Allemagne (67) Armée de Terre (24)

WAFFEN S.S
D’une force de protection à une force de combat : une brève histoire de l’ordre noir

Les S.S ou Schutz Staffel (échelons de protection) voit le jour le 9 novembre 1925. Ils sont recrutés au sein du parti nazi pour servir de force de sécurité interne au profit notamment d’Adolf Hitler, le chef du parti nazi.

A l’origine de la Waffen S.S (littéralement S.S de combat) figure la sélection de 120 hommes en mars 1933 par Sepp Dietrich pour former le Sonderkommando Berlin, cette force atteignant 800 hommes en novembre devenant le Leibstandarte Adolf Hitler (LAH) chargée de la sécurité du leader nazi, l’unité étant rebaptisée Leibstandarte SS Adolf Hitler (LSSAH) en avril 1934.

1935 Adolf Hitler passe en revue sa garde personne, la LSSAH (Leibstandarte S.S Adolf Hitler)

1935 Adolf Hitler passe en revue sa garde personne, la LSSAH (Leibstandarte S.S Adolf Hitler)

Le poids était cependant insignifiant par rapport aux S.A dont le poids numérique était nettement plus important.

L'Oberstgruppenführer S.S Sepp Dietrich commanda la S.S quand Himmler devint Führer et Heydrich chancelier

L’Oberstgruppenführer S.S Sepp Dietrich commanda la S.S quand Himmler devint Führer et Heydrich chancelier

Bien que certains S.S étaient issus des S.A, les deux organisations étaient rivales ce qui explique que l’un des chefs des S.S, Sepp Dietrich fût le bras armé de la purge sanglante du 30 juin 1934, la tristement célèbre «nuit des longs couteaux» qui élimine des ennemis politiques des nazis mais également de vieux camarades comme Ernst Röhm, le chef des S.A.

Ernst Röhm une des victimes de la "Nuit des Longs Couteaux"

Ernst Röhm une des victimes de la « Nuit des Longs Couteaux »

L’élimination des S.A permet aux S.S de s’imposer comme la principale force de sécurité de l’appareil d’état nazi.

En septembre 1934, une branche militaire de la S.S est mise sur le pied, le S.S-Verfügungstruppe (SS-VT), cette branche assurant le recrutement de leurs troupes mais dépendant de l’Oberkommado der Wehrmacht (OKW) pour la fourniture d’armement et l’entrainement.

Deux nouveaux régiments sont créés par la suite, des régiments baptisés S.S Germania et S.S Deutschland. Ces trois régiments sont les premières unités de combat de la Waffen S.S.

Peu à peu l’ordre noir prend son autonomie, des écoles de formation sont mises sur pied (SS-Junkerschule Bad Tölz et Braunschweig) et en 1936, le Lieutenant General Paul Hausser est nommé inspecteur de la SS-VT avec le grade de Brigadefuhrer.

Des éléments de la SS-VT participent à l’Anschluss et à l’occupation des Sudètes. Ces opérations n’ayant pas débouché sur des combats, la SS-VT ne peut pas se faire les dents avant le déclenchement de la guerre de Pologne.

Quand le conflit éclate, la SS-VT dispose de quatre régiments, le régiment «Der Führer» ayant été recruté en Autriche après l’Anschluss et encore en formation quand la guerre éclate. Ces unités placées sous le commandement de l’armée pour des opérations de sécurité qui démontrèrent le faible niveau de la SS-VT qui s’illustra davantage par ses crimes de guerre que par son talent au combat.

Sepp Dietrich décorant des hommes de la S.S Leibstandarte

Sepp Dietrich décorant des hommes de la S.S Leibstandarte

Le conflit terminé, un conflit éclata entre la S.S et la Wehrmacht. La première souhaitait une autonomie totale avec ses propres divisions et son propre commandement, la seconde le démantèlement de la S.S-VT. Hitler choisit une voit médiane : la S.S-VT devait former ses propres divisions qui seront placées sous le commandement de l’armée.

En octobre 1939, le LSSAH devient un régiment motorisé alors que les régiments «Deutschland», «Germania» et «Der Fuhrer» deviennent des divisions, les divisions recevant les numéros 2, 3 et 4, étant rejoints par une cinquième division «Totenkopf» issue des personnels des camps de concentration puis une sixième division «S.S-Polizei» car issue des forces de sécurité de l’ordre noir.

Cette situation n’évolue pas jusqu’en 1945 quand deux nouvelles divisions sont mises sur pied portant le nombre de G.U de la S.S à huit. La septième division «Das Reich» est créée au printemps 1945, la huitième baptisée «Nordland» étant mise sur pied en septembre 1946.

volontaires finlandais de la division Nordland lors de la campagne de Norvège où seuls des détachements S.S furent engagés

volontaires finlandais de la division Nordland lors de la campagne de Norvège où seuls des détachements S.S furent engagés

Ce dernier s’explique par la présence de volontaires scandinaves en compagnie d’allemands. Des suédois, des norvégiens, des danois et des finlandais sont ainsi recrutés comme volontaires pour compléter les effectifs de cette division.

En janvier 1947, le bataillon «Walkyria» est mis sur pied pour des opérations spéciales, la protection d’Himmler ainsi que tous les coups fourrés imaginés par le duo Himmler/Heydrich. Il est suivi en juin par une brigade parachutiste «S.S-Fallschirmjagerbrigade» puis en septembre par deux divisions blindées.

Si la 1. SS. Panzerdivision est issue du régiment Leibstandarte, la 11.SS Hitler Jugend est formée à partir de rien ou presque.

Quand le second conflit mondial éclate, la Waffen S.S (la S.S-VT change de nom en septembre 1945) dispose de huit divisions d’infanterie, d’un bataillon spécial, d’une brigade parachutiste et de deux divisions blindées même si ces deux divisions et la brigade sont loin d’être opérationnelles.

Organisation

-Les divisions S.S dépendent d’un Etat-major particulier distinct de celui de l’armée notamment au temps de paix. En temps de guerre, les divisions S.S doivent être placées sous l’autorité de l’armée même si durant le conflit, il y aura toujours des frictions.

-Les huit divisions d’infanterie sont regroupés au sein de quatre corps d’armée de deux divisions, les I. II. II. Et IV. S.S Korps.

-Les S.S sont placés sous l’autorité de Himmler qui devenu Führer commence à déléguer à ses subordonnés. En septembre 1945, le commandement de la branche militaire de la S.S est assurée par le S.S Oberstgruppenführer Sepp Dietrich, l’ancien commandant du Sonderkommando Berlin.

-Les divisions d’infanterie de la Waffen S.S sont organisées comme les divisions d’infanterie de l’armée :

-Un état-major

-Un groupe de reconnaissance divisionnaire équipé de chars légers Panzer II, d’automitrailleuses Sdkfz 234 et de motocyclistes

-Un groupe logistique (ravitaillement et maintenance)

-Trois régiments d’infanterie à trois bataillons, chaque bataillon disposant de trois compagnies de fusiliers, une compagnie de mortiers et une compagnie antichar.

-Un régiment d’artillerie à trois groupes de trois batteries (Abteilungen I,II et III) équipée chacune de quatre obusiers de 105mm soit un total de trente-six pièces et un groupe lourd équipé de trois batteries de quatre obusiers de 150mm.

-Un bataillon de canons d’assaut équipés de Stug III.

-Un détachement de transmissions

-Un bataillon du génie

-Un groupe antichar motorisé équipé de canons antichars de 50 et de 75mm

-Un groupe antiaérien motorisé équipé de canons de 20 et de 37mm, des pièces tractées remorquées par des semi-chenillés.

-Un groupe d’observation d’artillerie

-Un détachement de santé

-Les Deux divisions Panzer en formation en septembre 1948 dont une issue du régiment motorisé Leibstandarte S.S Adolf Hitler(1. SS. Panzerdivision «Leibstandarte» et 11. SS Panzerdivision «Hitler Jugend»).

L’organisation de ces divisions est différente des Panzerdivision de l’armée :

-Un état-major divisionnaire

-Un groupement logistique autonome

-Un groupe de reconnaissance motorisé (une compagnie motocycliste, une compagnie d’auto-blindées, une compagnie lourde équipés de chars légers Lynx (Panzer II mod.) et une compagnie d’appui _canons antichars et antiaériens_)

-Deux brigades de chars organisées en un état-major, deux régiments de chars _un équipé de Panther et un équipé de Tigre I_ , un bataillon d’artillerie d’assaut équipé de Stug III, un bataillon de grenadier d’assaut sur semi-chenillé, une compagnie antichar et une compagnie antiaérienne.

-Une brigade de grenadiers (état-major, deux régiments de grenadiers, une compagnie motocycliste, une compagnie antichar et une compagnie antiaérienne) avec le projet d’en créer une deuxième.

-Un régiment d’artillerie autopropulsé équipé de Wespe et de Hummel

-Un bataillon motorisé du génie

-Un détachement de transmissions.

-La S.S Fallschimrjäger-Brigade est mise sur pied en juin 1947. Sepp Dietrich aurait souhaiter une division mais Himmler soucieux de ne pas heurter la Luftwafe limita provisoirement son ambition à une brigade parachutiste.

Elle est organisé en un état-major, un groupe de transmissions, un groupe de soutien logistique, deux bataillons de Fallschimrjäger et un bataillon d’appui (canons sans recul, mortiers, mitrailleuses lourdes).

En ce qui concerne les volontaires étrangers, priorité est donné aux Volksdeutsche et aux nordiques, les scandinaves et  les flamands essentiellement. Certains auteurs ont comparé la Waffen S.S à une Légion Etrangère allemande mais la comparaison me semble exagérée.

Ce recrutement de volontaires motivés par le frisson de l’aventure, l’appât du gain ou des motivations idéologiques est le théâtre d’une guerre de l’ombre entre services secrets britanniques, français et allemands, des filières de recrutement étant régulièrement démantelées par les services de sécurité alliés ou dont la neutralité penche du côté de Paris ou de Londres.

Quand le second conflit mondial éclate, les volontaires étrangers sont ultra-minoritaires, représentant selon les chiffres entre 1 et 2% des effectifs au point que contrairement à la promesse qui leur à été faite, aucune marque distinctive de nationalité n’est présente sur leur uniforme

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Allemagne (57) Armée de terre (14)

Armement (6) : canons automoteurs

Avant-Propos

La mise en œuvre et le transport de pièces d’artillerie et jadis des armes de siège posa toujours de redoutables problèmes aux planificateurs. Il y avait bien la traction animale mais cela nécessitait de nombreux animaux qu’il fallait entrainer et nourrir.

En dépit de ces inconvénients, la traction hippomobile resta le moyen de déplacement privilégié des pièces d’artillerie ce qui nécessitait pour les plus grosses de les diviser en plusieurs fardeaux.

L’invention du moteur à explosion puis de la chenille permis la mise au point de tracteurs d’artillerie qui permettait le remorquage des pièces les plus lourdes de façon plus efficace que la traction hippomobile même si pour les mastodontes de siège, il fallait toujours diviser la pièce en un ou deux fardeaux.

L’utilisation de tracteurs chenillés Baby Holt ou Caterpillar pour tracter les pièces donna des idées à certains, l’idée de monter le canon sur un châssis chenillé pour pouvoir suivre l’infanterie et les chars dans la profondeur du dispositif ennemi.

A part la France aucun pays ne développa une artillerie d’exploitation et surtout pas l’Allemagne qui ne crut même pas dans le char de combat, l’A7V étant un mastodonte maladroite, une réponse aux tanks anglais mais pas un véhicule issue d’une véritable réflexion.

La guerre terminée, l’artillerie se désintéressa d’une artillerie automotrice. Il fallut attendre la fin des années trente pour qu’une artillerie autonome revoit le jour dans le but d’appuyer les chars de combat.

Plusieurs réponses furent apportées à la problématique de l’appui des chars dans la profondeur et si les Stukas de la Luftwafe furent conçus en partie pour soutenir les chars et anéantir les points de résistance ennemis, la Heer ne resta pas les bras croisés en mettant au point des canons automoteurs en combinant des châssis de chars en voie de déclassement et des pièces d’artillerie mis au point à l’origine pour l’artillerie de campagne.

Elle développa également un modèle de canon d’assaut, le Stug destiné à l’origine au soutien rapproché de l’infanterie mais qui devint également un succédané de canon automoteur.

Automoteur Wespe

Automoteur Wespe en batterie au cours d'un exercice. Au combat, ils étaient davantage dispersés et souvent camouflés

Automoteur Wespe en batterie au cours d’un exercice. Au combat, ils étaient davantage dispersés et souvent camouflés

Pour appuyer les chars, l’artillerie allemande ne disposait à l’origine que de pièces tractées qui seraient bien incapables de suivre les chars dans la profondeur et en cas de mauvais temps, l’aviation ne pourrait pas prendre le relais.

Il fallait donc une pièce d’artillerie automotrice aussi rapide et mobile que le char. La solution la plus simple était installé une pièce d’artillerie de campagne sur un châssis de char, permettant aux Panzer de toujours disposer d’un appui-feu.

En 1939 si le Panzer III et le Panzer IV sont les chars principaux des Panzerdivisionen, il reste encore en service des Panzer I et II totalement dépassés ou en passe de l’être.
Ces châssis sont disponibles pour une reconversion. Si le Panzer I équipé d’un canon de 150mm SiG-33 ne dépasse pas le stade du prototype, le Panzer II va connaitre une deuxième jeunesse comme canon automoteur, les chassis utilisés étant soit d’anciens chars transformés ou des châssis neufs tout juste sortis d’usine.

C’est l’acte de naissance du FH 18/2 auf Fgst Kpfw II (Sf) SdKfz 142 Wespe plus connu sous le nom de Wespe. Il combinait un châssis de Panzerkampfwagen II Ausf F avec un canon de 105mm FH 18, une superstructure remplaçant la tourelle.

Au sein des régiments d’artillerie des Panzerdivisionen, il équipait trois des cinq groupes d’artillerie   soit un total de vingt-quatre Wespe par régiment et de 288 pour l’ensemble des Panzerdivisionen.

La production continua pour constituer un volant de fonctionnement et anticiper la mise sur pied de nouvelles divisions blindées voir d’unités de chars plus petites.

Caractéristiques Techniques du Sdkfz 142 Wespe

Type : canon de campagne automoteur

Poids : 11 tonnes  Longueur : 4.81m largeur : 2.28m hauteur : 2.30m

Moteur : Maybach à essence de 140ch

Performances : vitesse maximale sur route 40km/h autonomie maximale 220km

Armement : un canon de 105mm FH 18 et une mitrailleuse de 7.92mm MG-34.

Equipage : cinq hommes

Automoteur Hummel

automoteur Hummel

automoteur Hummel

Le canon de 105mm monté sur le Wespe était un excellent canon mais pour augmenter la puissance de feu des PzD, il fallait un canon de plus gros calibre. Si la combinaison canon de 105mm/châssis de Panzer II était efficace, pourquoi ne pas imaginer un châssis plus gros et un canon plus lourd.

C’est l’acte de naissance du 15cm Panzerfeldhaubitze 18M auf GW III/IV SdKfz 165 Hummel plus connu sous le simple nom de Hummel (bourdon).

Il combinait un châssis reprenant à la fois des éléments de celui du Panzer III et du Panzer IV et appelé Geschützwagen III/IV avec un obusier de campagne, le 15cm Feldhaubitze 18.

Les premiers prototypes sont réalisés en 1941 mais la priorité donnée au Wespe et les perturbations liées à la guerre civile font qu’il faut attendre 1944 pour que le Hummel commence à équiper deux des cinq groupes du régiment d’artillerie des Panzerdivisionen soit un total de seize Hummel.

Les premiers exemplaires étaient équipés d’un frein de bouche mais à l’usage, il se révéla peu utile et à partir du 51ème exemplaire de série, le frein de bouche fût supprimé.
La production du Hummel, comme celle du Wespe se poursuivit après la livraison des véhicules destinés aux divisions pour anticiper sur les pertes et faciliter la constitution de nouvelles unités à base de chars.

Caractéristiques Techniques du Sdkfz 165 Hummel

Type : canon de campagne

Poids : 24 tonnes Longueur : 4.81m largeur : 2.28m hauteur : 2.30m

Moteur : Maybach à essence de 265ch

Performances : vitesse maximale sur route 42 km/h autonomie maximale 220km

Armement : un obusier de 150mm FH18 et une mitrailleuse de 7.92mm MG-34

Equipage : cinq hommes

Sturmgeschütz III

canon d'assaut Stug III Ausf E à canon long de 75mm

canon d’assaut Stug III Ausf E à canon long de 75mm

Comme vous le savez, le char d’assaut, le tank à été inventé pour percer le front, franchir barbelés et tranchées, permettant à l’infanterie d’occuper le terrain même si le sol bouleversé par les obus, rempli de boue et d’eau n’était pas le plus facile pour les fantassins.

Émergea au délà du char le besoin d’un véhicule d’appui pour l’infanterie qui pouvait suivre les fantassins sur le terrain pour détruire les obstacles, les blockhaus. C’est l’acte de naissance du canon d’assaut.

C’est en 1936 que ce projet est lancé. Sur un châssis de Panzer III, on installait un canon court de 75mm tirant des obus explosifs, installé en superstructure ce qui le rendait plus simple à produire et le rendait plus discret car sa hauteur ne devait pas dépasser celle d’une hauteur d’homme.

Les premiers Sturmgeschütz III (Ausf A à D) étaient armés de ce canon court et une mitrailleuse de 7.92mm, intégrés à un bataillon de quarante-huit véhicules au sein de chaque Panzerdivisionen.

En septembre 1944 apparait la version Ausf E équipé d’un canon long de 75mm _identique à celui des dernières versions du Panzer IV_ tirant des obus explosifs et des obus perforants, faisant du canon d’assaut un chasseur de chars.

En raison d’une priorité donné au réarmement des Panzer IV à canon court, les premiers Sturmgeschütz III Ausf E n’arrivent en unité qu’au printemps 1946 et en septembre 1948, seules six des douze Panzerdivisionen ont reçut des Ausf E.

Schéma d'un Stug III Ausf A à canon court de 75mm

Schéma d’un Stug III Ausf A à canon court de 75mm

Caractéristiques Techniques du Stug III Ausf E

Type : canon d’assaut

Poids : 23.9 tonnes

Moteur à essence Maybach de 265ch

Longueur : 6.77m largeur 2.95m hauteur 2.16m

Vitesse maximale sur route 40 km/h Autonomie sur route 165km

Armement : un canon long de 75mm et deux mitrailleuses de 7.92mm

Equipage : 4 hommes

Les chasseurs de chars

prototype de Panzerjäger I

prototype de Panzerjäger I

Comme nous l’avons vu à propos du Sturmgeschütz III, le canon d’assaut d’infanterie avec son canon court et ses obus explosifs évolua en un véhicule plus polyvalent avec un canon de 75mm long et tirant à la fois des obus explosifs mais également des obus perforants, le rendant apte à la lutte antichar.

Cette évolution eut un impact sur les projets de chasseurs de chars (Panzerjäger) qui ne dépassèrent le statut de l’étude ou du prototype.

A l’instar de la France, l’Allemagne prépara des prototypes de chasseurs de chars pour pouvoir les produire plus rapidement que les chars de combat.

Elle réutilisa des châssis de chars déclassés pour ses projets en l’occurrence les Panzer I et II ainsi que les chars tchèques Pzkpw 35 et 38 (t).

Parmis les projets, on trouvait le Panzerjäger I qui combinait un châssis de Panzer I avec un canon Skoda de 47mm sous bouclier, le Marder I qui combinait un châssis de Panzer II avec un canon de 50mm Pak 38, le Marder II qui combinait un châssis de Panzer II avec un canon antichar de 75mm alors que le Marder III installait le même canon sur un châssis de char tchèque déclassé.

Les projets

Dans le domaine des canons automoteurs, plusieurs projets ne dépassèrent pas le stade du prototype. Citons le SIG 33 auf Geschützwagen qui voyait l’installation d’un canon de 150mm SIG-33 sur un châssis de Panzer I ou le SdKfz 138 connu sous le nom de Bison qui installait le même canon sur le châssis du Pzkpw 38 (t).