Italie (36) Sous-Marins (2)

Sous-marins classe Argonauta

Argonauta 2

L’Argonauta

Carrière opérationnelle

Les sept sous-marins de classe Argonauta sont les premiers sous-marins dit de “600 tonnes”, des sous-marins côtiers mis en service au début des années trente, des sous-marins baptisés Argonauta, Fisalia,Medusa,Serpente,Salpa,Jantina et Jalea.

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Allemagne (81) Armée de l’Air (14)

Les avions en service (5) : avions de transport et planeurs

Avant-Propos

Les premiers avions de transport commerciaux apparaissent juste après le premier conflit mondial avec généralement des bombardiers convertis comme le Farman Goliath, le Caudron G.III ou le Vickers Vimy.

Dans le domaine militaire, les premières expérimentations de transport aérien militaires eurent lieu dans les colonies notamment britanniques, la Royal Air Force (RAF) ravitaillant ses colonnes menant des missions de police coloniale en limitant leur vulnérabilité en supprimant les trains de mulet.

Pour surprendre l’ennemi, on eut l’idée de projeter à l’arrière des troupes pour frapper les arrières de l’ennemi. Venant du ciel ,ils devaient surprendre les état-majors et saboter les infrastructures.

L’URSS est le premier pays à mettre sur pied des troupes aéroportées suivit par l’Allemagne et la France.

Qui dit parachutistes dit avions de transport et la Luftwafe met sur pied des unités spécialisées équipées de Junkers Ju-52, le fameux “Tante-Ju”, un avion conçu comme bombardier mais rapidement utilisé pour le transport, une poignée d’appareils réalisant un premier pont aérien au début de la guerre d’Espagne.

Quelques opérations aéroportées ont lieu au début de la guerre de Pologne mais leur apport à la conduite du conflit reste modeste.

Junkers Ju-90

Junkers Ju-90

Durant la période de Pax Armada, de nouveaux appareils sont mis en service comme le Junkers Ju-90 ou le monstrueux Messerschmitt Me-323, version motorisée du planeur Me-321. Nous évoquerons également les différents modèles de planeurs.

Junkers Ju-52/3m

Junkers Ju-52/3m

Junkers Ju-52/3m

Le trimoteur Junkers Ju-52 fût conçu au début des années trente comme un appareil commercial, une évolution du Junkers W33. C’est dans cette configuration qu’il fût produit jusqu’en 1935 avant que des versions militaires ne prenne le relais.

Le Junkers Ju-52 est issu du W33

Le Junkers Ju-52 est issu du W33

Si sa carrière de bombardier fût fort courte en raison de performance médiocres dans ce domaine, sa carrière de transporteur militaire fût fort longue puisqu’il était encore en service en septembre 1948.

Sa célébrité fût également accentué par le transport de VIP, “Tante Ju” ayant été l’appareil personnel d’Hitler jusqu’à sa mort ainsi que celui du leader nationaliste chinois Tchang Kai Chek.

Au sein de la Luftwafe, il équipait deux escadres de transport en compagnie du Junkers Ju-90 plus moderne, appareil qui aurait du le remplacer mais en raison de goulots d’étranglement dans la production, les Tante Ju alias Iron Annie étaient encore en service quand l’opération Weserübung est déclenchée, les Ju-52 étant en première ligne pour les opérations aéroportées lancées contre le Danemark et la Norvège.

L’appareil connu un grand succès à l’export, étant vendu au Portugal, en Espagne, en Suisse, en Argentine, en Autriche, en Bolivie, en Bulgarie, en Colombie, en Equateur, en Grèce, en Norvège, au Perou, en Roumanie et en Suède.

Caracteristiques Techniques du Junkers Ju-52/3m

Type : avion de transport et de bombardement trimoteur

Masse : à vide 5970kg maximale au décollage 9210kg

Dimensions : longueur 18.90m envergure 29.25m hauteur 6.10m

Motorisation : trois moteurs BMW Hornet de 525ch chacun

Performances : vitesse maximale 271 km/h à 900m vitesse de croisière 222 km/h Distance franchissable 950km Plafond opérationnel 5200m

Armement : deux mitrailleuses MG-15 de 7.92mm (dorsale et ventrale) et 500kg de bombes en configuration bombardier

Equipage : deux pilotes et jusqu’à 17 passagers ou 12 parachutistes équipés.

Focke-Wulf Fw-200

Le Condor en vol

Le Condor en vol

Durant les années vingt et trente, l’aviation commerciale se dévellope même si l’aviation civile de masse n’est pas encore née en raison du prix des billets prohibitifs. Le marché est suffisamment porteur pour que les constructeurs aéronautiques européens et américains se lancent dans le développement d’avions commerciaux.

A l’origine du Focke-Wulf Fw-200 Condor figure une proposition de Kurt Tank _le chef du bureau d’études de la firme Focke-Wulf_ à la Lufthansa pour un appareil commercial capable de franchir l’Atlantique et de rallier les Etats-Unis.

La compagnie aérienne allemande lança officiellement le projet en juin 1936 et le premier prototype décolla pour la première fois le 27 juillet 1937. Deux autres prototypes sont construits avec cette fois des moteurs allemands au lieu de moteurs américains.

Le Japon à la recherche d’un appareil de patrouille maritime à très long rayon d’action demanda une version militarisée du Condor. Tokyo ne donna pas suite _préférant développer son propre appareil_ mais cette demande déclencha l’intérêt de la Luftwafe qui décida de commander cet appareil pour des missions de bombardement et de patrouille maritime.

La version militarisée du Condor entre en service au printemps 1940, étant utilisé pour la patrouille maritime mais également pour le transport.

Pour ce dernier domaine, le Focke-Wulf Fw-200 va équiper une escadre spéciale de transport en compagnie de Messerschmitt Me-323 Giant.

Les Condor utilisés par la Luftwafe furent utilisés pour le transport d’autorités mais parfois pour le transport de troupes notamment un pont aérien en direction de Memel en octobre 1945 suite à des mouvements de troupes soviétiques à proximité de cette ville-libre annexée par la Lituanie puis par l’Allemagne. Les appareils sont toujours en service en septembre 1948, leur remplacement par un nouvel appareil, le Fw-300 n’ayant pas (encore ?) abouti.

Caractéristiques Techniques du Focke-Wulf Fw-200 Condor

Type : quadrimoteur de patrouille maritime et de bombardement

Poids à vide 17005kg maximal au décollage 24250kg

Dimensions : longueur 23.45m envergure 32.85m hauteur 6.30m

Motorisation : quatre moteurs radiaux BMW/Bramo 323R-2 de 1200ch chacun

Performances : vitesse maximale 360 km/h à 4800m vitesse de croisière 335 km/h distance franchissable 3560km endurange 14 heures plafond opérationnel 6000m

Armement : un canon de 20mm MG-151 à l’avant de la gondole ventrale et quatre mitrailleuses de 13mm MG-131 2100kg de bombes

Equipage : cinq hommes et jusqu’à trente soldats équipés en configuration transport.

Allemagne (67) Armée de Terre (24)

WAFFEN S.S
D’une force de protection à une force de combat : une brève histoire de l’ordre noir

Les S.S ou Schutz Staffel (échelons de protection) voit le jour le 9 novembre 1925. Ils sont recrutés au sein du parti nazi pour servir de force de sécurité interne au profit notamment d’Adolf Hitler, le chef du parti nazi.

A l’origine de la Waffen S.S (littéralement S.S de combat) figure la sélection de 120 hommes en mars 1933 par Sepp Dietrich pour former le Sonderkommando Berlin, cette force atteignant 800 hommes en novembre devenant le Leibstandarte Adolf Hitler (LAH) chargée de la sécurité du leader nazi, l’unité étant rebaptisée Leibstandarte SS Adolf Hitler (LSSAH) en avril 1934.

1935 Adolf Hitler passe en revue sa garde personne, la LSSAH (Leibstandarte S.S Adolf Hitler)

1935 Adolf Hitler passe en revue sa garde personne, la LSSAH (Leibstandarte S.S Adolf Hitler)

Le poids était cependant insignifiant par rapport aux S.A dont le poids numérique était nettement plus important.

L'Oberstgruppenführer S.S Sepp Dietrich commanda la S.S quand Himmler devint Führer et Heydrich chancelier

L’Oberstgruppenführer S.S Sepp Dietrich commanda la S.S quand Himmler devint Führer et Heydrich chancelier

Bien que certains S.S étaient issus des S.A, les deux organisations étaient rivales ce qui explique que l’un des chefs des S.S, Sepp Dietrich fût le bras armé de la purge sanglante du 30 juin 1934, la tristement célèbre «nuit des longs couteaux» qui élimine des ennemis politiques des nazis mais également de vieux camarades comme Ernst Röhm, le chef des S.A.

Ernst Röhm une des victimes de la "Nuit des Longs Couteaux"

Ernst Röhm une des victimes de la « Nuit des Longs Couteaux »

L’élimination des S.A permet aux S.S de s’imposer comme la principale force de sécurité de l’appareil d’état nazi.

En septembre 1934, une branche militaire de la S.S est mise sur le pied, le S.S-Verfügungstruppe (SS-VT), cette branche assurant le recrutement de leurs troupes mais dépendant de l’Oberkommado der Wehrmacht (OKW) pour la fourniture d’armement et l’entrainement.

Deux nouveaux régiments sont créés par la suite, des régiments baptisés S.S Germania et S.S Deutschland. Ces trois régiments sont les premières unités de combat de la Waffen S.S.

Peu à peu l’ordre noir prend son autonomie, des écoles de formation sont mises sur pied (SS-Junkerschule Bad Tölz et Braunschweig) et en 1936, le Lieutenant General Paul Hausser est nommé inspecteur de la SS-VT avec le grade de Brigadefuhrer.

Des éléments de la SS-VT participent à l’Anschluss et à l’occupation des Sudètes. Ces opérations n’ayant pas débouché sur des combats, la SS-VT ne peut pas se faire les dents avant le déclenchement de la guerre de Pologne.

Quand le conflit éclate, la SS-VT dispose de quatre régiments, le régiment «Der Führer» ayant été recruté en Autriche après l’Anschluss et encore en formation quand la guerre éclate. Ces unités placées sous le commandement de l’armée pour des opérations de sécurité qui démontrèrent le faible niveau de la SS-VT qui s’illustra davantage par ses crimes de guerre que par son talent au combat.

Sepp Dietrich décorant des hommes de la S.S Leibstandarte

Sepp Dietrich décorant des hommes de la S.S Leibstandarte

Le conflit terminé, un conflit éclata entre la S.S et la Wehrmacht. La première souhaitait une autonomie totale avec ses propres divisions et son propre commandement, la seconde le démantèlement de la S.S-VT. Hitler choisit une voit médiane : la S.S-VT devait former ses propres divisions qui seront placées sous le commandement de l’armée.

En octobre 1939, le LSSAH devient un régiment motorisé alors que les régiments «Deutschland», «Germania» et «Der Fuhrer» deviennent des divisions, les divisions recevant les numéros 2, 3 et 4, étant rejoints par une cinquième division «Totenkopf» issue des personnels des camps de concentration puis une sixième division «S.S-Polizei» car issue des forces de sécurité de l’ordre noir.

Cette situation n’évolue pas jusqu’en 1945 quand deux nouvelles divisions sont mises sur pied portant le nombre de G.U de la S.S à huit. La septième division «Das Reich» est créée au printemps 1945, la huitième baptisée «Nordland» étant mise sur pied en septembre 1946.

volontaires finlandais de la division Nordland lors de la campagne de Norvège où seuls des détachements S.S furent engagés

volontaires finlandais de la division Nordland lors de la campagne de Norvège où seuls des détachements S.S furent engagés

Ce dernier s’explique par la présence de volontaires scandinaves en compagnie d’allemands. Des suédois, des norvégiens, des danois et des finlandais sont ainsi recrutés comme volontaires pour compléter les effectifs de cette division.

En janvier 1947, le bataillon «Walkyria» est mis sur pied pour des opérations spéciales, la protection d’Himmler ainsi que tous les coups fourrés imaginés par le duo Himmler/Heydrich. Il est suivi en juin par une brigade parachutiste «S.S-Fallschirmjagerbrigade» puis en septembre par deux divisions blindées.

Si la 1. SS. Panzerdivision est issue du régiment Leibstandarte, la 11.SS Hitler Jugend est formée à partir de rien ou presque.

Quand le second conflit mondial éclate, la Waffen S.S (la S.S-VT change de nom en septembre 1945) dispose de huit divisions d’infanterie, d’un bataillon spécial, d’une brigade parachutiste et de deux divisions blindées même si ces deux divisions et la brigade sont loin d’être opérationnelles.

Organisation

-Les divisions S.S dépendent d’un Etat-major particulier distinct de celui de l’armée notamment au temps de paix. En temps de guerre, les divisions S.S doivent être placées sous l’autorité de l’armée même si durant le conflit, il y aura toujours des frictions.

-Les huit divisions d’infanterie sont regroupés au sein de quatre corps d’armée de deux divisions, les I. II. II. Et IV. S.S Korps.

-Les S.S sont placés sous l’autorité de Himmler qui devenu Führer commence à déléguer à ses subordonnés. En septembre 1945, le commandement de la branche militaire de la S.S est assurée par le S.S Oberstgruppenführer Sepp Dietrich, l’ancien commandant du Sonderkommando Berlin.

-Les divisions d’infanterie de la Waffen S.S sont organisées comme les divisions d’infanterie de l’armée :

-Un état-major

-Un groupe de reconnaissance divisionnaire équipé de chars légers Panzer II, d’automitrailleuses Sdkfz 234 et de motocyclistes

-Un groupe logistique (ravitaillement et maintenance)

-Trois régiments d’infanterie à trois bataillons, chaque bataillon disposant de trois compagnies de fusiliers, une compagnie de mortiers et une compagnie antichar.

-Un régiment d’artillerie à trois groupes de trois batteries (Abteilungen I,II et III) équipée chacune de quatre obusiers de 105mm soit un total de trente-six pièces et un groupe lourd équipé de trois batteries de quatre obusiers de 150mm.

-Un bataillon de canons d’assaut équipés de Stug III.

-Un détachement de transmissions

-Un bataillon du génie

-Un groupe antichar motorisé équipé de canons antichars de 50 et de 75mm

-Un groupe antiaérien motorisé équipé de canons de 20 et de 37mm, des pièces tractées remorquées par des semi-chenillés.

-Un groupe d’observation d’artillerie

-Un détachement de santé

-Les Deux divisions Panzer en formation en septembre 1948 dont une issue du régiment motorisé Leibstandarte S.S Adolf Hitler(1. SS. Panzerdivision «Leibstandarte» et 11. SS Panzerdivision «Hitler Jugend»).

L’organisation de ces divisions est différente des Panzerdivision de l’armée :

-Un état-major divisionnaire

-Un groupement logistique autonome

-Un groupe de reconnaissance motorisé (une compagnie motocycliste, une compagnie d’auto-blindées, une compagnie lourde équipés de chars légers Lynx (Panzer II mod.) et une compagnie d’appui _canons antichars et antiaériens_)

-Deux brigades de chars organisées en un état-major, deux régiments de chars _un équipé de Panther et un équipé de Tigre I_ , un bataillon d’artillerie d’assaut équipé de Stug III, un bataillon de grenadier d’assaut sur semi-chenillé, une compagnie antichar et une compagnie antiaérienne.

-Une brigade de grenadiers (état-major, deux régiments de grenadiers, une compagnie motocycliste, une compagnie antichar et une compagnie antiaérienne) avec le projet d’en créer une deuxième.

-Un régiment d’artillerie autopropulsé équipé de Wespe et de Hummel

-Un bataillon motorisé du génie

-Un détachement de transmissions.

-La S.S Fallschimrjäger-Brigade est mise sur pied en juin 1947. Sepp Dietrich aurait souhaiter une division mais Himmler soucieux de ne pas heurter la Luftwafe limita provisoirement son ambition à une brigade parachutiste.

Elle est organisé en un état-major, un groupe de transmissions, un groupe de soutien logistique, deux bataillons de Fallschimrjäger et un bataillon d’appui (canons sans recul, mortiers, mitrailleuses lourdes).

En ce qui concerne les volontaires étrangers, priorité est donné aux Volksdeutsche et aux nordiques, les scandinaves et  les flamands essentiellement. Certains auteurs ont comparé la Waffen S.S à une Légion Etrangère allemande mais la comparaison me semble exagérée.

Ce recrutement de volontaires motivés par le frisson de l’aventure, l’appât du gain ou des motivations idéologiques est le théâtre d’une guerre de l’ombre entre services secrets britanniques, français et allemands, des filières de recrutement étant régulièrement démantelées par les services de sécurité alliés ou dont la neutralité penche du côté de Paris ou de Londres.

Quand le second conflit mondial éclate, les volontaires étrangers sont ultra-minoritaires, représentant selon les chiffres entre 1 et 2% des effectifs au point que contrairement à la promesse qui leur à été faite, aucune marque distinctive de nationalité n’est présente sur leur uniforme

Allemagne (1) : introduction et histoire politique

UNE AUTRE SECONDE GUERRE MONDIALE
T.2 L’ALLEMAGNE

AVANT-PROPOS

En juillet 2013, j’ai terminé la France et je me suis lancé quelques jours plus tard sur l’Allemagne, pensant le faire rapidement, ayant à la fois moins de sources que la France et surtout n’étant pas germanophone.

Hélas, cela ne s’est pas passé ainsi. Je suis passé de moments d’exaltations et des moments de doute, me demandant si je n’allais pas tout laisser tomber.

Aussi en septembre 2014 j’ai pris une décision radicale. J’ai abandonné l’idée de faire une œuvre très détaillée, méticuleuse pour une version plus synthétique.

A la réflexion, je me suis dit que détailler la carrière de tous les navires, de répéter cinq fois les mêmes exercices allait engendrer plus de lassitude que d’intérêt chez le lecteur.

L’Allemagne qui constitue le Tome 2 va être le premier pays que je vais écrire de cette façon, résumant de façon claire et concise ce que j’avais déjà écrit.

Faire une version austere ne dit version baclée. Je resterai le plus rigoureux possible et je glisserai ici ou là des explications sur mes choix.

Bonne lecture

UNE HISTOIRE POLITIQUE DE L’ALLEMAGNE (1871-1948)

-Première tentative d’unification en 1848 mais qui échoue pour deux raisons principales : refus du roi de Prusse de prendre la tête d’un mouvement hésitant entre monarchie et république + une divergence entre les partisans d’une grande Allemagne (avec l’Autriche) et d’une petite Allemagne sans l’empire des Habsbourg.

-Il faut attendre 1871 pour que l’unification allemande soit réalisée sous la férule des Hohenzollern, la dynastie au pouvoir en Prusse, le roi de Prusse Guillaume 1er devenant empereur d’Allemagne à l’issu du conflit avec la France qui provoqua la ralliement à la Confédération de l’Allemagne du Nord des monarchies du sud comme la Bavière. Le Deuxième Reich est né.

Guillaume II empereur d'Allemagne (1888-1918)

Guillaume II empereur d’Allemagne (1888-1918)

-Politique extérieure prudente sous l’influence de Bismarck mais cette politique ne plait pas du tout au nouvel empereur Guillaume II qui rêve d’une Weltpolitik (politique mondiale), une politique faite de conquêtes coloniales et de développement d’une puissante marine de guerre.

-Cette politique agressive lui alienne les dernières bonnes volontés britanniques.

-Le premier conflit mondial (1914-1918) est fatal à la monarchie des Hohenzollern. Le 9 novembre 1918, Guillaume II abdique et la république dite de Weimar est proclamée.

-Première véritable expérience démocratique en Allemagne, la République de Weimar se heurte à des difficultés considérables : poids des partis extrémistes, refus de la défaite avec la légende du «coup de poignard dans le dos» (Dolchlosslegend), intransigeance des alliés sur les réparations et difficultés économiques.

-Après des années noires entre 1919 et 1924, la République de Weimar connait une brève période de répit avec la fin des réparations et le soutien américain. La crise de 1929 provoque une interminable agonie qui se termine en janvier 1933 et la nomination d’Adolf Hitler comme Chancelier.

-La mort du président Hindenburg le 2 janvier 1934 marque la fin officielle de la république de Weimar au profit du IIIème Reich.

-Ce dernier se lance dans une politique extérieure agressive avec la dénonciation des différentes clauses du traité de Versailles. Outre le réarmement, le régime nazi réoccupe la Rhénanie, réalise l’Anschluss puis annexe les Sudètes, une région peuplée d’allemands mais qui n’avaient jamais appartenu à l’Allemagne.

-Après avoir satellisé la Bohème-Moravie et la Slovaquie, l’Allemagne se tourne vers la Pologne pour relier la Prusse Orientale au reste du territoire allemand en annexant Dantzig et priver la Pologne d’un accès à la mer Baltique.

-Cette fois Paris et Londres ne peuvent plus reculer et suite à l’invasion de la Pologne, les gouvernements britanniques et français déclarent à la guerre à la Pologne le 3 septembre 1939.

-Hélas pour la malheureuse Pologne, les gouvernements occidentaux n’engagent aucune offensive d’envergure jusqu’à la fin du conflit le 2 octobre 1939.

-On s’attend à une offensive à l’ouest mais octobre passe sans mouvement majeur côté allemand alors que des millions de soldats français et britanniques s’enfoncent dans la léthargie de la drôle de guerre.

-Ils en sont brutalement sortis par l’attentat le 9 novembre 1939 qui coûte la vie à Adolf Hitler et à quatorze autres personnes.

Note explicative : dans l’histoire telle que nous la connaissons, cet attentat commis par Georg Elser à bien eut lieu mais Hitler était parti bien avant l’explosion de la bombe. Dans mon uchronie, la bombe explose et tue le dictateur allemand.

Dans mon uchronie, il est exécuté en janvier 1940 après un procès sommaire alors que OTL (Official Time Line/L’Histoire officielle) il est exécuté à la fin du conflit quand il devint évident que la Troisième Reich est condamné.

-Un triumvirat de circonstance se forme avec Himmler, Goering et Borman. Ils se détestent cordialement et leur alliance est purement de circonstance.

-Ils prennent alors la décision de rappeler le vieil empereur Guillaume II de son exil néerlandais pour servir de caution présentable aux alliés. D’autant plus présentable que son aversion pour le nazisme est réelle.

-Le 15 décembre 1939, il annonce la suspension du conflit et propose la réunion d’une conférence internationale sur le sort de la Pologne. Les négociations préliminaires engagées à Coblence du 27 au 30 décembre 1939 sont un échec. En conséquence, Paris et Londres reconnaissent le gouvernement polonais en exil installé à Nantes.

-L’affrontement entre les trois triumvirs («c’est deux de trop » comme dira plus tard un haut responsable des renseignements britanniques) était à terme inévitable mais sans cesse repoussé  soit par la présence du Régent Guillaume II ou celle de son fils, le Kronprinz qui lui succède le 5 juin 1941.

-La position du nouveau Régent est nettement plus fragile. Il est bien plus influençable que son père et bien plus aisément manipulable.

-Le 8 mars 1943, la S.S lance un coup d’Etat pour évincer le Régent de son poste. Celui qui avait songé à devenir Guillaume III et établir un régime autoritaire et réactionnaire _bien différent du régime au pouvoir en Allemagne depuis 1933_ est arrêté puis enfermé à la prison de Plotenzsee.

-Une exécution faisant mauvais genre, le Kronprinz est exilé au Canada où il mourra en 1951 des suites d’une crise cardiaque.

-Le triumvirat est officiellement maintenu mais la situation ne peut qu’à terme dégénérer surtout que le 24 avril, Himmler se proclame Führer et que Heydrich prend le poste de Chancelier. Borman et Goering restent respectivement chef du parti et ministre-président de Prusse (en plus du commandement en chef de la Luftwaffe) mais ce n’est qu’une question de temps avant que n’éclate un affrontement ouvert.

-Le 3 septembre 1943, une tentative d’enlèvement de Borman à Munich par des hommes de la S.S déclenche une guerre civile qui va ensanglanter l’Allemagne jusqu’en mai 1945.

-Ensanglantée est un bien grand mot car les combats seront rares. Il s’agit plus d’une querelle de pouvoirs que de combats généralisés. Il y eut des combats certes, l’économie à été perturbée mais dans l’ensemble la majorité des citoyens allemands sont peu touchés et peu concernés par cette querelle.

-C’est fin 1944 que le conflit devient vraiment sanglant avec la destruction de Bonn et la mort de Goering (4 décembre 1944), laissant Borman seul face au duo Himmler/Heydrich.

-Cherchant des soutiens à l’étranger, Borman comment une erreur majeure qui provoque le ralliement de ses partisans les moins convaincus. Munich est prise le 9 mars 1945 sans combats et Martin Borman est capturé le 17 avril 1945. Jugé, il est fusillé le 7 mai 1945.

-Himmler et Heydrich ont désormais tous les pouvoirs. Ils préparent l’Allemagne et son peuple à un seul et unique objectif : la guerre.

-Remise en ordre à l’intérieur, expansion extérieure par l’économie et la propagande, réarmement qui atteint un niveau qui n’avait même pas été atteint en 1939.

-8-9 août 1947, réunion à bord du cuirassé Ludendorff pour décider des futures opérations militaires. A l’issue de cette réunion, les allemands prennent la décision d’envahir la Norvège et le Danemark.

-S’en suivra une opération contre la Corse et Malte pour couper la Méditerranée puis une éventuelle opération dans les Balkans pour sécuriser le flanc sud d’une future opération contre l’URSS jugée inévitable.

-Les préparatifs rentrent dans leur phase active au printemps 1948. Les alliés voient les préparatifs difficilement camouflables mais ils ne peuvent rien faire, une attaque préventive ne pouvant être efficace.

-Le 5 septembre 1948, les allemands lancent l’opération Weserübung. La Seconde Guerre Mondiale commence.

NdA : ici il s’agit d’une pure invention de ma part même si j’ai essayé de rester réaliste. Comme trois triumvirs c’est forcément deux de trop, il faisait choisir un vainqueur

Goering c’était impossible. Il aurait bloqué une véritable aéronavale avec des porte-avions et des groupes aériens sous contrôle de la Kriegsmarine. Borman aurait pu être un choix mais comment expliquer l’expansion de la branche militaire de la S.S en l’absence de Himmler et de Heydrich. Le choix de ce duo coulait de source.