22-Armée de terre : armement et matériel (85) ordre de bataille (19)

-11ème Corps d’Armée

Ce Corps d’Armée couvre le Secteur Fortifié du Jura, l’extrémité sud du Groupe d’Armées n°2. Il dispose de deux divisions d’infanterie mais également d’unités placées directement sous son commandement :

-611ème régiment de pionniers

Le Hotchkiss H-39

Le Hotchkiss H-39

-11ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (11ème GRCA) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 (en attendant la disponibilité des FCM-42) et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-114ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (114ème RALH) équipé de deux groupes de 105mm avec des 105L Schneider modèle 1936 et des groupes de 155mm avec des 155L modèle 1917.

-Des unités du génie, des transmissions, de soutien

-L’armée de l’air détache pour emploi auprès du 11ème CA du Groupe Aérien d’Observation n°511 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 54ème Division d’Infanterie est une division de mobilisation, de série B qui dispose de trois
régiments d’infanterie de ligne (302ème, 317ème et 330ème RI), de deux régiments d’artillerie (44ème RAD et 244ème RALD), la 654ème Batterie Divisionnaire Antichar, le 654ème Bataillon de défense antiaérienne, un bataillon du génie et diverses unités de soutien.

Elle bénéficie du soutien du 44ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (44ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-La 57ème Division d’Infanterie est une division de série B qui dispose de deux régiments d’infanterie de ligne (235ème et 261ème RI), d’un régiment d’infanterie alpine (96ème RIA); de deux régiments d’artillerie (47ème RAD et 247ème RALD), de la 657ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 657ème Bataillon de défense antiaérienne, du 89ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.
Elle bénéficie également du soutien du 62ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (62ème GRDI) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-27ème Corps d’Armée

A la différence de tous les corps d’armée que nous venons de voir, le 27ème CA est placé en réserve stratégique pour une possible intervention en Suisse à la demande du gouvernement helvétique en cas d’agression allemande.

Ce corps d’armée dispose de deux divisions, une division d’infanterie de série A et une division d’infanterie alpine de mobilisation. Il dispose également d’unités qui lui sont rattachés :

-627ème régiment de pionniers

-27ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (27ème GRCA) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-116ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (116ème RALH) qui dispose de deux groupes de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155L modèle 1917S.

-Des unités du génie, des transmissions, de soutien

-L’armée de l’air détache pour emploi auprès du 27ème CA du Groupe Aérien d’Observation n°527 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 7ème Division d’Infanterie est une unité de série A qui dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (93ème, 102ème et 130ème RI), de deux régiments d’artillerie (31ème RAD et 231ème RALD), de la 607ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 607ème Bataillon de défense antiaérienne, du 90ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 40ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (40ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-La 28ème Division d’Infanterie Alpine est elle aussi une unité de mobilisation qui dispose de trois régiments d’infanterie alpine (97ème, 140ème et 203ème RIA), de deux régiments d’artillerie (2ème RAM et 202ème RALM), de la 28ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 28ème Bataillon de défense antiaérienne, du 91ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 45ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (45ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte.

3ème Corps de Cavalerie

Le 3ème CC (connu également sous le nom de 37ème CA) regroupe les trois Divisions Légères Mécaniques affecté au soutien des quatre armées du GA n°2. Il regroupe la 2ème, la 4ème et la 8ème DLM.

Si les deux premières sont des unités expérimentées (bien que n’ayant pas été engagées au combat), la 8ème DLM est encore novice car créée seulement un an plus tôt en septembre 1947.

La mission de ce troisième corps de cavalerie est en phase défensive d’appuyer les quatre armées en repoussant les percées ennemies et les brèches dans notre dispositif et en phase offensive d’appuyer notamment le 2ème CAC.

-Outre l’état-major, elle dispose de moyens de combat et de soutien qui lui sont propres comme le 637ème régiment de pionniers (travaux d’infrastructures, garde du QG), du 37ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (35ème GRCA) équipé de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses de découverte en attendant les automitrailleuses puissantes, du 339ème régiment d’artillerie tout-terrain tracté équipé de trois groupes de 105mm tractés (105C modèle 1935B) ainsi que diverses unités du génie et de soutien.

-2ème Division Légère Mécanique (2ème DLM)

-Un état-major de division

-Un régiment de découverte, le 8ème cuirassiers

-3ème brigade légère mécanique avec un régiment de chars, le 13ème régiment de dragons et le 1er régiment de dragons portés accompagnés et appuyés par le 3ème groupe de canons d’assaut, le 3ème escadron antichar, le 3ème escadron antiaérien porté et le 3ème groupe de reconnaissance.

-4ème brigade légère mécanique avec un régiment de chars, le 29ème régiment de dragons et le 6ème régiment de dragons portés accompagnés et appuyés par le 4ème groupe de canons d’assaut, le 4ème escadron antichar porté, le 4ème escadron antiaérien porté et le 4ème groupe de reconnaissance.

-Un régiment d’artillerie tractée tout terrain, le 71ème régiment d’artillerie de division légère mécanique (71ème RADLM)

-Le 12ème escadron de réparation divisionnaire rattaché administrativement au 29ème régiment de dragons

-quatre compagnies du génie formant bataillon, le 2ème bataillon du génie

-deux compagnies de transmission

-Deux compagnies du train (compagnie automobile du QG et compagnie automobile de transport)

-Un bataillon sanitaire divisionnaire

-Un groupe d’exploitation divisionnaire

-4ème Division Légère Mécanique (4ème DLM)

-Un état-major de division

-Un régiment de découverte, le 5ème cuirassiers

-7ème brigade légère mécanique avec un régiment de chars le 8ème régiment de dragons et le 3ème régiment de dragons portés accompagnés par le 7ème groupe de canons d’assaut, le 7ème escadron antichar porté, le 7ème escadron antiaérien porté et le 7ème groupe de reconnaissance.

-8ème brigade légère mécanique avec un régiment de chars le 18ème régiment de chasseurs à cheval et le 7ème régiment de dragons portés accompagnés et appuyés par le 8ème groupe de canons d’assaut, le 8ème escadron antichar porté, le 8ème escadron antiaérien porté et le 8ème groupe de reconnaissance.

-Un régiment d’artillerie, le 73ème régiment d’artillerie de division légère mécanique (73ème RADLM)

-Le 14ème escadron de réparation divisionnaire rattaché administrativement au 8ème régiment de dragons

-quatre compagnies du génie formant bataillon, le 4ème bataillon du génie (trois compagnies de sapeur mineur et une compagnie d’ouvriers de pont)

-deux compagnies de transmission

-Deux compagnies du train (compagnie automobile du QG et compagnie automobile de transport)

-Un bataillon sanitaire divisionnaire

-Un groupe d’exploitation divisionnaire

-8ème Division Légère Mécanique (8ème DLM)

-Un état-major de division

-Un régiment de découverte, le 3ème cuirassiers

-La 15ème brigade légère mécanique avec un régiment de chars, le 2ème régiment de hussards et le 13ème régiment de dragons portés accompagnés et appuyés par le 15ème groupe de canons d’assaut, le 15ème escadron antichar porté, le 15ème escadron antiaérien porté et le 15ème groupe de reconnaissance.

-La 16ème brigade légère mécanique avec un état-major, un régiment de chars le 3ème régiment de chasseurs à cheval, un régiment de dragons portés le 14ème régiment de dragons portés, le 16ème groupe de canons d’assaut, le 16ème escadron antichar porté, le 16ème escadron antiaérien porté et le 16ème groupe de reconnaissance équipé d’AMX-44.

-Un régiment d’artillerie, Le 77ème régiment d’artillerie de DLM (77ème RADLM)

-un bataillon du génie, le 8ème BG (trois compagnies de sapeurs-mineurs et une compagnie d’ouvriers de pont)

-Une compagnie télégraphique et une compagnie radio

-Deux compagnies du train (compagnie automobile de quartier général et compagnie automobile de transport

-Un bataillon sanitaire divisionnaire

-Un groupe d’exploitation divisionnaire

-Le 19ème escadron de réparations divisionnaire rattaché administrativement au 2ème hussards

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21-Armée de terre (26)

Les Divisions Légères Mécaniques (D.L.M.)

En guise d’introduction

Comme nous l’avons vu plus haut, la cavalerie sort affaiblit du premier conflit mondial. Elle n’à guère pesé sur les opérations de l’été et de l’automne 1914 et n’à pu offrir la possibilité d’une percée qui aurait permis aux alliés de s’arracher aux sept cent kilomètres de tranchées de la frontière suisse à la mer du Nord pour basculer dans les plaines belges voir la Rhénanie.

Il est probable que seul son poids social peut expliquer le maintien d’un place élevée de la cavalerie au sein de l’armée française qui n’aurait pas disparu, des unités mobiles étant toujours nécessaire pour éclairer, couvrir les flancs et intervenir rapidement, plus rapidement que l’infanterie encore peu motorisée.

Le cheval est donc encore un outil de combat même si les lourdes charges de cavalerie semble appartenir au passé, les cavaliers post-première guerre mondiale devant se déplacer à cheval et tels des dragons combattrent à pied comme la biffe.

Néanmoins, la cavalerie pour maintenir son statut d’arme d’élite doit basculer résolument vers la mécanisation c’est à dire de combattre à bord de véhicules. Parallèlement à l’arme des chars de l’infanterie, la cavalerie va dévelloper sa propre vision du char pardon de l’automitrailleuse et en conséquence sa propre vision de l’unité de combat idoine.
Dès le début du premier conflit mondial, la cavalerie avait mis en ligne des automitrailleuses et des autocanons (les fameux torpilleurs à roulette), des véhicules à roues qui après avoir apporté leur contribution au conflit furent paralysés par les tranchées, laissant la place au char et à ses chenilles moins rapide qu’un véhicule à roue mais pouvant se mouvoir sur des terrains où une automitrailleuse se serait embourbée.

Le terme char ayant été préempté par l’infanterie, la cavalerie décide de conserver le terme d’automitrailleuse pour ses véhicules de combat.

Un véhicule à roues ? C’est tout le contraire, la cavalerie voulant combattre n’exclut aucune technique qu’il s’agisse de la chenille ou du semi-chenillé qui se révéla rapidement une impasse pour le combat, combinant davantage les inconvénients que les qualités des deux modes de déplacement.

Dans une période où le pacifisme et les difficultés économiques réduisent les budgets, la cavalerie va tâtonner pour donner corps et réalité à sa vision de la voiture de combat, le terme grand public utilisé par la cavalerie.

Dans un premier temps, la roue pourtant domine les débats, la chenille si elle permet de se déplacer dans des terrains accidentés n’offre pas encore de possibilités de se mouvoir rapidement alors que l’une des missions de la cavalerie est de se mouvoir rapidement pour prendre contact avec l’ennemi et couvrir les unités d’infanterie.

Trois catégories de navires sont identifiées en 1931 : les Automitrailleuses de découverte ou AMD, les Automitrailleuses de Combat ou AMC qui sont de véritables chars moyens rapides et les Automitrailleuses de Reconnaissance ou AMR qui sont de véritables chars légers.

Sur le plan technique, si les véhicules à roues vont régner sans partage dans le domaine des AMD, les chenillés vont s’imposer dans les deux autres catégories.

Au printemps 1940, les catégories AMD et AMR fusionnent dans une catégorie baptisée Automitrailleuses puissantes ou AMP, les AMC restant en ligne sans changement.

Le matériel développé s’accompagne d’une recherche de la meilleure structure pour en tirer la quintessence.

Quand naissent les années trente, les seules unités mécaniques de la cavalerie sont les cinq bataillons de dragons portés montés sur véhicules semi-chenillés et onze escadrons d’automitrailleuses encore équipées des White de 1918.
Un an plus tard, le général Flavigny devient directeur de la cavalerie, poste qu’il va occuper de 1931 à 1936. Nous sommes dans une période où sous l’impulsion du général Weygand, l’armée se modernise tant bien que mal, devant faire avec un manque d’effectifs (les classes creuses) et des budgets loin d’être suffisants.

Outre la définition des différentes catégories AMD/AMR/AMC, le général Flavigny va mettre sur pied les premières unités de combat mécaniques de l’armée française. Les manoeuvres de septembre 1932 voit l’expérimentation du détachement mécanique de sûreté composé d’automitrailleuses et de dragons portés chargés de mission de sûreté.

Cette expérimentation doit valider ou non les divisions de cavalerie modèle 1932 familièrement appelées divisions «pétrole-picotin» puisque faisant cohabiter le cheval (deux brigades à deux régiments montés) et des éléments motorisés en l’occurence un régiment d’automitrailleuses (quatre escadrons disposant d’un total de quinze AMD, de quinze AMR et de trente AMC ainsi que deux escadrons motocyclistes) et un bataillon de dragons portés, un régiment d’artillerie étant chargé d’appuyer la manoeuvre.

Cinq DC de ce type sont prévues mais le général Flavigny comprend ce que l’on supposait : le cheval et le moteur ne peuvent combattre ensemble. Il faut créer des unités entièrement moto-mécaniques.

Pour expérimenter en grand ce concept mêlant automitrailleuses «chars de cavalerie» et dragons portés, la 4ème division de cavalerie dont le quartier-général est établit à Reims met sur pied en 1933 une brigade mécanique regroupant le 4ème groupe d’automitrailleuses (reconnaissance et combat) et le 18ème régiment de dragons (découverte), le 4ème bataillon de dragons portés qui prépare la naissance de la Division Légère Mécanique, la 1ère d’entre-elle étant officiellement créée le 1er juillet 1935 par transformation de la 4ème DC.

Au final et après des débuts délicats en raison d’une industrie incapable de fournir suffisamment de véhicules, l’armée de terre disposera en septembre 1948 de huit Divisions Légères Mécaniques ou D.L.M. .

Selon le modèle adopté dans les années trente, la 1ère DLM ainsi que les 2ème, 3ème, 4ème et 5ème Divisions Légères Mécaniques sont organisés de la façon suivante :

-Trois état-majors : un de division et deux de brigade

-Un régiment de découverte à deux escadrons d’automitrailleuses de découverte et deux escadrons motocyclistes

-Une brigade de combat à deux régiments de chars avec quatre escadrons de combat et un escadron de réparations

-Un régiment de dragons portés à trois bataillons de cinq escadrons + un escadron antichar. En temps de paix, il forme une deuxième brigade de combat avec le régiment de découverte.

-Un régiment d’artillerie à deux groupes de 75mm et un groupe de 105mm

-quatre compagnies du génie

-deux compagnies de transmission

-Deux compagnies du train et divers services

Ce modèle va évoluer durant la période de paix armée que connait l’Europe entre 1940 et 1948. Les innombrables exercices en terrain libre ou en camps de manoeuvre ont révélé un certain nombre d’insuffisances :

-transmissions trop légères

-absence d’une puissante DCA

-lacunes en matière antichar

-infanterie trop peu nombreuse.

En mars 1943, une 6ème D.L.M est mise sur pied à Orange pour fournir à l’Armée des Alpes une unité à base de chars pour mener des combats offensifs comme défensifs notamment dans la région littorale.

L’organisation adoptée pour cette 6ème Division Légère Mécanique (6ème D.L.M) est la suivante :

-Un état-major divisionnaire

-Un régiment de découverte à deux escadrons d’automitrailleuses puissantes, deux escadrons motocyclistes et un escadron antichar porté.

-Deux brigades de combat à deux régiments, un régiment de chars et un régiment de dragons portés auxquels sont associés un groupe de canons d’assaut, un escadron antichar porté, un escadron antiaérien porté et un groupe de reconnaissance.

-Un régiment d’artillerie tractée

-Un bataillon du génie avec deux compagnies de sapeurs-mineurs et deux compagnies de pont

-deux compagnies de transmission (le détachement colombophile est supprimé)

-Deux compagnies du train (compagnie automobile du QG et compagnie automobile de transport)

-Un bataillon sanitaire divisionnaire

-Un groupe d’exploitation divisionnaire

Ce modèle expérimenté avec succès aux manoeuvres de septembre 1943 est généralisé aux cinq premières D.L.M et va servir de modèle aux deux dernières D.L.M créées avant guerre, les 7ème et 8ème D.L.M. .

Sur le plan de l’équipement, les trois premières D.L.M sont mises sur pied avec un mélange de Somua S-35 et d’Hotchkiss H-35, une mélange imparfait mais l’industrie française était incapable de fournir en temps utile suffisamment de S-35.

Progressivement, suffisamment de S-35 puis de S-40 sortent des chaines de montage vont permettre d’homogénéiser la flotte des DLM.

La 4ème D.L.M mise sur pied en septembre 1940 est la première à recevoir dès sa création le Somua S-40 sans avoir connu la période où le véloce Somua et le poussif Hotchkiss cohabitaient cahin caha au sein de la division. Les 5ème, 6ème, 7ème et la 8ème DLM sont elles aussi créées sur Somua S-40 alors qu’à l’époque de leur création pour les deux dernières, un char plus moderne existe en l’occurence le Somua S-45.

Bien que développé par Somua, il est en réalité le résultat d’une conjonction industrielle mêlant la  Société d’Outillage Mécanique d’Usinage d’Artillerie (Somua filiale de Schneider), Renault et AMX pour aboutir au Somua S-45/Renault DAC-2, un char moyen à la hauteur d’un Renault G1.

Comme pour le Renault G1, les débuts de production sont difficiles et la production lancée en fanfare en avril 1944 est suspendue et les quarante premiers exemplaires stockés tant ils présentaient de défauts de construction liés semble-t-il à l’inexpérience des ouvriers.

Les défauts corrigés, la production  reprend en octobre 1944 pour une commande limitée mais les véhicules ne sont officiellement acceptés par l’Arme Blindée Cavalerie qu’en février 1945

La mise au point est longue et la production en série n’est lancée qu’en mars 1945. La 1ère DLM est rééquipée entre juin et décembre 1945 (les S-35 et les S-40 sont stockés, certains servant à armer les 7ème et 8ème DLM), la 2ème DLM l’est entre janvier et juin 1946, la 3ème DLM reçoit ses S-45 entre juillet 1946 et février 1947, la 4ème DLM est rééquipée entre entre février et septembre 1947 et la 5ème DLM entre octobre 1947 et juin 1948.

Le rééquipement de la 6ème D.L.M prévu à partir de septembre 1948 est suspendu à la déclaration de guerre à la fois pour permettre son engagement sur le TOSE voir en Tunisie en liaison avec la 1ère D.L.C et parce que face aux chars italiens, le S-40 était largement supérieur. Le rééquipement des 7ème et 8ème D.L.M est également suspendu.

NdA : pour ne pas alourdir inutilement le récit, je vais détailler l’organisation de la 1ère DLM et de la 6ème DLM qui intègre une nouvelle organisation sur laquelle vont s’organiser les D.L.M existantes et celles créées ultérieurement.