URSS (1) Avant-Propos

UNE AUTRE SECONDE GUERRE MONDIALE
T-7 URSS

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AVANT-PROPOS

En ce 4 avril 2018 je commence officiellement le Tome 7 sur l’URSS. C’est le dernier des tomes majeurs de ma flamboyante uchronie, un travail titanesque qui me stimule mais qui parfois me terrifie par son étendue.

Si j’avais su que sept ans plus tard j’en serais toujours à rédiger les tomes introductifs je pense que je me serais pas lancé. Je dois confesser que la masse du T-1 sur la France à du effrayer nombre de lecteurs sincèrement intéressés. Je fais donc ici mon mea culpa, mon mea maxima culpa.

Commencée en 2011 par la France, je suis toujours rendu en 2018 à la présentation des différentes volumes. Initialement je voulais attendre pour rédiger mon second conflit mondial mais devant l’étendue j’ai donc fait de grandes entorses à cette règle d’or.

Après un Tome 1 beaucoup trop long consacré à la France, j’ai effectué un Tome 2 consacré à l’Allemagne entamé comme la France mais que j’ai fini par réduire de manière drastique avant de finalement faire un tome mêlant parties très détailles, parties (trop) synthétiques et parties équilibrées.

C’est avec le Tome 3 consacré à la Grande-Bretagne que j’ai atteint un vrai équilibre ni trop ni pas assez détaillé. J’ai poursuivi avec le tome 4 consacré aux Etats-Unis, le tome 5 consacré au Japon et le tome 6 dédié à l’Italie.

Dans ces tomes j’ai intégré des éléments consacré au conflit et même à l’après guerre ce qui à provoqué des contradictions avec les tomes précédents.

J’ai l’intention de corriger tout ça mais si je n’arrive pas à le faire à temps la règle édictée dans le tome 6 s’applique toujours à savoir qu’une information récente prime sur une information plus ancienne.

J’ai dit dernier des tomes majeurs tout simplement parce que les tomes suivants seront consacrés non seulement à des puissances secondaires mais à des pays qui ne disposent pas forcément uniquement d’armes nationales.

A quoi bon détailler un avion, un navire ou un char déjà présenté ailleurs ? D’où cette nouvelle distinction entre tomes majeurs et tomes mineurs. J’ai finalement décidé de choisir le schéma suivant qui me semble équilibré.

-Tome 1 : France

-Tome 2 : Allemagne

-Tome 3 : Grande Bretagne

-Tome 4 : Etats Unis

-Tome 5 : Japon

-Tome 6 : Italie

-Tome 7 : URSS

-Tome 8 : Les Dominions : Canada , Afrique du Sud,Australie et Nouvelle-Zélande

-Tome 9 : Belgique, Luxembourg et Pays Bas

-Tome 10 : Turquie

-Tome 11 : Espagne et Portugal

-Tome 12 : Les autres pays européens (1) (Norvège, Danemark, Suède, Finlande, Suisse, République d’Irlande)

-Tome 13 : Les autres pays européens (2) (Grèce, Yougoslavie, Hongrie, Bulgarie, Roumanie, Slovaquie)

-Tome 14 : l’Amérique Centrale et Latine (Brésil, Argentine, Chili, Uurugay Paraguay, Pérou, Equateur, Bolivie, Colombie, Venezuela, Mexique et les petits états)

Revenons à l’URSS. L’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS) est née en 1922. Il succède à la Russie des tsars qui avait sombré à la fin du premier conflit mondial en compagnie des empires centraux, marquant la fin d’une époque.

Lénine (1870-1924) 54.jpg

Vladimir Illitch Oulianov dit Lénine (1870-1924)

Cet état communiste dirigé par Lénine puis par Staline est la puissance dominante en Europe centrale et orientale, inquiétant les pays voisins et les pays occidentaux qui craignent plus que tout la «contagion bolchévique».

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Iosif Vissarionovich Dzhugashvili dit Joseph Staline (1878-1955)

Néanmoins gardons-nous de toute généralité, les pays occidentaux cherchant parfois à se rapprocher de l’URSS notamment pour contrer l’agressive politique étrangère allemande ce qui en retour provoquait des aigreurs et des mécontentements de la part des nouveaux pays d’Europe de l’est qui pouvaient craindre à juste titre que l’URSS ne prolonge la politique étrangère tsariste.

La mise en place de ce régime se fait après une terrifiante guerre civile entre les tenants de l’ordre ancien (les Blancs) et les bolcheviques (les Rouges), une guerre qui voit l’intervention des puissances occidentales (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Etats-Unis) ainsi que du Japon en soutien des blancs mais ce soutien est non seulement limité mais la division des chefs blancs et un projet guère mobilisateur provoque leur défaite.

Après avoir songé à exporter la révolution en Europe, l’URSS préfère construire «le socialisme dans un seul pays». Une dictature implacable déjà présente sous Lénine (il faut définitivement tordre le cou au cliché du «bon Lénine» et du «méchant Staline») se met en place avec son lot d’arrestations arbitraires, de déportation, d’exécutions.

Sous la férule implacable du «petit père des peuples» sont réalisés à marche forcée la collectivisation des terres et l’industrialisation.

Le pire est à venir avec quatre années de terreur, les Grandes Purges qui décapitent le gouvernement, le parti, l’armée, frappant même le citoyen soviétique le plus humble. Il faut dire que quand chaque district reçoit un nombre déterminé d’arrestations et d’exécutions, on est forcément moins regardant sur la culpabilité éventuelle de la personne arrêtée.

Même les vétérans de la révolution bolchevique ne sont pas à l’abri, les grands procès de Moscou voyant l’élimination des vieux bolcheviques, des compagnons de route de Lénine, bref de ceux qui pourraient être des rivaux au «petit père des peuples».

Ces purges ont un impact terrifiant, inhibant totalement l’esprit d’initiative, l’esprit critique, les plus doués (c-a-d les plus dangereux pour Staline) ont laissé la place aux plus dociles, aux plus courtisans.

C’est ainsi que lors de la guerre d’Hiver en Finlande l’armée Rouge se montre incapable de l’emporter face à un adversaire bien plus faible militairement.

Un peu comme Caporetto pour l’Italie cette guerre va donner l’image d’une armée inapte et incapable à la guerre moderne, un diagnostic en partie injuste, les japonais étant bien placés pour savoir qu’il y à en URSS du bon matériel et des généraux compétents.

Si la guerre avait éclaté en 1941/42 l’URSS aurait eu du mal à résister face à l’Allemagne, adversaire potentiel en dépit du pacte germano-soviétique, pacte dénoncé en 1945.

Heureusement le conflit va éclater le 21 juin 1950 ce qui à permis à l’URSS d’être mieux préparée au conflit sans pour autant réduire toutes les carences et tous les problèmes tactique et techniques.

La principale carence sera une incapacité à corréler objectifs militaires et capacités. Les soviétiques ont inventé l’art opératif, résolvant le fossé entre la tactique et la stratégie mais non seulement cet art à été discrédité par l’exécution de ses penseurs dans les Grandes Purges mais en plus les nouveaux officiers étaient bien incapables d’appliquer cet art.

Il faudra du temps pour que ce grand paranoïaque de Josef Staline fasse confiance à ses généraux et accepte de se mettre (un peu) en retrait pour laisser des «spécialistes» traiter la question quitte à s’attribuer tous les lauriers de la victoire, victoire dont il ne profitera guère, une attaque cérébrale l’emportant en mars 1955 à l’âge de soixante-seize ans, déclenchant plusieurs années d’incertitudes.

A plusieurs reprises l’URSS va être sur le point de succomber sous les coups de boutoir de l’Allemagne et de ses alliés mais au final elle va finir par l’emporter non sans subir des pertes abominables, des destructions colossales, des pertes et des destruction qu’aucun autre pays n’aurait pu supporter.

Au printemps 1954, les français, les anglais et les américains retrouvent les soviétiques sur l’Oder, la future frontière germano-polonaise. La «Grande Alliance» ne va pas tarder à craquer tant les intérêts sont divergents.

Depuis plus d’un an alors que le sort final de la guerre ne faisait plus guère de doute se posait la question du sort final de l’Allemagne.

Les soviétiques réclamèrent une zone d’occupation ce que les alliés acceptèrent à condition d’occuper le territoire en question.

Comme ce ne fût pas le cas, un compromis fût trouvé. Le pays est démantelé (Bavière, Prusse, Saxe, Hanovre, confédération du Rhin), la rive gauche annexée par la France, des territoires cédés au Danemark, aux Pays-Bas et à la Belgique. Un conseil interallié se charge de surveiller les «nouveaux pays allemands».

La guerre froide va plonger l’Europe dans une période de tension où la guerre semble prête à éclater au moindre incident. Une période de plus de 30 ans heureusement révolue même si son impact sur les mémoires est encore fort, très fort.

La fin de la guerre froide sera d’ailleurs vue comme la fin de la Pax Francese puisque l’Allemagne parviendra à se réunifier en 1995 après quarante et un ans de division même si peu à peu les alliés occidentaux fermaient les yeux sur des rapprochements politico-économiques sachant que l’URSS avait abandonné le conseil interallié dès 1967, pratiquant la politique de la chaise vide.

Dans ce Tome 7 je vais suivre le même plan que celui des tomes précédents. Je commencerai par l’histoire de la Russie et de l’URSS car on ne peut comprendre l’Union Soviétique sans parler de la Russie, Staline n’hésitant pas durant le conflit à faire appel aux valeurs de la «Russie éternelle» et de la religion orthodoxe, mettant clairement en retrait l’idéologie communiste à tel point que certains historiens ont pu parler de «national-communisme».

Cette position pragmatique de Josef Staline sera à l’origine d’un terrible malentendu pour les citoyens soviétiques qui penseront qu’après les souffrances abominables endurées, le régime allait s’assouplir. Quelques semaines seulement après la fin du conflit, les soviétiques vont déchanter… .

La deuxième politique sera consacrée à la géographie, la géopolitique de l’URSS, les relations extérieures avec l’Europe, le Japon et les Etats-Unis.

Après une troisième partie consacrée à l’histoire de la marine russe/soviétique, j’aborderai la question de l’artillerie et des systèmes d’armes utilisés par la marine soviétique.

La cinquième partie sera consacrée aux cuirassés et croiseurs de bataille soviétiques. En septembre 1939 on ne trouve que trois cuirassés hérités de la marine tsariste.

Après des plans délirants, la marine soviétique parvient à mettre en service quatre cuirassés et quatre croiseurs de bataille, des navires puissants et modernes dont l’efficacité est pourtant sujette à caution en raison d’un manque de spécialistes.

La sixième partie sera consacrée aux porte-avions. Comme l’Italie, l’URSS va longtemps hésiter à s’équiper de porte-avions. Péniblement deux porte-avions sont en service en 1950, porte-avions déployés dans le Pacifique et dans l’Océan Glacial Arctique.

La septième partie sera consacrée aux croiseurs lourds, la marine soviétique se distinguant en s’équipant de croiseurs armés de canons de 180mm, la huitième partie sera consacrée aux croiseurs légers, des croiseurs hérités du tsarisme et mais aussi des constructions neuves.

Dans la neuvième partie j’aborderai la question des destroyers (22 destroyers modernes et 17 destroyers anciens en service en septembre 1939) suivit d’une dixième partie consacrée aux torpilleurs.

Si la onzième partie sera consacrée aux sous-marins j’étudierai dans la douzième partie la question de la «poussière navale» à savoir les escorteurs, les vedettes lance-torpilles et les différents navires de guerre des mines.

La treizième partie sera consacrée aux navires amphibies et surtout aux célèbres unités de fusiliers marins, unités de choc portant fièrement leur maillot rayé de marin.

Si la propagande à magnifié leurs faits d’armes nul doute que ces unités se sont montrés efficaces aux combats moins dans des opérations amphibies massives que dans des raids comparables aux raids commandos occidentaux ou plus anciens aux «descentes» de la marine à voile.

La quatorzième partie sera consacrée aux navires de soutien utilisés par la marine soviétique, une flotte moins importante que celle de ces alliés et adversaires, les besoins étant différents, géographie continentale oblige.

La quinzième partie sera consacrée aux avions et aux hydravions utilisés par la marine soviétique qui disposaient d’une aéronavale disposant de groupes aériens embarqués et d’unités basées à terre avec des hydravions, des chasseurs et des bombardiers bi et quadrimoteurs utilisés pour la reconnaissance à long rayon d’action, l’assaut aéromaritime, le torpillage.

La seizième partie sera consacrée à l’ordre de bataille et au «programme de guerre» décidé par Moscou même si les besoins de l’armée de terre ont réduit la marine à la portion congrue. Comme de nombreux pays, les grandes unités cédant la place à des unités légères comme les escorteurs, les vedettes lance-torpilles, les patrouilleurs, les dragueurs de mines……. .

La dix-septième partie sera consacrée à l’Armée Rouge, l’armée de terre soviétique avec une histoire militaire de la Russie, l’organisation des grandes unités, les uniformes mais aussi les armes et les véhicules.

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L’Illiouchine Il-2 Sturmovik symbolise la puissance aérienne soviétique

Enfin la dix-huitième et dernière partie sera consacrée à l’armée de l’air soviétique, son histoire, son organisation et son équipement en chasseurs, bombardiers, avions d’assaut (les célèbres Sturmovik), avions de reconnaissance, de transport et d’entrainement. J’aborderai également la question des troupes aéroportées.

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4 réflexions sur “URSS (1) Avant-Propos

  1. Tanguy Pluchet dit :

    Quelques observations…
    Une Allemagne capable de tenir -et presque de vaincre- face aux franco-britanniques d’un côté et aux soviétiques de l’autre, et ce pendant 4 ans, est une Allemagne bien plus puissante qu’OTL. Les éléments que j’ai noté et qui peuvent expliquer cela sont :
    -l’absence des décisions irrationnelles de Hitler, surtout le « plus un pas en arrière » au fil de la détérioration de la situation;
    -la présence d’une véritable économie de guerre dès le début du conflit;
    -la découverte de pétrole en Mer du Nord et en Pologne.

    Cependant, y a t-il d’autres éléments ?

    J’adore cette uchronie ! Continuez, vous tenez le bon bout !

    • clausmaster dit :

      Merci de cette observation. Pour savoir comment l’Allemagne tienne j’avoue ne pas avoir vraiment creusé, mon récit du conflit est très proche du conflit OTL. Mon uchronie est du genre « semi-réaliste » j’essaye de rester cohérent par rapport aux forces et aux faiblesses de chacun.

  2. Marc SALAÜN dit :

    Pas de problème avec votre agencement des différentes parties.
    Je continue à vous lire avec plaisir.
    Continuez

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