Le Conflit (3) Norvège (3)

5 SEPTEMBRE 1948 : ET LE MONDE S’EMBRASA ! LA CAMPAGNE DE NORVEGE (1948)

Situation militaire et géopolitique de la Norvège

Indépendante depuis 1905 la Norvège est restée neutre durant le premier conflit mondial et durant la guerre de Pologne. Cette dernière fait office d’électrochoc pour non pas renoncer à la sacro-sainte neutralité mais pour moderniser des forces armées qui en cas d’invasion étrangère auraient pu au mieux faire de la figuration.

Nombre de passionnés de militaria connaissent cette planche qui représentent l’armée de terre norvégienne en 1940.

L’entrainement, l’équipement sont améliorées, les effectifs du temps de paix comme du temps de guerre sont augmentés.

Il s’agit moins de triompher d’un ennemi plus puissant qu’il soit oriental (Suède), occidental (Grande-Bretagne) ou méridional (Allemagne) que de rendre cette conquête couteuse et laisser le temps à de potentiels alliés d’intervenir.

Le Norvège connait parfaitement sa situation géostratégique, ses fjords sont autant d’abris utiles pour une flotte et sa position ouverte sur la mer du Nord permettrait par exemple à des sous-marins de réduire le temps de transit en direction des zones de patrouille.

Cela permettrait aussi aux bombardiers lourds allemands de frapper la Grande-Bretagne de manière plus directe.

Enfin cela permettrait avec la conquête ou la neutralisation du Danemark se sécuriser la Baltique et d’empêcher toute intervention navale franco-britannique.

Côté allié la Norvège à un intérêt principalement par la présence du port de Narvik qui permet durant l’hiver l’exportation du minerai de fer suédois vers l’Allemagne. Couper cette «route du fer» pourrait permettre d’affaiblir durablement la machine de guerre allemande qui on le sait aujourd’hui connaissait bien des ratés et n’était pas malgré les efforts d’Albert Speer la machine implacable vantée par la propagande.

Le souci majeur pour les alliés c’est que la Norvège est un état neutre. Impossible, impensable, improbable de violer la neutralité norvégienne même si la realpolitik le commande. Ce serait offrir sur un plateau d’argent le rôle du gentil à l’Allemagne qui pourrait se parer de la redingote du «protecteur» des faibles face à l’impérialisme franco-britannique.

Il devient donc évident que les alliés ne pourront intervenir qu’après une agression allemande de la Norvège. Voilà pourquoi au moment de l’attaque allemande on verra certains officiers alliés se demander si cela valait le coup d’envoyer un corps expéditionnaire en Norvège.

Cette position s’explique par la crainte que l’opération Weserübung soit une simple opération de diversion de l’attaque principale et par des problèmes logistiques difficiles à résoudre même si la présence du territoire britannique facilite les choses.

Le général Villeneuve généralissime des forces alliées décide d’intervenir pour plusieurs raisons. La première c’est de ne pas refaire l’erreur de la guerre de Pologne et montrer au monde la détermination des alliés. La seconde c’est de montrer aux allemands de quel bois les alliés se chauffent et la troisième c’est qu’immobiliser quelques divisions allemandes en Scandinavie c’est autant d’unités qui ne pourront être engagées en cas d’offensive en France.

Avec des moyens limités difficile d’espérer une victoire. Dans ses mémoires publiées en 1957, le «Général Tornade» écrivit que le corps expéditionnaire devait servir à mettre «le pied dans la porte» et permettre l’envoi d’unités supplémentaires pour vaincre l’Allemagne.

Si à l’époque ce récit à pu être admis comme véridique, les historiens ont depuis longtemps fait un sort à cette idée.

Certes l’absence de plans d’envoi d’unités supplémentaires dans les archives ne signifie pas que l’idée n’à pas été envisagée d’autant qu’une partie des archives à brûlé pendant la guerre mais il semble aujourd’hui admis que si idée il y à eu elle n’à pas dépassé le stade du journal du général Villeneuve, journal propriété de sa famille que les historiens ne pourront consulter que 75 ans après la mort du général soit 2056.

Peut être les historiens de cette époque pourront confirmer ou infirmer la position faisant consensus à savoir que le CEFAN (Corps Expéditionnaire Franco-Anglais en Norvège) n’était là que pour soutenir le plus longtemps possible les unités norvégiennes, pour fixer le plus longtemps possible (bis) les unités allemandes et non pour infliger une défaite décisive à l’Allemagne.

A l’été 1948 les tensions diplomatiques ont atteint un tel niveau que la question n’est pas de savoir si la guerre va avoir lieu mais quand. Tout le monde s’accorde à dire que cette fois ce sera une lutte à mort.

«C’est comme quand vous frustrez un lion de viande. Le premier morceau qui passe il se jette dessus.»

C’est ce qui s’était passé à l’automne 1939, la guerre de Pologne avait laissé pour tous un goût d’inachevé.

Ce n’était qu’une question de temps avant qu’une nouvelle guerre éclate. C’était même miraculeux que la Pax Armada ait pu tenir presque neuf ans.

Moi qui avait 12 ans en 1939 et qui regrettait de ne pouvoir partir à la guerre et ce au grand dam de mes parents traumatisés par la première guerre mondiale _ils avaient perdu leurs pères respectifs et d’autres membres de leur famille_ je voyais l’occasion de m’accomplir comme soldat et qui sait devenir un héros, un héros vivant dans l’absolu mais un héros posthume cela m’irait aussi»

Halte là halte là les montagnards sont là !

Ainsi commence le journal de guerre du caporal Edouard Bellefeuille, chasseur alpin qui ne va pas tarder à admettre que «la guerre c’est l’enfer».

Situation géopolitique et militaire du Danemark

La situation danoise est encore plus inconfortable car non seulement le pays n’à pas une géographie favorable à la défense (une plaine dénudée, quelques collines maigrelettes) mais en plus il partage un frontière commune avec l’Allemagne. Certes cette frontière est protégée par une fortification permanente, le Nye Dannevirke mais sa puissance est plus symbolique que réelle.

Les allemands craignent tellement peu le Danemark qu’ils n’envisagent pas dans un premier temps une offensive contre Copenhague, espérant circonvenir le royaume nordique par des pressions diplomatiques.

Finalement décision est prise de mener une opération militaire en bonne et due forme, une opération qui ne doit prendre que quelques heures au mieux quelques jours.

Cette opération militaire à pour but d’empêcher les alliés de débarquer au Danemark et de couper le corps expéditionnaire de l’opération Weserübung du Vaterland et de sécuriser définitivement les détroits permettant l’accès à la mer Baltique que Berlin veut transformer en Mare Germanicum.

Sur le plan militaire tout comme la Norvège, le Danemark à procédé à une modernisation de ses forces armées mais cet effort est plus symbolique qu’autre chose, Copenhague sachant qu’une offensive allemande décidée ne peut que triompher même si les soldats danois se montrent farouches et intraitables.

L’aviation est faible et la marine ne peut s’opposer à une Kriegsmarine possédant cuirassés, croiseurs de bataille, croiseurs et porte-avions même si une bonne partie de ces moyens vont être mobilisés pour les opérations de Norvège.

URSS (14) Histoire et Géopolitique (13)

GEOPOLITIQUE ET RELATIONS INTERNATIONALES

Avant-propos

Bien entendu dans la partie consacrée à l’histoire j’ai déjà abordé la question des relations extérieures mais il me semble intéressant d’en reparler ici en essayant d’être plus détaillé, plus précis. Je m’excuse pas avance si il y à des doublons……… .

Dès la naissance du régime soviétique, le contexte est particulièrement hostile avec de multiples révoltes internes et le soutien de pays étrangers pour des motifs tout à la fois politiques ou idéologiques.

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URSS (1) Avant-Propos

UNE AUTRE SECONDE GUERRE MONDIALE
T-7 URSS

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AVANT-PROPOS

En ce 4 avril 2018 je commence officiellement le Tome 7 sur l’URSS. C’est le dernier des tomes majeurs de ma flamboyante uchronie, un travail titanesque qui me stimule mais qui parfois me terrifie par son étendue.

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Japon (7) Géopolitique (2)

Le Japon et l’Axe : une alliance imparfaite

Dans les années vingt et les années trente, des régimes autoritaires plus ou moins fascisants se mettent en place en Europe. La montée des partis «fascistes» et autres mouvements autoritaires ne concernent pas uniquement les vaincus du premier conflit mondial comme l’Allemagne ou les pays issus de l’éclatement de la Double-Monarchie austro-hongroise. L’Italie, puissance victorieuse est d’ailleurs la première à ouvrir le bal dès 1922.

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Japon (6) Géopolitique (1)

GEOPOLITIQUE DU JAPON

Avant-Propos

En septembre 1948, quand le second conflit mondial éclate en Europe, le Japon est la puissance majeure en Asie du Nord-Est et même en Asie en général.

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Etats-Unis (4) Géopolitique

GEOPOLITIQUE DES ETATS-UNIS

50 Etats ? Non 48

Si aujourd’hui, les Etats-Unis d’Amérique possèdent cinquante états plus le District de Columbia, quand éclate le second conflit mondial, il n’en possède que 48, Hawai et Alaska n’étant encore que des territoires, devenant respectivement les 49ème et 50ème Etat qu’en septembre 1954 soit à la fin du second conflit mondial.

La construction des Etats-Unis à été très progressive, s’étalant sur 171 ans des 13 colonies devenues les treize premiers états (et representés sur le drapeau par treize bandes rouges et blanches alternées) au quarante-huit états pour la période qui nous intéresse.

Sauf rares exceptions, dès qu’une zone était suffisament colonisée, elle devenait un territoire avant de se métamorphoser en état après un delai plus ou moins long.

Certains territoires ont été arrachés après une guerre comme la guerre avec le Mexique, annexés sur demande des habitants (Texas) ou achetés (Alaska). Certains états sont issus de partition comme la Virginie Occidentale abolitioniste qui se détacha de la Virginie esclavagiste.

-Les treize premiers états sont donc les treize colonies qui proclamèrent leur indépendance le 4 juillet 1776 devenue la fête nationale américaine (Independence Day), tous situés sur la côte est.

Ce sont les états du Delaware de Pennsylvanie, du New Jersey, de Géorgie, du Connecticut, du Massachusetts, du Maryland, de Caroline du Sud, du New Hampshire, de Virginie, de New York, de Caroline du Nord et de Rhode Island.

La fin du 18ème siècle voit l’admission de trois nouveaux Etats, les Etats du Vermont (ex-république créée en 1777), du Kentucky (qui se sépare de la Virginie) et du Tennessee qui lui s’était séparé de la Caroline du Nord.

La première moitié du dix-neuvième siècle, pas moins de quatorze états intègrent l’Union à savoir l’Ohio (1803), la Louisiane (1812), l’Indiana (1816), le Mississippi (1817), l’Illinois (1818), l’Alabama (1819), le Maine (1820 qui se sépare du Massachusetts), le Missouri (1821), l’Arkansas (1836), le Michigan (1837), la Floride (1845), le Texas (1845), l’Iowa (1846), le Wisconsin (1848) et la Californie (1850 qui intègre l’Union sans passer par la case territoire) portant à trente et un le nombre d’états.

Durant les années séparant l’Union de la déchirure de la guerre de Sécession, trois nouveaux états intègrent les EUA à savoir le Minnesota (1858), l’Oregon (1859) et le Kansas (1861).

Durant le conflit, la Virginie-Occidentale qui se sépare de la Virginie intègre l’union en juin 1863 suivit du Nevada le 31 octobre 1864.

Le rythme décroit ensuite avec l’intégration du Nebraska en 1867 puis du Colorado en 1876.

L’année 1889 est particulièrement riche puisque sont admis les 39ème, 40ème,41ème et 42ème soit le Dakota du Nord, le Dakota du Sud, le Montana et l’Etat de Washington. Deux nouveaux états sont admis en 1890, l’Idaho et le Wyoming.

L’Utah est admis en 1896 suivit onze ans plus tard par l’Oklahoma qui est suivit cinq ans plus tard en 1912 par le Nouveau-Mexique et l’Arizona, les 47ème et 48ème Etats en attendant l’arrivée dans l’Union de l’Alaska et Hawaï. Régulièrement Porto Rico est considéré comme un potentiel 51ème état mais sans que le processus ne soit mené à son terme.

Territoires colonies et protectorats

-En excluant le statut très particulier du District de Columbia, siège du pouvoir fédéral, les Etats-Unis possèdent en 1948 un certain nombre de territoires, protectorats et colonies.

-On trouve tout d’abord Hawai et Alaska, des territoires qui attendent leur admission dans l’Union comme Etats mais leur éloignement tout comme leur poids démographique faible n’incite guère à une admission rapide.

-Ce sont également les «produits» de la guerre contre l’Espagne avec la possession de Porto-Rico, territoire associé aux Etats-Unis, de Guam et des Phillipines, l’immense archipel devenant indépendant en 1945 avec une défense comme on l’à vu assurée par les américains en attendant que l’armée phillipine soit en mesure de le faire ce qui ne sera pas le cas avant le début du second conflit mondial.

-Cette volonté d’expansion coloniale répond à la fois au crédo de la Destinée Manifeste (Manifest Destiny) mais également au besoin d’une soupape de sécurité, la fermeture de la frontière en 1890 faisant craindre à certains une recrudescence des tensions sociales et le risque de troubles en l’absence de terres vierges à cultiver et à mettre en valeur.

-Ce n’est pas un hasard si en 1883 le New Navy Act marque l’entrée de l’US Navy dans la modernité et que sept ans plus tard, Alfred T. Mahan publie «The influence of sea power upon history 1660-1783» qui est considéré comme la base intellectuelle et théorique de la future thalassocratie américaine.

-Tout comme les britanniques, leurs cousins, les acquisitions américaines répondent à des besoins stratégiques et non à une volonté d’acquérir des territoires pour des territoires. L’achat de l’Alaska et l’annexion de Midway en 1867 en est la preuve tout comme le contrôle du canal de Panama, l’intégration de la République d’Hawai comme territoire en 1898 ou encore l’achat des Iles Vierges au Danemark en 1917.

L’Isolationisme

James Monroe (1758-1831), cinquième président des Etats-Unis (1817-1825)

-La doctrine Monroe de 1823 était destinée à empêcher la reconquête par l’Espagne et le Portugal de leurs colonies révoltées d’Amérique Latine. En échange, les américains renoncent à intervenir dans les affaires européennes ce qui est un état de fait lié à la puissance limitée des jeunes Etats-Unis.

-Fort occupés avec la Conquête de nouveaux territoires, les Etats-Unis s’occupent peu des affaires européennes.

-L’engagement des Etats-Unis dans le premier conflit mondial est une véritable parenthèse causée par la guerre sous-marine à outrance déclenchée par l’Allemagne.

-Certes le président Wilson participe à la Conférence de Paris aboutissant au traité de Versailles, propose un mode de résolution des conflits (déclaration des quatorze points janvier 1918) mais échoue à convaincre les Etats-Unis de participer à la Société des Nations.

-Les Etats-Unis retournent à leur splendide isolement qui va durer près de trente ans avec de timides ouvertes vis à vis de l’Europe.

Avec les alliés

-Relations particulières avec la Grande-Bretagne, l’ancienne puissance coloniale. Il y eut certes la guerre de 1812 (1812-1815) mais passée cela, il y à une véritable relation spéciale entre Washington et Londres, la capitale britannique dans les moments de tension avec Paris rappelant qu’elle préférerait toujours le grand large au continent.

Il y eut également des tensions au moment des discussions concernant les limitations des armements navals.

-En dépit de l’isolationisme, des discussions ont lieu pour anticiper un possible conflit et une alliance américano-britannique.

-Des équipes d’inspection américaines visitent ainsi des bases britanniques et françaises pour préparer le possible déploiement de navires américains.

-Avec la France, les relations sont sans chaleur et sans aménités même si le personnage de La Fayette rappelle à Washington le concours décisif de la France dans son indépendance.

-Les commandes militaires françaises participent grandement à la montée en puissance du Complexe Militaro-Industriel (CMI), de nouvelles usines sont construites, des technologies nouvelles sont également dévellopées, les historiens estiment que les commandes françaises et britanniques ont fait gagner un à deux ans à l’armée américaine.

-Sur le plan plus militaire, les travaux de la base navale de Fort de France-Schoelcher sont d’abord vus avec méfiance par Washington avant que Paris ne réussisse à convaincre Washington de l’utilité de cette base pour sécuriser les approvisionements pétroliers ainsi que la défense lointaine du canal du Panama.

-Même chose en Nouvelle-Calédonie où le port de Nouméa et la base aéronavale de Nouméa-Tantouta pourraient accueillir avions et navires américains destinés à défendre les communications avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande, une division d’infanterie pouvant aussi renforcer les moyens de défense du caillou.

-Guère de relations avec l’URSS

Avec les ennemis potentiels

-Bien que Roosevelt soit conscient du danger nazi, la priorité en matière de défense c’est le Japon, le concurrent des Etats-Unis pour le contrôle du Pacifique.

-Cette rivalité remonte en 1905 quand l’élimination de la Russie laisse le Japon et les Etats-Unis seuls pour le contrôle de cet immense océan.

-Le traité anglo-japonais de 1902 rendait de toute façon quasi-impossible un conflit entre Washington et Tokyo.

-A cette rivalité géographique s’ajoutait la rancoeur nippone vis à vis des Etats-Unis qui étaient accusés d’avoir limité les fruits politiques de la victoire dans la guerre russo-japonaise, Théodore Roosevelt ayant servit de médiateur entre le tsar et l’empereur.

-Une course aux armements navals est lancée en 1916, course aux armements stoppée par le traité de Washington en 1922 qui consacre la suprématie anglo-saxone et minore la puissance japonaise, Londres sacrifiant son alliance de 1902 de toute façon plus aussi utile qu’avant.

-La guerre n’est qu’une question de temps, une guerre essentiellement navale avec une «bataille décisive» censée se dérouler entre Okinawa et les Phillipines.

-Avec l’Allemagne, les Etats-Unis passe d’une neutralité stricte à une neutralité plus souple liée à l’arrivée au pouvoir de Charles Linbergh.

Ce républicain farouche isolationiste refuse de se laisser entrainer dans une future guerre européenne.

Ses sympathies pour le nazisme inquiètent et le projet d’une alliance germano-américaine redoutée dans les chancelleries même si la révélation d’un accord informel en septembre 1945 se révéla être un mensonge monté de toutes pièces par un journaliste new-yorkais, Angus Mack, journaliste en mal de notoriété.

Avec les neutres

-Les Etats-Unis envisagent une Ligue des Neutres en cas de conflit pour maintenir une liberté de navigation du commerce en cas de conflit en Europe. Ce projet ne va cependant pas dépasser le stade du projet.

Grande-Bretagne (6) Géopolitique (1)

GÉOPOLITIQUE

Relations avec les dominions

-La Grande-Bretagne qui possédait le premier empire colonial du monde fit toujours preuve de pragmatisme avec différents statuts dont celui de dominion, un statut à mi-chemin entre l’indépendance et la colonie.

-Les dominions sont essentiellement des colonies de peuplement blanc à savoir l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Canada et l’Afrique du Sud mais également Terre-Neuve et l’Etat libre d’Irlande.

-Indépendants en pratique, ces états étaient corsetés par une série de disposition permettant à Londres de s’ingérer dans leurs affaires intérieures.

-Ces dispositions deviennent caduques suite à la déclaration Balfour de 1926 puis au statut de Westminster en 1931 qui marque la naissance officielle du Commonwealth of Nations, établi comme une association d’États indépendants et souverains, « librement associés » et égaux, dont l’adhésion reposait sur une allégeance commune à la couronne britannique.

-En 1934, Terre-Neuve redevient une colonie dirigée par Londres avant de devenir en 1948, peu avant le conflit, une nouvelle province du Canada, premier dominion créé en 1867, le roi George VI étant représenté par un gouverneur général.

-Trois ans plus tard, en 1937, l’Etat Libre d’Irlande devient suite à un référendum la République d’Irlande, cessant tout relation d’allégeance à la couronne britannique, adoptant une posture neutraliste.

-Sur le plan des relations entre Londres et ses dominions, elles sont ambiguës, certains dominions notamment l’Australie menacée par le bellicisme japonais doutant de la volonté de Londres de défendre ses anciennes colonies.

-Cela impose à Londres de muscler son dispositif en Asie du Sud-Est avec la modernisation de la base navale de Singapour et l’aménagement d’une base tactique à Kuching sur l’île de Borneo qui relaie une base implantée à Alor Setar. Les moyens navals sont renforcés, trois cuirassés et deux porte-avions d’escadre sont déployés pour dissuader le Japon.

-Ce renforcement des positions en Asie du Sud-Est est commun à toutes les puissances coloniales de la région qu’il s’agisse des Etats-Unis aux Philippines (indépendantes en mars 1945), des Pays-Bas aux Indes Néerlandaises et de la France en Indochine.

-Ce renforcement concerne également la Royal Air Force (qui va déployer des bombardiers lourds en Extrême-Orient) et la Royal Army.

Si pour cette dernière relativement peu de troupes métropolitaines rejoignent Singapour, la Malaisie, l’Inde ou la Birmanie, les troupes de recrutement local sont nettement mieux formées et équipées. Ils vont former le socle des futures armées de l’indépendance promise à moyen terme.

Allemagne (2) : Géopolitique

GEOPOLITIQUE

-L’une des obssessions allemandes était de dénoncer les clausses territoriales du traité de Versailles qui avait emputé l’Allemagne de nombreux territoires dont les cantons d’Eupen et Malmedy, l’Alsace-Lorraine et surtout à l’est, la renaissance de la Pologne isolant la Prusse Orientale du reste du territoire.

-Profitant de la faiblesse des démocraties occidentales, l’Allemagne récupère la Sarre, remilitarise la Rhénanie, annexe l’Autriche et les Sudètes avant de vassaliser la Bohème-Moravie (devenu un protectorat) alors que la Slovaquie théoriquement indépendante était en réalité sous la coupe de Berlin.

-Berlin se partage avec Moscou la Pologne, une partie est directement annexée et le reste devient un gouvernement général, une Pologne croupion.

-En Europe Centrale et Orientale, lutte d’influence entre l’Allemagne et les puissances occidentales avec une Roumanie totalement inféodée au Reich alors que la Yougoslavie pratique un vrai jeu de bascule même si peu avant le début du conflit, on peut considérer sa neutralité comme très favorable à la France et à la Grande-Bretagne.

-La Bulgarie elle reste indifférente aux approches occidentales, se contentant de se laisser courtiser par Berlin et Moscou alors que la Hongrie du régent Horthy est pro-allemande à la différence de la Grèce qui à clairement choisit le camp allié, n’attendant qu’un signe pour basculer d’une neutralité amicale au statut de belligérance.

-La Turquie inquiète de l’expansion de la flotte soviétique de la mer Noire reste neutre même si elle accepte les cadeaux de ses prétendants allemands et alliés.

-La Scandinavie reste neutre, la Norvège refusant toute participation alors que la Suède semble avoir une neutralité amicale vis à vis de l’Allemagne et que la Finlande bien que satellisée par l’URSS songe à prendre sa revanche.

-Ennemis potentiels : France, Grande-Bretagne, URSS et Etats-Unis

-Sur le plan des alliances, on trouve une alliance germano-italienne très déséquilibré, le poids économique, politique et militaire des deux partenaires n’étant pas égal sans parler d’un profond mépris des allemands vis à vis à des italiens.

-Pacte antikommintern plus symbolique qu’efficace, un pacte signé d’abord entre Berlin et Tokyo le 25 novembre 1936 auxquels se joignent bientôt l’Italie, la Hongrie et l’ESpagne. Le pacte germano-soviétique dénoncé en 1945 annule la plupart des dispositions de ce pacte qui devient bientôt une coquille vide

NdA : Ici pas vraiment de changements par rapport à l’histoire officielle. Les alliances sont les mêmes même si la présence de la France et de la Grande Bretagne peut rendre certains pays pro-allemands plus prudents qu’OTL.