Grande-Bretagne (52) sous-marins (1)

SOUS-MARINS

Avant-propos

Après avoir combattu sur les flots et avant de combattre au dessus des flots, l’homme combattit sous les mers avec l’invention du sous-marin qui fit cahin-caha ses premières armes durant la guerre de Sécession quand les confédérés tentaient par tous les moyens de desserrer le blocus nordiste mis en place par le plan Anaconda.

Il faut attendre la fin du 19ème siècle pour voir l’arrivée de sous-marins réellement efficaces avec l’action de pionniers comme John Holland ou Maxim Laubeuf.

Néanmoins quand éclate le premier conflit mondial si les performances du sous-marin sont connues, bien peu sont les amiraux qui imaginent que ce drôle d’engin qui fait ce que tout navire ne doit pas faire (à savoir couler) puisse bouleverser la guerre navale.

Le KMS U-9 qui coula trois croiseurs cuirassés britanniques en une seule attaque

Le KMS U-9 qui coula trois croiseurs cuirassés britanniques en une seule attaque

Malheureusement, c’est la Royal Navy qui la première fit les frais avec la destruction de trois croiseurs cuirassés, les HMS Aboukir Hogue et Cressy au large des Pays-Bas le 22 septembre 1914 par le U-9.

La victoire tactique allemande n’ayant pas contrebalancé la victoire stratégique britannique au Jutland le 31 mai/1er juin 1916, la Kaiserliche Marine abandonna tout espoir de triompher avec ses cuirassés et préféra tout miser sur une guerre au commerce menée par les U-Boot.

Celle-ci échoua de peu à isoler la Grande-Bretagne mais entraina les Etats-Unis dans la guerre avec les conséquences que l’on sait.

Avec un tel impact sur sa flotte de commerce, la Grande-Bretagne chercha à de multiples reprises à interdire le sous-marin mais échoua toujours devant la détermination des autres puissances maritimes qui en avaient besoin dans leur stratégie globale.

Pour la France et l’Italie, il s’agissait de compenser le manque de cuirassés alors que pour les Etats-Unis et le Japon, il s’agissait d’affaiblir la flotte de bataille ennemie durant sa longue traversée en direction des Philippines où la bataille décisive était censée se dérouler.

N’ayant pu bannir le torpilleur submersible des océans, la Royal Navy construisit de nombreux sous-marins, des sous-marins de moyenne et de longue patrouille, des sous-marins mouilleurs de mines et succomba elle aussi au concept du croiseur sous-marin.

En septembre 1939, la Royal Navy dispose de soixante-deux submersibles, treize anciens et quarante-neufs modernes soir la plus faible des trois belligérants de la guerre de Pologne, l’Allemagne disposant de cinquante-sept submersibles et la France de soixante dix-huit.

Onze sous-marins type T sont en construction en septembre 1939 pour permettre le renouvellement et l’expansion de la flotte.

Une commande massive de vingt-quatre sous-marins est passée en septembre 1939 mais la guerre de Pologne s’étant terminé beaucoup plus rapidement que prévu, cette commande est étalée, étalement qui s’explique aussi par la charge importante de chantiers navals dont les méthodes de travail sont loin d’être à la pointe de la modernité.
Sur le plan de l’organisation, les sous-marins de la marine britannique sont répartis entre la Home Fleet (2nd Submarine Flottilla avec onze unités à Dundee, 6th Submarine Flottilla avec sept sous-marins à Blyth, Northumberland), la Mediterranean Fleet (1st Submarine Flottilla avec dix sous-marins) et la China Station (4th Submarine Flottilla avec quinze submersibles). Quatre sous-marins sont déployés dans l’Atlantique soit 47 sous-marins, les autres étant en réserve ou en entretien à l’époque.

Comme pour les autres catégories de navires la flotte en service en septembre 1939 évolue jusqu’en septembre 1948 avec le désarmement des navires les plus anciens et la mise en service de sous-marins neufs. A noter que durant la guerre de Pologne, le HMS Oxley est coulé par le HMS Triton au cours d’une terrible méprise.

Les sous-marins de classe Odin (type O), Parthian (type P) et Rainbow (type R) sont désarmés et remplacés notamment par les type S, cette classe devenant la classe majeure, la classe standard de la flotte sous-marine britannique mais pas numériquement la plus nombreuse, les type U la devançant.

Douze sous-marins sont en service en septembre 1939 et cinq sont commandés en septembre 1939 dans le cadre de la commande de vingt-quatre sous-marins que nous avons vu plus haut.

Sept nouveaux sous-marins sont commandés en septembre 1940 portant le total à vingt-quatre submersibles dont le dernier entre en service au printemps 1945.

Le HMS Clyde, un des trois sous-marins de classe River

Le HMS Clyde, un des trois sous-marins de classe River

La classe River composée de trois sous-marins d’escadre (River Thames Clyde) aurait du être désarmée en 1945 mais au final ils sont prolongés et déployés en Extrême-Orient depuis Singapour.

-Les six sous-marins mouilleurs de mines de classe Grampus sont toujours en service en septembre 1948. Dès le début du conflit, ils vont mouiller des bouchons de mine au large des ports allemands.

HMS Taurus, sous-marin type T

HMS Taurus, sous-marin type T

-La classe T est composée de sous-marins à long rayon d’action normalement destinés à combattre en Extrême-Orient mais dans la réalité, ils vont également combattre en mer du Nord.

Quinze sous-marins sont commandés avant guerre mais seulement quatre sont en service en septembre 1939, onze autres étant en construction et sont mis en service entre 1941 et 1943.

Sept nouveaux sous-marins de ce type sont commandés en septembre 1939, sous-marins mis en service en 1942 et 1943

Cela porte la flotte à vingt-deux exemplaires, deux navires commandés en septembre 1943 sont mis en service en 1948, juste à temps pour participer au conflit.

-La classe U est la dernière classe de sous-marins mise au point avant le début du second conflit mondial.

Trois sont en service en septembre 1939 mais douze sont commandés en septembre 1939 suivis de dix-sept autres en 1941 (huit), en 1942 (sept) et en 1943 (deux), portant la flotte totale à trente-deux sous-marins en 1947.

Quand le second conflit mondial éclate, la flotte sous-marine de la Royal Navy affiche le visage suivant :

un sous-marin de type S

un sous-marin de type S

-Vingt-quatre sous-marins type S répartis en trois flottilles de huit submersibles (deux en mer du Nord une à Rosyth et la seconde à Chatham _7th Submarine Flottilla 11th Submarine Flottilla, une en Méditerranée à Malte la 9th Submarine Flottilla)

 

-Les six sous-marins mouilleurs de mines classe Grampus sont déployés hors rang, quatre en mer du Nord et deux en Méditerranée orientale

-Les trois sous-marins de classe River sont déployés depuis Singapour. Ils vont pouvoir s’appuyer sur les bases alliées de la région pour attaquer la flotte de guerre et la marine marchande de l’Empire du Japon. Ils sont placés hors-rang.

-Vingt-quatre sous-marins type T répartis en trois flottilles de huit submersibles, une déployée en mer du Nord (1st Submarine Flottilla), une dans l’Océan Indien depuis Aden (3rd Submarine Flottilla) et la troisième en Extrême-Orient depuis Singapour ou la Malaisie (5th Submarine Flottilla).

HMS Ultor (type U)

HMS Ultor (type U)

-Trente-deux sous-marins type U répartis en quatre flottilles de huit sous-marins, une déployée en mer du Nord (double rôle : missions de combat et entrainement des nouveaux sous-mariniers) (2nd Submarine Flottilla), deux en Méditerranée (Malte et Alexandrie) (4th & 6th Submarine Flottilla) et la dernière à Hong Kong (8th Submarine Flottilla).

Cela nous donne un total de 89 sous-marins en service en septembre 1948. Dès le début du conflit, les sous-marins en patrouille et ceux prêts à appareiller, prennent la mer pour s’attaquer moins au trafic commercial allemand puis italien qu’aux navires de guerre. Les sous-marins en Extrême-Orient reçoivent des consignes de vigilances mais comme le Japon se tient pour le moment tranquille….. .

Les différentes classes de sous-marins

Classe Odin (type O)

HMS Oberon

HMS Oberon

Ces sous-marins de moyenne patrouille comparable à nos Redoutable (les fameux “1500 tonnes”) sont conçus pour combattre en Extrême-Orient. Sept sous-marins sont commandés par la Royal Navy et deux par la Royal Australian Navy mais la carrière de ces derniers est fort courte et sont rapidement intégrés à la marine britannique. Trois sont exportés au Chili où ils vont servir jusqu’au milieu des années soixante.

L’Oberon est mis en service en août 1927, c’est le seul exemplaire de son type, il est donc considéré comme un prototype, le groupe 1 regroupant les deux sous-marins destinés à l’Australie, les AO-1 et AO-2 ainsi que les trois sous-marins vendus au Chili (Almirante Simpson Capitan O’Brien Capitan Thompson) mis en service en 1929.

HMS Oxley

HMS Oxley

Le premier mis en service en juillet 1927 arrive en Australie en février 1928, est désarmé pour des raisons budgétaires en mai 1930 avant d’être remis en service dans la marine britannique sous le nom d’Oxley en avril 1931. Sorti de sa zone de patrouille, il est coulé par le Triton le 10 septembre 1939 au large de la Norvège.

Le second connait la même courte carrière dans la marine australienne (septembre 1927-mai 1930 avec une arrivée en Australie en février 1928). Il est remis en service dans la Royal Navy en avril 1931 sous le nom d’Olway.

HMS Osiris

HMS Osiris

Le groupe 2 se compose de six sous-marins mis en service en 1929 (Osiris en février, Otus et Oswald en juillet, l’Orpheus en septembre et l’Odin en décembre) et en 1930 (Olympus en juin).

Ces sous-marins dérivés des type L connaissent des fuites de carburant fréquentes pouvant révéler leur position. Ils sont les premiers sous-marins à recevoir un Asdic.

Peu à peu rélégués à des missions d’entrainement, ils sont désarmés en 1945 (Oberon en janvier, Olway en mars, Osiris en avril, Otus en juin) et 1946 (Oswald en février, Odin en mars, Olympus en mai et Orpheus en septembre 1946)

Mouillés dans le loch Ewe en Ecosse, ils attendent un potentiel réarmement, effectif en septembre 1948 pour l’Oberon et l’Osiris, réarmement motivé pour permettre aux type U de mener des opérations de guerre. Les autres sont feraillés ou utilisés comme leurres, trop usés pour être réarmés même pour des missions de formation.

Caractéristiques Techniques des sous-marins de classe Odin

Déplacement : surface 1311 tonnes plongée 1892 tonnes (Oberon) standard 1349 tonnes plongée 1872 tonnes (australiens/groupe I) standard 1781 tonnes pleine charge 2030 tonnes (groupe II)

Dimensions longueur 83.8m (84.9m pour les australiens 86.4m pour le groupe II) largeur 8.5m (9.1m pour le groupe II) tirant d’eau : nc

Propulsion : deux moteurs diesels de 4600ch pour la propulsion en surface et deux moteurs électriques de 1350ch pour la propulsion en plongée. Deux hélices

Performances : vitesse maximale 15.5 noeuds en surface (15 noeuds pour les australiens 17.5 noeuds pour le groupe II) 9 noeuds en plongée rayon d’action 8400 miles nautiques à 10 noeuds en surface 70 miles à 4 noeuds en plongée Immersion 91.4m

Armement : un canon de 4 pouces (102mm) sur le pont à l’avant, deux mitrailleuses Lewis de 7.7mm, six tubes lance-torpilles avant et deux arrière avec seize torpilles.

Equipage : 54 officiers et marins
Classe Parthian (type P)

Les six Parthian sont une version améliorée des Odin et destinés à opérer en Extrême-Orient. Plus longs de deux mètres, leurs habitabilité à été améliorée par rapport à leurs devanciers.

HMS Pandora

HMS Pandora

Six navires sont mis en service en 1929 (Pandora Parthian Perseus Phoenix Poseidon Proteus) mais le Poseidon est coulé le 9 juin 1931 lors d’une collision avec un navire marchand.

Les cinq sous-marins survivants sont désarmés en 1946 (Pandora Phoenix Proteus) et 1947 (Parthian Perseus) et sont mouillés à Scapa Flow attendant un hypothétique réarmement.

Après inspection seul le Pandora sera réarmé pour servir de but sonar à l’Ecole des détecteurs implantée à Aberdeen. Les autres en trop mauvais état vont servir de leurres pour les reconnaissance ou être démolis.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : en surface 1790 tonnes en plongée 2070 tonnes

Dimensions : longueur 88m largeur 9.1m tirant d’eau 4.9m

Propulsion : deux moteurs diesels Amirauté dévellopant 4640ch et deux moteurs électriques dévellopant 1635ch entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 17.5 nœuds en surface 8.6 nœuds en plongée

Armement : un canon de 102mm (4 pouces) QF Mk II sur le pont à l’avant, huit tubes lance-torpilles de 533mm (six avant deux arrières) avec 14 recharges, torpilles qui peuvent être remplacées par des mines

Equipage : 53 officiers et marins

Publicités

14-Navires légers (37) Corvettes classe La Malouine (6)

La Strasbourgeoise

-La Strasbourgeoise est mis sur cale aux chantiers J. Lewis & Sons Ltd d’Aberdeen le 14 avril 1942 lancée le 7 janvier 1943 et mise en service le 10 septembre 1943.

Affectée à la 5ème DEO, elle quitte son chantier constructeur le 13 septembre, fait escale à Brest du 17 au 21 septembre avant de traverser l’Atlantique pour rallier Fort de France le 29 septembre 1943 où elle retrouve La Parisienne et La Messine.

Comme ses compères de la 5ème Division d’Escorte Océanique, la vingt et unième corvette de classe La Malouine va assurer la sécurisation des Antilles contre de possibles sous-marins allemands ainsi que des escortes de convois.

Du 5 novembre au 15 décembre 1946, la corvette est échouée au bassin pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, elle est armée pour essais le 1er janvier 1947, sortant pour essais les 2 et 3 janvier puis pour remise en condition du 5 au 20 janvier 1947, date à laquelle la corvette est de nouveau disponible.

Le 5 septembre 1948, la corvette était à quai à Fort de France.  Elle est mise en alerte prête à patrouiller ou à escorter un convoi en direction de la métropole ou de l’AOF.

La Lilloise

-La Lilloise est mise sur cale aux chantiers navals Smith’s Dock de Middlesborough le 5 janvier 1943 lancée le 15 octobre 1943 et mise en service le 14 mai 1944.

La Lilloise et La Clermontoise quittent ensemble leur chantier constructeur le 22 mai pour leur long périple jusqu’à Diego-Suarez. Les deux corvettes font escale à Brest du 26 au 29 mai, à Casablanca du 2 au 5 juin, franchissent le détroit de Gibraltar le 6 juin pour pénétrer en Méditerranée.

Après un ravitaillement à Bizerte le 10 juin, ils sont à Alexandrie du 14 au 16 juin pour franchir le canal de Suez les 17 et 18 juin. Après avoir descendu la mer Rouge, les deux corvettes sont à Djibouti du 23 au 25 juin avant de rallier Diego-Suarez le 2 juillet 1944 après un voyage de 41 jours.

Leur arrivée permet à la 6ème DEO d’atteindre son format définitif à quatre navires pour s’opposer aux sous-marins italiens et pour escorter les convois transitant dans la région.

Du 5 juin au 15 juillet 1947, la corvette est échouée au bassin n°1 pour une remise en état complète et une mise à jour de son électronique. Après des travaux complémentaires à quai, la corvette est armée pour essais le 1er août, sortant pour essais les 2 et 3 août puis pour remise en condition du 5 au 20 août, date à laquelle la corvette est à nouveau disponible.

Le 5 septembre 1948, La Lilloise et La Clermontoise escortaient un petit convoi de trois caboteurs entre Diego-Suarez et Djibouti  _des recrues malgaches et une batterie d’artillerie de 75_.

Les deux corvettes arrivent à Djibouti le 8 septembre, se ravitaillent puis rentrent à Diego-Suarez pour prendre en charge d’autres convois en compagnie de leurs compères La Rouennaise et La Nancéenne.

La Caennaise

-La Caennaise est mise sur cale aux chantiers navals Smith’s Dock de Middlesborough le 4 mars 1943 lancée le 4 janvier 1944 et mise en service le 12 août 1944.

La Caennaise quitte son chantier constructeur le 14 août 1944, fait escale à Brest du 18 au 23 août où elle se ravitaille, charge des munitions et procède à d’ultimes travaux et d’ultimes tests. La corvette quitte Brest en fin d’après midi, 23 août 1944 pour rallier Fort de France le 1er septembre 1944 où elle intègre la 5ème DEO.

Comme ses compères de la 5ème Division d’Escorte Océanique, la 23ème corvette de classe La Malouine va assurer la sécurisation des Antilles contre de possibles sous-marins allemands ainsi que des escortes de convois.

Du 16 septembre au 30 octobre 1947, elle est échouée dans la forme de radoub pour son premier grand carénage, une remise en état générale et une mise à jour des radars et de l’Asdic.

Après des travaux complémentaires à quai, la corvette est armée pour essais le 12 novembre, sortant pour ses essais réglementaires les 13 et 14 novembre puis pour remise en condition du 16 au 30 novembre date à laquelle elle est de nouveau disponible.

Le 5 septembre 1948, la corvette était à quai à Fort de France. Elle est mise en alerte prête à appareiller pour une patrouille anti-sous-marine ou des escortes de convois.

La Clermontoise

-La Clermontoise est mise sur cale aux chantiers navals Smith’s Dock de Middlesborough le 12 janvier 1943 lancée le 23 octobre 1943 et mise en service le 21 mai 1944.

La Clermontoise et La Lilloise quittent ensemble leur chantier constructeur le 22 mai pour leur long périple jusqu’à Diego-Suarez. Les deux corvettes font escale à Brest du 26 au 29 mai, à Casablanca du 2 au 5 juin, franchissent le détroit de Gibraltar le 6 juin pour pénétrer en Méditerranée.

Après un ravitaillement à Bizerte le 10 juin, ils sont à Alexandrie du 14 au 16 juin pour franchir le canal de Suez les 17 et 18 juin. Après avoir descendu la mer Rouge, les deux corvettes sont à Djibouti du 23 au 25 juin avant de rallier Diego-Suarez le 2 juillet 1944 après un voyage de 41 jours.
Leur arrivée permet à la 6ème DEO d’atteindre son format définitif à quatre navires pour s’opposer aux sous-marins italiens et pour escorter les convois transitant dans la région.

Du 16 juillet au 31 août 1947, la corvette est échouée au bassin pour son  premier grand carénage, une remise en état générale et une mise à jour des radars et de l’électronique.

Après des travaux complémentaires à quai, la corvette est armée pour essais le 13 août, effectuant ses essais à la mer les 14 et 15 août puis sa remise en condition du 17 au 31 août, date à laquelle elle est de nouveau opérationnelle.

Le 5 septembre 1948, La Clermontoise et La Lilloise escortaient un petit convoi de trois caboteurs entre Diego-Suarez et Djibouti _des recrues malgaches et une batterie d’artillerie de 75_.

Les deux corvettes arrivent à Djibouti le 8 septembre, se ravitaillent puis rentrent à Diego-Suarez pour prendre en charge d’autres convois en compagnie de leurs compères La Rouennaise et La Nancéenne.

14-Navires légers (36) Corvettes classe La Malouine (5)

La Parisienne

-La Parisienne est mis sur cale aux chantiers J. Lewis & Sons Ltd d’Aberdeen le 14 janvier 1942 lancée le 20 novembre 1942 et mise en service le 30 juillet 1943.

La dix-septième corvette construite pour la marine nationale quitte l’Ecosse et ses frimats pour des latitudes plus clémentes. Appareillant du grand port d’Ecosse le 3 août, elle fait escale à Brest du 7 au 14 août avant de traverser l’Atlantique, direction Fort de France son nouveau port d’attache où elle arrive le 22 août. Il est placé hors rang au sein des FNFA.

Cette situation est éphémère car le 21 septembre, son sister-ship La Messine arrive à Fort de France ce qui permet l’activation de la 5ème DEO dont la mission en temps de guerre est de participer à la sécurisation des Antilles contre les sous-marins ennemis et à escorter de probables convois FFC (Fort de France Casablanca), des convois de troupes et de produits tropicaux nécessaires à une économie nord-africaine en pleine expansion voir des convois FFB (Fort de France Brest), des convois qui seraient essentiellement composées de transport de troupes.

Du 13 août au 27 septembre 1946, la corvette La Parisienne est échouée dans la forme de radoub de la base de Fort de France pour son premier grand carénage qui comporte une remise en état complète et une modernisation des radars et de l’Asdic.

Après des travaux complémentaires à quai, la corvette est armée pour essais le 15 octobre, sortant pour ses essais réglementaires le 16 et le 17 octobre puis pour remise en condition du 19 au 31 octobre, date à laquelle elle peut reprendre ses missions.

Quand éclate le second conflit mondial, La Parisienne est à la mer pour entrainement en compagnie de son sister-ship La Messine. L’exercice est annulé et les deux corvettes rentrent au port pour se ravitailler et se tenir prête à toute éventualité.

La Rouennaise

-La Rouennaise est mis sur cale aux chantiers J. Lewis & Sons Ltd d’Aberdeen le 21 janvier 1942 lancée le 1er décembre 1942 et mise en service le 12 août 1943.

La Rouennaise quitte son chantier constructeur en même temps que son sister-ship La Nancéenne pour une véritable odysée puisque les deux corvettes doivent rallier Diego-Suarez, la grande base française dans l’Océan Indien.

Appareillant d’Ecosse le 13 août, les deux corvettes font escale à Brest du 17 au 21 août, à Casablanca du 25 au 30 août, franchissent les colonnes d’Hercules le 31 avant de pénétrer en Méditerranée, se ravitaillant à Bizerte le 5 septembre avant une nouvelle escale à Alexandrie du 8 au 11 septembre.

La Rouennaise et La Nancéenne franchissent le canal de Suez les 12 et 13 septembre, sont à Djibouti du 17 au 20 septembre avant de rallier Diego-Suarez le 29 septembre après un mois et demi de mer. Leur arrivée dans la Grande Ile permet l’activation de la 6ème DEO qui doit encore accueillir La Lilloise et La Clermontoise.

La mission principale de la 6ème Division d’Escorte Océanique est de lutter contre les sous-marins italiens déployés dans la région depuis notamment l’Eyrthrée et la Somalie italienne et d’escorter les convois transitant par cet océan, ceux pouvant ravitailler et renforcer l’Indochine ou la Nouvelle Calédonie mais ceux également transportant en Europe les troupes indiennes, australiennes et néo-zélandaises.

Du 21 août au 1er octobre 1946, la corvette est échouée dans le bassin n°1 de Diego-Suarez pour un premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, La Rouennaise est armée pour essais le 13 octobre, sortant pour essais officiels les 14 et 15 octobre puis pour remise en condition du 17 au 30 octobre 1946.

Le 24 août 1948, il quitte Diego-Suarez en compagnie du pétrolier La Garonne pour rallier Adaban afin de charger du mazout pour les dépôts de Diego-Suarez. Les deux navires arrivent à destination le 2 septembre, chargeant du mazout les 3 et 4 septembre, appareillant dans la nuit du 4 au 5 septembre pour rentrer à Diego-Suarez le 14 septembre 1948.

La Messine

-La Messine est mis sur cale aux chantiers J. Lewis & Sons Ltd d’Aberdeen le 28 janvier 1942 lancée le 10 décembre 1942 et mise en service le 25 août 1943.

La dix-neuvième corvette de classe La Malouine quitte l’Ecosse le 30 août, fait escale à Brest du 5 au 12 septembre avant de rallier Fort de France le 21 septembre 1943, son arrivée permettant l’activation de la 5ème DEO qui atteindra son format définitif avec les mises en service de La Strasbourgeoise et de la Caennaise.

Après de nombreux exercices et patrouilles, La Messine est échouée au bassin de la base navale de Fort de France du 28 septembre au 4 novembre 1946 pour son premier grand carénage.

Après des travaux complémentaires à quai, la corvette est armée pour essais le 18 novembre, sortant pour essais les 19 et 20 novembre puis pour remise en condition du 22 novembre au 7 décembre 1946, date à laquelle la corvette est déclarée disponible.

Quand éclate le second conflit mondial, La Messine est à la mer pour entrainement en compagnie de son sister-ship La Parisienne. L’exercice est annulé et les deux corvettes rentrent au port pour se ravitailler et se tenir prête à toute éventualité.

La Nancéenne

-La Nancéenne est mis sur cale aux chantiers J. Lewis & Sons Ltd d’Aberdeen le 24 janvier 1942 lancée le 2 décembre 1942 et mise en service le 14 août 1943.

La Nancéenne quitte son chantier constructeur en même temps que son sister-ship La Rouennaise pour une véritable odysée puisque les deux corvettes doivent rallier Diego-Suarez, la grande base française dans l’Océan Indien.

Appareillant d’Ecosse le 13 août, les deux corvettes font escale à Brest du 17 au 21 août, à Casablanca du 25 au 30 août, franchissent les colonnes d’Hercules le 31 avant de pénétrer en Méditerranée, se ravitaillant à Bizerte le 5 septembre avant une nouvelle escale à Alexandrie du 8 au 11 septembre.

La Nancéenne et La Rouennaise franchissent le canal de Suez les 12 et 13 septembre, sont à Djibouti du 17 au 20 septembre avant de rallier Diego-Suarez le 29 septembre après un mois et demi de mer. Leur arrivée dans la Grande Ile permet l’activation de la 6ème DEO qui doit encore accueillir La Lilloise et La Clermontoise.

Du 15 septembre au 30 octobre 1946, la vingtième corvette est échouée au bassin n°2 pour une remise en état complète. Après des travaux complémentaires à quai, elle est armée pour essais le 13 novembre, sortant pour ses essais réglementaires les 14 et 15 novembre puis pour sa remise en condition du 17 au 30 novembre, date à laquelle la corvette est de nouveau disponible.

Le 5 septembre 1948, La Nancéenne était à quai à Diego-Suarez. Elle est mise en alerte à l’annonce des bombardements allemands sur la Norvège (comme l’ensemble des forces navales françaises) mais bien vite va prendre part à des missions plus «routinières» : l’escorte de convois de transport de troupes entre Fremantle et Suez, relevant l’escorte australienne avant de passer le relais à l’entrée du canal en mer Rouge à des navires britanniques ou australiens détachés auprès de la Royal Navy.