Italie (36) Sous-Marins (2)

Sous-marins classe Argonauta

Argonauta 2

L’Argonauta

Carrière opérationnelle

Les sept sous-marins de classe Argonauta sont les premiers sous-marins dit de “600 tonnes”, des sous-marins côtiers mis en service au début des années trente, des sous-marins baptisés Argonauta, Fisalia,Medusa,Serpente,Salpa,Jantina et Jalea.

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Italie (9) Histoire (8)

Fascisme et colonies

Nous avions laissés les colonies italiennes au moment où l’Europe s’embrase dans ce qui ne sera pas hélas la «Der des Ders». Obnubilée par le front du nord-est, l’Italie négligea ses colonies où sa domination était encore fraiche.

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Italie (7) Histoire (6)

Italie unie Italie unitaire ? (1870-1919)

Politique intérieure et politique extérieure la difficile naissance d’une nation

Cavour

Cavour

En décédant, Cavour aurait murmuré «L’Italie est faite». Elle est faite sur le plan politique même si certains esprits chagrins vont rappeler que des populations italophones étaient toujours sous domination étrangère.

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Grande Bretagne (54) sous-marins (3)

Sous-marins classe Triton (type T)

Avant-propos

Les sous-marins de type T ont été conçus initialement pour remplacer les unités plus anciennes de classe Odin, Parthian et Rainbow. Les premières études sont lancées en 1934 avec les contraintes du traité de Londres de 1930 à savoir une flotte sous-marine limitée à 52700 tons (47808 tonnes métriques) avec un tonnage unitaire limité à 1800 tonnes et un armement maximal autorisé à un canon de 130mm.

Ces sous-marins dérivés des type P et appelés d’ailleurs à l’origine « Repeat P » étaient conçus pour pouvoir opérer en Extrême-Orient ce qui imposait des contraintes en terme de vitesse et surtout d’endurance.

Quinze sous-marins sont commandés avant guerre (un en 1935, quatre en 1936, sept en 1937 et trois en 1938) mais seulement quatre sont en service en septembre 1939, onze autres étant en construction et sont mis en service entre 1941 et 1943.

Sept nouveaux sous-marins de ce type sont commandés en septembre 1939, sous-marins mis en service en 1941 et 1943. Cela porte la flotte à vingt-deux exemplaires, deux navires commandés en septembre 1943 sont mis en service en 1948, juste à temps pour participer au conflit.

Sur le plan de l’organisation, ils sont répartis en trois flottilles de huit submersibles, une déployée en mer du Nord, une dans l’Océan Indien depuis Aden et la troisième en Extrême-Orient depuis Singapour ou la Malaisie.

Dès le début du conflit, la flottille déployée à Aden va rallier l’Atlantique, étant déployée à Freetown avec la possibilité d’utiliser les facilités françaises implantées à Dakar.

1st Submarine Flottilla (Rosyth)

HMS Triton

HMS Triton

-Le HMS Triton (N15) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 28 août 1936 lancé le 5 octobre 1937 et mis en service le 9 novembre 1938.

Presque dix ans plus tard, le sous-marin était immobilisé pour un grand carénage. Il doit être disponible début octobre.

-Le HMS Trident (N52) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 12 janvier 1937 lancé le 7 décembre 1938 et mis en service le 1er octobre 1939.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à la mer pour entrainement. Il rentre à sa base pour compléter ses soutes et appareiller pour sa première patrouille de guerre au large des ports allemands de la mer du Nord.

-Le HMS Tarpon (N17) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding de Greenock le 5 octobre 1937 lancé le 17 octobre 1939 et mis en service le 8 mars 1940.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin est à quai, attendant la suite des événements

HMS Triad

HMS Triad

-Le HMS Triad (N53) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong le 24 mars 1938 lancé le 5 mai 1939 et mis en service le 16 septembre 1939.

Le 5 septembre 1948 quand débute le second conflit mondial, le sous-marin est immobilisé pour un grand carénage qui doit s’achever mi-septembre.

-Le HMS Talisman (N78) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 27 septembre 1938 lancé le 29 janvier 1940 et mis en service le 18 octobre 1940.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin vennait d’appareiller pour une patrouille qui devient de guerre, le Talisman recevant ordre de torpiller tout navire de guerre allemand en attendant que soit donné l’ordre d’attaquer cargos, paquebots et pétroliers.

HMS Tempest

HMS Tempest

-Le HMS Tempest (N86) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 6 juin 1940 lancé le 10 juin 1941 et mis en service le 14 mars 1942.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin est à quai, attendant la suite des événements.

-Le HMS Traveller (N48) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding de Greenock le 17 janvier 1940 lancé le 27 août 1941 et mis en service le 10 avril 1942

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à quai. Il appareille le lendemain pour sa première patrouille de guerre

HMD Turbulent

HMS Turbulent

-Le HMS Turbulent (N98) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong le 15 mars 1940 lancé le 12 mai 1941 et mis en service le 14 avril 1942.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin est à quai, attendant la suite des événements.

3rd Submarine Flottilla (Aden)

Cette flottille est stationnée dans l’Océan Indien dans le port d’Aden d’où elle peut contrôler l’Océan Indien mais également la mer Rouge.

La position stratégique fait peu de doutes. Elle permet de contrôler l’accès à la mer Rouge et de là au canal de Suez. On peut également surveiller la Somalie italienne, l’Ethiopie et l’Eyrthrée alors sous contrôle italien (depuis la fin du dix-neuvième siècle pour la première et la troisième, depuis 1936 pour la seconde).

Cette flottille pourrait si besoin est s’appuyer sur les points d’appui français de Djibouti et de Diego-Suarez.

Elle n’en aura guère l’occasion car dès le mois de septembre, elle va rallier Freetown via le cap de Bonne Espérance pour participer à la traquer des raiders allemands et des U-Boot dans l’Atlantique Sud.

HMS Thetis

HMS Thetis

-Le HMS Thetis (N25) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 21 décembre 1936 lancé le 29 juin 1938 et mis en service le 26 octobre 1940.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était à quai, en entretien à flot après une patrouille qui l’avait conduit dans le Golfe Persique et jusqu’au canal du Mozambique.

-Le HMS Triumph (N18) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 19 mars 1937 lancé le 16 février 1938 et mis en service le 2 mai 1939.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à Singapour en grand carénage. Son immobilisation doit s’achever à la mi-octobre. Il pourrait être détaché en Extrême-Orient et non rejoindre ses compères en Afrique Noire.

HMS Thistle

HMS Thistle

-Le HMS Thistle (N24) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 7 décembre 1937 lancé le 25 octobre 1938 et mis en service le 25 octobre 1938.

Dix ans plus tard en septembre 1948, le sous-marin était à quai, attendant comme on dit la suite des événements.

-Le HMS Truant (N68) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 24 mars 1938 lancé le 5 mai 1939 et mis en service le 31 octobre 1939.

Quand les allemands déclenchent l’opération Weserübung, le sous-marin était en patrouille dans le canal du Mozambique. Il reçoit l’ordre de rallier Simonstown pour ravitaillement et entretien, devant être rejoint par les autres sous-marins de la 3rd SF.

HMS Tetrach

HMS Tetrach

-Le HMS Tetrach (N77) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 24 août 1938 lancé le 14 novembre 1939 et mis en service le 15 octobre 1940.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin avait appareillé en patrouille huit jours plus tôt. Il reçoit l’ordre de rallier Aden pour se ravitailler et se préparer à Simonstown.

HMS Thorn

HMS Thorn

-Le HMS Thorn (N11) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 20 janvier 1940 lancé le 18 mars 1941 et mis en service le 12 février 1942.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était à quai attendant la suite des événements.

-Le HMS Trooper (N91) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding de Greenock le 7 mai 1940 ancé le 5 mars 1942 et mis en service le 2 février 1943.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était à quai attendant la suite des événements.

-Le HMS Tutankhamen (N311) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 25 avril 1946 lancé le 5 mars 1947 et mis en service le 14 février 1948.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était à quai attendant la suite des événements.

5th Submarine Flottilla (Singapour)

Si le stationnement de la 3rd Submarine Flottilla à Aden à suscité de nombreux débats au sein de la Royal Navy (peu de menaces, difficultés pour l’entretien), celui de la 5th Submarine Flottilla n’à fait l’objet d’aucun débat.

D’abord parce que les Triton étaient conçus pour opérer en Extrême Orient et parce qu’un conflit avec le Japon était du domaine du possible voir du certain.

HMS Tribune

HMS Tribune

-Le HMS Tribune (N76) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding de Greenock le 3 mars 1937 lancé le 8 décembre 1938 et mis en service le 17 octobre 1939.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin venait de rentrer d’une patrouille. Il doit être reconditionné avant de reprendre la mer

-Le HMS Taku (N38) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 18 novembre 1937 lancé le 20 mai 1939 et mis en service le 17 avril 1940.

Quand éclate le second conflit mondial, le Taku était immobilisé depuis juin pour un grand carénage qui doit normalement s’achever fin novembre.

HMS Tigris

HMS Tigris

-Le HMS Tigris (N63) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 11 mai 1938 lancé le 31 octobre 1939 et mis en service le 20 juin 1940.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à quai, attendant la suite des événements

-Le HMS Tuna (N94) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding de Greenock le 13 juin 1938 lancé le 10 mai 1940 et mis en service le 30 avril 1941.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin venait de partir en patrouille en relève du Tribune et reçoit des consignes de vigilance vis à vis des mouvements de la flotte japonaise.

HMS Torbay

HMS Torbay

-Le HMS Torbay (N79) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 21 novembre 1938 lancé le 9 avril 1940 et mis en service le 14 janvier 1941.

En septembre 1948, le sous-marin était à l’entrainement en mer de Chine méridionale. Cet entrainement se poursuit mais dans un contexte différent bien évidément.

-Le HMS Thraser (N37) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 14 novembre 1939 lancé le 28 novembre 1940 et mis en service le 17 juillet 1941.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était à quai, attendant la suite des événements.

HMS Trusty

HMS Trusty

-Le HMS Trusty (N45) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Birkenhead le 15 mars 1940 lancé le 14 mars 1941 et mis en service le 24 février 1942.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était à quai, attendant la suite des événements.

-Le HMS Trespasser (N312) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 08 septembre 1946 lancé le 20 août 1947 et mis en service le 14 février 1948.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était à quai attendant la suite des événements.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : surface 1170 tonnes plongée 1415 tonnes

Dimensions : longueur 84.28m largeur 7.77m tirant d’eau 3.89m

Propulsion : deux moteurs diesels de 2500ch deux moteurs électriques de 1450ch deux hélices

Performances : vitesse maximale 15.5 noeuds en surface 9 noeuds en plongée distance franchissable 8000 miles nautiques à 10 noeuds

Armement : dix tubes lance-torpilles (six de proue quatre externes) avec seize torpilles un canon de 102mm (4 pouces) sur le pont

Equipage : 48 officiers et marins

Grande-Bretagne (7) Géopolitique (2)

Ennemis potentiels

Allemagne

-Les relations anglo-allemandes ont oscillées  entre compréhension et hostilité, une partie de l’opinion publique pousse à une alliance avec l’Allemagne mais cette idée échoue en raison de la rivalité navale opposant la Royal Navy et la Kaiserliche Marine.

-Après le premier conflit mondial, la Grande-Bretagne semble davantage préoccupée de la puissance de la France (« le problème des anglais c’est qu’ils ne savent pas que Napoléon est mort » disait Paul Cambon) que de maintenir l’Allemagne dans un état l’empêchant de nuire à ses voisins.

-Elle se montre compréhensive pour le paiement des réparations qui sont au final abandonnées. Cela précède la funeste politiquement d’Apeasement, le maintien de la paix à tout prix.

-Après la guerre de Pologne, la politique britannique se montre plus rigoureuse vis à vis de Berlin qui devient plus qu’un ennemi potentiel, un ennemi probable.

-Durant la guerre civile, Londres comme Paris comptent les points, refusant de prendre trop ouvertement parti pour l’un des triumvirs.

-La guerre civile terminée, les relations diplomatiques reprennent entre Londres et Berlin, des relations peu amènes, une sorte de guerre froide entre les deux pays, les services secrets des deux pays se livrant une guerre clandestine féroce dont on distingue mal la vigueur, beaucoup d’archives restant encore inaccessibles aux chercheurs et au grand public.

-Des plans sont dressés pour préparer une guerre jugée inévitable à moyen terme. L’envoi de forces sur le continent est acté avec un corps expéditionnaire (douze divisions, dix DIM et deux DB) plus quatre divisions placées sous commandement français. Ces forces sont à vocation offensive et défensive.

-Pour les opérations aériennes, la Royal Air Force croit dans les vertus du bombardement stratégique contre les industries voir contre les villes dans le cadre d’une stratégie de terreur.

-Pour les opérations navales, l’objectif de la Royal Navy est de contrôler la mer du Nord et si possible de bloquer les détroits danois. Des négociations pour déployer des forces au Danemark échouent devant la volonté de Copenhague de garder sa neutralité et surtout de ne pas provoquer son puissant voisin méridional. Situation équivalente avec la Norvège persuadée que comme en 1914, sa neutralité sera un bouclier suffisant.

-Des plans de mouillage de mines, de blocus et d’opérations amphibies sont dressés. Pour cette dernière catégorie, les côtes baltes sont privilégiées dans l’espoir d’atteindre Berlin le plus rapidement possible.

Devant les problèmes logistiques voir le scepticisme de ceux qui ne croient pas dans les opérations amphibies (l’exemple des Dardanelles est encore dans toutes les têtes), des plans moins ambitieux sont dressés comme un débarquement sur les côtes du Jutland où la saisie de têtes de pont sur les côtes de la mer du Nord pour faciliter la progression des forces attaquant depuis le Benelux.

Italie

-Les relations sont moins conflictuelles qu’avec l’Allemagne même si la guerre d’Ethiopie (3 octobre 1935-9 mai 1936) faillit dégénérer en un conflit entre les deux pays, le commandant Lyster proposant un raid d’avions torpilleurs sur la base italienne de Tarente.

-Rivalités coloniales avec quelques incidents sur la frontière libyo-egyptienne ainsi qu’entre la Somalie italienne et le Somaliland britannique.

-La France ayant la haute main sur les opérations en Méditerranée, la Mediterranean Fleet devra coordonner ses opérations avec celles de notre Flotte de la Méditerranée qui dispose de deux escadres (2ème escadre à Toulon, 4ème escadre à Mers-El-Kébir avec dix cuirassés _deux anciens et huit modernes_) et d’une escadre légère, la 6ème EL stationnée à Bizerte.

Des navires britanniques opéreront sous commandement français, la France ayant obtenu le commandement supérieur dans la Mare Nostrum.

-Les opérations doivent couper les lignes de communication entre l’Italie et l’Afrique Septentrionale Italienne (ASI actuelle Libye), préserver Malte puis porter les combats en Sardaigne et en Sicile voir en Italie péninsulaire.

-Sur le plan plus opérationnel, on prévoit la conquête de la Libye italienne par une attaque venue de Tunisie et une seconde venue d’Égypte. Des campagnes de mouillage de mines sont prévues pour paralyser le trafic maritime italien et gêner les mouvements de sa flotte.

Sont également prévues des opérations sous-marines massives, des raids aéro-maritimes par l’aviation navale basée à terre voir une campagne de bombardement stratégique notamment contre l’industrie italienne.

Japon

-En 1902, un traité d’alliance est signé entre la Grande-Bretagne et le Japon. Ce traité entre une puissance majeure et une puissance émergente répond au besoin d’une alliance de revers contre la Russie alors que les relations sont incertaines avec Londres (et ce jusqu’en 1907) et tendues avec Tokyo au point qu’une guerre opposera Petrograd et Tokyo en 1904-05 pour le contrôle de la Mandchourie.

-Ce traité est dénoncé en 1922. Au cours de la conférence sur la limitation des armements navals à Washington, la Grande-Bretagne sacrifie son alliance avec le Japon à son entente politique, culturelle, civilisationnelle avec les Etats-Unis obtenant la parité alors que le Japon ne peut obtenir que la dernière place sur le «podium».

-Face à la montée du nationalisme nippon et de la pression croissante de l’armée (notamment la faction issue de l’armée du Kwantung), les relations se tendent avec la Grande-Bretagne.

-Si la métropole est hors d’atteinte de l’armée et de la marine japonaise, les colonies de Singapour, de Malaisie, de Birmanie voir d’Inde sont menacées par le Japon.

-Regorgeant de ressources (pétrole, fer, caoutchouc….), ils sont indispensables pour permettre de faire fonctionner la machine de guerre nippone.

-Pas de plans offensifs mais des plans défensifs pour protéger les colonies même si comme la France, la Grande-Bretagne ne se fait pas beaucoup d’illusions sur sa capacité à défendre ses colonies comme la machine de guerre nippone.

-Outre le déploiement d’une force navale que l’on espère dissuasive (trois cuirassés et deux porte-avions), les forces armées sont rééquipées et mieux entrainées tout comme les forces aériennes avec des avions plus modernes et un entrainement plus poussé.

-Pour freiner l’avancée nippone, outre des missions d’interdiction navale et le bombardement des zones arrières comme la Chine du Nord depuis l’Indochine française ou la Thaïlande, on prévoit d’utiliser les sous-marins et les mouillages de mines.

14-Navires légers (36) Corvettes classe La Malouine (5)

La Parisienne

-La Parisienne est mis sur cale aux chantiers J. Lewis & Sons Ltd d’Aberdeen le 14 janvier 1942 lancée le 20 novembre 1942 et mise en service le 30 juillet 1943.

La dix-septième corvette construite pour la marine nationale quitte l’Ecosse et ses frimats pour des latitudes plus clémentes. Appareillant du grand port d’Ecosse le 3 août, elle fait escale à Brest du 7 au 14 août avant de traverser l’Atlantique, direction Fort de France son nouveau port d’attache où elle arrive le 22 août. Il est placé hors rang au sein des FNFA.

Cette situation est éphémère car le 21 septembre, son sister-ship La Messine arrive à Fort de France ce qui permet l’activation de la 5ème DEO dont la mission en temps de guerre est de participer à la sécurisation des Antilles contre les sous-marins ennemis et à escorter de probables convois FFC (Fort de France Casablanca), des convois de troupes et de produits tropicaux nécessaires à une économie nord-africaine en pleine expansion voir des convois FFB (Fort de France Brest), des convois qui seraient essentiellement composées de transport de troupes.

Du 13 août au 27 septembre 1946, la corvette La Parisienne est échouée dans la forme de radoub de la base de Fort de France pour son premier grand carénage qui comporte une remise en état complète et une modernisation des radars et de l’Asdic.

Après des travaux complémentaires à quai, la corvette est armée pour essais le 15 octobre, sortant pour ses essais réglementaires le 16 et le 17 octobre puis pour remise en condition du 19 au 31 octobre, date à laquelle elle peut reprendre ses missions.

Quand éclate le second conflit mondial, La Parisienne est à la mer pour entrainement en compagnie de son sister-ship La Messine. L’exercice est annulé et les deux corvettes rentrent au port pour se ravitailler et se tenir prête à toute éventualité.

La Rouennaise

-La Rouennaise est mis sur cale aux chantiers J. Lewis & Sons Ltd d’Aberdeen le 21 janvier 1942 lancée le 1er décembre 1942 et mise en service le 12 août 1943.

La Rouennaise quitte son chantier constructeur en même temps que son sister-ship La Nancéenne pour une véritable odysée puisque les deux corvettes doivent rallier Diego-Suarez, la grande base française dans l’Océan Indien.

Appareillant d’Ecosse le 13 août, les deux corvettes font escale à Brest du 17 au 21 août, à Casablanca du 25 au 30 août, franchissent les colonnes d’Hercules le 31 avant de pénétrer en Méditerranée, se ravitaillant à Bizerte le 5 septembre avant une nouvelle escale à Alexandrie du 8 au 11 septembre.

La Rouennaise et La Nancéenne franchissent le canal de Suez les 12 et 13 septembre, sont à Djibouti du 17 au 20 septembre avant de rallier Diego-Suarez le 29 septembre après un mois et demi de mer. Leur arrivée dans la Grande Ile permet l’activation de la 6ème DEO qui doit encore accueillir La Lilloise et La Clermontoise.

La mission principale de la 6ème Division d’Escorte Océanique est de lutter contre les sous-marins italiens déployés dans la région depuis notamment l’Eyrthrée et la Somalie italienne et d’escorter les convois transitant par cet océan, ceux pouvant ravitailler et renforcer l’Indochine ou la Nouvelle Calédonie mais ceux également transportant en Europe les troupes indiennes, australiennes et néo-zélandaises.

Du 21 août au 1er octobre 1946, la corvette est échouée dans le bassin n°1 de Diego-Suarez pour un premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, La Rouennaise est armée pour essais le 13 octobre, sortant pour essais officiels les 14 et 15 octobre puis pour remise en condition du 17 au 30 octobre 1946.

Le 24 août 1948, il quitte Diego-Suarez en compagnie du pétrolier La Garonne pour rallier Adaban afin de charger du mazout pour les dépôts de Diego-Suarez. Les deux navires arrivent à destination le 2 septembre, chargeant du mazout les 3 et 4 septembre, appareillant dans la nuit du 4 au 5 septembre pour rentrer à Diego-Suarez le 14 septembre 1948.

La Messine

-La Messine est mis sur cale aux chantiers J. Lewis & Sons Ltd d’Aberdeen le 28 janvier 1942 lancée le 10 décembre 1942 et mise en service le 25 août 1943.

La dix-neuvième corvette de classe La Malouine quitte l’Ecosse le 30 août, fait escale à Brest du 5 au 12 septembre avant de rallier Fort de France le 21 septembre 1943, son arrivée permettant l’activation de la 5ème DEO qui atteindra son format définitif avec les mises en service de La Strasbourgeoise et de la Caennaise.

Après de nombreux exercices et patrouilles, La Messine est échouée au bassin de la base navale de Fort de France du 28 septembre au 4 novembre 1946 pour son premier grand carénage.

Après des travaux complémentaires à quai, la corvette est armée pour essais le 18 novembre, sortant pour essais les 19 et 20 novembre puis pour remise en condition du 22 novembre au 7 décembre 1946, date à laquelle la corvette est déclarée disponible.

Quand éclate le second conflit mondial, La Messine est à la mer pour entrainement en compagnie de son sister-ship La Parisienne. L’exercice est annulé et les deux corvettes rentrent au port pour se ravitailler et se tenir prête à toute éventualité.

La Nancéenne

-La Nancéenne est mis sur cale aux chantiers J. Lewis & Sons Ltd d’Aberdeen le 24 janvier 1942 lancée le 2 décembre 1942 et mise en service le 14 août 1943.

La Nancéenne quitte son chantier constructeur en même temps que son sister-ship La Rouennaise pour une véritable odysée puisque les deux corvettes doivent rallier Diego-Suarez, la grande base française dans l’Océan Indien.

Appareillant d’Ecosse le 13 août, les deux corvettes font escale à Brest du 17 au 21 août, à Casablanca du 25 au 30 août, franchissent les colonnes d’Hercules le 31 avant de pénétrer en Méditerranée, se ravitaillant à Bizerte le 5 septembre avant une nouvelle escale à Alexandrie du 8 au 11 septembre.

La Nancéenne et La Rouennaise franchissent le canal de Suez les 12 et 13 septembre, sont à Djibouti du 17 au 20 septembre avant de rallier Diego-Suarez le 29 septembre après un mois et demi de mer. Leur arrivée dans la Grande Ile permet l’activation de la 6ème DEO qui doit encore accueillir La Lilloise et La Clermontoise.

Du 15 septembre au 30 octobre 1946, la vingtième corvette est échouée au bassin n°2 pour une remise en état complète. Après des travaux complémentaires à quai, elle est armée pour essais le 13 novembre, sortant pour ses essais réglementaires les 14 et 15 novembre puis pour sa remise en condition du 17 au 30 novembre, date à laquelle la corvette est de nouveau disponible.

Le 5 septembre 1948, La Nancéenne était à quai à Diego-Suarez. Elle est mise en alerte à l’annonce des bombardements allemands sur la Norvège (comme l’ensemble des forces navales françaises) mais bien vite va prendre part à des missions plus «routinières» : l’escorte de convois de transport de troupes entre Fremantle et Suez, relevant l’escorte australienne avant de passer le relais à l’entrée du canal en mer Rouge à des navires britanniques ou australiens détachés auprès de la Royal Navy.