11-Torpilleurs d’escadre (57)

Le Goumier

Un goumier marocain

Un goumier marocain

-Le Goumier est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) au Havre le 2 mai 1945 et  lancé le 7 novembre 1946 pour subir alors une période d’achèvement à flot notamment l’embarquement de l’artillerie principale.

Le Goumier quitte son chantier constructeur le 4 janvier 1947, fait escale à Cherbourg du 5 au 8 janvier avant d’appareiller pour Lorient le lendemain 9 janvier, croisant au large de Groix le 10 janvier son compère Voltigeur qui venait d’achever une école à feux.

Le Goumier parachève sa mise en condition opérationnelle par un exercice commun avec le Voltigeur soit du 7 au 12 juin 1947.

Le torpilleur d’escadre Goumier est officiellement admis au service actif le 12 juin 1947.

Le Goumier et le Voltigeur  participent  une nouvelle phase d’essais à la mer du cuirassé Flandre du19 juin au 4 juillet 1947 puis à sa traversée de longue durée qui part de Brest le 22 juillet, se rend jusqu’aux Antilles, effectue un long passage par Dakar avant de rallier Toulon 29 novembre.

Le séjour dakarois voit les deux torpilleurs manoeuvrer ensemble du 25 septembre au 9 novembre pendant un passage au bassin du cuirassé du 6 au 21 septembre, les deux torpilleurs s’entrainant avec leur protégé du 25 septembre au 9 novembre, quittant l’AOF le 17 novembre 1947.

Le Voltigeur et le Goumier accompagnent le cuirassé Flandre pour entrainement au large de Rufisque du 25 septembre au 9 novembre 1947 avant une escale à Dakar du 10 au 17 novembre, les trois navires quittant Dakar après un entrainement au combat de nuit.

Le Goumier et le Voltigeur arrivent avec le cuirassé Flandre à Toulon le 29 novembre, huit jours avant l’admission au service actif du cuirassé, ASA effective le 7 décembre 1947, le Flandre formant la 5ème DL avec son sister-ship Alsace.

Le 16 février 1948, les torpilleurs Goumier et Voltigeur arrivent à Tunis avec le cuirassé Flandre pour une opération de relation publique mais deux jours plus tard, 18 février,  de violentes émeutes éclatent à Beyrouth pour réclamer l’indépendance promise lors de la mise en place du mandat SDN.

Le cuirassé Flandre accompagné de ses deux chiens de garde appareille en urgence le 19 février avec à bord 600 soldats, essentiellement des zouaves et des tirailleurs sénégalais pour la capitale du Liban mandataire, arrivant sur place le 22 février. Le Goumier, le Voltigeur et donc le Flandre reste sur zone jusqu’au 24 mars 1948 avant de rentrer directement sur Toulon où il arrive le 29.

Les deux torpilleurs accompagnent leur protégé à Calais pour célébrer le parrainage du cuirassé par la ville de Lille, le cuirassé et les deux torpilleurs faisant escale à Gibraltar, à Brest le 12 juillet, au Havre le 13 juillet avant d’arriver à Calais le 14 juillet pour une semaine de festivités quand il appareille pour Toulon, faisant escale à Brest le 23 juillet, à Gibraltar le 27 juillet, à Ajaccio le 30 avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Ils sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 1er au 15 août, sortant pour essais du 16 au 18 août puis pour remise en condition à l’effectif de guerre du 20 au 30 août,à chaque fois en compagnie du Flandre, les trois navires mouillant aux Salins d’Hyères du 31 août au 3 septembre et rentrant à Toulon le lendemain 4 septembre.

11-Torpilleurs d’escadre (56)

Le Voltigeur

Un caporal voltigeur (époque napoléonienne)

Un caporal voltigeur (époque napoléonienne)

-Le Voltigeur est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) sis à Dunkerque le 14 janvier 1944 et lancé le 21 juillet 1945 connaissant alors une période d’armement à flot.

Le 24 mars 1946, le Voltigeur quitte son chantier constructeur, fait escale à Cherbourg du 25 au 28 mars puis rallie Lorient le 30 mars pour des travaux complémentaires, la réalisation de sa mise au point technique, ses essais officiels et sa mise en condition opérationnelle.

Le torpilleur d’escadre Voltigeur est officiellement admis au service actif le 27 septembre 1946

Alors que le Flandre est toujours en achèvement à flot, le Voltigeur va resté basé à Lorient, placé hors rang au sein de la 1ère Escadre. Il va sortir pour entrainement tout en menant des missions de surveillance dans le Golfe de Gascogne.

Le Voltigeur quitte Lorient le 4 octobre 1946 pour entrainement, effectuant une école à feux du 4 au 14 octobre, une escale à Nantes du 15 au 21 octobre avant un entrainement au combat antisurface du 22 au 30 octobre puis un entrainement à la défense aérienne à la mer du 1er au 10 novembre,  le torpilleur d’escadre rentrant  Lorient le lendemain.

Le Voltigeur quitte à nouveau Lorient le 18 novembre pour une patrouille dans le Golfe de Gascogne, le torpilleur étant à la mer du 18 au 25 novembre, faisant escale à Biaritz du 26 au 29 avant une nouvelle patrouille du 30 novembre au 7 décembre, le Voltigeur faisant escale à Saint-Nazaire du 8 au 12 décembre avant de rentrer à Lorient le lendemain et d’y rester jusqu’à la fin de l’année civile.

Le Voltigeur quitte Lorient le 3 janvier 1947 pour une école à feux du 3 au 10 janvier, le torpilleur accueillant au large de l’île de Groix son sister-ship Goumier qui venait de quitter son chantier constructeur (les FCM du Havre) pour rallier Lorient et ainsi parachever sa mise au point et réaliser sa mise en condition.

Après un ravitaillement à Lorient le 11 janvier, le Voltigeur effectue un entrainement à la défense aérienne à la mer du 12 au 20 janvier, fait une escale à Royan du 21 au 25 janvier puis un entrainement au combat antisurface du 26 janvier au 3 février, une escale à La Pallice du 4 au 9 février, un entrainement anti-sous-marin contre le sous-marin La Guadeloupe du 10 au 17 février, le torpilleur d’escadre ralliant Lorient le lendemain.

Il passe au bassin (bassin occidental) à Lorient du 19 au 28 février pour des travaux liés à plusieurs problèmes mécaniques relevés durant l’entrainement. Il sort pour essais du 1er au 3 mars puis pour remise en condition du 5 au 15 mars, rentrant à Lorient le lendemain.

Le 23 mars 1947, le Voltigeur quitte Lorient et rallie Saint-Nazaire en fin de journée pour participer aux essais du cuirassé Flandre.

Le Voltigeur escorte le cuirassé Flandre pour ses essais constructeurs du 2 au 8 avril puis pour ses essais officiels du 20 avril au 25 mai avant que le cuirassé Flandre ne soit mis au sec dans le bassin n°11 du Laninon pour démontages et modifications (26 mai au 18 juin).

Le Voltigeur sort du 28 mai au 5 juin pour une école à feux puis effectue un exercice commun avec le Goumier du 7 au 12 juin 1947, date de l’admission au service actif du torpilleur d’escadre. Le Voltigeur et le Goumier participent  une nouvelle phase d’essais à la mer du cuirassé Flandre du19 juin au 4 juillet 1947.

Le Voltigeur et le Goumier participent ensuite à la traversée de longue durée du cuirassé Flandre aux Antilles essentiellement, quittant Brest le 22 juillet. Il font escale à Jacksonville en Floride du 28 juillet au 1er août, à Nassau aux Bermudes du 3 au 7 août, Pointe à Pitre du 9 au 12 août,Fort de France de 13 au 17 août, Port of Spain du 20 au 25 août,  Caracas du 27 au 31 août.

Arrivés à Dakar le 6 septembre, les deux torpilleurs d’escadre effectuent une école à feux du 7 au 15 septembre alors que le Flandre est au bassin pour des réparations et une inspection des œuvres vivres jusqu’au 21 septembre 1947.

Le Voltigeur et le Goumier accompagnent le cuirassé Flandre pour entrainement au large de Rufisque du 25 septembre au 9 novembre 1947 avant une escale à Dakar du 10 au 17 novembre, les trois navires quittant Dakar après un entrainement au combat de nuit.

Le Voltigeur et le Goumier arrivent avec le cuirassé Flandre à Toulon le 29 novembre, huit jours avant l’admission au service actif du cuirassé, ASA effective le 7 décembre 1947, le Flandre formant la 5ème DL avec son sister-ship Alsace.

Le 16 février 1948, les torpilleurs Voltigeur et Goumier arrivent à Tunis avec le cuirassé Flandre pour une opération de relation publique mais deux jours plus tard, 18 février,  de violentes émeutes éclatent à Beyrouth pour réclamer l’indépendance promise lors de la mise en place du mandat SDN.

Le cuirassé Flandre accompagné de ses deux chiens de garde appareille en urgence le 19 février avec à bord 600 soldats, essentiellement des zouaves et des tirailleurs sénégalais pour la capitale du Liban mandataire, arrivant sur place le 22 février.

Les trois navires vont ensuite patrouiller le long des côtes, le cuirassé et les torpilleurs tirant à plusieurs reprises contre la terre pour dégager des postes attaqués ou des patrouilles tombées dans des embuscades.

La révolte s’apaise à partir de la mi-mars 1948, le Liban et la Syrie obtenant l’indépendance promise pour 1943 mais les troupes françaises restent sur place en vertu d’un accord de défense signé le lendemain de la proclamation de l’indépendance le 17 mars 1948 et qui prévoit une renégociation de la présence des troupes françaises sur place d’ici quinze ans, troupes qui occupent une station navale à Beyrouth, plusieurs garnisons terrestres et deux bases aériennes, une à Beyrouth et une seconde au nord de Damas.

Le Voltigeur, le Goumier et donc le Flandre reste sur zone jusqu’au 24 mars 1948 avant de rentrer directement sur Toulon où ils arrivent le 29 mars.

Les deux torpilleurs accompagnent leur protégé à Calais pour célébrer le parrainage du cuirassé par la ville de Lille, le cuirassé et les deux torpilleurs faisant escale à Gibraltar, à Brest le 12 juillet (où il doit débarquer deux marins victime d’une crise d’appendicite), au Havre le 13 juillet avant d’arriver à Calais le 14 juillet pour une semaine de festivités quand il appareille pour Toulon, faisant escale à Brest le 23 juillet, à Gibraltar le 27 juillet, à Ajaccio le 30 avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Ils sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 1er au 15 août, sortant pour essais du 16 au 18 août puis pour remise en condition à l’effectif de guerre du 20 au 30 août,à chaque fois en compagnie du Flandre, les trois navires mouillant aux salins d’Hyères du 31 août au 3 septembre et rentrant à Toulon le lendemain.

11-Torpilleurs d’escadre (51)

Le Bombardier

une bombarde, arme d'artillerie primitive servie par des bombardiers

une bombarde, arme d’artillerie primitive servie par des bombardiers

-Le Bombardier est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers du Havre (ACH) sis au Havre le 4 mars 1944 et lancé le 27 août 1945 avant de connaître une période d’armement à flot.

Le 17 décembre 1945, le Bombardier quitte son chantier constructeur, fait escale à Cherbourg du 18 au 21 décembre avant de rallier  Lorient son  port d’armement pour des travaux complémentaires, sa mise au point technique, ses essais à la mer et sa mise en condition opérationnelle.

Le torpilleur d’escadre Bombardier est officiellement admis au service actif le 25 mai 1946

Le Bombardier quitte Lorient le 26 mai, fait escale à Casablanca du 30 mai au 2 juin avant de rallier Toulon le 6 juin 1946.

Il sort pour entrainement du 13 au 20 juin, faisant escale à La Seyne sur Mer du 21 au 25 juin avant de rallier Toulon le jour même. Il sort à nouveau  pour une école à feux du 28 juin au 6 juillet, date de son retour à Toulon. Il effectue sa première sortie avec le cuirassé Alsace et son compère Mousquet du 10 au 24 juillet 1946.

Du 18 au 26 octobre 1946, les torpilleurs Bombardier et Mousquet accompagnent le cuirassé Alsace qui transporte 400 gendarmes mobiles pour réprimer des émeutes à Philippeville.

Alors que le cuirassé Alsace est indisponible pour entretien à flot (28 octobre au 12 novembre), ses deux torpilleurs d’escadre sortent pour une école à feux du 2 au 8 novembre avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Ils participent ensuite aux essais (13 au 18 novembre) et à la remise en condition (19 au 30 novembre) du cuirassé Alsace, remise en condition qui se prolonge à Rufisque par une école à feux du 11 au 26 décembre, les trois navires étant ainsi absents de Toulon du 2 décembre 1946 au 2 janvier 1947.

Le Bombardier et le Mousquet participent ensuite du 15 au 21 mars 1947 à l’exercice franco-britannique Cordial Agreement, le pendant méditerranéen de l’exercice Entente Cordiale en escorte du cuirassé Alsace.

Les navires français et britanniques participent à une revue navale sur le lac de Bizerte le 22 mars, les deux torpilleurs d’escadre rentrant en compagnie de l’Alsace à Toulon le 24 mars 1947.

Le 10 mai 1947alors qu’il allait appareiller de Porto-Vecchio pour Bastia, l’Alsace est victime d’une avarie majeure de propulsion, l’immobilisant dans un port bien entendu pas outillé pour ce travail.

Le 15 mai, le cuirassé est pris en charge par le remorqueur de haute mer Centaure qui doit le remorquer à Bizerte pour réparations, le petit convoi étant escorté par les Mousquet et Bombardier.

L’Alsace étant indisponible pour travaux du 20 mai au 5 juin 1947, les deux torpilleurs d’escadre subissent une courte période de travaux à flot du 20 au 31 mai à Bizerte, sortant pour essais du 1er au 3 juin avant de participer aux essais (7 au 10 juin) et à la remise en condition (12 au 26 juin), le cuirassé rentrant à Toulon avant ses torpilleurs le 29 juin 1947. Le Bombardier et le Mousquet participent avec l’Alsace à un nouveau tour de Corse cette fois sans problèmes (12 juillet au 12 août), rentrant à Toulon le 14.

Les deux torpilleurs d’escadre sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 15 août au 5 septembre, sortant pour essais du 6 au 9 septembre puis pour remise en condition du 11 au 21 septembre. Ils participent ensuite aux essais (23 au 27 septembre)et à la remise en condition (28 septembre au 13 octobre) du cuirassé Alsace.

Le Mousquet et le Bombardier rentrés de Bizerte (où l’Alsace subit un petit carénage) le 22 janvier, quitte le port varois le 30 janvier 1948 pour un entrainement qui s’achève le 3 avril quand les deux torpilleurs rentrent à Toulon. Ils sortent à nouveau pour entrainement du 15 avril au 18 mai

Le 25 mai 1948,  le Bombardier et le Mousquet quittent Toulon pour rallier Bizerte trois jours plus tard afin de participer aux essais et à la remise en condition du cuirassé Alsace. Les trois navires sortent pour les essais (7 au 10 juin) et pour la remise en condition (12 au 26 juin), Le cuirassé et les deux torpilleurs d’escadre rentrant à Toulon le 29 juin 1948.

Le Bombardier comme le Mousquet vont accompagner le cuirassé pour différents exercices que ce soit une école à feux (6 au 16 juillet), un entrainement à la défense aérienne du 21 au 29 juillet puis à des manoeuvres aéronavales en compagnie du Joffre (4 au 20 août).

L’Alsace passe au régime de guerre le 21 août tout comme ses torpilleurs d’escadre, sortant pour amariner ses réservistes du 22 au 29 août, rentrant à Toulon le lendemain 30 août, restant à quai jusqu’au 5 septembre 1948 quand il appareille pour sa première sortie de guerre.

11-Torpilleurs d’escadre (50)

Le Mousquet

Un mousquet à mèche

Un mousquet à mèche

-Le Mousquet est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers du Havre (ACH) sis au Havre le 8 juin 1944 et lancé le 15 novembre 1945 pour une période d’armement à flot, l’admission au service actif étant prévu pour juin 1946.

Le Mousquet quitte son chantier constructeur le 4 janvier 1946, fait escale à Cherbourg du 5 au 8 janvier avant de rallier Lorient son  port d’armement pour des travaux complémentaires, sa mise au point technique, ses essais à la mer et sa mise en condition opérationnelle.

Le torpilleur d’escadre Mousquet est officiellement admis au service actif le 27 juin 1946.

Le lendemain 28 juin 1946, le Mousquet quitte Lorient, fait escale à Casablanca du 1er au 4 juillet avant de rallier Toulon le 8 juillet 1946 où il retrouve son compère Bombardier (en service depuis le mois de mai 1946) et leur protégé commun, le cuirassé Alsace.

La première sortie du Mousquet avec le cuirassé Alsace et son sister-ship Bombardier à lieu du 10 au 24 juillet pour la remise en condition du cuirassé qui venait de subir un petit carénage.

Du 18 au 26 octobre 1946, les torpilleurs Mousquet et Bombardier accompagnent le cuirassé Alsace qui transporte 400 gendarmes mobiles pour réprimer des émeutes à Philippeville.
Alors que le cuirassé Alsace est indisponible pour entretien à flot (28 octobre au 12 novembre), le Mousquet et le Bombardier sortent pour une école à feux du 2 au 8 novembre avant de rentrer à Toulon le lendemain 9 novembre.

Ils participent ensuite aux essais (13 au 18 novembre) et à la remise en condition (19 au 30 novembre) du cuirassé Alsace, remise en condition qui se prolonge à Rufisque par une école à feux du 11 au 26 décembre, les trois navires étant ainsi absents de Toulon du 2 décembre 1946 au 2 janvier 1947.

Le Mousquet et le Bombardier participent ensuite du 15 au 21 mars 1947 à l’exercice franco-britannique Cordial Agreement, le pendant méditerranéen de l’exercice Entente Cordiale en escorte du cuirassé Alsace. Les navires français et britanniques participent à une revue navale sur le lac de Bizerte le 22 mars, les deux torpilleurs d’escadre rentrant en compagnie de l’Alsace à Toulon le 24 mars 1947.

Le 15 mai 1947, le cuirassé est pris en charge par le remorqueur de haute mer Centaure qui doit le remorquer à Bizerte pour réparations, le petit convoi étant escorté par les Mousquet et Bombardier.

L’Alsace étant indisponible pour travaux du 20 mai au 5 juin 1947, les deux torpilleurs d’escadre subissent une courte période de travaux à flot du 20 au 31 mai à Bizerte, sortant pour essais du 1er au 3 juin avant de participer aux essais (7 au 10 juin) et pour remise en condition (12 au 26 juin), le cuirassé rentrant à Toulon avant ses torpilleurs le 29 juin 1947.

Le Mousquet et le Bombardier participent avec l’Alsace à un nouveau tour de Corse cette fois sans problèmes, faisant escale à l’Ile Rousse du 12 au 15 juillet, Calvi du 17 au 20 juillet, Cargèse du 21 au 23 juillet, Ajaccio du 25 au 27 juillet, Bonifacio du 28 au 30 juillet, Porto-Vecchio du 2 au 5 août, Bastia du 7 au 12 août avant de rentrer à Toulon le 14 août.

Le Mousquet et le Bombardier sont indisponibles pour entretien et  permissions de l’équipage du 15 août au 5 septembre, sortant pour essais du 6 au 9 septembre puis pour remise en condition du 11 au 21 septembre. Ils participent ensuite aux essais (23 au 27 septembre) puis à sa remise en condition (28 septembre au 13 octobre).

Le cuirassé Alsace étant en petit carénage du 20 janvier au 6 juin, les deux torpilleurs d’escadre qui l’escortent vont sortir seuls pour entrainement et pour leur carrière opérationnelle.

Le Mousquet et le Bombardier rentrés de Bizerte le 22 janvier, quitte le port varois le 30 janvier 1948, effectuant une école à feux du 30 janvier au 8 février qui est suivit d’un ravitaillement à Toulon le 9 février et d’un entrainement au combat antisurface du 10 au 25 février.

Après une escale à Nice du 26 février au 1er mars, les deux torpilleurs d’escadre  effectuent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 2 au 10 mars, sont en escale à Marseille du 11 au 15 mars avant un entrainement à la lutte ASM contre le sous-marin La Réunion du 16 au 24 mars, les trois navires mouillant aux salins d’Hyères du 25 mars au 2 avril avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Le Mousquet et le Bombardier sortent à nouveau pour entrainement à partir du 15 avril quand les deux torpilleurs d’escadre appareillent pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 15 au 23 avril.

Ils font escale à Bastia du 24 au 27 avril avant une école à feux au large du Cap Corse du 28 avril au 2 mai, le Mousquet et le Bombardier enchainant par une escale à Ajaccio du 3 au 6 mai et par un entrainement au combat antisurface du 7 au 17 mai avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Le 25 mai 1948,  le Mousquet et le Bombardier quittent Toulon pour rallier Bizerte le 28 mai afin de participer aux essais et à la remise en condition du cuirassé Alsace. Les trois navires sortent pour les essais (7 au 10 juin) et pour la remise en condition (12 au 26 juin), Le cuirassé et les deux torpilleurs d’escadre rentrant à Toulon le 29 juin 1948.

Le Mousquet comme le Bombardier vont accompagner le cuirassé pour différents exercices que ce soit une école à feux (6 au 16 juillet), un entrainement à la défense aérienne du 21 au 29 juillet puis à des manoeuvres aéronavales en compagnie du Joffre (4 au 20 août).

L’Alsace passe au régime de guerre le 21 août tout comme ses torpilleurs d’escadre, sortant pour amariner ses réservistes du 22 au 29 août, rentrant à Toulon le lendemain, restant à quai jusqu’au 5 septembre 1948 quand il appareille pour sa première sortie de guerre.

11-Torpilleurs d’escadre (37)

Le Téméraire

Un portrait du duc de Lorraine Charles Le Téméraire ornait le carré des officiers du Téméraire. Cadeau d'une délégation de la ville de Nancy

Un portrait du duc de Bourgogne Charles Le Téméraire ornait le carré des officiers du Téméraire. Cadeau d’une délégation de la ville de Beaune

-Le Téméraire est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) installés à la La Seyne sur Mer  le 28 août 1939 et lancé le 2 février 1941 avant de subir une période d’armement à flot.

Le 23 mai 1941, le Téméraire quitte son chantier constructeur pour rallier Lorient son port d’armement, faisant escale à Casablanca du 26 au 29 mai avant de rallier Lorient le 2 juin où il retrouve son sister-ship L’Intrépide.

Le torpilleur d’escadre Le Téméraire est officiellement admis au service actif le 28 septembre 1941.

Deux jours plus tard, le 30 septembre 1941, le Téméraire et l’Intrépide quittent Lorient, font escale à Casablanca du 4 au 7 octobre avant de rallier Toulon le 11 octobre 1941.

Du 15 au 23 octobre, les deux torpilleurs sortent pour exercices en compagnie du cuirassé Lorraine pour prendre leurs marques à la fois avec leur protégé et à la fois avec la région dans laquelle il va évoluer.

Le Téméraire et l’Intrépide sortent pour entrainement du 23 février au 11 mars, les deux torpilleurs d’escadre faisant escale à Port Vendres du 12 au 16 mars avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Après une école à feux commune du 24 mars au 2 avril, le Téméraire et l’Intrépide participent aux essais (5 au 8 avril) et à la remise en condition (10 au 17 avril) du cuirassé Lorraine.

Le Téméraire sort pour école à feux du 8 au 18 juin puis après ravitaillement à  Toulon le 19 juin effectue un entrainement au combat antisurface du 20 au 26 juin, rentrant à Toulon le lendemain.

Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 28 juin au 18 juillet, sortant pour essais (19 au 22 juillet) et remise en condition (24 juillet au 7 août) en compagnie du cuirassé Lorraine et de son compère l’Intrépide.

A noter que durant cette immobilisation, les deux torpilleurs ont reçut une DCA moderne avec six canons de 37mm Schneider modèle 1941 en trois affûts doubles et deux canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en affûts simples.

Du 25 février au 15 mars 1943, le torpilleur d’escadre Téméraire sort pour entrainement en compagnie du cuirassé Lorraine avant de participer aux essais (18 au 21 mars) et à la remise en condition (23 mars au 6 avril) de l’Intrépide, les trois navires mouillant aux salins d’Hyères du 7 au 15 avril avant de rentrer dans la journée à Toulon.

Le Téméraire sort pour entrainement au combat antisurface du 21 au 28 juillet puis pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 30 juillet au 6 août. Il est ensuite indisponible du 8 au 31 août, sortant pour essais (1er au 4 septembre) et à la remise en condition (6 au 20 septembre) en compagnie du cuirassé Lorraine et du torpilleur L’Intrépide.

Du 27 septembre  au 4 décembre 1943, les deux torpilleurs d’escadre Téméraire et Intrépide sont absents de Toulon, ayant accompagné le cuirassé Lorraine pour un entrainement au large de Dakar du 10 octobre au 15 novembre. Les trois navires terminent l’année par une période d’entretien à flot du 4 au 15 décembre, sortant pour essais du 16 au 19 décembre, rentrant à Toulon le lendemain 20 décembre et de rester au port jusqu’à la fin de l’année.
Le 15 mars 1944, l’Intrépide abandonne le cuirassé Lorraine pour prendre en charge la protection du porte-avions Painlevé, le cuirassé Lorraine ne conserve donc comme torpilleur d’escorte que le Téméraire.

Le Téméraire et le cuirassé Lorraine quittent Toulon le 20 mars pour un entrainement commun jusqu’au 25 avril avant des escales à Tunis du 26 au 30 avril, à Alger du 2 au 7 mai, à Tanger du 9 au 12 mai, à Ajaccio du 14 au 17 mai avant de rentrer à Toulon le 18.
Le torpilleur d’escadre et le cuirassé sortent à nouveau pour entrainement du 25 mai au 1er juin 1944, date à laquelle les deux navires rentrent à Toulon.

Le Téméraire est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 2 au 23 juillet,  sortant pour essais du 24 au 27 juillet puis pour remise en condition du 29 juillet au 11 août en compagnie du cuirassé Lorraine , les deux navires faisant escale à Ajaccio du 12 au 16 août, à Alger du 17 au 21 août, à Tunis du 23 au 27 août, à La Valette du 28 août au 1er septembre, à Porto-Vecchio du 3 au 7 septembre, à Nice du 9 au 13 septembre avant de rentrer à Toulon le lendemain.
Après un dernier entrainement du 20 septembre au 3 octobre, le torpilleur d’escadre Téméraire quitte Toulon le 10 octobre en compagnie du cuirassé Lorraine pour rallier Brest où le cuirassé  de classe Bretagne allait être reconstruit sur le même modèle qu ses sister-ship.  Les deux navires font escale à Casablanca pour se ravitailler le 14 octobre avant de rallier Brest trois jours plus tard.
Du 24 octobre au 8 novembre 1944, le Téméraire sort en compagnie de l’Intrépide et du porte-avions Painlevé qui dispose désormais de deux torpilleurs d’escorte.

Du 5 au 17 février, le porte-avions Painlevé est indisponible suite à une avarie de ligne d’arbre ce qui permet au Téméraire et à l’Intrépide de sortir seuls pour entrainement du 7 au 15 février, rentrant à Brest le 16 février pour participer ensuite aux essais du porte-avions (19 au 21 février).
Le Téméraire et l’Intrépide vont assurer la protection du porte-avions Painlevé jusqu’au 18 mars 1945 quand leurs sister-ship Arquebuse et Cimeterre mis en service deux jours plus tôt prennent le relais, permettant à leurs deux ainés de subir leur premier grand carénage.

Le Téméraire sort pour une école à feux du 24 au 30 mars, faisant escale à Lorient du 31 mars au 4 avril avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 5 au 12 avril, une escale à La Pallice du 13 au 18 avril et un entrainement au combat antisurface du 19 au 26 avril, le Téméraire rentrant à Brest le lendemain.

Le Téméraire débarque ses munitions et vidange ses soutes le 5 mai avant d’être échoué au bassin Tourville du 6 mai au 30 juin 1945.
Il y subit une remise en état complète et une modernisation de ses capacités militaires qu’il s’agisse de l’électronique ou de l’armement.

Armé pour essais le 12 juillet 1945, le Téméraire sort pour ses essais officiels du 13 au 16 juillet puis pour remise en condition du 18 juillet au 4 août en compagnie de l’Intrépide, les deux torpilleurs rentrant à Brest le lendemain 5 août 1945.

Les torpilleurs d’escadre le Téméraire et l’Intrépide sortent pour entrainement commun du 14 août au 2 septembre, , le Téméraire et l’Intrépide faisant ensuite escale à Rouen du 3 au 6 septembre, au Havre du 7 au 11 septembre avant d’arriver à Dunkerque le 13 septembre à l’aube.

Les deux torpilleurs d’escadre enchainent par un entrainement commun avec les quatre torpilleurs légers de la 5ème DT du 14 au 21 septembre 1945, les six navires faisant escale à Anvers du 22 au 25 septembre, à Douvres du 26 au 30 septembre avant de se séparer, les torpilleurs d’escadre ralliant Brest le 1er octobre 1945.

Les deux torpilleurs d’escadre effectuent encore deux entrainements du 10 octobre au 28 novembre puis du 5 au 27 décembre

Après une période d’entretien à flot du 2 au 17 janvier 1946, l’Intrépide et le Téméraire sortent pour essais du 18 au 20 janvier puis pour remise en condition du 22 janvier au 2 février, les deux torpilleurs d’escadre faisant escale à Nantes du 3 au 8 février, à La Pallice du 9 au 12 février, à Bordeaux du 14 au 18 février et à Biaritz du 19 au 23 février avant de rentrer à Brest le 24 février 1946.

Après un entrainement commun du 3 mars au 2 avril 1946, les torpilleurs d’escadre Intrépide et Téméraire participe à l’exercice «Entente Cordiale 1946» du 10 avril au 31 mai, les deux forces navales qui avaient terminé l’exercice au large de Dakar quittant l’AOF le 2 juin pour se séparer au large de Brest, les navires français retrouvant la Rade-Abri le 7 juin 1946.

Après un exercice avec l’Intrépide du 14 juin au 3 juillet 1946, le Téméraire sort pour une école à feux du 10 au 17 juillet puis pour un entrainement au combat antisurface du 19 au 25 juillet, date du retour du torpilleur d’escadre à Brest.

Le Téméraire est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 26 juillet au 16 août, sortant pour essais (17 au 19 août) et pour remise en condition (21 août au 3 septembre) en compagnie de l’Intrépide.

Le Téméraire et l’Intrépide sortent pour entrainement du 10 au 17 septembre avant de participer aux essais et à la remise en condition du cuirassé Lorraine du 21 septembre au 5 novembre. Le cuirassé et ses deux torpilleurs d’escorte effectuent ensuite une école à feux au polygone de Rufisque du 12 au 27 novembre, rentrant à Brest le 3 décembre 1946, deux jours avant la remise en service officielle du cuirassé.

Les torpilleurs Le Téméraire et l’Intrépide sont indisponibles en compagnie du Lorraine du 10 juin au 2 juillet, les trois navires sortant pour essais du 4 au 7 juillet puis pour remise en condition du 9 au 24 juillet, faisant escale à Cherbourg du 25 au 30 juillet et au Havre du 31 juillet au 5 août, rentrant le lendemain 6 août 1947 à Brest.

Le Téméraire sort pour une école à feux du 20 au 28 mai 1948, rentrant à Brest le 29 mai alors que l’Intrépide est en grand carénage et que le cuirassé Lorraine subit une période d’entretien à flot à Brest en compagnie du porte-avions Painlevé.

Il accompagne ensuite le cuirassé Lorraine et le porte-avions Painlevé sortant pour essais du 3 au 7 juin puis pour entrainement ans le golfe de Gascogne du 10 au 17 juin avant de rentrer à Brest pour subir à son tour un grand carénage.

Le Téméraire est ainsi échoué au bassin Tourville du 22 juin au 20 juillet 1948 pour subir les mêmes travaux que son compère l’Intrépide.

Après avoir effectué ses essais à la mer du 23 au 27 juillet, il quitte Brest en compagnie de l’Intrépide, du cuirassé Lorraine, du porte-avions Painlevé et de ses torpilleurs d’escorte Arquebuse et Cimeterre ainsi que du PRE La Seine pour un entrainement au large de Dakar du 9 au 23 août, les sept navires rentrant à  Brest le 30 août 1948.

Après une sortie d’entrainement avec le cuirassé Lorraine du 1er au 4 septembre 1948, les torpilleurs Le Téméraire et L’Intrépide qui devaient sortir à nouveau avec le cuirassé et le Painlevé se préparent aux opérations de guerre dès l’annonce des bombardements allemands sur la Norvège et le Danemark.

11-Torpilleurs d’escadre (36)

D-Torpilleurs d’escadre classe Intrépide

Avant-propos

La construction des huit torpilleurs de classe Le Hardi avait marqué une nette rupture qualitative par rapport aux Bourrasque et aux L’Adroit qui s’étaient révélés rapidement limités notamment en raison d’un rayon d’action médiocre et d’une artillerie principale dont l’efficacité avait été corsetée par de trop nombreuses sécurités.

Les huit navires de classe Le Hardi avaient amélioré les deux premiers points mais ils étaient encore largement perfectibles notamment au niveau des capacités ASM et antiaériennes, l’artillerie principale n’était en effet pas à double action et l’artillerie légère antiaérienne était médiocre. Quand à l’armement ASM, il patissait du faible nombre de grenades ASM et de l’absence d’Asdic.

Tous ces handicaps n’allaient pas être résolus du jour au lendemain mais progressivement, les différents navires de classe Intrepide allaient peu à peu éliminer ces tares, chaque tranche apportant des modifications et des améliorations par rapport à la précédente.

En effet, ce sont pas moins de vingt-trois torpilleurs de classe Intrepide vont ainsi être construits, leur financement étant répartis entre la tranche 1938 (trois navires), la tranche 1938bis (un) au décret-loi du 1er avril 1940 (trois), à la tranche 1941 (quatre), à la tranche 1942 (trois), à la tranche 1943 (trois) et à la tranche 1944 (six).

L’Intrépide

L'Intrépide en construction

L’Intrépide en construction

-L’Intrépide est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) de la Seyne sur Mer le 16 août 1939 et lancé le 12 février 1941.

La période d’achèvement à flot est fort courte puisque dès le 24 mai, le torpilleur d’escadre quitte son chantier constructeur pour rallier Lorient où il arrive le 1er juin après un rapide escale de ravitaillement à Casablanca.

Le lendemain 2 juin, il est rejoint dans le port morbihanais par son compère Le Téméraire avec qui il va escorter le vénérable cuirassé Lorraine (25 ans de service).

Le torpilleur d’escadre L’Intrépide est officiellement admis au service actif le 27 septembre 1941

Trois jours plus tard, le 30 septembre 1941, l’Intrépide et le Téméraire quittent Lorient, font escale à Casablanca du 4 au 7 octobre avant de rallier Toulon le 11 octobre 1941.

Du 15 au 23 octobre, les deux torpilleurs sortent pour exercices en compagnie du cuirassé Lorraine pour prendre leurs marques à la fois avec leur protégé et à la fois avec la région dans laquelle il va évoluer. Les deux torpilleurs d’escadre vont donc accompagner le cuirassé Lorraine dans tous ses déplacements, lui offrant une protection antiaérienne, anti-sous-marine et antisurface.

L’Intrépide et le Téméraire sortent pour une école à feu du 23 au 27 février 1942, faisant escale à Sète du 28 février au 3 mars avant un entrainement au combat antisurface du 4 au 11 mars, les deux torpilleurs d’escadre faisant escale à Port-Vendres du 12 au 16 mars avant de rentrer à Toulon le lendemain. Après une école à feux commune du 24 mars au 2 avril, l’Intrépide et le Téméraire participent aux essais (5 au 8 avril) et à la remise en condition (10 au 17 avril) du cuirassé Lorraine.

L’Intrépide est indisponible en compagnie du cuirassé Lorraine du 6 au 27 juin, sortant pour essais du 28 juin au 1er juillet puis pour remise en condition du 3 au 17 juillet, l’Intrépide participant ensuite avec le Lorraine aux essais (19 au 22 juillet) et à la remise en condition (24 juillet au 7 août) du Téméraire.

A noter que durant cette immobilisation, les deux torpilleurs ont reçut une DCA moderne avec six canons de 37mm Schneider modèle 1941 en trois affûts doubles et deux canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en affûts simples.

Du 25 février au 17 mars, l’Intrépide est indisponible suite à une avarie mécanique. Réparé, il sort pour essais du 18 au 21 mars puis pour remise en condition du 23 mars au 6 avril, à chaque fois en compagnie du cuirassé Lorraine et de son compère le Téméraire.

Le Lorraine étant indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 17 juillet au 31 août 1943, les deux torpilleurs vont se partager les six semaines d’indisponibilité du  cuirassé, l’Intrépide étant ainsi indisponible du 17 juillet au 7 août, sortant pour essais du 8 au 11 août puis pour remise en condition du 13 au 28 août. Il participe ensuite aux essais communs du cuirassé Lorraine et du torpilleur le Téméraire (1er au 4 septembre) et à leur remise en condition (6 au 20 septembre).

Du 27 septembre 1943 au 4 décembre, les deux torpilleurs d’escadre Intrépide et Téméraire sont absents de Toulon, ayant accompagné le cuirassé Lorraine pour un entrainement au large de Dakar du 10 octobre au 15 novembre. Les trois navires terminent l’année par une période d’entretien à flot du 4 au 15 décembre, sortant pour essais du 16 au 19 décembre, rentrant à Toulon le lendemain 20 décembre et de rester au port jusqu’à la fin de l’année.
Le 15 mars 1944, l’Intrépide abandonne le cuirassé Lorraine pour prendre en charge la protection du porte-avions Painlevé, le cuirassé Lorraine ne conserve donc comme torpilleur d’escorte que le Téméraire.
L’Intrépide fait escale à Casablanca pour se ravitailler le 19 mars avant de rallier Saint-Nazaire le 22 mars alors que le porte-avions Painlevé s’apprête à sortir pour ses essais et sa mise en condition. Le torpilleur d’escadre sort ainsi pour les essais constructeurs du 24 mars au 3 avril.
Alors que le Painlevé est au sec dans la forme Joubert pour des travaux complémentaires, l’Intrépide sort au large de Saint-Nazaire pour une école à feux du 11 au 19 avril, rentrant à Saint-Nazaire le lendemain 20 avril.

Le 26 avril 1944, l’Intrépide quitte Saint-Nazaire en compagnie du Painlevé avec lequel il rallie Brest le lendemain 27 avril pour effectuer les essais officiels qui ont lieu du 30 avril au 14 mai et du 1er juin au 8 juillet.

Durant le passage au bassin du porte-avions Painlevé du 15 au 31 mai, l’Intrépide sort pour entrainement au combat antisurface du 17 au 25 mai, rentrant à Brest le lendemain 26 mai.

L’Intrépide quitte Brest en compagnie du porte-avions Painlevé pour la traversée de longue durée du sister-ship du Joffre le 15 juillet 1944, les deux navires faisant escale à Fort de France le 20 juillet, est à Kingston du 22 au 24 juillet, Panama du 25 au 27 juillet, Corpus Christi du 30 juillet au 2 août,  La Nouvelle Orléans du 4 au 8 août, à Miami du 10 au 13 août avant de mettre cap sur Brest où il arrive le 18 août.

L’Intrépide est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 20 août au 4 septembre, sortant pour essais du 5 au 7 septembre avant de participer aux essais à la mer du porte-avions (qui venait de subir une période de démontages et de modifications) du 13 au 17 septembre 1944 avant de l’escorter durant l’exercice «Prométhée» du 20 septembre au 15 octobre 1944.

Du 24 octobre au 8 novembre 1944, l’Intrépide sort en compagnie du Téméraire et du porte-avions Painlevé qui dispose désormais de deux torpilleurs d’escorte.

Du 5 au 17 février 1945, le porte-avions Painlevé est indisponible suite à une avarie de ligne d’arbre ce qui permet à l’Intrépide et au Téméraire de sortir seuls pour entrainement du 7 au 15 février, rentrant à Brest le lendemain pour participer ensuite aux essais du porte-avions (19 au 21 février).

L’Intrépide et le Téméraire vont assurer la protection du porte-avions Painlevé jusqu’au 18 mars 1945 quand leurs sister-ship Arquebuse et Cimeterre mis en service deux jours plus tôt prennent le relais, permettant à leurs deux ainés de subir leur premier grand carénage.

L’Intrépide débarque ses munitions et vidange ses soutes avant d’être échoué dans le bassin Tourville du 21 mars au 5 mai 1945.

Il y subit une remise en état complète (coque et superstructures, appareil propulsif et évaporatoire, changement des hélices) et une modernisation de ses capacités militaires avec l’embarquement d’un Asdic plus moderne que celui installé d’origine ainsi que d’une série de radars : un radar de veille combinée, un radar de navigation et un radar de conduite de tir.

Au niveau de l’armement, la DCA légère est modernisée et augmentée avec à la sortie du carénage dix canons de 37mm Schneider modèle 1941 en cinq affûts doubles modèle 1943 tandis au niveau ASM, des grenades plus légères (et donc plus nombreuses) sont embarquées.

Armé pour essais le 12 mai 1945, l’Intrépide sort pour essais du 13 au 16 mai puis pour remise en condition du 18 mai au 2 juin, rentrant à Brest le lendemain 3 juin 1945.

L’Intrépide sort à nouveau pour entrainement à partir du 10 juin quand il franchit le goulet séparant la rade de Brest de la haute mer pour entamer une école à feux qui s’achève le 17 juin quand le torpilleur fait escale à Saint-Malo. Il reprend la mer le 25 juin pour un exercice de défense aérienne à la mer qui l’occupe jusqu’au 4 juillet, rentrant à Brest le lendemain.

L’Intrépide participe ensuite aux essais (13 au 16 juillet) et à la remise en condition (18 juillet au 4 août) du Téméraire, les deux torpilleurs rentrant à Brest le lendemain 5 août 1945.

Le 14 août, l’Intrépide et le Téméraire quittent Brest pour un entrainement en commun. Après une école à feux du 14 au 21 août, les deux torpilleurs effectuant une escale à Saint-Malo du 22 au 25 août avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 26 août au 2 septembre, l’Intrépide et le Téméraire faisant ensuite escale à Rouen du 3 au 6 septembre, au Havre du 7 au 11 septembre avant d’arriver à Dunkerque le 13 septembre à l’aube.

Du 14 au 21 septembre 1945, les deux torpilleurs d’escadre effectuent un exercice commun avec les torpilleurs légers de la 5ème DT, les six navires faisant escale à Anvers du 22 au 25 septembre, à Douvres du 26 au 30 septembre avant de se séparer, les torpilleurs d’escadre ralliant Brest le 1er octobre 1945.

L’Intrépide et le Téméraire sortent à nouveau pour entrainement le 10 octobre, effectuant une école à feux du 10 au 17 octobre, école à feux qui est suivie par une escale à Saint-Nazaire du 18 au 21 octobre et par un entrainement au combat antisurface du 22 au 28 octobre.

Après une escale à Royan du 29 octobre au 2 novembre, l’Intrépide et le Téméraire subissent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 3 au 10 novembre, faisant escale à Hendaye du 11 au 15 novembre puis effectuant un entrainement anti-sous-marin avec comme plastron le sous-marin Rolland Morillot (16 au 23 novembre), les trois navires faisant escale à Lorient du 24 au 27 novembre avant de rallier Brest le lendemain.

Les deux torpilleurs d’escadre sortent à nouveau pour entrainement du 5 au 15 décembre pour un entrainement au combat antisurface, l’Intrépide et le Téméraire s’affrontant dans une série de duels singuliers. Après une escale à Lorient du 16 au 18 décembre, les deux navires effectuent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 19 au 26 décembre, rentrant à Brest le lendemain.

Après une période d’entretien à flot du 2 au 17 janvier 1946, l’Intrépide et le Téméraire sortent pour essais du 18 au 20 janvier puis pour remise en condition du 22 janvier au 2 février, les deux torpilleurs d’escadre faisant escale à Nantes du 3 au 8 février, à La Pallice du 9 au 12 février, à Bordeaux du 14 au 18 février et à Biaritz du 19 au 23 février avant de rentrer à Brest le 24 février 1946.

Le 3 mars 1946, l’Intrépide quitte Brest en compagnie du Téméraire pour une nouvelle sortie d’entrainement qui commence par une école à feux du 3 au 11 mars, se poursuit par une escale à Lorient du 12 au 17 mars, un entrainement au combat antisurface du 18 au 27 mars, une escale à Quimper du 28 mars au 1er avril et se termine par un retour à Brest le 2 avril 1946.

Le 8 avril 1946 arrive à Brest une escadre britannique destinée à l’exercice «Entente Cordiale 1946», escadre composée du cuirassé Howe, du croiseur lourd Kent, des croiseurs légers antiaériens Dido et Bellona, de six destroyers et de trois sous-marins.

La Flotte de l’Atlantique engage elle le porte-avions Painlevé le cuirassé Gascogne, le croiseur lourd Foch, les contre-torpilleurs de la 3ème DCT (Bugeaud du Chayla Dupetit-Thouars classe Bayard), six torpilleurs d’escadre (Arquebuse Cimeterre Durandal Dague Intrépide et Téméraire), et quatre sous-marins.

Après un exercice ASM le 10 avril, les navires français et britanniques se livrent à un entrainement aéronaval les 12 et 13 avril suivit d’un exercice de défense aérienne à la mer les 14 et 15 avril. Le 17 avril, les deux forces navales appareillent pour Rufisque afin d’effectuer une école à feu commune. Les deux escadres sont rassemblées dans la rade de Brest avant d’appareiller sans les sous-marins qui restent à Brest.

Ces deux forces vont manoeuvrer ensemble durant le transit jusqu’à Dakar où elles arrivent le 22 avril. Le groupe Gascogne est le premier à utiliser les installations du polygone de Rufisque du 23 avril au 14 mai avant de laisser la place au groupe Howe du 15 au 31 mai, le groupe Gascogne durant ce laps de temps manœuvrant entre Dakar et Port-Etienne.

Les deux forces navales appareillent le 2 juin, font route ensemble jusqu’aux atterrages immédiats de Brest où les navires anglais quittent leurs homologues français et rentrent dans leurs ports respectifs, les navires français retrouvant la Rade-Abri le 7 juin 1946.

L’Intrépide et le Téméraire sortent à nouveau pour entrainement à partir du 14 juin, effectuant une école à feux du 14 au 20 juin puis un entrainement au combat antisurface du 22 juin au 2 juillet, les deux torpilleurs d’escadre rentrant à Brest le lendemain 3 juillet 1946.

L’Intrépide est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 4 au 25 juillet, sortant pour essais du 26 au 28 juillet puis pour remise en condition du 30 juillet au 14 août, rentrant à Brest le lendemain. Il participe ensuite aux essais (17 au 19 août) et à la remise en condition (21 août au 3 septembre) de son compère le Téméraire.

L’Intrépide et le Téméraire sortent pour entrainement du 10 au 17 septembre avant de participer aux essais et à la remise en condition du cuirassé Lorraine du 21 septembre au 5 novembre.

Le cuirassé et ses deux torpilleurs d’escorte effectuent ensuite une école à feux au polygone de Rufisque du 12 au 27 novembre, rentrant à Brest le 3 décembre 1946, deux jours avant la remise en service officielle du cuirassé.

Les torpilleurs L’Intrépide et le Téméraire sont indisponibles en compagnie du Lorraine du 10 juin au 2 juillet, les trois navires sortant pour essais du 4 au 7 juillet puis pour remise en condition du 9 au 24 juillet, faisant escale à Cherbourg du 25 au 30 juillet et au Havre du 31 juillet au 5 août, rentrant le lendemain 6 août 1947 à Brest.

Après avoir participé à l’exercice «Entente Cordiale 1948» du 5 au 10 mai 1948, l’Intrépide va subir un grand carénage, étant échoué pour remise en état dans le bassin Tourville du 17 mai au 21 juin 1948, sortant ensuite pour essais du 22 au 25 juin puis pour remise en condition du 27 juin au 11 juillet 1948.

Après un exercice commun avec le cuirassé Lorraine et le porte-avions Painlevé du 15 au 27 juillet, l’Intrépide et le Téméraire quittent Brest le 3 août pour un entrainement au polygone de Rufisque et dans les environs de Dakar du 9 au 23 août en compagnie du Lorraine, du Painlevé et du PRE La Seine, les sept navires rentrant à Brest le 30 août 1948.

Après une sortie d’entrainement avec le cuirassé Lorraine du 1er au 4 septembre, les torpilleurs L’Intrépide et le Téméraire qui devaient sortir à nouveau avec le Lorraine et le Painlevé se préparent aux opérations de guerre dès l’annonce des bombardements allemands sur la Norvège et le Danemark.

11-Torpilleurs d’escadre (31)

Le  Mameluk

Le torpilleur d'escadre Mameluk

Le torpilleur d’escadre Mameluk

-Le Mameluk est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) sis à Nantes le 1er mars 1937 et lancé le 18 février 1939 avant de subir une période d’achèvement à flot jusqu’au 24 mai 1940 quand il quitte Nantes pour Lorient, son port d’armement où il retrouve son compère Casque.

Le torpilleur d’escadre Mameluk est officiellement admis au service actif le 7 décembre 1940.

Le 9 décembre 1940, le Mameluk et le Casque quitte Lorient pour rallier leur port d’affectation en l’occurence Toulon. Ils font escale à Casablanca du 13 au 16 décembre avant de rallier Toulon le 19 décembre 1940.
Intégré au groupement de ligne de la 2ème Escadre, ils vont assurer la protection antisurface, antiaérienne et anti-sous-marine du cuirassé Provence, l’un des deux navires formant la 5ème DL avec son sister-ship Lorraine.

Les torpilleurs Mameluk et Casque sortent pour la première fois avec leur protégé du 26 décembre 1940 au 2 janvier 1941, une sortie d’entrainement de base qui est suivie d’une escale à La Ciotat du 3 au 7 janvier, les trois navires rentrant le lendemain 8 janvier 1941 à Toulon.

Les deux torpilleurs d’escadre vont donc suivre comme leur ombre le cuirassé, étant par exemple indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 2 au 23 juin 1941, sortant avec le Provence pour remise en condition mais également pour la revue navale du 14 juillet 1941 en rade des Vignettes.

Le Provence étant indisponible suite à une avarie du 21 mars au 12 avril 1942, les torpilleurs d’escadre Mameluk et Casque sortent seuls pour entrainement, effectuant une école à feux du 22 au 30 mars puis après une escale à Sète du  31 mars au 3 avril un entrainement à la défense aérienne du 4 au 10 avril, rentrant en fin de journée à Toulon.

Réparé, le vénérable cuirassé sort pour essais du 13 au 16 avril puis pour remise en condition du 18 avril au 4 mai, à chaque fois en compagnie de ses garde du corps, le cuirassé et les deux torpilleurs faisant escale à Menton du 5 au 8 mai et à Calvi du 9 au 14 mai, rentrant le lendemain  à Toulon.

Le Mameluk, le Casque et le cuirassé Provence sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 13 juin au 4 juillet, sortant pour essais du 5 au 8 juillet puis pour remise en condition du 9 au 25 juillet, les trois navires faisant escale à Marseille du 26 au 30 juillet avant de rentrer le lendemain 31 juillet 1942 à Toulon.

A noter que durant cette indisponibilité estivale, les deux torpilleurs voient leur DCA modernisée avec six canons de 37mm Schneider modèle 1941 en trois affûts doubles et deux canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en affûts simples.

Le 12 septembre 1942, la 5ème DL est dissoute, le cuirassé Provence devant rallier Brest pour être reconstruit et transformé en escorteur de porte-avions. Le vénérable cuirassé quitte Toulon le 13 septembre en compagnie de ses deux torpilleurs d’escorte, les trois navires faisant escale à Casablanca du 17 au 20 septembre avant de rallier Brest le 24 septembre 1942.

Alors que Le Provence est en plein travaux, le Mameluk et le Casque sortent pour entrainement le 1er octobre, effectuant une école à feux du 1er au 8 octobre, faisant escale à Cherbourg du 9 au 12 octobre, au Havre du 13 au 17 octobre avant d’effectuer un entrainement à la défense aérienne à la mer du 18 au 27 octobre, les deux torpilleurs rentrant à Brest le lendemain.

Le Mameluk et le Casque sortent à nouveau pour entrainement à partir du 5 novembre, date de leur départ de Brest. Ils effectuent une école à feu en mer d’Iroise du 5 au 10 novembre, avant de faire escale à Lorient du 11 au 15 novembre puis d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 16 au 23 novembre, une escale à Saint-Nazaire du 24 au 27 novembre et un entrainement à la défense aérienne à la mer du 28 novembre au 7 décembre, les deux torpilleurs faisant escale à Quimper du 8 au 12 décembre avant de rallier Brest le lendemain  et de rester au port jusqu’à la fin de l’année civile.

Le 2 janvier 1943, le Mameluk quitte Brest pour Cherbourg où il va subir son premier grand carénage dans cet Arsenal plus habitué à caréner des sous-marins que des navires de surface. Il est mis au sec le 4 janvier et va y rester jusqu’au 8 février 1943.
Remplacé au bassin par son sister-ship Le Casque, Le Mameluk subit des travaux complémentaires à quai du 9 au 24 février, étant armé pour essais le 25 février, sortant en mer du 26 février au 1er mars puis pour remise en condition du 3 au 18 mars, date à laquelle il rallie Brest.

Après une école à feux du 23 au 30 mars, le Mameluk se ravitaille à Brest puis rallie Cherbourg le 2 avril pour participer aux essais et à la remise en condition du Casque.

Le Mameluk sort pour les essais du Casque du 3 au 7 avril puis pour sa remise en condition du 9 au 24 avril, les deux torpilleurs d’escadre font escale au Havre du 25 au 28 avril, à Rouen du 29 avril au 2 mai, à Dunkerque du 4 au 8 mai, à Cherbourg du 9 au 12 mai avant de rallier à Brest le 13 mai 1943.

Le 21 mai 1943, les torpilleurs d’escadre Mameluk et Casque quittent Brest pour entrainement, effectuant une école à feux du 21 au 27 mai, une escale à Lorient du 28 mai au 2 juin avant un entrainement au combat antisurface du 3 au 10 juin, une escale à La Pallice du 11 au 15 juin avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 16 au 23 juin, rentrant le lendemain à Brest.

Le Mameluk est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 25 juin au 15 juillet, sortant pour essais du 16 au 18 juillet puis pour remise en condition du 20 juillet au 4 août. Il participe ensuite aux essais (7 au 10 août) et à la remise en condition (12 au 27 août) du Casque, les deux torpilleurs faisant escale à Nantes du 28 au 30 août avant de rentrer à Brest le lendemain 31 août 1943.

Le 8 septembre 1943, les torpilleurs d’escadre Mameluk et Casque quittent Brest pour rallier dans la journée le port de Saint-Nazaire.

Ils vont prendre en charge la protection du cuirassé Gascogne alors en achèvement. A terme, la protection de cet unique cuirassé doit être assuré par les Durandal et Dague mais la mise en service de ces derniers n’est pas prévu avant au moins un an………. .

Le Mameluk et le Casque sortent pour les essais constructeurs du cuirassé du 16 septembre au 4 octobre, le cuirassé et ses torpilleurs d’escadre ralliant Brest le 8 octobre dans la matinée, le cuirassé devant subir une longue phase de travaux jusqu’au 20 janvier 1944.

En attendant la disponibilité du cuirassé, les deux torpilleurs sortent pour entrainement à partir du 15 octobre 1943.

Après une école à feux du 15 au 22 octobre, les deux torpilleurs font escale à Lorient du 23 au 27 octobre puis enchainent par un entrainement au combat antisurface du 28 octobre au 5 novembre, une escale à Bordeaux du 6 au 12 novembre, un entrainement à la défense aérienne à la mer du 13 au 20 novembre, une escale à Lorient du 21 au 25 novembre avant un entrainement ASM du 26 novembre au 3 décembre 1943 contre les sous-marins Argo et Henri Poincaré, les deux torpilleurs rentrant à Brest le lendemain.

Le Mameluk et le Casque sortent à nouveau en mer pour une école à feu du 11 au 17 décembre, faisant escale à Saint-Malo du 18 au 21 décembre avant de rentrer à Brest le lendemain 22 décembre 1943.

Du 4 au 15 janvier 1944, le Mameluk et le Casque sortent pour entrainement, faisant ensuite escale à Lorient du 16 au 20 janvier avant de rallier Brest le 21 janvier 1944.

Le Mameluk et le Casque participent ensuite aux essais officiels du Gascogne (25 janvier au 15 mars 1944), effectuant ensuite une école à feux du 22 au 30 mars, une escale à Lorient du 31 mars au 3 avril avant de rentrer le lendemain à Brest.

Les deux torpilleurs d’escadre participent ensuite à une école à feux à Rufisque en compagnie du cuirassé, quittant Brest le 11 avril pour arriver à Dakar le 17 avril 1944, les trois navires profitant des installations ouest-africaines du 18 avril au 14 mai, les trois navires ralliant à Brest le 19 mai 1944.

Le Mameluk et le Casque sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 20 mai au 5 juin, participant aux essais du Gascogne du 7 au 13 juin avant de participer à la traversée de longue durée du 15 au 28 juin, rentrant à Brest le 1er juillet 1944.

Le 12 septembre 1944, les torpilleurs d’escadre Dague et Durandal (classe Intrepide) sont admis au service actif et prennent le relais du Mameluk et du Casque qui doivent encore attendre la disponibilité du Provence.

Le Mameluk et le Casque sortent pour entrainement à partir du 16 septembre, effectuant une école à feux du 16 au 23 septembre, faisant escale à Royan du 24 au 27 septembre avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 28 septembre au 4 octobre, une escale à Lorient du 5 au 10 octobre avant un entrainement au combat antisurface du 11 au 18 octobre, rentrant à Brest le lendemain.

Le 20 octobre 1944, le cuirassé Provence métamorphosé est remise à flot. Le Mameluk et le Casque participent aux essais et à la mise en condition du cuirassé du 27 octobre au 15 décembre 1944, les trois navires quittant Brest pour Rufisque le 17 décembre, le cuirassé et les deux torpilleurs effectuant une école à feux du 22 décembre 1944 au 12 janvier 1945, rentrant à Brest le 17 janvier 1945.

Le cuirassé Provence est officiellement remis en service le 20 janvier 1945, le cuirassé appareillant de Brest le lendemain en compagnie du Mameluk et du Casque pour rallier Toulon le 28 janvier 1945.

Le Mameluk et le Casque sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 15 juillet au 10 août 1945 (en même temps que le Provence et le Joffre), sortant également pour essais du 11 au 15 août, reprenant ensuite l’entrainement avec le cuirassé et le porte-avions.

A sa mise en service le 7 avril 1945, le cuirassé Alsace était protégé par les torpilleurs Basque et Forbin de classe L’Adroit, des torpilleurs anciens qui doivent être remplacés par les modernes Mousquet et Bombardier dont la mise en service doit avoir lieu respectivement en mars et en juin 1946.

Du 4 au 15 février 1946, une escadre soviétique est déployé à Toulon comme une réminiscence de la visite de l’escadre tsariste en 1893. La France décide de rendre la pareille à l’URSS et pour offrir à l’Union Soviétique les plus beaux atours de la marine nationale, on se résout à un petit tour de passe-passe.

C’est ainsi que les torpilleurs d’escadre Mameluk et Casque qui escortent habituellement le Provence vont un temps protéger le cuirassé Alsace.

Du 5 au 15 mars, les deux torpilleurs d’escadre sortent avec le cuirassé pour entrainement à la défense aérienne à la mer, rentrant à Toulon le 16 mars.

Ils participent ensuite à la croisière en URSS, la petite escadre (cuirassé Alsace, croiseur lourd Saint Louis, deux sous marins et pétrolier-ravitailleur Liamone) quittant Toulon le 20 mars, étant présent en URSS du 4 au 25 avril avant de rentrer à Toulon le 21 mai 1946 après des escales en Méditerranée orientale.

A peine le temps de souffler et les torpilleurs Mameluk et Casque accompagnent le cuirassé Provence et le porte-avions Joffre pour un cycle d’entrainement au large de Dakar et de Rufisque du 13 juin au 26 juillet 1946, rentrant à Toulon le 19 août 1946.

Les deux torpilleurs d’escadre vont alors subir à tour de rôle un grand carénage à Toulon. Le Mameluk est ainsi échoué dans le bassin Vauban n°9 du 20 août au 25 septembre 1946 pour une remise en état complète, une modernisation de l’électronique et une amélioration de la DCA avec la modification des tourelles de 130mm pour tirer contre avion et l’augmentation de la DCA composée désormais de dix canons de 37mm Schneider modèle 1941 en cinq affûts doubles modèle 1943.

Armé pour essais le 1er octobre 1946, il sort pour essais du 2 au 5 octobre et pour remise en condition du 7 au 21 octobre 1946.

Rentré à Toulon le 22 octobre 1946, le Mameluk reprend la mer pour une école à feux du 26 octobre au 2 novembre, faisant escale à Marseille du 3 au 7 novembre, rentrant à Toulon le lendemain.

Il participe ensuite aux essais (12 au 15 novembre) et à la remise en condition (17 novembre au 1er décembre) du Casque, les deux torpilleurs d’escadre faisant escale à l’Ile-Rousse du 2 au 6 décembre avant de rentrer le lendemain 7 décembre à Toulon.

Du 10 mars 1947 au 2 février 1948, le cuirassé Provence subit un grand carénage, laissant «orphelins» les deux torpilleurs d’escadre Mameluk et Casque vont néanmoins continuer l’entrainement, un entrainement intensif.

Le 21 mars 1947, les deux torpilleurs d’escadre quittent Toulon pour ce qu’on pourrait appeler un «entrainement de division». Après une école à feux du 21 au 29 mars, les deux torpilleurs font escale à Tanger du 30 mars au 2 avril, enchainant ensuite par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 3 au 12 avril.

Après un ravitaillement à Mers-El-Kébir le 13 avril, les deux torpilleurs effectuent un entrainement au combat antisurface du 14 au 21 avril avant une escale à Tunis du 22 au 25 avril et un entrainement ASM contre le sous-marin Frimaire  du 26 avril au 5 mai.

Les deux torpilleurs effectuent dans la foulée une tournée en Méditerranée orientale. Quittant Bizerte le 6 mai, les deux torpilleurs font escale à Héraklion du 8 au 11 mai, au Pirée du 12 au 15 mai, à Thessalonique du 16 au 19 mai, à Istanbul du 20 au 23 mai, à Izmir du 24 au 27 mai, à Antalya du 28 mai au 1er juin, à Lattaquié du 3 au 7 juin, à Beyrouth du 8 au 12 juin, à Haïfa du 14 au 17 juin, à Alexandrie du 19 au 22 juin, à Tunis du 26 au 29 juin avant de rallier Toulon le 4 juillet 1947.

Le Mameluk est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 5 au 26 juillet 1947, sortant pour essais du 27 au 30 juillet puis pour remise en condition du 1er au 15 août. Il participe ensuite aux essais (18 au 21 août) et à la remise en condition (23 août au 6 septembre) du Casque.

Le Mameluk et le Casque sortent pour un nouvel entrainement à partir du 15 septembre 1947 quand ils commencent une école à feux qui s’étend du 15 au 22 septembre avant une escale à Nice du 23 au 27 septembre, escale suivie par un entrainement au combat antisurface du 28 septembre au 3 octobre et d’une escale à Bastia du 4 au 10 octobre.

Reprenant la mer, les deux torpilleurs d’escadre effectuent un entrainement de défense aérienne à la mer du 11 au 18 octobre avant une escale à Sète du 19 au 24 octobre,  un entrainement anti-sous-marin contre le sous-marin Le Tonnant du 25 octobre au 2 novembre, un ravitaillement à Toulon le 3 novembre avant un exercice de synthèse du 4 au 14 novembre, les deux torpilleurs rentrant à Toulon le 21 novembre après une escale à Marseille du 15 au 20 novembre.

Le Mameluk et le Casque sont indisponibles pour entretien à flot du 22 novembre au 7 décembre 1947, sortant pour essais du 8 au 11 décembre puis pour remise en condition du 13 au 27 décembre, date à laquelle les deux torpilleurs rentrent à Toulon.

Le Mameluk et le Casque sortent pour les essais du Provence du 10 au 15 janvier 1948 puis pour sa remise en condition du 18 au 24 janvier et du 26 janvier au 2 février. Ils participent ensuite à une école à feux à Rufisque du 18 au 28 février 1948, rentrant à Toulon le 8 mars 1948.

Comme le Provence, les torpilleurs d’escadre Mameluk et Casque sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 20 mai au 12 juin, sortant pour essais et entrainement du 23 au 28 mai et du 2 au 8 juin 1948.

Quand la seconde guerre mondiale éclate le 5 septembre 1948, les torpilleurs Mameluk et Casque sont à Toulon en compagnie du cuirassé Provence.