13-Sous-marins (28) sous-marins classe Rolland Morillot (5)

L’Aber Wrach

L'Aber Wrach est un fleuve côtier et non une île

L’Aber Wrach est un fleuve côtier et non une île

-L’Aber Wrach  est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand le 7 juillet 1944 lancé le 14 mars 1946 et mis en service le 5 septembre 1947.

Le sous-marin dont l’achèvement avait été réalisé comme tous les sous-marins par l’Arsenal de Cherbourg quitte la Basse Normandie le 6 septembre 1947 en compagnie du mouilleur de mines Pollux qui va l’escorter jusqu’à Bizerte. Les deux navires font escale à Casablanca du 11 au 14 septembre puis rallient la Tunisie et Bizerte où ils arrivent le 21 septembre 1947.

Placé hors rang au sein de la 3ème FSM, il forme une nouvelle 10ème DSM à partir du 7 octobre 1947, jour de l’admission au service actif de l’Ile de Batz qui était encore à Cherbourg à l’époque.

La 10ème DSM devient donc une réalité seulement le 24 octobre 1947 quand l’Ile de Batz arrive à Bizerte et atteindra son format définitif à la fin du mois de décembre avec l’arrivée en Tunisie du Tromelin.

Du 5 au 15 janvier 1948, les sous-marins Aber Wrach et Tromelin sortent pour un exercice commun avec les croiseurs légers de la 2ème DC et l’armée de l’air, les sous-marins pourchassant les croiseurs avec l’appui ou l’opposition de l’armée de l’air dont la mobilisation permet également d’entrainer les sous-marins et les croiseurs à la défense aérienne à la mer.

Le 5 septembre 1948, l’Aber Wrach venait de rentrer d’une patrouille de trois semaines en Adriatique. Il n’est pas en mesure d’appareiller avant dix jours le temps que le navire soit révisé, ses approvisionnements recomplétés et son équipage reposé.

L’Ile de Batz

Ile de Batz

Ile de Batz

-L’Ile de Batz  est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine-Maritime (ACSM) au Trait le 12 septembre 1944 lancé le 14 août 1946 et mis en service le 7 octobre 1947.

Le 8 octobre 1947, il quitte Cherbourg en compagnie de l’Engageante, une ancienne canonnière utilisée depuis comme ravitailleur d’hydravions. Les deux navires font escale à Casablanca du 15 au 17 octobre puis rallient Bizerte le 24 octobre 1947 dans la soirée, permettant à la 10ème DSM d’avoir une existence concrète.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin Ile de Batz était déployé en Adriatique, ayant relevé l’Aber Wrach. Il reçoit l’ordre de surveiller le nord de l’Adriatique et notamment les ports de Venise et de Trieste.

L’Ile de Porquerolles

Carte de l'Ile de Porquerolles

Carte de l’Ile de Porquerolles

-L’Ile de Porquerolles est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand  le 15 octobre 1945 lancé le 20 septembre 1947 et mis en service le 17 mars 1948.

Sa mise en service permet l’activation de la 11ème DSM, l’une des divisions de la 3ème flottille de sous-marine placée sous l’autorité de la 6ème Escadre Légère, division qu’il forme avec L’Ile de Molène.

Le 18 mars 1948, il quitte Cherbourg en compagnie de l’Engageante, les deux navires faisant escale à Casablanca du 22 au 24 mars avant de rallier Bizerte le 31. La 11ème DSM n’atteindra son format définitif qu’à la fin du mois de juillet avec la mise en service du Clipperton.

Le 5 septembre 1948, l’Ile de Porquerolles était à la mer pour un entrainement. Cet entrainement est annulé et il rallie sa zone de patrouille en l’occurence le Golfe de Syrte pour avoir un œil sur le port de Benghazi en Libye italienne.

L’Ile d’If

Chateau de l'île d'If

Château de l’île d’If

-L’Ile d’If est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine-Maritime (ACSM) le 2 février 1944 lancé le 14 mars 1946 et mis en service le 15 septembre 1947.

Affecté à la 5ème DSM, l’Ile d’If permet à la division d’atteindre son format définitif à quatre sous-marins.

Le 5 septembre 1948, L’Ile d’If est à quai. Il appareille dans la nuit du 5 au 6 septembre pour prendre position au niveau du Cap Corse.

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13-Sous-marins (27) sous-marins classe Rolland Morillot (4)

L’Ile de Brehat

Ile de Brehat

Ile de Brehat

-L’Ile de Brehat est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 5 octobre 1943 lancé le 7 octobre 1945 et mis en service le 12 janvier 1947

L’Ile de Brehat quitte Cherbourg le 12 janvier 1947 en compagnie du mouilleur de mines Castor et fait escale les 13 et 14 janvier à Brest où il retrouve son compère Ile d’Aix, mis en service le 12 janvier ce qui permet l’activation de la 5ème DSM.

Les deux sous-marins quittent Brest en compagnie du mouilleur de mines le 15 janvier 1947, font escale à Casablanca du 19 au 22 janvier avant de rallier Toulon le 26 janvier 1947.

Du 3 au 21 mai 1947, l’Ile de Brehat participe à l’exercice «Cordial Agreement» au large de Malte en compagnie de son compère Ile d’Aix mais également des «800 tonnes» Nivôse et Floréal de la 17ème DSM venus de Bizerte.

Le 5 septembre 1948, l’Ile de Brehat est à la mer en patrouille dans le Golfe de Gênes, recevant des consignes de vigilance.

L’Ile d’Aix

Ile d'Aix

Ile d’Aix

-L’Ile d’Aix est mis sur cale à l’Arsenal de Brest le 7 février 1944 lancé le 12 septembre 1945 et mis en service le 12 janvier 1947

Le 13 janvier 1947, arrivent à Brest le sous-marin Ile de Brehat et le mouilleur de mines Castor qui doivent rallier Toulon en compagnie de l’Ile d’Aix.

Les deux sous-marins quittent Brest en compagnie du mouilleur de mines le 15 janvier 1947, font escale à Casablanca du 19 au 22 janvier avant de rallier Toulon le 26 janvier 1947.

Du 5 au 15 mai 1947, l’Ile d’Aix participe à un exercice avec le croiseur lourd Henri IV. Il participe du 4 au 14 avril 1948 avec le Saint Marcouf à un exercice ASM avec les contre-torpilleurs Bruix, D’Assas et le La Tour d’Auvergne.

Le 5 septembre 1948, l’Ile d’Aix était à quai, revenu la veille d’une patrouille de vingt jours. Il  se prépare aussitôt à repartir pour une nouvelle patrouille de guerre cette fois.

Le Saint Marcouf

Saint Marcouf

Saint Marcouf

-Le Saint Marcouf est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 4 septembre 1943 lancé le 2 octobre 1945 et mis en service le 7 juin 1947 après des travaux à l’Arsenal de Cherbourg à partir du 7 février 1947.

Le Saint Marcouf quitte Cherbourg le 8 juin 1947 en compagnie de l’aviso-dragueur Elan qui lui sert d’escorte. Les deux navires font escale à Casablanca du 14 au 17 juin puis rallient Toulon le 21 juin 1947 à l’aube.

Affecté à la 5ème DSM, le Saint Marcouf participe du 4 au 14 avril 1948 à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Bruix D’Assas et La Tour d’Auvergne en compagnie de son compère Ile d’Aix.

Quand le second mondial éclate le 5 septembre 1948, le Saint Marcouf est à la mer, débutant sa patrouille au large des côtes italiennes. Il est informé des bombardements allemands et reçoit l’ordre de surveiller les mouvements de la flotte italienne en cas d’action concertée entre Rome et Berlin.

L’Ile de Molène

Molène

Molène

-L’Ile de Molène est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine-Maritime (ACSM) au Trait le 20 décembre 1944 lancé le 15 novembre 1946 et mis en service le 21 janvier 1948.

Le 22 janvier 1948, le mouilleur de mines Pollux arrive à Cherbourg (où l’Ile de Molène à terminé ses travaux et sa mise au point) pour escorter le sous-marin jusqu’à Bizerte. Les deux navires quittent la Basse-Normandie le 23 janvier, font escale à Casablanca du 28 janvier au 2 février puis rallient d’une traite Bizerte où ils arrive le 6 février à l’aube.

Placé hors rang au sein de la 3ème flottille de sous-marins composante de la 6ème Escadre Légère, l’Ile de Molène forme la 11ème DSM à partir du 17 mars 1948 quand l’Ile de Porquerolles est mis en service bien que le dit sous-marin ne rallie la Tunisie qu’à la fin du mois.

Le 5 septembre 1948, l’Ile de Molène venait d’arriver à Malte pour une escale après une patrouille de quinze jours. Il reçoit l’ordre de rallier Bizerte pour ravitailler en vivres, carburant et munitions puis d’appareiller pour l’Adriatique avec mission de surveiller le port de Bari.

13-Sous-marins (2) Classe Requin (1)

A-Sous-marins de grande patrouille de classe Requin (projet C4)

Genèse

Après plusieurs années de réflexion, de «digestion» des leçons du premier conflit mondial, le projet de sous-marin de grande patrouille arrive à maturité au printemps 1920 et est définitivement adopté le 30 juin 1920, définissant un sous-marin de 1100 tonnes, dix tubes lance-torpilles et un canon de 100mm.

Neuf sous-marins de grande patrouille de «1100 tonnes» vont ainsi être construits, six financés à la tranche 1922 (Requin Souffleur Morse Narval Marsouin Dauphin) et trois au contingent 1923 (Caïman Phoque Espadon).

Le Requin

Le sous-marin Requin

Le sous-marin Requin

-Le Requin (numéro constructeur : Q-115) est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 14 juin 1922 lancé le 19 juillet 1924 et mis en service le 28 mai 1926.

Effectuant toute sa carrière en Méditerranée, le premier sous-marin «moderne» de notre marine connait un certain nombre de problèmes techniques qui nécessitent une importante refonte, exécutée aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) de La Seyne sur Mer du 20 février 1936 au 6 janvier 1938.

Quand éclate la guerre de Pologne le 1er septembre 1939, le Requin appartient à la 11ème Division de Sous-Marins (11ème DSM) en compagnie de ses sister-ships Marsouin et Narval, division déployée au Levant pour assurer la défense des mandats et la surveillance du Dodécanèse alors possession italienne.

La réorganisation de septembre 1940 relocalise la 11ème DSM à Bizerte, intégrant la 3ème flottille de sous-marins, composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère chargée de mordre les mollets italiens.
Le Requin subit un grand carénage à Bizerte du 20 octobre au 10 décembre 1940, sortant pour essais du 11 au 13 décembre puis pour remise en condition du 15 au 30 décembre.

Il reprend ensuite ses patrouilles au large des côtes italiennes et libyennes, surveillant le trafic commercial italien mais également les manoeuvres de la Regia Marina en surface et en plongée, devant jouer avec l’agressivité des patrouilleurs italiens, plusieurs abordages sont évités de justesse contre les navires italiens chargés de protéger Tarente et Benghazi.

Le Requin est mis en position de complément le 5 juin 1942 et mouillé dans le lac de Bizerte en attendant qu’une décision soit prise. Il passe sur le dock flottant pour sous-marins pour inspection du 15 au 20 juillet 1942, inspection qui révèle un état matériel médiocre.

Le Requin est officiellement désarmé le 22 juillet 1942 et condamné le 4 août 1942, retrouvant son numéro constructeur soit le Q-115.

Le Souffleur

Sous-marins Requin et Souffleur lors de la revue navale de Cherbourg en 1925

Sous-marins Requin et Souffleur lors de la revue navale de Cherbourg en 1925

-Le Souffleur est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 2 octobre 1922 lancé le 1er novembre 1924 et mis en service le 10 août 1926.

Effectuant toute sa carrière en Méditerranée, le premier sous-marin «moderne» de notre marine connait un certain nombre de problèmes techniques qui nécessitent une importante refonte, exécutée aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Saint-Nazaire du 28 octobre 1935 au 26 novembre 1937.

Quand éclate la guerre de Pologne le 1er septembre 1939, le Souffleur appartient à la 9ème DSM composée également des sous-marins Caïman et Morse, division de la 3ème flottille intégrée à la 4ème Escadre Légère.

Du 15 mars au 21 mai 1940, il subit à Bizerte un grand carénage sur le dock flottant, sortant pour essais du 22 au 25 mai et pour remise en condition du 27 mai au 10 juin 1940, reprenant ensuite ses patrouilles.

La réorganisation de septembre 1940 ne change pas la situation du Souffleur (mis à part le fait que la 4ème EL est devenue la 6ème EL) qui multiplie les patrouilles avec une préférence pour le Golfe de Syrte même si parfois certaines patrouilles le conduisit jusqu’au Dodécanèse voir en Adriatique, des escales de ravitaillement discrètes ayant eu lieu à Kotor.

Le Souffleur est mis en position de complément le 14 mars 1942 et mouillé sur le lac de Bizerte en attendant qu’une décision soit prise. Il passe sur le dock-flottant du 5 au 15 juin pour inspection, inspection qui montre un bon état matériel.

Il est décidé de l’utiliser comme sous-marin expérimental au profit du GASM à Toulon. Il garde son nom et passe sur le dock flottant du 21 au 30 juillet, le sous-marin ne conservant que deux tubes lance-torpilles à l’avant et deux à l’arrière.

Il sort pour essais du 1er au 4 août puis pour remise en condition du 6 au 13 août, arrivant à Toulon le lendemain 14 août 1942. Rattaché au GASM, il va être utilisé pour des tests de moteurs, d’armement, de  systèmes «électroniques»………. .

Utilisé intensivement, il est victime d’une grave avarie de moteur le 14 juin 1946. Il est désarmé le lendemain  puis condamné le 27 juin 1946 sous le numéro Q-116.

Mouillé au cimetière naval du Bregaillon, il est vendu à la démolition à un chantier de La Ciotat le 4 septembre 1946, remorqué le 10 septembre et démantelé entre le 11 septembre et le 20 octobre 1946.

Le Morse

-Le Morse est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 12 février 1923 lancé le 11 novembre 1925 et mis en service le 10 février 1928.

Comme ses sister-ships, le Morse va subir une refonte aux Ateliers et Chantiers de Saint-Nazaire-Penhoët du 15 novembre 1935 au 26 novembre 1937.

Quand éclate la guerre de Pologne le 1er septembre 1939, le sous-marin Morse appartient à la 9ème DSM en compagnie de ses sister-ships Caïman et Souffleur, division de la 3ème Flottille de Sous-Marins, la composante sous-marin de la 4ème Escadre Légère, devenue 6ème EL en septembre 1940.

Du 23 août au 19 octobre 1940, il est immobilisé sur le dock flottant pour le dernier grand carénage de sa carrière, sortant pour essais du 21 au 23 octobre et pour remise en condition du 25 octobre au 8 novembre 1940.

Il va comme ses compères de la 9ème DSM mener d’incessantes patrouilles ayant pour principales zones de patrouilles le canal d’Otrante, le golfe de Syrte, le golfe de Tarente, les ports de Sicile.

Le Morse est mis en position de complément le 21 mars 1942 ce qui entraine la dissolution de la 9ème DSM. Il passe sur le dock flottant du 15 au 22 mai pour inspection, inspection qui révèle un état matériel très détérioré en raison notamment d’un échouage à proximité des côtes libyennes.

Le sous-marin Morse est officiellement désarmé le 24 mai 1942 et condamné le 4 juin 1942 redevenant le Q-117. Mouillé sur le lac de Bizerte, il y reste jusqu’au 17 septembre 1945 quand il est remorqué en haute mer pour servir de cible à l’aéronavale, la coque de l’ancien sous-marin encaissant deux torpilles et quatre bombes avant de couler.

Le Narval

Le Narval à la mer

Le Narval à la mer

-Le Narval est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 19 mars 1923 lancé le 9 mai 1925 et mis en service le 23 juillet 1926.

Comme ses huit sister-ships, il est refondu aux Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes du 22 novembre 1935 au 8 février 1938.

Quand éclate la guerre de Pologne le 1er septembre 1939, le Narval appartient à la 11ème Division de Sous-Marins (11ème DSM) en compagnie de ses sister-ships Marsouin et Requin, division déployée au Levant pour assurer la défense des mandats et la surveillance du Dodécanèse alors possession italienne.

La réorganisation de septembre 1940 relocalise la 11ème DSM à Bizerte, intégrant la 3ème flottille de sous-marins, composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère chargée de mordre les mollets italiens.
Après avoir enchainé les patrouilles en Méditerranée orientale et en Adriatique _allant jusqu’à Venise_ , le Narval subit un grand carénage sur le dock  flottant de Bizerte du 6 mars au 15 juin 1941, sortant pour essais du 16 au 18 juin puis pour remise en condition du 20 juin au 3 juillet 1941.

Le Narval est mis en position de complément le 15 juin 1942 ce qui entraine la dissolution de la 11ème DSM, laissant le Marsouin hors rang.

Il passe sur le dock flottant pour inspection du 15 au 22 août, inspection qui révèle un bon état matériel. Il est décidé de le confier au GASM comme sous-marin d’essais et d’expérimentation. Il subit pour cela des travaux du 5 au 15 septembre 1942, sortant pour essais du 16 au 18 septembre puis pour remise en condition du 20 septembre au 4 octobre, date à laquelle il rallie Toulon.

Il va être utilisé en compagnie du Souffleur pour tester des armes, des systèmes mais également de nouvelles tactiques et jusqu’au 15 juin 1948 quand la mise en service du Roquebert entraine son désarmement. Mouillé au cimetière naval de Bregaillon (DNM), l’ancien Narval est toujours présent en septembre 1948, le début de la guerre retardant sa vente à la démolition.

Le Marsouin

Le Marsouin à quai

Le Marsouin à quai

-Le Marsouin est mis sur cale à l’Arsenal de Brest le 4 novembre 1922 lancé le 17 décembre 1924 et mis en service le 7 septembre 1927.

Comme ses huit sister-ships, il subit au milieu des années trente une refonte pour résoudre les faiblesses les plus criantes de ces sous-marins. Il est ainsi en travaux aux Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes du 3 février 1936 au 4 décembre 1937.

Quand éclate la guerre de Pologne le 1er septembre 1939, le Marsouin appartient à la 11ème Division de Sous-Marins (11ème DSM) en compagnie de ses sister-ships Narval et Requin, division déployée au Levant pour assurer la défense des mandats et la surveillance du Dodécanèse alors possession italienne.

La réorganisation de septembre 1940 relocalise la 11ème DSM à Bizerte, intégrant la 3ème flottille de sous-marins, composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère chargée de mordre les mollets italiens.

Le Marsouin subit un grand carénage sur le dock flottant de Bizerte du 11 décembre 1940 au 5 mars 1941, sortant pour essais du 6 au 9 mars avant remise en condition du 11 au 26 mars 1941.

Il reprend ensuite ses nombreuses patrouilles, ayant le Golfe de Tarente, le canal d’Otrante et l’Adriatique.

Le 15 juin 1942, le Narval est mis en position de complément, laissant le Marsouin hors rang au sein de la 3ème flottille.

Suite à une avarie mécanique, le Marsouin est mis en position de complément le 15 août 1942 et mouillé dans le lac de Bizerte. Il passe sur le dock flottant du 16 au 20 septembre et l’inspection montre un état matériel très dégradé.

Le Marsouin est officiellement désarmé le 21 septembre 1942 et condamné le 1er octobre, retrouvant son numéro constructeur le Q-119. Il est mouillé dans le lac de Bizerte jusqu’au 15 septembre 1943 quand il est pris en remorque pour rallier Toulon mais une voie d’eau entraine le naufrage du Q-119 au large du cap Corse.