22-Armée de terre : armement et matériel (85) ordre de bataille (19)

-11ème Corps d’Armée

Ce Corps d’Armée couvre le Secteur Fortifié du Jura, l’extrémité sud du Groupe d’Armées n°2. Il dispose de deux divisions d’infanterie mais également d’unités placées directement sous son commandement :

-611ème régiment de pionniers

Le Hotchkiss H-39

Le Hotchkiss H-39

-11ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (11ème GRCA) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 (en attendant la disponibilité des FCM-42) et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-114ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (114ème RALH) équipé de deux groupes de 105mm avec des 105L Schneider modèle 1936 et des groupes de 155mm avec des 155L modèle 1917.

-Des unités du génie, des transmissions, de soutien

-L’armée de l’air détache pour emploi auprès du 11ème CA du Groupe Aérien d’Observation n°511 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 54ème Division d’Infanterie est une division de mobilisation, de série B qui dispose de trois
régiments d’infanterie de ligne (302ème, 317ème et 330ème RI), de deux régiments d’artillerie (44ème RAD et 244ème RALD), la 654ème Batterie Divisionnaire Antichar, le 654ème Bataillon de défense antiaérienne, un bataillon du génie et diverses unités de soutien.

Elle bénéficie du soutien du 44ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (44ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-La 57ème Division d’Infanterie est une division de série B qui dispose de deux régiments d’infanterie de ligne (235ème et 261ème RI), d’un régiment d’infanterie alpine (96ème RIA); de deux régiments d’artillerie (47ème RAD et 247ème RALD), de la 657ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 657ème Bataillon de défense antiaérienne, du 89ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.
Elle bénéficie également du soutien du 62ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (62ème GRDI) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-27ème Corps d’Armée

A la différence de tous les corps d’armée que nous venons de voir, le 27ème CA est placé en réserve stratégique pour une possible intervention en Suisse à la demande du gouvernement helvétique en cas d’agression allemande.

Ce corps d’armée dispose de deux divisions, une division d’infanterie de série A et une division d’infanterie alpine de mobilisation. Il dispose également d’unités qui lui sont rattachés :

-627ème régiment de pionniers

-27ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (27ème GRCA) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-116ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (116ème RALH) qui dispose de deux groupes de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155L modèle 1917S.

-Des unités du génie, des transmissions, de soutien

-L’armée de l’air détache pour emploi auprès du 27ème CA du Groupe Aérien d’Observation n°527 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 7ème Division d’Infanterie est une unité de série A qui dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (93ème, 102ème et 130ème RI), de deux régiments d’artillerie (31ème RAD et 231ème RALD), de la 607ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 607ème Bataillon de défense antiaérienne, du 90ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 40ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (40ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-La 28ème Division d’Infanterie Alpine est elle aussi une unité de mobilisation qui dispose de trois régiments d’infanterie alpine (97ème, 140ème et 203ème RIA), de deux régiments d’artillerie (2ème RAM et 202ème RALM), de la 28ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 28ème Bataillon de défense antiaérienne, du 91ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 45ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (45ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte.

3ème Corps de Cavalerie

Le 3ème CC (connu également sous le nom de 37ème CA) regroupe les trois Divisions Légères Mécaniques affecté au soutien des quatre armées du GA n°2. Il regroupe la 2ème, la 4ème et la 8ème DLM.

Si les deux premières sont des unités expérimentées (bien que n’ayant pas été engagées au combat), la 8ème DLM est encore novice car créée seulement un an plus tôt en septembre 1947.

La mission de ce troisième corps de cavalerie est en phase défensive d’appuyer les quatre armées en repoussant les percées ennemies et les brèches dans notre dispositif et en phase offensive d’appuyer notamment le 2ème CAC.

-Outre l’état-major, elle dispose de moyens de combat et de soutien qui lui sont propres comme le 637ème régiment de pionniers (travaux d’infrastructures, garde du QG), du 37ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (35ème GRCA) équipé de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses de découverte en attendant les automitrailleuses puissantes, du 339ème régiment d’artillerie tout-terrain tracté équipé de trois groupes de 105mm tractés (105C modèle 1935B) ainsi que diverses unités du génie et de soutien.

-2ème Division Légère Mécanique (2ème DLM)

-Un état-major de division

-Un régiment de découverte, le 8ème cuirassiers

-3ème brigade légère mécanique avec un régiment de chars, le 13ème régiment de dragons et le 1er régiment de dragons portés accompagnés et appuyés par le 3ème groupe de canons d’assaut, le 3ème escadron antichar, le 3ème escadron antiaérien porté et le 3ème groupe de reconnaissance.

-4ème brigade légère mécanique avec un régiment de chars, le 29ème régiment de dragons et le 6ème régiment de dragons portés accompagnés et appuyés par le 4ème groupe de canons d’assaut, le 4ème escadron antichar porté, le 4ème escadron antiaérien porté et le 4ème groupe de reconnaissance.

-Un régiment d’artillerie tractée tout terrain, le 71ème régiment d’artillerie de division légère mécanique (71ème RADLM)

-Le 12ème escadron de réparation divisionnaire rattaché administrativement au 29ème régiment de dragons

-quatre compagnies du génie formant bataillon, le 2ème bataillon du génie

-deux compagnies de transmission

-Deux compagnies du train (compagnie automobile du QG et compagnie automobile de transport)

-Un bataillon sanitaire divisionnaire

-Un groupe d’exploitation divisionnaire

-4ème Division Légère Mécanique (4ème DLM)

-Un état-major de division

-Un régiment de découverte, le 5ème cuirassiers

-7ème brigade légère mécanique avec un régiment de chars le 8ème régiment de dragons et le 3ème régiment de dragons portés accompagnés par le 7ème groupe de canons d’assaut, le 7ème escadron antichar porté, le 7ème escadron antiaérien porté et le 7ème groupe de reconnaissance.

-8ème brigade légère mécanique avec un régiment de chars le 18ème régiment de chasseurs à cheval et le 7ème régiment de dragons portés accompagnés et appuyés par le 8ème groupe de canons d’assaut, le 8ème escadron antichar porté, le 8ème escadron antiaérien porté et le 8ème groupe de reconnaissance.

-Un régiment d’artillerie, le 73ème régiment d’artillerie de division légère mécanique (73ème RADLM)

-Le 14ème escadron de réparation divisionnaire rattaché administrativement au 8ème régiment de dragons

-quatre compagnies du génie formant bataillon, le 4ème bataillon du génie (trois compagnies de sapeur mineur et une compagnie d’ouvriers de pont)

-deux compagnies de transmission

-Deux compagnies du train (compagnie automobile du QG et compagnie automobile de transport)

-Un bataillon sanitaire divisionnaire

-Un groupe d’exploitation divisionnaire

-8ème Division Légère Mécanique (8ème DLM)

-Un état-major de division

-Un régiment de découverte, le 3ème cuirassiers

-La 15ème brigade légère mécanique avec un régiment de chars, le 2ème régiment de hussards et le 13ème régiment de dragons portés accompagnés et appuyés par le 15ème groupe de canons d’assaut, le 15ème escadron antichar porté, le 15ème escadron antiaérien porté et le 15ème groupe de reconnaissance.

-La 16ème brigade légère mécanique avec un état-major, un régiment de chars le 3ème régiment de chasseurs à cheval, un régiment de dragons portés le 14ème régiment de dragons portés, le 16ème groupe de canons d’assaut, le 16ème escadron antichar porté, le 16ème escadron antiaérien porté et le 16ème groupe de reconnaissance équipé d’AMX-44.

-Un régiment d’artillerie, Le 77ème régiment d’artillerie de DLM (77ème RADLM)

-un bataillon du génie, le 8ème BG (trois compagnies de sapeurs-mineurs et une compagnie d’ouvriers de pont)

-Une compagnie télégraphique et une compagnie radio

-Deux compagnies du train (compagnie automobile de quartier général et compagnie automobile de transport

-Un bataillon sanitaire divisionnaire

-Un groupe d’exploitation divisionnaire

-Le 19ème escadron de réparations divisionnaire rattaché administrativement au 2ème hussards

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22-Armée de terre : armement et matériel (11)

Canon de 105mm de montagne modèle 1919 et 1928

Ces deux canons _quasiment identiques_ équipent les Régiments d’Artillerie de Montagne réorganisés en 1943 sous la forme d’un RAM type 1943 avec trois groupes à deux batteries de 75mm et un groupe de trois batteries à quatre canons de 105mm modèle 1919 ou 1928.

Ces canons vont équiper un total de cinq régiments d’artillerie de montagne soit cinq groupes et donc quinze batteries et soixante canons de 105mm modèle 1919 ou 1928.

En dépit de projets, ces canons sont donc toujours en service en septembre 1948.

Caractéristiques des canons de montagne modèle 1919 et 1928

Calibre : 105mm Poids total 750kg Poids de l’obus 12kg Portée effective 7850m Pointage en site : 0 à +40° Pointage en azimut : 9°

Obusier de 105C modèle 1935B

obusier de 105C modèle 1935B

obusier de 105C modèle 1935B

Cet obusier léger développé par l’établissement de Bourges à mis fin à un débat de plus de trente ans sur l’opportunité de doter les divisions d’un obusier léger et puissant.

Les projets ont été nombreux pour combler cette lacune notamment en 1912 quand Schneider parallèlement à son canon de 105L proposera  un obusier de 105C qui bien que donnant satisfaction ne sera pas adopté sous le prétexte qu’on fera du tir courbe avec le canon de 75.

Ce choix essentiellement financier se fracassera sur les réalités du terrible conflit qui éclate en août 1914. Plus grave, il va créer une véritable lacune capacitaire pour nos armées entre le canon de 75mm modèle 1897 et les canons de 155C Schneider et Saint Chamond dont la puissance se payait par une mobilité réduite et un obus de 43kg difficile à manier.

En 1924, les régiments d’artillerie divisionnaire (un par division d’infanterie) adoptent la structure qui sera la leur jusqu’à la mobilisation de septembre 1939 (et qui redeviendra la leur après la démobilisation un an plus tard) avec trois groupes de 75 et deux groupes de 155C.

L’idée d’un obusier léger ressurgit mais là encore, rien ne se passe et il faut attendre 1932 pour qu’enfin la situation bouge. A l’époque, le seul matériel existant en France est un obusier de la firme Schneider fabriqué pour le Japon (voir ci-après).

L’adoption directe de ce matériel aurait été possible mais comme dans d’autres pays, il faut ménager la susceptibilité des arsenaux d’Etat et l’établissement de Bourges est chargé de donner la réplique à la firme du Creusot.

Fin 1932 donc, l’Établissement de Bourges (ABS) est chargé de développer un obusier léger pour enfin mettre fin à une lacune vieille de près de vingt ans.

Le dévellopement initial est rapide et le prototype est présenté en mai 1934, le nouvel obusier reprenant l’affût biflèche de 75 modèle 1897/33 qui avait été comme son nom l’indique étudié pour moderniser le vénérable «75» mais à part quelques pièces confinés dans les casemates de la ligne Maginot, cet affût n’avait pas été généralisé.

Le 18 octobre 1934 après des essais intensifs, le conseil consultatif de l’armement décide de……ne pas choisir en préconisant de commander les deux modèles en dépit du fait que sur un certain nombre d’aspects, la pièce de Bourges était supérieure à celle du Creusot.

C’est ainsi que la première commande passée le 17 janvier 1935 prévoit l’acquisition de 84 pièces répartis entre 36 matériels Schneider et 48 de Bourges bien que ce dernier n’ait été officiellement adopté que le 4 mai 1935 sous le nom de matériel de 105C modèle 1935B.

Quand éclate la guerre de Pologne, le total des pièces commandées s’établit pour Bourges à 768 pièces soit de quoi équiper 64 groupes et 32 régiments d’artillerie. Sur ce total, 16 groupes ont été équipés soit un total théorique de 192 pièces en ligne plus un petit nombre en réserve pour l’instruction et pour servir de volant de réserve.

Quatre Régiments d’Artillerie Lourde Divisionnaire motorisés sont ainsi équipés en septembre 1939 suivit d’un cinquième au printemps 1940  en l’occurence le 215ème RALD (1ère DIM), le 216ème RALD (25ème DIM), le 225ème RALD (12ème DIM) et le 230ème RALD (9ème DIM), le 201ème RALD de la 15ème DIM recevant un groupe en avril 1940 puis un second en juin 1940.

Quatre groupes équipés également les régiments d’artillerie des Divisions Légère Mécanique et des Divisions de Cavalerie, en l’occurence un groupe au 71ème RA (2ème DLM), un groupe au 72ème RA (3ème DC), un groupe au 73ème RA (2ème DC) et enfin un quatrième au 74ème RA (1ère DLM). Les autres régiments d’artillerie des DC et des DLM recevront avant juillet le groupe de 105C prévu.

Trois groupes tractés par véhicule motorisé équipent le 309ème RATTT qui après avoir été rattaché à la Réserve Générale rallie la 2ème DCr avec seulement deux groupes, l’un de ses groupes ralliant le 319ème RATTT de nouvelle création, le régiment d’artillerie de la 3ème DCr  qui dispose d’un deuxième groupe équipé de 105C modèle 1934S.

On trouve également treize groupes à traction hippomobile au sein des DI, DINA et DIC  en l’occurence sept RALD (le 204ème de la 14ème DI, le 208ème de la 11ème DI, le 212ème de la 43ème DI, le 228ème de la 13ème DI, le 256ème de la 31ème DI et le 261ème de la 42ème DI), quatre RALNA (le 220ème rattaché à la 3ème DINA, le 233ème à la 4ème DINA, le 240ème à la 2ème DINA et le 254ème à la 1ère DINA) et deux RALC, le 201ème rattaché à la 1ère DIC et le 212ème rattaché à la 4ème DIC.

En juin 1940, la situation n’à pas beaucoup évolué et le haut commandement suspend le rééquipement des groupes pour entamer le plus discrètement possible, le processus de démobilisation.

C’est ainsi que ce n’est qu’à partir de septembre 1940 que le rééquipement des RAD d’active _les seuls maintenus en ligne_ reprend. La production n’ayant pas cessé, ce processus est relativement rapide et on peut considérer que les seize RAD équipés sont totalement équipés de canons de 105 courant juin 1941.

Pourquoi seulement seize RAD (à deux groupes soit un total de trois batteries soit 96 batteries et 384 canons) alors qu’il en existe dix-huit RAD (dix-sept pour les DI et un pour la 31ème DIAlp).

Tout simplement parce que pour des raisons de cohérence, les 11ème et 42ème RAD appartenant respectivement à la 5ème et à la 3ème DIM disposaient d’un groupe équipé d’obusiers de 105C modèle 1934S. trois nouveaux groupes sont commandés pour homogénéiser l’équipement de ces deux régiments ainsi que le 319ème RATTT qui renvoie ses 105C modèle 1935B dans un dépôt.

Les Régiments d’Artillerie Divisionnaire ne sont pas les seuls à recevoir le nouveau petit bijou de l’artillerie française, les RANA et les RAC (de métropole) reçoivent également ce canon en l’occurence comme les RAD, deux groupes à trois batteries de quatre groupe soit un total de seize groupes, quarante-huit batteries et 192 pièces.

Les RATTT rattachés aux DCr, DC et aux DLM sont en septembre 1940 au nombre de huit. Un neuvième s’ajoute avec la création de la 4ème DCr. Si les régiments d’artillerie des DLM et des Divisions de Cavalerie ne disposent que d’un seul groupe de 105C, les Divisions Cuirassées disposent de deux groupes.

En juillet 1948, on trouve donc au total huit DLM à huit RADLM et huit groupes de 12 canons de 105C  modèle 1935B soit un total de 96 pièces, les quatre premières divisions cuirassées disposaient elles de huit groupes de douze pièces, deux équipés de 105C modèle 1934S et six équipés de 105C modèle 1935B jusqu’à leur transformation en RAAP.

Certains de ces canons vont équiper le 78ème RATTT de la 1ère DLC avec trois groupes de douze pièces répartis en trois batteries de quatre pièces.

A la mobilisation, les RALD sont remis sur pied avec pour équipement le 105C modèle 1935B dont la production à continué à cadence réduite pour approvisionner les stocks.

On trouvait donc en octobre 1948, une fois la mobilisation achevée un total de quarante-trois RALD soit quatre-vingt six groupes à douze canons soit un total de 1032 canons de 105C, l’immense majorité étant des modèle 1935B à savoir quatre-vingt deux groupes soit un total  984 canons, seuls les 211ème et 242ème RALD conservant leurs pièces Schneider.

L’obusier de Bourges équipe également les régiments d’artillerie coloniale qui en métropole sont organisés de la même façon que les RAD. Ils disposent donc de dix groupes à trente batteries soit cent vingt canons de ce type. Ce nombre augmente avec la mobilisation et la création de trois RALC à deux groupes de trois batteries de quatre canons soit vingt-quatre pièces supplémentaires.

Les Régiments d’Artillerie Nord-Africain ne sont pas en reste. Au nombre de quatre avant mobilisation, ils disposent de huit groupes à trois batteries de quatre pièces soit un total de 96 obusiers de 105C modèle 1935 qui forment des RALNA.

Six nouveaux RANA sont mis sur pied à la mobilisation avec leur double RALNA mais  seuls quatre adoptent la pièce de Bourges, soit huit groupes et quatre-vingt seize pièces, les deux autres mis sur pied dans l’Empire étant équipé de la pièce Schneider.

Au final, ce sont pas moins de 1392 obusiers de 105C modèle 1935B qui sont en service en octobre 1948 plus un nombre non négligeable de pièces dans les écoles et dans les parcs.

Caractéristiques Techniques de l’obusier de 105C modèle 1935B

Calibre : 105mm Longueur totale de la pièces en batterie 4.00m Longueur du canon 1.76m Poids total en batterie 1725kg (Poids avec l’avant-train 2800kg) Poids de l’obus : 15.85kg Cadence de tir : 5 à 6 coups/minute Portée : 10400m Pointage en site : -8° à +50° Pointage en azimut sur 60°  

Equipe de pièce : huit hommes (un chef de pièce, un pointeur, un tireur, un chargeur, deux pourvoyeurs, un artificier et un auxiliaire.

Obusier de 105C modèle 1934S

Après plus de trente ans d’atermoiements, la décision est enfin prise en 1934 pour doter l’artillerie divisionnaire d’un obusier léger et puissant. A l’époque, seul Schneider produit en France une arme de ce type, une arme qu’elle exporte déjà au Japon.

L’armée française est intéressé par ce modèle alors connu sous les noms d’obusier de 105 S BC 11km ou de canon de 105 court de campagne Schneider sur affût biflêche. La firme du Creusot propose de mettre à disposition son canon pour essais.

L’acquisition de ce matériel aurait été possible rapidement mais comme souvent il faut ménager la susceptibilité des arsenaux d’Etat qui travaillent sur un canon équivalent. Les deux pièces vont finalement être commandé en série, l’obusier de Schneider devenant le matériel de 105 C (Court) modèle 1934 S (Schneider).

Dans un premier temps, l’obusier Schneider ne va être commandé qu’à 72 exemplaires, une première commande de 36 exemplaires soit trois groupes passée le 17 janvier 1935 et livrée en mars 1936 et une seconde passée le 23 mai 1936 pour une seconde commande de 36 exemplaires et livrée en juin 1938.

Un groupe est cédé à la Turquie réduisant le nombre de pièces disponibles à soixante réparties en cinq groupes. Si le 305ème RATTT de la 1ère DCr aligne deux groupes, les autres régiments ne disposent que d’un groupe en l’occurence le 211ème RALD de la 5ème DIM, le 242ème RALD de la 3ème DIM et le 319ème RATTT de la 3ème Dcr (qui dispose d’un deuxième groupe équipé de l’obusier de Bourges).

La démobilisation achevée, l’armée décide de reprendre la fabrication de cet obusier pour compléter les régiments déjà équipé de cette pièce. Trois nouveaux groupes soit 36 exemplaires sont commandés le 5 octobre 1940 et livrés en juin 1941, un groupe complétant le 11ème RAD de la 5ème DIM, le 42èmeRAD de la 3ème DIM et le 319ème RATTT qui remplace ses 1935B par des 1934S.

En septembre 1941, décision est prise d’équiper les régiments de l’Empire avec cet obusier jugé plus adapté que celui de Bourges. Il va équiper les RAC de l’Empire et les Régiments d’Artillerie d’Afrique ainsi que deux RANA mobilisés en Afrique du Nord soit un total de dix-neuf groupes.

Pour les équiper, l’armée passe commande de 228 pièces entre octobre 1941 et janvier 1945 pour équiper dans un premier temps les Régiments d’Artillerie Colonial type Empire (neuf groupes) avant d’équiper les huit groupes des Régiments d’Artillerie d’Afrique puis enfin les deux groupes des RANA de mobilisation.

Caractéristiques Techniques de l’obusier de 105C modèle 1934S

Calibre : 105mm Longueur totale de la pièces en batterie 5.00m Longueur du canon 2.09m (19.9 calibres) Poids total en batterie 1722kg Poids de l’obus : inconnu  Cadence de tir : 7 coups/minute Portée : 11100m Pointage en site : -5° à +43° Pointage en azimut sur 40°  Equipe de pièce : sept hommes (un chef de pièce,un pointeur, un tireur, un chargeur, deux pourvoyeurs et un artificier)

21-Armée de terre (31)

7ème Division Légère Mécanique (7ème D.L.M.)

Cette division est créée le 1er septembre 1947 à Valenciennes sur le modèle de la 6ème DLM créée en mars 1943 et sur lequel les autres D.L.M se sont réorganisés.

Si en un an, le matériel à été livré, l’unité est encore novice, manquant d’expérience et cohésion. Elle peut cependant compter sur les unités les plus anciennes pour parfaire son entrainement, la 7ème DLM étant intégrée au 2ème Corps de Cavalerie en compagnie de la 3ème DLM qui dispose d’une expérience importante.

-Un état-major de division

-Un régiment de découverte, le 1er régiment de cuirassiers

-La 13ème brigade légère mécanique avec un état-major, un régiment de chars, le 3ème régiment de hussards; un régiment de dragons portés, le 11ème régiment de dragons portés, le 13ème groupe de canons d’assaut, le 13ème escadron antichar porté, le 13ème escadron antiaérien porté et le 13ème groupe de reconnaissance équipé de FCM-44.

-La 14ème brigade légère mécanique avec un état-major, un régiment de chars le 5ème régiment de dragons, un régiment de dragons portés le 12ème régiment de dragons portés, le 14ème groupe de canons d’assaut, le 14ème escadron antichar porté, le 14ème escadron antiaérien porté et le 14ème groupe de reconnaissance équipé de FCM-44.

-Le 76ème régiment d’artillerie de DLM créé à partir d’éléments fournis par le 73ème et le 75ème RADLM (sur le plan humain notamment)

-7ème bataillon du génie

-13ème compagnie télégraphique

-14ème compagnie radio

-307ème  compagnie automobile de quartier général

-407ème compagnie automobile de transport

-43ème bataillon sanitaire divisionnaire

-un groupe d’exploitation divisionnaire

8ème Division Légère Mécanique (8ème D.L.M.)

Cette 8ème division est créée à Epinal en septembre 1947 en même temps que la 7ème DLM pour renforcer le 3ème Corps de Cavalerie qui disposait déjà de la 2ème et de la 4ème DLM. Cette division comme les autres est organisée selon le modèle introduit par la 6ème DLM.

-Un état-major de division

-Un régiment de découverte, le 3ème régiment de cuirassiers

-La 15ème brigade légère mécanique avec un état-major, un régiment de chars, le 2ème régiment de hussards; un régiment de dragons portés, le 13ème régiment de dragons portés, le 15ème groupe de canons d’assaut, le 15ème escadron antichar porté, le 15ème escadron antiaérien porté et le 15ème groupe de reconnaissance équipé d’AMX-44.

-La 16ème brigade légère mécanique avec un état-major, un régiment de chars le 3ème régiment de chasseurs à cheval, un régiment de dragons portés le 14ème régiment de dragons portés, le 16ème groupe de canons d’assaut, le 16ème escadron antichar porté, le 16ème escadron antiaérien porté et le 16ème groupe de reconnaissance équipé d’AMX-44.

-Le 77ème régiment d’artillerie de DLM créé à partir d’éléments fournis par le 71ème et le 73ème RADLM (sur le plan humain notamment)

-8ème bataillon du génie

-15ème compagnie télégraphique

-16ème compagnie radio

-308ème  compagnie automobile de quartier général

-408ème compagnie automobile de transport

-44ème bataillon sanitaire divisionnaire

-un groupe d’exploitation divisionnaire

-Un escadron de réparations divisionnaire

A l’annonce de l’invasion allemande de la Norvège et du Danemark, les D.L.M rejoignent les zones de concentration au sein des Groupe d’Armées, à la frontière belge pour les 1er et 2ème C.C, à la frontière allemande pour le 3ème C.C. La 6ème D.L.M est elle aussi mise en alerte, parée à se déployer sur le littoral pour contrer un coup de force italien.

21-Armée de terre (29)

4ème Division Légère Mécanique (4ème D.L.M.)

La 4ème Division Légère Mécanique est la transformation de la 2ème Division de Cavalerie, une division mixte devenue une division entièrement motomécanique. Elle est organisée à l’origine de la façon suivante :

-Un état-major de division

-7ème brigade légère mécanique avec un état-major de brigade, un régiment de découverte _le 5ème régiment de cuirassiers_ et un régiment de dragons portés, le 3ème régiment de dragons portés.

-8ème brigade légère mécanique avec un état-major de brigade et deux régiments de chars, les 8ème régiment de dragons et le 18ème régiment de chasseurs

-Le 73ème régiment d’artillerie tractée tout-terrain (RATTT) appelé également RADLM

Le 31ème régiment de dragons et le 2ème groupe d’automitrailleuses sont dissous.

-40ème batterie antichar divisionnaire

-1023/405ème batterie antiaérienne

-41ème escadron antichar divisionnaire

-14ème escadron de réparation divisionnaire rattaché au 8ème régiment de dragons

-Trois compagnies de sapeurs mineurs portés, les 1er, 2ème et 3ème compagnies du 40ème bataillon du génie. Une 4ème compagnie assure le franchissement des coupures humides.

-Une compagnie télégraphique, une compagnie radio et un détachement colombophile

-Une compagnie automobile de quartier général

-Une compagnie automobile de transport

-Un groupe d’exploitation divisionnaire

-Un groupe sanitaire divisionnaire

La 4ème D.L.M est réorganisée entre mars et juin 1945 selon le modèle de la 6ème Division Légère Mécanique  :

-Un état-major de division

-Un régiment de découverte, le 5ème régiment de cuirassiers

-7ème brigade légère mécanique avec un état-major de brigade, un régiment de chars le 8ème régiment de dragons, un régiment de dragons portés, le 3ème régiment de dragons portés, le 7ème groupe de canons d’assaut, le 7ème escadron antichar porté, le 7ème escadron antiaérien porté  et le 7ème groupe de reconnaissance avec un peloton de commandement et trois pelotons de quatre AMX-42.
-8ème brigade légère mécanique avec un état-major de brigade, un régiment de chars le 18ème régiment de chasseurs (à cheval), un régiment de dragons portés le 7ème régiment de dragons portés, le 8ème groupe de canons d’assaut, le 8ème escadron antichar porté, le 8ème escadron antiaérien porté et le 8ème groupe de reconnaissance avec un peloton de commandement et trois pelotons de quatre AMX-42.

-73ème régiment d’artillerie de division légère mécanique (73ème RADLM)

-14ème escadron de réparation divisionnaire rattaché au 8ème régiment de dragons

-quatre compagnies du génie formant bataillon

-deux compagnies de transmission (le détachement colombophile est supprimé

-Deux compagnies du train (compagnie automobile du QG et compagnie automobile de transport)

-Un bataillon sanitaire divisionnaire

-Un groupe d’exploitation divisionnaire

Au niveau de l’équipement, les deux régiments de chars de la division sont transformés sur Somua S-45 entre février et septembre 1947.

5ème Division Légère Mécanique (5ème DLM)

La 5ème Division Légère Mécanique est issue de la transformation de la 3ème Division de Cavalerie , une division mixte devenue une division entièrement motomécanique. Elle est organisée à l’origine de la façon suivante :

-Un état-major de division

-La 9ème brigade légère mécanique dispose d’un régiment de découverte _le 11ème régiment de cuirassiers_ et d’un régiment de dragons portés, le 2ème régiment de dragons portés.

-La 10ème brigade légère mécanique dispose de deux régiments de chars, le premier étant le 6ème régiment de dragons et le deuxième le 4ème régiment de hussards

Le 12ème régiment de chasseurs et le 3ème groupe d’automitrailleuses sont dissous

-72ème régiment d’artillerie de DLM

-50ème batterie divisionnaire antichar

-1024/405ème batterie antiaérienne

-51ème escadron antichar divisionnaire

-15ème escadron de réparation divisionnaire rattaché au 8ème régiment de dragons

-Trois compagnies de sapeurs mineurs portés, les 1er, 2ème et 3ème compagnies du 41ème bataillon du génie. Une 4ème compagnie assure le franchissement des coupures humides.

-Une compagnie télégraphique, une compagnie radio et un détachement colombophile

-Une compagnie automobile de quartier général

-Une compagnie automobile de transport

-Un groupe d’exploitation divisionnaire

-Un groupe sanitaire divisionnaire

La 5ème DLM est réorganisée selon le nouveau modèle entre septembre 1945 et février 1946 et est désormais organisée de la façon suivante :

-Un état-major de division

-Un régiment de découverte, le 11ème régiment de cuirassiers

-9ème brigade légère mécanique avec un état-major de brigade, un régiment de chars _le 6ème régiment de dragons_ , un régiment de dragons portés _le 2ème régiment de dragons portés_ , le 9ème groupe de canons d’assaut, le 9ème escadron antichar porté, le 9ème escadron antiaérien porté et le 9ème groupe de reconnaissance équipé d’un peloton de commandement et de trois pelotons de quatre FCM-44.

-10ème brigade légère mécanique avec un état-major de brigade, un régiment de chars_le 4ème régiment de hussards_, un régiment de dragons portés _le 8ème régiment de dragons portés_,  le 10ème groupe de canons d’assaut, le 10ème escadron antichar porté, le 10ème escadron antiaérien porté et le 10ème groupe de reconnaissance équipé d’un peloton de commandement et de trois pelotons de quatre FCM-44.

-72ème régiment d’artillerie de DLM équipé de canons de 75mm TAZ modèle 1939 et d’obusier de 105mm court modèle 1935B

-15ème escadron de réparation divisionnaire rattaché au 8ème régiment de dragons

-quatre compagnies du génie formant bataillon

-deux compagnies de transmission (le détachement colombophile est supprimé

-Deux compagnies du train (compagnie automobile du QG et compagnie automobile de transport)

-Un bataillon sanitaire divisionnaire

-Un groupe d’exploitation divisionnaire

Les deux régiments de chars de la 5ème Division Légère Mécanique sont transformés sur Somua S-45 entre octobre 1947 et juin 1948.