Grande Bretagbe (53) sous-marins (2)

Classe Rainbow (type R)

HMS Rainbow (N-16)

HMS Rainbow (N-16)

Ces quatre sous-marins sont quasiment identiques aux Parthian. Mis en service au début des années trente, ils auraient du être à l’origine six (Rainbow Regulus Rover Regent Royalist Rupert) mais pour des raisons économiques, la construction des deux derniers est abandonnée.

Les quatre destinés en principe à l’Extrême-Orient vont servir dans la marine britannique jusqu’en septembre 1947 quand ils sont désarmés. Leur réarmement envisagé au moment du conflit ne se concrétise finalement pas.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : en surface 1791 tonnes en plongée 2060 tonnes

Dimensions : longueur 87m largeur 9.1m tirant d’eau 4.9m

Propulsion : deux moteurs diesels Amirauté dévellopant 4640ch et deux moteurs électriques de 1635ch deux hélices

Vitesse maximale 17.5 noeuds en surface 8.6 noeuds en plongée

Armement : un canon de 120mm (4.7 pouces) QF Mark IX sur le pont à l’avant huit tubes lance-torpilles (six avant deux arrières) avec quatorze recharges. Des mines pouvaient remplacer des torpilles

Equipage : 53 officiers et marins

Classe River

Le HMS Clyde, un des trois sous-marins de classe River

Le HMS Clyde, un des trois sous-marins de classe River

Avec l’augmentation des performances des sous-marins, on envisagea la construction de sous-marins d’escadre capable de combattre en compagnie des cuirassés et des croiseurs de bataille ce qui imposait de bonnes capacités de navigation en haute mer mais surtout une vitesse de 20 noeuds en surface, la vitesse maximale des navires de ligne de l’époque.

Ce dernier point était particulièrement difficile à atteindre en raison de moteurs diesels peu puissants de l’époque. On envisagea ainsi l’utilisation de la vapeur pour obtenir une vitesse importante en surface, aboutissant aux type K surnomés Kalamity, six des dix-sept sous-marins construits étant perdus par accident.

HMS K-15

HMS K-15

L’existence de cette classe eut au moins le mérite de connaitre les limites des technologies de l’époque tout comme le fit le X1, un prototype de croiseur sous-marin de 2820 tonnes avec quatre canons de 5.2 pouces (132mm).

Le HMS X1

Le HMS X1

Dans l’immédiat d’après guerre on envisagea la construction de vingt sous-marins de 1800 tonnes mais les navires de surface devenant chaque jour plus rapide, la décision était sans cesse reportée.

Finalement au début des années trente, trois sous-marins furent commandés, des sous-marins baptisés Thames Clyde et Severn.

-Le HMS Thames (N71) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 6 janvier 1931 lancé le 26 janvier 1932 et mis en service le 14 septembre 1932.

-Le HMS Severn (N57) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 27 mars 1933 lancé le 16 janvier 1934 et mis en service le 12 janvier 1935.

-Le HMS Clyde (N12) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 15 mars 1933 lancé le 15 mars 1934 et mis en service le 12 avril 1935.

Les trois sous-marins opèrent ensemblent d’abord au sein de la Home Fleet puis au sein de la 1st Submarine Flottilla stationnée à Malte.

En septembre 1945, hors rang, ils sont redéployés en Extrême-Orient avec Singapour pour port d’attache.

Ils sont toujours en service en septembre 1948. Le 5 de ce mois, seuls les Thames et Clyde sont disponibles et opérationnels, le Severn étant en grand carénage.

Dès le 6, le Thames va appareiller direction la mer de Chine méridionale pour anticiper sur une éventuelle action japonaise, le sous-marin de Sa Majesté devant s’appuyer sur les bases de Cam-Ranh et de Cavite, une base française et une base américaine, des dépôts de torpilles et de carburant devant être installés par la RFA.

Caractéristiques Techniques des sous-marins de classe Thames

Déplacement : en surface 2165 tonnes en plongée 2680 tonnes

Dimensions : longueur 105.16m largeur 8.61m tirant d’eau 4.78m

Propulsion : deux diesels de 10000ch en surface et en plongée deux moteurs électriques de 2500ch pour la propulsion en plongée Deux lignes d’arbre

Performances : vitesse maximale 22.5 noeuds en surface 10.5 noeuds en plongée distance franchissable 11515 miles à 8 noeuds en surface 136 miles nautiques à 4 noeuds en plongée

Armement : un canon de 102mm à l’avant, six tubes lance-torpilles à l’avant avec douze projectiles

Equipage : 61 officiers et matelots

Classe Grampus

HMS Seal

HMS Seal

Le moyen le plus simple de mouiller une mine c’est un navire de surface soit un navire spécialisé (minelayer mouilleur de mines), un navire de guerre dont ce n’est pas la mission première (croiseur, destroyers) ou un navire marchand réquisitionné sommairement aménagé.

Ce mode de mouillage était parfaitement adapté pour mouiller des champs de mines défensifs avec la protection de navires de surface et de l’aviation mais pour gêner le trafic commercial ennemi, les mouvements de sa flotte, ce n’était pas le moyen le plus efficace.

L’avion pouvait être utilisé mais le poids des mines marines nécessitait l’utilisation de beaucoup d’appareils. Restait donc le sous-marin qui après avoir dévellopé un modèle de torpilleur submersible dévellopa une variante de mouillage de mines.

Les premiers sous-marins mouilleurs de mines transportaient les mines à l’extérieur de la coque ce qui pouvait poser des problèmes de sécurité. D’autres sous-marins transportaient les mines dans leurs réservoirs avant qu’un système avec une chaine à vis sans fin ne permettent de concilier sécurité et efficacité du mouillage de mines.

Les six Grampus (appelés également Porpoise du nom du prototype) furent les derniers sous-marins mouilleurs de mines de la Royal Navy, la mise au point de mines mouillables par les tubes lance-torpilles rendant inutiles des submersibles spécialisés.
Du fait de leur rôle particulier, ces navires étaient placés hors-rang, quatre en mer du Nord et deux en Méditerranée, un à Malte et le second à Alexandrie alors que les quatre submersibles déployés au sein de la Home Fleet étaient basés à Chatham où deux d’entre-eux ont d’ailleurs été construits.

-Le HMS Porpoise (N14) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in- furness le 22 septembre 1931 lancé le 30 août 1932 et mis en service le 11 mars 1933.

Quand éclate le second conflit mondial, il est stationné à Malte, attendant de connaitre la position de l’Italie avant de mettre en oeuvre les plans de minages des principales bases navales et ports italiens notamment Naples, Cagliari, Tarente, Messine, Palerme et ce en liaison avec la marine française.

-Le HMS Cachalot (N83) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts de Greenock le 12 mai 1936 lancé le 2 décembre 1937 et mis en service le 15 août 1938.

Quand le second conflit mondial éclate, le Cachalot était à quai à Alexandrie. Il venait d’achever une période d’entretien à flot. Comme le Porpoise, il attend de voir l’attitude de l’Italie avant de piéger les abords de Tarente, de Brindisi, des îles du Dodécanèse.

-Le HMS Grampus (N56) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 20 août 1934 lancé le 25 février 1936 et mis en service le 10 mars 1937.

Affecté en mer du Nord et basé à Chatham, le sous-marin était en grand carénage quand débute la seconde guerre mondiale. Il doit être à nouveau disponible à la fin octobre sauf si les travaux sont accélérés.

-Le HMS Narwhal (N45) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-furness le 29 mai 1934 lancé le 29 août 1935 et mis en service le 28 février 1936.

Basé à Chatham, le sous-marin était à quai. Il appareille le 7 septembre 1948 pour aller miner les ports allemands et gêner l’arrivée des renforts allemands en Norvège.

-Le HMS Rorqual (N74) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-furness le 1er mai 1935 et mis en service le 10 février 1937.

Basé à Chatham, le sous-marin était à quai, devant miner des ports norvégiens aux mains des allemands.

-Le HMS Seal (N37) est mis sur cale aux chantiers navals Chatham Dockyard le 9 décembre 1936 lancé le 27 septembre 1938 et mis en service le 24 mai 1939.

Basé à Chatham, le sous-marin était à l’entrainement le 5 septembre 1948. Il rentre à son port pour préparer une première opération de guerre.
Caractéristiques Techniques

Déplacement : en surface 1768 tonnes en plongée 2053 tonnes

Dimensions : longueur 88.09m largeur 9.09m tirant d’eau 4.88m

Propulsion : deux moteurs diesels de 3300ch pour la navigation en surface deux moteurs électriques de 1630ch pour la navigation en plongée Deux lignes d’arbre

Performances : vitesse maximale 15.5 noeuds en surface 9 noeuds en plongée distance franchissable 13240 miles nautiques à 8 noeuds en surface 76 miles à 4 noeuds

Armement : un canon de 102mm (4 pouces) à l’avant, six tubes lance-torpilles de 533mm sur l’avant avec douze projectiles 50 mines Equipage : 59 officiers et marins

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Grande Bretagne (36) croiseurs légers (5)

Croiseurs légers antiaériens classe Dido

Eclaireur ou chef de flottille ? Croiseur léger ou croiseur antiaérien ?

L’apparition du torpilleur puis du Torpedo Boat Destroyer plus connu sous le nom de destroyer entraina rapidement des questionnements sur le commandement des flottilles, la vitesse croissante des destroyers (23, 27 puis rapidement 30 noeuds) rendaient illusoire l’utilisation de croiseurs légers ou de croiseurs protégés pour assurer commandement et coordination.

D’où la construction de conducteurs de flottilles, des flottilla leader, des destroyers semblables à des destroyers conventionnels, parfois un peu plus gros et aménagés pour recevoir un état-major.

Durant la période séparant le premier conflit mondial de la guerre de Pologne, la Royal Navy prit pour habitude de construire des séries de huit destroyers plus un conducteur de flottille plus gros, ce flottilla leader se différenciant par un nom qui ne suivait pas l’ordre alphabétique, le HMS Codrington étant le conducteur de flottille des destroyers type A.

Si le problème du commandement des flottilles était résolu, il restait à purger le problème de la coordination de plusieurs flottilles qu’il s’agisse du temps de paix ou du temps de guerre. On revint à la solution ancienne de l’utilisation de croiseurs légers.

C’est ainsi que les destroyers de la Home Fleet avaient en septembre 1939 pour patron le croiseur léger Aurora et ceux de la Mediterranean Fleet, son sister-ship Galatea.

Cette solution avait l’inconvénient de priver la force de bataille d’un croiseur capable de mener seul des raids contre les lignes de communication ennemies. L’utilité d’un véritable navire de commandement pour les destroyers apparu mais de là à construire un navire spécifiquement dédié….. .

A la même époque, la menace aérienne commençait à être sérieusement prise en compte par les état-major même si on était loin d’imaginer qu’une force navale ne pouvait survivre sans une ombrelle de chasse fournie par des avions basés à terre ou embarqués sur porte-avions.

Preuve de cette prise de conscience, la Royal Navy transforma plusieurs de ces croiseurs type C en croiseurs légers antiaériens, les Coventry Curacoa Curlew Cairo Calcutta Carlisle perdant leurs canons de 152mm au profit de huit canons de 102mm en quatre affûts doubles.

Ces transformations étaient une solution intérimaire mais eut suffisamment de succès pour pousser la Royal Navy à construire des croiseurs légers antiaériens neufs capable également de mener des destroyers au combat.

C’est l’acte de naissance de la classe Dido, seize navires construits pour servir initialement de navire de commandement (ils inspireront d’ailleurs la construction du croiseur-éclaireur Waldeck Rousseau) et de croiseur léger antiaérien.

A noter que les quatre derniers (Bellona Spartan Black Prince Diadem) ne disposent que de quatre tourelles doubles de 133mm au lieu de cinq pour les autres.

Cette dernière mission prit rapidement le pas sur la première avec des résultats contrastées liée aux difficultés de mise au point et aux performances décevante du canon de 133mm au point que certains croiseurs seront modifiés au cours du conflit pour recevoir des canons de 114mm plus efficients dans le domaine de la lutte contre-avions.

Carrière opérationnelle

Le croiseur léger antiaérien HMS Dido

Le croiseur léger antiaérien HMS Dido

-Le HMS Dido est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 26 octobre 1937 lancé le 18 juillet 1939 et mis en service le 15 octobre 1940.

Affecté dans un premier temps au sein de la Home Fleet, le premier croiseur léger antiaérien de la Royal Navy est ensuite redéployé en Extrême-Orient, assurant la protection antiaérienne et la coordination de la chasse du porte-avions HMS Implacable avec qui il arrive à Singapour le 27 février 1945.

En septembre 1948, le croiseur léger est orphelin de son protégé immobilisé pour un grand carénage au Singapour Royal Dockyard.

Le 5 à l’annonce des bombardements allemands sur la Norvège et le Danemark, le HMS Dido prend la mer pour une mission de veille avancée en mer de Chine Meridionale, son équipement radar et de communication en faisant un moyen idéal pour guider chasseurs et bombardiers sur une potentielle flotte japonaise.

-Le HMS Bonaventure est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding & Engineering Company sis à Greenock le 30 août 1937 lancé le 19 avril 1939 et mis en service le 4 juillet 1940.

Il est affecté à la protection rapprochée du porte-avions HMS Ark Royal. Il est donc d’abord affecté à la Home Fleet avant de rejoindre en juillet 1945 la Mediterranean Fleet et Malte.

Le 5 septembre 1948, à l’annonce du début de l’invasion allemande du Danemark et de la Norvège, il appareille en compagnie de son protégé et de destroyers, retrouvant au nord-est de Malte des croiseurs pour une mission de protection de Malte et si l’Italie se montre hostile d’attaque de ses lignes de communication.

Le HMS Naïad

Le HMS Naïad

-Le HMS Naiad est mis sur cale aux chantiers navals Hawtorn Leslie & Company implanté sur la Tyne le 26 août 1937 lancé le 3 février 1939 et mis en service le 2 septembre 1940.

Affecté à la Home Fleet, il est chargé depuis Rosyth de la protection du porte-avions de classe Illustrious, le HMS Formidable.

En septembre 1948, il est à la mer en compagnie du porte-avions alors que ce dernier assure une mission d’entrainement de son groupe aérien. L’entrainement est annulé à l’annonce des bombardements allemands, le croiseur et les autres navires du groupe de combat prennant position en mer du Nord.

Le HMS Phoebe

Le HMS Phoebe

-Le HMS Phoebe est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield Shipbuilding & Engineering Company le 2 septembre 1937 lancé le 25 mars 1939 et mis en service le 4 novembre 1940.

Il est affecté à la protection du HMS Furious (classe Malta) et déployé au sein de la Mediterranean Fleet avec Alexandrie et le 5 septembre 1948, il était à quai dans sa base égyptienne.

Le HMS Euryalus

Le HMS Euryalus

-Le HMS Euryalus est mis sur cale au Chatham Royal Dockyard le 21 octobre 1937 lancé le 6 juin 1939 et mis en service le 30 juin 1941.

Affecté à la Home Fleet, il est stationné à Rosyth d’où il assure la protection du porte-avions Victorious.

Le 5 septembre 1948, le porte-avions étant immobilisé pour entretien à flot, le croiseur léger antiaérien prend la mer seul pour mener des missions d’interdiction en mer du Nord.

Le HMS Hermione

Le HMS Hermione

-Le HMS Hermione est mis sur cale aux chantiers navals Alexander Stephen & Sons implanté à Glasgow le 6 octobre 1937 lancé le 18 mai 1939 et mis en service le 6 juin 1941.

Il est affecté en Méditerranée, basé à Alexandrie où il assure la protection du porte-avions Indomitable (classe Illustrious) et le 5 septembre 1948, le porte-avions est déployé au large de l’actuelle Libye, prêt à lancer des raids sur Benghazi et plus généralement les positions italiennes dans la région.

Le HMS Sirius

Le HMS Sirius

-Le HMS Sirius est mis sur cale au Portsmouth Royal Dockyard le 6 avril 1938 lancé le 18 septembre 1940 et mis en service le 8 juillet 1942.

Dès sa mise ne service, il est affecté à Rosyth au sein de la Home Fleet pour protéger le porte-avions HMS Illustrious.

Le 5 septembre 1948, le porte-avions étant immobilisé pour carénage, le croiseur léger va pouvoir mener d’autres missions que la protection du porte-avions.

Le HMS Cleopatra

Le HMS Cleopatra

-Le HMS Cleopatra est mis sur cale aux chantiers navals Hawthorn Leslie & Company installés sur les rives de la Tyne le 5 janvier 1939 lancé le 28 juin 1940 et mis en service le 4 février 1942.

Affecté à la British Eastern Fleet et au Battle Squadron, il assure la protection du porte-avions HMS Indefatigable et est donc basé comme lui à Singapour. Le 5 septembre 1948, il appareille pour couvrir Singapour et la Malaisie afin de contrer une éventuelle action japonaise.

Le HMS Argonaut

Le HMS Argonaut

 

-Le HMS Argonaut est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 21 novembre 1939 lancé le 17 octobre 1941 et mis en service le 2 octobre 1942.

Affecté à la Home Fleet, il assure depuis sa base de Faslane la protection du porte-avions HMS Hermes de classe Malta, appareillant dès le 6 septembre pour intercepter des raiders allemands cherchant à passer dans l’Atlantique.

Le HMS Scylla

Le HMS Scylla

-Le HMS Scylla est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding & Engineering Company le 19 avril 1939 lancé le 24 juillet 1940 et mis en service le 4 septembre 1942.

Il est affecté à la Home Fleet et basé à Faslane d’où il assure la protection du porte-avions lourd HMS Gibraltar qui le 5 septembre 1948 est immobilisé pour entretien à flot alors que le Scylla est immobilisé pour avarie.

Le HMS Charybdis

Le HMS Charybdis

-Le HMS Charybdis est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 9 novembre 1939 lancé le 2 décembre 1940 et mis en service le 4 janvier 1942.

Stationné à Faslane, il assure la protection du porte-avions lourd HMS Malta et le 5 septembre 1948, il était à la mer pour entrainement. Les manœuvres sont annulées et le porte-avions avec son groupe de combat rallie Faslane pour se ravitaille et rallier la mer du Nord pour les premières opérations du conflit.

Le HMS Royalist

Le HMS Royalist

-Le HMS Royalist est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding & Engineering Compagny le 21 mars 1940 lancé le 5 juin 1942 et mis en service le 8 novembre 1943.

Dès sa mise en service, ce croiseur est affecté en Méditerranée où depuis Malte il assure le commandement des destroyers qui y sont stationnés. Le 5 septembre 1948, le croiseur était à quai attendant la suite des événements.

Le HMS Bellona

Le HMS Bellona

-Le HMS Bellona est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield Shipbuilding & Engineering Company le 30 novembre 1939 lancé le 7 octobre 1942 et mis en service le 14 janvier 1944.

Avec ses sister-ship Black Prince et Diadem, il forme le 17th Cruiser Squadron stationné à Rosyth, ce sont les seuls Dido à être endivisionnés.

Le 5 septembre 1948, le croiseur était à Rosyth en plein entretien à flot.

Le HMS Black Prince dans la Clyde en 1944

Le HMS Black Prince dans la Clyde en 1944

-Le HMS Black Prince est mis sur cale aux chantiers navals Harland & Wolff de Belfast le 1er décembre 1939 lancé le 12 septembre 1942 et mis en service le 4 janvier 1944.

Formant le 17th Cruiser Squadron avec ses sister-ship Bellona et Diadem, le croiseur léger antiaérien était disponible quand sont annoncés les premiers bombardements allemands sur le Danemark et la Norvège.

Le HMS Diadem

Le HMS Diadem

-Le HMS Diadem est mis sur cale aux chantiers navals R&W Hawthorn le 15 décembre 1939 lancé le 15 septembre 1942 et mis en service le 24 mars 1944.

Stationné à Rosyth au sein du 17th CS (Light Squadron Home Fleet), le croiseur léger antiaérien était à la mer pour entrainement quand est déclenché le second conflit mondial. Il rallie sa base pour se ravitailler et se tenir prêt à toute éventualité.

Le HMS Spartan

Le HMS Spartan

-Le HMS Spartan est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong le 21 décembre 1939 lancé le 14 octobre 1942 et mis en service le 2 janvier 1944.

Dès sa mise en service, il est affecté en Méditerranée avec Alexandrie pour base. Hors-rang, il sert de navire-amiral pour le Destroyer-Commander Egypt

Le 5 septembre 1948, il était immobilisé pour un grand carénage à Alexandrie et ne pouvait être disponible avant plusieurs semaines.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : standard 5450 tonnes pleine charge 7515 tonnes

Dimensions : longueur : 156m (hors tout) largeur 15.39m tirant d’eau 4.3m (4.6m pour les Bellona)

Propulsion : quatre groupes de turbines à engrenages Parson alimentées en vapeur par trois chaudières Amirauté développant 62000ch et entrainant quatre hélices

Performances : vitesse maximale 32.25 noeuds distance franchissable : 1500 miles nautiques à 30 noeuds 4240 miles nautiques à 16 noeuds

Protection : ceinture 76mm pont blindé 25mm

Electronique : Les croiseurs légers type Dido disposent d’un radar de veille aérienne type 279, d’un radar de veille combinée type 290, d’un radar d’acquisition de cibles type 273, d’un radar de conduite de tir type 285 (artillerie secondaire), un radar de conduite de tir type 282 pour l’artillerie légère et d’un radar de conduite de tir type 284 pour l’artillerie principale.

Armement : dix canons de 133mm (5.25 pouces) en cinq tourelles doubles (trois à l’avant et deux à l’arrière), les Bellona ne possédant que quatre tourelles doubles (deux avant et deux arrières), vingt-quatre canons de 40mm Bofors en douze affûts doubles et seize canons de 20mm Oerlikon en affûts simples, six tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes triples.
Equipage : 480 officiers et marins (Bellona 530 pour les Bellona)

Grande Bretagne (35) croiseurs légers (5)

Croiseurs légers classe Arethusa

A la recherche du croiseur économique

Tout comme son ancêtre la frégate, le croiseur avait parmi ses missions de défendre les lignes de communication et le commerce face aux attaques ennemies de surface, la menace était principalement matérialisée par le raider soit un navire marchand armé (croiseur auxiliaire ou Armed Merchant Cruiser) ou un véritable navire de guerre.

Face à d’immenses besoins, la Royal Navy cherchait le croiseur économique, un navire efficace mais suffisamment économique pour être construit en grand nombre.

Alors que la crise économique frappait durement la Grande-Bretagne l’heure n’était pas aux dépenses militaires somptuaires mais comment faire plus avec toujours moyens.
Les nouveaux croiseurs allaient être des versions réduites des Leander avec seulement six canons de 152mm en trois tourelles doubles.

Six croiseurs furent initialement prévus mais seuls quatre furent construits, les deux derniers baptisés Polyphemus et Minotaur étant transformés en Southampton et Newcastle, les deux premiers croiseurs de type Town, des navires destinés à répondre aux Mogami japonais.

Carrière opérationnelle

Le HMS Arethusa

Le HMS Arethusa

-Le HMS Arethusa est mis sur cale au Chatham Dockyard le 25 janvier 1933 lancé le 6 mars 1934 et admis au service actif le 23 mai 1935.

Il est d’abord affecté en Méditerranée au sein du 3rd Cruiser Squadron. Cette division de croiseurs basée à La Valette était composée de l’Arethusa, du Penelope et du Coventry, un croiseur de type C.

Sa participation à la guerre de Pologne est inexistante, son déploiement dans l’Atlantique Sud n’ayant pu avoir lieu avant la fin de cette guerre.

Suite à la réorganisation de la Royal Navy, les croiseurs sont regroupés dans des divisions homogènes. Pour les Arethusa (Arethusa Penelope Galatea Aurora), c’est le 3rd Cruiser Squadron toujours stationné à Malte.

Le 5 septembre 1948, l’Arethusa était en entretien à flot dans le port de La Valette. Son appareillage n’était pas possible dès le début du second conflit mondial.

Le HMS Galatea

Le HMS Galatea

-Le HMS Galatea est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding & Engineering Company installés à Greenock sur la Clyde le 2 juin 1933 lancé le 9 août 1934 et admis au service actif le 14 août 1935.

A son admission au service actif, le nouveau croiseur léger de Sa Majesté fût affecté à la Mediterranean Fleet comme navire-amiral au profit du contre-amiral commandant les destroyers de cette flotte. Lors de la guerre d’Espagne, il effectua quelques patrouilles de neutralité en compagnie ironie de l’histoire de navires allemands et italiens.

Quand la guerre de Pologne éclate, le croiseur léger Galatea était toujours le navire-amiral de la force de destroyers déployée à Malte.

Remplacé dans ce rôle par le HMS Royalist (classe Dido), le Galatea intègre avec l’Aurora le 3rd Cruiser Squadron où se trouvaient déjà ses sister-ship Arethusa et Penelope.

Le 5 septembre 1948, le navire était disponible pour des missions d’interdiction et d’attaque des lignes de communication italiennes notamment entre la péninsule et la Sicile, la péninsule et l’Afrique du Nord.

HMS Penelope

HMS Penelope

-Le HMS Penelope est mis sur cale aux chantiers Harland & Wolff de Belfast (Irlande du Nord) le 30 mai 1934 lancé le 15 octobre 1935 et admise au service actif le 13 novembre 1936.

Déployé en Méditerranée au sein du 3rd Cruiser Squadron, le troisième croiseur léger de classe Arethusa était stationné à Malte. Son activité fût réduite durant la guerre de Pologne en raison de la neutralité italienne.

En septembre 1948, le croiseur léger était à la mer pour entrainement.

Le HMS Aurora

Le HMS Aurora

-Le HMS Aurora est mis sur cale au Portsmouth Dockyard le 27 juillet 1935 lancé le 20 août 1936 et admis au service actif le 12 novembre 1937.

A son admission au service actif, le croiseur est admis au service actif au sein de la Home Fleet, passant les années d’avant guerre à manoeuvrer en mer du Nord, dans la Manche et dans l’Atlantique. Alternant entre Portland et Rosyth, le croiseur gagne Scapa Flow en août 1939 alors que la guerre est iminente.

Quand la guerre éclate, il devient le navire-amiral de la force des destroyers de la Home Fleet, menant des missions de chasse en mer du nord et après la destruction du cuirassé Royal Oak, le croiseur léger Aurora quitte Scapa Flow pour le Loch Ewe.

Suite à la réorganisation des divisions de croiseurs, l’Aurora est transféré en Méditerranée et affecté à Malte au 3rd Cruiser Squadron.

En septembre 1948, il était à Gibraltar pour un grand carénage et ne pourra être disponible avant plusieurs semaines même en accélérant les travaux.

Classe-Arethusa_1

Caractéristiques Techniques

Déplacement : Standard 5354 tonnes Pleine Charge : 6771 tonnes (Arethusa Galatea) 6822 tonnes (Penelope Aurora)

Dimensions : longueur hors tout : 154.22m longueur entre perpendiculaires 146.3m largeur 15.54m tirant d’eau 5.03m

Propulsion : 4 groupes de turbines à engrenages Parson alimentées en vapeur par quatre chaudières Amirauté développant 64000ch et entrainant quatre hélices

Performances : vitesse maximale 32.25 noeuds distance franchissable 5300 miles nautiques à 13 noeuds

Protection : soutes à munitions : 1 à 3 pouces (26 à 76mm) ceinture 2.25 pouces (57mm) tourelles ponts et bulkheads 26mm

Electronique : un radar de veille aérienne type 279, un radar de veille combinée type 286, un radar de conduite de tir type 284 (canons de 152mm), un radar de conduite de tir type 285 pour les canons de 102mm, un radar de conduite de tir type 282 pour l’artillerie légère.

Armement : 6 canons de 152mm (6 pouces) BL Mark XXIII groupés en trois tourelles doubles Mark XXI (deux avant et une arrière), 4 canons de 102mm (Arethusa et Galatea) et 8 pour les Aurora et Penelope, 8 mitrailleuses de 12.7mm en deux affûts quadruples remplacées ultérieurement par huit canons de 40mm Bofors et douze canons de 20mm Oerlikon, les premiers en affûts doubles, les seconds en affûts simples, six tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes triples.

Aviation : une catapulte et un hydravion Supermarine Walrus sauf pour l’Aurora qui ne l’embarqua jamais.

Equipage : 500 officiers et marins en temps de paix

Croiseurs légers classe Town

Répondre aux Mogami avec ses moyens

Durant le premier conflit mondial, alors que le Japon est peu et les Etats-Unis pas du tout engagés dans ce qui aurait du être la der des Ders, les deux pays s’engagent dans une course aux armements rappelant à l’échelle réduite la concurrence anglo-allemande avant le début de la première guerre mondiale.
Tokyo et Washington multiplient les mises sur cale de cuirassés, de croiseurs de bataille _seize chacuns_ sans compter tout l’environnement nécessaire avec les destroyers et les croiseurs.
Ce programme très coûteux menace d’épuiser les forces des deux concurrents notamment du Japon dont l’industrie n’est pas aussi développée que celle des américains.
Dans l’après guerre marqué par la crise économique et le pacifisme, une telle débauche pour l’armement choque, obligeant les gouvernements à se restreindre au travers du traité de Washington.
Comme nous l’avons vu à plusieurs reprises, ce dernier donne naissance au croiseur lourd dit croiseur type Washington, un navire de 8 à 10000 tonnes armés d’un nombre variable de canons de 203mm de six pour les Exeter britanniques à dix pour les Salt Lake City américains.
Chaque pays reçoit un quota à ne pas dépasser même si mis à part les britanniques, le respect des limitations des poids n’était pas toujours des plus scrupuleux.
Problème le Japon atteint rapidement les limites du contingent attribué en février 1922 et décide de contourner un traité que Tokyo n’à accepté que contraint et forcé, traité que le gouvernement japonais sera le premier à dénoncer fin 1934 peu avant la France.
Elle met sur cale des navires présentés comme des croiseurs légers, les Mogami armés non pas de huit, de neuf ou de douze canons de 155mm mais de quinze pièces en cinq tourelles triples, la place étant prévue pour remplacer ces cinq tourelles triples par cinq tourelles doubles de 200mm et transformer ces croiseurs légers en croiseurs lourds, transformation effectuée entre 1942 et 1946.
Face à ces constructions, les anglo-saxons doivent réagir. Les américains construisent les sept Brooklyn et les deux Saint Louis, des navires armés de quinze canons de 152mm en cinq tourelles triples.
Les britanniques qui n’ont pas les moyens de leur ancienne colonie doivent se contenter de navires plus “modestes” mais qui doivent être capables de faire bonne figure en cas de combat contre les Mogami.
Reprendre le design des Arethusa était impensable, ces navires étaient bien trop légers aussi les ingénieurs navals britanniques repartirent pour ainsi dire de zéro, dessinant un modèle de croiseur destiné non pas à la protection des convois et des lignes de communication contre les raiders et les croiseurs auxiliaires mais destinés à combattre au sein de l’Escadre.

Ils dessinèrent des navires bien plus longs que les Arethusa, mieux protégés, plus rapides et mieux armés avec douze canons de 152mm en quatre tourelles triples (deux avant et deux arrières).

L’apparition du Mogami bouscula les prévisions des autorités britanniques qui avaient envisagé pour les Naval Estimates 1933-34 un Leander modifié et trois Arethusa. La demande fût ensuite modifiée avec deux Leander modifié et deux Arethusa puis avec trois de ces nouveaux croiseurs.

Au final, le budget 1933-34 finança la construction du quatrième et dernier Arethusa baptisé Aurora et la construction de deux nouveaux croiseurs, un temps connu sous les noms de Polyphemus et Minotaur avant d’être rebaptisé Southampton et Newcastle.

Au total, dix croiseurs furent construits, dix navires pouvant être repartis en trois sous-classes. Le type I ou classe Southampton (Southampton Newcastle Birmingham Glasgow et Sheffield), le type II ou classe Liverpool (Liverpool Manchester Gloucester) et le type III ou classe Belfast (Belfast Edinburgh). Si les deux premières classes étaient semblables, le type Belfast se distinguait par une coque plus longue de sept mètres.

Carrière opérationnelle

Le HMS Southampton

Le HMS Southampton

-Le HMS Southampton est mis sur cale aux chantiers navals John Brown de Clydebank le 21 novembre 1934 lancé le 10 mars 1936 et admis au service actif le 6 mars 1937.

Affecté à sa mise en service au 2nd Cruiser Squadron en compagnie de son sister-ship Glasgow, le croiseur léger intègre au moment de la guerre de Pologne la Humber Force, un groupement occasionnel destiné depuis l’estuaire formé par l’Ouse et la Trent à empêcher les navires allemands de bombarder la côte orientale de l’Angleterre.

Suite à la réorganisation de la Home Fleet, la Humber Force est dissoute en juin 1944 et le 2nd Cruiser Squadron renforcé un an plus tard du Belfast rejoint le Light Squadron, l’Escadre Légère de la Home Fleet avec pour base Rosyth 584km plus au nord.

Quand le second conflit mondial éclate, le Southampton est immobilisé pour un grand carénage et même en accélérant les travaux, le croiseur léger ne sera pas disponible avant plusieurs semaines.

Le HMS Newcastle

Le HMS Newcastle

-Le HMS Newcastle est mis sur cale aux chantiers navals Vickers Armstrong de Newcastle-upon-Tyne le 4 octobre 1934 sous le nom de Minotaur, lancé sous un nouveau nom le 23 janvier 1936 et admis au service actif le 5 mars 1937.

Il manque le début de la guerre de Pologne car achevant un grand carénage à Devonport. Ce n’est que le 7 septembre qu’il rejoint à Scapa Flow le 18th Cruiser Squadron composé également de ses sister-ship Sheffield Edimburg et Belfast.

Suite à la réorganisation de la Home Fleet, il intègre le Light Squadron toujours au sein du 18th CS qui perd le Belfast en 1945, le HMS Belfast rejoignant le 2nd Cruiser Squadron.

En septembre 1948, le Newcastle est opérationnel. Mis en alerte, il prend la mer le 6,quittant sa base de Devonport pour une première patrouille contre les croiseurs auxiliaires et autres raiders.

Le HMS Sheffield

Le HMS Sheffield

-Le HMS Sheffield est mis sur cale aux chantiers navals Vickers Armstrong de Newcastle-upon-Tyne le 31 janvier 1935 lancé le 23 juillet 1936 et admis au service actif le 25 août 1937 au sein de la 2ème division de croiseurs, Home Fleet.

Quand éclate la guerre de Pologne, le troisième croiseur de classe Town appartient au 18th Cruiser Squadron de la Home Fleet, sa mission principale étant la traque des raiders allemands.

A noter qu’après la destruction du Royal Oak, toute la Home Fleet se redéploie dans le Loch Ewe et jusqu’en mars 1940, le temps que le mouillage soit à nouveau sécurisé.
Le 5 septembre 1948, le Sheffield achève un grand carénage et ne peut donc prendre immédiatement la mer.

Le HMS Glasgow

Le HMS Glasgow

-Le HMS Glasgow est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding & Engineering Company de Greenock le 16 avril 1935 lancé le 20 juin 1936 et admis au service actif le 9 novembre 1937.

En mai 1939, le croiseur léger escorte le paquebot Empress of Australia qui enmène au Canada le roi George VI.

Quand éclate la guerre de Pologne, le croiseur appartient à la 2ème division de croiseurs en compagnie de son sister-ship Southampton, division renforcée en 1945 par le Belfast, cette division à la dissolution de la Humber Force (juin 1944) ralliant la base navale de Rosyth au sein du Light Squadron (Escadre Légère) de la Home Fleet.

Neuf ans plus tard, en septembre 1948, le croiseur léger est à la mer pour un exercice afin de parfaire sa mise en condition. A l’annonce des bombardements allemands sur la Norvège, il met cap au large pour tenter d’intercepter les convois allemands et ce en compagnie de son sister-ship Belfast qui appareille de Rosyth dès le 5 septembre à 10h.

Le HMS Birmingham

Le HMS Birmingham

-Le HMS Birmingham est mis sur cale à l’Arsenal de Devonport le 18 juillet 1935 lancé le 1er septembre 1936 et admis au service actif le 18 novembre 1937.

En septembre 1939, le Birmingham est affecté en Extrême-Orient au sein de la China Station, le croiseur léger formant le 5th Cruiser Squadron en compagnie des croiseurs lourds Kent Cornwall et Dorsetshire.

En septembre 1943, il rentre à Devonport, son berceau pour subir jusqu’en octobre 1944 une refonte avec une remise en état complète, une inspection de la propulsion (avec les réparations nécessaires), l’embarquement de radar et le renforcement de la DCA. On envisage un temps de débarquer la tourelle X (supérieure arrière) mais on y renonce de peur d’affaiblir la puissance de feu du croiseur.

Une fois remis en service, il est réaffecté hors rang au sein du Light Squadron, servant pour des missions spéciales. En septembre 1948, le croiseur léger est à quai à Rosyth. Il va être chargé d’escorter les convois transportant les troupes françaises, britanniques et polonaises en Norvège.

Le HMS Liverpool

Le HMS Liverpool

-Le HMS Liverpool est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield Shipbuilding & Engineering Company de Govan en Ecosse le 17 février 1936 lancé le 24 mars 1937 et admis au service actif le 2 novembre 1938.

Quand la Grande Bretagne entre en guerre le 3 septembre 1939, le Liverpool est déployé au Moyen Orient au sein du 4th Cruiser Squadron qu’il forme avec ses sister-ship Gloucester et Manchester. Il est basé à Aden pour intercepter les forceurs de blocus et les raiders allemands.

Le 14 novembre, décision est prise de le transférer à la China Station avec Hong Kong pour port d’attache. Le Liverpool arrive à destination le 10 décembre et commence sa mission à partir du 14 décembre 1939 et jusqu’au mois d’avril 1940 alors que le conflit est terminé depuis presque cinq mois.

Suite à la réorganisation de la marine britannique, le Liverpool et les deux autres croiseurs du 4th CS sont redéployés au sein de la Home Fleet avec Portland (sud de l’Angleterre) comme pour d’attache.

Disponible le 5 septembre 1948, le Liverpool appareille dès le lendemain pour traquer dans l’Atlantique les raiders allemands notamment ceux voulant s’attaquer aux convois transatlantiques au départ d’Halifax.

Le HMS Manchester

Le HMS Manchester

-Le HMS Manchester est mis sur cale aux chantiers navals Hawthorn Leslie de Hebburn (sur la rivière Tyne) le 28 mars 1936 lancé le 12 avril 1937 et admis au service actif le 4 août 1938.

A son admission au service actif, le Manchester est affecté à la 4ème division de croiseurs en Inde, division qu’il forme avec ses sister-ship Gloucester et Liverpool.

Il ne participe qu’au premier mois de la guerre de Pologne, rentrant fin novembre à Portsmouth pour subir un petit carénage. Initialement, il devait être affecté au 18th Cruiser Squadron de la Home Fleet mais au final il va retourner au Moyen-Orient avec ses sister-ships.

Ce n’est qu’en 1944 que le Manchester est réaffecté à la Home Fleet, toujours au sein du 4th Cruiser Squadron qui est cette fois basé à Portland dans le sud de l’Angleterre même si le 5 septembre 1948, le croiseur léger est immobilisé pour carénage, ne devant être opérationnel qu’à la fin du mois d’octobre.

Le HMS Gloucester

Le HMS Gloucester

-Le HMS Gloucester est mis sur cale à l’Arsenal de Devonport le 22 septembre 1936 lancé le 19 octobre 1937 et admis au service actif le 19 janvier 1939.

A sa mise en service, il est donc déployé à Aden au sein du 4th Cruiser Squadron dans une mission de protection du trafic commercial, une mission défensive qui se double d’une mission offensive à savoir la destruction des raiders allemands qu’il s’agisse de navires de guerre comme les cuirassés de poche ou des navires marchands armés comme les croiseurs auxiliaires.

Mis à part un carénage à Simonstown (Afrique du Sud) entre juin 1941 et septembre 1942, le croiseur léger reste déployé dans l’Océan Indien jusqu’en juin 1944 quand il rejoint avec ses sister-ships Liverpool et Manchester la base navale de Portland et la Home Fleet.

Le HMS Belfast

Le HMS Belfast

-Le HMS Belfast est mis sur cale aux chantiers navals Harland & Wolff de Belfast le 10 décembre 1936 lancé le 17 mars 1938 et admis au service actif le 5 août 1939.

Quand la guerre de Pologne éclate, le HMS Belfast fait partie de la 18th Cruiser Squadron en compagnie de ses sister-ship Newcastle, Sheffield et Edinburgh.

Comme tous les croiseurs de la Royal Navy, le Belfast va assurer des missions de protection du trafic commercial et des patrouilles d’interceptions des navires allemands tentant de rentrer au pays et les raiders.

Le 9 septembre 1939, il capture le paquebot allemand Cap Norte (13000 CRT) qui sera le plus gros navire marchand allemand capturé durant le conflit. Il l’escorte jusqu’aux Shetlands puis reprend sa patrouille après que le croiseur Delhi eut repris son rôle de chien de garde. Le paquebot sera interné à Devonport jusqu’en janvier 1940 quand il sera rendu à son légitime propriétaire.

Le 21 novembre 1939, il est gravement endommagé par une mine magnétique allemande. Il fallut pas moins de dix-huit mois de réparations avant que le navire soit à nouveau opérationnel toujours au sein du 18th CS (mai 1941).

En juin 1945, le Belfast quitte le 18th CS et Devonport pour rallier Rosyth et le 2nd dont il dépend désormais.

En septembre 1948, le croiseur était opérationnel. Le 5 de ce mois, il était amarré à Rosyth et est mis en alerte à l’annonce des premiers bombardements allemands sur la Norvège et le Danemark.

Le HMS Edinburgh en juillet 1939

Le HMS Edinburgh en juillet 1939

-Le HMS Edinburgh est mis sur cale aux chantiers navals Swan Hunter & Wigham Richardson de Newcastle-Upon-Tyne le 30 décembre 1936 lancé le 31 mars 1938 et admis au service actif le 31 juillet 1939.

Quand la guerre de Pologne éclate, le HMS Edinburgh appartient à la 18ème division de croiseurs qu’il forme avec ses sister-ships Newcastle Sheffield et Belfast.

Depuis Scapa Flow, il mène des patrouilles d’interception et des escortes de convois pour les protéger des raiders allemands. Le 26 septembre, il participe à l’opération de récupération du sous-marin Spearfish échoué sur le Horns Reef.

Le conflit terminé, le croiseur reprend ses missions habituelles, ses patrouilles de surveillance entrecoupées d’exercices et de périodes d’entretien, un grand carénage doublé de travaux de renforcement structurel ayant lieu de mars 1940 à janvier 1941. Un nouveau grand carénage à lieu de mars à septembre 1944 puis de mai à novembre 1947, le dernier avant l’éclatement du conflit.

Suite à la réorganisation de la Royal Navy en 1944, le 18th CS à été redéployé à Devonport sur la côte sud de l’Angleterre.

Le 5 septembre 1948, l’Edinburgh est en exercice pour amariner les nouveaux marins embarqués.

HMS Gloucester 1940 (3)
Caractéristiques Techniques

Déplacement : (Southampton) standard 9100 tonnes pleine charge 11730 tonnes (Liverpool) standard 9300 tonnes pleine charge 12120 tonnes (Edinburgh) standard 10000 tonnes pleine charge 13386 tonnes

Dimensions : longueur hors tout (Southampton et Liverpool) 180.320m (Edinburgh) 187.025m largeur (Southampton) 18.99m (Liverpool et Edinburgh) 19.78m tirant d’eau : (Southampton) 6.1m (Liverpool) 6.28m (Edinburgh) 6.89m

Propulsion : quatre groupes de turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par quatre chaudières Amirauté à trois tubes dévellopant 75000ch (82500ch pour les Liverpool et Edinburgh) et entrainant quatre hélices.

Performances : vitesse maximale 32 noeuds distance franchissable 5300 miles nautiques à 13 noeuds capacité carburant 12020 tonnes de mazout.

Protection : ceinture 114mm pont blindé 51mm tourelles 25 à 63.5mm bloc-passerelle 102mm

Electronique : Après plusieurs périodes où l’équipement radar était différent, les différents croiseurs sont tous équipés de la même suite radar pour des raisons d’efficacité et de gestion de la ressource humaine.

Les croiseurs légers type Town disposent d’un radar de veille aérienne type 279, d’un radar de veille combinée type 290, d’un radar d’acquisition de cibles type 273, d’un radar de conduite de tir type 285 (artillerie secondaire), un radar de conduite de tir type 282 pour l’artillerie légère et d’un radar de conduite de tir type 284 pour l’artillerie principale.

Armement :

-12 canons de 152mm (6 pouces) Mak XXIII en quatre tourelles triples XXII (Southampton et Liverpool) ou XXIII (Edinburgh) (deux avant et deux arrières).

-Huit (douze sur les Edinburgh) canons de 102mm en quatre ou six affûts doubles

-Deux affûts quadruples Pom-Pom Mark VIII et 8 mitrailleuses de 12.7mm Vickers en deux affûts quadruples pour les Southampton et les Liverpool, deux affûts octuples Pom-Pom Mark VIII et 8 mitrailleuses de 12.7mm Vickers en deux affûts quadruples pour les Edinburgh.

En septembre 1948, la DCA légère se compose de seize canons de 40mm Bofors en deux affûts quadruples et quatre affûts doubles ainsi que douze canons de 20mm Oerlikon en affûts simples.

-6 tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes triples.

Aviation : une catapulte et deux hydravions Supermarine Walrus

Equipage : 850 officiers et matelots

Grande Bretagne (32) croiseurs légers (1)

CROISEURS LEGERS

Avant-Propos

Comme nous l’avons vu à plusieurs reprises (et comme nous le verrons à nouveau), les matériels militaires qu’ils soient navals, terrestres aériennes sont issus d’une longue évolution, une évolution dictée par les progrès technologiques, les retours d’expérience et de nouveaux besoins tactiques.
A l’apogée de la marine de guerre à voile (18ème siècle qui marque le début de deux siècles de domination maritime britannique sur le monde), aux côtés de lourdes escadres de galions et autres navires de ligne se trouvaient des navires plus petits, plus économiques et plus manoeuvrants.
Ces navires (goélettes, bricks, avisos, frégates) étaient chargés de toutes les missions que ne pouvaient assurer les navires de ligne à savoir les liaisons, la présence outre-mer, la traque des pirates, la défense du commerce (et l’attaque du commerce ennemi).
L’apparition de la coque en fer et de la vapeur entraina la disparition en temps que navires de combat de ces voiliers au profit de navires à vapeur (même si dans les premières générations), ces navires étaient mixtes à voile et à vapeur en raison d’une fiabilité insuffisante des organes mécaniques.

De nouvelles désignation apparaissent notamment le croiseur. Ce terme générique (on parle de cruiser dans la langue de Shakespeare, de kreuzer dans la langue de Goethe) va se décliner en nombreuses sous-catégories : croiseur cuirassé, croiseur-éclaireur, croiseur de station, croiseur-torpilleur, croiseur protégé et croiseur léger.

Cette dernière catégorie apparait au début du vingtième siècle. L’apparition de la turbine permet d’envisager des navires de 2 à 4000 tonnes armés de canons médians et suffisamment rapides pour jouer le rôle d’éclaireur.

On verra que la marine française qui ne disposait que de croiseurs cuirassés sera particulièrement handicapé dans le domaine de l’éclairage tant l’armoured cruiser était impropre à cette mission.
Ce n’est pas le cas de la Royal Navy qui dispose au début du premier conflit mondial d’une flotte appréciable de light cruiser. La rencontre du Galatea et de trois torpilleurs allemands cherchant tous les deux à interroger un vieux cargo danois marquera le début du titanesque affrontement du Jutland.

La flotte de croiseurs légers continue de s’étoffer durant le conflit, aboutissant même à des croiseurs ultérieurement classés dans la catégorie des croiseurs lourds (c’est à dire après le désarmement des croiseurs cuirassés) à savoir les Hawkins qui serviront de base de calcul pour les croiseurs type Washington.

En effet à l’origine les britanniques voulaient interdire tous les croiseurs armés de canons d’un calibre supérieur à six pouces avant que les américains ne leur rappelle malicieusement qu’ils devront si c’était le cas ferailler des croiseurs pas encore en service.
Après une période de quelques années sans construction, la construction des croiseurs légers reprend au début des années trente, Londres cherchant sans vraiment le trouver le bon compromis entre la qualité et la quantité.
Les innombrables lignes commerciales d’un empire où le soleil comme sur celui de Charles Quint ne se couche jamais nécessitent de nombreux croiseurs mais ces navires doivent avoir un armement suffisamment puissant pour lutter contre les raiders et autres croiseurs auxiliaires qui peuvent être solidement armés.
La construction de nombreux croiseurs lourds et le besoin de préciser les limites des quotas plus ou moins respectés selon les pays entraine la signature d’un nouveau traité à Londres le 22 avril 1930.
Ce traité définit deux catégories de croiseurs. La catégorie A concerne les croiseurs dôtés d’une artillerie supérieure à 155mm et d’un tonnage maximal de 10000 tonnes (le calibre maximal de l’artillerie est toujours fixé à 203mm) alors que la catégorie B définit le croiseur comme un navire d’un déplacement supérieur à 2000 tonnes avec une artillerie d’un calibre compris entre 130 et 155mm.
Les britanniques vont reprendre la construction de croiseurs à canons de six pouces soit 152mm, des croiseurs destinés à répondre à un usage propre comme les Leander ou les Arethusa ou destinés à répondre à une réalisation étrangère, les Town à douze canons de 152mm en quatre tourelles triples étant une réponse aux Mogami japonais armés de cinq tourelles triples de 155mm en attendant de pouvoir disposer de cinq tourelles doubles de 203mm.

L’évolution de la menace conduit les britanniques à poursuivre l’évolution des Town plutôt que des Leander avec la construction des Crown Colony, une version réduite des Town ce qui fait comprendre aux ingénieurs navals britanniques qu’ils sont arrivés aux limites, la coque des croiseurs de classe “Colonie Royale” étant la plus petite pouvant recevoir douze canons de 152mm (ils perdront d’ailleurs durant le conflit la tourelle triple X pour pouvoir recevoir une DCA renforcée).
Ainsi les derniers croiseurs légers construits avant le second conflit mondial, la classe Minotaur combine une coque plus longue et plus large avec seulement neuf canons de 152mm en trois tourelles triples, l’accent étant mis sur les radars et une DCA plus importante.
Quatre navires sont en construction en plus des quatre navires en service. Ce modèle va évoluer dans une nouvelle classe de croiseurs provisoirement désigné comme le type F et qui doit disposer d’une artillerie de 152mm polyvalente, ce modèle devant à terme remplacer les croiseurs légers les plus anciens et succéder aux Dido, la construction de croiseurs légers antiaériens spécifiques n’étant pas poursuivit.

L’évolution concerne également les structures, les Cruiser Squadron composites (croiseurs lourds et légers) que l’on trouvait au moment du déclenchement de la guerre de Pologne ont disparu même si bien évidément pour des raisons opérationnelles et techniques (avarie, entretien), des groupes occasionnels verront heavy et light cruiser cohabiter ensemble au sein de groupes de chasse aux raiders.
Situation de la flotte des croiseurs légers britanniques en septembre 1939 et son évolution ultérieure

Septembre 1939
Quand Londres entre en guerre le 3 septembre 1939 pour défendre la Pologne attaquée par les allemands, la Royal Navy dispose de la flotte de croiseurs légers suivants :

Le HMS Caledon, un croiseur type C

Le HMS Caledon, un croiseur type C

-Treize croiseurs légers type C construits durant le premier conflit mondial dont certains ont été transformés en croiseurs légers antiaériens préfigurant les Dido

Le HMS Danae, un croiseur type D

Le HMS Danae, un croiseur type D

-Huit croiseurs type D, dérivés des précédents dont trois transférés à la NewZealand Division ofthe Royal Navy

Le HMS Emerald

Le HMS Emerald

-Deux croiseurs type E (trois prévus initialement)

Le HMNZS Leander fût transféré à la marine néo-zélandaise après une courte carrière dans la marine britannique

Le HMNZS Leander fût transféré à la marine néo-zélandaise après une courte carrière dans la marine britannique

-Cinq Leander avec huit canons de 152mm en quatre tourelles doubles, les trois derniers ayant été transférés à la Royal Australian Navy (RAN) (marine australienne).

Le HMS Arethusa

Le HMS Arethusa

-Quatre Arethusa équipés de six canons de 152mm en trois tourelles doubles

Le HMS Gloucester

Le HMS Gloucester

-Dix Town armés de douze canons de 152mm en quatre tourelles triples

Le HMS Curlew en version antiaérienne

Le HMS Curlew en version antiaérienne

-Les croiseurs légers antiaériens de classe Dido sont en construction tout comme les Crown Colony sans oublier des croiseurs légers de type C en refonte antiaérienne à savoir les Curlew Curacoa et Carlisle.
Sur le plan des structures, cela nous donn le panorama suivant :

-Au sein de la Home Fleet, on trouve trois Cruiser Squadron avec le 18th Cruiser Squadron qui dispose des puissants et modernes croiseurs de classe Town, les Newcastle Sheffield Edinburgh et Belfast.

Il cohabite avec deux Cruiser Squadron composés de croiseurs anciens, le 12th CS qui dispose de croiseur lourd Effingham, des croiseurs légers type E Emerald et Enterprise, le croiseur type C Cardiff et deux croiseurs type D, les Delhi et Dunedin. Quand au 7th Cruiser Squadron, il dispose des croiseurs type D Diomede et Dragon ainsi que des croiseurs type C Calypso et Caledon.
Des croiseurs légers sont hors rang comme le croiseur léger antiaérien Calcutta tandis que le croiseur léger Aurora sert de navire de commandement au profit des destroyers.
La Humber Force qui appartient à la Home Fleet dispose du 2nd Cruiser Squadron constitué par les croiseurs légers type Town Southampton et Glasgow.
-La Channel Force dispose des croiseurs légers type C Ceres Caradoc et Cairo, ce dernier ayant été converti en CLAA.
-La Mediterranean Fleet dispose du 3rd Cruiser Squadron constitué par les croiseurs légers Arethusa Penelope et Coventry
-La China Station ne dispose pas de Cruiser Squadron équipé majoritairement de croiseurs légers, seul le HMS Birmingham est déployé au sein du 5th Cruiser Squadron.
Les autres croiseurs légers sont déployés dans des commandements secondaires avec pour mission principale de traquer les raiders allemands.
-Le South Atlantic Command dispose du 6th Cruiser Squadron composé de l’unique croiseur léger Neptune et du 9th Cruiser Squadron qui dispose de quatre croiseurs type D, les Despatch Dauntless Danae et Durban.
-Le North AtlanticCommand aligne les croiseurs légers type C Colombo et Capetown
-L’American & West Indies Station dispose au sein du 8th Cruiser Squadron du croiseur léger HMS Orion ainsi que du HMAS Perth (ex-HMS Amphion), le premier appartenant à la classe Arethusa et le second à la classe Leander.
-En Inde, on trouve le 4th Cruiser Squadron composé des croiseurs légers type Town Gloucester Liverpool et Manchester.
-Les Curlew Curacoa et Carlisle en refonte durant la guerre de Pologne doivent être affecté à la Channel Force une fois les travaux terminés sans qu’un nouveau CS ne soit mis sur pied.

Septembre 1948
Les choses ont bien évolué avec le désarmement de navires anciens, la mise en service d’unités neuves ainsi qu’un bouleversement des structures, des divisions homogènes ayant été mises sur pied pour faciliter l’entretien et l’efficacité au combat.
Sur le plan des navires, tous les type C y compris ceux refondus antiaériens ont été désarmés et remplacés par des Dido.

-Sur les huit type D ou classe Danae, trois sont encore en service au sein de la Royal Navy 5 septembre 1948, trois avaient été transférés en 1925 à la division néo-zélandaise de la Royal Navy (Dunedin Despatch Diomede) et deux sont transférés en 1944 à la marine polonaise libre (Danae Dragon), ne laissant en service au sein de la Royal Navy que les Durban Dauntless et Delhi.
Pour le cas des croiseurs néo-zélandais, à la différence de septembre 1939 où ils étaient placés sous l’autorité opérationnelle de la Royal Navy, cette fois ils sont sous l’autorité de la marine néo-zélandaise mais comme le Pacifique reste calme, la division va être déployé dans l’Océan Indien pour couvrir le passage capital entre l’Océan Atlantique et l’Océan Indien, une voie de passage des convois entre l’Europe et l’Extrême-Orient.
Quand aux croiseurs polonais, ils restent déployés au sein de la Home Fleet, la marine polonaise libre ayant un statut semi-autonome, dépendant de la Royal Navy pour son ravitaillement.
-Les croiseurs légers de classe Leander sont déployés en Extrême-Orient en compagnie de deux croiseurs légers identiques mais précocément transférés à la marine néo-zélandaise.
-Les quatre croiseurs légers de classe Arethusa sont regroupés en Méditerranée. Basés à Malte, ils ont pour mission principale d’attaquer les lignes de communication reliant l’Italie à la Libye en compagnie de la 6ème Escadre Légère française qui dispose de quatre croiseurs légers.
-Les dix croiseurs légers classe Town sont tous déployés au sein de la Home Fleet

Le HMS Bermuda

Le HMS Bermuda

-Sur les onze croiseurs légers classe Crown Colony, deux sont déployés dans l’Océan Indien, deux en Extrême-Orient (China Station puis British Eastern Fleet), deux en Méditerranée et cinq au sein de la Home Fleet.

Le HMS Minotaur

Le HMS Minotaur

-Les quatre croiseurs légers classe Minotaur déployés en Europe tout comme devraient l’être les quatre en construction quand la guerre éclate à nouveau en Europe.

Le croiseur léger antiaérien HMS Dido

Le croiseur léger antiaérien HMS Dido

-Pour ce qui est des Dido, décision est prise de les faire accompagner les porte-avions d’escadre,aussi leur stationnement est lié en partie à ceux des porte-avions.
La Home Fleet disposant de six porte-avions d’escadre, six classe Dido sont déployés en escorte des porte-avions dont c’est la mission quasi-exclusive. Outre la défense antiaérienne avec leurs canons de 133mm, ils assurant le commandement et la coordination de la défense avec les chasseurs du porte-avions ainsi que les destroyers d’escorte.
Sont concernés les Dido Naïad Euryalus Charybdis Scylla et Argonaut. En Méditeranée, les Bonaventure Hermione et Phoebe protègent les trois porte-avions déployés dans la Mare Nostrum alors que les Sirius et Cleopatra sont déployés en Extrême-Orient.
Les cinq navires restants sont déployés au sein de la Home Fleet (Bellona Black Prince Diadem) et au sein de la Mediterranean Fleet (Royalist Spartan).
Et au niveau des structures ? L’évolution est nette puisque les divisions sont désormais homogènes à la fois selon le type (croiseur léger/lourd) mais également selon la classe.
Ainsi quand le second conflit mondial éclate, les croiseurs légers sont répartis de la manière suivante :
Home Fleet Light Squadron (HF-LS) : 28 croiseurs légers

-2nd Cruiser Squadron : Southampton Glasgow Belfast, trois puissants croiseurs de classe Town. La division est stationné à Rosyth

-4th Cruiser Squadron croiseurs légers Gloucester Liverpool Manchester, trois croiseurs de classe Town, la division étant stationnée à Portland

-7th Cruiser Squadron : Bermuda Gambia Kenya, trois croiseurs légers de classe Crown Colony, la division étant également stationné à Rosyth.

-12th Cruiser Squadron : Nigeria et Trinidad, deux croiseurs légers de classe Crown Colony, la division est stationné à Chatham

-16th Cruiser Squadron : croiseurs légers Minotaur Swiftsure Superb et Vigilant (classe Minotaur)

-17th Cruiser Squadron : croiseurs légers Bellona Black Prince Diadem (classe Dido)

-18th Cruiser Squadron : Newcastle Sheffield Edinburgh,trois croiseurs légers de classe Town, stationnés à Devonport

-Croiseur léger Birmingham, hors-rang stationné à Rosyth qui sert ultérieurement de navire pour le Destroyer Commander

-Six croiseurs de classe Dido sont déployés hors rang avec un rattachement théorique au HF-LS puisqu’ils sont chargés de la protection des porte-avions.

A Rosyth sont stationnés les HMS Dido Naïad et Euryalus respectivement chargés de la protection des porte-avions Illustrious Formidable et Victorious alors qu’à Faslane sont déployés les HMS Charybdis Scylla et Argonaut qui assurent la protection des porte-avions lourds HMS Malta Gibraltar Hermes.

Mediterranean Fleet : onze croiseurs légers

-3rd Cruiser Squadron : croiseurs légers Arethusa Galatea Aurora et Penelope (classe Arethusa) stationné à Malte

-13th Cruiser Squadron : croiseurs légers Newfoundland et Uganda (classe Crown Colony) stationnés à Alexandrie

-Le HMS Royalist sert de navire de commandement pour les destroyers stationnés à Malte

-Le HMS Spartan sert de navire-amiral pour le Destroyer Commander Egypt

-Le HMS Bonaventure assure la protection de l’Ark Royal et est donc stationné à Malte alors que les HMS Hermione et Phoebe sont déployés à Alexandrie, protégeant respectivement l’Indomitable et le Furious.

British Eastern Fleet : douze croiseurs légers

China Squadron (Hong-Kong) :

-6th Cruiser Squadron avec les croiseurs légers Neptune Ajax et Orion

-15th Cruiser Squadron avec les croiseurs légers Mauritius et Ceylon

India Station (Aden)

-9th Cruiser Squadron avec les croiseurs légers Durban Dauntless Delhi (classe Danae)

-14th Cruiser Squadron avec les croiseurs légers Fiji et Jamaica

British Eastern Fleet-Battle Squadron (BEF-BS)

-Les seuls croiseurs stationnés en temps normal à Singapour sont les croiseurs légers antiaériens de classe Dido, les HMS Sirius et Cleopatra qui protégent respectivement les HMS Implacable et Indefatigable.
Ce sont au total 51 croiseurs légers qui sont en service en septembre 1948 plus quatre de classe Minotaur alors en achèvement à flot.