Italie (76) Regio Esercito (16)

Les Armes du Regio Esercito Italiano (8) : autos blindées et camion, les autres véhicules de l’armée italienne

Avant-propos

De tout temps le renseignement à été la clé de la guerre. Un adversaire supérieurement informé l’emportera toujours sur un adversaire moins bien informé à condition bien sur de bien exploiter les renseignements recueillis.

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Italie (1) Avant-Propos

UNE AUTRE SECONDE GUERRE MONDIALE
T.6 ITALIE

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Le drapeau italien durant la période Monarchique. 

AVANT-PROPOS

En ce 26 septembre 2017, j’annonce le début officiel de mon sixième tome de cette monumentale uchronie. Entamée en 2011, je ne pensai pas n’être rendu qu’au sixième tome six ans plus tard.

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Etats Unis (125) Armée de terre (15)

Uniformes et Equipement individuel

Avant-propos

Uniforme bleu

Uniforme d’officier d’un régiment de volontaires de Pennsylvanie durant la guerre de Sécession

Si les Etats-Unis ont conservé une partie des traditions militaires de leur ancienne puissance coloniale, au niveau des uniformes, ils ont vite adopté au 19ème siècle une tenue bleue d’où le nom de Tuniques Bleues ou de Blues donnés aux soldats de l’US Army.

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Allemagne (67) Armée de Terre (24)

WAFFEN S.S
D’une force de protection à une force de combat : une brève histoire de l’ordre noir

Les S.S ou Schutz Staffel (échelons de protection) voit le jour le 9 novembre 1925. Ils sont recrutés au sein du parti nazi pour servir de force de sécurité interne au profit notamment d’Adolf Hitler, le chef du parti nazi.

A l’origine de la Waffen S.S (littéralement S.S de combat) figure la sélection de 120 hommes en mars 1933 par Sepp Dietrich pour former le Sonderkommando Berlin, cette force atteignant 800 hommes en novembre devenant le Leibstandarte Adolf Hitler (LAH) chargée de la sécurité du leader nazi, l’unité étant rebaptisée Leibstandarte SS Adolf Hitler (LSSAH) en avril 1934.

1935 Adolf Hitler passe en revue sa garde personne, la LSSAH (Leibstandarte S.S Adolf Hitler)

1935 Adolf Hitler passe en revue sa garde personne, la LSSAH (Leibstandarte S.S Adolf Hitler)

Le poids était cependant insignifiant par rapport aux S.A dont le poids numérique était nettement plus important.

L'Oberstgruppenführer S.S Sepp Dietrich commanda la S.S quand Himmler devint Führer et Heydrich chancelier

L’Oberstgruppenführer S.S Sepp Dietrich commanda la S.S quand Himmler devint Führer et Heydrich chancelier

Bien que certains S.S étaient issus des S.A, les deux organisations étaient rivales ce qui explique que l’un des chefs des S.S, Sepp Dietrich fût le bras armé de la purge sanglante du 30 juin 1934, la tristement célèbre «nuit des longs couteaux» qui élimine des ennemis politiques des nazis mais également de vieux camarades comme Ernst Röhm, le chef des S.A.

Ernst Röhm une des victimes de la "Nuit des Longs Couteaux"

Ernst Röhm une des victimes de la « Nuit des Longs Couteaux »

L’élimination des S.A permet aux S.S de s’imposer comme la principale force de sécurité de l’appareil d’état nazi.

En septembre 1934, une branche militaire de la S.S est mise sur le pied, le S.S-Verfügungstruppe (SS-VT), cette branche assurant le recrutement de leurs troupes mais dépendant de l’Oberkommado der Wehrmacht (OKW) pour la fourniture d’armement et l’entrainement.

Deux nouveaux régiments sont créés par la suite, des régiments baptisés S.S Germania et S.S Deutschland. Ces trois régiments sont les premières unités de combat de la Waffen S.S.

Peu à peu l’ordre noir prend son autonomie, des écoles de formation sont mises sur pied (SS-Junkerschule Bad Tölz et Braunschweig) et en 1936, le Lieutenant General Paul Hausser est nommé inspecteur de la SS-VT avec le grade de Brigadefuhrer.

Des éléments de la SS-VT participent à l’Anschluss et à l’occupation des Sudètes. Ces opérations n’ayant pas débouché sur des combats, la SS-VT ne peut pas se faire les dents avant le déclenchement de la guerre de Pologne.

Quand le conflit éclate, la SS-VT dispose de quatre régiments, le régiment «Der Führer» ayant été recruté en Autriche après l’Anschluss et encore en formation quand la guerre éclate. Ces unités placées sous le commandement de l’armée pour des opérations de sécurité qui démontrèrent le faible niveau de la SS-VT qui s’illustra davantage par ses crimes de guerre que par son talent au combat.

Sepp Dietrich décorant des hommes de la S.S Leibstandarte

Sepp Dietrich décorant des hommes de la S.S Leibstandarte

Le conflit terminé, un conflit éclata entre la S.S et la Wehrmacht. La première souhaitait une autonomie totale avec ses propres divisions et son propre commandement, la seconde le démantèlement de la S.S-VT. Hitler choisit une voit médiane : la S.S-VT devait former ses propres divisions qui seront placées sous le commandement de l’armée.

En octobre 1939, le LSSAH devient un régiment motorisé alors que les régiments «Deutschland», «Germania» et «Der Fuhrer» deviennent des divisions, les divisions recevant les numéros 2, 3 et 4, étant rejoints par une cinquième division «Totenkopf» issue des personnels des camps de concentration puis une sixième division «S.S-Polizei» car issue des forces de sécurité de l’ordre noir.

Cette situation n’évolue pas jusqu’en 1945 quand deux nouvelles divisions sont mises sur pied portant le nombre de G.U de la S.S à huit. La septième division «Das Reich» est créée au printemps 1945, la huitième baptisée «Nordland» étant mise sur pied en septembre 1946.

volontaires finlandais de la division Nordland lors de la campagne de Norvège où seuls des détachements S.S furent engagés

volontaires finlandais de la division Nordland lors de la campagne de Norvège où seuls des détachements S.S furent engagés

Ce dernier s’explique par la présence de volontaires scandinaves en compagnie d’allemands. Des suédois, des norvégiens, des danois et des finlandais sont ainsi recrutés comme volontaires pour compléter les effectifs de cette division.

En janvier 1947, le bataillon «Walkyria» est mis sur pied pour des opérations spéciales, la protection d’Himmler ainsi que tous les coups fourrés imaginés par le duo Himmler/Heydrich. Il est suivi en juin par une brigade parachutiste «S.S-Fallschirmjagerbrigade» puis en septembre par deux divisions blindées.

Si la 1. SS. Panzerdivision est issue du régiment Leibstandarte, la 11.SS Hitler Jugend est formée à partir de rien ou presque.

Quand le second conflit mondial éclate, la Waffen S.S (la S.S-VT change de nom en septembre 1945) dispose de huit divisions d’infanterie, d’un bataillon spécial, d’une brigade parachutiste et de deux divisions blindées même si ces deux divisions et la brigade sont loin d’être opérationnelles.

Organisation

-Les divisions S.S dépendent d’un Etat-major particulier distinct de celui de l’armée notamment au temps de paix. En temps de guerre, les divisions S.S doivent être placées sous l’autorité de l’armée même si durant le conflit, il y aura toujours des frictions.

-Les huit divisions d’infanterie sont regroupés au sein de quatre corps d’armée de deux divisions, les I. II. II. Et IV. S.S Korps.

-Les S.S sont placés sous l’autorité de Himmler qui devenu Führer commence à déléguer à ses subordonnés. En septembre 1945, le commandement de la branche militaire de la S.S est assurée par le S.S Oberstgruppenführer Sepp Dietrich, l’ancien commandant du Sonderkommando Berlin.

-Les divisions d’infanterie de la Waffen S.S sont organisées comme les divisions d’infanterie de l’armée :

-Un état-major

-Un groupe de reconnaissance divisionnaire équipé de chars légers Panzer II, d’automitrailleuses Sdkfz 234 et de motocyclistes

-Un groupe logistique (ravitaillement et maintenance)

-Trois régiments d’infanterie à trois bataillons, chaque bataillon disposant de trois compagnies de fusiliers, une compagnie de mortiers et une compagnie antichar.

-Un régiment d’artillerie à trois groupes de trois batteries (Abteilungen I,II et III) équipée chacune de quatre obusiers de 105mm soit un total de trente-six pièces et un groupe lourd équipé de trois batteries de quatre obusiers de 150mm.

-Un bataillon de canons d’assaut équipés de Stug III.

-Un détachement de transmissions

-Un bataillon du génie

-Un groupe antichar motorisé équipé de canons antichars de 50 et de 75mm

-Un groupe antiaérien motorisé équipé de canons de 20 et de 37mm, des pièces tractées remorquées par des semi-chenillés.

-Un groupe d’observation d’artillerie

-Un détachement de santé

-Les Deux divisions Panzer en formation en septembre 1948 dont une issue du régiment motorisé Leibstandarte S.S Adolf Hitler(1. SS. Panzerdivision «Leibstandarte» et 11. SS Panzerdivision «Hitler Jugend»).

L’organisation de ces divisions est différente des Panzerdivision de l’armée :

-Un état-major divisionnaire

-Un groupement logistique autonome

-Un groupe de reconnaissance motorisé (une compagnie motocycliste, une compagnie d’auto-blindées, une compagnie lourde équipés de chars légers Lynx (Panzer II mod.) et une compagnie d’appui _canons antichars et antiaériens_)

-Deux brigades de chars organisées en un état-major, deux régiments de chars _un équipé de Panther et un équipé de Tigre I_ , un bataillon d’artillerie d’assaut équipé de Stug III, un bataillon de grenadier d’assaut sur semi-chenillé, une compagnie antichar et une compagnie antiaérienne.

-Une brigade de grenadiers (état-major, deux régiments de grenadiers, une compagnie motocycliste, une compagnie antichar et une compagnie antiaérienne) avec le projet d’en créer une deuxième.

-Un régiment d’artillerie autopropulsé équipé de Wespe et de Hummel

-Un bataillon motorisé du génie

-Un détachement de transmissions.

-La S.S Fallschimrjäger-Brigade est mise sur pied en juin 1947. Sepp Dietrich aurait souhaiter une division mais Himmler soucieux de ne pas heurter la Luftwafe limita provisoirement son ambition à une brigade parachutiste.

Elle est organisé en un état-major, un groupe de transmissions, un groupe de soutien logistique, deux bataillons de Fallschimrjäger et un bataillon d’appui (canons sans recul, mortiers, mitrailleuses lourdes).

En ce qui concerne les volontaires étrangers, priorité est donné aux Volksdeutsche et aux nordiques, les scandinaves et  les flamands essentiellement. Certains auteurs ont comparé la Waffen S.S à une Légion Etrangère allemande mais la comparaison me semble exagérée.

Ce recrutement de volontaires motivés par le frisson de l’aventure, l’appât du gain ou des motivations idéologiques est le théâtre d’une guerre de l’ombre entre services secrets britanniques, français et allemands, des filières de recrutement étant régulièrement démantelées par les services de sécurité alliés ou dont la neutralité penche du côté de Paris ou de Londres.

Quand le second conflit mondial éclate, les volontaires étrangers sont ultra-minoritaires, représentant selon les chiffres entre 1 et 2% des effectifs au point que contrairement à la promesse qui leur à été faite, aucune marque distinctive de nationalité n’est présente sur leur uniforme

Allemagne (43) Ordre de bataille (4)

PROGRAMME DE GUERRE

Avant-propos

-Plan Z d’origine totalement irréaliste selon les capacités financières, industrielles et humaines de l’Allemagne surtout que comme en 1914, la marine devait faire face à la concurrence des autres services (Wehrmacht, Luftwafe et Waffen S.S).

-La mouture définitive de ce plan ne permet pas à la Kriegsmarine de vaincre les marines britanniques et français mais permet aux amiraux allemands d’envisager une solide dissuasion et de provoquer des pertes insupportables à long terme.

-Cette montée en puissance est perturbée par la guerre civile qui à défaut d’ensanglanter l’Allemagne perturbe la production militaire.

-Les construction sont ralenties ce qui explique que nombre de navires qui auraient du être opérationnels en septembre 1948 ne le sont pas encore.

-La Kriegsmarine espérait un report de l’opération Weserübung au printemps 1949 mais on lui fait rapidement comprendre à Berlin que c’est impossible en prétendant que les alliés allaient attaquer en octobre.

-Elle est néanmoins consciente qu’elle aborde ce conflit dans une position nettement plus confortable que neuf ans plus tôt. La marine allemande aborde le conflit avec un optimisme prudent mais un optimisme quand même.

Le 5 septembre 1948, les allemands envahissent la Norvège et le Danemark. Dans les jours qui suivent, la construction des navires est suspendue, le temps de voir quelle serait la réaction des alliés.

-Paris et Londres réagissant vigoureusement (bombardement aériens, envoi d’un corps expéditionnaire en Norvège, escarmouches à l’ouest entre corps francs des deux pays….), la construction de la majeure partie des navires est poursuivie, seuls les navires tous juste sur cale n’est pas reprise voir abandonnée pour accélérer la construction des navires les plus avancés.

En octobre 1949, un programme de guerre est voté, regroupant des commandes antérieures et de nouvelles commandes en fonction notamment des premiers retours d’expérience de la seconde guerre mondiale.

Navires en construction ou en achèvement le 5 septembre 1948

Liste des navires en construction

-Cuirassé Moltke (Schlachschiff O) sur cale aux chantiers navals AG Weser de Brême. Son achèvement est d’autant plus incertain qu’il est endommagé par un bombardement anglais le 8 septembre.

-Cuirassé Goeben (Schlachschiff P) en achèvement à flot au Rugen Kriegsmarinewerft

-Croiseurs légers antiaériens classe Dantzig, Friburg et Wien en construction aux chantiers navals Deutsche Werke de Kiel.

Si le premier est en achèvement à flot, le second est encore sur cale à plus de dix mois de son lancement.

-Croiseur léger antiaérien classe Dantzig, le Munchen sur cale aux chantiers navals Friedrich Krupp Germaniawerft de Kiel. Son lancement est prévu pour février 1949.

-Huit destroyers type 1942 (Z.53 à Z.60) sont en construction quand éclate le second conflit mondial : Les Z.53,Z.54, Z.55 et les Z.56 sont en achèvement à flot alors que les Z.57, Z.58, Z.59 et Z.60 sont encore sur cale

-Des torpilleurs sont également en construction, huit navires appartenant au type 46, une version dérivée du type 43.

Le T.45 et le T.46 sont en phase d’essais, les T.47 et T.48 sont en achèvement à flot, les T.49, T.50, les T.51 et T.52 sont encore sur cale.

-De nombreux sous-marins sont en construction quand le conflit commence, des sous-marins appartenant à deux modèles, le type XII et le type XVII.

Sur les douze sous-marins type XII (U-193 à U-204) commandés en septembre 1942, les six premiers (U-193 à U-198) sont sur le point d’entamer leurs essais ou d’entrer en service. Les six autres sont encore en construction (U-199 à U-204) plus précisément en achèvement à flot.

-Sur les douze sous-marins type XVII commandés en janvier 1946 (U-205 à U-216), les six premiers sont sur le point d’entrer en service, les six autres sont encore en construction

Si aucun navire léger (escorteur, vedettes….) n’est en construction, ce n’est pas le cas des navires de soutien.

-Quatre ravitailleurs type Siegfried sont en construction au Rugen Kriegsmarinewerft, des navires baptisés Siegfried Thor Odin et Wotan.

-Deux navires-ateliers sont en construction aux chantiers navals Schichau-Werke d’Elbing, des navires baptisés Loki et Irmin

Les constructions poursuivies, les constructions suspendues

Le 5 septembre 1948, les constructions sont suspendues le temps de voir comment évolue le conflit et surtout la réaction des alliés. Ces derniers réagissant de manière musclée, les allemands reprennent la majorité des constructions, certaines étant suspendues pour permettre l’accélération des autres constructions.

Schéma des cuirassés type H

Schéma des cuirassés type H

En ce qui concerne les deux cuirassés, la construction du Goeben est poursuivie sans hâte, son état d’achèvement rendant peu économique l’arrêt de la construction.

En revanche, la construction du Moltke encore sur cale et endommagé ultérieurement par un bombardement anglais (8 septembre) est stoppée. La coque est lancée et va servir de ponton à Brême.

En ce qui concerne les trois croiseurs légers antiaériens de classe Dantzig, leur construction est poursuivie, les premiers combats en Norvège ayant montré que les aviations françaises et britanniques étaient aussi redoutables que la Luftwafe et le Kriegsmarine FliegerKorps.

Pour des raisons pratiques, la construction du Wien et du Munchen encore sur cale est freinée au profit du Friburg qui lui est en achèvement à flot.

Pour les huit destroyers type 1942, la construction est poursuivie avec comme toujours priorité donnée pour la fourniture d’armes et d’équipements aux navires à flot à savoir les Z.53 Z.54 Z.55 et Z.56. La construction des autres est donc sérieusement ralentie même si les Z.57 Z.58 et Z.59 sont proches de leur lancement. Seul le Z.60 est à un stade peu avancé de la construction.

-Pour les huit torpilleurs type 46, la situation est semblable à celle décrite plus haut. Le T.45 et le T.46 sont en phase d’essais, les T.47 et T.48 sont en achèvement à flot, les T.49, T.50, les T.51 et T.52 sont encore sur cale.

La construction des T.49 à T.52 est suspendue pour accélérer celle des T.47 et T.48, les T.45 et T.46 étant techniquement achevés. Leur mise en service sera accélérée, les contraintes du temps de guerre n’étant pas les mêmes que les contraintes du temps de paix.

-La construction des sous-marins se poursuit normalement.

-En ce qui concerne les quatre ravitailleurs type Siegfried en construction au Rugen Kriegsmarinewerft, des navires baptisés Siegfried Thor Odin et Wotan,la construction des deux derniers est suspendue pour accélérer la construction des deux premiers.

-La construction des Deux navires-ateliers Loki et Irmin un temps suspendue se poursuit car leur utilité à été démontrée en Norvège.

Programme de guerre d’octobre 1948

Les commandes d’urgence

Quand le second conflit mondial éclate, la Kriegsmarine on l’à vu à un certain nombre de navires en construction dont deux cuirassés. Ses constructions sont pour certaines suspendues et pour d’autres poursuivies.

Très rapidement, les premières leçons du conflit sont tirées et des commandes d’urgence (Notsteuerungen) sont passées pour combler les premières pertes et resoudre certaines lacunes.

Le 10 septembre 1948, douze Neue Geleitboote immatriculés G.25 à G.36 sont commandés, six aux chantiers Blohm & Voss d’Hambourg et les six derniers aux chantiers navals Deschimag de Brême.

Deux autres commandes d’urgence sont passées concernant les vedettes lance-torpilles (trente-deux vedettes immatriculées S.86 à S.117), les Raum-Boote (douze navires immatriculés R.49 à R.60) et les navires amphibies, douze MarineInfanterieSchiff (MIS) commandés suite aux difficultés rencontrées dans la mise à terre des Panzer III, des chars pourtant relativement légers.

Le 20 septembre 1948, une commande de sous-marins est passée. Douze autres sous-marins (U-217 à U-228) appartenant au type XII sont commandés

Le programme de guerre du 12 janvier 1949

Ces premières commandes sont vraiment destinées à compenser les premières pertes. Pertes réelles ou imaginées. C’est donc logiquement que les sous-marins, les escorteurs, les S-Boote et les R-Boote sont commandés en premier.

Il faut cependant envisager l’avenir et prévoir un conflit à long terme avec la construction de navires amenés à servir dans le conflit voir même après.

La construction de cuirassés un temps envisagée est abandonnée pour donnée priorité à des navires plus rapidement disponibles. Si la construction avait été autorisé, les deux nouveaux navires envisagés auraient été identiques aux type H modifiés.

En revanche la construction de porte-avions est actée, les opérations en Norvège ayant clairement montré leur utilité.

Les Lutzen sont l'équivalent allemand des Colossus franco-britanniques (ici le HMS Colossus) à la différence que les navires allemands sont construits selon des normes militaires

Les Lutzen sont l’équivalent allemand des Colossus franco-britanniques (ici le HMS Colossus) à la différence que les navires allemands sont construits selon des normes militaires

Deux porte-avions sont commandés dans le cadre du programme de guerre, une version agrandie des Lutzen. Ces navires non encore baptisés lors de leur commande tirent les leçons de l’utilisation des ponts plats allemands avec un pont d’envol agrandit, des catapultes plus puissantes et une DCA renforcée. Deux autres navires s’ajoutent en option.

En ce qui concerne les croiseurs, comme les autres marines, les croiseurs légers sont privilégiés par rapport aux croiseurs lourds.

Six croiseurs légers inspirés des Berlin sont commandés dans le cadre du programme de guerre, des navires qui reprennent les grandes lignes des Berlin tout en apportant des améliorations avec une nouvelle suite de radars et une DCA renforcée.

Pour ce qui est des Zerstörer, douze type 48 (Z.61 à Z.72) sont commandés. Il s’agit d’une version austère du type 42 dont on à simplifié la fabrication pour réduire le temps sur cale. Les caractéristiques générales ne changent pas.

Huit autres torpilleurs type 46 (T.53 à T.60) sont commandés dans le cadre du programme de guerre, des navires identiques à ceux commandés avant guerre.

Provisoirement aucun sous-marin n’est commandé, le nombre étant jugé suffisant mais les premières pertes au large de la Norvège pousse les autorités navales à obtenir la commande de nouveaux sous-marin, douze type XVII (U-217 à U-228) sont commandés le 8 février 1949 dans le cadre d’une mise à jour du programme de guerre.

-Sur le plan des navires de soutien/auxiliaires, des commandes sont passées, douze M-Boote (M-61 à M-72) sont commandés suite à la découverte des nombreuses mines et les premières pertes au large de la Norvège. Deux pétroliers rapides inspirés des Dithmarschen sont également commandés.

Au final le programme de guerre du 12 janvier 1949 modifié du 8 février 1949 prévoit les commandes suivantes :

-Deux porte-avions

-Six croiseurs légers

-Douze Zerstörer type 48

-Huit torpilleurs type 46

-Douze sous-marins type XII et douze sous-marins type XVII

-Douze M-Boote

-Douze Neue Geleitboote

-Trente-deux vedettes lance-torpilles

-Douze R-Boote

-Douze MarineInfanterieSchiff (MIS)

-Deux pétroliers rapides