Grande Bretagne (55) sous-marins (4)

Sous-marins type S

Avant-propos

Avec les sous-marins type U, les sous-marins de type S forment la colonne vertébrale de la flotte sous-marine britannique.

Ces sous-marins sont issus du type O mais tire les leçons des imperfections de leurs devanciers, les réservoirs rivetés installés en externe et qui avaient tendance à fuir (ce qui dévoilait la présence du sous-marin à l’ennemi) sont installés en interne.

Les premiers projets remontent à 1928 et pourtant le sous-marin avait toujours sa place en 1948 même si des sous-marins plus modernes étaient sur le point de lui succéder.

A l’origine des type S figure une demande de l’Amirauté pour un sous-marin de petite taille environ 600 tonnes en surface (soit l’équivalent de nos sous-marins de 2ème classe) mais pouvant patrouiller dix jours à 800km (400 miles) de sa base.

En dépit de leurs efforts, les premiers sous-marins dépassaient de 40 tonnes le tonnage autorisé mais il semble peu probable de pouvoir dessiner un sous-marin de moins de 600 tonnes avec les performances exigées. Le seuil de tolérance de l’amirauté se relevé sur les type S qui succèdent aux quatre premiers.

Douze sous-marins sont en service en septembre 1939 (quatre type Swordfish et huit de type Shark) et cinq sont commandés en septembre 1939 dans le cadre de la commande de vingt-quatre sous-marins que nous avons vu plus haut.

Sept nouveaux sous-marins sont commadés en septembre 1940 portant le total à vingt-quatre submersibles dont le dernier entre en service au printemps 1945.

Cela permet la mise sur pied de trois flottilles de huit submersibles, deux stationnées en mer du Nord respectivement à Rosyth et à Chatham (7th Submarine Flottilla 11th Submarine Flottilla) et la troisième en Méditerranée la 9th Submarine Flottilla stationnée à Malte.

Dans le cadre du programme de guerre, seize nouveaux sous-marins de type S sont commandés mais à l’usage, seulement huit seront achevés sur ce modèle, les huit derniers devenant des type V, un sous-marin médian qui devait succéder aux type S et aux type U, la Royal Navy ayant décidé de rationaliser sa flotte sous-marine en construisant des sous-marins de grande patrouille de classe Amphion (seize) et des sous-marins médians type V.

7th Submarine Flottilla (Rosyth)

Cette flottille de huit submersibles est chargée d’attaquer la marine de guerre allemande en mer du Nord.

Craignant l’escalade, il n’abord pas question d’attaquer la marine marchande allemande (au fonctionnement de toute façon perturbé par la guerre) même si on peut imaginer que la perte d’un cargo ou d’un pétrolier avec son chargement pèse nettement plus à long terme que la perte d’un croiseur, d’un destroyer ou d’une unité plus importante.

Ils doivent également participer à des missions de mouillage de mines voir au ravitaillement d’hypothétiques mouvements de résistance dans les territoires occupés par l’ennemi même si en l’absence d’une tradition nationale de guérilla, l’Amirauté britannique ne sait guère comment soutenir ce type de mouvement en Europe et doit même se demander si cela est possible.

HMS Swordfish

HMS Swordfish

-Le HMS Swordfish (S61) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 1er décembre 1930 lancé le 10 novembre 1931 et mis en service le 28 novembre 1932.

A noter que durant la guerre de Pologne, il manque d’être torpillé par son sister-ship Sturgeon. Suite à cet incident et après la destruction du Oxley par le Triton, la distance opérationnelle entre deux sous-marins sera portée de 4 à 16 miles.

Le 5 septembre 1948, le Swordfish venait d’appareiller pour une mission d’entrainement. Cette mission est annulée et le sous-marin reçoit ordre de torpiller tout navire de guerre allemand ou tout cargo ou pétrolier militarisé passant à portée de ces torpilles et de son canon.

-Le HMS Sturgeon (S73) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 1er janvier 1931 lancé le 8 janvier 1932 et mis en service le 15 décembre 1932.

Quand la seconde guerre mondiale débute, le sous-marin était immobilisé depuis quatre mois dans un grand carénage prévu pour s’achever en décembre. Avec le début du conflit, il est probable que les travaux vont être accélérés.

HMS Seawolf

HMS Seawolf

-Le HMS Seawolf (S47) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuiding de Greenock le 25 mai 1934 lancé le 28 novembre 1935 et mis en service le 12 mars 1936.

Quand l’opération Weserübung est déclenchée, le sous-marin venait de rentrer d’une patrouille au large des côtes norvégiennes. Il doit être reconditionné avant tout départ en patrouille de guerre.

-Le HMS Shark (S54) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 12 mai 1933 lancé le 31 mai 1934 et mis en service le 31 décembre 1934.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin venait d’appareiller pour une patrouille en relève du Seawolf, la patrouille du temps de paix se transforme en patrouille de temps de guerre.

HMS Syrtis

HMS Syrtis

-Le HMS Syrtis (P222) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Birkenhead le 10 août 1940 lancé le 20 septembre 1941 et mis en service le 14 août 1942.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était immobilisé pour un grand carénage qui doit s’achever à la mi-octobre.

HMS Safari

HMS Safari

-Le HMS Safari (P211) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Barrow-in-Furness le 5 juin 1940 lancé le 18 novembre 1941 et mis en service le 24 septembre 1942.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à quai, attendant la suite des événements

-Le HMS Scorcher (P258) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 14 décembre 1943 lancé le 18 décembre 1944 et mis en service le 16 juin 1945.
Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à quai, mis en alerte, prêt à appareiller dès que l’ordre lui sera donné

HMS Scotsman

HMS Scotsman

-Le HMS Scotsman (P243) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuiding de Greenock le 15 février 1943 lancé le 14 mars 1944 et mis en service le 24 mars 1945.

Quand le second conflit mondial éclate, le sous-marin était immobilisé pour une avarie sur un moteur diesel.

11th Submarine Flottilla (Chatham)

Cette flottille mène des missions semblables à la 7th Submarine Flottilla à savoir le contrôle de la mer du Nord par une action offensive contre la marine allemande, le minage…. .

HMS Seahorse

HMS Seahorse

-Le HMS Seahorse (S98) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 14 septembre 1931 lancé le 15 novembre 1932 et mis en service le 2 octobre 1933.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était immobilisé pour un grand carénage prévu pour s’achever à la fin du mois d’octobre.

-Le HMS Starfish (S19) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 26 septembre 1931 lancé le 14 mars 1933 et mis en service le 3 juillet 1933.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à la mer pour entrainement en mer du Nord.

HMS Snapper

HMS Snapper

-Le HMS Snapper (S39) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 18 septembre 1933 lancé le 25 octobre 1934 et mis en service le 14 juin 1935.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin revenait d’une patrouille. Il devait donc être remis en état avant de reprendre la mer pour sa première patrouille de guerre.

-Le HMS Sahib (P212) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 5 juillet 1940 lancé le 19 janvier 1942 et mis en service le 22 décembre 1942.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était à quai, attendant la suite des événements.

HMS Saracen

HMS Saracen

-Le HMS Saracen (P247) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 16 juillet 1940 lancé le 16 février 1942 et mis en service le 11 janvier 1943.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était immobilisé pour une avarie mécanique

-Le HMS Scythian (P237) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts de Greenock le 21 février 1943 lancé le 14 avril 1944 et mis en service le 15 janvier 1945.

Quand est déclenchée l’opération Weserübung, le sous-marin faisait escale à Den Helder aux Pays-Bas après un entrainement en mer du Nord avec la participation discrète de la Koninklijke Marine, la marine royale néerlandaise.

Il se ravitaille et appareille direction Chatham pour préparer sa première patrouille de guerre.

HMS Sea Devil

HMS Sea Devil

-Le HMS Sea Devil (P244) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts de Greenock le 5 avril 1943 lncé le 14 mars 1944 et mis en service le 15 janvier 1945.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à quai, attendant comme on dit la suite des événements

-Le HMS Spearfish (S69) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 28 mai 1935 lancé le 21 avril 1936 et mis en service le 11 décembre 1936

Le 5 septembre 1948, il était indisponible suite à une avarie

9th Submarine Flottilla (La Valette)

Stationnée à La Valette, la troisième et dernière flottille à être équipée de de sous-marins de type S. Depuis sa position stratégique, elle doit couper l’Italie de ses dépendances notamment de l’actuelle Libye, le tout en liaison avec les sous-marins français stationnés à Bizerte.

Dès le début du conflit, des officiers de liaison sont d’ailleurs échangés entre les deux marines pour faciliter la coopération et éviter de tragiques méprises.

-Le HMS Salmon (N65) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 15 juin 1933 lancé le 30 avril 1934 et mis en service le 8 mars 1935.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin devait appareiller pour entrainement. L’entrainement est reporté en attendant de savoir l’attitude de l’Italie.

HMS Sealion

HMS Sealion

-Le HMS Sealion (S42) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 16 mai 1933 lancé le 16 mars 1934 et mis en service le 21 décembre 1934.

Quand les allemands déclenchent l’opération Weserübung, le sous-marin était à la mer dans le Golfe de Tarente. Il reçoit des consignes de vigilance et doit attendre l’ordre lui donnant l’autorisation d’envoyer par le fond tout navire de guerre italien en attendant éventuellement les navires civils et marchands.

-Le HMS Sterlet (S2) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 14 juillet 1936 lancé le 22 septembre 1937 et mis en service le 6 avril 1938.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était immobilisé pour grand carénage. Les travaux sont accélérés mais même avec cette accélération, le sous-marin ne sera pas disponible avant la fin du mois.

HMS Sunfish

HMS Sunfish

-Le HMS Sunfish (S81) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 22 juillet 1935 lancé le 30 septembre 1936 et mis en service le 2 juillet 1937.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à quai attendant la suite des événements.

-Le HMS Satyr (P214) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts de Greenock le 8 juin 1940 lancé le 28 septembre 1941 et mis en service le 4 novembre 1942.

Le cinquième jour du mois de septembre 1948, le Satyr était en mer en patrouille au large de la Sicile. Au cours de la vacation radio du soir, le sous-marin reçoit l’ordre d’être vigilant sur les mouvements de la flotte italienne.

HMS Sceptre

HMS Sceptre

-Le HMS Sceptre (P215) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts de Greenock le 9 septembre 1941 lancé le 10 octobre 1942 et mis en service le 14 septembre 1943.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à quai attendant la suite des événements

-Le HMS SeaDog (P216) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 14 juin 1941 lancé le 4 avril 1942 et mis en service le 15 mars 1943.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin venait de rentrer d’une patrouille de huit jours en Adriatique et devait donc être reconditionné et son équipage reposé avant d’entamer une première patrouille de guerre.

HMS Sea Nymph

HMS Sea Nymph

-Le HMS Sea Nymph (P223) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 6 mai 1941 lancé le 29 juillet 1942 et mis en service le 4 juin 1943.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était en alerte. Il appareille en fin de journée pour prendre position au large de Tarente au cas où l’Italie deviendrait hostile.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : surface 730 tonnes (768 tonnes pour le groupe II) plongée respectivement 927 et 960 tonnes

Dimensions : longueur 61.7m (63.6m pour le groupe II) largeur 7.3m tirant d’eau : nc

Propulsion : deux diesels de 1550ch deux moteurs électriques de 1300ch

Performances : vitesse maximale 13.5 nœuds en surface 10 nœuds en plongée distance franchissable 3700 miles nautiques à 10 nœuds (3800 miles pour le groupe II) en surface

Armement : un canon de 76.2mm à l’avant et un canon de 20mm Oerlikon (installé à partir de 1944) six tubes lance-torpilles avant avec six recharges ou douze mines

Equipage : 38 officiers et marins

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17-Aviation navale (23)

Escadrille 16E

Cette escadrille est activée le 12 juillet 1941 en même temps que la 4ème flottille d’aviation navale qui regroupe tous les appareils basés à Sidi-Ahmed, la base terrestre de l’aéronaval et pendant de Karouba qui regroupe les hydravions.

Cette escadrille est chargée avec ses douze CAO-700M de patrouiller dans le détroit de Sicile voir de pousser jusqu’au Golfe de Tarente et au canal d’Otrante pour détecter tout mouvement de la flotte italienne et guider sur elle les navires de la 6ème Escadre Légère voir de celle des 2ème et 4ème Escadres.

L’escadrille 16E est toujours équipée de ces appareils en septembre 1948 même si l’usure et les accident ont fait que quatre des douze appareils en service sont des appareils de remplacement par rapport au lot d’origine.

A partir du 1er septembre 1948, l’unité renforce ses patrouilles, suivant les mouvements de la flotte italienne notamment depuis le port de Tarente.

Escadrille 17E

Le 13 juin 1941 est créée à Diego Suarez l’escadrille 17E équipée de six hydravions Potez-CAMS 141 afin de renforcer les capacités de surveillance dans l’Océan Indien notamment contre les raiders allemands.

Ces hydravions sont toujours en service le 31 août 1948 et dès le 5 septembre 1948 renforcent leur présence au dessus des flots notamment le long des routes commerciales pouvant être attaquées par des croiseurs auxiliaires allemands.

Escadrille 18E

Le 10 octobre 1941, l’escadrille 18E est activée à Djibouti avec pour équipement huit Bloch MB-131 cédés par l’armée de l’air en attendant des appareils plus modernes et plus adaptés.

Cette escadrille est chargée en cas de conflit d’attaquer la flotte italienne de la mer Rouge et son trafic commercial même si un conflit entre la Grande Bretagne et l’Italie entrainerai la fermeture du canal de Suez aux italiens.

En septembre 1943, les cinq Bloch MB-131 survivants sont retirés du service (conservés sur place, ils serviront d’appareils de réserve et de soutien notamment dans des missions de transport) et remplacés par quatre CAO-700M et huit Lioré et Olivier Léo 456.

Ces appareils sont toujours en service en septembre 1948 et maintiennent une garde vigilante dans le détroit de Bab-El-Mandeb en coopération avec les forces de surface et les forces britanniques présentes en force dans la région, les CAO-700M pistant les navires italiens et les Léo 456 se tenant prêts à neutraliser à la bombe ou à la torpille les navires de guerre italiens présents dans la région.

Entre septembre 1943 et septembre 1948, l’escadrille 18E à perdu un CAO-700M, vite remplacé.

Escadrille 19E

Le 7 juin 1947, l’escadrille 19E est activée à Dakar, anticipant de trois mois sur la création de la 1ère flottille mixte d’aviation navale qui regroupe comme vous vous en doutez des avions et des hydravions.

Cette escadrille est comme la 18E une escadrille mixte disposant de six CAO-700M de patrouille maritime et huit Lioré et Olivier Léo 456 de bombardement et de torpillage. Ils doivent lutter notamment contre les sous-marins et les raiders allemands dans l’Atlantique Sud.

Ces appareils sont toujours en service le 31 août 1948 et à partir du 5 septembre 1948, les CAO-700M et même les Léo 456 vont patrouiller au large de Dakar, assurant des patrouilles de surveillance mais également la couverture de convois.

13-Sous-marins (21) sous-marins classe Saphir

G-Sous-marins mouilleurs de mines classe Saphir

Avant-propos

Apparue au 19ème siècle et longtemps confondue avec la torpille, la mine marine ne tarda pas à montrer sa redoutable efficacité au cours du premier conflit mondial notamment le 27 octobre 1914 quand le cuirassé britannique Audacious est coulé par une mine allemande.

A la fin du premier conflit mondial, les alliés mouillèrent un gigantesque champ de mines en mer du Nord pour empêcher les sous-marins allemands de gagner l’Atlantique en contournant les îles britanniques.

Si ces champs de mines pouvaient être mis en place par des navires de surface spécialisés ou adaptés, le mouillage de champs de mines offensifs est bien plus délicat car sous la menace aérienne et navale de l’ennemi.

D’où l’idée de sous-marins spécialisés pour larguer des bouchons de mines capables de gêner voir de paralyser les mouvements de la flotte ennemie.

La marine française qui à perdu un cuirassé suite à des mines (le Bouvet aux Dardanelles, plus le Gaulois gravement endommagé) comprend l’intérêt de posséder une bonne capacité de mouillage de mines en surface (mouilleur de mines Pluton puis croiseur léger mouilleur de mines Emile Bertin) et sous-marine.

Six variantes du projet O sont dévellopées à partir de 1923 et c’est l’ultime variante (O6) qui est choisie. Deux sous-marins baptisés Saphir et Turquoise sont financés à la tranche 1925, un troisième baptisé Nautilus est financé à la tranche 1926 et un quatrième baptisé Rubis à la tranche 1927.
Le Saphir

Le Saphir

Le Saphir

-Le Saphir est mis sur cale à l’Arsenal de Toulon le 25 mai 1926 lancé le 20 décembre 1928 et mis en service le 30 septembre 1930.

En septembre 1939, le Saphir appartient à la 20ème DSM en compagnie de ses sister-ships Turquoise Nautilus et Rubis, division formant la 4ème Escadrille avec la 17ème DSM, la 4ème ESM dépendant tout comme la 5ème Escadrille de la 4ème flottille placée sous l’autorité du préfet de la 4ème région maritime mais opérant souvent avec la 4ème Escadre Légère.

La réorganisation de septembre 1940 rattache la 20ème DSM à la 3ème flottille de sous-marins qui devient la composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère.

Du 1er novembre au 10 décembre 1942, le Saphir est échoué sur le dock flottant pour sous-marins de l’Arsenal de Sidi-Abdallah afin d’y subir un grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 26 décembre 1942. Les essais officiels ont lieu du 27 au 29  et la remise en condition du 2 au 14 janvier 1942.

A la différence des sous-marins d’attaque, les sous-marins mouilleurs de mines n’effectuaient pas de patrouilles à proprement parler même si ils naviguaient régulièrement dans des eaux qu’ils pourraient avoir à miner en cas de conflit. Le Golfe de Syrte devint famillier au Saphir et à ses compères de la 20ème DSM.

Il jouait également le rôle de plastron pour des exercices ASM notamment lors des manoeuvres «Harmattan» du 12 mai au 10 juin 1944 en compagnie de son sister-ship Nautilus mais également des sous-marins de moyenne patrouille L’Arethuse et La Vestale.

Du 11 décembre 1945 au 15 janvier 1946, le Saphir est à nouveau échoué sur le dock-flottant pour un nouveau grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 26 janvier 1946. Il réalise ses essais officiels les 27 et 28 janvier 1946 et sa remise en condition du 30 janvier au 12 février 1946.

Quand la guerre éclate le 5 septembre 1948, le Saphir est à La Valette pour une escale de courtoisie sur invitation du commandant des sous-marins de la Mediteranean Fleet. A l’annonce des bombardements, il ravitaille en carburant et appareille pour Bizerte afin de charger ses mines pour une  mission de mouillage au large de Benghazi.

Le Turquoise

Le Turquoise

Le Turquoise

-Le Turquoise est mis sur cale à l’Arsenal de Toulon le 20 octobre 1926, lancé le 16 mai 1929 et mis en service le 10 septembre 1930

En septembre 1939, le Turquoise appartient à la 20ème DSM en compagnie de ses sister-ships  Saphir Nautilus et Rubis, division formant la 4ème Escadrille avec la 17ème DSM, la 4ème ESM dépendant tout comme la 5ème Escadrille de la 4ème flottille placée sous l’autorité du préfet de la 4ème région maritime mais opérant souvent avec la 4ème Escadre Légère.

La réorganisation de septembre 1940 rattache la 20ème DSM à la 3ème flottille de sous-marins qui devient la composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère.

Du 21 septembre au 30 octobre 1942, le Turquoise est échoué sur le dock flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour un grand carénage.
Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 13 novembre 1942. Les essais réglementaires ont lieu du 14 au 16  puis la remise en condition est menée du 18 au 30 novembre.

Si Le Saphir se familiarise avec le Golfe de Syrte, le Turquoise lui devient familier du Golfe de Tarente où il doit jouer au chat et à la souris avec les patrouilleurs et torpilleurs italiens. Ils participent tous les deux à des exercices ASM, le Turquoise et le Nautilus servant de plastron pour l’entrainement ASM de la 7ème DCT du 12 au 21 mars 1945.

Le sous-marin Turquoise subit un nouveau grand carénage sur le dock flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah du 7 novembre au 10 décembre 1945. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 20 décembre, exécutant ses essais officiels du 21 au 23 et réalisant sa remise en condition du 1er au 12 janvier 1946.

Du 23 au 30 juin 1947, il participe avec son compère Rubis à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Le Terrible Le Triomphant et L’Indomptable.

Le 5 septembre 1948, le Turquoise était à quai à Bizerte et à l’annonce des bombardements est mis en alerte pour un éventuel appareillage.

Le Nautilus

-Le Nautilus est mis sur cale à l’Arsenal de Toulon le 8 août 1927 lancé le 20 mars 1930 et mis en service le 15 juillet 1931.

En septembre 1939, le Nautilus appartient à la 20ème DSM en compagnie de ses sister-ships  Saphir Turquoise et Rubis. Cette division est stationnée à Bizerte en compagnie des autres unités de sous-marins appelés à opérer au profit de la 4ème Escadre Légère.

La réorganisation de septembre 1940 rattache la 20ème DSM à la 3ème flottille de sous-marins qui devient la composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère.

Du 11 décembre 1942 au 20 janvier 1943, le Nautilus est échoué sur le dock flottant pour sous-marins de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour grand carénage. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 2 février. Les essais réglémentaires ont lieu les 3 et 4 février et sa remise en condition du 6 au 17 février.

Si Le Saphir se familiarise avec le Golfe de Syrte et le Turquoise le Golfe de Tarente où il doit jouer au chat et à la souris avec les patrouilleurs et torpilleurs italiens, le Nautilus s’intéresse notamment au canal d’Otrante dont l’obstruction provoquerait bien des déboires à la marine italienne.

Le Nautilus sert aussi de plastron pour les entrainements anti-sous-marins des navires de surface comme du 21 février au 1er mars 1944 quand le Nautilus et le Rubis s’entrainent avec les contre-torpilleurs Le Triomphant et L’Indomptable ou encore lors des manoeuvres Harmattan du 12 mai au 10 juin, le Nautilus y participant en compagnie du Saphir, de La Vestale et de L’Arethuse voir du 12 au 21 mars 1945 quand le Nautilus et le Turquoise sont engagés dans l’entrainement ASM de la 7ème DCT.

Du 16 janvier au 25 février 1946, le Nautilus est échoué sur le dock flottant pour un nouveau grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 7 mars, réalisant ses essais réglementaires les 8 et 9 mars et sa remise en condition du 11 au 26 mars 1946.

Quand le second conflit mondial éclate le 5 septembre 1948, le Nautilus était en entretien à flot à Bizerte. Il accélère aussitôt ses travaux pour pouvoir appareiller le plus rapidement possible.

Le Rubis

Le sous-marin mouilleur de mines Rubis

Le sous-marin mouilleur de mines Rubis

-Le Rubis est mis sur cale à l’Arsenal de Toulon le 3 avril 1929 lancé le 30 septembre 1931 et mis en service le 4 avril 1933.

En septembre 1939, le Rubis appartient à la 20ème DSM en compagnie de ses sister-ships  Saphir Turquoise et Nautilus, division formant la 4ème Escadrille avec la 17ème DSM, la 4ème ESM dépendant tout comme la 5ème Escadrille de la 4ème flottille placée sous l’autorité de Premar IV mais opérant souvent avec la 4ème Escadre Légère.

La réorganisation de septembre 1940 rattache la 20ème DSM à la 3ème flottille de sous-marins qui devient la composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère.

Du 21 janvier au 28 février 1943, le sous-marin Rubis est échoué sur le dock-flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 10 mars, réalisant ses essais officiels les 11 et 12 mars et sa remise en condition du 14 au 28 mars.

Des quatre sous-marins de la 20ème DSM, le Rubis à probablement la mission la plus dangereuse puisqu’en temps de guerre, il à pour mission rien de moins que d’interdire avec ses mines le détroit de Messine entre la Sicile et la péninsule italienne.

Du 21 février au 1er mars 1944, le Nautilus et le Rubis participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Le Triomphant et L’Indomptable de la 10ème DCT (4ème escadre Mers-El-Kébir).

Le Rubis subit au printemps 1946 un nouveau grand carénage. Pour cela, il est échoué sur le dock-flottant du 26 février au 30 mars. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 10 avril. Les essais réglementaires ont lieu les 11 et 12 avril et sa remise en condition du 14 au 26 avril 1946.

Du 23 au 30 juin 1947, le Rubis accompagné du Turquoise participe à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs de la 10ème DCT.

Victime d’une avarie de batterie le 3 septembre 1948,  le Rubis était indisponible quand éclate le second conflit mondial mais les travaux sont accélérés pour permettre au submersible de reprendre la mer et de prendre part au combat le plus rapidement possible.

Classe Saphir

Caractéristiques Techniques de la classe Saphir

Déplacement : surface 669 tW en plongée 925 tW

Dimensions : longueur 65.90m largeur 7.10m tirant d’eau 4.1m

Propulsion : deux moteurs diesels Normand-Vickers de 650ch et deux moteurs électriques de 550ch entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale en surface 12 noeuds en plongée 9 noeuds Rayon d’action 4000 miles nautiques à 12 noeuds en surface et 80 miles nautiques à 4 noeuds en plongée. Immersion : 80m

Armement :

-Un canon de 75mm modèle 1897-15 puis 1928; une mitrailleuse de 13.2mm et deux mitrailleuses de 8mm puis deux mitrailleuses de 13.2mm

-32 mines stockées par paires dans seize puits latéraux extérieurs;

-Deux tubes lance-torpilles de 550mm à l’étrave, une plate-forme axiale avec un tube de 550mm et deux de 400mm

Equipage : 40 officiers et marins

13-Sous-marins (2) Classe Requin (1)

A-Sous-marins de grande patrouille de classe Requin (projet C4)

Genèse

Après plusieurs années de réflexion, de «digestion» des leçons du premier conflit mondial, le projet de sous-marin de grande patrouille arrive à maturité au printemps 1920 et est définitivement adopté le 30 juin 1920, définissant un sous-marin de 1100 tonnes, dix tubes lance-torpilles et un canon de 100mm.

Neuf sous-marins de grande patrouille de «1100 tonnes» vont ainsi être construits, six financés à la tranche 1922 (Requin Souffleur Morse Narval Marsouin Dauphin) et trois au contingent 1923 (Caïman Phoque Espadon).

Le Requin

Le sous-marin Requin

Le sous-marin Requin

-Le Requin (numéro constructeur : Q-115) est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 14 juin 1922 lancé le 19 juillet 1924 et mis en service le 28 mai 1926.

Effectuant toute sa carrière en Méditerranée, le premier sous-marin «moderne» de notre marine connait un certain nombre de problèmes techniques qui nécessitent une importante refonte, exécutée aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) de La Seyne sur Mer du 20 février 1936 au 6 janvier 1938.

Quand éclate la guerre de Pologne le 1er septembre 1939, le Requin appartient à la 11ème Division de Sous-Marins (11ème DSM) en compagnie de ses sister-ships Marsouin et Narval, division déployée au Levant pour assurer la défense des mandats et la surveillance du Dodécanèse alors possession italienne.

La réorganisation de septembre 1940 relocalise la 11ème DSM à Bizerte, intégrant la 3ème flottille de sous-marins, composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère chargée de mordre les mollets italiens.
Le Requin subit un grand carénage à Bizerte du 20 octobre au 10 décembre 1940, sortant pour essais du 11 au 13 décembre puis pour remise en condition du 15 au 30 décembre.

Il reprend ensuite ses patrouilles au large des côtes italiennes et libyennes, surveillant le trafic commercial italien mais également les manoeuvres de la Regia Marina en surface et en plongée, devant jouer avec l’agressivité des patrouilleurs italiens, plusieurs abordages sont évités de justesse contre les navires italiens chargés de protéger Tarente et Benghazi.

Le Requin est mis en position de complément le 5 juin 1942 et mouillé dans le lac de Bizerte en attendant qu’une décision soit prise. Il passe sur le dock flottant pour sous-marins pour inspection du 15 au 20 juillet 1942, inspection qui révèle un état matériel médiocre.

Le Requin est officiellement désarmé le 22 juillet 1942 et condamné le 4 août 1942, retrouvant son numéro constructeur soit le Q-115.

Le Souffleur

Sous-marins Requin et Souffleur lors de la revue navale de Cherbourg en 1925

Sous-marins Requin et Souffleur lors de la revue navale de Cherbourg en 1925

-Le Souffleur est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 2 octobre 1922 lancé le 1er novembre 1924 et mis en service le 10 août 1926.

Effectuant toute sa carrière en Méditerranée, le premier sous-marin «moderne» de notre marine connait un certain nombre de problèmes techniques qui nécessitent une importante refonte, exécutée aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Saint-Nazaire du 28 octobre 1935 au 26 novembre 1937.

Quand éclate la guerre de Pologne le 1er septembre 1939, le Souffleur appartient à la 9ème DSM composée également des sous-marins Caïman et Morse, division de la 3ème flottille intégrée à la 4ème Escadre Légère.

Du 15 mars au 21 mai 1940, il subit à Bizerte un grand carénage sur le dock flottant, sortant pour essais du 22 au 25 mai et pour remise en condition du 27 mai au 10 juin 1940, reprenant ensuite ses patrouilles.

La réorganisation de septembre 1940 ne change pas la situation du Souffleur (mis à part le fait que la 4ème EL est devenue la 6ème EL) qui multiplie les patrouilles avec une préférence pour le Golfe de Syrte même si parfois certaines patrouilles le conduisit jusqu’au Dodécanèse voir en Adriatique, des escales de ravitaillement discrètes ayant eu lieu à Kotor.

Le Souffleur est mis en position de complément le 14 mars 1942 et mouillé sur le lac de Bizerte en attendant qu’une décision soit prise. Il passe sur le dock-flottant du 5 au 15 juin pour inspection, inspection qui montre un bon état matériel.

Il est décidé de l’utiliser comme sous-marin expérimental au profit du GASM à Toulon. Il garde son nom et passe sur le dock flottant du 21 au 30 juillet, le sous-marin ne conservant que deux tubes lance-torpilles à l’avant et deux à l’arrière.

Il sort pour essais du 1er au 4 août puis pour remise en condition du 6 au 13 août, arrivant à Toulon le lendemain 14 août 1942. Rattaché au GASM, il va être utilisé pour des tests de moteurs, d’armement, de  systèmes «électroniques»………. .

Utilisé intensivement, il est victime d’une grave avarie de moteur le 14 juin 1946. Il est désarmé le lendemain  puis condamné le 27 juin 1946 sous le numéro Q-116.

Mouillé au cimetière naval du Bregaillon, il est vendu à la démolition à un chantier de La Ciotat le 4 septembre 1946, remorqué le 10 septembre et démantelé entre le 11 septembre et le 20 octobre 1946.

Le Morse

-Le Morse est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 12 février 1923 lancé le 11 novembre 1925 et mis en service le 10 février 1928.

Comme ses sister-ships, le Morse va subir une refonte aux Ateliers et Chantiers de Saint-Nazaire-Penhoët du 15 novembre 1935 au 26 novembre 1937.

Quand éclate la guerre de Pologne le 1er septembre 1939, le sous-marin Morse appartient à la 9ème DSM en compagnie de ses sister-ships Caïman et Souffleur, division de la 3ème Flottille de Sous-Marins, la composante sous-marin de la 4ème Escadre Légère, devenue 6ème EL en septembre 1940.

Du 23 août au 19 octobre 1940, il est immobilisé sur le dock flottant pour le dernier grand carénage de sa carrière, sortant pour essais du 21 au 23 octobre et pour remise en condition du 25 octobre au 8 novembre 1940.

Il va comme ses compères de la 9ème DSM mener d’incessantes patrouilles ayant pour principales zones de patrouilles le canal d’Otrante, le golfe de Syrte, le golfe de Tarente, les ports de Sicile.

Le Morse est mis en position de complément le 21 mars 1942 ce qui entraine la dissolution de la 9ème DSM. Il passe sur le dock flottant du 15 au 22 mai pour inspection, inspection qui révèle un état matériel très détérioré en raison notamment d’un échouage à proximité des côtes libyennes.

Le sous-marin Morse est officiellement désarmé le 24 mai 1942 et condamné le 4 juin 1942 redevenant le Q-117. Mouillé sur le lac de Bizerte, il y reste jusqu’au 17 septembre 1945 quand il est remorqué en haute mer pour servir de cible à l’aéronavale, la coque de l’ancien sous-marin encaissant deux torpilles et quatre bombes avant de couler.

Le Narval

Le Narval à la mer

Le Narval à la mer

-Le Narval est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 19 mars 1923 lancé le 9 mai 1925 et mis en service le 23 juillet 1926.

Comme ses huit sister-ships, il est refondu aux Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes du 22 novembre 1935 au 8 février 1938.

Quand éclate la guerre de Pologne le 1er septembre 1939, le Narval appartient à la 11ème Division de Sous-Marins (11ème DSM) en compagnie de ses sister-ships Marsouin et Requin, division déployée au Levant pour assurer la défense des mandats et la surveillance du Dodécanèse alors possession italienne.

La réorganisation de septembre 1940 relocalise la 11ème DSM à Bizerte, intégrant la 3ème flottille de sous-marins, composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère chargée de mordre les mollets italiens.
Après avoir enchainé les patrouilles en Méditerranée orientale et en Adriatique _allant jusqu’à Venise_ , le Narval subit un grand carénage sur le dock  flottant de Bizerte du 6 mars au 15 juin 1941, sortant pour essais du 16 au 18 juin puis pour remise en condition du 20 juin au 3 juillet 1941.

Le Narval est mis en position de complément le 15 juin 1942 ce qui entraine la dissolution de la 11ème DSM, laissant le Marsouin hors rang.

Il passe sur le dock flottant pour inspection du 15 au 22 août, inspection qui révèle un bon état matériel. Il est décidé de le confier au GASM comme sous-marin d’essais et d’expérimentation. Il subit pour cela des travaux du 5 au 15 septembre 1942, sortant pour essais du 16 au 18 septembre puis pour remise en condition du 20 septembre au 4 octobre, date à laquelle il rallie Toulon.

Il va être utilisé en compagnie du Souffleur pour tester des armes, des systèmes mais également de nouvelles tactiques et jusqu’au 15 juin 1948 quand la mise en service du Roquebert entraine son désarmement. Mouillé au cimetière naval de Bregaillon (DNM), l’ancien Narval est toujours présent en septembre 1948, le début de la guerre retardant sa vente à la démolition.

Le Marsouin

Le Marsouin à quai

Le Marsouin à quai

-Le Marsouin est mis sur cale à l’Arsenal de Brest le 4 novembre 1922 lancé le 17 décembre 1924 et mis en service le 7 septembre 1927.

Comme ses huit sister-ships, il subit au milieu des années trente une refonte pour résoudre les faiblesses les plus criantes de ces sous-marins. Il est ainsi en travaux aux Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes du 3 février 1936 au 4 décembre 1937.

Quand éclate la guerre de Pologne le 1er septembre 1939, le Marsouin appartient à la 11ème Division de Sous-Marins (11ème DSM) en compagnie de ses sister-ships Narval et Requin, division déployée au Levant pour assurer la défense des mandats et la surveillance du Dodécanèse alors possession italienne.

La réorganisation de septembre 1940 relocalise la 11ème DSM à Bizerte, intégrant la 3ème flottille de sous-marins, composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère chargée de mordre les mollets italiens.

Le Marsouin subit un grand carénage sur le dock flottant de Bizerte du 11 décembre 1940 au 5 mars 1941, sortant pour essais du 6 au 9 mars avant remise en condition du 11 au 26 mars 1941.

Il reprend ensuite ses nombreuses patrouilles, ayant le Golfe de Tarente, le canal d’Otrante et l’Adriatique.

Le 15 juin 1942, le Narval est mis en position de complément, laissant le Marsouin hors rang au sein de la 3ème flottille.

Suite à une avarie mécanique, le Marsouin est mis en position de complément le 15 août 1942 et mouillé dans le lac de Bizerte. Il passe sur le dock flottant du 16 au 20 septembre et l’inspection montre un état matériel très dégradé.

Le Marsouin est officiellement désarmé le 21 septembre 1942 et condamné le 1er octobre, retrouvant son numéro constructeur le Q-119. Il est mouillé dans le lac de Bizerte jusqu’au 15 septembre 1943 quand il est pris en remorque pour rallier Toulon mais une voie d’eau entraine le naufrage du Q-119 au large du cap Corse.