port du Ponant le 5 octobre en compagnie du Commandant Teste mais également du Bretagne et des torpilleurs d’escadre du cuirassé, les torpilleurs d’escadre  L’Eveillé et L’Alerte. La petite escadre rallie Mers-El-Kébir le 22 octobre 1947 après des escales à Lorient et à Casablanca.

La première vrai sortie du Spahi avec le Commandant Teste est un stage d’entrainement au large de Dakar, le Hussard quittant Mers-El-Kébir le 8 novembre, ralliant Dakar le 15 novembre, s’entrainant du 16 au 30 novembre, faisant escale à Dakar même du 1er au 5 décembre avant de mettre cap sur l’Algérie, les sept navires faisant escale à Casablanca du 9 au 12 décembre avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 16 décembre 1947, restant au port jusqu’à la fin de l’année.

Le Spahi et le Hussard accompagnent le Commandant Teste pour des sorties d’entrainement du 7 janvier au 13 février et du 20 février au 18 mars, les deux sorties étant entrecoupées d’une escale à La Valette, les deux torpilleurs rentrant à Mers-El-Kébir le 25 mars 1948 après une escale à Alger du 19 au 24.

Le Spahi et le Hussard quittent Mers-El-Kébir en escorte du porte-avions Commandant Teste le 5 avril pour Bizerte où le «pont plat» va subir une période d’entretien (8 avril au 2 mai 1948).

Restant basé en Tunisie, les deux torpilleurs d’escadre sortent pour entrainement du 10 au 27 avril, faisant escale à Tunis du 28 au 30 avril, rentrant à Bizerte le lendemain.

Ils participent ensuite aux essais du porte-avions du 4 au 9 mai puis à un exercice commun avec le cuirassé Bretagne, le croiseur de bataille Strasbourg et la 11ème DCT du 15 mai au 20 juin 1948.

La force navale rentre à Bizerte le 21 juin et si les contre-torpilleurs restent en Tunisie puisque Bizerte est leur port d’attache, le croiseur de bataille, le cuirassé et les quatre torpilleurs plus le Tarn rentrent à Mers-El-Kebir le 28 juin 1948.

Le Spahi et le Hussard accompagnent le Commandant Teste pour une sortie d’entrainement du 7 au 18 juillet. A noter que  pour la fête nationale, les avions embarqués ont survolé la ville d’Alger en émettant des fumigènes bleu-blanc-rouge du plus bel effet. Le porte-avions et les torpilleurs d’escadre rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain.

Les deux torpilleurs d’escadre sortent pour entrainement avec le porte-avions et le cuirassé Bretagne du 25 juillet au 8 août,  les six navires (un cuirassé, un porte-avions et quatre torpilleurs d’escadre) faisant escale à La Valette du 9 au 13 août avant de rallier Mers-El-Kébir le 15 août.

Les deux torpilleurs d’escadre protégeant le porte-avions passent au régime de guerre le 20 août et sort à nouveau pour entrainement en compagnie de leur protégé et du Bretagne du 21 au 29 août, étant à quai à Mers-El-Kébir quand éclate le second conflit mondial.

11-Torpilleurs d’escadre (54)

Le Hussard

Un hussard du 8ème régiment de hussards

Un hussard du 8ème régiment de hussards

-Le Hussard est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) sis à Dunkerque le 15 juillet 1945 et lancé le 4 décembre 1946 pour subir une période d’armement à flot.

Le 7 avril 1947, le torpilleur d’escadre Hussard quitte Dunkerque, fait escale à Cherbourg du 8 au 12 avril,  ralliant Lorient le 13 avril 1947 pour des travaux complémentaires, la mise au point technique, les essais et leur mise en condition opérationnelle.

Le torpilleur d’escadre Hussard est officiellement admis au service actif le 2 octobre 1947 en même temps que son compère Spahi.

Les torpilleurs d’escadre Hussard et Spahi rallient Brest le 3 octobre 1947 puis quittent Brest le 5 octobre en compagnie du Commandant Teste mais également du Bretagne et des torpilleurs d’escadre  L’Eveillé L’Alerte. La petite escadre rallie Mers-El-Kébir le 22 octobre 1947 après des escales à Lorient et à Casablanca.

La première vrai sortie du Hussard avec le Commandant Teste est un stage d’entrainement au large de Dakar, le Hussard quittant Mers-El-Kébir le 8 novembre, ralliant Dakar le 15 novembre, s’entrainant du 16 au 30 novembre, faisant escale à Dakar même du 1er au 5 décembre avant de mettre cap sur l’Algérie, les sept navires faisant escale à Casablanca du 9 au 12 décembre avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 16 décembre 1947 au matin puis de rester au port jusqu’à la fin de l’année.

Le Hussard et le Spahi accompagnent le Commandant Teste pour une sortie d’entrainement du 7 janvier au 13 février (avec une escale à La Valette du 4 au 11 février) puis du 20 février au 18 mars, les deux torpilleurs rentrant à Mers-El-Kébir le 25 mars 1948 après une escale à Alger du 19 au 24 mars.  

Le Hussard et le Spahi quittent Mers-El-Kébir en escorte du porte-avions Commandant Teste le 5 avril pour Bizerte où le «pont plat» va subir une période d’entretien (8 avril au 2 mai 1948).

Restant basés en Tunisie, le Hussard et le Spahi sortent pour une école à feux du 10 au 17 avril puis pour entrainement au combat antisurface du 19 au 27 avril, faisant escale à Tunis du 28 au 30 avril, rentrant à Bizerte le lendemain.

Ils participent ensuite aux essais du porte-avions du 4 au 9 mai puis à un exercice commun avec le cuirassé Bretagne, le croiseur de bataille Strasbourg et la 11ème DCT du 15 mai au 20 juin 1948.

La force navale rentre à Bizerte le 21 juin et si les contre-torpilleurs restent en Tunisie puisque Bizerte est leur port d’attache, le croiseur de bataille, le cuirassé et les quatre torpilleurs plus le Tarn rentrent à Mers-El-Kebir le 28 juin 1948.

Le Hussard et le Spahi accompagnent le Commandant Teste pour une sortie d’entrainement du 7 au 18 juillet. A noter que  pour la fête nationale, les avions embarqués ont survolé la ville d’Alger en émettant des fumigènes bleu-blanc-rouge du plus bel effet. Le porte-avions rentrer à Mers-El-Kébir le lendemain.

Le Hussard et le Spahi sortent pour entrainement avec le porte-avions et le cuirassé Bretagne du 25 juillet au 8 août,  les six navires (un cuirassé, un porte-avions et quatre torpilleurs d’escadre) faisant escale à La Valette du 9 au 13 août avant de rallier Mers-El-Kébir le 15 août.

Les deux torpilleurs d’escadre protégeant le porte-avions passent au régime de guerre le 20 août et sort à nouveau pour entrainement en compagnie de leur protégé et du Bretagne du 21 au 29 août, étant à quai à Mers-El-Kébir quand éclate le second conflit mondial.

11-Torpilleurs d’escadre (53)

Le Claymore

Une Claymore

Une Claymore

-Le Claymore est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) sis à Dunkerque le 2 janvier 1944 et lancé le 7 juillet 1945 pour une période d’achèvement à flot assez brève car les navires «dunkerquois» étaient lancés à un état d’achèvement avancé.

Le 14 novembre 1945, il quitte Dunkerque, fait escale  Cherbourg du 15 au 18 novembre, ralliant Lorient le 20 novembre 1945 où il rejoint le 8 janvier 1946 par son compère Sabre avec qui il va assurer la protection du cuirassé Normandie.

Le torpilleur d’escadre Claymore est officiellement admis au service actif le 20 mars 1946 en même temps que son sister-ship Sabre.

Le lendemain 21 mars, le Claymore et le Sabre rallient Brest, sortant dès le lendemain pour la troisième et dernière campagne d’essais du cuirassé Normandie (22 mars au 12 mai 1946).

Les torpilleurs d’escadre Claymore et Sabre accompagnent le cuirassé Normandie dans l’exercice «Entente Cordiale 1947», quittant Brest le 15 mai, manœuvrant avec les navires britanniques du 1er au 21 juin.

Les deux groupes font escale ensemble à Aberdeen du 23 au 27 juin puis à Newcastle du 29 juin au 1er juillet, Douvres du 4 au 7 juillet, Cherbourg du 10 au 13 juillet et Brest du 17 au 22 juillet 1947, date à laquelle les navires anglais rentrent au pays.

Les torpilleurs d’escadre protégeant le cuirassé Normandie sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 22 juillet au 12 août, sortant pour essais du 13 au 15 août et pour remise en condition du 17 au 31 août, à chaque fois en compagnie de leur protégé, les trois navires rentrant à Brest le lendemain.

Du 2 au 21 novembre, le Sabre et le Claymore participent en compagnie du Normandie à un exercice avec les porte-avions Painlevé et Alienor d’Aquitaine, ce dernier effectuant sa mise en condition en attendant son affection aux FNEO.

Alors que le Normandie subit un petit carénage du 2 décembre 1947 au 14 février 1948, les torpilleurs d’escadre Claymore et Sabre sortent pour une école à feux du 5 au 15 décembre, faisant escale à Lorient du 16 au 19 décembre avant de rallier Brest le 20.

Les deux escorteurs du cuirassé sortent à nouveau pour entrainement du 3 janvier au 4 février,  faisant escale à La Pallice du 5 au 10 février, rentrant à Brest le lendemain.

Les torpilleurs Claymore et Sabre sortent ensuite pour les essais (17 au 20 février) et pour la remise en condition (22 février au 18 mars) du cuirassé Normandie.

Le Claymore et son compère Sabre sortent à nouveau pour une école à feux du 22 au 30 avril, faisant escale à La Pallice du 1er au 4 mai, rentrant le lendemain  à Brest. Ils accompagnent ensuite le Normandie dans ses essais après réparations du 9 au 12 mai.

Le 4 juin 1948, les deux torpilleurs d’escadre accompagnent le Normandie pour un transport d’or, 25 tonnes de métal précieux à Halifax pour garantir les achats aux Etats-Unis et au Canada. Les trois navires arrivent au Canada le 8 juin, débarque le précieux chargement avant de répartir directement pour la France, arrivant à Brest le 12 juin.

Le cuirassé Normandie effectuera deux autres voyages, le premier du 20 au 29 juin avec 10 tonnes d’or et le second du 4 au 12 juillet avec 9 tonnes d’or de la Banque de France mais également 5 tonnes de la Banque de Belgique.

Les deux torpilleurs escortant le cuirassé Normandie sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 14 juillet au 4 août, sortant pour essais du 5 au 7 août puis pour remise en condition du 9 au 23 août, date à laquelle ils passent aux effectifs de guerre avec rappel des réservistes.

Les torpilleurs Claymore et Sabre accompagnent le cuirassé Normandie au cours de deux sorties d’entrainement, la première du 25 au 30 août et la seconde du 1er au 5 septembre.

Alors qu’ils se trouvaient en mer au large d’Ouessant, les deux torpilleurs et le cuirassé apprennent l’attaque allemande sur le Danemark et la Norvège. Aussitôt, les trois navires rentrent à Brest, se ravitaillent en carburant, munitions, vivres et équipements grand froid puis reprennent aussitôt la mer, direction Rosyth où ils doivent renforcer la Home Fleet.

11-Torpilleurs d’escadre (52)

Le Sabre

Sabre de cavalerie français modèle 1822

Sabre de cavalerie français modèle 1822

-Le Sabre est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) du Havre le 12 février 1944 et lancé le 24 septembre 1945,  subissant alors une période d’armement à flot.

Le 4 janvier 1946, il quitte Le Havre, faisant escale à Cherbourg du 5 au 7 janvier avant de rallier Lorient le 8 janvier 1946 où il retrouve son compère Claymore construit à Dunkerque et présent depuis plusieurs semaines dans le Morbihan et avec lequel il va assurer la protection du cuirassé Normandie.

Le torpilleur d’escadre Le Sabre est officiellement admis au service actif le 20 mars 1946 en même temps que son sister-ship Claymore.

Le lendemain 21 mars, le Sabre et le Claymore rallient Brest, sortant dès le lendemain pour la troisième campagne d’essais du cuirassé Normandie (22 mars au 12 mai 1946).

Les torpilleurs d’escadre Sabre et Claymore accompagnent le cuirassé Normandie dans l’exercice «Entente Cordiale 1947», quittant Brest le 15 mai, manœuvrant avec les navires britanniques du 1er au 21 juin avec des attaques escadres contre escadres, des exercices de lutte ASM, de défense aérienne à la mer, de raids amphibies, de tir contre la terre…………. .

Les deux groupes font escale ensemble à Aberdeen du 23 au 27 juin puis à Newcastle du 29 juin au 1er juillet, Douvres du 4 au 7 juillet, Cherbourg du 10 au 13 juillet et Brest du 17 au 22 juillet 1947, date à laquelle les navires anglais rentrent au pays.

Le Sabre et le Claymore sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 22 juillet au 12 août, sortant pour essais du 13 au 15 août et pour remise en condition du 17 au 31 août, à chaque fois en compagnie de leur protégé, les trois navires rentrant à Brest le lendemain 1er septembre 1947.

Du 2 au 21 novembre, les torpilleurs Sabre et Claymore participent en compagnie du Normandie à un exercice avec les porte-avions Painlevé et Alienor d’Aquitaine, ce dernier effectuant sa mise en condition en attendant son affection aux FNEO.

Alors que le Normandie subit un petit carénage du 2 décembre 1947 au 14 février 1948, les torpilleurs d’escadre Sabre et Claymore sortent pour une école à feux du 5 au 15 décembre, faisant escale à Lorient du 16 au 19 décembre avant de rallier Brest le lendemain 20 décembre 1947.

Les deux escorteurs du cuirassé sortent à nouveau pour entrainement antisurface du 3 au 12 janvier
, faisant escale à Saint-Malo du 13 au 17 janvier avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 18 au 25 janvier puis une école à feux du 27 janvier au 4 février, faisant escale à La Pallice du 5 au 10 février, rentrant à Brest le lendemain.

Les torpilleurs Sabre et Claymore sortent ensuite pour les essais (17 au 20 février) et pour la remise en condition (22 février au 18 mars) du cuirassé Normandie.

Le Sabre et le Claymore sortent à nouveau pour une école à feux du 22 au 30 avril, faisant escale à La Pallice du 1er au 4 mai, rentrant le lendemain  à Brest. Ils accompagnent ensuite le Normandie dans ses essais après réparations du 9 au 12 mai.

Le 4 juin 1948, les deux torpilleurs d’escadre accompagnent le Normandie pour un transport d’or, 25 tonnes de métal précieux à Halifax pour garantir les achats aux Etats-Unis et au Canada. Les trois navires arrivent au Canada le 8 juin, débarque le précieux chargement avant de répartir directement pour la France, arrivant à Brest le 12 juin.

Le cuirassé Normandie effectuera deux autres voyages, le premier du 20 au 29 juin avec 10 tonnes d’or et le second du 4 au 12 juillet avec 9 tonnes d’or de la Banque de France mais également 5 tonnes de la Banque de Belgique.

Les deux torpilleurs escortant le cuirassé Normandie sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 14 juillet au 4 août, sortant pour essais du 5 au 7 août puis pour remise en condition du 9 au 23 août, date à laquelle ils passent aux effectifs de guerre avec rappel des réservistes.

Les torpilleurs Sabre et Claymore accompagnent le cuirassé Normandie au cours de deux sorties d’entrainement, la première du 25 au 30 août et la seconde du 1er au 5 septembre.

Alors qu’ils se trouvaient en mer au large d’Ouessant, les deux torpilleurs et le cuirassé apprennent l’attaque allemande sur le Danemark et la Norvège. Aussitôt, les trois navires rentrent à Brest, se ravitaillent en carburant, munitions, vivres et équipements grand froid puis reprennent aussitôt la mer, direction Rosyth où ils doivent renforcer la Home Fleet.

11-Torpilleurs d’escadre (51)

Le Bombardier

une bombarde, arme d'artillerie primitive servie par des bombardiers

une bombarde, arme d’artillerie primitive servie par des bombardiers

-Le Bombardier est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers du Havre (ACH) sis au Havre le 4 mars 1944 et lancé le 27 août 1945 avant de connaître une période d’armement à flot.

Le 17 décembre 1945, le Bombardier quitte son chantier constructeur, fait escale à Cherbourg du 18 au 21 décembre avant de rallier  Lorient son  port d’armement pour des travaux complémentaires, sa mise au point technique, ses essais à la mer et sa mise en condition opérationnelle.

Le torpilleur d’escadre Bombardier est officiellement admis au service actif le 25 mai 1946

Le Bombardier quitte Lorient le 26 mai, fait escale à Casablanca du 30 mai au 2 juin avant de rallier Toulon le 6 juin 1946.

Il sort pour entrainement du 13 au 20 juin, faisant escale à La Seyne sur Mer du 21 au 25 juin avant de rallier Toulon le jour même. Il sort à nouveau  pour une école à feux du 28 juin au 6 juillet, date de son retour à Toulon. Il effectue sa première sortie avec le cuirassé Alsace et son compère Mousquet du 10 au 24 juillet 1946.

Du 18 au 26 octobre 1946, les torpilleurs Bombardier et Mousquet accompagnent le cuirassé Alsace qui transporte 400 gendarmes mobiles pour réprimer des émeutes à Philippeville.

Alors que le cuirassé Alsace est indisponible pour entretien à flot (28 octobre au 12 novembre), ses deux torpilleurs d’escadre sortent pour une école à feux du 2 au 8 novembre avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Ils participent ensuite aux essais (13 au 18 novembre) et à la remise en condition (19 au 30 novembre) du cuirassé Alsace, remise en condition qui se prolonge à Rufisque par une école à feux du 11 au 26 décembre, les trois navires étant ainsi absents de Toulon du 2 décembre 1946 au 2 janvier 1947.

Le Bombardier et le Mousquet participent ensuite du 15 au 21 mars 1947 à l’exercice franco-britannique Cordial Agreement, le pendant méditerranéen de l’exercice Entente Cordiale en escorte du cuirassé Alsace.

Les navires français et britanniques participent à une revue navale sur le lac de Bizerte le 22 mars, les deux torpilleurs d’escadre rentrant en compagnie de l’Alsace à Toulon le 24 mars 1947.

Le 10 mai 1947alors qu’il allait appareiller de Porto-Vecchio pour Bastia, l’Alsace est victime d’une avarie majeure de propulsion, l’immobilisant dans un port bien entendu pas outillé pour ce travail.

Le 15 mai, le cuirassé est pris en charge par le remorqueur de haute mer Centaure qui doit le remorquer à Bizerte pour réparations, le petit convoi étant escorté par les Mousquet et Bombardier.

L’Alsace étant indisponible pour travaux du 20 mai au 5 juin 1947, les deux torpilleurs d’escadre subissent une courte période de travaux à flot du 20 au 31 mai à Bizerte, sortant pour essais du 1er au 3 juin avant de participer aux essais (7 au 10 juin) et à la remise en condition (12 au 26 juin), le cuirassé rentrant à Toulon avant ses torpilleurs le 29 juin 1947. Le Bombardier et le Mousquet participent avec l’Alsace à un nouveau tour de Corse cette fois sans problèmes (12 juillet au 12 août), rentrant à Toulon le 14.

Les deux torpilleurs d’escadre sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 15 août au 5 septembre, sortant pour essais du 6 au 9 septembre puis pour remise en condition du 11 au 21 septembre. Ils participent ensuite aux essais (23 au 27 septembre)et à la remise en condition (28 septembre au 13 octobre) du cuirassé Alsace.

Le Mousquet et le Bombardier rentrés de Bizerte (où l’Alsace subit un petit carénage) le 22 janvier, quitte le port varois le 30 janvier 1948 pour un entrainement qui s’achève le 3 avril quand les deux torpilleurs rentrent à Toulon. Ils sortent à nouveau pour entrainement du 15 avril au 18 mai

Le 25 mai 1948,  le Bombardier et le Mousquet quittent Toulon pour rallier Bizerte trois jours plus tard afin de participer aux essais et à la remise en condition du cuirassé Alsace. Les trois navires sortent pour les essais (7 au 10 juin) et pour la remise en condition (12 au 26 juin), Le cuirassé et les deux torpilleurs d’escadre rentrant à Toulon le 29 juin 1948.

Le Bombardier comme le Mousquet vont accompagner le cuirassé pour différents exercices que ce soit une école à feux (6 au 16 juillet), un entrainement à la défense aérienne du 21 au 29 juillet puis à des manoeuvres aéronavales en compagnie du Joffre (4 au 20 août).

L’Alsace passe au régime de guerre le 21 août tout comme ses torpilleurs d’escadre, sortant pour amariner ses réservistes du 22 au 29 août, rentrant à Toulon le lendemain 30 août, restant à quai jusqu’au 5 septembre 1948 quand il appareille pour sa première sortie de guerre.

11-Torpilleurs d’escadre (49)

L’Arquebuse

Une Arquebuse

Une Arquebuse

-L’Arquebuse est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Provence (ACP) sis à Port de Bouc le 15 septembre 1942 et lancé le 8 mars 1944 pour une période d’achèvement à flot en compagnie de son sister-ship Cimeterre avec lequel il va protéger le porte-avions Painlevé.

L’Arquebuse accompagné par le Cimeterre quittent leur chantier constructeur le 4 septembre 1944, ralliant Toulon le lendemain 5 septembre pour charger du carburant et embarquer du matériel (qui sera mis en place à Lorient) avant d’appareiller le 6 septembre pour le Morbihan, faisant escale à Casablanca du 9 au 12 septembre.

Ils rallient Lorient le 15 septembre 1944 pour achever leur mise au point et réaliser les essais et leur mise en condition opérationnelle.

Le torpilleur d’escadre Arquebuse est officiellement admis au service actif le 16 mars 1945 en même temps que le Cimeterre

La première sortie du Cimeterre à lieu du 23 au 30 mars 1945 en compagnie du Painlevé et du Cimeterre dans le cadre d’une opération de relations publiques avec à bord du porte-avions, une délégation de la ville de Bourg en Bresse, ville-marraine du navire (Paul Painlevé avait été député de l’Ain de 1928 à 1932). Le porte-avions et les torpilleurs rentrant à Brest le 4 avril après une escale à Quiberon du 31 mars au 3 avril 1945.

L’Arquebuse et le Cimeterre sortent en compagnie du Painlevé pour «Entente Cordiale 1945» du 5 au 15 mai, quittant Brest le 16 avril et y revenant le 27 mai. Ils l’accompagnent également dans un cycle intensif d’entrainement du 20 juin au 27 septembre 1945 dont le point d’orgue est un entrainement commun avec le porte-avions HMS Illustrious du 14 au 17 septembre.

Les deux torpilleurs d’escadre sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 2′ décembre 1945 au 14 janvier 1946, sortant pour essais du 15 au 18 janvier puis pour remise en condition du 20 janvier au 3 février, à chaque fois en compagnie de leur protégé.

L’Arquebuse et le Cimeterre assurent également l’escorte du porte-avions Painlevé durant l’édition 1946 de l’exercice «Entente Cordiale» au large de Brest du 10 au 15 avril puis au large de Dakar du 23 avril au 31 mai, les navires français et anglais appareillant de Dakar le 2 juin, les navires français dont le porte-avions et ses torpilleurs d’escadre rentrant à Brest le 7 juin 1946.

Le Painlevé subissant son premier grand carénage du 22 juillet 1946 au 14 mars 1947, les torpilleurs Cimeterre et Arquebuse vont se retrouver à sortir seuls pour entrainement.

L’Arquebuse sort pour une école  feux du 25 juillet au 2 août, faisant escale à Saint-Malo du 3 au 7 août avant de rallier Brest le 8 août 1945.

Il est indisponible du 14 août au 4 septembre, sortant pour essais du 5 au 8 septembre puis pour remise en condition du 10 au 25 septembre, à chaque fois en compagnie de son compère Cimeterre, les deux navires rentrant à Brest le lendemain.

Le Cimeterre et l’Arquebuse sont à nouveau à la mer pour entrainement du 5 octobre au 24 novembre puis du 1er au 20 décembre, rentrant à Brest le lendemain et restant à quai jusqu’à la fin de l’année civile.

L’Arquebuse et le Cimeterre sortent à nouveau pour entrainement du 5 janvier au 23 février, les deux torpilleurs d’escadre faisant escale à Saint-Malo du 24 février au 2 mars, rentrant à Brest le lendemain.

Ils participent ensuite aux essais du Painlevé du 15 au 22 mars puis à sa remise en condition du 28 mars au 28 mai 1947 au large de Dakar, le porte-avions, le cuirassé Lorraine et les quatre torpilleurs d’escadre rentrant à Brest le 9 juin 1947.

Le Cimeterre et l’Arquebuse sont comme le porte-avions indisponibles du 10 juin au 2 juillet, sortant pour essais en compagnie du porte-avions et du cuirassé Lorraine du 7 au 10 juillet puis pour remise en condition du 13 au 20 juillet et du 25 juillet au 2 août 1947.

L’Arquebuse sort seul pour entrainement du 7 au 17 février pour une école à feux puis du 19 au 26 février pour un entrainement à la défense aérienne à la mer et enfin du 28 février au 4 mars pour un entrainement au combat antisurface.

L’Arquebuse subit ensuite son premier grand carénage, étant échoué au bassin Tourville du 6 mars au 15 avril 1948. Il sort pour essais en compagnie du Cimeterre du 20 au 23 avril, l’Arquebuse réalisant sa remise en condition au cours de l’exercice franco-britannique du 5 au 10 mai, les navires français rentrant à Brest le 16 mai 1948 sauf le croiseur léger Waldeck-Rousseau qui s’arrête à Dunkerque son port d’attache le 14 mai.

L’Arquebuse et le Cimeterre sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 17 mai au 2 juin en compagnie du Painlevé, les deux torpilleurs d’escadre et leur protégé sortant pour essais du 3 au 7 juin avant une série de sorties d’entrainement du 10 au 17 juin, du 20 au 27 juin, du 1er au 8 juillet et du 15 au 27 juillet 1948. Ils rentrent à Brest le 28 juillet 1948.

Ils accompagnent ensuite le Painlevé, le Lorraine et le PRE La Seine à Rufisque du 9 au 23 août 1948, quittant Brest le 3 août et rentrant en Bretagne le 30 août, se préparant aussitôt pour des opérations de guerre avec notamment une sortie d’entrainement du 1er au 5 septembre 1948.

L’Arquebuse

-L’Arquebuse est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Provence (ACP) sis à Port de Bouc le 15 septembre 1942 et lancé le 8 mars 1944 pour une période d’achèvement à flot en compagnie de son sister-ship Cimeterre avec lequel il va protéger le porte-avions Painlevé.

L’Arquebuse accompagné par le Cimeterre quittent leur chantier constructeur le 4 septembre 1944, ralliant Toulon le lendemain 5 septembre pour charger du carburant et embarquer du matériel (qui sera mis en place à Lorient) avant d’appareiller le 6 septembre pour le Morbihan, faisant escale à Casablanca du 9 au 12 septembre.

Ils rallient Lorient le 15 septembre 1944 pour achever leur mise au point et réaliser les essais et leur mise en condition opérationnelle.

Le torpilleur d’escadre Arquebuse est officiellement admis au service actif le 16 mars 1945 en même temps que le Cimeterre

La première sortie du Cimeterre à lieu du 23 au 30 mars 1945 en compagnie du Painlevé et du Cimeterre dans le cadre d’une opération de relations publiques avec à bord du porte-avions, une délégation de la ville de Bourg en Bresse, ville-marraine du navire (Paul Painlevé avait été député de l’Ain de 1928 à 1932). Le porte-avions et les torpilleurs rentrant à Brest le 4 avril après une escale à Quiberon du 31 mars au 3 avril 1945.

L’Arquebuse et le Cimeterre sortent en compagnie du Painlevé pour «Entente Cordiale 1945» du 5 au 15 mai, quittant Brest le 16 avril et y revenant le 27 mai. Ils l’accompagnent également dans un cycle intensif d’entrainement du 20 juin au 27 septembre 1945 dont le point d’orgue est un entrainement commun avec le porte-avions HMS Illustrious du 14 au 17 septembre.

Les deux torpilleurs d’escadre sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 2′ décembre 1945 au 14 janvier 1946, sortant pour essais du 15 au 18 janvier puis pour remise en condition du 20 janvier au 3 février, à chaque fois en compagnie de leur protégé.

L’Arquebuse et le Cimeterre assurent également l’escorte du porte-avions Painlevé durant l’édition 1946 de l’exercice «Entente Cordiale» au large de Brest du 10 au 15 avril puis au large de Dakar du 23 avril au 31 mai, les navires français et anglais appareillant de Dakar le 2 juin, les navires français dont le porte-avions et ses torpilleurs d’escadre rentrant à Brest le 7 juin 1946.

Le Painlevé subissant son premier grand carénage du 22 juillet 1946 au 14 mars 1947, les torpilleurs Cimeterre et Arquebuse vont se retrouver à sortir seuls pour entrainement.

L’Arquebuse sort pour une école feux du 25 juillet au 2 août, faisant escale à saint Malo du 3 au 7 août avant de rallier Brest le 8 août 1945.

Il est indisponible du 14 août au 4 septembre, sortant pour essais du 5 au 8 septembre puis pour remise en condition du 10 au 25 septembre, à chaque fois en compagnie de son compère Cimeterre, les deux navires rentrant à Brest le lendemain.

Le Cimeterre et l’Arquebuse sont à nouveau à la mer pour entrainement du 5 octobre au 24 novembre puis du 1er au 20 décembre, rentrant à Brest le lendemain et restant à quai jusqu’à la fin de l’année civile.

L’Arquebuse et le Cimeterre sortent à nouveau pour entrainement du 5 janvier au 23 fevrier, les deux torpilleurs d’escadre faisant escale à Saint Malo du 24 février au 2 mars, rentrant à Brest le lendemain.

Ils participent ensuite aux essais du Painlevé du 15 au 22 mars puis à sa remise en condition du 28 mars au 28 mai 1947 au large de Dakar, le porte-avions, le cuirassé Lorraine et les quatre torpilleurs d’escadre rentrant à Brest le 9 juin 1947.

Le Cimeterre et l’Arquebuse sont comme le porte-avions indisponibles du 10 juin au 2 juillet, sortant pour essais en compagnie du porte-avions et du cuirassé Lorraine du 7 au 10 juillet puis pour remise en condition du 13 au 20 juillet et du 25 juillet au 2 août 1947.

L’Arquebuse sort seul pour entrainement du 7 au 17 février pour une école à feux puis du 19 au 26 février pour un entrainement à la défense aérienne à la mer et enfin du 28 février au 4 mars pour un entrainement au combat antisurface.

L’Arquebuse subit ensuite son premier grand carénage, étant échoué au bassin Tourville du 6 mars au 15 avril 1948. Il sort pour essais en compagnie du Cimeterre du 20 au 23 avril, l’Arquebuse réalisant sa remise en condition au cours de l’exercice franco-britannique du 5 au 10 mai, les navires français rentrant à Brest le 16 mai 1948 sauf le croiseur léger Waldeck-Rousseau qui s’arrête à Dunkerque son port d’attache le 14 mai.

L’Arquebuse et le Cimeterre sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 17 mai au 2 juin en compagnie du Painlevé, les deux torpilleurs d’escadre et leur protégé sortant pour essais du 3 au 7 juin avant une série de sorties d’entrainement du 10 au 17 juin, du 20 au 27 juin, du 1er au 8 juillet et du 15 au 27 juillet 1948. Ils rentrent à Brest le 28 juillet 1948.

Ils accompagnent ensuite le Painlevé, le Lorraine et le PRE La Seine à Rufisque du 9 au 23 août 1948, quittant Brest le 3 août et rentrant en Bretagne le 30 août, se préparant aussitôt pour des opérations de guerre avec notamment une sortie d’entrainement du 1er au 5 septembre 1948.