Etats Unis (53) destroyers (13)

USS Ammen (DD-518)

USS Ammen (DD-527) 8

-Le USS Ammen (DD-518) est mis en service le 28 juin 1947 après vingt-six mois de construction, la mise sur cale ayant eu lieu le 15 avril 1945.

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Etats Unis (51) destroyers (11)

USS Philip (DD-496)

USS Philip (DD-498)

-Le USS Philip (DD-496) est mis en service le 8 avril 1945 après vingt-neuf mois de construction, la mise sur cale ayant eu lieu le 3 décembre 1942.

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Etats Unis (43) destroyers (3)

Destroyers classe Gridley

USS Gridley (DD-380) 1937 2.jpg
Présentation

Après débuts timides, le renouvellement de la flotte de destroyers de l’US Navy s’accélère au milieu des années trente.

L’année fiscale 1934 (1er juillet 1933-30 juin 1934) finance ainsi la construction de deux destroyers de type Gridley, dérivés des Mahan en compagnie de huit unités de type Bagley, de deux unités de type Porter et des deux derniers Mahan soit un total de 14 navires.

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Grande Bretagbe (53) sous-marins (2)

Classe Rainbow (type R)

HMS Rainbow (N-16)

HMS Rainbow (N-16)

Ces quatre sous-marins sont quasiment identiques aux Parthian. Mis en service au début des années trente, ils auraient du être à l’origine six (Rainbow Regulus Rover Regent Royalist Rupert) mais pour des raisons économiques, la construction des deux derniers est abandonnée.

Les quatre destinés en principe à l’Extrême-Orient vont servir dans la marine britannique jusqu’en septembre 1947 quand ils sont désarmés. Leur réarmement envisagé au moment du conflit ne se concrétise finalement pas.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : en surface 1791 tonnes en plongée 2060 tonnes

Dimensions : longueur 87m largeur 9.1m tirant d’eau 4.9m

Propulsion : deux moteurs diesels Amirauté dévellopant 4640ch et deux moteurs électriques de 1635ch deux hélices

Vitesse maximale 17.5 noeuds en surface 8.6 noeuds en plongée

Armement : un canon de 120mm (4.7 pouces) QF Mark IX sur le pont à l’avant huit tubes lance-torpilles (six avant deux arrières) avec quatorze recharges. Des mines pouvaient remplacer des torpilles

Equipage : 53 officiers et marins

Classe River

Le HMS Clyde, un des trois sous-marins de classe River

Le HMS Clyde, un des trois sous-marins de classe River

Avec l’augmentation des performances des sous-marins, on envisagea la construction de sous-marins d’escadre capable de combattre en compagnie des cuirassés et des croiseurs de bataille ce qui imposait de bonnes capacités de navigation en haute mer mais surtout une vitesse de 20 noeuds en surface, la vitesse maximale des navires de ligne de l’époque.

Ce dernier point était particulièrement difficile à atteindre en raison de moteurs diesels peu puissants de l’époque. On envisagea ainsi l’utilisation de la vapeur pour obtenir une vitesse importante en surface, aboutissant aux type K surnomés Kalamity, six des dix-sept sous-marins construits étant perdus par accident.

HMS K-15

HMS K-15

L’existence de cette classe eut au moins le mérite de connaitre les limites des technologies de l’époque tout comme le fit le X1, un prototype de croiseur sous-marin de 2820 tonnes avec quatre canons de 5.2 pouces (132mm).

Le HMS X1

Le HMS X1

Dans l’immédiat d’après guerre on envisagea la construction de vingt sous-marins de 1800 tonnes mais les navires de surface devenant chaque jour plus rapide, la décision était sans cesse reportée.

Finalement au début des années trente, trois sous-marins furent commandés, des sous-marins baptisés Thames Clyde et Severn.

-Le HMS Thames (N71) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 6 janvier 1931 lancé le 26 janvier 1932 et mis en service le 14 septembre 1932.

-Le HMS Severn (N57) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 27 mars 1933 lancé le 16 janvier 1934 et mis en service le 12 janvier 1935.

-Le HMS Clyde (N12) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 15 mars 1933 lancé le 15 mars 1934 et mis en service le 12 avril 1935.

Les trois sous-marins opèrent ensemblent d’abord au sein de la Home Fleet puis au sein de la 1st Submarine Flottilla stationnée à Malte.

En septembre 1945, hors rang, ils sont redéployés en Extrême-Orient avec Singapour pour port d’attache.

Ils sont toujours en service en septembre 1948. Le 5 de ce mois, seuls les Thames et Clyde sont disponibles et opérationnels, le Severn étant en grand carénage.

Dès le 6, le Thames va appareiller direction la mer de Chine méridionale pour anticiper sur une éventuelle action japonaise, le sous-marin de Sa Majesté devant s’appuyer sur les bases de Cam-Ranh et de Cavite, une base française et une base américaine, des dépôts de torpilles et de carburant devant être installés par la RFA.

Caractéristiques Techniques des sous-marins de classe Thames

Déplacement : en surface 2165 tonnes en plongée 2680 tonnes

Dimensions : longueur 105.16m largeur 8.61m tirant d’eau 4.78m

Propulsion : deux diesels de 10000ch en surface et en plongée deux moteurs électriques de 2500ch pour la propulsion en plongée Deux lignes d’arbre

Performances : vitesse maximale 22.5 noeuds en surface 10.5 noeuds en plongée distance franchissable 11515 miles à 8 noeuds en surface 136 miles nautiques à 4 noeuds en plongée

Armement : un canon de 102mm à l’avant, six tubes lance-torpilles à l’avant avec douze projectiles

Equipage : 61 officiers et matelots

Classe Grampus

HMS Seal

HMS Seal

Le moyen le plus simple de mouiller une mine c’est un navire de surface soit un navire spécialisé (minelayer mouilleur de mines), un navire de guerre dont ce n’est pas la mission première (croiseur, destroyers) ou un navire marchand réquisitionné sommairement aménagé.

Ce mode de mouillage était parfaitement adapté pour mouiller des champs de mines défensifs avec la protection de navires de surface et de l’aviation mais pour gêner le trafic commercial ennemi, les mouvements de sa flotte, ce n’était pas le moyen le plus efficace.

L’avion pouvait être utilisé mais le poids des mines marines nécessitait l’utilisation de beaucoup d’appareils. Restait donc le sous-marin qui après avoir dévellopé un modèle de torpilleur submersible dévellopa une variante de mouillage de mines.

Les premiers sous-marins mouilleurs de mines transportaient les mines à l’extérieur de la coque ce qui pouvait poser des problèmes de sécurité. D’autres sous-marins transportaient les mines dans leurs réservoirs avant qu’un système avec une chaine à vis sans fin ne permettent de concilier sécurité et efficacité du mouillage de mines.

Les six Grampus (appelés également Porpoise du nom du prototype) furent les derniers sous-marins mouilleurs de mines de la Royal Navy, la mise au point de mines mouillables par les tubes lance-torpilles rendant inutiles des submersibles spécialisés.
Du fait de leur rôle particulier, ces navires étaient placés hors-rang, quatre en mer du Nord et deux en Méditerranée, un à Malte et le second à Alexandrie alors que les quatre submersibles déployés au sein de la Home Fleet étaient basés à Chatham où deux d’entre-eux ont d’ailleurs été construits.

-Le HMS Porpoise (N14) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in- furness le 22 septembre 1931 lancé le 30 août 1932 et mis en service le 11 mars 1933.

Quand éclate le second conflit mondial, il est stationné à Malte, attendant de connaitre la position de l’Italie avant de mettre en oeuvre les plans de minages des principales bases navales et ports italiens notamment Naples, Cagliari, Tarente, Messine, Palerme et ce en liaison avec la marine française.

-Le HMS Cachalot (N83) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts de Greenock le 12 mai 1936 lancé le 2 décembre 1937 et mis en service le 15 août 1938.

Quand le second conflit mondial éclate, le Cachalot était à quai à Alexandrie. Il venait d’achever une période d’entretien à flot. Comme le Porpoise, il attend de voir l’attitude de l’Italie avant de piéger les abords de Tarente, de Brindisi, des îles du Dodécanèse.

-Le HMS Grampus (N56) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 20 août 1934 lancé le 25 février 1936 et mis en service le 10 mars 1937.

Affecté en mer du Nord et basé à Chatham, le sous-marin était en grand carénage quand débute la seconde guerre mondiale. Il doit être à nouveau disponible à la fin octobre sauf si les travaux sont accélérés.

-Le HMS Narwhal (N45) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-furness le 29 mai 1934 lancé le 29 août 1935 et mis en service le 28 février 1936.

Basé à Chatham, le sous-marin était à quai. Il appareille le 7 septembre 1948 pour aller miner les ports allemands et gêner l’arrivée des renforts allemands en Norvège.

-Le HMS Rorqual (N74) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-furness le 1er mai 1935 et mis en service le 10 février 1937.

Basé à Chatham, le sous-marin était à quai, devant miner des ports norvégiens aux mains des allemands.

-Le HMS Seal (N37) est mis sur cale aux chantiers navals Chatham Dockyard le 9 décembre 1936 lancé le 27 septembre 1938 et mis en service le 24 mai 1939.

Basé à Chatham, le sous-marin était à l’entrainement le 5 septembre 1948. Il rentre à son port pour préparer une première opération de guerre.
Caractéristiques Techniques

Déplacement : en surface 1768 tonnes en plongée 2053 tonnes

Dimensions : longueur 88.09m largeur 9.09m tirant d’eau 4.88m

Propulsion : deux moteurs diesels de 3300ch pour la navigation en surface deux moteurs électriques de 1630ch pour la navigation en plongée Deux lignes d’arbre

Performances : vitesse maximale 15.5 noeuds en surface 9 noeuds en plongée distance franchissable 13240 miles nautiques à 8 noeuds en surface 76 miles à 4 noeuds

Armement : un canon de 102mm (4 pouces) à l’avant, six tubes lance-torpilles de 533mm sur l’avant avec douze projectiles 50 mines Equipage : 59 officiers et marins

Grande Bretagne (42) destroyers (5)

Destroyers classe Tribal

Contrer les Fubuki

Depuis les Ambuscade et les Amazone, tous les destroyers britanniques étaient construits sur le même modèle avec un équilibre entre l’artillerie (quatre ou cinq canons de 4.7 pouces) et tubes lance-torpilles (huit ou dix tubes en deux plate-formes quadruples ou quintuples).

Ces modèles étaient de bons destroyers mais les amiraux britanniques étaient inquiets de les voir déclassés par des projets de nouveaux destroyers lourdement armés en développement en Allemagne, en Italie et au Japon sans oublier que les contre-torpilleurs français avec leurs cinq canons de 138mm ressemblaient plus à des croiseurs légers qu’à des destroyers.

On décida dans les bureaux de l’Amirauté de développer un nouveau modèle de destroyer qui mettait le paquet sur l’artillerie au détriment des tubes lance-torpilles, le design des futurs Tribal étant issus d’un projet de croiseur léger rejeté au profit d’un autre projet qui allait donner naissance aux croiseurs légers antiaériens de classe Dido.

Le projet en question donnait un navire de 1850 tonnes (limite base pour les croiseurs autorisée par le traité de Londres) avec une vitesse de 36.25 noeuds et une distance franchissable de 5500 miles nautiques avec un armement initialement composé de cinq affûts doubles de 120mm.

Ce projet rejeté comme croiseur fût réorienté vers un rôle de destroyer avec seulement huit canons de 120mm en affûts doubles, une DCA correcte pour l’époque (un affût quadruple Pom-Pom et deux affûts quadruples de 12.7mm) et seulement quatre tubes lance-torpilles en une plate-forme quadruple.

Ces navires étaient tellement différents des destroyers existants qu’on envisagea de ressusciter l’appellation de corvette avant de finalement les considérer comme des destroyers.

Les sept premiers navires sont commandés le 10 mars 1936 suivis d’un deuxième groupe de neuf navires le 9 juin suivant, permettant la création de deux flottilles homogènes.

L’Australie et le Canada vont également commander chacun une flottille. Si les huit navires australiens vont être construits aux Antipodes, les Tribal canadiens vont être produits pour moitié en Grande-Bretagne et pour le reste au Canada.

Si tous les Tribal britanniques sont en service en septembre 1939, les Tribal des dominions n’étaient même pas sur cale et ne seront mis en service que durant la Pax Armada.

NdA : l’historique des Tribal australiens et canadiens sera abordé dans le tome 8 (Canada et Afrique du Sud) et le tome 9 (Australie et Nouvelle-Zélande)

Carrière opérationnelle

Les dates

HMS Afridi

HMS Afridi

-Le HMS Afridi (F07) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Walker le 9 juin 1936 lancé le 8 juin 1937 et mis en service le 3 mai 1938.

-Le HMS Ashanti (F51) est mis sur cale aux chantiers navals William Denny de Dumbarton le 23 novembre 1936 lancé le 5 novembre 1937 et mis en service le 21 décembre 1938.

-Le HMS Bedouin (F67) est mis sur cale aux chantiers navals William Denny de Dumbarton en janvier 1937 lancé le 21 décembre 1937 et mis en service le 15 mars 1939.

-Le HMS Cossack (F03) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Walker le 9 juin 1936 lancé le 8 juin 1937 et mis en service le 7 juin 1938.

-Le HMS Eskimo (F75) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Walker le 5 août 1936 lancé le 3 septembre 1937 et mis en service le 30 décembre 1938.

HMS Gurka

HMS Gurka

-Le HMS Gurkha (F20) est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield Shipbuilding & Engineering Company de Govan le 6 juillet 1936 lancé le 7 juillet 1937 et mis en service le 21 octobre 1938.

-Le HMS Maori (F24) est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield Shipbuilding & Engineering Company de Govan le 6 juillet 1936 lancé le 2 septembre 1937 et mis en service le 2 janvier 1939.

-Le HMS Mashona (F59) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Walker le 5 août 1936 lancé le 3 septembre 1937 et mis en service le 28 mars 1939.

-Le HMS Matabele (F26) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding & Engineering Company de Greenock le 1er octobre 1936 lancé le 6 octobre 1937 et mis en service le 25 janvier 1939.

HMS Mohawk

HMS Mohawk

-Le HMS Mohawk (F31) est mis sur cale aux chantiers John I. Thornycroft & Company de Woolston le 16 juillet 1936 lancé le 15 octobre 1937 et mis en service le 7 septembre 1938.

-Le HMS Nubian (F36) est mis sur cale aux chantiers John I. Thornycroft & Company de Woolston le 10 août 1936 lancé le 21 décembre 1937 et mis en service le 6 décembre 1938.

-Le HMS Punjabi (F21) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding & Engineering Company de Greenock le 1er octobre 1936 lancé le 18 décembre 1937 et mis en service le 29 mars 1939.

HMS Sikh

HMS Sikh

-Le HMS Sikh (F82) est mis sur cale aux chantiers navals Alexander Stephen & Sons sis à Linthouse le 24 septembre 1936 lancé le 17 décembre 1937 et mis en service le 12 octobre 1938.

-Le HMS Somali (F33) est mis sur cale aux chantiers navals Swan Hunter & Wigham Richardson de Wallsend le 26 août 1936 lancé le 24 août 1937 et mis en service le 12 décembre 1938.

-Le HMS Tartar (F43) est mis sur cale aux chantiers navals Swan Hunter & Wigham Richardson de Wallsend le 26 août 1936 lancé le 21 octobre 1937 et mis en service le 10 mars 1939.

HMS Zulu

HMS Zulu

-Le HMS Zulu (F18) est mis sur cale aux chantiers navals Alexander Stephen & Sons sis à Linthouse le 10 août 1936 lancé le 23 septembre 1937 et mis en service le 7 septembre 1938.
Organisation des flottilles, évolution et rôle

Ces seize destroyers sont répartis au sein de deux flottilles de huit navires déployés en Méditerranée et au sein de la Home Fleet.

-La 4th Destroyer Flottilla est déployée en Méditerranée avec les HMS Afridi, HMS Gurkha, HMS Mohawk, HMS Sikh HMS Cossack, HMS Maori, HMS Nubian, HMS Zulu. Elle est stationnée à Malte.
-La 6th Destroyer Flottilla est déployée au sein de la Home Fleet avec les HMS Matabele, HMS Ashanti, HMS Mashona, HMS Somali HMS Punjabi, HMS Tartar, HMS Bedouin, HMS Eskimo. Elle est stationnée à Faslane.
En juin 1945, la 4th Destroyer Flottilla est redéployée au sein de la British Eastern Fleet avec Singapour pour port d’attache. Avec les nombreuses missions, la flottille est cependat éclatée entre les différentes bases de l’immense AOR (Aera of Responsability zone de responsabilité) de la British Eastern Fleet .

C’est ainsi qu’en septembre 1948, L’Afridi et le Gurkha escortent le porte-avions Indefatigable, le Mohawk et le Sikh sont déployés sans mission particulière à Singapour, les Cossack Maori Nubian et Zulu sont stationnés à Hong-Kong.

Quand les bombes allemands pleuvent sur la Norvège et le Danemark, les Afridi et Gurkha sont à la mer avec le porte-avions HMS Indefatigable au cas où le Japon se serait concerté avec l’Allemagne.
Le Mohawk est immobilisé pour grand carénage à Singapour alors que le Sihk assure une mission de patrouille en mer de Chine Méridionale, servant de sentinelle au groupe de combat de l’Indefatigable.

A Hong Kong, le Cossack est en entretien à flot, le Maori à quai, le Nubian et le Zulu en patrouille pour défendre la colonie. Le retour des destroyers déployés à Hong Kong est sérieusement envisagé, leur rôle étant jugé limité en cas d’intervention japonaise massive.

Quand à la 6th Destroyer Flottilla, elle est redéployée en septembre 1945 à Chatham dans le sud-est de l’Angleterre.

Le HMS Matabele est immobilisé pour carénage en compagnie du HMS Ashanti, les HMS Mashona et HMS Somali escortent un convoi côtier entre Douvres et Newcastle, les HMS Punjabi et HMS Tartar sont à quai alors que les HMS Bedouin et HMS Eskimo, ils sont à l’entrainement en mer du Nord pour amariner de nouveaux marins.
Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 1870 tonnes pleine charge 1975 tonnes

Dimensions : longueur 115.10m largeur 11.13m tirant d’eau 2.74m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par trois chaudières Amirauté dévellopant 44000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 36 noeuds distance franchissable 5700 miles nautiques à 15 noeuds

Electronique : Asdic, des radars embarqués durant la Pax Armada (un radar de veille air, un radar de veille combinée, un radar de conduite de tir pour l’artillerie principale).
Armement : huit canons de 120mm en quatre pseudo-tourelles doubles installées par groupes de deux, un à l’avant et un à l’arrière, un affût quadruple Pom-Pom de 2 livres (40mm), deux affûts quadruples de 12.7mm Vickers, une plate-forme quadruple lance-torpilles de 533mm, un grenadeur axial et deux projecteurs pour des grenades ASM

Equipage : 190 officiers et marins (219 comme navire de commandement)
Destroyers classe J

Avant-propos

Comme nous l’avons vu, les Tribal étaient davantage une réponse à des projets étrangers que la satisfaction d’un besoin spécifiquement britannique. Après la construction des seize Tribal, la Royal Navy revint à des navires d’une taille plus modeste avec un armement plus équilibré entre l’artillerie (réduite à six canons de 120mm en trois tourelles doubles) et les torpilles (quatre tubes seulement sur les Tribal, dix sur les type J).
La réduction de la longueur était notamment permise par le choix d’un appareil évaporatoire regroupé en deux salles de chauffe qui ne disposaient que d’une seule cheminée ce qui augmentait le champ de battage pour l’artillerie antiaérienne mais avec le risque de perdre d’un coup tout l’appareil évaporatoire, un risque calculé, les chances de perdre d’un coup toute puissance propulsive étant jugée moins importante que les gains. La structure était revue avec une structure longitudinale plus forte que les structures tranversales alors qu’avant c’était l’inverse.

Si la classe J ne comptait stricto sensu que huit navires, c’est sur ce modèle que vont être construits les K et les N. Ces derniers vont être cependant cédés à l’Australie (six navires) et à la marine polonaise libre (deux navires). Ils font l’objet d’une partie spécifique y compris les type N en dépit du fait qu’ils n’ont jamais servis au sein de la Royal Navy.
A noter que neuf navires étaient prévus mais la construction du Jubilant à été annulé en décembre 1937, neuf mois après sa commande sans aucun élément n’ait été mis sur cale.

Carrière opérationnelle

HMS Jervis

HMS Jervis

-Le HMS Jervis (F00) est mis sur cale aux chantiers navals Hawthorn Leslie & Company implantés à Hebburn le 26 août 1937 lancé le 9 septembre 1938 et mis en service le 12 mai 1939.
-Le HMS Jackal (F22) est mis sur cale aux chantiers navals John Brown & Company de Clydebank le 24 septembre 1937 lancé le 25 octobre 1938 et mis en service le 31 mars 1939.
-Le HMS Jaguar (F34) est mis sur cale aux chantiers navals William Denny & Brothers de Dumbarton le 25 novembre 1937 lancé le 22 novembre 1938 et mis en service le 12 septembre 1939.
-Le HMS Juno (ex-Jamaica) est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield Shipbuilding & Engineering Company de Govan le 15 octobre 1937 lancé le 8 décembre 1938 et mis en service le 25 août 1939.

HMS Janus

HMS Janus

-Le HMS Janus (F53) est mis sur cale aux chantiers navals Swan Hunter & Wigham Richardson de Wallsend le 29 septembre 1937 lancé le 11 octobre 1938 et mis en service le 5 août 1939.
-Le HMS Javelin (ex-Kashmir) (F-61) est mis sur cale aux chantiers navals John Brown & Company de Clydebank le 11 octobre 1937 lancé le 21 décembre 1938 et mis en service le 10 juin 1939.
-Le HMS Jersey (F72) est mis sur cale aux chantiers navals J. Samuel White de Cowe en 1937 lancé le 26 septembre 1938 et mis en service le 28 avril 1939.

HMS Jupiter

HMS Jupiter

-Le HMS Jupiter (F85) est mis sur cale aux chantiers navals Yarrow & Company de Scotsoun le 28 septembre 1937 lancé le 27 octobre 1938 et mis en service le 25 juin 1939.
Elle forme la 7th Destroyer Flottilla stationnée dans l’estuaire de la Humber pour couvrir des convois en mer du Nord et empêcher des raids de croiseur sur les côtes anglaises comme lors du premier conflit mondial.
Durant la période de la Pax Armada, la flottille reste affectée à la Home Fleet mais est transférée en septembre 1945 à Devonport pour opérer dans les Western Approaches.
Le 5 septembre 1948, le Jupiter et le Javelin sont immobilisés pour carénage mais les six autres destroyers sont disponibles, à quai ou en mer pour entrainement comme pour le Juno le Janus et le Jersey.

Caractèristiques Techniques

Déplacement : standard 1717 tonnes pleine charge 2367 tonnes

Dimensions : longueur 108.7m largeur 10.90m tirant d’eau 3.8m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenafes Parson alimentées en vapeur par deux groupes de chaudières Amirauté dévellopant 40000ch et entrainant deux hélices.

Performances : vitesse maximale 36 noeuds (32 noeuds à pleine charge) 5500 miles nautiques à 15 noeuds 1500 miles nautiques à 32 noeuds

Armement : six canons de 120mm en trois affûts doubles (deux avant “A” et “B” et un arrière “X”), Un Pom-Pom quadruple et deux affûts quadruples de 12.7mm, ces derniers sont remplacés ultérieurement par six canons de 20mm Oerlikon. Ils disposent également de deux plate-formes quintuples lance-torpilles de 533mm

Equipage : 163 officiers et maris (218 avec un état-major).

Destroyers classe K

Carrière opérationnelle
Les huit destroyers de classe K sont mis en service à l’exception de trois (un avant et deux après) durant la guerre de Pologne. Ces navires sont identiques aux classe J.

HMS Kelly

HMS Kelly

-Le HMS Kelly (F01) est mis sur cale aux chantiers navals Hawthorn Leslie de Hebburn le 26 août 1937 lancé le 25 octobre 1938 et mis en service le 23 août 1939.
-Le HMS Kandahar (F28) est mis sur cale aux chantiers navals William Denny & Brothers de Dumbarton le 18 janvier 1938 lancé le 21 mars 1939 et mis en service le 10 octobre 1939.
-Le HMS Kashmir (ex-Javelin) (F12) est mis sur cale aux chantiers navals John I. Thornycroft & Company de Woolston le 18 novembre 1937 lancé le 4 avril 1939 et mis en service le 26 octobre 1939.

HMS Kelvin

HMS Kelvin

-Le HMS Kelvin (F37) est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield Shipbuilding é Engineering Company de Govan le 5 octobre 1937 lancé le 19 janvier 1939 et mis en service le 27 novembre 1939.
-Le HMS Khartoum (F45) est mis sur cale aux chantiers navals Swan Hunter de Wallsend le 27 octobre 1937 lancé le 6 février 1939 et mis en service le 6 novembre 1939.
-Le HMS Kimberley (F50) est mis sur cale aux chantiers navals John Thornycroft de Woolston le 17 janvier 1938 lancé le 1er juin 1939 et mis en service le 7 avril 1940.
-Le HMS Kingston (F64) est mis sur cale aux chantiers navals J. Samuel White de Cowes le 6 octobre 1937 lancé le 9 janvier 1939 et mis en service le 14 septembre 1939.

HMS Kipling

HMS Kipling

-Le HMS Kipling (F91) est mis sur cale aux chantiers navals Yarrow & Company de Scotsoun le 26 octobre 1937 lancé le 19 janvier 1939 et mis en service le 22 décembre 1939.
Ces navires forment une nouvelle 5th Destroyer Flottilla stationnée à Chatham pour des missions d’escorte et de combat en mer du Nord.
Aux côtés des porte-avions d’escadre, la Royal Navy met en service en 1947, deux porte-avions légers de construction économique, les Glory et Colossus. Pour les escorter et leur permettre d’intercepter les croiseurs auxiliaires et autres raiders allemands, on décide de scinder en deux cette flottille.

Une division est déployée à Aden (Kelly Kingston Kandahar Kashmir) pour soutenir le Glory (1st Division 5th DF) et une autre déployée à Freetown (Khartoum Kelvin Kipling Kimberley) pour soutenir le Colossus (2nd Division 5th DF).
Ces navires sont tous disponibles à l’exception du Kelly en entretien à flot, du Kashmir immobilisé pour avarie et du Kimberley en grand carénage à Gibraltar.
Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 1717 tonnes pleine charge 2367 tonnes

Dimensions : longueur 108.7m largeur 10.90m tirant d’eau 3.8m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenafes Parson alimentées en vapeur par deux groupes de chaudières Amirauté dévellopant 40000ch et entrainant deux hélices.

Performances : vitesse maximale 36 noeuds (32 noeuds à pleine charge) 5500 miles nautiques à 15 noeuds 1500 miles nautiques à 32 noeuds

Armement : six canons de 120mm en trois affûts doubles (deux avant “A” et “B” et un arrière “X”), Un Pom-Pom quadruple et deux affûts quadruples de 12.7mm, ces derniers sont remplacés ultérieurement par six canons de 20mm Oerlikon. Ils disposent également de deux plate-formes quintuples lance-torpilles de 533mm

Equipage : 163 officiers et maris (218 avec un état-major).

18-Bases et Arsenaux (10)

M-Base navale de Cam-Ranh et les autres implantation de la marine en Indochine

Indochine

Indochine

Un long débat

A la fin des années trente, ressurgit le débat des bases de la marine en Extrême Orient. Si les Etats-Unis bénéficie d’une base parfaitement outillée à Cavite en baie de Manille et d’une autre à Subic Bay, que les britanniques peuvent s’appuyer sur le «Gibraltar de l’Extrême d’Orient» à savoir Singapour, la France ne bénéficie pas d’un tel luxe.

Outre un manque de budget pour une telle base, on est réticent en France à investir dans des infrastructures qui tomberaient immanquablement dans les mains japonaises si Tokyo souhaitait s’emparer de l’Indochine.

Pourtant au début 1940, décision est prise d’implanter une base parfaitement outillée en Indochine pour permettre à une escadre importante (cuirassés et porte-avions) de pouvoir opérer en Mer de Chine Méridionale.

Il faut donc prévoir un espace protégé suffisamment vaste, un espace aisément défendable tant en direction de la terre que de la mer et un espace pouvant accueillir un arsenal bien outillé.

Plusieurs sites sont candidats. Une base à l’embouchure de la rivière Saïgon est vite écartée tout comme une base dans le Golfe de Siam. Cela dissuaderait la Thaïlande mais l’ennemi principal est le Japon et non la Thaïlande.

Haïphong sera idéalement placée pour opérer dans le Golfe du Tonkin mais le site est bien trop vulnérable aux bombardiers japonais venus de Chine continentale et de l’île d’Haïnan.

Un temps le site de Tourane tient la corde mais finalement, en juin 1940, c’est la baie de Cam-Ranh située à 290 km au nord-est de Saigon qui est sélectionné. Cet site n’était pas inconnu pour la marine qui l’utilisait déjà comme mouillage forain et l’avait fortifié partiellement.

Outre cette grande base (dont l’inauguration est prévue pour 1944), d’autres travaux vont être menés pour améliorer les capacités de survie des FNEO qui en 1948 vont atteindre un format plus que respectable avec un porte-avions léger, un croiseur lourd, un croiseur léger, deux torpilleurs d’escadre, quatre torpilleurs légers et deux sous-marins.

Les travaux suivants sont ainsi menés :

-Modernisation de l’Arsenal d’Indochine à Saïgon. La forme est agrandie passant de 152 à 190m, les ateliers sont modernisés avec notamment des machines outils permettant la fabrication d’armes légères et de munitions.

-Aménagement de mouillages protégés à Tourane et Kompong San

-Modernisation du port d’Haïphong pour servir de base de ravitaillement et de base opérationnelle avancée notamment pour les sous-marins.

Base navale de Cam-Ranh

Base navale de Cam-Ranh

Base navale de Cam-Ranh

La ville de Cam-Ranh est située à 290 km au nord-est de Saïgon au fond d’une vaste baie bien abritée qui rappelle par bien des côtés Brest voir Toulon. Petite ville avec un port de pêcheur, la baie sert régulièrement de mouillage pour les navires français déployés dans la région.

La décision prise en juin 1940 d’aménager une base parfaitement outillée dans la baie de Cam-Ranh entraine d’importants travaux et d’importants bouleversements pour la petite ville qui devient une métropole qui certes ne rivalise pas avec Hanoï mais qui est tout de même capable de tenir tête à Saïgon voir Haïphong _principal port de commerce de l’Indochine française_

Les travaux commencent rapidement, profitant d’une étude menée dès 1930 à titre informel sur demande du gouverneur général d’Indochine de l’époque, Pierre Pasquier qui rêvait de mener une politique musclée de dévellopement industriel en Indochine, de faire de la principale colonie française d’Asie pas simplement un territoire exportateur de matières premières mais une vraie puissance industrielle au risque de concurrencer l’industrie de la lointaine métropole.

Dans son projet, Cam-Ranh devait être le principal port d’Indochine, un port capable d’accueillir les plus gros navires du moment et même des navires dont la taille paraissait inimaginable à l’époque.

La base navale de Cam-Ranh va ainsi être composée de trois sous ensembles répartis sur les rives de la baie :

-Au sud-est, la partie opérationnelle de la base où sont amarrés les navires opérationnels et ceux en escale en Indochine. Cette partie regroupe également des dépôts de carburant et de munitions ainsi que des logements.

-Au sud de la baie est aménagée un Arsenal avec les formes de radoub et les ateliers, d’abord concentrés à bord de l’Albert Caquot puis s’étendant à terre dans des installations en théorie démontables ou du moins aisément «détruisibles».

-A l’ouest, en face de la base navale, l’annexe aéronavale avec deux pistes, des ateliers de réparations, des dépôts de carburant et de munitions. Les hydravions amérissaient dans la baie puis regagnaient un plan d’eau protégé par deux digues artificielles avant d’être mis au sec.

Ce choix d’une dispersion des installations ne fit pas l’unanimité en partie parce qu’elle rendait plus difficile la défense de la base qui pouvait être aisément scindés en trois éléments par l’avancée ennemie.

Il fût donc décidé d’établir de solides défenses au niveau du front de mer et de considérer les trois sous-ensembles comme des éléments indépendants qui en cas de menace extérieure se replieraient sur eux mêmes, formant autant de points de fixation.

Installations d’entretien

-L’Arsenal de Cam-Ranh ou Centre d’Entretien et de Soutien (CES) Albert Caquot est donc implanté au sud de la baie. C’est le dernier cri en matière de base de soutien de la marine ce qui est ironique quant on sait que cette base est la plus menacée de toutes les bases navales françaises dans le monde peut être avec Dunkerque.

Les travaux concernant l’Arsenal sont les premiers à être lancés car les plus importants en terme de génie civil. Pas moins de trois bassins de radoub sont prévus, bassins pouvant accueillir tous les navires de la marine nationale y compris les cuirassés de classe Alsace.

D’est à l’ouest, de l’intérieur des terres à la mer, nous trouvons successivement le bassin n°1 (265m de long sur 40m de large), le bassin n°2 et le bassin n°3, ces deux bassins mesurant tous les deux 200m de long sur 20m de large. Ces trois bassins sont inaugurés en 1944.

Dans un premier temps, les installations d’entretien sont embarqués à bord du navire-atelier Albert Caquot arrivé en Indochine le 25 mars 1944 et qui devient ponton atelier en septembre 1946. Il est solidement amarré et des extensions à terre sont aménagés.

Si la majorité des ateliers sont installés à bord du CES Albert Caquot, une fonderie est installée à terre en 1947 ainsi que la majorité des stocks de pièces détachées.

Installations opérationnelles

-Le coeur opérationnel de la base est donc implanté au sud-est, de l’autre côté de la péninsule qui ferme en grande partie la baie. Ce choix est d’une logique cartésienne : c’est l’endroit le plus profond de la baie avec une profondeur naturelle de -20m ce qui permet d’accueillir tous les navires en service dans la marine nationale.

Les travaux commencent en mars 1941 avec le recours à l’explosif et à de puissants engins de terrassement venus des Etats Unis. 10 km de linéaire de quai sont ainsi construits protégés par deux digues artificielles de 200m de long, créant un mouillage semi-protégé.

En arrière des linéaires de quai, nous trouvons une route asphaltée et une voie de chemin de fer à voie étroite (60cm) destiné au ravitaillement des navires et à la manoeuvre de quatre puissantes grues (8 tonnes). Des dépôts souterrains de munitions et de carburant sont aménagés sans oublier les postes de commandement, les logements et les «pieds dans l’eau», les défenses côtières.

-La base aéronavale de Cam-Ranh est située sur la rive opposée à la base navale. Elle dispose de deux longues pistes en dur, de trois pistes courtes de secours (soigneusement camouflées), d’ateliers de réparations, de dépôts de carburant et de munitions.

Des hangars pour hydravions sont aménagés tandis que les avions sont parqués au bord des pistes avec des filets de camouflage pour les dissimuler à l’observation ennemie.

Fortifications

En 1939, la baie de Cam-Ranh dispose déjà de positions fortifiées en l’occurence quatre batteries légères :

-Batterie de l’île de Tagne avec 4 canons de 138mm modèle 1910 sur affût modèle 1919-25

-Batterie de la Vigie avec 3 canons de 138mm modèle 1881 sur affût modèle 1917

-Batterie de Nha Gu avec 4 canons de 75mm modèle 1908 sur affût modèle 1908-18

-Batterie de Batroi avec 4 canons de 75mm modèle 1881 sur affût modèle 1916

Ces batteries sont désactivées et tout est remis à plat pour protéger cette nouvelle base navale car certaines batteries se trouvaient dans l’emprise de la base opérationnelle.

Le plan arrêté en janvier 1942 prévoit deux forts principaux pour verrouiller l’accès à la baie, des positions dites de campagne (à armer en cas de guerre avec des pièces de campagne) pour obtenir un front de mer entièrement protégé.

L’Arsenal doit être protégé par des ouvrages fortifiés de type Maginot tout comme la base aéronavale, formant deux ensembles indépendants mais les champs de feu sont conçus pour se recouper.

Des travaux complémentaires doivent avoir lieu en cas de menace avérée sur l’Indochine, des tranchées doivent être creusées et des ouvrages de campagne construits pour transformer Cam-Ranh en un bastion inexpugnable.

Le dispositif du front de mer s’appuie donc sur deux forts installés de part et d’autre de la passe, les deux forts étant jumeaux par l’équipement et la puissance de feu. Fait qui démontre l’importance de cette position, les pièces d’artillerie sont neuves et non récupérées sur des navires désarmés.

Le cœur de chaque fort est constituée par une tourelle double équipée de deux canons de 203mm modèle 1940 identiques à ceux montés sur les Saint Louis, cette tourelle double étant appuyée par quatre canons de 152mm modèle 1931 en affûts simples sous masque et plate-forme rotative permettant le tir contre terre et contre but flottant.

La DCA n’est pas oubliée et est même plutôt soignée avec six canons de 90mm modèle 1939 en trois tourelles doubles et douze canons de 37mm modèle 1941 en affûts doubles.

La défense terrestre est assurée par quatre jumelages équipés d’un canon de 47mm et de deux mitrailleuses de 7.5mm.

Chaque fort est armée par une compagnie d’ouvrage pouvant si besoin est être renforcée par des unités de l’armée de terre.

Le reste du dispositif du front de mer est composé de huit emplacements pour des pièces d’artillerie tractée de 105 et de 155mm qui doivent être mis en place par l’artillerie coloniale en temps de guerre. Des casemates pour l’infanterie sont également prévus pour se défendre contre un éventuel débarquement.

L’Arsenal est défendu par quatre ouvrages «type Maginot» équipés chacun d’une cloche d’observation et de tir avec un canon de 25mm et une mitrailleuse de 7.5mm et quatre jumelages avec un canon de 47mm et deux mitrailleuses de 7.5mm. Deux mortiers de 81mm complètent le dispositif.

La défense antiaérienne de l’Arsenal est assurée par douze canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en affûts doubles.

Une compagnie d’ouvrages est chargée d’armer les ouvrages fortifiés et les pièces de défense antiaérienne.

La défense de la base aéronavale est assurée par des ouvrages plus légers que ceux de l’Arsenal avec six petits casemates équipés de quatre jumelages, le jumelage avant est armé d’un canon de 47mm et d’une mitrailleuse de 7.5mm alors que les trois autres jumelages sont équipés de deux mitrailleuses de 7.5mm. La défense antiaérienne de la base aéronavale est assurée par douze canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en affûts doubles.

La défense terrestre de la base est assurée par le Régiment de Fusiliers Marins de l’Indochine (RFMI), une unité créée en 1945 pour défendre cette base.

Elle est organisée en une compagnie d’état major, quatre compagnies de fusiliers, une compagnie régimentaire d’engins (canons antichars de 47mm, mortiers de 81mm et mitrailleuses de 13.2mm) et une compagnie de chars de marine équipée de Somua S-40.

Navires stationnés à Cam-Ranh en septembre 1948

-Croiseur lourd Tourville _navire-amiral des FNEO_

-Croiseur léger Duguay Trouin

-Porte-avions  Alienor d’Aquitaine

-Torpilleurs d’escadre Berthier et Tirailleur

-Torpilleurs légers Le Niçois Le Savoyard Le Béarnais et Le Catalan (7ème DT)

-Canonnières La Dédaigneuse et La Lurone

-Aviso-dragueurs Chevreuil Annamite Matelot Leblanc et Amiral Sénès (6ème DEL)

-Pétrolier Niger

-Pétrolier ravitailleur d’Escadre Rhône

-Remorqueur de haute mer Taureau

-Remorqueur de 1000ch Le Valeureux

-Remorqueurs de 750ch Jasmin Lys Pivoine

-Remorqueur de 600ch Padaran

-Remorqueurs de 300ch Nha Dé et Donnaï

-Gabare L’Entreprenante

Arsenal d’Indochine (Saïgon)

Bassin de l'Arsenal d'Indochine à Saïgon

Bassin de l’Arsenal d’Indochine à Saïgon

Cet arsenal à connu une existence mouvementée. Si le premier bassin à été inauguré en 1888 ce n’est qu’après la première guerre mondiale que l’arsenal d’Indochine (son nom officiel) voit le jour plus précisément en 1922 avec des installations réduites. Si réduites qu’il est supprimé en 1936, ses installations étant reprises par le port de commerce de Saïgon.

La marine nationale changea d’avis et le repris en 1940 pour permettre à une force maritime conséquente d’être réparée sur place, augmentant ainsi sa survie opérationnelle. La forme est ainsi agrandie à 190m pour permettre le carénage d’un croiseur.

Les ateliers sont modernisés et prévoyance salvatrice, des machines à outils sont installées pour produire des armes légères jusqu’au mortier de 81mm sans oublier les munitions.

En dépit de l’ouverture de la base de Cam-Ranh, des navires restent basés à Saïgon dans le port de commerce. En septembre 1948, les navires suivants y sont basés :

-Aviso colonial Amiral Charner

-Patrouilleur Branlebas

-Canonnière Marne

-Cannonières My Tho Tourane Francis Garnier et Song Do

-Chasseurs de sous-marins CH-45 et CH-46

Haïphong

Le grand port du nord de l’Indochine aurait pu faire un candidat à la grande navale en Indochine mais au final, ce port ne fût pas retenu en dépit de sa situation idéale dans le Golfe du Tonkin. La menace aérienne du à sa proximité avec la Chine l’élimina.

Il fût cependant décidé d’aménager une partie du port en zone militaire, un poste avancé de ravitaillement solidement protégé. Quelques navires sont cependant basés, notamment des unités légères.

250m de linéaires de quai sont construits avec une digue artificielle, créant un bassin protégé réservé aux navires militaires basés à Haïphong ou en escale pour se ravitailler en carburant, en munitions, vivres et pièces détachées.

Deux batteries côtières légères assurent la défense des accès du port avec pour chacune deux canons de 130mm sur affût tournant sous masque, deux canons de 75mm à tir contre but flottant et une DCA composée d’une tourelle double de 90mm (deux canons de 90mm modèle 1926) et de six canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40.

La défense terrestre d’Haïphong partie intégrante de la «Ligne Doumer» est assurée par de petits blockhaus d’infanterie équipés d’un affût jumelé (un canon de 47mm et une mitrailleuse de 7.5mm) et de deux mitrailleuses de 7.5mm.

En septembre 1948, les navires suivants sont basés à Haïphong

-Aviso Nancy stationnaire ne prenant plus la mer depuis juin 1947. Son désarmement à été repoussé par le début du conflit en Europe.

-Patrouilleur La Cordelière. Cet ancien torpilleur de classe La Melpomène devient à son arrivée en Indochine navire-amiral de la Flottille Côtière du Nord (FCN) chargée de missions de souveraineté avec pour équipement six jonques armées, quatre patrouilleurs de construction locale et deux canonnières fluviales, la canonnière Bassac à Hué sur la rivière des Parfums et le Tonle Sap sur le fleuve Rouge

-Aviso Lassigny utilisé comme ravitailleur de sous-marins

-Sous-marins Germinal et Thermidor (23ème DSM)

Tourane

Site un temps envisagé pour la grande base navale en Indochine, le site de Tourane (aujourd’hui connue sous le nom de Da Nang) est transformé en mouillage protégé avec une digue artificielle et des installations de ravitaillement installées sur la rive à proximité de l’embouchure de la rivière Han.

Les défenses sont implantées de part et d’autre de l’embouchure de la rivière Han avec un total de deux canons de 130mm en affûts simples sous masque, quatre canons de 90mm modèle 1926 en deux affûts doubles et six canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40.

Kompong San

La montée en puissance de la marine thaïlandaise dans les années trente et son tropisme japonais inquiète Saïgon qui décide d’aménager un mouillage protégé sur le golfe de Siam. Après une campagne de prospection, le site de Kompong Sam au Cambodge est choisit.

La campagne de dragage à lieu en 1943/44. Deux chenaux balisés sont réalisés ainsi que deux mouillages au centre d’une vaste baie pour les escales temporaires. Le point d’appui est réalisé à l’entrée du golfe à l’est.

Une digue empierrée est réalisée et 200m de linéaire de quai établie avec système de ravitaillement protégé et grues mobiles sur rails. A ces installations de ravitaillement s’ajoutent des ateliers de réparations et des locaux vie. Une piste de fortune est également construite pour le ravitaillement même si la baie soit suffisamment vaste pour permettre le ravitaillement par hydravions.

La défense de ce mouillage est assurée par deux points d’appui fortifiés à l’est et à l’ouest pour empêcher une flotte ennemie de mouiller dans ce golfe.

Chaque point d’appui fortifié se compose de deux canons de 130mm en affûts simples sous masque, deux canons de 75mm antiaériens en affûts simples et six canons de 25mm Hotchkiss. La défense terrestre est assurée par quatre tourelles démontables installés sur un trou en maçonnerie, chaque tourelle disposant d’un canon de 25mm et d’une mitrailleuse de 7.5mm.

Fortifications : Cap Saint Jacques et estuaire de la rivière Saïgon

Le Cap Saint Jacques n’est pas une base navale mais une forteresse destinée à couvrir les approches de Saïgon. Sa mise en défense avait déjà été réalisée au 19ème siècle mais ces travaux avaient réduits à néant par le renvoi en métropole des pièces d’artillerie lourde.

Un projet de « refortification » de ce point d’appui est assuré en 1946 avec une tourelle double de 152mm montée sur un encuvement en béton. Son action est relayée par huit canons de 90mm modèle 1939 en quatre affûts doubles montés aux quatre coins de la batterie pour le tir antiaérien et contre but surface voir contre terre. La DCA légère est assurée par six canons de 25mm.

La protection rapprochée de l’estuaire de la rivière Saïgon est assurée par deux petits points d’appui équipés pour chacun d’un canon de 130mm, de deux canons antiaériens de 75mm et de quatre canons antiaériens de 25mm. La défense rapprochée terrestre est assurée par quatre petits casemates équipés chacun de deux mitrailleuses de 7.5mm.