11-Torpilleurs d’escadre (51)

Le Bombardier

une bombarde, arme d'artillerie primitive servie par des bombardiers

une bombarde, arme d’artillerie primitive servie par des bombardiers

-Le Bombardier est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers du Havre (ACH) sis au Havre le 4 mars 1944 et lancé le 27 août 1945 avant de connaître une période d’armement à flot.

Le 17 décembre 1945, le Bombardier quitte son chantier constructeur, fait escale à Cherbourg du 18 au 21 décembre avant de rallier  Lorient son  port d’armement pour des travaux complémentaires, sa mise au point technique, ses essais à la mer et sa mise en condition opérationnelle.

Le torpilleur d’escadre Bombardier est officiellement admis au service actif le 25 mai 1946

Le Bombardier quitte Lorient le 26 mai, fait escale à Casablanca du 30 mai au 2 juin avant de rallier Toulon le 6 juin 1946.

Il sort pour entrainement du 13 au 20 juin, faisant escale à La Seyne sur Mer du 21 au 25 juin avant de rallier Toulon le jour même. Il sort à nouveau  pour une école à feux du 28 juin au 6 juillet, date de son retour à Toulon. Il effectue sa première sortie avec le cuirassé Alsace et son compère Mousquet du 10 au 24 juillet 1946.

Du 18 au 26 octobre 1946, les torpilleurs Bombardier et Mousquet accompagnent le cuirassé Alsace qui transporte 400 gendarmes mobiles pour réprimer des émeutes à Philippeville.

Alors que le cuirassé Alsace est indisponible pour entretien à flot (28 octobre au 12 novembre), ses deux torpilleurs d’escadre sortent pour une école à feux du 2 au 8 novembre avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Ils participent ensuite aux essais (13 au 18 novembre) et à la remise en condition (19 au 30 novembre) du cuirassé Alsace, remise en condition qui se prolonge à Rufisque par une école à feux du 11 au 26 décembre, les trois navires étant ainsi absents de Toulon du 2 décembre 1946 au 2 janvier 1947.

Le Bombardier et le Mousquet participent ensuite du 15 au 21 mars 1947 à l’exercice franco-britannique Cordial Agreement, le pendant méditerranéen de l’exercice Entente Cordiale en escorte du cuirassé Alsace.

Les navires français et britanniques participent à une revue navale sur le lac de Bizerte le 22 mars, les deux torpilleurs d’escadre rentrant en compagnie de l’Alsace à Toulon le 24 mars 1947.

Le 10 mai 1947alors qu’il allait appareiller de Porto-Vecchio pour Bastia, l’Alsace est victime d’une avarie majeure de propulsion, l’immobilisant dans un port bien entendu pas outillé pour ce travail.

Le 15 mai, le cuirassé est pris en charge par le remorqueur de haute mer Centaure qui doit le remorquer à Bizerte pour réparations, le petit convoi étant escorté par les Mousquet et Bombardier.

L’Alsace étant indisponible pour travaux du 20 mai au 5 juin 1947, les deux torpilleurs d’escadre subissent une courte période de travaux à flot du 20 au 31 mai à Bizerte, sortant pour essais du 1er au 3 juin avant de participer aux essais (7 au 10 juin) et à la remise en condition (12 au 26 juin), le cuirassé rentrant à Toulon avant ses torpilleurs le 29 juin 1947. Le Bombardier et le Mousquet participent avec l’Alsace à un nouveau tour de Corse cette fois sans problèmes (12 juillet au 12 août), rentrant à Toulon le 14.

Les deux torpilleurs d’escadre sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 15 août au 5 septembre, sortant pour essais du 6 au 9 septembre puis pour remise en condition du 11 au 21 septembre. Ils participent ensuite aux essais (23 au 27 septembre)et à la remise en condition (28 septembre au 13 octobre) du cuirassé Alsace.

Le Mousquet et le Bombardier rentrés de Bizerte (où l’Alsace subit un petit carénage) le 22 janvier, quitte le port varois le 30 janvier 1948 pour un entrainement qui s’achève le 3 avril quand les deux torpilleurs rentrent à Toulon. Ils sortent à nouveau pour entrainement du 15 avril au 18 mai

Le 25 mai 1948,  le Bombardier et le Mousquet quittent Toulon pour rallier Bizerte trois jours plus tard afin de participer aux essais et à la remise en condition du cuirassé Alsace. Les trois navires sortent pour les essais (7 au 10 juin) et pour la remise en condition (12 au 26 juin), Le cuirassé et les deux torpilleurs d’escadre rentrant à Toulon le 29 juin 1948.

Le Bombardier comme le Mousquet vont accompagner le cuirassé pour différents exercices que ce soit une école à feux (6 au 16 juillet), un entrainement à la défense aérienne du 21 au 29 juillet puis à des manoeuvres aéronavales en compagnie du Joffre (4 au 20 août).

L’Alsace passe au régime de guerre le 21 août tout comme ses torpilleurs d’escadre, sortant pour amariner ses réservistes du 22 au 29 août, rentrant à Toulon le lendemain 30 août, restant à quai jusqu’au 5 septembre 1948 quand il appareille pour sa première sortie de guerre.

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11-Torpilleurs d’escadre (50)

Le Mousquet

Un mousquet à mèche

Un mousquet à mèche

-Le Mousquet est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers du Havre (ACH) sis au Havre le 8 juin 1944 et lancé le 15 novembre 1945 pour une période d’armement à flot, l’admission au service actif étant prévu pour juin 1946.

Le Mousquet quitte son chantier constructeur le 4 janvier 1946, fait escale à Cherbourg du 5 au 8 janvier avant de rallier Lorient son  port d’armement pour des travaux complémentaires, sa mise au point technique, ses essais à la mer et sa mise en condition opérationnelle.

Le torpilleur d’escadre Mousquet est officiellement admis au service actif le 27 juin 1946.

Le lendemain 28 juin 1946, le Mousquet quitte Lorient, fait escale à Casablanca du 1er au 4 juillet avant de rallier Toulon le 8 juillet 1946 où il retrouve son compère Bombardier (en service depuis le mois de mai 1946) et leur protégé commun, le cuirassé Alsace.

La première sortie du Mousquet avec le cuirassé Alsace et son sister-ship Bombardier à lieu du 10 au 24 juillet pour la remise en condition du cuirassé qui venait de subir un petit carénage.

Du 18 au 26 octobre 1946, les torpilleurs Mousquet et Bombardier accompagnent le cuirassé Alsace qui transporte 400 gendarmes mobiles pour réprimer des émeutes à Philippeville.
Alors que le cuirassé Alsace est indisponible pour entretien à flot (28 octobre au 12 novembre), le Mousquet et le Bombardier sortent pour une école à feux du 2 au 8 novembre avant de rentrer à Toulon le lendemain 9 novembre.

Ils participent ensuite aux essais (13 au 18 novembre) et à la remise en condition (19 au 30 novembre) du cuirassé Alsace, remise en condition qui se prolonge à Rufisque par une école à feux du 11 au 26 décembre, les trois navires étant ainsi absents de Toulon du 2 décembre 1946 au 2 janvier 1947.

Le Mousquet et le Bombardier participent ensuite du 15 au 21 mars 1947 à l’exercice franco-britannique Cordial Agreement, le pendant méditerranéen de l’exercice Entente Cordiale en escorte du cuirassé Alsace. Les navires français et britanniques participent à une revue navale sur le lac de Bizerte le 22 mars, les deux torpilleurs d’escadre rentrant en compagnie de l’Alsace à Toulon le 24 mars 1947.

Le 15 mai 1947, le cuirassé est pris en charge par le remorqueur de haute mer Centaure qui doit le remorquer à Bizerte pour réparations, le petit convoi étant escorté par les Mousquet et Bombardier.

L’Alsace étant indisponible pour travaux du 20 mai au 5 juin 1947, les deux torpilleurs d’escadre subissent une courte période de travaux à flot du 20 au 31 mai à Bizerte, sortant pour essais du 1er au 3 juin avant de participer aux essais (7 au 10 juin) et pour remise en condition (12 au 26 juin), le cuirassé rentrant à Toulon avant ses torpilleurs le 29 juin 1947.

Le Mousquet et le Bombardier participent avec l’Alsace à un nouveau tour de Corse cette fois sans problèmes, faisant escale à l’Ile Rousse du 12 au 15 juillet, Calvi du 17 au 20 juillet, Cargèse du 21 au 23 juillet, Ajaccio du 25 au 27 juillet, Bonifacio du 28 au 30 juillet, Porto-Vecchio du 2 au 5 août, Bastia du 7 au 12 août avant de rentrer à Toulon le 14 août.

Le Mousquet et le Bombardier sont indisponibles pour entretien et  permissions de l’équipage du 15 août au 5 septembre, sortant pour essais du 6 au 9 septembre puis pour remise en condition du 11 au 21 septembre. Ils participent ensuite aux essais (23 au 27 septembre) puis à sa remise en condition (28 septembre au 13 octobre).

Le cuirassé Alsace étant en petit carénage du 20 janvier au 6 juin, les deux torpilleurs d’escadre qui l’escortent vont sortir seuls pour entrainement et pour leur carrière opérationnelle.

Le Mousquet et le Bombardier rentrés de Bizerte le 22 janvier, quitte le port varois le 30 janvier 1948, effectuant une école à feux du 30 janvier au 8 février qui est suivit d’un ravitaillement à Toulon le 9 février et d’un entrainement au combat antisurface du 10 au 25 février.

Après une escale à Nice du 26 février au 1er mars, les deux torpilleurs d’escadre  effectuent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 2 au 10 mars, sont en escale à Marseille du 11 au 15 mars avant un entrainement à la lutte ASM contre le sous-marin La Réunion du 16 au 24 mars, les trois navires mouillant aux salins d’Hyères du 25 mars au 2 avril avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Le Mousquet et le Bombardier sortent à nouveau pour entrainement à partir du 15 avril quand les deux torpilleurs d’escadre appareillent pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 15 au 23 avril.

Ils font escale à Bastia du 24 au 27 avril avant une école à feux au large du Cap Corse du 28 avril au 2 mai, le Mousquet et le Bombardier enchainant par une escale à Ajaccio du 3 au 6 mai et par un entrainement au combat antisurface du 7 au 17 mai avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Le 25 mai 1948,  le Mousquet et le Bombardier quittent Toulon pour rallier Bizerte le 28 mai afin de participer aux essais et à la remise en condition du cuirassé Alsace. Les trois navires sortent pour les essais (7 au 10 juin) et pour la remise en condition (12 au 26 juin), Le cuirassé et les deux torpilleurs d’escadre rentrant à Toulon le 29 juin 1948.

Le Mousquet comme le Bombardier vont accompagner le cuirassé pour différents exercices que ce soit une école à feux (6 au 16 juillet), un entrainement à la défense aérienne du 21 au 29 juillet puis à des manoeuvres aéronavales en compagnie du Joffre (4 au 20 août).

L’Alsace passe au régime de guerre le 21 août tout comme ses torpilleurs d’escadre, sortant pour amariner ses réservistes du 22 au 29 août, rentrant à Toulon le lendemain, restant à quai jusqu’au 5 septembre 1948 quand il appareille pour sa première sortie de guerre.

11-Torpilleurs d’escadre (32)

Le Casque

Le torpilleur d'escadre Le Casque

Le torpilleur d’escadre Le Casque

-Le Casque est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) de La Seyne sur Mer le 30 novembre 1936 et lancé le 2 novembre 1938 avant de subir une période d’achèvement à flot jusqu’au 15 mars 1940 quand il traverse la rade pour rejoindre Toulon et se ravitailler en carburant.

Le 18 mars 1940, le torpilleur d’escadre quitte Toulon, fait escale à Casablanca du 21 au 25 mars avant de rallier Lorient, son port d’armement où il arrive le 28 mars 1940. Il y est rejoint le 24 mai 1940 par son compère Mameluk venu de Nantes.

Le torpilleur d’escadre Casque est officiellement admis au service actif le 23 novembre  1940.

Le 9 décembre 1940, le Casque et le Mameluk quitte Lorient pour rallier leur port d’affectation en l’occurence Toulon. Ils font escale à Casablanca du 13 au 16 décembre avant de rallier Toulon le 19 décembre 1940.

Intégré au groupement de ligne de la 2ème Escadre, ils vont assurer la protection antisurface, antiaérienne et anti-sous-marine du vénérable cuirassé Provence, l’un des deux navires formant la 5ème DL avec son sister-ship Lorraine.

Les torpilleurs Casque et Mameluk sortent pour la première fois avec leur protégé du 26 décembre 1940 au 2 janvier 1941, une sortie d’entrainement de base qui est suivie d’une escale à La Ciotat du 3 au 7 janvier, les trois navires rentrant le lendemain 8 janvier 1941 à Toulon.

Les deux torpilleurs d’escadre vont donc suivre comme leur ombre le cuirassé, étant par exemple indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 2 au 23 juin 1941, sortant avec le Provence pour remise en condition mais également pour la revue navale du 14 juillet 1941 en rade des Vignettes.

Le Provence étant indisponible suite à une avarie du 21 mars au 12 avril 1942, les torpilleurs d’escadre Casque et Mameluk  sortent seuls pour entrainement, effectuant une école à feux du 22 mars au 10 avril, date à laquelle les deux navires rentrent à Toulon.

Du 13 au 16 avril, Le Casque et le Mameluk participent aux essais du cuirassé Provence puis enchainent par la remise en condition opérationnelle du 18 avril au 4 mai, , le cuirassé et les deux torpilleurs faisant escale à Menton du 5 au 8 mai et à Calvi du 9 au 14 mai, rentrant le lendemain à Toulon.

Les deux torpilleurs d’escadre et leur protégé sont indisponibles pour entretien (avec une modernisation de la DCA) et permissions de l’équipage du 13 juin au 4 juillet, sortant pour essais du 5 au 8 juillet puis pour remise en condition du 9 au 25 juillet, les trois navires faisant escale à Marseille du 26 au 30 juillet avant de rentrer le lendemain à Toulon.

Le 12 septembre 1942, la 5ème DL est dissoute, le cuirassé Provence devant rallier Brest pour être reconstruit et transformé en escorteur de porte-avions. Le vénérable cuirassé quitte Toulon le 13 septembre en compagnie de ses deux torpilleurs d’escorte, les trois navires faisant escale à Casablanca du 17 au 20 septembre avant de rallier Brest le 24 septembre 1942.

Alors que Le Provence est en plein travaux, le Casque et le Mameluk sortent pour entrainement du 1er au 28 octobre puis à nouveau du 5 novembre au 7 décembre, les deux torpilleurs faisant escale à Quimper du 8 au 12 décembre avant de rallier Brest le lendemain  et de rester au port jusqu’à la fin de l’année civile.

Alors que le Mameluk est à Cherbourg pour subir son premier grand carénage, le Casque sort pour entrainement à partir du 7 janvier, effectuant une école à feux du 7 au 17 janvier, faisant escale à Lorient du 18 au 21 janvier avant un entrainement au combat antisurface du 22 au 30 janvier, une escale à Saint-Nazaire du 31 janvier au 3 février avant de rallier Brest le lendemain.

Le 7 février 1943, le Casque quitte Brest pour rallier Cherbourg le lendemain 8 février. Il débarque ses munitions et vidange ses soutes avant d’être échoué au bassin du 9 février au 15 mars 1943 pour remise en état complète et modernisation de l’électronique.

Armé pour essais le 2 avril 1943, le Casque sort pour essais du 3 au 7 avril et pour remise en condition du 9 au 24 avril à chaque fois en compagnie du Mameluk, les deux torpilleurs d’escadre font escale au Havre du 25 au 28 avril, à Rouen du 29 avril au 2 mai, à Dunkerque du 4 au 8 mai, à Cherbourg du 9 au 12 mai avant de rallier à Brest le 13 mai 1943.

Le 21 mai 1943, les torpilleurs d’escadre Mameluk et Casque quittent Brest pour entrainement jusqu’au 24 juin 1943, date à laquelle les deux torpilleurs d’escadre rentrent à Brest.

Le Casque sort pour une école à feux du 2 au 9 juillet, faisant escale à La Pallice du 10 au 13 juillet avant de rallier Brest le lendemain.

Il est ensuite indisponible du 16 juillet au 6 août, sortant pour essais (7 au 10 août) et pour remise en condition (12 au 27 août) du Casque, les deux torpilleurs faisant escale à Nantes du 28 au 30 août avant de rentrer à Brest le lendemain.
Le 8 septembre 1943, les torpilleurs d’escadre Mameluk et Casque quittent Brest pour rallier dans la journée le port de Saint-Nazaire. Ils vont prendre en charge la protection du cuirassé Gascogne alors en achèvement.

Le Casque et le Mameluk sortent pour les essais constructeurs du cuirassés du 16 septembre au 4 octobre, le cuirassé et ses torpilleurs d’escadre ralliant Brest le 8 octobre dans la matinée, le cuirassé devant subir une longue phase de travaux jusqu’au 20 janvier 1944.

En attendant la disponibilité du cuirassé, les deux torpilleurs sortent pour entrainement du 15 octobre au 3 décembre 1943, rentrant à Brest le lendemain après avoir escale à Lorient et à Bordeaux. Les deux torpilleurs d’escadre sont à nouveau à la mer du 11 au 17 décembre rentrant à Brest le 22 après une escale à Saint-Malo.

Du 4 au 15 janvier 1944, Le Casque et Le Mameluk sortent pour entrainement, faisant ensuite escale à Lorient du 16 au 20 janvier avant de rallier Brest le lendemain.

Le Casque et le Mameluk participent ensuite aux essais officiels du Gascogne (25 janvier au 15 mars 1944), effectuant ensuite une école à feux du 22 au 30 mars, une escale à Lorient du 31 mars au 3 avril avant de rentrer le lendemain à Brest le 4 avril 1944.

Les deux torpilleurs d’escadre participent ensuite à une école à feux à Rufisque en compagnie du cuirassé, quittant Brest le 11 avril pour arriver à Dakar le 17 avril 1944, les trois navires profitant des installations ouest-africaines du 18 avril au 14 mai, les trois navires ralliant à Brest le 19 mai 1944.

Le Casque et le Mameluk sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 20 mai au 5 juin, participant aux essais du Gascogne du 7 au 13 juin avant de participer à la traversée de longue durée du 15 au 28 juin, rentrant à Brest le 1er juillet 1944.

Le 12 septembre 1944, les torpilleurs d’escadre Dague et Durandal (classe Intrépide) sont admis au service actif et prennent le relais du Mameluk et du Casque qui doivent encore attendre la disponibilité du Provence.

Le Casque et le Mameluk sortent pour entrainement du 16 septembre au 19 octobre avant de participer aux essais et à la remise en condition du cuirassé Provence du 27 octobre au 15 décembre 1944 au large de la Bretagne puis du 22 décembre 1944 au 12 janvier 1945, les trois navires rentrant à Brest le 17.

Le cuirassé Provence est officiellement remis en service le 20 janvier 1945, appareillant de Brest le 21 janvier en compagnie du Casque et du Mameluk pour rallier Toulon le 28 janvier 1945.

Le Mameluk et le Casque sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 15 juillet au 10 août 1945 (en même temps que le Provence et le Joffre), sortant également pour essais du 11 au 15 août, reprenant ensuite l’entrainement avec le cuirassé et le porte-avions.

Du 4 au 15 février 1946, une escadre soviétique est déployé à Toulon comme une réminiscence de la visite de l’escadre tsariste en 1893.

La France décide de rendre la pareille à l’URSS et pour offrir à l’Union Soviétique les plus beaux atours de la marine nationale, on se résout à un petit tour de passe-passe. C’est ainsi que les torpilleurs d’escadre Casque et Mameluk qui escortent habituellement le Provence vont protéger le cuirassé Alsace durant cette croisière diplomatique.
Du 5 au 15 mars, les deux torpilleurs d’escadre sortent avec le cuirassé Alsace pour entrainement à la défense aérienne à la mer, rentrant à Toulon le 16 mars.

Ils participent ensuite à la croisière en URSS, la petite escadre composée du cuirassé Alsace, croiseur lourd Saint Louis, des deux torpilleurs d’escadre, dessous marins La Réunion et Ile d’Oléron et du pétrolier-ravitailleur Liamone quittant Toulon le 20 mars, étant présent en URSS du 4 au 25 avril avant de rentrer à Toulon le 21 mai 1946 après des escales en Méditerranée orientale.

A peine le temps de souffler et les torpilleurs Casque et Mameluk accompagnent le cuirassé Provence et le porte-avions Joffre pour un cycle d’entrainement au large de Dakar et de Rufisque du 13 juin au 26 juillet 1946, rentrant à Toulon le 19 août 1946.

Alors que le Mameluk est immobilisé pour grand carénage, le Casque est indisponible pour permissions de l’équipage du 20 août au 5 septembre, sortant pour essais et entrainement du 7 au 20 septembre, faisant escale à La Ciotat du 21 au 24 septembre avant de rentrer à Toulon le lendemain 25 septembre.

Le Casque est ensuite en grand carénage, étant échoué dans le bassin Vauban n°9 du 26 septembre au 5 novembre 1946.

Armé pour essais le 11 novembre 1946, le Casque sort pour essais du 12 au 15 novembre puis pour remise en condition du 17 novembre au 1er décembre à chaque fois en compagnie du Mameluk, les deux torpilleurs d’escadre faisant escale à l’Ile-Rousse du 2 au 6 décembre avant de rentrer le lendemain  à Toulon.

Du 10 mars 1947 au 2 février 1948, le cuirassé Provence subit un grand carénage, laissant «orphelins» les deux torpilleurs d’escadre Casque et Mameluk vont néanmoins continuer l’entrainement, un entrainement intensif; les deux navires sortant ainsi du 21 mars au 5 mai pour entrainement avant d’enchainer par une tournée de présence en Méditerranée orientale du 6 mai au 29 juin, rentrant à Toulon le 4 juillet.

Le Casque sort pour entrainement, effectuant une école à feux du 11 au 20 juillet, rentrant à Toulon le lendemain 21 juillet. Il est ensuite indisponible du 27 juillet au 17 août, sortant pour essais du 18 au 21 août puis pour remise en condition du 23 août au 6 septembre, à chaque fois en compagnie du Mameluk. Le Casque et le Mameluk sortent pour un nouvel entrainement du 15 septembre 1947 au 21 novembre, date de leur retour à Toulon.

Le Casque et le Mameluk sont indisponibles pour entretien à flot du 22 novembre au 7 décembre 1947, sortant pour essais du 8 au 11 décembre puis pour remise en condition du 13 au 27 décembre, date à laquelle les deux torpilleurs rentrent à Toulon.

Les torpilleurs d’escadre Casque et Mameluk sortent pour les essais du Provence du 10 au 15 janvier 1948 puis pour sa remise en condition du 18 au 24 janvier et du 26 janvier au 2 février. Ils participent ensuite à une école à feux à Rufisque du 18 au 28 février 1948, rentrant à Toulon le 8 mars 1948.

Comme le Provence, les torpilleurs d’escadre Casque et Mameluk sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 20 mai au 12 juin, sortant pour essais et entrainement du 23 au 28 mai et du 2 au 8 juin 1948.

Quand la seconde guerre mondiale éclate le 5 septembre 1948, les torpilleurs Casque et Mameluk sont à Toulon en compagnie du cuirassé Provence.

11-Torpilleurs d’escadre (31)

Le  Mameluk

Le torpilleur d'escadre Mameluk

Le torpilleur d’escadre Mameluk

-Le Mameluk est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) sis à Nantes le 1er mars 1937 et lancé le 18 février 1939 avant de subir une période d’achèvement à flot jusqu’au 24 mai 1940 quand il quitte Nantes pour Lorient, son port d’armement où il retrouve son compère Casque.

Le torpilleur d’escadre Mameluk est officiellement admis au service actif le 7 décembre 1940.

Le 9 décembre 1940, le Mameluk et le Casque quitte Lorient pour rallier leur port d’affectation en l’occurence Toulon. Ils font escale à Casablanca du 13 au 16 décembre avant de rallier Toulon le 19 décembre 1940.
Intégré au groupement de ligne de la 2ème Escadre, ils vont assurer la protection antisurface, antiaérienne et anti-sous-marine du cuirassé Provence, l’un des deux navires formant la 5ème DL avec son sister-ship Lorraine.

Les torpilleurs Mameluk et Casque sortent pour la première fois avec leur protégé du 26 décembre 1940 au 2 janvier 1941, une sortie d’entrainement de base qui est suivie d’une escale à La Ciotat du 3 au 7 janvier, les trois navires rentrant le lendemain 8 janvier 1941 à Toulon.

Les deux torpilleurs d’escadre vont donc suivre comme leur ombre le cuirassé, étant par exemple indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 2 au 23 juin 1941, sortant avec le Provence pour remise en condition mais également pour la revue navale du 14 juillet 1941 en rade des Vignettes.

Le Provence étant indisponible suite à une avarie du 21 mars au 12 avril 1942, les torpilleurs d’escadre Mameluk et Casque sortent seuls pour entrainement, effectuant une école à feux du 22 au 30 mars puis après une escale à Sète du  31 mars au 3 avril un entrainement à la défense aérienne du 4 au 10 avril, rentrant en fin de journée à Toulon.

Réparé, le vénérable cuirassé sort pour essais du 13 au 16 avril puis pour remise en condition du 18 avril au 4 mai, à chaque fois en compagnie de ses garde du corps, le cuirassé et les deux torpilleurs faisant escale à Menton du 5 au 8 mai et à Calvi du 9 au 14 mai, rentrant le lendemain  à Toulon.

Le Mameluk, le Casque et le cuirassé Provence sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 13 juin au 4 juillet, sortant pour essais du 5 au 8 juillet puis pour remise en condition du 9 au 25 juillet, les trois navires faisant escale à Marseille du 26 au 30 juillet avant de rentrer le lendemain 31 juillet 1942 à Toulon.

A noter que durant cette indisponibilité estivale, les deux torpilleurs voient leur DCA modernisée avec six canons de 37mm Schneider modèle 1941 en trois affûts doubles et deux canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en affûts simples.

Le 12 septembre 1942, la 5ème DL est dissoute, le cuirassé Provence devant rallier Brest pour être reconstruit et transformé en escorteur de porte-avions. Le vénérable cuirassé quitte Toulon le 13 septembre en compagnie de ses deux torpilleurs d’escorte, les trois navires faisant escale à Casablanca du 17 au 20 septembre avant de rallier Brest le 24 septembre 1942.

Alors que Le Provence est en plein travaux, le Mameluk et le Casque sortent pour entrainement le 1er octobre, effectuant une école à feux du 1er au 8 octobre, faisant escale à Cherbourg du 9 au 12 octobre, au Havre du 13 au 17 octobre avant d’effectuer un entrainement à la défense aérienne à la mer du 18 au 27 octobre, les deux torpilleurs rentrant à Brest le lendemain.

Le Mameluk et le Casque sortent à nouveau pour entrainement à partir du 5 novembre, date de leur départ de Brest. Ils effectuent une école à feu en mer d’Iroise du 5 au 10 novembre, avant de faire escale à Lorient du 11 au 15 novembre puis d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 16 au 23 novembre, une escale à Saint-Nazaire du 24 au 27 novembre et un entrainement à la défense aérienne à la mer du 28 novembre au 7 décembre, les deux torpilleurs faisant escale à Quimper du 8 au 12 décembre avant de rallier Brest le lendemain  et de rester au port jusqu’à la fin de l’année civile.

Le 2 janvier 1943, le Mameluk quitte Brest pour Cherbourg où il va subir son premier grand carénage dans cet Arsenal plus habitué à caréner des sous-marins que des navires de surface. Il est mis au sec le 4 janvier et va y rester jusqu’au 8 février 1943.
Remplacé au bassin par son sister-ship Le Casque, Le Mameluk subit des travaux complémentaires à quai du 9 au 24 février, étant armé pour essais le 25 février, sortant en mer du 26 février au 1er mars puis pour remise en condition du 3 au 18 mars, date à laquelle il rallie Brest.

Après une école à feux du 23 au 30 mars, le Mameluk se ravitaille à Brest puis rallie Cherbourg le 2 avril pour participer aux essais et à la remise en condition du Casque.

Le Mameluk sort pour les essais du Casque du 3 au 7 avril puis pour sa remise en condition du 9 au 24 avril, les deux torpilleurs d’escadre font escale au Havre du 25 au 28 avril, à Rouen du 29 avril au 2 mai, à Dunkerque du 4 au 8 mai, à Cherbourg du 9 au 12 mai avant de rallier à Brest le 13 mai 1943.

Le 21 mai 1943, les torpilleurs d’escadre Mameluk et Casque quittent Brest pour entrainement, effectuant une école à feux du 21 au 27 mai, une escale à Lorient du 28 mai au 2 juin avant un entrainement au combat antisurface du 3 au 10 juin, une escale à La Pallice du 11 au 15 juin avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 16 au 23 juin, rentrant le lendemain à Brest.

Le Mameluk est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 25 juin au 15 juillet, sortant pour essais du 16 au 18 juillet puis pour remise en condition du 20 juillet au 4 août. Il participe ensuite aux essais (7 au 10 août) et à la remise en condition (12 au 27 août) du Casque, les deux torpilleurs faisant escale à Nantes du 28 au 30 août avant de rentrer à Brest le lendemain 31 août 1943.

Le 8 septembre 1943, les torpilleurs d’escadre Mameluk et Casque quittent Brest pour rallier dans la journée le port de Saint-Nazaire.

Ils vont prendre en charge la protection du cuirassé Gascogne alors en achèvement. A terme, la protection de cet unique cuirassé doit être assuré par les Durandal et Dague mais la mise en service de ces derniers n’est pas prévu avant au moins un an………. .

Le Mameluk et le Casque sortent pour les essais constructeurs du cuirassé du 16 septembre au 4 octobre, le cuirassé et ses torpilleurs d’escadre ralliant Brest le 8 octobre dans la matinée, le cuirassé devant subir une longue phase de travaux jusqu’au 20 janvier 1944.

En attendant la disponibilité du cuirassé, les deux torpilleurs sortent pour entrainement à partir du 15 octobre 1943.

Après une école à feux du 15 au 22 octobre, les deux torpilleurs font escale à Lorient du 23 au 27 octobre puis enchainent par un entrainement au combat antisurface du 28 octobre au 5 novembre, une escale à Bordeaux du 6 au 12 novembre, un entrainement à la défense aérienne à la mer du 13 au 20 novembre, une escale à Lorient du 21 au 25 novembre avant un entrainement ASM du 26 novembre au 3 décembre 1943 contre les sous-marins Argo et Henri Poincaré, les deux torpilleurs rentrant à Brest le lendemain.

Le Mameluk et le Casque sortent à nouveau en mer pour une école à feu du 11 au 17 décembre, faisant escale à Saint-Malo du 18 au 21 décembre avant de rentrer à Brest le lendemain 22 décembre 1943.

Du 4 au 15 janvier 1944, le Mameluk et le Casque sortent pour entrainement, faisant ensuite escale à Lorient du 16 au 20 janvier avant de rallier Brest le 21 janvier 1944.

Le Mameluk et le Casque participent ensuite aux essais officiels du Gascogne (25 janvier au 15 mars 1944), effectuant ensuite une école à feux du 22 au 30 mars, une escale à Lorient du 31 mars au 3 avril avant de rentrer le lendemain à Brest.

Les deux torpilleurs d’escadre participent ensuite à une école à feux à Rufisque en compagnie du cuirassé, quittant Brest le 11 avril pour arriver à Dakar le 17 avril 1944, les trois navires profitant des installations ouest-africaines du 18 avril au 14 mai, les trois navires ralliant à Brest le 19 mai 1944.

Le Mameluk et le Casque sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 20 mai au 5 juin, participant aux essais du Gascogne du 7 au 13 juin avant de participer à la traversée de longue durée du 15 au 28 juin, rentrant à Brest le 1er juillet 1944.

Le 12 septembre 1944, les torpilleurs d’escadre Dague et Durandal (classe Intrepide) sont admis au service actif et prennent le relais du Mameluk et du Casque qui doivent encore attendre la disponibilité du Provence.

Le Mameluk et le Casque sortent pour entrainement à partir du 16 septembre, effectuant une école à feux du 16 au 23 septembre, faisant escale à Royan du 24 au 27 septembre avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 28 septembre au 4 octobre, une escale à Lorient du 5 au 10 octobre avant un entrainement au combat antisurface du 11 au 18 octobre, rentrant à Brest le lendemain.

Le 20 octobre 1944, le cuirassé Provence métamorphosé est remise à flot. Le Mameluk et le Casque participent aux essais et à la mise en condition du cuirassé du 27 octobre au 15 décembre 1944, les trois navires quittant Brest pour Rufisque le 17 décembre, le cuirassé et les deux torpilleurs effectuant une école à feux du 22 décembre 1944 au 12 janvier 1945, rentrant à Brest le 17 janvier 1945.

Le cuirassé Provence est officiellement remis en service le 20 janvier 1945, le cuirassé appareillant de Brest le lendemain en compagnie du Mameluk et du Casque pour rallier Toulon le 28 janvier 1945.

Le Mameluk et le Casque sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 15 juillet au 10 août 1945 (en même temps que le Provence et le Joffre), sortant également pour essais du 11 au 15 août, reprenant ensuite l’entrainement avec le cuirassé et le porte-avions.

A sa mise en service le 7 avril 1945, le cuirassé Alsace était protégé par les torpilleurs Basque et Forbin de classe L’Adroit, des torpilleurs anciens qui doivent être remplacés par les modernes Mousquet et Bombardier dont la mise en service doit avoir lieu respectivement en mars et en juin 1946.

Du 4 au 15 février 1946, une escadre soviétique est déployé à Toulon comme une réminiscence de la visite de l’escadre tsariste en 1893. La France décide de rendre la pareille à l’URSS et pour offrir à l’Union Soviétique les plus beaux atours de la marine nationale, on se résout à un petit tour de passe-passe.

C’est ainsi que les torpilleurs d’escadre Mameluk et Casque qui escortent habituellement le Provence vont un temps protéger le cuirassé Alsace.

Du 5 au 15 mars, les deux torpilleurs d’escadre sortent avec le cuirassé pour entrainement à la défense aérienne à la mer, rentrant à Toulon le 16 mars.

Ils participent ensuite à la croisière en URSS, la petite escadre (cuirassé Alsace, croiseur lourd Saint Louis, deux sous marins et pétrolier-ravitailleur Liamone) quittant Toulon le 20 mars, étant présent en URSS du 4 au 25 avril avant de rentrer à Toulon le 21 mai 1946 après des escales en Méditerranée orientale.

A peine le temps de souffler et les torpilleurs Mameluk et Casque accompagnent le cuirassé Provence et le porte-avions Joffre pour un cycle d’entrainement au large de Dakar et de Rufisque du 13 juin au 26 juillet 1946, rentrant à Toulon le 19 août 1946.

Les deux torpilleurs d’escadre vont alors subir à tour de rôle un grand carénage à Toulon. Le Mameluk est ainsi échoué dans le bassin Vauban n°9 du 20 août au 25 septembre 1946 pour une remise en état complète, une modernisation de l’électronique et une amélioration de la DCA avec la modification des tourelles de 130mm pour tirer contre avion et l’augmentation de la DCA composée désormais de dix canons de 37mm Schneider modèle 1941 en cinq affûts doubles modèle 1943.

Armé pour essais le 1er octobre 1946, il sort pour essais du 2 au 5 octobre et pour remise en condition du 7 au 21 octobre 1946.

Rentré à Toulon le 22 octobre 1946, le Mameluk reprend la mer pour une école à feux du 26 octobre au 2 novembre, faisant escale à Marseille du 3 au 7 novembre, rentrant à Toulon le lendemain.

Il participe ensuite aux essais (12 au 15 novembre) et à la remise en condition (17 novembre au 1er décembre) du Casque, les deux torpilleurs d’escadre faisant escale à l’Ile-Rousse du 2 au 6 décembre avant de rentrer le lendemain 7 décembre à Toulon.

Du 10 mars 1947 au 2 février 1948, le cuirassé Provence subit un grand carénage, laissant «orphelins» les deux torpilleurs d’escadre Mameluk et Casque vont néanmoins continuer l’entrainement, un entrainement intensif.

Le 21 mars 1947, les deux torpilleurs d’escadre quittent Toulon pour ce qu’on pourrait appeler un «entrainement de division». Après une école à feux du 21 au 29 mars, les deux torpilleurs font escale à Tanger du 30 mars au 2 avril, enchainant ensuite par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 3 au 12 avril.

Après un ravitaillement à Mers-El-Kébir le 13 avril, les deux torpilleurs effectuent un entrainement au combat antisurface du 14 au 21 avril avant une escale à Tunis du 22 au 25 avril et un entrainement ASM contre le sous-marin Frimaire  du 26 avril au 5 mai.

Les deux torpilleurs effectuent dans la foulée une tournée en Méditerranée orientale. Quittant Bizerte le 6 mai, les deux torpilleurs font escale à Héraklion du 8 au 11 mai, au Pirée du 12 au 15 mai, à Thessalonique du 16 au 19 mai, à Istanbul du 20 au 23 mai, à Izmir du 24 au 27 mai, à Antalya du 28 mai au 1er juin, à Lattaquié du 3 au 7 juin, à Beyrouth du 8 au 12 juin, à Haïfa du 14 au 17 juin, à Alexandrie du 19 au 22 juin, à Tunis du 26 au 29 juin avant de rallier Toulon le 4 juillet 1947.

Le Mameluk est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 5 au 26 juillet 1947, sortant pour essais du 27 au 30 juillet puis pour remise en condition du 1er au 15 août. Il participe ensuite aux essais (18 au 21 août) et à la remise en condition (23 août au 6 septembre) du Casque.

Le Mameluk et le Casque sortent pour un nouvel entrainement à partir du 15 septembre 1947 quand ils commencent une école à feux qui s’étend du 15 au 22 septembre avant une escale à Nice du 23 au 27 septembre, escale suivie par un entrainement au combat antisurface du 28 septembre au 3 octobre et d’une escale à Bastia du 4 au 10 octobre.

Reprenant la mer, les deux torpilleurs d’escadre effectuent un entrainement de défense aérienne à la mer du 11 au 18 octobre avant une escale à Sète du 19 au 24 octobre,  un entrainement anti-sous-marin contre le sous-marin Le Tonnant du 25 octobre au 2 novembre, un ravitaillement à Toulon le 3 novembre avant un exercice de synthèse du 4 au 14 novembre, les deux torpilleurs rentrant à Toulon le 21 novembre après une escale à Marseille du 15 au 20 novembre.

Le Mameluk et le Casque sont indisponibles pour entretien à flot du 22 novembre au 7 décembre 1947, sortant pour essais du 8 au 11 décembre puis pour remise en condition du 13 au 27 décembre, date à laquelle les deux torpilleurs rentrent à Toulon.

Le Mameluk et le Casque sortent pour les essais du Provence du 10 au 15 janvier 1948 puis pour sa remise en condition du 18 au 24 janvier et du 26 janvier au 2 février. Ils participent ensuite à une école à feux à Rufisque du 18 au 28 février 1948, rentrant à Toulon le 8 mars 1948.

Comme le Provence, les torpilleurs d’escadre Mameluk et Casque sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 20 mai au 12 juin, sortant pour essais et entrainement du 23 au 28 mai et du 2 au 8 juin 1948.

Quand la seconde guerre mondiale éclate le 5 septembre 1948, les torpilleurs Mameluk et Casque sont à Toulon en compagnie du cuirassé Provence.

11-Torpilleurs d’escadre (25)

Le Forbin

Le torpilleur d'escadre Forbin en pleine évolution

Le torpilleur d’escadre Forbin en pleine évolution

-Le Forbin est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée sur leur site du Havre  le 29 juin 1927 lancé le 17 juillet 1928 et admis au service actif  le 12 décembre 1930.

A son admission au service le Forbin est affecté à la 9ème DT à Toulon, retrouvant ses sister-ship Le Foudroyant, le Brestois et le Boulonnais.

Le 1er octobre 1934, les 7ème, 9ème et 11ème DT sont dissoutes et la majorité des torpilleurs de ces divisions confiés aux groupes de complément. Le Forbin lui participe à la reformation d’une 1ère DT en compagnie de La Palme, de La Railleuse et du Brestois. A partir du 1er novembre 1935, la 1ère DT est composée du Forbin, de La Palme et du Mars.

Le Forbin participe comme tous les autres torpilleurs participent aux opérations liées à la guerre d’Espagne. Il surveille ainsi la ligne aérienne Marseille/Alger à l’automne 1937 puis est détaché au Maroc en compagnie du Basque, formant la 9ème DT et chargée de patrouiller dans le secteur de Tanger à partir de mars 1938.

Les missions liées à la crise espagnole consistent souvent à empêcher l’arraisonnement de navires français par des patrouilleurs et des navires nationalistes. Le Forbin montre ainsi les dents pour empêcher l’arraisonnement du cargo Grand-Quevilly avec l’aide du Basque. La mise en place d’un patrouille permanente d’un torpilleur dans le détroit de Gibraltar stoppera ces arraisonnements.

Si la fin de la guerre d’Espagne en avril 1939 voit la démobilisation des réservistes rappelés en septembre 1938 suite à la crise des Sudètes, les deux torpilleurs de la 9ème DT (Basque Forbin) restent à effectif de guerre, patrouillant depuis Tanger. Ils cohabitent avec des navires anglais, espagnols, allemands et italiens ce qui occasionne parfois frictions et bagarres dans les bars de la Casbah.

Quand la guerre de Pologne éclate en septembre 1939, le Forbin est toujours détaché à Casablanca mais il ne s’y attarde guère puisqu’il remonte sur Brest pour subir un carénage au mois d’octobre. De retour quelques semaines plus tard, il reprend ses missions d’escorte et de patrouille, missions qu’il va assurer jusqu’à la fin du conflit et plus généralement jusqu’à la fin de 1939.

Le Forbin commence l’année 1940 par un entrainement de division du 5 au 27 janvier 1940 en compagnie de son sister-ship Basque, les deux  torpilleurs faisant escale à Tanger du 28 janvier au 2 février avant de rentrer à Casablanca le 4 février 1940 à l’aube.

Les deux torpilleurs enchainent ensuite par une école à feux du 10 au 17 février puis par un entrainement commun avec la 8ème DT du 22 février au 21 mars,  les deux divisions faisant escale à Casablanca du 22 au 27 mars avant que la 8ème DT ne rentre ensuite à Oran.

Après un entrainement de division du 5 au 30 avril, le Forbin et le Basque font escale à Agadir du 1er au 5 avant de rentrer à Casablanca le 6 mai et si le Basque est indisponible suite à une avarie mécanique, le Forbin lui sort pour une école à feux du 13 au 18 mai, fait escale à Tanger du 19 au 22 mai avant de rentrer à Casablanca le 24 mai 1940.

Le Forbin participe ensuite aux essais (30 mai au 2 juin) puis à la remise en condition (3 au 15 juin) du Basque. Il est ensuite indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 16 juin au 7 juillet, sortant pour essais du 8 au 11 juillet et pour remise en condition du 13 au 25 juillet, à chaque fois en compagnie du Basque.

Après avoir effectué un entrainement au combat antisurface du 2 au 12 août, le Forbin participe aux essais (18 au 21 août) et à la remise en condition (23 août au 2 septembre) du Basque, les deux torpilleurs de la 9ème DT quittant deux jours plus tard Casablanca pour rallier sa nouvelle base de Mers-El-Kébir, la 9ème DT étant intégrée à la 3ème flottille de la 4ème Escadre (Flotte de la Méditerranée).

Du 12 au 30 septembre, la 9ème DT participe à un exercice commun avec la 8ème DT. Après une escale à Tunis du 1er au 4 octobre, la 3ème FT effectue un entrainement avec la 11ème DT du 5 au 13 octobre, les deux divisions faisant une escale à Bizerte du 14 au 17 octobre, se séparant alors, la 3ème FT rentrant à Mers-El-Kébir le 19 octobre 1940.

Le Forbin et le Basque, les deux torpilleurs d’escadre de la 9ème DT terminent l’année par un entrainement de division du 27 octobre au 3 décembre puis par deux écoles à feux (5 au 10 décembre et 15 et 20 décembre), écoles à feux séparées par une escale à Alger du 11 au 14 décembre. Rentrés à Mers-El-Kébir le 16 décembre, ils restent au port jusqu’à la fin de l’année civile.

Les deux torpilleurs de la 9ème DT subissent une période d’entretien à flot du 2 au 12 janvier, sortant pour essais du 13 au 16 janvier puis pour remise en condition du 17 au 25 janvier 1941.

L’année 1941 commence donc réellement pour le Forbin et le Basque le 5 février quand les deux «1500 tonnes» appareillent pour un entrainement de division qui les occupent jusqu’au 2 mars, les deux navires faisant escale à Tunis du 3 au 10 mars, rentrant le lendemain 11 mars à Mers-El-Kébir.

Après une école à feux exécutée du 18 au 25 mars, la 9ème DT effectue un entrainement commun avec la 2ème DEL du 27 mars au 10 avril, les six navires faisant escale à Alger du 11 au 16 avril avant de rentrer le lendemain à Mers-El-Kébir puis un entrainement avec la 8ème DT du 24 avril au 28 mai 1941

Après une école à feux du 5 au 12 juin et un entrainement au combat antisurface du 18 au 25 juin _deux entrainements entrecoupés d’une escale à Bizerte du 13 au 17 juin_, le Forbin et le Basque rentre à Mers-El-Kébir le 19 juin.

Alors que le Basque est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage, le Forbin sort pour entrainement du 27 juin au 5 juillet, faisant escale à Tunis du 6 au 11 juillet avant de rentrer le lendemain 12 juillet à Mers-El-Kébir.

Le Forbin est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 19 juillet au 9 août, cette indisponibilité étant l’occasion de renforcer la DCA,les canons de 37mm modèle 1925 et les mitrailleuses de 13.2mm sont remplacés par quatre canons de 37mm Schneider modèle 1941 et deux canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40, tous en affûts simples.

Il sort ensuite pour essais (10 au 13 août) et pour remise en condition (15 au 29 août), à chaque fois en compagnie de son compère le Basque, les deux torpilleurs faisant escale à Alger du 30 août au 2 septembre et à Tunis du 3 au 7 septembre avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 8 septembre 1941.

Le Forbin et le Basque effectuent pour terminer l’année deux entrainements de division, le premier du 16 septembre au 8 novembre et le second du 17 novembre au 18 décembre 1941. Il termine l’année civile au port.

Après une école à feux du 2 au 8 janvier, le Forbin se ravitaille à Mers-El-Kébir puis met cap sur Toulon où il arrive le lendemain 9 janvier pour subir un grand carénage. Outre une remise en état complète, le Forbin reçoit un Asdic, un radar de navigation et un radar de veille combinée. Il est pour cela échoué au bassin Vauban (n°6) du 10 janvier au 25 février 1942.

Armé pour essais le 4 mars 1942, le Forbin effectue ses essais réglementaires du 4 au 7 mars, se ravitaillant à Toulon puis mettant cap sur Alger où arrivé le 8 mars, il retrouve les 7ème et 8ème DTE avec lesquels ils va réaliser sa remise en condition (9 au 21 mars) avant de rentrer à Mers-El-Kébir.

Il participe ensuite à la fin de cet exercice inter-flottilles en participant à une école à feux du 26 mars au 2 avril, un entrainement DAM du 4 au 10 et un entrainement au combat antisurface du 12 au 21 avril.

Le Forbin, la Tornade, le Typhon, la Tramontane, le Bordelais, l’Alcyon, la Trombe vont participer ensuite à la remise en condition du Basque et ce du 23 avril au 8 mai, les huit torpilleurs faisant escale à Tunis du 9 au 14 mai puis à Ajaccio du 16 au 21 mai, se séparant le 22 mai après une parade navale, la 7ème DTE rentrant à Toulon, les 8ème et 9ème DTE à Mers-El-Kébir.

Après un entrainement de division du 1er juin au 4 juillet, le Forbin sort seul pour entrainement du 11 au 21 juillet, rentrant le lendemain 22 juillet 1942 à Mers-El-Kébir. Il est ensuite indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 28 juillet au 17 août, sortant pour essais du 18 au 20 août et pour remise en condition du 22 août au 7 septembre, à chaque fois en compagnie du Basque, les deux torpilleurs rentrant à Mers-El-Kébir le 8 septembre.

Le Forbin et le Basque effectuent un nouvel entrainement de division du 15 septembre au 14 octobre puis participe à un entrainement commun avec la 8ème DTE du 23 octobre au 10 novembre, les cinq torpilleurs rentrant à Mers-El-Kébir le 17 novembre après une ultime escale à Tunis du 11 au 15 novembre.

A l’entrainement de division initialement programmé, le Forbin en raison de l’avarie du Basque substitue une école à feux du 30 novembre au 7 décembre puis après un escale à Gabès du 8 au 12 décembre un entrainement au combat antisurface du 13 au 21 décembre, ralliant Mers-El-Kébir le lendemain 22 décembre 1942.

Le Forbin commence l’année 1943 par un entrainement de division du 12 janvier au 3 février avant un entrainement commun avec le Fortuné, les 1ère et 7ème DTE (venus de Toulon) plus la 8ème DTE du 9 février au 3 mars, les onze torpilleurs  faisant une escale commune en baie d’Ajaccio du 4 au 7 mars avant de rentrer dans leurs ports respectifs le 8 mars 1943.

Après un entrainement de division du 15 mars au 11 mai, le Forbin et le Basque participe à un exercice commun avec la 8ème DTE du 20 mai au 24 juin, les deux divisions de torpilleurs d’escadre rentrant à Mers-El-Kébir le 25 juin 1943.

Le Forbin exécute une école à feux du 2 au 12 juillet, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 13 juillet. Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 17 juillet au 7 août, sortant pour essais du 8 au 11 août et pour remise en condition du 13 au 30 août, à chaque fois en compagnie de son compère le Basque.

Le 7 septembre 1943, les torpilleurs d’escadre Forbin et Basque appareillent pour une croisière d’instruction au profit d’officiers de marine de réserve de la cinquième région maritime (Premar V Oran), croisière qui va les conduire dans différents ports français de la Méditerranée et ce jusqu’au 27 octobre, date du retour de la 9ème DTE à Mers-El-Kébir.

Le Forbin et le Basque termine l’année par un entrainement commun avec la 8ème DTE et ce du 7 novembre au 14 décembre,  rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 15 décembre 1943. Ils restent au port jusqu’à la fin de l’année civile pour entretien et permissions de l’équipage.

Le Basque et le Forbin commencent l’année 1944 par un entrainement de division du 5 janvier au 4 février, faisant escale à Bonifacio du 13 au 17 janvier, rentrant à leur port le 5 février 1944.

Alors que le Basque est immobilisé pour grand carénage, le Forbin sort pour entrainement, effectuant une école à feux du 12 au 20 février, faisant escale à Sète du 21 au 25 février avant d’enchainer par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 26 mars au 3 mars, le torpilleur d’escadre faisant escale à Porto-Ota du 4 au 9 mars, rentrant le lendemain 10 mars à Mers-El-Kébir.

Après une courte sortie d’entrainement du 12 au 17 mars, le Forbin se ravitaille à Mers-El-Kébir le 18 mars puis met cap sur Toulon où il arrive le 19 mars afin de subir à son tour un grand carénage, le Forbin étant échoué au bassin Vauban (n°6) du 21 mars au 30 avril 1944, subissant les mêmes travaux que le Basque notamment le renforcement de la DCA.

Armé pour essais le 8 mai 1944, le Forbin effectue ses essais du 9 au 12 mai et sa remise en condition du 14 au 31 mai, à chaque fois en compagnie du Basque, de l’Alcyon et du Bordelais, les quatre torpilleurs faisant escale à Propriano du 1er au 5 juin avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 6 juin 1944.

Après un entrainement de division du 13 juin au 21 juillet 1944, le Forbin effectue une école à feux du 25 juillet au 4 août, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 5 août.

Il est ensuite indisponible du 13 août au 3 septembre, sortant pour essais (4 au 7 septembre) et remise en condition (9 au 23 septembre) à chaque fois en compagnie du Basque, les deux torpilleurs rentrant à Mers-El-Kébir le 30 septembre après une escale à Tunis du 24 au 28 septembre.

Le Forbin termine l’année 1944 par un entrainement commun aux 8ème et 9ème DTE du 24 octobre au 25 décembre 1944, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 26 décembre 1944.

L’année 1945 commence pour le Forbin par un entrainement de division avec son compère Basque du 6 janvier au 28 février 1945, les deux torpilleurs rentrant le lendemain  à Mers-El-Kébir puis est suivi par un entrainement commun de la 9ème DTE avec le Bordelais du 7 au 24 mars 1945.

Le 4 avril 1945, la 9ème DTE est dissoute, les torpilleurs d’escadre Basque et Forbin devant assurer la protection du cuirassé Alsace en attendant la disponibilité de torpilleurs d’escadre plus modernes et nettement mieux adaptés que les deux vénérables torpilleurs de type L’Adroit

Le 6 avril 1945, le Forbin et le Basque quittent Mers-El-Kébir, se ravitaillent à Casablanca le 9 avril  1945 avant de rallier Brest le 12 avril où ils retrouvent leur protégé, le nouveau fleuron de la flotte de ligne.

Le cuirassé et les deux torpilleurs sortent pour prendre leurs marques les 14 et 15 avril avant d’appareiller le lendemain pour l’exercice Entente Cordiale en Ecosse qui à lieu du 5 au 15 mai, les navires français et britanniques se séparant après une revue navale à Rosyth le 17 mai 1945, les navires français faisant ensuite escale à Dunkerque du 19 au 22 mai, Cherbourg du 24 au 26 mai avant de rentrer à Brest le 27 mai dans la soirée.

Le cuirassé quitte Brest le 1er juin 1945 en compagnie de ses deux anges gardiens, fait escale au mouillage à Bayonne du 5 au 8 juin, franchit le détroit de Gibraltar le 11 juin,est à Ajaccio le 14 juin avant d’arriver à Toulon le 15 juin 1945.

Les vétérans (près de quinze années de service) vont suivre comme leur ombre le cuirassé, l’accompagnant par exemple à Dakar pour un exercice du 30 septembre au 31 octobre 1945 avant de rentrer à Toulon le 22 novembre 1945.

En 1946, la France et l’URSS en dépit de régimes politiques diamétralement opposés se rapprochent, inquiets de la montée en puissance de l’Allemagne qui à retrouvé les accents menaçants de l’époque hitlérienne. Pour célébrer ce rapprochement, une escadre russe rend visite à la flotte de la Méditerranée à Toulon, renouant avec la visite de l’escadre tsariste en octobre 1893.

Le 4 février 1946 arrive dans le port varois le cuirassé Sovietskaya Ukrainia, le croiseur lourd Kirov et quatre destroyers. Ils sont ouverts au public du 5 au 12 février avant de repartir le 15 février après des exercices avec la marine française.

La France ayant prévu de rendre la pareille à la marine soviétique, les torpilleurs Basque et Forbin vont escorter…………..le Provence, la marine nationale préférant confier l’escorte de l’Alsace à des torpilleurs d’escadre plus modernes en l’occurence les Mameluk et Casque pour des raisons logiques de propagande.

Le Forbin et le Basque sont ainsi à la mer en compagnie du Provence du 1er au 8 mars, du 11 au 18 mars, faisant escale à Nice, Bastia et Marseille avant de rentrer à Toulon le 4 avril 1946.

Alors que le cuirassé est en entretien à flot (5 au 15 avril), le Forbin et le Basque effectuent une école à feux du 6 au 12 avril, rentrant le lendemain à Toulon avant de sortir à nouveau à la mer en compagnie du cuirassé du 16 avril au 7 mai puis du 10 au 27 mai alors que le Provence accompagne cette fois-ci le porte-avions Joffre.

Le Basque et le Forbin effectuent une ultime sortie du 3 au 12 juin avant d’être mis en position de complément le lendemain 13 juin 1946. Les deux compères sont ainsi mouillés dans la Darse Vieille en attendant qu’une décision soit prise sur son sort.

Le torpilleur d’escadre Forbin est officiellement désarmé le 20 juillet 1946.

Il passe au bassin du 21 au 31 juillet puis est condamné le 1er août 1946 sous le numéro Q-24. Il est remorqué au cimetière naval du Bregaillon le 17 août après avoir été un temps mouillé dans la Darse Vieille. Il est vendu à la démolition le 8 janvier 1948 et remorqué à un chantier de démolition de la région toulonnaise et démantelé entre le 20 janvier et le 17 mars 1948 après avoir été échoué sur un slipway.

11-Torpilleurs d’escadre (23)

Le Basque

Le torpilleur d'escadre Le Basque

Le torpilleur d’escadre Le Basque

-Le Basque est mis sur cale Ateliers et Chantiers de la Seine Maritime installés au Trait en Seine-Maritime  le 18 septembre 1926 lancé le 25 mai 1929 et admis au service actif le 7 mars 1931.

A son admission au service actif, le Basque est affecté à la 5ème division de la 1ère escadrille jusqu’au 31 décembre 1931 avant de remplacer l’Amiral Sénès comme navire-amiral de la 1ère escadrille.

Le 1er octobre 1934, la 1ère DT est rebaptisé 2ème DT mais quelques semaines plus tard est formée une 4ème DT composée de L’Adroit, du Basque et du Foudroyant.

Le 5 juillet 1935 est créée au sein de l’Escadre de l’Atlantique la 2ème flottille de torpilleurs dont le navire-amiral est le contre-torpilleur Jaguar. Elle se compose de la 2ème DT (Fougueux Bordelais Frondeur), de la 4ème DT (L’Adroit  Basque Foudroyant) et de la 6ème DT (Cyclone Mistral Siroco) plus un groupe de complément composé des torpilleurs Bourrasque Orage Ouragan et L’Alcyon.

Le 15 août 1936, les divisions de torpilleurs sont réorganisées et le Basque rejoint la 2ème DT également formée du Fougueux et du Frondeur. Il participe aux opérations liées à la guerre d’Espagne notamment en étant déployé dans la zone du Maroc espagnol.

Remis en service, le torpilleur continue ses missions liées à la crise espagnole qui consistent souvent à empêcher l’arraisonnement de navires français par des patrouilleurs et des navires nationalistes, la mise en place d’un patrouille permanente d’un torpilleur dans le détroit de Gibraltar stoppera ces arraisonnements.

Si la fin de la guerre d’Espagne en avril 1939 voit la démobilisation des réservistes rappelés en septembre 1938 suite à la crise des Sudètes, les deux torpilleurs de la 9ème DT (Basque Forbin) restent à effectif de guerre, patrouillant depuis Tanger. Ils cohabitent avec des navires anglais, espagnols, allemands et italiens ce qui occasionne parfois frictions et bagarres dans les ports de la Casbah.

Quand éclate la guerre de Pologne, le Basque est toujours intégré à la 9ème DT placée sous les ordres de Marine-Maroc. Elle est chargée d’escortes sur Dakar mais également sur la zone Casablanca-Gibraltar. Le Forbin devant se faire caréner à Brest, La Trombe puis La Railleuse le remplace.

Quand s’achève la guerre de Pologne, le Basque à retrouvé le Forbin remis en état, celle du Basque ayant eut lieu précédemment.

Le Basque commence l’année 1940 par un entrainement de division en compagnie du Forbin, les deux torpilleurs effectuant une école à feux du 5 au 12 janvier, faisant escale à Mogador du 13 au 17 janvier avant un entrainement au combat antisurface du 18 au 27 janvier, les deux torpilleurs faisant escale à Tanger du 28 janvier au 2 février, rentrant à Casablanca le 4 février 1940 à l’aube.

Le Basque et le Forbin effectuent une école à feux du 10 au 17 février avant d’enchainer par un entrainement commun avec la 9ème DT du 22 février au 21 mars, les deux divisions faisant escale à Casablanca du 22 au 27 mars avant que la 8ème DT ne rentre ensuite à Oran.

Le 5 avril 1940, la 9ème DT sort pour entrainement de division, le Basque et le Forbin effectuant une école à feux du 5 au 13 avril, faisant escale à Tanger du 14 au 20 avril avant un entrainement au combat antisurface du 21 au 30 avril, faisant escale à Agadir du 1er au 5 mai avant de rentrer à Casablanca le 6 mai 1940.

Victime d’une avarie mécanique, le Basque est indisponible du 8 au 29 mai, sortant pour essais du 30 mai au 2 juin et pour remise en condition du 3 au 15 juin, à chaque fois en compagnie du Forbin.

Le Basque sort pour école à feux du 16 au 25 juin, fait escale à Gibraltar du 26 au 30 juin avant de rentrer à Casablanca le 1er juillet. Il sort ensuite pour les essais (8 au 11 juillet) et pour remise en condition (13 au 25 juillet) du Forbin qui venait d’être indisponible pour entretien et permission de l’équipage.

Le Basque est à son tour indisponible pour permissions de l’équipage du 26 juillet au 17 août, sortant pour essais (18 au 21 août) et pour remise en condition (23 août au 2 septembre) à chaque fois en compagnie du Forbin.

Le 4 septembre 1940, la 9ème DT quitte Casablanca pour sa nouvelle base en l’occurence Mers-El-Kébir où il arrive le 6 septembre. Il est désormais intégré à la 3ème flottille de torpilleurs, groupement rattaché à la 4ème Escadre (Flotte de la Méditerranée).

Du 12 au 30 septembre, la 9ème DT participe à un exercice commun avec la 8ème DT. Après une escale à Tunis du 1er au 4 octobre, la 3ème FT effectue un entrainement avec la 11ème DT du 5 au 13 octobre, faisant une escale à Bizerte du 14 au 17 octobre, se séparant alors, la 3ème FT rentrant à Mers-El-Kébir le 19 octobre 1940.

Le Basque et le Forbin sortent pour entrainement à partir du 27 octobre, effectuant une école à feux du 27 octobre au 4 novembre, une escale à Alger du 5 au 11 novembre et un entrainement au combat antisurface du 12 au 20 novembre  et du 26 novembre au 3 décembre, ces deux phases étant entrecoupées d’une escale à Bône (21 au 25 novembre) les deux torpilleurs d’escadre rentrant à Mers-El-Kébir le 4 décembre 1940.

Le Basque et le Forbin termine l’année 1940 par une école à feux du 5 au 10 décembre puis après une escale à Alger du 11 au 14 décembre du 15 au 20 décembre, rentrant le lendemain à Mers-El-Kébir.

Les deux torpilleurs de la 9ème DT subissent une période d’entretien à flot du 2 au 12 janvier, sortant pour essais du 13 au 16 janvier puis pour remise en condition du 17 au 25 janvier 1941.

Le 5 février 1941, le Basque et le Forbin quittent Mers-El-Kébir pour un entrainement de division, effectuant une école à feux du 5 au 13 février, faisant escale à Alger du 14 au 20 février avant un entrainement au combat antisurface du 21 février au 2 mars 1941. Après une escale à Tunis du 3 au 10 mars, les deux navires rentrent à Mers-El-Kébir le lendemain.

Du 18 au 25 mars, la 9ème DT effectue une école à feux avant d’effectuer un entrainement commun du 27 mars au 10 avril avec la 2ème Division d’Escorteurs Légers (Commandant Bory, du Commandant Delage, du Commandant Duboc et du Commandant Rivière de classe Elan), les six navires faisant escale à Alger du 11 au 16 avril avant de rentrer le lendemain à Mers-El-Kébir.

Du 24 avril au 28 mai 1941, les 9ème et 8ème DT manœuvrent ensemble au large des côtes d’Afrique du Nord.

Le Basque et le Forbin effectuent une école à feux du 5 au 12 juin, faisant escale à Bizerte du 13 au 17 juin avant un entrainement au combat antisurface du 18 au 25 juin, rentrant le lendemain à Mers-El-Kébir.

Le Basque est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 27 juin au 18 juillet 1941, recevant à cette occasion une DCA moderne, les canons de 37mm modèle 1925 et les mitrailleuses de 13.2mm sont remplacés par quatre canons de 37mm Schneider modèle 1941 et deux canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40, tous en affûts doubles.

Il sort ensuite pour essais du 19 au 22 juillet et pour remise en condition du 24 juillet au 7 août 1941, participant ensuite aux essais (10 au 13 août) et à la remise en condition (15 au 29 août) du Forbin, les deux torpilleurs de la 9ème DT faisant escale à Alger du 30 août au 2 septembre et à Tunis du 3 au 7 septembre avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 8 septembre.

Le 16 septembre 1941, le Basque et le Forbin quittent Mers-El-Kébir pour un entrainement de division. Après une école à feux du 16 au 25 septembre, les deux torpilleurs font escale à Bone du 26 au 30 septembre avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 1er au 8 octobre et une  escale à Alger du 9 au 14 octobre.

La 9ème DT effectue ensuite un entrainement à la défense aérienne à la mer du 15 au 25 octobre, se ravitaille à Mers-El-Kébir le 26 octobre avant un exercice de synthèse du 27 octobre au 7 novembre, rentrant à Mers-El-Kébir le 8 novembre 1941.

Le Basque et le Forbin quittent Mers-El-Kébir le 17 novembre pour le dernier entrainement de division de l’année. Après une école à feux du 17 au 25 novembre, les deux torpilleurs font escale à Tunis du 26 au 29 novembre avant un entrainement au combat antisurface du 30 novembre au 6 décembre, un ravitaillement à Mers-El-Kébir le 7 décembre et un entrainement à la défense aérienne à la mer du 8 au 17 décembre, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain.

Après une école à feux du 2 au 8 janvier, le Basque continue seul son entrainement alors que le Forbin gagne Toulon pour subir un grand carénage. Le Basque se ravitaille à Mers-El-Kébir le 9 janvier puis effectue un entrainement au combat antisurface du 10 au 18 janvier, fait escale à Alger du 19 au 23 janvier avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 24 janvier au 2 février, rentrant à Mers-El-Kébir le 3 février 1942.

Le 9 février, la 7ème DTE (Tramontane Tornade Typhon) arrive à Mers-El-Kébir pour un entrainement commun avec  les divisions de torpilleurs d’escadre de la 3ème FTE en l’occurence les 8ème DTE (Le Bordelais La Trombe L’Alcyon) et 9ème DTE (Basque et Forbin).

Le Basque  effectue un premier exercice commun du 12 au 22 février avant de se ravitailler à Mers-El-Kébir puis de rallier Toulon le lendemain 23 février pour subir son grand carénage.

Le Basque subit son grand carénage au bassin Vauban (n°6) du 26 février au 12 avril 1942 pour une remise en état complète et une modernisation de ses capacités notamment son électronique embarquée avec l’installation d’un Asdic, d’un radar de navigation et d’un radar de veille combinée.

Armé pour essais le 16 avril, le torpilleur d’escadre sort pour essais du 17 au 20 avril avant de se ravitailler à Toulon le 21 avril et mettre cap sur Mers-El-Kébir où il arrive le 22 avril.

Les autres torpilleurs vont participer à sa remise en condition du 23 avril au 8 mai, les huit torpilleurs faisant escale à Tunis du 9 au 14 mai puis à Ajaccio du 16 au 21 mai, effectuant le 22 mai une parade navale avant de se séparer,  les 8ème et 9ème DTE rentrant le lendemain à Mers-El-Kébir.

Les torpilleurs d’escadre Basque et Forbin sortent pour un entrainement de division le 1er juin, effectuant une école à feux du 1er au 8 juin, faisant escale à Alger du 9 au 12 juin avant un entrainement au combat antisurface du 13 au 20 juin, une escale à Oran du 21 au 25 juin et un entrainement à la défense aérienne à la mer du 26 juin au 4 juillet, rentrant le lendemain 5 juillet à Mers-El-Kébir.

Le Basque est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 6 au 27 juillet, sortant pour essais du 28 au 30 juillet puis pour remise en condition du 1er au 15 août. Il participe ensuite aux essais (18 au 20 août) et à la remise en condition (22 août au 7 septembre) du Forbin, les deux torpilleurs rentrant à Mers-El-Kébir le 8 septembre 1942.

Le Basque et le Forbin sortent pour un entrainement de division à partir du 15 septembre, effectuant une école à feux du 15 au 22 septembre, se ravitaillent à Mers-El-Kébir le 23 septembre avant un entrainement au combat antisurface du 24 au 30 septembre, faisant escale à Alger du 1er au 4 octobre avant un entrainement de défense aérienne à la mer du 5 au 13 octobre, rentrant le lendemain à Mers-El-Kébir.

Le 19 octobre, la 9ème DTE quitte Mers-El-Kébir pour Tunis où elle arrive le 22 octobre, retrouvant les torpilleurs de la 8ème DTE pour un exercice commun du 23 octobre au 10 novembre, les cinq torpilleurs faisant escale à Tunis du 11 au 15 novembre avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 17 novembre 1942.

Le 27 novembre, la 9ème DTE aurait du appareiller pour un entrainement de division mais le Basque est victime d’une avarie à l’appareillage et indisponible jusqu’au 21 décembre, sortant pour des essais concluants du 22 au 26 décembre avant remise en condition du 28 décembre 1942 au 7 janvier 1943.

Le Basque et le Forbin sortent pour un entrainement de division à partir du 12 janvier, effectuant une école à feux du 12 au 19 janvier, se ravitaillant à Mers-El-Kébir le 20 janvier avant un entrainement au combat antisurface du 21 au 28 janvier, faisant escale à Alger du 29 janvier au 2 février, rentrant le lendemain 3 février 1943 à Mers-El-Kébir.

Du 9 février au 3 mars 1943, les deux divisions de la 8ème et de la 9ème DTE participent à un entrainement commun en compagnie du Fortuné, des 1ère et 7ème DTE venus de Toulon, les onze torpilleurs  faisant une escale commune en baie d’Ajaccio du 4 au 7 mars avant de rentrer dans leurs ports respectifs le 8 mars 1943.

Le 15 mars, le Basque et le Forbin appareillent pour un nouvel entrainement de division, les deux torpilleurs effectuant une école à feux du 15 au 22 mars puis enchaine après une escale à Alger du 23 au 27 mars par un entrainement au combat antisurface du 28 mars au 5 avril.

Après une escale à Bonifacio du 6 au 11 avril, les deux torpilleurs subissent un entrainement de défense aérienne à la mer du 12 au 21 avril 1943, se ravitaillant à Mers-El-Kébir le 22 avril avant un exercice de synthèse du 23 avril au 4 mai, les deux torpilleurs rentrant à Mers-el-Kébir le 11 mai après une escale à Tunis du 5 au 9 mai 1943.

Le Basque et le Forbin enchainent ensuite par un entrainement commun avec la 8ème DTE du 20 mai au 24 juin, les deux divisions de torpilleurs d’escadre rentrant à Mers-El-Kébir le 25 juin 1943.

Le Basque est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 26 juin au 16 juillet 1943, effectuant ses essais du 17 au 20 juillet avant remise en condition du 22 juillet au 5 août. Il participe ensuite aux essais (8 au 11 août) et à la remise en condition (13 au 30 août) du Forbin.

Le 7 septembre 1943, les torpilleurs d’escadre Basque et Forbin appareillent pour une croisière d’instruction au profit d’officiers de marine de réserve de la cinquième région maritime (Premar V Oran).

Le Basque et son compère de la 9ème DTE font escale à Alger du 8 au 11 septembre, à Tunis du 16 au 20 septembre, à Bizerte du 22 au 25 septembre, à Sfax du 28 septembre au 2 octobre, traversent le bassin oriental de la Méditerranée pour faire escale à Lattaquié du 5 au 8 octobre, à Beyrouth du 10 au 14 octobre, à Haïfa du 16 au 20 octobre, se ravitaillent à Bizerte le 24 octobre avant de rentrer le 27 octobre à Mers-El-Kébir.

Le Basque et le Forbin termine l’année par un entrainement commun avec la 8ème DTE et ce du 7 novembre au 14 décembre,  rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 15 décembre 1943. Ils restent au port jusqu’à la fin de l’année civile pour entretien et permissions de l’équipage.

Le Basque et le Forbin commencent l’année 1944 par une école à feux du 5 au 12 janvier, faisant escale à Bonifacio du 13 au 17 janvier avant un entrainement au combat antisurface du 18 au 25 janvier, se ravitaillant à Mers-El-Kébir le 26 janvier avant un entrainement de défense aérienne à la mer du 27 janvier au 4 février puis rentrent au port le lendemain 5 février.

Le 7 février 1944, le Basque quitte Mers-El-Kébir pour Toulon où il arrive le lendemain 8 février pour un grand carénage. Il est échoué au bassin Vauban (n°6) du 11 février au 20 mars 1944 pour remise en état complète et modernisation de ses capacités militaires.

La coque est grattée, sablée et repeinte, les hélices sont changées, les turbines réalésés, les chaudières retubées, les locaux-vie remis en état. L’électronique est modernisée et la DCA renforcée, les deux canons de 25mm et les quatre canons de 37mm sont remplacés par huit canons Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles modèle 1943.

Armé pour essais le 27 mars 1944, le Basque sort pour essais du 28 au 31 mars, se ravitaille à Toulon le 1er avril avant d’effectuer sa remise en condition du 2 au 16 avril, faisant escale à Ajaccio du 17 au 21 avril avant de rentrer à Mers-El-Kébir le lendemain 22 avril 1944.

Le Basque effectue une école à feux au large d’Oran du 27 avril au 5 mai, se ravitaillant à Mers-El-Kébir le 6 mai avant de rallier Toulon  le lendemain 7 mai. Il y retrouve le Forbin pour participer à ses essais et à sa remise en condition en compagnie également de la 8ème DTE.

Les quatre torpilleurs sortent pour les essais du Forbin du 9 au 12 mai, se ravitaillent à Toulon le 13 mai avant le stage de remise en condition mené du 14 au 31 mai, les quatre torpilleurs faisant escale à Propriano du 1er au 5 juin avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 6 juin 1944.

Le 13 juin 1944, le Basque et le Forbin sortent pour un entrainement de division. Après une école à feux du 13 au 21 juin, les deux torpilleurs font escale à Alger du 22 au 25 juin avant un entrainement au combat antisurface du 26 juin au 2 juillet, se ravitaillant à Mers-El-Kébir le 3 juillet.

Les deux torpilleurs d’escadre enchainent par un entrainement à la défense antiaérienne à la mer du 4 au 11 juillet, un ravitaillement à Mers-El-Kébir le 12 juillet avant un entrainement à la lutte ASM du 13 au 20 juillet en compagnie du sous-marins Orion qui sert de plastron, les deux torpilleurs et le sous-marin rentrant à Mers-El-Kébir le 21 juillet 1944.

Le Basque est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 22 juillet au 12 août 1944, sortant pour essais du 13 au 16 août puis pour remise en condition du 17 août au 1er septembre. Il participe ensuite aux essais (4 au 7 septembre) et à la remise en condition (9 au 23 septembre) du Forbin, les deux torpilleurs rentrant à Mers-El-Kébir le 30 septembre après une escale à Tunis du 24 au 28 septembre.

Le Basque et le Forbin sortent pour une école à feux du 7 au 17 octobre, rentrant à Mers-El-Kébir le 18 octobre. Les deux torpilleurs de la 9ème DTE enchainent par un entrainement commun avec la 8ème DTE du 24 octobre au 25 décembre,rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 26 décembre 1944.

Le 6 janvier 1945, le Basque et le Forbin appareillent pour un entrainement de division, exécutant une école à feux du 6 au 16 janvier, faisant escale à Alger du 17 au 21 janvier avant un entrainement au combat antisurface du 22 au 31 janvier.

Après un ravitaillement à Mers-El-Kébir le 1er février, les deux torpilleurs de la 9ème DTE exécutent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 2 au 12 février avant une escale à Tunis du 13 au 18 février puis de terminer par un entrainement ASM du 19 au 28 février en compagnie du sous-marins Orion, rentrant le lendemain 1er mars à Mers-El-Kébir.

Le 7 mars 1945, la 9ème DTE appareille en compagnie du Bordelais pour un entrainement commun avec une école à feux du 7 au 13 mars, un ravitaillement à Mers-El-Kébir le 14 mars avant un entrainement au combat antisurface du 15 au 23 mars, les trois torpilleurs rentrant à Mers-El-Kébir le 24 mars 1945.

Le 4 avril 1945, la 9ème DTE est dissoute, les torpilleurs d’escadre Basque et Forbin devant assurer la protection du cuirassé Alsace en attendant la disponibilité de torpilleurs d’escadre plus modernes.

Le 6 avril 1945, le Basque et le Forbin quittent Mers-El-Kébir, se ravitaillent à Casablanca le 9 avril  1945 avant de rallier Brest le 12 avril où ils retrouvent leur protégé, le nouveau fleuron de notre corps de bataille.

Le cuirassé et les deux torpilleurs sortent pour prendre leurs marques les 14 et 15 avril avant d’appareiller le lendemain pour l’exercice Entente Cordiale en Ecosse, exercice qui à lieu du  5 au 15 mai, les navires français et britanniques se séparant après une revue navale à Rosyth le 17 mai 1945. Les navires français font ensuite escale à Dunkerque du 19 au 22 mai, Cherbourg du 24 au 26 mai avant de rentrer à Brest le 27 mai dans la soirée.

Le 1er juin 1945, le torpilleur d’escadre Basque appareille en compagnie du cuirassé Alsace et du torpilleur Forbin. Les trois navires font escale au mouillage à Bayonne du 5 au 8 juin, franchissent le   détroit de Gibraltar le 11 juin, font escale à Ajaccio le 14 juin avant d’arriver à Toulon le lendemain.

Les vétérans (près de quinze années de service) vont suivre comme leur ombre le cuirassé, l’accompagnant par exemple à Dakar pour un exercice du 30 septembre au 31 octobre 1945 avant de rentrer à Toulon le 22 novembre 1945.

En 1946, la France et l’URSS en dépit de régimes politiques diamétralement opposés se rapprochent, inquiets de la montée en puissance de l’Allemagne qui à retrouvé les accents menaçants de l’époque hitlérienne.

Pour célébrer ce rapprochement, une escadre russe rend visite à la flotte de la Méditerranée à Toulon, renouant avec la visite de l’escadre tsariste en octobre 1893.

Le 4 février 1946 arrive dans le port varois le cuirassé Sovietskaya Ukrainia, le croiseur lourd Kirov et quatre destroyers. Ils sont ouverts au public du 5 au 12 février avant de repartir le 15 février après des exercices avec la marine française.

La France ayant prévu de rendre la pareille à la marine soviétique, les torpilleurs Basque et Forbin vont escorter…………..le Provence, la marine nationale préférant confier l’escorte de l’Alsace à des torpilleurs d’escadre plus modernes en l’occurence les Mameluk et Casque pour des raisons logiques de propagande.

Le Basque et le Forbin sont ainsi à la mer en compagnie du Provence du 1er au 8 mars, du 11 au 18 mars, faisant escale à Nice, Bastia et Marseille avant de rentrer à Toulon le 4 avril 1946.

Alors que le cuirassé est en entretien à flot (5 au 15 avril), le Basque et le Forbin effectue une école à feux du 6 au 12 avril, rentrant le lendemain à Toulon avant de sortir à nouveau à la mer en compagnie du cuirassé du 16 avril au 7 mai puis du 10 au 27 mai alors que le Provence accompagne le porte-avions Joffre.

Le Basque et le Forbin effectuent une ultime sortie du 3 au 12 juin avant d’être mis en position de complément le lendemain 13 juin 1946. Les deux compères sont ainsi mouillés dans la Darse Vieille en attendant qu’une décision soit prise sur son sort.

Le torpilleur d’escadre Basque est officiellement désarmé le 11 juillet 1946.

Il passe au bassin du 12 au 20 juillet puis est remorqué au cimetière navale du Bregaillon le 25 juillet 1946, le même jour que sa condamnation sous le numéro Q-23.

Il est vendu à la démolition le 14 mars 1947 puis remorqué à un chantier de démolition implanté à Arzew près d’Oran où il arrive le 25 mars. Il est y démantelé en trois mois.