19-Marine marchande (15)

SNCF

La Société Nationale des Chemins de Fer Français (SNCF) créée par le Front populaire en 1938 dispose également de navires, des cargos, des caboteurs et des paquebots transmanches comme le montre l’état de sa flotte en septembre 1939. A noter qu’une partie est placée en gérance chez Delmas-Viellejeux.

-Cargo Rennes (1925) 771 TJB

-Caboteur Bordeaux (1912) 774 TJB

-Caboteur Brest (1900) 522 TJB

-Paquebot transmanche Londres  (en construction en 1940) 2384 TJB

-Paquebot transmanche Newhaven (1911) 1888 TJB

-Paquebot transmanche Rouen (1912) 1882 TJB

-Paquebot transmanche Versailles (1919) 2156 TJB

Pour remplacer son cargo Rennes et ses caboteurs Bordeaux et Brest, la SNCF passe commande auprès des chantiers Delmas de La Rochelle de trois petits cargos de 70m de long et de 1000 Tonnes de jauge brute.

-caboteur Rennes II mis sur cale 12 mars 1946 lancé le 11 novembre 1946 et mis en service le 21 janvier 1947

-caboteur Bordeaux II  mis sur cale le 20 novembre 1946 lancé le 27 juillet 1947 et mis en service le 8 janvier 1948

-caboteur Brest II mis sur cale le 12 août 1947 lancé le 14 mai 1948 et mis en service le 1er septembre 1948

Société Cherbourgeoise de Cabotage

Situation identique en septembre 1948 même si sans la guerre, il est probable que la SCC aurait passé commande de nouveaux navires notamment pour remplacer ses vénérables transbordeurs.

-Caboteur Carentan (1930) 145 TJB

-Caboteur Renée Marguerite (1932) 3713 TJB

-Transbordeur Ingénieur Cachin (1923) 1309 TJB

-Transbordeur Ingénieur Minard (1911) 1273 TJB

-Transbordeur Ingénieur Reibell (1911) 675 TJB

Société Européenne d’Armement

Cette société victime d’importants détournements de fonds de la part d’un directeur indélicat fait faillite en 1942.

Ces trois navires sont mis en vente par l’administrateur judiciaire pour renflouer les créanciers mais ne trouvant pas prenneurs, ils sont vendus à la démolition donc au prix de la féraille.

-Cargo Calvados (1909) 2993 TJB

-Cargo La Marsa (1914) 1439 TJB

-Cargo Prado (1905) 997 TJB

Société Française des Pétroles Shell

-Pétrolier Alberta (1938) 3357 TJB

-Pétrolier-caboteur Mexphalte (1928) 2578 TJB

-Pétrolier-caboteur Shellspra (1923) 2161 TJB

-Pétrolier-caboteur Spramex (1928) 2560 TJB

Pour compléter sa flotte, cet armateur émanation du trust anglo-néerlandais commande deux pétroliers-caboteurs, des PPC ou Petits Pétroliers de la Commission, des navires de 1500 tonnes de jauge brute. Ces deux navires sont construits par les Chantiers de Normandie au Grand Quevilly près de Rouen.

-Pétrolier-caboteur Caucase  mis sur cale le 27 octobre 1945 lancé le 28 juillet 1946 et mis en service le 12 octobre 1946

-Pétrolier-caboteur Oural  mis sur cale le 10 août 1946 lancé le 2 juin 1947 et mis en service le 2  novembre 1947

Société Française de Transports Pétroliers (SFTP)

La Société Française de Transports Pétroliers à été créée en 1938 sous la forme d’un consortium dont la colonne vertébrale était la compagnie Worms pour augmenter les capacités de transport pétrolier au profit de l’industrie française.

-Pétrolier Bourgogne (1937) 9357 TJB

-Pétrolier Champagne (1938) 9946 TJB

-Pétrolier Dauphiné (1930) 9176 TJB

-Pétrolier Franche Comté (1936) 9314 TJB

-Pétrolier Languedoc (1937) 9512 TJB

-Pétrolier Limousin (1930) 7619 TJB (appartient au gouvernement français)
-Pétrolier Lorraine (1937) 9512 TJB

-Pétrolier Phenix (1920) 2633 TJB (appartient à la société Courtage et Transport)

-Pétrolier Picardie (1936) 8263 TJB (appartient au gouvernement français) (partie avant coule en février 1940, partie arrière dépôt pétrolier à Oran)

-Pétrolier Rousillon (1936) 9386 TJB

-Pétrolier Saintonge (1936) 9386 TJB

-Pétrolier Touraine (1934) 6589 TJB

-Pétrolier Vendée (1928) 9153 TJB (appartient au gouvernement français)

Pour renforcer sa flotte, la SFTP va mettre en gérance trois pétroliers type Commission financés entièrement par la CNM, des navires baptisés Picardie Provence et Gironde. Ces trois navires sont commandés aux chantiers navals Vickers de Barrow in Furness.

-Le Picardie est mis sur cale le 12 septembre 1943 lancé le 8 janvier 1945 et mis en service le 12 mai 1945

-Le Provence est mis sur cale le 15 janvier 1945 lancé le 21 mars 1946 et mis en service le 2 septembre 1946

-Le Gironde est mis sur cale le 2 avril 1946 lancé le 12 octobre 1947 et mis en service le 21 mars 1948

Société des Transports Maritimes Pétroliers

-Pétrolier Brumaire (1930) 7638 TJB

Société Les Pétroles d’Outre-Mer

-Pétrolier Aragaz (1914) 5009 TJB

-Pétrolier Massis (1914) 5022 TJB

Les compagnies Société des Transports Maritimes Pétroliers et Société Les Pétroles d’Outre-Mer sont absorbées par la Société Française de Transports Pétroliers (SFTP) en 1945. Si le Brumaire reste en service, l’Aragaz et le Massis sont désarmés et vendus à la démolition.

Société Générale des Transports Maritimes à Vapeur (SGTM)

La Société Générale des Transports Maritimes à Vapeur (SGTM) à été créée en mars 1865 par Paulin Talabot à Marseille. La création de cette compagnie s’expliquant par les intérêts de son fondateur dans une mine de fer près de Bône en Algérie.

Dès 1866, la compagnie s’ouvrit également  au transport pétrolier en commandant neuf pétroliers portant le nom de provinces de France avant de s’intéresser au transport de passagers.

En 1870, la compagnie possédait déjà 17 navires qui opéraient sur des lignes reliant la France à l’Amérique du Sud, à l’Afrique du Nord et même au Sénégal à partir de 1883. De 1893 à 1903, la SGTM noua une alliance avec la Compagnie de Navigation Mixte et la compagnie Caillol pour offrir un service plus compétitif à destination de l’Algérie.

La Compagnie entra dans le 20ème siècle avec 22 navires et en 1909, la SGTM créa une filiale baptisée Compagnie de Navigation France-Amérique pour assurer le transport de migrants entre l’Espagne et l’Amérique du Sud.

Quand le premier conflit mondial éclate, la compagnie dispose de 25 navires dont la majorité est réquisitionné même si la compagnie continue son trafic privé en direction notamment des Antilles, du Mexique et de la Louisiane.
Quand la première guerre mondiale s’arrête, la SGTM à perdu un total de douze navires, vite remplacés ce qui explique qu’en 1930, elle dispose de 30 navires soit le quatrième armateur français derrière la Transat, les Messageries Maritimes et les Chargeurs Réunis.
Quand la guerre de Pologne éclate, la compagnie dispose des navires suivants :

-Paquebot Alsina (1922) 8404 TJB

-Paquebot Campana (1929) 10816 TJB

-Paquebot Florida (1926) 9331 TJB

-Cargo Capitaine Paul Lemerle (1921) 4499 TJB

-Cargo Mont Agel (1920) 4572 TJB

-Cargo Mont Everest (1918) 5120 TJB

-Cargo Mont Viso (1921) 4531 TJB

-Cargo Sidi Aïssa (1927) 2586 TJB

-Paquebot Gouverneur Général Tirman (1923) 3509 TJB ((gérance d’un navire appartenant au gouvernement français)

-Paquebot Mendoza (1920) 8199 TJB

-Paquebot Sidi Bel Abbès (1929) 4392 TJB

-Paquebot Sidi Brahim (1910) 2349 TJB

-Paquebot Sidi Mabrouk (1910) 2349 TJB

-Paquebot Sidi Okba (1929) 2824 TJB

Pour renforcer et renouveler sa flotte, la SGTM va passer plusieurs commandes. Elle va passer commande de quatre cargos type Commission et deux paquebots mixtes qui reprennent les noms des navires qu’ils remplacent.

Les deux paquebots baptisés Sidi Brahim et Sidi Mabrouk sont commandés aux Ateliers et Chantiers du Havre (ACH).

-Paquebot Sidi Mabrouk  mis sur cale le 8 janvier 1946 lancé le 15 décembre 1947 et mis en service en juin 1948

-Paquebot Sidi Brahim  mis sur cale le 25 janvier 1948. Toujours en construction en septembre 1948, sa construction est suspendue puis reprend en octobre 1948 pour libérer la cale sans que son achèvement soit prévu.

Les quatre cargos type Commission sont baptisés Mont Cenis Pic du Midi, Le Tourmalet et Mont Gerbier des Joncs.

-Le Mont Cenis est mis sur cale aux ACH du Havre le 15 mai 1946 lancé le 8 octobre 1947 et mis en service le 12 mars 1948

-Le Pic du Midi est mis sur cale aux FCM du Havre le 17 novembre 1946 lancé le 8 février 1948 et mis en service le 12 mai 1948

-Le Le Tourmalet est mis sur cale aux FCM du Havre le 25 mai 1946 lancé le 2 octobre 1947 et mis en service le 14 mars 1948

-Le Mont Gerbier des Joncs  est mis sur cale aux ACSM du Trait  le 20 septembre 1946 lancé le 30 décembre 1947 et mis en service le 15 avril 1948

Société Navale Caennaise

La Société Navale Caennaise à été créée à Caen en 1803 même si la famille possédant la compagnie, la famille Lamy avait acquis son premier navire dès 1837, la SNC étant le regroupement de plusieurs petites compagnies. En ce qui concerne la tradition des noms des navires, il fût décidé qu’ils portent tous des noms de créatures mythologiques.

Disposant de sept navires en 1914, elle n’en possède plus que trois à la fin de la guerre. Cinq autres navires sont acquis en Angleterre en 1920/24 puis rachète cinq navires de l’armement caennais concurrent Armement Fernand Bouet entre 1928 et 1934. Aussi quand la guerre de Pologne éclate, la SNC dispose de dix-sept navires :
-Cargo Astrée (1921) 2147 TJB

-Cargo Circé (1926) 2031 TJB

-Cargo Colleville (1922) 2012 TJB

-Cargo Danaé (1936) 2660 TJB

-Cargo Daphné (1925) 1969 TJB

-Cargo Dioné (1936) 2660 TJB

-Cargo Egée (1940) 2666 TJB

-Cargo Gallium (1924) 1775 TJB

-Cargo Hébé (1920) 1684 TJB

-Cargo Honfleuraise (1923) 1782 TJB
-Cargo Médée (1920) 1882 TJB

-Cargo Nantaise (1920) 1798 TJB

-Cargo Niobé (1920) 1684 TJB

-Cargo Phryné (1938) 2660 TJB (coulé sur mine le 24 septembre 1939)

-Cargo Senneville (1922) 4578 TJB

-Cargo Thesée (1921) 2088 TJB

-Cargo Thisbé (1925) 1782 TJB

La Société Navale Caennaise renouvèle sa flotte en passant commande de plusieurs cargos sans recourir aux aides de la CNM  :

-Le Phryné  est mis sur cale aux CNF de Caen le 20 décembre 1947 lancé le 2 août 1948 et encore en armement à flot un certain 5 septembre 1948.

-Le Niobé est mis sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes le 5 mai 1945 lancé le 8 août 1946 et mis en service le 2 janvier 1947. Il remplace le cargo du même nom datant de 1920.

-Le Hercules est mis sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes le 2 septembre 1946 lancé le 30 décembre 1947 et mis en service le 15 mai 1948

Les autres navires sont encore en service en septembre 1948

Société Navale de l’Ouest

La Société Navale de l’Ouest (SNO) à été créée en 1881 au Havre sous le nom de Armement Georges Leroy qui prend le nom de SNO en 1887. Une partie de la flotte est vendue suite à la crise économique des années trente mais en 1939, la SNO dispose des navires suivants :
-Cargo Saint Ambroise (1920) 3075 TJB

-Cargo Saint Basile (1920) 2278 TJB

-Cargo Saint Camille (1920) 3274 TJB

-Cargo Saint Cyrille (1920) 3075 TJB

-Cargo Saint Didier (1920) 2278 TJB

-Cargo Saint Firmin (1920) 4356 TJB

-Cargo Saint Louis (1913) 5202 TJB

-Cargo Saint Octave (1922) 5099 TJB

Cette flotte est plutôt ancienne mais faute de mieux elle reste en l’état, perdant par échouage le Saint Louis en septembre 1946.

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19-Marine marchande (14)

Delmas-Viellejeux

La compagnie Delmas est fondée en 1867 dans la cité corsaire : La Rochelle. Si la cité rebelle resta calme après le siège de 1627/28, elle continua son histoire d’amour avec la mer avec plusieurs dynasties de navigateurs.
En 1881 la firme Delmas construisit une usine de charbon en 1881 puis un chantier naval en 1922, se lança dans le transport maritime trois ans plus tard. Le mariage de Léonce Vielejeux avec Hélène Delmas provoqua le changement de nom, la compagnie devenant Delmas Frères et Vieljeux en 1919 puis Delmas-Vieljeux en 1935.

Quand la guerre de Pologne éclate en septembre 1939, la compagnie maritime Delmas-Viellejeux dispose des navires suivants, à la fois des navires lui appartenant en pleine propriété et des navires en gérance notamment de la SNCF :

-Cargo Agen (1921) 4186 TJB (appartient à la SNCF)

-Cargo Albi (1920)  4191 TJB (appartient à la SNCF)

-Cargo Aurillac (1921) 4268 TJB (appartient à la SNCF)

-Cargo André Thomé (1920) 2012 TJB

-Cargo Argonne (1920) 2115 TJB

-Cargo Auvergne (1921) 2114 TJB

-Cargo Bourges (1919) 2910 TJB (appartient à la SNCF)

-Cargo Cévennes (1921) 2509 TJB

-Cargo Châteauroux (1921) 4185 TJB (appartient à la SNCF)

-Cargo Cornouaille (1928) 3324 TJB

-Cargo Lorient (1921) 4185 TJB (appartient à la SNCF)

-Cargo Maurice Delmas (1919)  3161 TJB

-Cargo Medjerda (1923) 4578 TJB

-Cargo Montauban (1920) 4191 TJB (appartient à la SNCF)

-Cargo Poitiers (1921) 4185 TJB (appartient à la SNCF)

-Cargo Saint Nazaire (1919) 2910 TJB (appartient à la SNCF)

-Cargo Saumur (1920) 2955 TJB

-Cargo Tours (1920) 4158 TJB

-Cargo Vendôme (1920) 4192 TJB (appartient à la SNCF)

Comme on peut le voir, la flotte est assez ancienne, le navire le plus moderne ayant onze ans. Elle va donc passer commander de pas moins de huit cargos inspirés de type Commission mais plus petits, partiellement financés par la CNM. Ils mesurent 115m de long et déplacent 4500 TJB.

Les installations du chantier Delmas-Vieljeux étant trop petites, ces huit navires sont commandés ailleurs, aux chantiers de Normandie à Grand Quevilly dans lequel l’armateur investit avec la construction d’une quatrième cale de 150m (qui reçoit le surnom officieux de Cale Delmas). Ils reprennent les noms des navires qu’ils remplacent avec un II.

-Le cargo Tours II est mis sur cale le 25 septembre 1942 lancé le 8 juin 1943 et mis en service le 7 septembre 1943

-Le cargo Saumur II est mis sur cale le 15 juin 1943 lancé le 22 mars 1944 et mis en service le 30 juin 1944

-Le cargo  Maurice Delmas II est mis sur cale le 29 mars 1944 lancé le 31 décembre 1944 et mis en service le 7 mai 1945

-Le cargo Cévennes II est mis sur cale le 5 janvier 1945 lancé le 12 octobre 1945 et mis en service le 20 avril 1946

-Le cargo Auvergne II est mis sur cale le 17 octobre 1945 lancé le 10 juillet 1946 et mis en service le 20 décembre 1946

-Le cargo Argonne II est mis sur cale le 18 juillet 1946 lancé le 21 avril 1947 et mis en service le 2 octobre 1947

-Le cargo André Thomé II est mis sur cale le 5 mai 1947 lancé le 12 février 1948 et mis en service le 17 juillet 1948

-Le cargo Lorient II (son prédecesseur avait été racheté par Delmas en 1943) est mis sur cale le 23 février 1948 et toujours sur cale le 5 septembre 1948. Il est lancé le 25 septembre 1948, achevé en décembre 1948 et aussitôt armé comme transport pour l’armée.

Les autres navires sont encore en service en septembre 1948.

Messageries Maritimes

A l’origine, on trouve les Messageries Nationales, une compagnie postale créée en 1796, utilisant des malles-poste puis la voie ferrée. Parallèlement, est créée la Compagnie des Bateaux à Vapeur du Levant (1849) qui est intégrée en 1852 aux Messageries Nationales (Impériales en 1853) sous le nom de Compagnie des Services Maritimes qui achète les chantiers navals de La Ciotat pour construire ses navires.  Le 17 novembre 1869, son navire le Péluse fût le premier navire à  passer le canal de Suez derrière le yacht impérial.

Le 1er août 1871, la compagnie est rebaptisée Compagnie des Messageries Maritimes, son nom définitif dirons nous. Entrée dans le premier conflit mondial avec 66 navires, elle n’en dispose plus que de 44 en 1918. L’année suivante, le El Kantara fût le premier navire français à franchir le canal de Panama. En 1932, la compagnie est frappée par la perte du paquebot Georges Philippar, un incendie fatal au reporter Albert Londres.

En septembre 1939, la compagnie dispose des navires suivants :

-Cargo Anadyr (1930) 5278 TJB

-Cargo Commandant Dorise (1917) 5529 TJB

-Cargo Commissaire Ramel (1920) 10061 TJB

-Cargo Espérance (1923) 5072 TJB

-Cargo Honfleur  (ex-Makena EUA) (1919) 2729TJB (gérance d’un navire appartenant au gouvernement français)

-Cargo Lieutenant de La Tour (1917) 5700  TJB

-Cargo Lieutenant Saint Loubert Bié (1911) 6126 TJB

-Cargo Min (1913) 7997 TJB

-Cargo Saint André (ex-allemand Santa Fe saisi par le contre-torpilleur Le Fantasque le 25 octobre 1939) (1921) 4267 TJB (appartient au gouvernement français. En mars 1940, son armateur allemand est indemnisé par le gouvernement français)

-Cargo Si Kiang (1914) 7014 TJB

-Cargo Sphinx (1914) 11375 TJB

-Cargo Yalou (1914) 8564 TJB

-Cargo Yang Tsé (1915) 8150 TJB

-Paquebot André Lebon (1931) 13681 TJB

-Paquebot Aramis (1932) 17536 TJB

-Paquebot Athos II (1925) 15276 TJB

-Paquebot Bernardin de Saint Pierre (1926) 10086 TJB

-Paquebot Champollion (1924) 12546 TJB

-Paquebot Chantilly (1923) 9986 TJB

-Paquebot Chenonceaux (1922) 14825 TJB

-Paquebot Compiègne (1923) 9986 TJB

-Paquebot D’Artagnan (1924) 15105 TJB

-Paquebot Eridan (1928) 9928 TJB

-Paquebot Explorateur Grandidier (1924) 10268 TJB

-Paquebot Felix Roussel (1930) 17803 TJB

-Paquebot Général Metzinger (1906) 9312 TJB

-Paquebot Jean Laborde (1930)11591 TJB

-Paquebot Khaï Dinh (1914) 5110 TJB

-Paquebot Leconte de Lisle (1922) 9877 TJB

-Paquebot Maréchal Gallieni (1912) 1559 TJB

-Paquebot Maréchal Joffre (1933) 11732 TJB

-Paquebot Maréchal Lyautey (1924) 8256 TJB

Le Maréchal Pétain à la mer, peinture publicitaire

Le Maréchal Pétain à la mer, peinture publicitaire

-Paquebot Maréchal Pétain (en construction à La Ciotat achèvement prévu pour 1943)

-Paquebot Mariette Pacha (1925) 12239 TJB

-Paquebot Patria (1913) 11883 TJB

-Paquebot Pierre Loti (1913) 5111 TJB

-Paquebot Polynésien (1930) 1422 TJB

-Paquebot Porthos (1914) 12619 TJB

-Paquebot Président Doumer (1933) 11898 TJB

-Paquebot Providence (1915) 11596 TJB

-Paquebot Théophile Gautier (1927) 8194 TJB

-Paquebot Ville d’Amiens (1924) 7142 TJB

-Paquebot Ville de Strasbourg (1920) 7138 TJB

-Paquebot Ville de Verdun (1921) 7007 TJB

-Paquebot mixte Sagittaire (1929) 7706 TJB

Pour renforcer et renouveler sa flotte, la compagnie bénéficie pleinement de l’aide de la CNM en recevant la gérance de quatre cargos type Commission construits aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Nantes, reprenant les noms des navires qu’ils remplacent comme souvent à cette époque.

-Cargo type Commission Commandant Dorise  mis sur cale le 15 février 1943 lancé le 12 mars 1944 et mis en service le 5 septembre 1944

-Cargo type Commission Commissaire Ramel mis sur cale le 24 mars 1944 lancé le 4 mai 1945 et mis en service le 1er novembre 1945
-Cargo type Commission Lieutenant Saint Loubert Bié   mis sur cale le 12 mai 1945 lancé le 25 juin 1946 et mis en service le 5 décembre 1946

-Cargo type Commission Min  mis sur cale le 8 juillet 1946 lancé le 17 août 1947 et mis en service le 12 février 1948

Pour remplacer les paquebots anciens Pierre Loti et Porthos, deux paquebots baptisés Pierre Loti et Douanier Rousseau sont commandés aux Ateliers et Chantiers de Saint-Nazaire Penhoët en mars 1943. C’était la copie conforme du Maréchal Pétain, des navires de 18000 tonnes qui comme leur devancier étaient entièrement financés par l’armateur.

-Le Pierre Loti  mis sur cale le 8 septembre 1943 lancé le 12 juin 1945 et mis en service le 2 février 1946

-Le Douanier Rousseau  mis sur cale le 19 juin 1945 lancé le 12 juin 1947 et mis en service le 14 février 1948

Les autres navires sont encore en service en septembre 1948.

SAGA (Société Anonyme de Gérance et d’Armement)

La Société Anonyme de Gérance et d’Armement à été créée en 1919 par la banque Rotschild pour assurer la gérance des navires appartenant à l’état français mais également des compagnies possédée par la banque comme la Compagnie des Chemins de Fer du Nord.

Cette armateur connu une croissance importante en rachetant la Compagnie des Bateaux à Vapeur du Nord (1926), l’Union Maritime (1934), la Compagnie Franco-Africaine de Navigation (1935) et la Société Navale de l’Ouest (1939). Toutes ces compagnies conservaient cependant leur identité propre et en 1939, la SAGA disposait en propre des navires suivants :

-Cargo André Moyrand (1927) 2471 TJB

-Cargo Cap Blanc (1932) 3317 TJB

-Cargo Cap Cantin (1933) 3317 TJB (sister-ship du Cap Blanc)

-Cargo Cap El Hank (1920) 2307 TJB

-Cargo Cap Guir (1927) 1536 TJB

-Cargo Cap Hadid (1938) 1700 TJB

-Cargo Cap Sim (1929) 2209 TJB

-Cargo Cap Tafelnch (1920) 2209 TJB

-Cargo Paul Emile Javary (1926) 2471 TJB

-Cargo Rouennais (1911) 3777 TJB

-Cargo Tabarka (1909) 2684 TJB

-Citerne à vins Sahel (1938) 2550 TJB

-Paquebot transmanche Côte d’Argent (1932) 3047 TJB

-Paquebot transmanche Côte d’Azur (1930) 3047 TJB

Pour remplacer les vieux cargos Rouennais et Tabarka, la SAGA passa commande en juin 1944 de deux cargos type Commission aux Ateliers et Chantiers Maritimes du Sud-Ouest & de Bacalan Réunis installés à Bordeaux. Ces deux cargos sont baptisés Le Havrais et Le Caennais et sont identiques aux cargos type Commission bien que la SAGA refuse l’aide proposée par la CNM pour garder sa totale indépendance.

-Le Havrais  est mis sur cale le 12 janvier 1944 lancé le 17 mars 1945 et mis en service le 1er juillet 1945

-Le Caennais  est mis sur cale le 27 mars 1945 lancé le 2 juillet 1946 et mis en service le 12 novembre 1945

Les autres navires restent en service en 1948 et ne vont pas tarder à être réquisitionnés pour un usage militaire ou paramilitaire.

Société S.A Le Nickel

Cette compagnie chargée du transport du nickel de Nouvelle Calédonie dispose d’une flotte assez moderne en 1939 et ne commande aucun navire neuf avant le second conflit mondial.

-Cargo Cagou (1930) 2795 TJB

-Cargo Capitaine Illiaquer (1922) 2138 TJB

-Cargo Cap Tarifa (1930) 2177 TJB

-Cargo Notou (1932) 2489 TJB

-Cargo Orne (1919) 2139 TJB

Société Auxiliaire de Transport

La Société Auxiliaire de Transport dispose en septembre 1939 des navires suivants :

-Pétrolier Général Gassouin (1926) 5011 TJB

-Pétrolier caboteur Léon Martin (1936) 1951 TJB

-Pétrolier Marguerite Finaly (1933) 12309 TJB

-Pétrolier caboteur Pétrophalt (1930) 2633 TJB

-Pétrolier caboteur Stanasfalt (1929) 2468 TJB

Ils sont toujours en service en septembre 1948

19-Marine marchande (13)

Compagnie de Navigation Sud-Atlantique

Le paquebot Pasteur

Le paquebot Pasteur

Cette compagnie à été créée en 1912 pour relier depuis Bordeaux l’Amérique du Sud et notamment l’Argentine et le Brésil. Cette compagnie à subit de lourdes pertes durant le conflit et perd le prestigieux Atlantique lors d’un incendie en 1933 ce qui ne laisse que deux navires en 1939.

-Paquebot Massilia (1920) 15563 TJB

-Paquebot Pasteur (1939) 29253 TJB

Pour renforcer sa flotte, la compagnie passe commande de deux paquebots de 23500 tonnes, des navires baptisés Laënnec et Charles Tellier, navires construits par les ACL de Saint Nazaire.

-Paquebot Laënnec  mis sur cale le 8 novembre 1943 lancé le 14 septembre 1945 et mis en service en juin 1946

-Paquebot Charles Tellier  mis sur cale 5 octobre 1945 lancé le 12 septembre 1947 et mis en service en mars 1948

Compagnie Navale d’Afrique du Nord

Cette compagnie eut une curieuse destinée. Créée par l’armement belge d’Anvers Deppe pour reprendre une partie de la flotte de la Société Navale de l’Ouest.

Les trois navires en question, les cargos  Congo (1914) 5202 TJB   Maroc (1908) 2452 TJB et Syrie (1909) 2460 TJB deviennent des navires belges en 1942 et donc pas susceptibles d’être réquisitionnés en cas de guerre sauf par le gouvernement belge. La Compagnie Navale d’Afrique du Nord disparaît en 1943.

Compagnie de Navigation France-Amérique (filiale de la SGTM)

Cette filiale de la Société Générale du Transport Maritime à été créée en 1909 pour le transport d’émigrants depuis l’Espagne en direction de l’Amérique du Sud et dispose en 1939 d’un unique navire, le paquebot Ipanéma (1921 4282 TJB).

Ce paquebot ancien mais en bon état doit être complété par un paquebot de 18000 tonnes, un navire financé entièrement par la Compagnie de Navigation France-Amérique sans aide du gouvernement. Il est commandé aux Ateliers et Chantiers de la Loire de Saint-Nazaire

-Paquebot Reina de Cordoba mis sur cale le 8 septembre 1942 lancé le 17 juillet 1944 et mis en service le 8 février 1945

Pour anticiper le remplacement du paquebot Ipanéma, la Compagnie de Navigation France-Amérique passe commande en juin 1944 d’une deuxième unité identique au précédent. Cette deuxième unité est basée Amazonas.

-L’Amazonas est mis sur cale le 8 septembre 1944 lancé le 17 août 1946 et mis en service le 7 mai 1947.

Les paquebots Reina de Cordoba et Amazonas sont les principales unités de la compagnie. Quand à l’Ipanéma, il doit subir une profonde refonte pour rester le fleuron de la compagnie.

Les travaux entamés en septembre 1947 sont perturbés par un incendie le 8 janvier 1948 aux chantiers Delmas & Viellejeux de La Rochelle. Les travaux ne sont pas achevés le 5 septembre 1948 quand la décision est prise de le transformer en navire de soutien pour sous-marins et navires de surface.

Compagnie de navigation Paquet

La Compagnie de Navigation Nicolas Paquet Ainé et Cie est créée en 1859 et opère en Méditerranée depuis Marseille en direction notamment du Maroc ce qui explique qu’en 1861, la compagnie est rebaptisée Compagnie de Navigation Marocaine.

A la fin de la décennie, des lignes sont ouverte en direction de la Mer Noire et du Caucase. Aussi en 1874, la compagnie est rebaptisée Compagnie de Navigation Arménienne et Marocaine. A la fin du siècle, en 1891, la compagnie étend son emprise en Afrique du Nord.

En 1913, la compagnie est rebaptisée Compagnie de Navigation Paquet, son nom définitif. Quand éclate le premier conflit mondial, elle dispose de quinze navires et en perd quatre. Quand éclate la guerre de Pologne, la Compagnie de Navigation Paquet dispose de la flotte suivante :

-Cargo Arcturus (1913) 2532 TJB

-Cargo Bamako (1930) 2357 TJB

-Cargo Le Rhin (1920) 2456 TJB

-Cargo Oued Fès (1913) 2613 TJB

-Cargo Oued Grou (1921) 792 TJB

-Cargo Oued Sebou (1925) 792 TJB

-Cargo Oued Tiflet (1914) 1194 TJB

-Cargo Oued Yquem (1920) 1370 TJB

-Cargo Ouergha (1920) 1956 TJB

-Cargo Favor (1940) 1323 TJB (appartient au gouvernement français)

-Paquebot Azrou (1930) 2998 TJB

-Paquebot Djenné (1931) 8790 TJB

-Paquebot Imerethie II (1924) 3713 TJB

-Paquebot Koutoubia (1931) 8790 TJB

-Paquebot Maréchal Lyautey (1924) 8256 TJB

-Paquebot Médie II (1928) 5078 TJB

Le remplacement des cargos Oued Fès et Arcturus est assurée par deux cargos type Commission financés entièrement par par la CNM et placée en gérance au sein de la Compagnie de Navigation Paquet. Ces cargos baptisés Wadi et Oueld el Khatt sont commandés aux Ateliers et Chantiers de Saint-Nazaire Penhoët.

-Cargo type Commission Wadi mis sur cale le 8 octobre 1942 lancé le 17 décembre 1943 et mis en service le 12 février 1944

-Cargo type Commission Oued El Khatt  mis sur cale le 8 janvier 1944 lancé le 17 mars 1945 et mis en service le 12 juillet 1945

Deux autres cargos de ce type sont commandés à ce même chantier, des cargos baptisés Oued Tiflet et Ouergha, reprennant les noms des navires qu’ils remplacent.

-Cargo type Commission Oued Tiflet  mis sur cale le 30 septembre 1943 lancé le 4 janvier 1945 et mis en service le 5 juin 1945

-Cargo type Commission Ouergha  mis sur cale le 12 janvier 1945 lancé le 21 mars 1946 et mis en service le 4 septembre 1946

La compagnie Paquet passe également commande en septembre 1944 pour un paquebot mixte de 18000 tonnes baptisé Nicolas Paquet, le fondateur de la compagnie de navigation du même nom. Il est commandé par les Ateliers et Chantiers Maritimes du Sud-Ouest & de Bacalan Réunis de Bordeaux.

-Paquebot mixte Nicolas Paquet mis sur cale le 12 novembre 1944 lancé le 15 novembre 1946 et mis en service le 8 juillet 1947.

Compagnie des Transports Maritimes et Fluviaux (Heuzey & Chastellain)

Cette compagnie conserve en 1948 ces trois vieux navires.

-Cargo Formigny (1916) 2166 TJB

-Cargo Gonneville (1912) 2285 TJB

-Cargo Villiers (1923) 2548 TJB

Compagnie des Transports maritimes de l’AOF

Aucun changement entre 1939 et 1948

-Cargo Kindia (1919) 1972 TJB

Compagnie Worms

La compagnie Worms à été créée en 1848 pour importer du charbon britannique en France mais ce n’est qu’en 1858 que la compagnie dispose de ses propres navires. L’ouverture du canal de Suez en 1869 entraine l’ouverture d’un bureau à Port Saïd et comme cela ne suffisait pas, la compagnie créé son propre chantier naval au Trait en Normandie même si dans la pratique, tous les navires de la compagnie ne seront pas construits aux ACSM.

Quand la guerre de Pologne éclate, la compagnie Worms dispose des navires suivants :

-Cargo Barsac (1923) 1049 TJB

-Cargo Bidassoa (1901) 558 TJB

-Cargo Biscarosse (1919) 1937 TJB (appartient au gouvernement français ancien navire de la compagnie France Navigation)

-Cargo Caudebec (1910) 1471 TJB

-Cargo Cérons (1923) 1049 TJB

-Cargo Château Larose (1930) 2047 TJB

-Cargo Château Latour (1914) 1912 TJB

-Cargo Château Palmer (1914) 1912 TJB

-Cargo Château Pavie (1930) 2047 TJB

-Cargo Château Yquem (1935) 2436 TJB

-Cargo Espiguette (1920) 1909 TJB (appartient au gouvernement français ancien navire de la compagnie France Navigation)

-Cargo Guilvinec (1920) 3222 TJB (appartient au gouvernement français ancien navire de la compagnie France Navigation)

-Cargo Kerkena (1922) 1579 TJB

-Cargo Léoville (1922) 1056 TJB

-Cargo Le Trait (1934) 1158 TJB

-Cargo Médoc (1930) 1166 TJB

-Cargo Mérignac (1929) 767 TJB

-Cargo Normanville (1921) 1803 TJB

-Cargo Lussac (1922) 1586 TJB

-Cargo Margaux (1912) 1463 TJB

-Cargo Perros Guirec (1921) 2012 TJB

-Cargo Pessac (1907) 775 TJB

-Cargo Pomérol (1930) 1166 TJB

-Cargo Pontet Canet (1916) 1176 TJB
-Cargo Sauternes (1922) 1049 TJB

-Caboteur Fronsac (1906) 518 TJB

-Caboteur Grand Quevilly (1914) 2844 TJB

-Caboteur Jumièges (1913) 1708 TJB

-Caboteur La Mailleraye (1918) 490 TJB

-Caboteur Listrac (1907) 778 TJB

Pour remplacer le caboteur Listrac et les cargos Fronsac Pessac Margaux Caudebec et Bidassoa, la compagnie Worms va passer commande de six cargos type Commission partiellement financés par la CNM. Ils reprennent les noms des navires qu’ils remplacent avec officiellement un II suivant le nom même si dans la pratique, il était généralement omis.

-Le Bidassoa  est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine Maritime (ACSM) au Trait le 12 septembre 1942 lancé le 5 octobre 1943 et mis en service le 12 mars 1944

-Le Caudebec est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine Maritime (ACSM) au Trait le 27 mars 1944 lancé le 7 juin 1945 et mis en service le 14 septembre 1945.

-Le Margaux  est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine Maritime (ACSM) au Trait  le 12 septembre 1945 lancé le 18 décembre 1946 et mis en service le 4 mars 1947

-Le Pessac  est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine Maritime (ACSM) au Trait le 28 décembre 1946 lancé le 8 janvier 1948 et mis en service le 27 juillet 1948

-Le Fronsac  est mis sur cale aux ACL à Saint Nazaire le 21 juin 1945 mis à flot le 7 septembre 1946 et mis en service le 12 décembre 1946

-Le Listrac est mis sur cale aux ACL à Saint Nazaire le 25 septembre 1946 lancé le 4 décembre 1947 et mis en service le 2 mars 1948.

Les autres navires sont encore en service en septembre 1948

Courtage et Transport

Aucun changement entre 1939 et 1948

-Pétrolier Capitaine Damiani (1922) 4854 TJB

19-Marine marchande (4)

Delmas-Viellejeux

-Cargo Agen (1921) 4186 TJB (appartient à la SNCF)

-Cargo Albi (1920)  4191 TJB (appartient à la SNCF)

-Cargo Aurillac (1921) 4268 TJB (appartient à la SNCF)

-Cargo André Thomé (1920) 2012 TJB

-Cargo Argonne (1920) 2115 TJB

-Cargo Auvergne (1921) 2114 TJB

-Cargo Bourges (1919) 2910 TJB (appartient à la SNCF)

-Cargo Cévennes (1921) 2509 TJB

-Cargo Châteauroux (1921) 4185 TJB (appartient à la SNCF)

-Cargo Cornouaille (1928) 3324 TJB

-Cargo Lorient (1921) 4185 TJB (appartient à la SNCF)

-Cargo Maurice Delmas (1919)  3161 TJB

-Cargo Medjerda (1923) 4578 TJB

-Cargo Montauban (1920) 4191 TJB (appartient à la SNCF)

-Cargo Poitiers (1921) 4185 TJB (appartient à la SNCF)

-Cargo Saint Nazaire (1919) 2910 TJB (appartient à la SNCF)

-Cargo Saumur (1920) 2955 TJB

-Cargo Tours (1920) 4158 TJB

-Cargo Vendôme (1920) 4192 TJB (appartient à la SNCF)

Messageries Maritimes

-Cargo Anadyr (1930) 5278 TJB

-Cargo Commandant Dorise (1917) 5529 TJB

-Cargo Commissaire Ramel (1920) 10061 TJB

-Cargo Espérance (1923) 5072 TJB

-Cargo Honfleur  (ex-Makena EUA) (1919) 2729TJB (gérance d’un navire appartenant au gouvernement français)

-Cargo Lieutenant de La Tour (1917) 5700  TJB

-Cargo Lieutenant Saint Loubert Bié (1911) 6126 TJB

-Cargo Min (1913) 7997 TJB

-Cargo Saint André (ex-allemand Santa Fe saisi par le contre-torpilleur Le Fantasque le 25 octobre 1939) (1921) 4267 TJB (appartient au gouvernement français)

-Cargo Si Kiang (1914) 7014 TJB

-Cargo Sphinx (1914) 11375 TJB

-Cargo Yalou (1914) 8564 TJB

-Cargo Yang Tsé (1915) 8150 TJB

-Paquebot André Lebon (1931) 13681 TJB

-Paquebot Aramis (1932) 17536 TJB

-Paquebot Athos II (1925) 15276 TJB

-Paquebot Bernardin de Saint Pierre (1926) 10086 TJB

-Paquebot Champollion (1924) 12546 TJB

-Paquebot Chantilly (1923) 9986 TJB

-Paquebot Chenonceaux (1922) 14825 TJB

-Paquebot Compiègne (1923) 9986 TJB

-Paquebot D’Artagnan (1924) 15105 TJB

-Paquebot Eridan (1928) 9928 TJB

-Paquebot Explorateur Grandidier (1924) 10268 TJB

-Paquebot Felix Roussel (1930) 17803 TJB

-Paquebot Général Metzinger (1906) 9312 TJB

-Paquebot Jean Laborde (1930)11591 TJB

-Paquebot Khaï Dinh (1914) 5110 TJB

-Paquebot Leconte de Lisle (1922) 9877 TJB

-Paquebot Maréchal Gallieni (1912) 1559 TJB

-Paquebot Maréchal Joffre (1933) 11732 TJB

-Paquebot Maréchal Lyautey (1924) 8256 TJB

-Paquebot Maréchal Pétain (en construction à La Ciotat achèvement prévu pour 1943)

-Paquebot Mariette Pacha (925) 12239 TJB

-Paquebot Patria (1913) 11883 TJB

-Paquebot Pierre Loti (1913) 5111 TJB

-Paquebot Polynésien (1930) 1422 TJB

-Paquebot Porthos (1914) 12619 TJB

-Paquebot President Doumer (1933) 11898 TJB

-Paquebot Providence (1915) 11596 TJB

-Paquebot Théophile Gautier (1927) 8194 TJB

-Paquebot Ville d’Amiens (1924) 7142 TJB

-Paquebot Ville de Strasbourg (1920) 7138 TJB

-Paquebot Ville de Verdun (1921) 7007 TJB

-Paquebot mixte Sagittaire (1929) 7706 TJB

SAGA

-Cargo André Moyrand (1927) 2471 TJB

-Cargo Cap Blanc (1932) 3317 TJB

-Cargo Cap Cantin (1933) 3317 TJB (sister-ship du Cap Blanc)

-Cargo Cap El Hank (1920) 2307 TJB

-Cargo Cap Guir (1927) 1536 TJB

-Cargo Cap Hadid (1938) 1700 TJB

-Cargo Cap Sim (1929) 2209 TJB

-Cargo Cap Tafelnch (1920) 2209 TJB

-Cargo Paul Emile Javary (1926) 2471 TJB

-Cargo Rouennais (1911) 3777 TJB

-Cargo Tabarka (1909) 2684 TJB

-Citerne à vins Sahel (1938) 2550 TJB

-Paquebot transmanche Côte d’Argent (1932) 3047 TJB

-Paquebot transmanche Côte d’Azur (1930) 3047 TJB

Société S.A Le Nickel

-Cargo Cagou (1930) 2795 TJB

-Cargo Capitaine Illiaquer (1922) 2138 TJB

-Cargo Cap Tarifa (1930) 2177 TJB

-Cargo Notou (1932) 2489 TJB

-Cargo Orne (1919) 2139 TJB

Société Auxiliaire de Navigation

-Pétrolier Henry Desprez (1932) 9895 TJB

-Pétrolier Monique (1922) 7011 TJB

-Pétrolier Salomé (en construction) 13000 TJB

Société Auxiliaire de Transport

-Pétrolier Général Gassouin (1926) 5011 TJB

-Pétrolier caboteur Léon Martin (1936) 1951 TJB

-Pétrolier Marguerite Finaly (1933) 12309 TJB

-Pétrolier caboteur Pétrophalt (1930) 2633 TJB

-Pétrolier caboteur Stanasfalt (1929) 2468 TJB

SNCF

-Cargo Rennes (1925) 771 TJB

-Caboteur Bordeaux (1912) 774 TJB

-Caboteur Brest (1900) 522 TJB

-Paquebot transmanche Londres  (en construction en 1940) 2384 TJB

-Paquebot transmanche Newhaven (1911) 1888 TJB

-Paquebot transmanche Rouen (1912) 1882 TJB

-Paquebot transmanche Versailles (1919) 2156 TJB

Société Cherbourgeoise de Cabotage

-Caboteur Carentan (1930) 145 TJB

-Caboteur Renée Marguerite (1932) 3713 TJB

-Transbordeur Ingénieur Cachin (1923) 1309 TJB

-Transbordeur Ingénieur Minard (1911) 1273 TJB

-Transbordeur Ingénieur Reibell (1911) 675 TJB

Société Européenne d’Armement

-Cargo Calvados (1909) 2993 TJB

-Cargo La Marsa (1914) 1439 TJB

-Cargo Prado (1905) 997 TJB

Société Française des Pétroles Shell

-Pétrolier Alberta (1938) 3357 TJB

-Pétrolier-caboteur Mexphalte (1928) 2578 TJB

-Pétrolier-caboteur Shellspra (1923) 2161 TJB

-Pétrolier-caboteur Spramex (1928) 2560 TJB

Société Française de Transports Pétroliers (SFTP)

-Pétrolier Bourgogne (1937) 9357 TJB

-Pétrolier Champagne (1938) 9946 TJB

-Pétrolier Dauphiné (1930) 9176 TJB

-Pétrolier Franche Comté (1936) 9314 TJB

-Pétrolier Languedoc (1937) 9512 TJB

-Pétrolier Limousin (1930) 7619 TJB (appartient au gouvernement français)

-Pétrolier Lorraine (1937) 9512 TJB

-Pétrolier Phenix (1920) 2633 TJB (appartient à la société Courtage et Transport)

-Pétrolier Picardie (1936) 8263 TJB (appartient au gouvernement français) (partie avant coule en février 1940, partie arrière dépôt pétrolier à Oran)

-Pétrolier Rousillon (1936) 9386 TJB

-Pétrolier Saintonge (1936) 9386 TJB

-Pétrolier Touraine (1934) 6589 TJB

-Pétrolier Vendée (1928) 9153 TJB (appartient au gouvernement français)

Société des Transports Maritimes Pétroliers

-Pétrolier Brumaire (1930) 7638 TJB

15-Pétroliers et Ravitailleurs rapides (3)

C-Pétrolier Le Loing

Le Loing à la mer

Le Loing à la mer

L’après guerre marque la généralisation progressive mais inexorable de la chauffe nécessitant plus que jamais une importante flotte de pétroliers.

Après la construction de quatre petits pétroliers de classe Aube, une loi votée le 5 août 1924 autorise non seulement l’achat du pétrolier Bakou réfugié à Bizerte avec les autres navires de la Flotte blanche (Devenu le La Loire, il sera utilisé jusqu’en juin 1928 quand elle est mise en réserve. Utilisé comme citerne à Brest puis à Alger de 1932 à 1946 date de sa vente à la démolition) mais également la construction d’un pétrolier de 6000 tonnes baptisé Le Loing.

-Le Loing est mis sur cale aux chantiers Worms du Trait le 21 août 1925 lancé le 4 avril 1927 et admis au service actif le 1er octobre 1927. Il assure à la fois des transports de pétrole entre la France ,l’Empire et les sites d’exploitation et le ravitaillement des navires opérationnels au cours de manoeuvre.

Il est affecté en Indochine de 1935 à 1938, ravitaillant le 1er février 1938 au cap Saint Jacques les croiseurs de la 4ème DC effectuant un tour du monde. A la fin de 1938, il est relevé par le Niger et rallie les Antilles où il va à la fois chargé du mazout et du gazole au Texas pour ravitailler les Forces Navales Françaises aux Antilles (FNFA).

Une note du 7 mars 1939 anticipant sur les commandes à passer entre 1940 à 1946 prévoit la commande d’un transport pétrolier de 8600 tonnes en 1943 pour le remplacer.

Ayant besoin de réparations, il quitte Fort de France le 25 avril 1940 pour rallier La Rochelle le 7 mai 1940. Il va subir des travaux aux chantiers Delmas & Vieljeux de La Rochelle, travaux concernant les chaudières et les citernes à mazout. Les travaux se terminent le 20 juillet 1940 et peut sortir pour essais les 21 et 22 juillet puis pour remise en condition du 24 au 31 juillet 1940.

Le Loing quitte La Pallice le 1er août, va charger du gazole et du mazout à Lorient les 2 et 3 août avant de traverser l’Atlantique à 11 noeuds de moyenne, ralliant Fort de France le 16 août 1940 à l’aube, réintégrant les FNFA.

Du 15 juin au 21 août 1943, le Loing est échoué au bassin à Fort de France pour un grand carénage bien mérité. Il subit une remise en état complète, profitant de l’amélioration des capacités industrielles de la Martinique. Il reçoit notamment un système de ravitaillement à la mer.

Armé pour essais le 25 août, il sort pour essais le 26 et le 27 août puis pour remise en condition du 29 août au 5 septembre 1943. Il appareille le lendemain 6 septembre pour Aruba où il charge du mazout le 8 septembre pour rentrer à Fort de France le 12 septembre 1943.

Comme tous les autres pétroliers français de l’époque, le Loing à une double casquette, servant à la fois de transport pétrolier de produits finis (mazout, gazole, essence d’aviation) entre le Venezuela, Curacao, le Mexique, le Texas et Fort de France voir Pointe à Pitre pour recompléter les dépôts civils et militaires et de ravitailleur de navires militaires au cours des différents exercices.

Ces exercices concernent principalement les navires des FNFA mais également des navires venus de métropole comme la 6ème DCT (Milan Epervier Vautour) venue de Brest en compagnie du Var pour un entrainement commun avec l’aviso colonial Bougainville, le principal navire de combat des FNFA, les «métropolitains» arrivant à Fort de France le 9 février 1944.

Du 28 février au 4 mars 1944, le Loing et le Var simulent un convoi protégé par la 6ème DCT contre le Bougainville qui simule un croiseur auxiliaire allemand comme ceux du premier conflit mondial

Du 1er au 12 septembre 1945, il soutien le croiseur léger Primauguet qu’il ravitaille en mer et en route à l’aide d’un système plus efficace que celui installé au cours du grand carénage de l’été 1943 et alors que le croiseur léger est à Pointe à Pitre du 13 au 16 septembre, le pétrolier rallie Aruba pour charger du mazout, du gazole et du carburant aviation.

Du 11 au 30 janvier 1946, il soutient le Primauguet engagé dans un entrainement intensif dans la région des Petites Antilles.

A l’origine, il était prévu de le désarmer en 1946 mais au final, il est décidé de le prolonger trois ans ce qui nécessite un grand carénage étoffé. Pour cela, il est échoué au bassin du 1er juin au 12 août 1946 pour une remise en état complète.

Après des travaux complémentaires à quai, le pétrolier Le Loing est armé pour essais le 1er septembre, effectuant ses essais réglementaires les 2 et 3 septembre puis sa remise en condition du 5 au 15 septembre, reprenant le surlendemain son activité opérationnelle quand il appareille pour le Texas afin de charger du mazout et du gazole, ce dernier servant notamment à alimenter la centrale électrique alimentant la Martinique.

Le 7 avril 1948, après un entrainement au combat de nuit des deux croiseurs, le pétrolier Le Loing ravitaille les croiseurs légers Gloire et Montcalm pour leur permettre de rallier Cayenne sans avoir à faire escale.

Le 5 septembre 1948, le Le Loing était à Aruba, chargeant du mazout et du gazole. Il rallie quelques jours plus tard la Martinique.

Caractéristiques Techniques du Loing

Déplacement : standard 3481 tW pleine charge 10138 tonnes 9915 tonnes de port en lourd

Dimensions : longueur hors tout 122.75m longueur entre perpendiculaires 117.84m largeur 15.51m tirant d’eau 7.45m au déplacement en charge

Propulsion : deux diesels Burmeister & Wain dévellopant 4100ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 13.96 noeuds (13 noeuds en service courant) rayon d’action 6000 miles nautiques à 13 noeuds

Capacités : 8 citernes (6550 mètres cubes) et 10 citernes d’été (1306 mètres cubes)

Armement : (1939-40) deux canons de 100mm modèle 1917, deux canons de 75mm antiaériens

En septembre 1948, le pétrolier Le Loing dispose toujours de deux canons de 100mm mais les deux canons de 75mm ont été remplacés par six canons de 37mm modèle 1941 en trois affûts doubles.

Equipage : 6 officiers et 70 hommes en temps de paix; 8 officiers et 76 hommes en temps de guerre.

14-Navires légers (40)

K-Chasseurs de sous-marins

Les anciens du premier conflit mondial

L'Avalanche, un chasseur de sous-marins utilisé comme auxiliaire

L’Avalanche, un chasseur de sous-marins utilisé comme auxiliaire

L’apparition du sous marin qui acquis ses lettres de noblesse dans le premier conflit mondial poussa les marines alliées à se dôter de navires adaptés que ce soit pour la haute mer (canonnières et avisos) ou pour les eaux côtières.

Pour ce dernier cas, la France commanda 100 chasseurs à coque en bois aux Etats Unis dont 8 étaient encore en service en 1939 mais les CH25 51 56 58 74 81 95 98 vont être rapidement désarmés ou transformés en auxiliaires.

C’est ainsi que les CH25 et 51 sont à Brest, les 56 et 58 sont à Cherbourg, les 74 et 81 sont à Toulon et les 95 et 98 à Bizerte utilisés comme auxiliaires jusqu’à leur désarmement en 1942/43.

37 navires sont commandés aux chantiers Auguste Normand mais seulement 17 sont achevés et quatre sont encore en service en 1939, des navires numérotés CH 106 107 111 et 112, les deux premiers étant basés à Cherbourg comme auxiliaires et les deux dernières sont à Saïgon comme canonnières.

Le remplacement de ces navires est entamé au début des années trente avec la construction de quatre navires de 148 tonnes baptisés Chasseur 1 à 4 entre 1931 et 1935. Ces quatre navires connaissent d’importants problèmes techniques et sont désarmés en 1940

Le chasseur de sous-marins CH-4

Le chasseur de sous-marins CH-4

Les chasseurs de sous-marins du programme de 1937

Le programme de 1937 prévoit la construction d’une nouvelle version de chasseurs à coque en acier, d’un déplacement de 107tW, douze navires numérotés CH-5 à CH-16 dont la construction va être assurée par la Socarenam à Boulogne pour six d’entre-eux et les chantiers Leroux à Lorient pour les six derniers.

-Le CH5 est mis sur cale à la Socarenam de Boulogne le 6 octobre 1938 lancé le 3 avril 1939 et admis au service actif le 7 mars 1940.

-Le CH6 est mis sur cale à la Socarenam de Boulogne le 6 octobre 1938 lancé le 3 avril 1939 et admis au service actif le 7 mars 1940.

-Le CH7  est mis sur cale à la Socarenam de Boulogne le 15 novembre 1938 lancé le 10 novembre 1939 et admis au service actif le 20 mai 1940.

-Le CH8 est mis sur cale aux chantiers Leroux de Lorient le 10 avril 1939 lancé le 27 janvier 1940 et admis au service actif le 24 mai 1940.

-Le CH9  est mis sur cale aux chantiers Leroux de Lorient le 20 mars 1939 lancé le 12 janvier 1940 et admis au service actif le 24 avril 1940

-Le CH10  est mis sur cale aux chantiers Leroux de Lorient le 23 mars 1939 lancé le 10 février 1940 et admis au service actif le 1et mai 1940

-Le CH11 est mis sur cale à la Socarenam de Boulogne le 6 avril 1939 lancé le 8 février 1940 et admis au service actif le 20 mai 1940

-Le CH12 est mis sur cale à la Socarenam de Boulogne le 6 avril 1939 lancé le 20 mai 1940 et admis au service actif le 7 juillet 1940.

-Le CH13 est mis sur cale à la Socarenam de Boulogne le 6 avril 1939 lancé le 23 mars 1940 et admis au service actif le 14 avril 1940

-Le CH14 est mis sur cale aux chantiers Leroux de Lorient le 15 février 1940 lancé le 3 septembre 1940 et mis en service le 12 janvier 1941

-Le CH15 est mis sur cale aux chantiers Leroux de Lorient le 15 février 1940 lancé le 3 septembre 1940 et mis en service le 12 janvier 1941

-Le CH16 est mis sur cale aux chantiers Leroux de Lorient le 15 février 1940 lancé le 3 septembre 1940 et mis en service le 12 janvier 1941

Ces 12 navires destinés à la lutte ASM côtière sont basés par deux entre les bases de Cherbourg (CH5 et 6) Brest (CH7 et 8) Toulon (CH9 et 10) Lorient (CH11 et 12) Mers-El-Kébir (CH13 et 14) et Bizerte (CH15 et 16).

Caractéristiques Techniques

Déplacement :  standard 107 tonnes pleine charge 137 tonnes

Dimensions :  longueur 37.10m large 5.6m tirant d’eau 1.95m

Propulsion :  deux moteurs diesels MAN développant une puissance maximale de 1130ch et actionnant deux hélices

Performances :  vitesse maximale 15.5 noeuds distance franchissable : 1200 miles nautiques à 8 noeuds 680 miles nautiques à 13.5 noeuds

Armement :

(Origine)

-Un canon de 75mm modèle 1897 alimenté à 100 coups installé à l’avant pouvant toucher des cibles à une distance maximale de 11125m. La cadence de tir est de 12 coups par minute sachant que les réserves est de 100 coups.

-Quatre mitrailleuses de 8mm Hotchkiss en deux affûts doubles
-Deux mortiers ASM et six grenades

La plage arrière est occupée à l’origine par une bigue et des réservoirs de carburant pour lui permettre de soutenir des hydravions mais cette mission est rapidement abandonné en raisons des difficultés, le remorquage des hydravions ne pouvant se faire que par temps calme.

(Après refonte)

-Un canon de 90mm modèle 1926 alimenté à 82 coups

-Deux mitrailleuses Darne de 7.5mm en affûts simples sous masque

-Deux canons de 37mm Schneider modèle 1941 en un affût double.

-Deux grenadeurs axiaux à l’arrière avec 16 grenades.

Equipage :  23 hommes

Les chasseurs de sous-marins du programme 1938bis

La tranche 1938bis prévoit la construction de cinq chasseurs supplémentaires (CH17 à 21) semblables aux navires précédents. Leur construction est attribuée aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) dans leur site du Havre.

-Le CH17 est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée du Havre le 8 août 1939 lancé le 14 mars 1940 et admis au service actif le 7 juillet 1940

-Le CH18 est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée du Havre le 8 août 1939 lancé le 14 mars 1940 et admis au service actif le 7 juillet 1940

-Le CH19 est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée du Havre le 8 août 1939 lancé le 14 mars 1940 et admis au service actif le 7 juillet 1940

-Le CH20 est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée du Havre le 8 août 1939 lancé le 14 mars 1940 et admis au service actif le 7 juillet 1940

-Le CH21 est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée du Havre le 8 août 1939 lancé le 14 mars 1940 et admis au service actif le 7 juillet 1940

Ces cinq navires sont affectés à  Casablanca (CH 17 18 et 19) et à Beyrouth (CH 20 et 21).

Le chasseur de sous-marins CH-41

Le chasseur de sous-marins CH-41

Dans cette même tranche, huit autres chasseurs à coque en bois sont commandés, des navires numérotés CH41 CH42 CH43 CH44 CH45 CH46 CH47 et CH48. Leur construction est attribuée aux chantiers Delmas & Vieljeux de La Rochelle habitué de la construction des coques en bois.

-Le CH-41 est mis sur cale le 4 janvier 1940 lancé le 7 juin 1940 et mis en service le 12 septembre 1940

-Le CH-42 est mis sur cale le 4 janvier 1940 lancé le 7 juin 1940 et mis en service le 12 septembre 1940

-Le CH-43 est mis sur cale le 4 janvier 1940 lancé le 7 juin 1940 et mis en service le 12 septembre 1940

-Le CH-44 est mis sur cale le 4 janvier 1940 lancé le 7 juin 1940 et mis en service le 12 septembre 1940

-Le CH-45 est mis sur cale le 14 juin 1940 lancé le 2 décembre 1940 et mis en service le 17 février 1941

-Le CH-46 est mis sur cale le 14 juin 1940 lancé le 2 décembre 1940 et mis en service le 17 février 1941

-Le CH-47 est mis sur cale le 14 juin 1940 lancé le 2 décembre 1940 et mis en service le 17 février 1941

-Le CH-48 est mis sur cale le 14 juin 1940 lancé le 2 décembre 1940 et mis en service le 17 février 1941

Les CH-41 et 42 sont basés à Dunkerque, les CH-43 et 44 sont basés à Ajaccio, les CH-45 et 46 sont basés à Saïgon et les CH-47 et 48 sont basés à Nouméa.

Caractéristiques Techniques

Déplacement :  standard 98 tonnes pleine charge 128 tonnes

Dimensions :  longueur 32.10m large 4.2m tirant d’eau 1.75m

Propulsion :  deux moteurs diesels MAN développant une puissance maximale de 1000ch et actionnant deux hélices

Performances :  vitesse maximale 15.5 noeuds distance franchissable : 1200 miles nautiques à 8 noeuds 680 miles nautiques à 13.5 noeuds

Armement :

-Un canon de 75mm modèle 1897 alimenté à 100 coups installé à l’avant remplacé en 1943/44 par un canon de 90mm modèle 1926 avec 60 coups

-Deux mitrailleuses Darne de 7.5mm en affûts simples sous masque

-Deux mitrailleuses de 13.2mm Hotchkiss en un affût double remplacé en 1945/46 par un canon de 37mm

-Deux grenadeurs axiaux à l’arrière avec 16 grenades.

Equipage :  19 hommes

Les chasseurs de sous-marins du programme de 1940

En janvier 1940, six nouveaux chasseurs sont commandés à l’industrie (les chantiers privés) pour renforcer les besoins en métropole.

Après un moment d’hésitation, la coque est construite en bois et les navires numérotés CH-49 CH-50 CH-51 CH-52 CH-53 et 54. La construction des trois premiers est attribuée aux chantiers Ziegler de Dunkerque et les trois autres à la Socarenam de Boulogne.

-Le CH-49 est mis sur cale le 4 septembre 1940 lancé le 3 mars 1941 et mis en service le 17 juin 1941

-Le CH-50 est mis sur cale le 4 septembre 1940 lancé le 3 mars 1941 et mis en service le 17 juin 1941

-Le CH-51  est mis sur cale le 4 septembre 1940 lancé le 3 mars 1941 et mis en service le 17 juin 1941

-Le CH-52 est mis sur cale le 10 septembre 1940 lancé le 3 mars 1941 et mis en service le 15 juin 1941

-Le CH-53 est mis sur cale le 10 septembre 1940 lancé le 3 mars 1941 et mis en service le 15 juin 1941

-Le CH-54 est mis sur cale le 10 septembre 1940 lancé le 3 mars 1941 et mis en service le 15 juin 1941
Les CH-49 et 50 sont à Toulon, les CH-51 et 52 à Bizerte et les CH-53 et 54 à Brest

Caractéristiques Techniques

Déplacement :  standard 107 tonnes pleine charge 137 tonnes

Dimensions :  longueur 37.10m large 5.6m tirant d’eau 1.95m

Propulsion :  deux moteurs diesels MAN développant une puissance maximale de 1130ch et actionnant deux hélices

Performances :  vitesse maximale 15.5 noeuds distance franchissable : 1200 miles nautiques à 8 noeuds 680 miles nautiques à 13.5 noeuds

Armement :

– Un canon de 75mm modèle 1897 alimenté à 100 coups installé à l’avant remplacé ultérieurement par un canon de 90mm modèle 1926 alimenté à 75 coups

-Deux mitrailleuses Darne de 7.5mm en affûts simples sous masque

-Deux mitrailleuses de 13.2mm en un affût double puis un canon de 25 ou de 37mm en affût simple.

-Deux grenadeurs axiaux à l’arrière avec 16 grenades.

Equipage :  23 hommes

14-Navires légers (30) canonnières fluviales (2)

Canonnières fluviales classe Ill
Pour renforcer la présence de la France sur le Rhin, décision est prise de construire de véritables canonnières fluviales qui en temps de paix devront faire respecter la liberté de navigation au profit de tous les pays mais qui en temps de guerre devront s’opposer à un franchissement en force de l’armée allemande et bien entendu couvrir le franchissement de l’armée française.
Quatre navires sont ainsi commandés à la tranche 1942 (programme naval du 14 mai 1941), des navires baptisés du nom d’influents du Rhin (Ill Thur Emme Reuss) et dont la construction est attribuée aux chantiers Delmas & Viellejeux de La Rochelle.
A noter que pour respecter la neutralité des Pays Bas et de la Belgique, ces navires rejoindront Strasbourg leur port d’attache désarmées, l’armement étant mis en place en Alsace.

La constitution d’une véritable flottille du Rhin nécessita d’ailleurs la construction d’une vraie annexe militaire dans le port de Strasbourg.
Ces canonnières sont inspirées de la dernière canonnière fluviale construite en France à savoir la Francis Garnier mais cette inspiration est lointaine car depuis les technologies ont évolué et le contexte d’utilisation est différent.
A la machine alternative, les canonnières de type Ill préfère le moteur diesel. L’armement est semblable en quantité mais la DCA inexistante pour la canonnière indochinoise est plus que conséquente pour des navires appelés à devoir si nécessaire affronter les bombardiers et les chasseurs de la Luftwafe.
-L’Ill est mise sur cale le 8 septembre 1941 lancé le 14 octobre 1942 et mise en service le 17 mars 1943

-La Thurn est mise sur cale le 5 novembre 1942 lancée le 10 décembre 1943 et mise en service le 4 mai 1944

-L’Emme est mise sur cale le 15 décembre 1943 lancée le 7 janvier 1945 et mise en service le 8 août 1945

-La Reuss est mise sur cale le 15 février 1945 lancée le 5 mars 1946 et mise en service le 16 septembre 1946.

Ces quatre navires sont toujours en service en septembre 1948 et se relayent pour monter une garde vigilante et pour protéger le trafic français sur le Rhin.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 700 tonnes pleine charge 850 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 64.40m longueur entre perpendiculaires 62.05m largeur 11.20m tirant d’eau 2.50m

Propulsion : deux moteurs diesels de 2400ch chacun entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 19 noeuds distance franchissable : 1500 miles nautiques à 15 noeuds

Armement : deux canons de 90mm modèle 1926 en affûts simples (un avant et un arrière), deux mortiers de 81mm Brandt, huit canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 et huit mitrailleuses de 7.5mm Darne
Equipage : 125 officiers et marins