11-Torpilleurs d’escadre (57)

Le Goumier

Un goumier marocain

Un goumier marocain

-Le Goumier est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) au Havre le 2 mai 1945 et  lancé le 7 novembre 1946 pour subir alors une période d’achèvement à flot notamment l’embarquement de l’artillerie principale.

Le Goumier quitte son chantier constructeur le 4 janvier 1947, fait escale à Cherbourg du 5 au 8 janvier avant d’appareiller pour Lorient le lendemain 9 janvier, croisant au large de Groix le 10 janvier son compère Voltigeur qui venait d’achever une école à feux.

Le Goumier parachève sa mise en condition opérationnelle par un exercice commun avec le Voltigeur soit du 7 au 12 juin 1947.

Le torpilleur d’escadre Goumier est officiellement admis au service actif le 12 juin 1947.

Le Goumier et le Voltigeur  participent  une nouvelle phase d’essais à la mer du cuirassé Flandre du19 juin au 4 juillet 1947 puis à sa traversée de longue durée qui part de Brest le 22 juillet, se rend jusqu’aux Antilles, effectue un long passage par Dakar avant de rallier Toulon 29 novembre.

Le séjour dakarois voit les deux torpilleurs manoeuvrer ensemble du 25 septembre au 9 novembre pendant un passage au bassin du cuirassé du 6 au 21 septembre, les deux torpilleurs s’entrainant avec leur protégé du 25 septembre au 9 novembre, quittant l’AOF le 17 novembre 1947.

Le Voltigeur et le Goumier accompagnent le cuirassé Flandre pour entrainement au large de Rufisque du 25 septembre au 9 novembre 1947 avant une escale à Dakar du 10 au 17 novembre, les trois navires quittant Dakar après un entrainement au combat de nuit.

Le Goumier et le Voltigeur arrivent avec le cuirassé Flandre à Toulon le 29 novembre, huit jours avant l’admission au service actif du cuirassé, ASA effective le 7 décembre 1947, le Flandre formant la 5ème DL avec son sister-ship Alsace.

Le 16 février 1948, les torpilleurs Goumier et Voltigeur arrivent à Tunis avec le cuirassé Flandre pour une opération de relation publique mais deux jours plus tard, 18 février,  de violentes émeutes éclatent à Beyrouth pour réclamer l’indépendance promise lors de la mise en place du mandat SDN.

Le cuirassé Flandre accompagné de ses deux chiens de garde appareille en urgence le 19 février avec à bord 600 soldats, essentiellement des zouaves et des tirailleurs sénégalais pour la capitale du Liban mandataire, arrivant sur place le 22 février. Le Goumier, le Voltigeur et donc le Flandre reste sur zone jusqu’au 24 mars 1948 avant de rentrer directement sur Toulon où il arrive le 29.

Les deux torpilleurs accompagnent leur protégé à Calais pour célébrer le parrainage du cuirassé par la ville de Lille, le cuirassé et les deux torpilleurs faisant escale à Gibraltar, à Brest le 12 juillet, au Havre le 13 juillet avant d’arriver à Calais le 14 juillet pour une semaine de festivités quand il appareille pour Toulon, faisant escale à Brest le 23 juillet, à Gibraltar le 27 juillet, à Ajaccio le 30 avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Ils sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 1er au 15 août, sortant pour essais du 16 au 18 août puis pour remise en condition à l’effectif de guerre du 20 au 30 août,à chaque fois en compagnie du Flandre, les trois navires mouillant aux Salins d’Hyères du 31 août au 3 septembre et rentrant à Toulon le lendemain 4 septembre.

11-Torpilleurs d’escadre (56)

Le Voltigeur

Un caporal voltigeur (époque napoléonienne)

Un caporal voltigeur (époque napoléonienne)

-Le Voltigeur est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) sis à Dunkerque le 14 janvier 1944 et lancé le 21 juillet 1945 connaissant alors une période d’armement à flot.

Le 24 mars 1946, le Voltigeur quitte son chantier constructeur, fait escale à Cherbourg du 25 au 28 mars puis rallie Lorient le 30 mars pour des travaux complémentaires, la réalisation de sa mise au point technique, ses essais officiels et sa mise en condition opérationnelle.

Le torpilleur d’escadre Voltigeur est officiellement admis au service actif le 27 septembre 1946

Alors que le Flandre est toujours en achèvement à flot, le Voltigeur va resté basé à Lorient, placé hors rang au sein de la 1ère Escadre. Il va sortir pour entrainement tout en menant des missions de surveillance dans le Golfe de Gascogne.

Le Voltigeur quitte Lorient le 4 octobre 1946 pour entrainement, effectuant une école à feux du 4 au 14 octobre, une escale à Nantes du 15 au 21 octobre avant un entrainement au combat antisurface du 22 au 30 octobre puis un entrainement à la défense aérienne à la mer du 1er au 10 novembre,  le torpilleur d’escadre rentrant  Lorient le lendemain.

Le Voltigeur quitte à nouveau Lorient le 18 novembre pour une patrouille dans le Golfe de Gascogne, le torpilleur étant à la mer du 18 au 25 novembre, faisant escale à Biaritz du 26 au 29 avant une nouvelle patrouille du 30 novembre au 7 décembre, le Voltigeur faisant escale à Saint-Nazaire du 8 au 12 décembre avant de rentrer à Lorient le lendemain et d’y rester jusqu’à la fin de l’année civile.

Le Voltigeur quitte Lorient le 3 janvier 1947 pour une école à feux du 3 au 10 janvier, le torpilleur accueillant au large de l’île de Groix son sister-ship Goumier qui venait de quitter son chantier constructeur (les FCM du Havre) pour rallier Lorient et ainsi parachever sa mise au point et réaliser sa mise en condition.

Après un ravitaillement à Lorient le 11 janvier, le Voltigeur effectue un entrainement à la défense aérienne à la mer du 12 au 20 janvier, fait une escale à Royan du 21 au 25 janvier puis un entrainement au combat antisurface du 26 janvier au 3 février, une escale à La Pallice du 4 au 9 février, un entrainement anti-sous-marin contre le sous-marin La Guadeloupe du 10 au 17 février, le torpilleur d’escadre ralliant Lorient le lendemain.

Il passe au bassin (bassin occidental) à Lorient du 19 au 28 février pour des travaux liés à plusieurs problèmes mécaniques relevés durant l’entrainement. Il sort pour essais du 1er au 3 mars puis pour remise en condition du 5 au 15 mars, rentrant à Lorient le lendemain.

Le 23 mars 1947, le Voltigeur quitte Lorient et rallie Saint-Nazaire en fin de journée pour participer aux essais du cuirassé Flandre.

Le Voltigeur escorte le cuirassé Flandre pour ses essais constructeurs du 2 au 8 avril puis pour ses essais officiels du 20 avril au 25 mai avant que le cuirassé Flandre ne soit mis au sec dans le bassin n°11 du Laninon pour démontages et modifications (26 mai au 18 juin).

Le Voltigeur sort du 28 mai au 5 juin pour une école à feux puis effectue un exercice commun avec le Goumier du 7 au 12 juin 1947, date de l’admission au service actif du torpilleur d’escadre. Le Voltigeur et le Goumier participent  une nouvelle phase d’essais à la mer du cuirassé Flandre du19 juin au 4 juillet 1947.

Le Voltigeur et le Goumier participent ensuite à la traversée de longue durée du cuirassé Flandre aux Antilles essentiellement, quittant Brest le 22 juillet. Il font escale à Jacksonville en Floride du 28 juillet au 1er août, à Nassau aux Bermudes du 3 au 7 août, Pointe à Pitre du 9 au 12 août,Fort de France de 13 au 17 août, Port of Spain du 20 au 25 août,  Caracas du 27 au 31 août.

Arrivés à Dakar le 6 septembre, les deux torpilleurs d’escadre effectuent une école à feux du 7 au 15 septembre alors que le Flandre est au bassin pour des réparations et une inspection des œuvres vivres jusqu’au 21 septembre 1947.

Le Voltigeur et le Goumier accompagnent le cuirassé Flandre pour entrainement au large de Rufisque du 25 septembre au 9 novembre 1947 avant une escale à Dakar du 10 au 17 novembre, les trois navires quittant Dakar après un entrainement au combat de nuit.

Le Voltigeur et le Goumier arrivent avec le cuirassé Flandre à Toulon le 29 novembre, huit jours avant l’admission au service actif du cuirassé, ASA effective le 7 décembre 1947, le Flandre formant la 5ème DL avec son sister-ship Alsace.

Le 16 février 1948, les torpilleurs Voltigeur et Goumier arrivent à Tunis avec le cuirassé Flandre pour une opération de relation publique mais deux jours plus tard, 18 février,  de violentes émeutes éclatent à Beyrouth pour réclamer l’indépendance promise lors de la mise en place du mandat SDN.

Le cuirassé Flandre accompagné de ses deux chiens de garde appareille en urgence le 19 février avec à bord 600 soldats, essentiellement des zouaves et des tirailleurs sénégalais pour la capitale du Liban mandataire, arrivant sur place le 22 février.

Les trois navires vont ensuite patrouiller le long des côtes, le cuirassé et les torpilleurs tirant à plusieurs reprises contre la terre pour dégager des postes attaqués ou des patrouilles tombées dans des embuscades.

La révolte s’apaise à partir de la mi-mars 1948, le Liban et la Syrie obtenant l’indépendance promise pour 1943 mais les troupes françaises restent sur place en vertu d’un accord de défense signé le lendemain de la proclamation de l’indépendance le 17 mars 1948 et qui prévoit une renégociation de la présence des troupes françaises sur place d’ici quinze ans, troupes qui occupent une station navale à Beyrouth, plusieurs garnisons terrestres et deux bases aériennes, une à Beyrouth et une seconde au nord de Damas.

Le Voltigeur, le Goumier et donc le Flandre reste sur zone jusqu’au 24 mars 1948 avant de rentrer directement sur Toulon où ils arrivent le 29 mars.

Les deux torpilleurs accompagnent leur protégé à Calais pour célébrer le parrainage du cuirassé par la ville de Lille, le cuirassé et les deux torpilleurs faisant escale à Gibraltar, à Brest le 12 juillet (où il doit débarquer deux marins victime d’une crise d’appendicite), au Havre le 13 juillet avant d’arriver à Calais le 14 juillet pour une semaine de festivités quand il appareille pour Toulon, faisant escale à Brest le 23 juillet, à Gibraltar le 27 juillet, à Ajaccio le 30 avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Ils sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 1er au 15 août, sortant pour essais du 16 au 18 août puis pour remise en condition à l’effectif de guerre du 20 au 30 août,à chaque fois en compagnie du Flandre, les trois navires mouillant aux salins d’Hyères du 31 août au 3 septembre et rentrant à Toulon le lendemain.

11-Torpilleurs d’escadre (51)

Le Bombardier

une bombarde, arme d'artillerie primitive servie par des bombardiers

une bombarde, arme d’artillerie primitive servie par des bombardiers

-Le Bombardier est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers du Havre (ACH) sis au Havre le 4 mars 1944 et lancé le 27 août 1945 avant de connaître une période d’armement à flot.

Le 17 décembre 1945, le Bombardier quitte son chantier constructeur, fait escale à Cherbourg du 18 au 21 décembre avant de rallier  Lorient son  port d’armement pour des travaux complémentaires, sa mise au point technique, ses essais à la mer et sa mise en condition opérationnelle.

Le torpilleur d’escadre Bombardier est officiellement admis au service actif le 25 mai 1946

Le Bombardier quitte Lorient le 26 mai, fait escale à Casablanca du 30 mai au 2 juin avant de rallier Toulon le 6 juin 1946.

Il sort pour entrainement du 13 au 20 juin, faisant escale à La Seyne sur Mer du 21 au 25 juin avant de rallier Toulon le jour même. Il sort à nouveau  pour une école à feux du 28 juin au 6 juillet, date de son retour à Toulon. Il effectue sa première sortie avec le cuirassé Alsace et son compère Mousquet du 10 au 24 juillet 1946.

Du 18 au 26 octobre 1946, les torpilleurs Bombardier et Mousquet accompagnent le cuirassé Alsace qui transporte 400 gendarmes mobiles pour réprimer des émeutes à Philippeville.

Alors que le cuirassé Alsace est indisponible pour entretien à flot (28 octobre au 12 novembre), ses deux torpilleurs d’escadre sortent pour une école à feux du 2 au 8 novembre avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Ils participent ensuite aux essais (13 au 18 novembre) et à la remise en condition (19 au 30 novembre) du cuirassé Alsace, remise en condition qui se prolonge à Rufisque par une école à feux du 11 au 26 décembre, les trois navires étant ainsi absents de Toulon du 2 décembre 1946 au 2 janvier 1947.

Le Bombardier et le Mousquet participent ensuite du 15 au 21 mars 1947 à l’exercice franco-britannique Cordial Agreement, le pendant méditerranéen de l’exercice Entente Cordiale en escorte du cuirassé Alsace.

Les navires français et britanniques participent à une revue navale sur le lac de Bizerte le 22 mars, les deux torpilleurs d’escadre rentrant en compagnie de l’Alsace à Toulon le 24 mars 1947.

Le 10 mai 1947alors qu’il allait appareiller de Porto-Vecchio pour Bastia, l’Alsace est victime d’une avarie majeure de propulsion, l’immobilisant dans un port bien entendu pas outillé pour ce travail.

Le 15 mai, le cuirassé est pris en charge par le remorqueur de haute mer Centaure qui doit le remorquer à Bizerte pour réparations, le petit convoi étant escorté par les Mousquet et Bombardier.

L’Alsace étant indisponible pour travaux du 20 mai au 5 juin 1947, les deux torpilleurs d’escadre subissent une courte période de travaux à flot du 20 au 31 mai à Bizerte, sortant pour essais du 1er au 3 juin avant de participer aux essais (7 au 10 juin) et à la remise en condition (12 au 26 juin), le cuirassé rentrant à Toulon avant ses torpilleurs le 29 juin 1947. Le Bombardier et le Mousquet participent avec l’Alsace à un nouveau tour de Corse cette fois sans problèmes (12 juillet au 12 août), rentrant à Toulon le 14.

Les deux torpilleurs d’escadre sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 15 août au 5 septembre, sortant pour essais du 6 au 9 septembre puis pour remise en condition du 11 au 21 septembre. Ils participent ensuite aux essais (23 au 27 septembre)et à la remise en condition (28 septembre au 13 octobre) du cuirassé Alsace.

Le Mousquet et le Bombardier rentrés de Bizerte (où l’Alsace subit un petit carénage) le 22 janvier, quitte le port varois le 30 janvier 1948 pour un entrainement qui s’achève le 3 avril quand les deux torpilleurs rentrent à Toulon. Ils sortent à nouveau pour entrainement du 15 avril au 18 mai

Le 25 mai 1948,  le Bombardier et le Mousquet quittent Toulon pour rallier Bizerte trois jours plus tard afin de participer aux essais et à la remise en condition du cuirassé Alsace. Les trois navires sortent pour les essais (7 au 10 juin) et pour la remise en condition (12 au 26 juin), Le cuirassé et les deux torpilleurs d’escadre rentrant à Toulon le 29 juin 1948.

Le Bombardier comme le Mousquet vont accompagner le cuirassé pour différents exercices que ce soit une école à feux (6 au 16 juillet), un entrainement à la défense aérienne du 21 au 29 juillet puis à des manoeuvres aéronavales en compagnie du Joffre (4 au 20 août).

L’Alsace passe au régime de guerre le 21 août tout comme ses torpilleurs d’escadre, sortant pour amariner ses réservistes du 22 au 29 août, rentrant à Toulon le lendemain 30 août, restant à quai jusqu’au 5 septembre 1948 quand il appareille pour sa première sortie de guerre.

11-Torpilleurs d’escadre (50)

Le Mousquet

Un mousquet à mèche

Un mousquet à mèche

-Le Mousquet est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers du Havre (ACH) sis au Havre le 8 juin 1944 et lancé le 15 novembre 1945 pour une période d’armement à flot, l’admission au service actif étant prévu pour juin 1946.

Le Mousquet quitte son chantier constructeur le 4 janvier 1946, fait escale à Cherbourg du 5 au 8 janvier avant de rallier Lorient son  port d’armement pour des travaux complémentaires, sa mise au point technique, ses essais à la mer et sa mise en condition opérationnelle.

Le torpilleur d’escadre Mousquet est officiellement admis au service actif le 27 juin 1946.

Le lendemain 28 juin 1946, le Mousquet quitte Lorient, fait escale à Casablanca du 1er au 4 juillet avant de rallier Toulon le 8 juillet 1946 où il retrouve son compère Bombardier (en service depuis le mois de mai 1946) et leur protégé commun, le cuirassé Alsace.

La première sortie du Mousquet avec le cuirassé Alsace et son sister-ship Bombardier à lieu du 10 au 24 juillet pour la remise en condition du cuirassé qui venait de subir un petit carénage.

Du 18 au 26 octobre 1946, les torpilleurs Mousquet et Bombardier accompagnent le cuirassé Alsace qui transporte 400 gendarmes mobiles pour réprimer des émeutes à Philippeville.
Alors que le cuirassé Alsace est indisponible pour entretien à flot (28 octobre au 12 novembre), le Mousquet et le Bombardier sortent pour une école à feux du 2 au 8 novembre avant de rentrer à Toulon le lendemain 9 novembre.

Ils participent ensuite aux essais (13 au 18 novembre) et à la remise en condition (19 au 30 novembre) du cuirassé Alsace, remise en condition qui se prolonge à Rufisque par une école à feux du 11 au 26 décembre, les trois navires étant ainsi absents de Toulon du 2 décembre 1946 au 2 janvier 1947.

Le Mousquet et le Bombardier participent ensuite du 15 au 21 mars 1947 à l’exercice franco-britannique Cordial Agreement, le pendant méditerranéen de l’exercice Entente Cordiale en escorte du cuirassé Alsace. Les navires français et britanniques participent à une revue navale sur le lac de Bizerte le 22 mars, les deux torpilleurs d’escadre rentrant en compagnie de l’Alsace à Toulon le 24 mars 1947.

Le 15 mai 1947, le cuirassé est pris en charge par le remorqueur de haute mer Centaure qui doit le remorquer à Bizerte pour réparations, le petit convoi étant escorté par les Mousquet et Bombardier.

L’Alsace étant indisponible pour travaux du 20 mai au 5 juin 1947, les deux torpilleurs d’escadre subissent une courte période de travaux à flot du 20 au 31 mai à Bizerte, sortant pour essais du 1er au 3 juin avant de participer aux essais (7 au 10 juin) et pour remise en condition (12 au 26 juin), le cuirassé rentrant à Toulon avant ses torpilleurs le 29 juin 1947.

Le Mousquet et le Bombardier participent avec l’Alsace à un nouveau tour de Corse cette fois sans problèmes, faisant escale à l’Ile Rousse du 12 au 15 juillet, Calvi du 17 au 20 juillet, Cargèse du 21 au 23 juillet, Ajaccio du 25 au 27 juillet, Bonifacio du 28 au 30 juillet, Porto-Vecchio du 2 au 5 août, Bastia du 7 au 12 août avant de rentrer à Toulon le 14 août.

Le Mousquet et le Bombardier sont indisponibles pour entretien et  permissions de l’équipage du 15 août au 5 septembre, sortant pour essais du 6 au 9 septembre puis pour remise en condition du 11 au 21 septembre. Ils participent ensuite aux essais (23 au 27 septembre) puis à sa remise en condition (28 septembre au 13 octobre).

Le cuirassé Alsace étant en petit carénage du 20 janvier au 6 juin, les deux torpilleurs d’escadre qui l’escortent vont sortir seuls pour entrainement et pour leur carrière opérationnelle.

Le Mousquet et le Bombardier rentrés de Bizerte le 22 janvier, quitte le port varois le 30 janvier 1948, effectuant une école à feux du 30 janvier au 8 février qui est suivit d’un ravitaillement à Toulon le 9 février et d’un entrainement au combat antisurface du 10 au 25 février.

Après une escale à Nice du 26 février au 1er mars, les deux torpilleurs d’escadre  effectuent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 2 au 10 mars, sont en escale à Marseille du 11 au 15 mars avant un entrainement à la lutte ASM contre le sous-marin La Réunion du 16 au 24 mars, les trois navires mouillant aux salins d’Hyères du 25 mars au 2 avril avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Le Mousquet et le Bombardier sortent à nouveau pour entrainement à partir du 15 avril quand les deux torpilleurs d’escadre appareillent pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 15 au 23 avril.

Ils font escale à Bastia du 24 au 27 avril avant une école à feux au large du Cap Corse du 28 avril au 2 mai, le Mousquet et le Bombardier enchainant par une escale à Ajaccio du 3 au 6 mai et par un entrainement au combat antisurface du 7 au 17 mai avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Le 25 mai 1948,  le Mousquet et le Bombardier quittent Toulon pour rallier Bizerte le 28 mai afin de participer aux essais et à la remise en condition du cuirassé Alsace. Les trois navires sortent pour les essais (7 au 10 juin) et pour la remise en condition (12 au 26 juin), Le cuirassé et les deux torpilleurs d’escadre rentrant à Toulon le 29 juin 1948.

Le Mousquet comme le Bombardier vont accompagner le cuirassé pour différents exercices que ce soit une école à feux (6 au 16 juillet), un entrainement à la défense aérienne du 21 au 29 juillet puis à des manoeuvres aéronavales en compagnie du Joffre (4 au 20 août).

L’Alsace passe au régime de guerre le 21 août tout comme ses torpilleurs d’escadre, sortant pour amariner ses réservistes du 22 au 29 août, rentrant à Toulon le lendemain, restant à quai jusqu’au 5 septembre 1948 quand il appareille pour sa première sortie de guerre.

11-Torpilleurs d’escadre (48)

Le Hallebarde

Garde Suisse du Vatican armé d'une hallebarde

Garde Suisse du Vatican armé d’une hallebarde

-Le Hallebarde est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Provence (ACP) à Port de Bouc le 20 juin 1941 et lancé le 18 décembre 1942, retrouvant au quai d’armement son sister-ship Rapière. Les deux navires subissent leurs travaux en commun pour pouvoir être mis en service en même temps (été 1943).

Les deux torpilleurs quittent leur chantier constructeur le 4 avril 1943 pour rallier Toulon le lendemain 5 avril, complétant leur soutes et chargeant du matériel qui sera mis en place à Lorient, le port d’armement des deux torpilleurs.

Le Hallebarde et le Rapière quittent Toulon le 6 avril, font escale à Casablanca du 10 au 14 avril avant de rallier Lorient le 18 avril 1943 pour parfaire sa mise au point, réaliser ses essais officiels et sa mise en condition.

Le torpilleur d’escadre Hallebarde est officiellement admis au service actif le 30 juillet 1943 en même temps que le Rapière.

Le 2 août 1943, les torpilleurs d’escadre Rapière et Hallebarde quittent Lorient, font escale à Casablanca du 5 au 7 août avant de rallier Toulon le 10 août.

Ils sortent pour la première fois avec le cuirassé Clemenceau du 13 au 27 août lors des ultimes essais de navigation et de tir du troisième et dernier cuirassé de classe Richelieu.

Alors que le Clemenceau est au bassin du 2 au 17 février 1944 pour inspection et réparations à Dakar (après son échouage dans la Mar del Plata), les torpilleurs Hallebarde et Rapière sortent pour une école à feux du 5 au 13 février, rentrant à Dakar le lendemain 14 février avant de reprendre l’entrainement avec le cuirassé. Les trois navires son de retour à Toulon le 4 mai 1944.

Les torpilleurs d’escadre Hallebarde et Rapière sont indisponibles du 5 au 26 juin, sortant pour essais du 27 au 29 juin puis pour remise en condition du 30 juin au 6 juillet, participant ensuite aux essais (8 au 12 juillet) et à la remise en condition (14 au 30 juillet) du Clemenceau.

Alors que le Clemenceau est indisponible du 24 août au 12 septembre, les torpilleurs Hallebarde et Rapière sortent pour entrainement au combat antisurface du 26 août au 3 septembre, faisant escale à l’Ile Rousse du 4 au 8 septembre avant de rentrer à Toulon le lendemain 9 septembre 1944.

Le Clemenceau, victime d’une avarie mécanique est indisponible du 16 mai au 7 juin, laissant ses deux torpilleurs prendre la mer seuls pour entrainement du 18 mai au 5 juin avant de participer aux essais du cuirassé du 8 au 12 juin 1945.

Les deux torpilleurs d’escadre accompagnent le cuirassé dans une importante phase d’entrainement au Levant, manœuvrant avec l’aviso-colonial La Grandière _navire-amiral de la DNL_ du 9 au 31 juillet, les deux torpilleurs d’escadre et le cuirassé rentrant à Toulon le 18 août après des escales à Alexandrie et Bizerte.

L’Hallebarde et le Rapière sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 19 août au 4 septembre, sortant pour essais et entrainement du 8 au 21 septembre 1945 puis du 11 octobre au 27 novembre en compagnie de leur protégé, les trois navires rentrant à Toulon le 11 décembre 1945.

L’Hallebarde et le Rapière accompagnent le cuirassé Clemenceau dans un déploiement dans l’Océan Indien, quittant Toulon le 14 mars 1946, retrouvant le Colbert au sud de la Sardaigne. Les quatre navires venus de Toulon et de Brest sont déployés dans l’Océan Indien du 29 mars au 3 mai, le Clemenceau et ses torpilleurs d’escadre rentrant à Toulon le 13 mai 1946.

Les deux torpilleurs d’escadre protégeant le Clemenceau sont indisponibles du 17 mai au 7 juin, sortant pour essais du 8 au 10 juin et pour remise en condition du 11 au 30 juin.

Du 8 au 30 septembre  1946, l’Hallebarde participe avec le Clemenceau à la remise en condition du Richelieu mais reste à Toulon plutôt que d’accompagner le Richelieu et le Clemenceau pour un entrainement à Rufisque.

Après une ultime sortie d’entrainement du 2 au 9 octobre, le torpilleur d’escadre Hallebarde subit un grand carénage, étant échoué au bassin n°3 du Missiessy du 11 octobre au 15 novembre pour une remise en état complète et une modernisation de son électronique.

Après des essais à la mer du 20 au 23 novembre, il sort pour remise en condition du 24 novembre au 4 décembre dans le cadre d’un exercice de combat antisurface avec le Rapière et le Clemenceau.

Le Clemenceau étant en grand carénage du 12 février au 17 novembre 1947, ses deux torpilleurs vont se retrouver seuls à Toulon, sans navires à protéger ce qui ne va pas les empêcher de sortir pour entrainement et pour différentes missions.

L’Hallebarde et le Rapière quittent Toulon le 15 février pour une mission de présence au Levant. Ils font escale à Bizerte du 18 au 20 février puis rallient Beyrouth, leur nouveau port d’attache le 24 février 1947.

Les deux torpilleurs de classe Intrépide vont effectuer une série de patrouilles au large des côtes du mandat syrien et du mandat libanais où règne une situation tendue, les élites  indigènes réclamant l’indépendance promise pour 1943. En alternance avec son compère, le torpilleur d’escadre Hallebarde va effectuer des patrouilles au large des côtes libanaises et syriennes.

Ces patrouilles sont destinés à surveiller les régions littorales et à empêcher un potentiel ravitaillement en armes des insoumis, les services secrets français ayant intercepté une cargaison d’armes italiennes à Rhodes.

Il effectue une première patrouille du 5 au 11 mars, une seconde du 19 au 26 mars, une troisième patrouille du 3 au 11 avril, une quatrième du 20 au 27 avril, une cinquième du 5 au 12 mai, une sixième du 21 au 28 mai et une septième et dernière patrouille du 5 au 12 juin. A plusieurs reprises, le torpilleur d’escadre tire contre terre avec ses canons de 130mm pour dégager des postes et des patrouilles attaquées par des «éléments insoumis».

Après une ultime escale à Beyrouth du 13 au 17 juin , le torpilleur d’escadre Hallebarde quitte le Levant avec son compère Rapière le lendemain, faisant escale à Haïfa du 19 au 22 juin, à Alexandrie du 23 au 26 juin, à Tunis du 29 juin au 2 juillet avant de rallier Toulon le 5 juillet 1947.

L’Hallebarde et le Rapière sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 6 au 27 juillet, sortant pour essais du 28 au 31 juillet et pour remise en condition du 2 au 16 août 1947, les deux torpilleurs d’escadre rentrant à Toulon le lendemain.

Les deux torpilleurs d’escadre sortent pour entrainement du 25 août au 13 octobre puis du 19 octobre au 3 novembre, faisant escale à Nice du 4 au 9 novembre avant de rentrer à Toulon le 11.

Les deux torpilleurs d’escadre sortent pour les essais du cuirassé Clemenceau du 18 au 27 novembre puis pour sa remise en condition opérationnelle du 30 novembre au 12 décembre, les trois navires mouillant aux salins d’Hyères du 13 au 20 décembre avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Le 16 mai 1948, les torpilleurs d’escadre Hallebarde et Rapière appareillent de Toulon en accompagnement du cuirassé Clemenceau pour une croisière de présence en Méditerranée orientale croisière marquée par une escale à Iskenderun du 21 au 25 mai, à Lattaquié du 27 mai au 2 juin, Beyrouth du 3 au 7 juin, Haïfa du 9 au 12 juin, Alexandrie du 14 au 17 juin, Bizerte du 20 au 24 juin avant de rentrer à Toulon le 28 juin 1948.

Les deux escorteurs du Clemenceau sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 29 juin au 19 juillet, sortant pour essais du 20 au 23 juillet et pour remise en condition du 25 juillet au 8 août, à chaque fois en compagnie du Clemenceau.

Rentrés à Toulon le 9 août 1948, le Clemenceau et ses deux torpilleurs d’escorte passent au régime de guerre le 15 août puis sortent pour entrainement du 16 au 23 août puis du 26 août au 2 septembre, étant à quai aux appontements du Milhaud un certain 5 septembre 1948.

11-Torpilleurs d’escadre (47)

Le Rapière

Une Rapière

Une Rapière

-Le Rapière est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Provence (ACP) sis à Port de Bouc le 12 juin 1941 et lancé le 4 décembre 1942 pour une période d’achèvement à flot.

Le 18 décembre 1942, son sister-ship Hallebarde est lancé et le rejoint au quai d’armement. Les deux navires subissent leurs travaux en commun pour pouvoir être mis en service en même temps (été 1943).

Les deux torpilleurs quittent leur chantier constructeur le 4 avril 1943 pour rallier Toulon le lendemain 5 avril, complétant leur soutes et chargeant du matériel qui sera mis en place à Lorient, le port d’armement des deux torpilleurs.

Le Rapière et le Hallebarde quittent Toulon le 6 avril, font escale à Casablanca du 10 au 14 avril avant de rallier Lorient le 18 avril 1943 pour parfaire sa mise au point, réaliser ses essais officiels et sa mise en condition.

Le torpilleur d’escadre Rapière est officiellement admis au service actif le 30 juillet 1943 en même temps que le Hallebarde.

Le 2 août 1943, les torpilleurs d’escadre Rapière et Hallebarde quittent Lorient, font escale à Casablanca du 5 au 7 août avant de rallier Toulon le 10 août. Ils sortent pour la première fois avec le cuirassé Clemenceau du 13 au 27 août lors des ultimes essais de navigation et de tir du troisième et dernier cuirassé de classe Richelieu.

Alors que le Clemenceau est au bassin du 2 au 17 février 1944 pour inspection et réparations à Dakar, les torpilleurs Rapière et Hallebarde sortent pour une école à feux du 5 au 13 février, rentrant à Dakar le lendemain 14 février avant de reprendre l’entrainement avec le cuirassé. Les trois navires son de retour à Toulon le 4 mai 1944.

Après une période d’entretien à flot du 5 mai au 7 juin, le Clemenceau sort pour essais du 8 au 12 juin avant remise en condition avec ses torpilleurs d’escadre du 14 au 30 juin 1944.

Le Clemenceau, victime d’une avarie mécanique est indisponible du 16 mai au 7 juin, laissant les torpilleurs Rapière et Hallebarde sortirent seuls pour une école à feux du 18 au 25 mai puis pour un entrainement au combat antisurface du 27 mai au 5 juin, rentrant le lendemain à Toulon. Ils sortent ensuite pour les essais  Clemenceau du 8 au 12 juin 1945.

Les deux torpilleurs d’escadre accompagnent le cuirassé dans une importante phase d’entrainement au Levant, manoeuvrant avec l’aviso-colonial La Grandière _navire-amiral de la DNL_ du 9 au 31 juillet, les deux torpilleurs d’escadre et le cuirassé rentrant à Toulon le 18 août après des escales à Alexandrie et Bizerte.

Le Rapière et l’Hallebarde sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 19 août au 4 septembre, sortant pour essais et entrainement du 8 au 21 septembre 1945 en compagnie de leur protégé puis du 11 octobre au 27 novembre, rentrant à Toulon le 11 décembre 1945.

Le Rapière et l’Hallebarde accompagnent le cuirassé Clemenceau dans un déploiement dans l’Océan Indien, quittant Toulon le 14 mars 1946, retrouvant le Colbert au sud de la Sardaigne. Les quatre navires venus de Toulon et de Brest sont déployés dans l’Océan Indien du 29 mars au 3 mai, le Clemenceau et ses torpilleurs d’escadre rentrant à Toulon le 13 mai 1946.

Les deux torpilleurs d’escadre protégeant le Clemenceau sont indisponibles du 17 mai au 7 juin, sortant pour essais du 8 au 10 juin et pour remise en condition du 11 au 30 juin 1946.

Le torpilleur d’escadre Rapière subit à l’automne son premier grand carénage, étant échoué au bassin n°3 du Missiessy du 6 septembre au 10 octobre 1946 pour un remise en état complète et une modernisation de l’électronique, le Rapière ayant possédé une DCA moderne dès son admission au service actif.

Armé pour essais le 17 octobre, il est à la mer pour ses essais post-carénage du 18 au 21 octobre puis pour remise en condition du 23 octobre au 6 novembre, rentrant à Toulon le lendemain.

Lors d’un exercice au combat antisurface du 24 novembre au 4 décembre, le Rapière et le Clemenceau effectuent la remise en condition du torpilleur d’escadre Hallebarde qui venait à son tour de subir un grand carénage.

Le Clemenceau étant en grand carénage du 12 février au 17 novembre 1947, les torpilleurs Rapière et Hallebarde vont se retrouver seuls à Toulon, sans navires à protéger ce qui ne va pas les empêcher de sortir pour entrainement et pour différentes missions.

Le 15 février 1947, les torpilleurs d’escadre Rapière et Hallebarde quittent Toulon pour une mission de présence au Levant. Ils font escale à Bizerte du 18 au 20 février puis rallient Beyrouth, leur nouveau port d’attache le 24 février 1947.

Les deux torpilleurs de classe Intrépide vont effectuer une série de patrouilles au large des côtes du mandat syrien et du mandat libanais où règne une situation tendue, les élites  indigènes réclamant l’indépendance promise pour 1943.

Le Rapière effectue une première patrouille du 26 février au 4 mars, une seconde du 12 au 18 mars, une troisième du 27 mars au 2 avril, une quatrième du 12 au 19 avril, une cinquième du 28 avril au 4 mai, une sixième du 13 au 20 mai et une septième du 29 mai au 4 juin. A plusieurs reprises, le torpilleur d’escadre tire contre terre avec ses canons de 130mm pour dégager des postes et des patrouilles attaquées par des «éléments insoumis».

Après une ultime escale à Beyrouth du 13 au 17 juin en compagnie de son sister-ship Hallebarde, le torpilleur d’escadre Rapière quitte le Levant avec son compère le lendemain 18 juin, faisant escale à Haïfa du 19 au 22 juin, à Alexandrie du 23 au 26 juin, à Tunis du 29 juin au 2 juillet avant de rallier Toulon le 5 juillet 1947.

Le Rapière et l’Hallebarde sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 6 au 27 juillet, sortant pour essais du 28 au 31 juillet et pour remise en condition du 2 au 16 août 1947, les deux torpilleurs d’escadre rentrant à Toulon le lendemain 17 août.

Le 25 août, les torpilleurs d’escadre Rapière et Hallebarde reprennent la mer pour entrainement, effectuant une école à feux du 25 août au 2 septembre, se ravitaillant à Toulon le 3 septembre avant un entrainement au combat antisurface du 4 au 12 septembre, une escale à Bastia du 13 au 17 septembre et un entrainement à la défense aérienne à la mer du 18 au 27 septembre.

Après une escale à Bonifacio du 28 septembre au 2 octobre, le Rapière et l’Hallebarde effectuent un entrainement ASM contre le sous-marin Aurore  du 3 au 12 octobre, les trois navires ralliant Toulon le lendemain.

Le Rapière et l’Hallebarde sortent à nouveau pour entrainement, effectuant une école à feux du 19 au 26 octobre puis un entrainement à la défense aérienne à la mer du 28 octobre au 3 novembre, faisant escale à Nice du 4 au 9 novembre avant de rentrer à Toulon le 11.

Les deux torpilleurs d’escadre sortent pour les essais du cuirassé Clemenceau du 18 au 27 novembre puis pour sa remise en condition opérationnelle du 30 novembre au 12 décembre, les trois navires mouillant aux salins d’Hyères du 13 au 20 décembre avant de rentrer à Toulon le 21.

Le 16 mai 1948, les torpilleurs d’escadre Rapière et Hallebarde accompagnent le cuirassé Clemenceau dans une croisière de présence en Méditerranée orientale croisière marquée par une escale à Iskenderun du 21 au 25 mai, à Lattaquié du 27 mai au 2 juin, Beyrouth du 3 au 7 juin, Haïfa du 9 au 12 juin, Alexandrie du 14 au 17 juin, Bizerte du 20 au 24 juin avant de rentrer à Toulon le 28.

Le Rapière et l’Hallebarde sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 29 juin au 19 juillet, sortant pour essais du 20 au 23 juillet et pour remise en condition du 25 juillet au 8 août, à chaque fois en compagnie du Clemenceau.

Rentrés à Toulon le 9 août 1948, le Clemenceau et ses deux torpilleurs d’escorte passent au régime de guerre le 15 août puis sortent pour entrainement du 16 au 23 août puis du 26 août au 2 septembre, étant à quai aux appontements du Milhaud un certain 5 septembre 1948.

11-Torpilleurs d’escadre (45)

Le Lancier

Lanciers polonais de la garde impériale

Lanciers polonais de la garde impériale

-Le Lancier est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Provence (ACP) sis à Port de Bouc le 15 mars 1941 et lancé le 4 septembre 1942 pour une période d’armement à flot.

Il quitte son chantier constructeur le 5 janvier 1943, charge du carburant et du matériel à Toulon les 6 et 7 janvier, quittant le Var le 8 janvier, faisant escale à Casablanca du 11 au 15 janvier avant de rallier Lorient le 19 janvier 1943.

Le torpilleur d’escadre Lancier est officiellement admis au service actif le 4 juin 1943

Le Lancier sort pour la première fois avec son compère l’Inconstant et son protégé du 4 au 7 juillet pour une opération de «relations publiques», l’escale du porte-avions à Port-Vendres pour signer la charte de parrainage du porte-avions par la ville de Rivesaltes, ville natale du maréchal Joffre.

Le Lancier et l’Inconstant sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 9 au 30 juillet, sortant pour essais les 31 juillet et 1er août avant remise en condition du 3 au 12 août, les deux navires rentrant à Toulon le lendemain 13 août 1943.

A noter que durant cette immobilisation, la DCA à été modernisée, DCA désormais composée _outre son artillerie de 130mm à double-usage_ de six canons de 37mm Schneider modèle 1941 en trois affûts doubles modèle 1943 et de deux canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40.

Le Lancier et l’Inconstant participent ensuite aux essais (20 au 23 août) et à la remise en condition du Joffre (du 25 août au 8 septembre), les trois navires faisant escale à Nice du 9 au 13 septembre et à Bastia du 14 au 20 septembre avant de rentrer à Toulon le 21 septembre.

Alors que le Joffre est indisponible pour entretien à flot, le Lancier et l’Inconstant sortent pour entrainement du 21 novembre au 2 décembre avant d’enchainer par les essais (3 au 9 décembre) et la remise en condition (11 au 18 décembre et 20 au 27 décembre) du Joffre, les trois navires  rentrant à Toulon le lendemain.

Le Joffre subit son premier grand carénage du 17 avril 1944 au 15 janvier 1945, laissant les deux torpilleurs seuls, sans navire à protéger. Ils sortent ainsi pour entrainement du 22 avril au 13 juin, rentrant à Toulon le 20 juin après une escale à Calvi du 14 au 19.

Le Lancier sort pour une école à feux du 25 juin au 2 juillet puis pour un entrainement au combat antisurface du 4 au 11 juillet, rentrant le lendemain 12 juillet à Toulon.

Il est ensuite indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 13 juillet au 3 août, sortant pour essais (4 au 7 août) et pour remise en condition (9 au 23 août) en compagnie de l’Inconstant, les deux navires faisant escale à Alger du 24 au 27 août, à Tunis du 29 août au 2 septembre, à Bastia du 4 au 7 septembre avant de rentrer à Toulon le 8.

Les deux torpilleurs d’escadre sortent pour un entrainement commun du 15 septembre au 2 novembre, mouillant à Villefranche (en compagnie du sous-marin Pallas) du 3 au 9 novembre avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Après une période d’entretien à flot du 11 au 30 novembre, les deux torpilleurs d’escadre sortent pour essais du 1er au 4 décembre puis pour remise en condition du 6 au 21 décembre, les deux torpilleurs rentrant à Toulon le 22 décembre, restant à quai jusqu’à la fin de l’année civile.

Après une sortie d’entrainement du 5 au 12 janvier, le Lancier et l’Inconstant sortent pour les essais (17 au 23 janvier) et pour remise en condition du groupe aérien du Joffre (27 janvier au 25 février).

Les deux escorteurs du Joffre sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 15 juillet au 4 août, sortant pour essais et remise en condition du 5 au 9 août avant de participer aux essais du Joffre du 11 au 17 août puis de reprendre une activité opérationnelle, notamment une phase d’entrainement du 18 août au 29 septembre 1945.

Alors que le Joffre est entretien à flot du 30 septembre au 12 octobre 1945, le Lancier et l’Inconstant  sortent pour une école à feux du 3 au 9 octobre, rentrant le lendemain  à Toulon avant de participer aux essais (13 au 18 octobre) et à la remise en condition (19 octobre au 3 novembre) du Joffre.

Alors que l’Inconstant est immobilisé pour grand carénage, le Lancier sort pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 1er au 10 mars, faisant escale à Sète du 11 au 15 mars avant une école à feux du 16 au 23 mars, le torpilleur mouillant aux salins d’Hyères du 24 au 28 mars avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Le Lancier est échoué au bassin Vauban (n°6) du 31 mars au 27 avril 1946 pour remise en état complète et modernisation avec une augmentation de son électronique embarqué et surtout de sa DCA qui passe à dix canons de 37mm Schneider modèle 1941 en cinq affûts doubles modèle 1943.

Armé pour essais le 3 mai, le Lancier réalise ses essais post-carénage du 4 au 7 mai puis participe _toujours en compagnie de l’Inconstant_ aux essais (10 au 15 mai) et à la remise en condition (17 au 27 mai) du Joffre.

Le Lancier et l’Inconstant sont indisponibles pour permissions de l’équipage du 20 août au 9 septembre, sortant pour essais du 10 au 13 septembre puis pour remise en condition du 15 au 29 septembre, les deux torpilleurs rentrant à Toulon le lendemain.

Alors que le Joffre est en petit carénage jusqu’au 12 décembre 1946, les torpilleurs d’escadre qui l’escortent habituellement vont protéger le cuirassé Provence en remplacement du Mameluk et du Casque qui vont eux aussi être en grand carénage, le Lancier et l’Inconstant assurant cette mission du 2 octobre au 10 décembre 1946.

Le Lancier et l’Inconstant participent ensuite aux essais du Joffre du 12 au 17 décembre 1946 puis à la remise en condition de son groupe aérien en compagnie du Provence et ce du 18 décembre au 12 janvier, la petite escadre faisant escale à Bastia du 13 au 16 janvier avant de rentrer à Toulon le surlendemain 18 janvier 1947.

Du 16 au 21 mars, le Lancier et l’Inconstant accompagnent le porte-avions Joffre pour un exercice franco-anglais au large de Malte, les navires français et anglais étaient passés en revue par le résident général de Tunisie le 22 mars à Bizerte avant que le porte-avions et ses torpilleurs d’escorte ne rentrent à Toulon le 24 mars 1947.

Les deux torpilleurs d’escadre sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 8 au 29 juin, sortant pour essais du 30 juin au 2 juillet puis pour remise en condition du 4 au 12 juillet, rentrant à Toulon le lendemain 13 juillet. Ils participent ensuite à la remise en condition du Joffre du 20 juillet au 14 août, rentrant à Toulon le 21 août après une escale à tunis du 15 au 19.

Du 4 janvier au 20 février 1948, le Joffre est immobilisé pour petit carénage à l’Arsenal de Sidi-Abdallah. Le Lancier et l’Inconstant l’accompagnent jusqu’en Tunisie et vont s’entrainer depuis Bizerte, sortant du 21 janvier 18 février, ralliant Bizerte le 19 février 1948.
Les deux torpilleurs d’escadre sortent pour les essais et la pour remise en condition du porte-avions Joffre du 25 février au 8 mars 1948. Du 15 au 26 mars, les torpilleurs Lancier et l’Inconstant escortent le Joffre dans le cadre d’un exercice franco-britannique au large de Malte. La force S rentre à Toulon le 30 mars 1948.

Le Lancier comme l’Inconstant sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 20 mai au 9 juin, sortant pour essais du 10 au 12 juin avant de participer aux essais et à la remise en condition du porte-avions du 13 juin au 4 juillet. Ils continuent à accompagner le porte-avions Joffre jusqu’en septembre 1948 pour un entrainement de plus en plus intense tant la guerre semblait chaque jour plus proche.