16-Navires auxiliaires (5)

E-Les autres navires auxiliaires

Mouilleur de Mines Castor

Le mouilleur de mines Castor

Le mouilleur de mines Castor

Le Castor tout comme le Pollux ont un destin bien singulier. Il s’agit en effet de navires russes appartenant à la flotte blanche de l’amiral Wrangel réfugiée à Bizerte suite à sa défaite face aux bolcheviks. Ces navires sont saisis pour payer les frais d’entretien de la dite flotte.

-Le Kosma Minim est mis sur cale aux chantiers Swan Hunter de Wallsend le 1er janvier 1915 lancé le 29 août 1916 et admis au service actif en novembre 1916. Il est acquis par la marine nationale en 1928 et transformé en mouilleurs de Mines à Lorient, étant rebaptisé à l’occasion Castor.

Bien que devant être utilisé pour mouiller des mines, en temps de paix, le Castor sert de ravitailleur de sous-marins au profit des submersibles basés à Toulon à savoir les sous-marins de la 1ère flottille de sous-marins, composante sous-marine de la 2ème Escadre et qui est subdivisée en deux escadrilles, les 3ème et 5ème ESM.

Du 23 mai au 30 juin 1942, il est échoué au bassin Vauban n°6 pour un grand carénage qui se limite à une remise en état complète, le statut d’auxiliaire du Castor rendant peu nécessaire un accroissement de ses capacités militaires. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 8 juillet 1942, sortant pour essais le 9 juillet puis pour remise en condition du 11 au 18 juillet 1942.

Il va également servir d’escorteur pour les nouveaux sous-marins ralliant Toulon. Le 25 septembre 1943, le Castor quitte Toulon, se ravitaille à Casablanca le 30 septembre, à Brest le 4 octobre avant d’arriver à Cherbourg le 5 octobre à l’aube. Il doit assurer l’escorte jusqu’à Toulon du sous-marin L’Africaine (type Y3 classe Aurore).

Les deux navires quittent Cherbourg le 8 octobre 1943 au lendemain de l’admission au service actif de L’Africaine, font escale à Casablanca du 15 au 18 octobre avant de rallier Toulon le 24 octobre 1943.

Du 11 février au 25 mars 1945, le Castor est à nouveau échoué pour grand carénage au bassin Vauban n°6. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 3 avril, effectuant une seule et unique journée d’essais le 4 avril avant sa remise en condition effectuée du 5 au 12 avril 1945.

Le 1er janvier 1947, le mouilleur de mines Castor quitte Toulon, fait escale à Casablanca le 5 janvier, à Brest le 9 janvier avant de rallier Cherbourg le lendemain 10 janvier 1947. Il doit escorter jusqu’à Toulon les sous-marins Ile de Brehat et Ile d’Aix.

Il quitte Cherbourg en compagnie de l’Ile de Brehat le 12 janvier, fait escale à Brest les 13 et 14 janvier où il retrouve l’Ile d’Aix. Le mouilleur de mines quitte Brest en compagnie des deux sous-marins le 15 janvier, fait escale à Casablanca du 19 au 22 janvier avant de rallier Toulon le 26 janvier 1947.

Victime d’une avarie de turbine le 15 mars 1947, le Castor est mis en position de complément le 21 mars. Son état et son âge ne justifiant une remise en état, il est désarmé le 1er mai 1947 et condamné le 7 mai 1947. Il est vendu à la démolition à un chantier varois qui procède à son démantèlement au Mourillon.

Caractéristiques Techniques du mouilleur de mines Castor

Déplacement : standard 3 150 t

Dimensions : longueur 75,2m largeur 17,3m  tirant d’eau 6,4 m  

Propulsion : 3 machines alternatives à triple expansion alimentées par 6 chaudières, le tout dévallopant 6400ch et entrainant deux hélices.

Performances : Vitesse maximale 14,5 nœuds  Rayon d’action : 2 300 milles à 14,3 nœuds ; 4 500 milles à 10 nœuds. 686 tonnes de charbon.

Armement : 2 canons de 90mm modèle 1926 en un affût double modèle 1931 et 6 canons de 37mm en trois affûts doubles modèle 1933 et 368 mines. En 1944, les canons de 37mm modèle 1933 ont été remplacés par 8 canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en quatre affûts doubles

Equipage : 5 officiers et 162 hommes soit 167 hommes  

Mouilleur de mines Pollux

Le mouilleur de mines Pollux

Le mouilleur de mines Pollux

-L’Ilya Murometz est mis sur cale aux chantiers Swan Hunter de Wallsend en 1915 lancé le 25 novembre 1915 et admis au service actif en décembre 1915. Il est acquis par la marine nationale en 1927, transformé en mouilleurs de mines à Lorient et rebaptisé Pollux.

Basé durant la guerre de Pologne à Cherbourg et dépendant de Premar I, il est redéployé suite à la réorganisation de septembre 1940 à Bizerte où il intègre la 6ème Escadre Légère avec pour mission principale le soutien aux sous-marins de la 3ème FSM.

Du 5 juin au 15 juillet 1941, le Pollux est échoué dans le bassin n°1 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour subir un grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 26 juillet, sortant pour essais le lendemain  puis pour remise en condition du 29 juillet au 4 août 1941.

Du 13 juillet au 25 août 1944, le Pollux est à nouveau échoué dans le bassin n°1 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour un grand carénage bien mérité. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 4 septembre, effectuant ses essais officiels le 5 septembre puis sa remise en condition  7 au 17 septembre 1944.

Le 28 février 1945, le Pollux quitte Bizerte pour rallier Cherbourg afin d’assurer l’escorte de sous-marins neufs. Il se ravitaille à Casablanca le 4 mars, à Brest le 8 mars avant de rallier la Normandie le 9 mars 1945.

Il reprend la mer le 13 mars en compagnie des sous-marins Ventôse Frimaire et Prairial avec qui il fait escale à Casablanca du 20 au 22 mars avant de rallier Bizerte le 27 mars. Les trois sous-marins sus-nommés et le Phenix forment alors la 9ème DSM, l’une des divisions de la 3ème FSM, composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère.

Du 3 mai au 15 juin 1947, il est échoué dans le bassin n°2 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour un nouveau grand carénage à une époque où on s’interroge sur son maintien en service. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 25 juin, sortant pour ses essais officiels le 26 juin puis pour remise en condition du 28 juin du 5 juillet.

Le 23 août 1947, le Pollux quitte Bizerte, fait escale à Casablanca pour se ravitailler le 28 août, se ravitaille à nouveau à Brest le 2 septembre avant de rallier Cherbourg le 3 septembre 1947 dans la matinée.

Il prend alors en charge le sous-marin Aber Wrach avec qui il quitte Cherbourg le 6 septembre, les deux navires faisant escale à Casablanca du 11 au 14 septembre  avant de rallier Bizerte le 21 septembre 1947.

Le 1er décembre 1947, nouvelle mission de convoyage pour le Pollux qui quitte Bizerte ce jour, se ravitaillant à Casablanca le 7 décembre avant de rallier directement Cherbourg le 11 décembre tard dans la soirée. Prenant en charge le sous-marin Tromelin, il quitte Cherbourg le 13 décembre, fait escale avec son protégé à Casablanca du 15 au 18 décembre avant d’arriver à Bizerte le 27 décembre 1947.

Le 9 janvier 1948, le Pollux quitte à nouveau Bizerte pour une nouvelle mission de convoyage. Il se ravitaille à Casablanca le 16 janvier, est à Brest le 21 janvier avant de rallier Cherbourg le 22 janvier 1948 pour prendre en charge le sous-marin Ile de Molène.

Les deux navires quittent la Basse-Normandie le 23 janvier, font escale à Casablanca du 28 janvier au 2 février puis rallient d’une traite Bizerte où ils arrive le 6 février 1948 à l’aube.

Ce sera la dernière mission de convoyage de vénérable navire. Mise en position de complément le 12 mars 1948, il est officiellement désarmé le 5 avril 1948 et condamné le 7 mai 1948.

Mouillé à l’entrée du goulet pour servir de brise-lames, il est finalement vendu à la démolition à un chantier d’Oran qui le fait remorquer jusqu’en Algérie le 17 juillet 1948 pour procéder à son démantèlement en voie d’achèvement le 5 septembre 1948.

Caractéristiques Techniques du mouilleur de mines Pollux

Déplacement : 2 461 t

Dimensions : longueur hors tout 64,20m longueur entre perpendiculaires 61m largeur : 15,50 tirant d’eau 6 m

Propulsion : deux machines alternatives à triple expansion alimentées par 6 chaudières cylindres dévellopant 4000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale : 14 noeuds Rayon d’action :  2 300 milles à 8 nœuds, 1 470 à 14 nœuds. 367 tonnes de charbon en soutes.

Armement : 2 canons de 90mm modèle 1926 en un affût double modèle 1931 à l’avant, 6 canons de 37mm en trois affûts doubles modèle 1933 et 268 mines. Les canons de 37mm modèle 1933 ont été ultérieurement remplacés par huit canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en quatre affûts doubles.

 Equipage : 5 officiers et 157 hommes soit un  total de 162 hommes.  

Mouilleur de filets Gladiateur

Le mouilleur de filets Gladiateur

Le mouilleur de filets Gladiateur

Pour éviter l’infiltration de sous-marins dans les rades et autres ports militaires, on prend l’habitude de tendre des filets anti-sous-marins, filets qui nécessite la construction d’un navire spécialisé. C’est ainsi que la tranche 1930 finance la construction d’un mouilleur de filets baptisé Gladiateur et dont la construction est attribuée à l’Arsenal de Lorient.

-Le Gladiateur est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient en 1932 lancé le 11 avril 1933 et admis au service actif le 1er janvier 1935. Il est affecté à l’Escadre de la Méditerranée à Toulon et sert également de transport et de navire-école.

Du 21 juin au 30 juillet 1940, il est échoué au bassin Vauban n°6 pour grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 12 août 1940, sortant pour essais les 13 et 14 août puis pour remise en condition  16 au 26 août 1940.

Du 15 juillet au 1er septembre 1943, le Gladiateur est échoué au bassin Vauban n°9 pour un nouveau grand carénage qui double une remise en état générale d’une modernisation de ses capacités militaires (radars, DCA etoffée). Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 16 septembre, sortant pour essais officiels les 17 et 18 septembre puis pour remise en condition du 20 septembre au 2 octobre.

Outre ces missions de mouilleur de filets et de mines, de transport et de navire-école, le Gladiateur va également servir d’escorteur pour les sous-marins neufs ralliant Toulon depuis Cherbourg où ils étaient construits ou au minimun achevés, testés et mis en condition.

Le Gladiateur quitte Toulon le 22 mai, se ravitaille à Casablanca le 26 mai avant de rallier Cherbourg le 1er juin. Il prend en charge les sous-marins La Réunion et Crozet avec qui il quitte Cherbourg le 7 juin, fait escale à Casablanca du 12 au 15 juin avant de rallier Toulon le 20 juin 1945 à l’aube.

Du 28 avril au 5 juin 1946, il est à nouveau échoué dans le bassin Vauban n°9 pour un nouveau grand carénage qui se limite cette fois à une remise en état complète. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 15 juin, effectue ses essais réglementaires les 16 et 17 juin puis sa remise en condition du 19 au 30 juin 1946.

Le 18 janvier 1947, le mouilleur de filets Gladiateur quitte Toulon pour un nouvelle mission de convoyage de sous-marins. Il se ravitaille à Casablanca le 24 janvier, est à Brest le 29 janvier avant de rallier Cherbourg le lendemain.

Il quitte Cherbourg en compagnie du sous-marin Belle-Ile le 1er février, les deux navires faisant escale  à Casablanca du 7 au 10 février avant de rallier  Toulon le 13 février 1947.

A partir du 31 août 1948, les tensions internationales atteignant un  pic critique, le Gladiateur renforce la protection de la rade de Toulon en mouillant des filets supplémentaires. Il mouille également des filets pour protéger les salins d’Hyères et la rade de Villefranche.

De retour à Toulon le 4 septembre 1948 au soir, il va être aménagé en transport de troupes pour renforcer notamment les défenses de la Corse.

Caractéristiques Techniques du mouilleur de filets Gladiateur

Déplacement : standard 2330 tW pleine charge 2293 tonnes

Dimensions : longueur 113m largeur 12.70m tirant d’eau 3.50m

Propulsion : deux turbines à engrenages Parson alimentées par 2 chaudières Indret développant une puissance totale de 7700ch et entrainant deux hélices. Mazout : 400 tonnes

Performances : vitesse maximale : 18 noeuds distance franchissable : inconnue

Armement : 4 canons de 90mm modèle 1926 en deux affûts doubles modèle 1931, 2 mitrailleuses de 13.2mm modèle 1929 et jusqu’à 150 mines. Les mitrailleuses de 13.2mm sont remplacées au cours du grand carénage de 1946 par huit canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en quatre affûts doubles

Equipage : 132 hommes

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16-Navires auxiliaires (1)

16°) NAVIRES AUXILIAIRES

A-Ravitailleur de sous-marins Jules Verne

Le Jules Verne

Le Jules Verne

Le sous-marin, un navire fragile

Comme vous le savez, l’entre-deux-guerre voit la France investir massivement pour se doter d’une flotte sous-marine et doit donc veiller à son soutien logistique. Or le sous-marin est un navire fragile qui ne peut pas embarquer de pièces détachées ni d’installations d’entretien même sommaire. Un navire de surface spécialisé est nécessaire.

En attendant un éventuel navire spécialisé, la Royale va utiliser des navires dont ce n’était pas la mission première comme le transport-hôpital Tourville lancé en 1884 sous le nom de Gironde mais rebaptisé Tourville en 1909, servant à l’école de canonnage jusqu’en 1914 avant de participer au premier conflit mondial comme navire-atelier. Rebaptisé Rhin en 1924, il est désarmé en 1933, coulé par une tempête en 1944 avant que l’épave renflouée ne soit démolie en 1946.

Le vieux cuirassé Marceau de 1887 va être également utilisé comme bâtiment-base de sous-marins à Brindisi au profit des sous-marins de l’Adriatique. D’autres navires vont être utilisés de manière plus occasionnelle, le navire-atelier Foudre, l’aviso Vitry le François et le pétrolier Durance.

Après avoir donc utilisé des navires dont ce n’était pas la mission première, la France décide de construire un navire connu à l’origine sous le nom de R1 et qui reçoit le nom de Jules Verne et qui est financé à la tranche 1926.

Carrière opérationnelle du Jules Verne

-Le Jules Verne est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient dans la Forme de Lanester le 3 juin 1929 mis à flot le 3 février 1931 et admis au service actif le 26 septembre 1932.

Affecté à la 2ème Escadre à Brest, il devient navire-amiral de la 2ème flottille de sous-marins le 10 juillet 1935,  passant en Méditerranée durant la guerre de Pologne en compagnie de la 2ème FSM et basé à Oran avec les sous-marins en question.

Il est redéployé à Brest au printemps 1940, quittant Oran le 15 mars 1940 pour rallier Brest le 20 mars afin de subir un grand carénage.

Du 23 mars au 9 mai 1940, il est échoué au bassin n°8 au Laninon pour subir un grand carénage qui se limite à une remise en état complète. Après des travaux complémentaires, il est armé pour essais  le 23 mai, sortant pour essais les 24 et 25 puis pour remise en condition du 27 mai au 3 juin 1940.

Basé à Brest, il sort très régulièrement pour soutenir les sous-marins, montant des bases avancées au mouillage dans le golfe de Gascogne ou en Manche voir jusqu’en Afrique.

La réorganisation de septembre 1940 ne change rien pour le Jules Verne qui reste navire-amiral des sous-marins de la flotte de l’Atlantique désormais regroupés au sein de la 5ème Escadre qui succède à la 4ème ESM.

Du 9 mars au 30 avril 1943, il est échoué au bassin n°8 du Laninon pour un grand carénage qui double une remise en état complète d’une modernisation de ses capacités (radars, DCA plus moderne).

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 15 mai 1943, sortant pour essais les 16 et 17 mai puis pour remise en condition du 19 au 27 mai 1943.

Le 25 septembre 1944, le Jules Verne quitte Brest en compagnie des sous-marins Casabianca Achille Persée de la 2ème DSM pour entrainement au large de Dakar. Le 5 octobre, à la hauteur du Cap Bojador, il font leur jonction avec le ravitailleur rapide L’Adour et les contre-torpilleurs Desaix Marceau Kléber de la 12ème DCT venus de Toulon, les huit navires ralliant Dakar le 9 octobre 1944.

Du 13 octobre au 5 novembre, les sous-marins de la 2ème DSM s’entrainent intensivement au large de la capitale de l’AOF notamment à des entrainements à la protection de convois, le convoi étant symbolisé par le Jules Verne qui est attaqué à la torpille et au canon de 100mm. Du 5 au 12 novembre 1944, le Jules Verne effectue l’entretien courant de ses trois protégés.

Du 12 novembre au 18 novembre, le Jules Verne reste à quai à Dakar avant de participer à l’exercice de synthèse du 20 novembre au 1er décembre. Le Jules Verne et la 2ème DSM quittent Dakar le 2 décembre pour rallier Brest le 9 décembre 1944 à l’aube.

Le 5 janvier 1945, le ravitailleur Jules Verne quitte Brest en compagnie du PRE La Seine, des sous-marins Agosta et Béveziers et des contre-torpilleurs Vautour Milan Epervier de la 6ème DCT.

Les deux sous-marins et le Jules Verne mouillent dans l’estuaire de la Loire puis les sous-marins appareillent pour intercepter La Seine escortés par la 6ème DCT (6 au 11 janvier), les sous-marins échouant à intercepter le convoi qui arrivent à Casablanca le 13 janvier 1945.

Les deux sous-marins effectuent un entrainement en duo du 18 au 25 janvier, se ravitaillant à Casablanca le 26 janvier avant de rallier les autres navires engagés dans cet exercice pour une escale commune à Bordeaux du 1er au 7 février, tous les navires rentrant à Brest le lendemain 8 février 1945.

Du 16 mars au 5 mai 1946, le Jules Verne est échoué dans le bassin n°8 du Laninon pour un nouveau grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 21 mai 1946, sortant pour essais les 22 et 23 mai puis pour remise en condition du 25 mai au 3 juin 1948.

Le 25 août 1948, le Jules Verne quitte Brest en compagnie de la 8ème DSM pour rallier Dakar afin d’être prêt en cas d’éclatement du conflit.

Les quatre submersibles arrivent à Dakar en compagnie du Jules Verne le 2 septembre 1948, le ravitailleur débarquant du matériel pour renforcer la base sous-marine de Dakar avant de revenir à Brest en solitaire le 9 septembre 1948, se préparant à de nouvelles missions de soutien.

L’unique ravitailleur de sous-marin de la marine nationale _en attendant l’achèvement de l’Atlantide_ va quitter Brest escorté par deux corvettes pour rallier Rosyth où il doit appuyer les sous-marins français engagés dans la terrible campagne de Norvège.

Caractéristiques Techniques du Jules Verne

Déplacement : standard 4347 tW pleine charge 6340 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 122m (entre perpendiculaires) 115.06m largeur 17.20m tirant d’eau 6.75m

Propulsion : deux moteurs diesels Sulzer dévellopant 7000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 16 noeuds distance franchissable 12000 miles nautiques à 15 noeuds 18500 miles nautiques à 11 noeuds

Armement : (origine) 4 canons de 90mm modèle 1926 en affûts simples, 4 canons de 37mm modèle 1925 et 9 mitrailleuses de 8mm

(1948) 4 canons de 90mm modèle 1926 en affûts simples, 8 canons de 37mm Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles modèle 1943

Installations spécifiques :  Le Jules Verne devait pouvoir soutenir quatre sous-marins de 600 tonnes mouillés à couple. Il peut embarquer 350 tonnes de gazole, 85 tonnes d’huile, 10 tonnes d’eau de boisson, 25 tonnes d’eau distillée, 8 tonnes d’acide sulfurique, 1500 tonnes de pétrole et 10 tonnes d’alcool.

Il embarque également 220 obus de 100mm, 1200 coups de 37mm, 70 torpilles ou 56 torpilles et 50 mines, 30 jours de vivres pour neuf sous-marins, des consommables pour trois mois  et 10000 litres de vin

Six ateliers : optique, torpilles, mécanique, forge, charpentage et électricité

Capacité hôtellière : 14 premiers maitres et maitres, 35 seconds-maitres et 160 QMM soit 209 personnes. Equipage : 12 officiers, 54 officiers mariniers et 238 QMM soit 304 hommes

13-Sous-marins (35) sous-marins classe Aurore (3)

L’Astrée

-L’Astrée est mise sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes le 30 novembre 1939 lancé le 12 octobre 1941 et mis en service à Cherbourg le 17 mars 1943.

Le 18 mars 1943, il quitte Cherbourg en compagnie de l’aviso Somme pour rallier Toulon. Les deux navires font escale à Casablanca du 25 au 28 mars avant de rallier Toulon le 2 avril 1943.

Il est placé hors rang au sein de la 5ème escadrille de la 1ère flottille de sous-marins jusqu’au mois d’août 1943 quand est réactivée la 19ème DSM avec les sous-marins La Favorite et La Gorgone avant d’être rejoint par leur sister-ship L’Africaine.

Du 24 août au 2 septembre 1943, le sous-marin L’Astrée participe comme plastron à l’entrainement anti-sous-marin du contre-torpilleur Lion.

Du 12 au 20 janvier 1944, il participe avec La Favorite à l’entrainement ASM du croiseur léger Chateaurenault et notamment de son détachement aviation composé de deux Dewoitine HD-731.

Du 13 au 21 mars 1945, L’Astrée et La Favorite participent à un entrainement ASM avec les contre-torpilleurs Bayard Turenne et Du Guesclin.

Du 5 au 15 janvier 1946, il participe toujours avec son compère La Favorite à un entrainement ASM en compagnie du cuirassé Alsace et de ses deux torpilleurs d’escadre.

Du 1er avril au 25 mai 1946, L’Astrée est échoué sur le dock flottant de l’arsenal de Sidi-Abdallah pour grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 10 juin 1946.

Les essais officiels ont lieu du 11 au 13 juin 1946 et la remise en condition du 15 au 30 juin, l’Astrée ralliant Toulon le 4 juillet 1946. La première patrouille à lieu du 12 juillet au 4 août 1946.

Du 28 janvier au 8 février 1948, L’Astrée participe avec La Gorgone à un entrainement ASM en compagnie des contre-torpilleurs Le Fantasque L’Audacieux et Le Malin de la 9ème DCT.

Le 5 septembre 1948, il est entretien à flot à quai à Toulon et reçoit l’ordre d’accélérer sa remise en condition opérationnelle pour appareiller le plus rapidement possible pour sa première patrouille de guerre.

L’Artemis

-L’Artemis est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 12 janvier 1940 lancé le 5 août 1942 et mis en service le 12 mars 1944 en compagnie du Cornélie.

Les sous-marins Artemis et Cornélie quittent Cherbourg le 13 mars 1944 en compagnie de l’aviso-dragueur Commandant Rivière, les trois navires faisant escale à Casablanca du 20 au 23 mars 1944 avant de rallier Mers-El-Kébir le 27, formant la 27ème DSM. Ils seront rejoints ultérieurement par l’Andromaque et l’Amirde.

Du 12 au 28 septembre 1944, les sous-marins Artemis et Amirde ainsi que les submersibles L’Arethuse et La Sultane participent à un exercice commun avec les croiseurs lourds Algérie Dupleix et Henri IV.

Un an plus tard, en octobre 1945, la 27ème DSM est renumérotée 18ème Division de Sous-Marins (18ème DSM).

Le 2 février 1946, la 11ème DCT quitte Bizerte en compagnie du pétrolier La Mayenne. Lors du transit au large de l’Algérie, les sous-marins Artémis et Cornélie attaquent la petite escadre qui se rendait à Dakar.

Du 7 avril au 21 mai 1947, l’Artemis est échoué sur le dock flottant de Mers-El-Kébir pour le premier grand carénage de sa carrière.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 3 juin, effectuant ses essais réglementaires du 4 au 6 juin puis sa remise en condition du 8 au 22 juin 1947.  Sa première patrouille post-carénage à lieu du 2 au 25 juillet 1947.

Du 29 novembre au 4 décembre, les sous-marins Artémis et Cornélie participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Magon Dunois La Hire de la 4ème DCT.

Quand éclate le second conflit mondial le 5 septembre 1948, le sous-marin Artemis était en entretien à flot. Il est donc dans l’impossibilité d’appareiller immédiatement pour une patrouille de guerre.

L’Hermione

-L’Hermione est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 9 février 1940 lancé le 10 octobre 1941 et mis en service le 7 juillet 1943.

Le 8 juillet 1943, le sous-marin L’Hermione quitte Cherbourg en compagnie de l’aviso-mouilleur de mines Les Eparges pour rallier Mers-El-Kébir. Ils font escale à Casablanca du 15 au 18 juillet avant d’arriver à Mers-El-Kébir le 22 juillet 1943.

Placé hors rang au sein de la 2ème FSM, il est rejoint au mois de novembre 1943 par ses sister-ships  Clorinde et Andromède ce qui permet l’activation de la 14ème DSM.

Du 1er au 8 mars 1944, L’Hermione et son compère Clorinde participent à l’entrainement anti-sous-marin de la 4ème DCT en l’occurence les contre-torpilleurs Valmy Vauban et Verdun.

Du 10 au 18 octobre 1945, L’Hermione participe avec le Clorinde à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Valmy Vauban et Verdun de la 4ème DCT.
Du 5 août au 15 septembre 1946, l’Hermione est échoué sur le dock-flottant de la base de Mers-El-Kébir pour subir son premier grand carénage.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 27 septembre 1946, effectuant ses essais réglementaires du 28 au 30 septembre et sa remise en condition du 2 au 16 octobre 1946. Sa première patrouille post-carénage à lieu du 23 octobre au 8 novembre 1946.

Le 5 septembre 1948, L’Hermione est à la mer pour une patrouille au large des côtes espagnoles. Il reçoit un ordre de vigilance.

Le Gorgone

-Le Gorgone est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand le 11 mars 1940 lancé le 20 janvier 1942 et mis en service le 12 août 1943.

Il quitte Cherbourg le 13 août 1943 en compagnie de La Favorite et de l’aviso-dragueur Commandant Dominé pour rallier Toulon. Les trois navires font escale à Casablanca du 18 au 21 août avant de rallier Toulon le 25 août 1943.

L’arrivée de ces deux sous-marins à Toulon permet la réactivation de la 19ème DSM composée donc des sous-marins La Favorite Gorgone et L’Astrée en attendant l’arrivée de L’Africaine prévue à l’automne prochain.

Du 4 au 12 janvier 1944, La Gorgone participe à l’entrainement anti-sous-marin du contre-torpilleur Bison.

Du 29 juin au 2 juillet 1945, il participe avec les sous-marins Venus et L’Africaine à un entrainement commun avec le croiseur lourd Algérie ainsi que deux divisions de contre-torpilleurs, la 2ème  (Bayard du Guesclin Turenne classe Bayard) et la 9ème DCT (Le Fantasque L’Audacieux et Le Malin classe Le Fantasque).

Du 22 avril au 2 mai 1946, les sous-marins La Gorgone et L’Africaine participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs de la 2ème DCT.

Du 26 mai au 5 juillet 1946, La Gorgone est échoué sur le dock flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 15 juillet 1946.

Les essais réglementaires ont lieu du 16 au 18 juillet et la remise en condition du 20 juillet au 3 août, date du retour du sous-marin à Mers-El-Kébir. Il effectue sa première patrouille post-carénage du 10 août au 2 septembre 1946.

Du 28 janvier au 8 février 1948, les sous-marins L’Astrée et La Gorgone participent à l’entrainement anti-sous-marin des contre-torpilleurs de la 9ème DCT.

Le 5 septembre 1948, il à quai à Toulon. Il reçoit l’ordre d’appareiller le plus rapidement possible pour prendre en position au large des ports italiens. L’appareillage est effectif en début de soirée.

13-Sous-marins (33) sous-marins classe Aurore (1)

M-Sous-marins de moyenne patrouille classe Aurore

De nouveaux sous-marins pour la marine nationale (bis)

Pour renouveler une flotte sous-marine qui vieillissait rapidement, l’amirauté décide de poursuivre sur le modèle choisit après le premier conflit mondial à savoir des sous-marins de grande patrouille plus proches désormais des 2000 que des 1000 tonnes et des sous-marins de moyenne patrouille qui de 600 passaient à 800 tonnes.

Partant des Argonaute, l’ingénieur du Génie Maritime Paoli dessina des submersibles de 800 tonnes qui par rapport à leurs devanciers affichaient les améliorations suivantes :

-Immersion opérationnelle plus importante passant de 80 à 100m

-Armement offensif plus important (canon de 100mm et 9 tubes lance-torpilles)

-Appareil d’écoute et optiques améliorées.

Un premier sous-marin baptisé Aurore est financé à la tranche 1934. Il est suivi par quatre autres submersibles financés à la tranche 1937 (La Créole La Bayadère La Favorite L’Africaine), quatre autres submersibles sont financés à la tranche 1938 (L’Astrée L’Andromède L’Antigone L’Andromaque).

Deux submersibles sont financés par la tranche 1938bis (L’Artemis L’Armirde) et ces deux sous-marins sont suivis par quatre autres sous-marins financés à la tranche 1938ter (Hermione Gorgone Clorinde Cornelie)

Le 24 juin 1939, un décret autorise la construction d’un sous-marins pour remplacer le Phenix perdu en Indochine. Le modèle choisit est le Y4, une version tropicalisée du Y3. Il reprend le nom du sous-marin perdu au large de Cam-Ranh Le 29 décembre 1939, un nouveau décret finance la construction de douze submersibles qui seront du type Y4.

L’Aurore

L'Aurore

L’Aurore

-L’Aurore est mis sur cale à l’Arsenal de Toulon le 1er septembre 1936 lancé le 26 juillet 1939 et mis en service le 20 juin 1940.

Il est d’abord affecté hors rang au sein de la 5ème escadrille qui regroupe tous les sous-marins de moyenne patrouille de la 1ère flottille de sous-marins (1ère FSM).

La mise en service du sous-marin Créole en mars 1942 permet l’activation de la 26ème DSM qui est bientôt rejointe par La Bayadère (mai 1942) et  L’Antigone (janvier 1943).

Le 12 juillet 1943, la 26ème DSM est renuméroté 13ème DSM.

Du 7 juillet au 24 août 1943, le sous-marin L’Aurore est échoué au bassin n°4 du Castigneau pour son premier grand carénage, le premier «800 tonnes» subissant une remise en état complète.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 7 septembre 1943, exécutant ses essais réglémentaires du 8 au 10  puis sa remise en condition du 12 au 26 septembre 1943.

Du 1er au 13 juillet 1945, l’Aurore participe à l’exercice «Némo» en compagnie de son compère L’Antigone mais également des sous-marins Le Glorieux et Le Tonnant (1ère DSM) La Réunion et Crozet (3ème DSM).

Du 18 au 23 février 1946, l’amiral Ollive, grand-amiral de la Flotte et commandant chef de la marine nationale passe une inspection des capacités du cuirassé Richelieu et du porte-avions Joffre, les sous-marins L’Aurore et La Bayadère servant de plastron pour l’entrainement ASM des torpilleurs d’escadre et du porte-avions.

Du 15 août au 1er octobre 1946, le sous-marin Aurore subit son deuxième grand carénage sur le slipway du Mourillon. Armé pour essais le 8 octobre, il exécute ses essais réglementaires les 9 et 10 octobre avant sa remise en condition du 12 au 22 octobre. Il participe ensuite avec l’Antigone à un entrainement anti-sous-marin des contre-torpilleurs Marceau et Kléber (12ème DCT).

Du 3 au 12 octobre 1947, le sous-marin Aurore sert de plastron aux torpilleurs d’escadre Rapière et Hallebarde, les trois navires ralliant Toulon le lendemain 13 octobre 1947. Il enchaine ensuite par un entrainement ASM au profit des contre-torpilleurs Marceau Desaix et Kléber de la 12ème DCT.

Quand éclate le second conflit mondial, l’Aurore est à la mer depuis une semaine pour une patrouille. Informé des bombardements allemands, il reçoit l’ordre de se tenir prêt à attaquer les lignes de communications italiennes.

La Favorite
-La Favorite est mise sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine-Maritime du Trait le 29 juillet 1938 lancé le 3 septembre 1941 et mis en service le 12 août 1943 à Cherbourg.

Il quitte Cherbourg le 13 août 1943 en compagnie de La Gorgone et de l’aviso-dragueur Commandant Dominé pour rallier Toulon. Les trois navires font escale à Casablanca du 18 au 21 août avant de rallier Toulon le 25 août 1943.

L’arrivée de ces deux sous-marins permet l’activation de la 19ème DSM qu’ils forment avec leur sister-ship L’Astrée. Cette division est complétée en octobre 1943 par la mise en service du sous-marin L’Africaine.

Du 12 au 20 janvier 1944, le sous-marin La Favorite accompagné de L’Astrée participe à l’entrainement anti-sous-marin du croiseur léger Chateaurenault et notamment de ses hydravions Dewoitine HD-731.

Du 13 au 21 mars 1945, les sous-marins La Favorite et L’Astrée participent à l’entrainement anti-sous-marine des contre-torpilleurs Turenne et Du Guesclin.

Du 5 au 15 janvier 1946, il participe toujours avec l’Astrée à l’entrainement anti-sous-marin du cuirassé Alsace et de ses deux torpilleurs d’escadre.

Du 5 septembre au 20 octobre 1946, le sous-marin La Favorite est échoué sur le dock-flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage destiné à lui offrir une remise en état complète.

Armé pour essais le 2 novembre 1946, il sort pour essais du 3 au 5 novembre et pour remise en condition du 7 au 21 novembre, ralliant Toulon le 24 novembre 1946. Il effectue sa première patrouille post-carénage du 1er au 20 décembre 1946.

Du 1er au 9 juillet 1948, il participe à un exercice ASM avec le cuirassé Bourgogne et ses torpilleurs d’escadre.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin est à la mer pour une patrouille au large de la côte orientale de la Corse et reçoit l’ordre de pister les navires de la Regia Marina.

La Créole
-La Créole est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 29 août 1938 lancée le 8 juin 1940 et mise en service le 5 mars 1942 à Cherbourg.

Il quitte le port bas-normand le 6 mars 1942 en compagnie de l’aviso Somme, les deux navires faisant escale à Casablanca du 13 au 18 mars 1942 avant de rallier Toulon le 22 mars dans la soirée.

Son arrivée permet l’activation de la 26ème DSM qu’il forme avec son sister-ship L’Aurore en attendant l’arrivée de L’Antigone et de la Bayadère. Le 12 juillet 1943, la 26ème DSM est renumérotée 13ème DSM alors qu’elle à atteint son format définitif à quatre submersibles.
Du 8 au 15 septembre 1943, le sous-marin La Créole participe à l’entrainement du croiseur lourd Suffren et plus précisément de ses hydravions embarqués.

Du 10 avril au 30 mai 1945, le sous-marin La Créole est échoué dans le bassin n°4 du Castigneau pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 12 juin, sortant pour essais du 13 au 15 juin puis pour remise en condition du 17 au 30 juin 1945.

Du 14 au 21 mai 1947, il participe à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Marceau Desaix et Kléber de la 12ème DCT en compagnie de son compère La Bayadère mais également d’avions et d’hydravions basés à terre.

Du 21 au 21 août 1947, il participe à l’entrainement anti-sous-marin du contre-torpilleur Gerfaut servant de plastron indocile alors que le contre-torpilleur servait de cible rapide aux torpilleurs du sous-marin.

Du 1er juin au 15 août 1948, le sous-marin La Créole est échoué au bassin Vauban n°6 pour son deuxième grand carénage. Armé pour essais le 20 août, il exécute ses essais officiels les 21 et 22 août puis sa remise en condition du 24 août au 4 septembre.

A peine rentré à Toulon, il se ravitaille aussitôt en carburant, vivres et munitions pour pouvoir appareiller pour sa première patrouille de guerre ce qu’il fait dans la nuit du 5 au 6 septembre 1948.

La Bayadère

-La Bayadère est mise sur cale aux chantiers Auguste Normand le 29 août 1938 lancée le 4 juillet 1940 et mise en service le 10 mai 1942.

Affecté à la 26ème DSM, il quitte Cherbourg le 11 mai 1942 en compagnie de l’aviso-dragueur Commandant Dominé pour rallier Toulon, les deux navires faisant escale à Casablanca du 18 au 21 mai avant d’arriver dans le Var le 25 mai 1942.

La Bayadère désormais sous-marin de la 13ème DSM sort en compagnie de l’Antigone du 29 septembre au 6 octobre 1943 pour l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Guépard Lion et Bison de la 2ème DCT.

Du 1er juin au 17 juillet 1945, le sous-marin La Bayadère est échoué au bassin n°4 du Castigneau pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 27 juillet, effectuant ses essais officiels du 28 au 30 juillet puis sa remise en condition du 1er au 15 août 1945.

Du 7 au 11 octobre 1945, La Bayadère relaie le croiseur lourd Henri IV dans une mission de surveillance des Baléares où la présence de nombreux navires italiens laissait craindre la possible installation d’une base navale italienne.

Du 18 au 23 février 1946, l’amiral Ollive, grand-amiral de la Flotte et commandant chef de la marine nationale passe une inspection des capacités du cuirassé Richelieu et du porte-avions Joffre, les sous-marins L’Aurore et La Bayadère servant de plastron pour l’entrainement ASM des torpilleurs d’escadre et du porte-avions.

Du 14 au 21 mai 1947, il participe à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Marceau Desaix et Kléber de la 12ème DCT en compagnie de son compère L’Aurore mais également d’avions et d’hydravions basés à terre.
Le 16 août 1948, La Bayadère est échoué au bassin Vauban n°6 pour le deuxième grand carénage de sa carrière. Ce grand carénage censé duré jusqu’au 7 octobre est accéléré par le déclenchement du second conflit mondial. Armé pour essais le 8 octobre, il effectue essais et remise en condition jusqu’au 17 octobre date à laquelle il est déclaré disponible.

13-Sous-marins (21) sous-marins classe Saphir

G-Sous-marins mouilleurs de mines classe Saphir

Avant-propos

Apparue au 19ème siècle et longtemps confondue avec la torpille, la mine marine ne tarda pas à montrer sa redoutable efficacité au cours du premier conflit mondial notamment le 27 octobre 1914 quand le cuirassé britannique Audacious est coulé par une mine allemande.

A la fin du premier conflit mondial, les alliés mouillèrent un gigantesque champ de mines en mer du Nord pour empêcher les sous-marins allemands de gagner l’Atlantique en contournant les îles britanniques.

Si ces champs de mines pouvaient être mis en place par des navires de surface spécialisés ou adaptés, le mouillage de champs de mines offensifs est bien plus délicat car sous la menace aérienne et navale de l’ennemi.

D’où l’idée de sous-marins spécialisés pour larguer des bouchons de mines capables de gêner voir de paralyser les mouvements de la flotte ennemie.

La marine française qui à perdu un cuirassé suite à des mines (le Bouvet aux Dardanelles, plus le Gaulois gravement endommagé) comprend l’intérêt de posséder une bonne capacité de mouillage de mines en surface (mouilleur de mines Pluton puis croiseur léger mouilleur de mines Emile Bertin) et sous-marine.

Six variantes du projet O sont dévellopées à partir de 1923 et c’est l’ultime variante (O6) qui est choisie. Deux sous-marins baptisés Saphir et Turquoise sont financés à la tranche 1925, un troisième baptisé Nautilus est financé à la tranche 1926 et un quatrième baptisé Rubis à la tranche 1927.
Le Saphir

Le Saphir

Le Saphir

-Le Saphir est mis sur cale à l’Arsenal de Toulon le 25 mai 1926 lancé le 20 décembre 1928 et mis en service le 30 septembre 1930.

En septembre 1939, le Saphir appartient à la 20ème DSM en compagnie de ses sister-ships Turquoise Nautilus et Rubis, division formant la 4ème Escadrille avec la 17ème DSM, la 4ème ESM dépendant tout comme la 5ème Escadrille de la 4ème flottille placée sous l’autorité du préfet de la 4ème région maritime mais opérant souvent avec la 4ème Escadre Légère.

La réorganisation de septembre 1940 rattache la 20ème DSM à la 3ème flottille de sous-marins qui devient la composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère.

Du 1er novembre au 10 décembre 1942, le Saphir est échoué sur le dock flottant pour sous-marins de l’Arsenal de Sidi-Abdallah afin d’y subir un grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 26 décembre 1942. Les essais officiels ont lieu du 27 au 29  et la remise en condition du 2 au 14 janvier 1942.

A la différence des sous-marins d’attaque, les sous-marins mouilleurs de mines n’effectuaient pas de patrouilles à proprement parler même si ils naviguaient régulièrement dans des eaux qu’ils pourraient avoir à miner en cas de conflit. Le Golfe de Syrte devint famillier au Saphir et à ses compères de la 20ème DSM.

Il jouait également le rôle de plastron pour des exercices ASM notamment lors des manoeuvres «Harmattan» du 12 mai au 10 juin 1944 en compagnie de son sister-ship Nautilus mais également des sous-marins de moyenne patrouille L’Arethuse et La Vestale.

Du 11 décembre 1945 au 15 janvier 1946, le Saphir est à nouveau échoué sur le dock-flottant pour un nouveau grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 26 janvier 1946. Il réalise ses essais officiels les 27 et 28 janvier 1946 et sa remise en condition du 30 janvier au 12 février 1946.

Quand la guerre éclate le 5 septembre 1948, le Saphir est à La Valette pour une escale de courtoisie sur invitation du commandant des sous-marins de la Mediteranean Fleet. A l’annonce des bombardements, il ravitaille en carburant et appareille pour Bizerte afin de charger ses mines pour une  mission de mouillage au large de Benghazi.

Le Turquoise

Le Turquoise

Le Turquoise

-Le Turquoise est mis sur cale à l’Arsenal de Toulon le 20 octobre 1926, lancé le 16 mai 1929 et mis en service le 10 septembre 1930

En septembre 1939, le Turquoise appartient à la 20ème DSM en compagnie de ses sister-ships  Saphir Nautilus et Rubis, division formant la 4ème Escadrille avec la 17ème DSM, la 4ème ESM dépendant tout comme la 5ème Escadrille de la 4ème flottille placée sous l’autorité du préfet de la 4ème région maritime mais opérant souvent avec la 4ème Escadre Légère.

La réorganisation de septembre 1940 rattache la 20ème DSM à la 3ème flottille de sous-marins qui devient la composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère.

Du 21 septembre au 30 octobre 1942, le Turquoise est échoué sur le dock flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour un grand carénage.
Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 13 novembre 1942. Les essais réglementaires ont lieu du 14 au 16  puis la remise en condition est menée du 18 au 30 novembre.

Si Le Saphir se familiarise avec le Golfe de Syrte, le Turquoise lui devient familier du Golfe de Tarente où il doit jouer au chat et à la souris avec les patrouilleurs et torpilleurs italiens. Ils participent tous les deux à des exercices ASM, le Turquoise et le Nautilus servant de plastron pour l’entrainement ASM de la 7ème DCT du 12 au 21 mars 1945.

Le sous-marin Turquoise subit un nouveau grand carénage sur le dock flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah du 7 novembre au 10 décembre 1945. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 20 décembre, exécutant ses essais officiels du 21 au 23 et réalisant sa remise en condition du 1er au 12 janvier 1946.

Du 23 au 30 juin 1947, il participe avec son compère Rubis à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Le Terrible Le Triomphant et L’Indomptable.

Le 5 septembre 1948, le Turquoise était à quai à Bizerte et à l’annonce des bombardements est mis en alerte pour un éventuel appareillage.

Le Nautilus

-Le Nautilus est mis sur cale à l’Arsenal de Toulon le 8 août 1927 lancé le 20 mars 1930 et mis en service le 15 juillet 1931.

En septembre 1939, le Nautilus appartient à la 20ème DSM en compagnie de ses sister-ships  Saphir Turquoise et Rubis. Cette division est stationnée à Bizerte en compagnie des autres unités de sous-marins appelés à opérer au profit de la 4ème Escadre Légère.

La réorganisation de septembre 1940 rattache la 20ème DSM à la 3ème flottille de sous-marins qui devient la composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère.

Du 11 décembre 1942 au 20 janvier 1943, le Nautilus est échoué sur le dock flottant pour sous-marins de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour grand carénage. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 2 février. Les essais réglémentaires ont lieu les 3 et 4 février et sa remise en condition du 6 au 17 février.

Si Le Saphir se familiarise avec le Golfe de Syrte et le Turquoise le Golfe de Tarente où il doit jouer au chat et à la souris avec les patrouilleurs et torpilleurs italiens, le Nautilus s’intéresse notamment au canal d’Otrante dont l’obstruction provoquerait bien des déboires à la marine italienne.

Le Nautilus sert aussi de plastron pour les entrainements anti-sous-marins des navires de surface comme du 21 février au 1er mars 1944 quand le Nautilus et le Rubis s’entrainent avec les contre-torpilleurs Le Triomphant et L’Indomptable ou encore lors des manoeuvres Harmattan du 12 mai au 10 juin, le Nautilus y participant en compagnie du Saphir, de La Vestale et de L’Arethuse voir du 12 au 21 mars 1945 quand le Nautilus et le Turquoise sont engagés dans l’entrainement ASM de la 7ème DCT.

Du 16 janvier au 25 février 1946, le Nautilus est échoué sur le dock flottant pour un nouveau grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 7 mars, réalisant ses essais réglementaires les 8 et 9 mars et sa remise en condition du 11 au 26 mars 1946.

Quand le second conflit mondial éclate le 5 septembre 1948, le Nautilus était en entretien à flot à Bizerte. Il accélère aussitôt ses travaux pour pouvoir appareiller le plus rapidement possible.

Le Rubis

Le sous-marin mouilleur de mines Rubis

Le sous-marin mouilleur de mines Rubis

-Le Rubis est mis sur cale à l’Arsenal de Toulon le 3 avril 1929 lancé le 30 septembre 1931 et mis en service le 4 avril 1933.

En septembre 1939, le Rubis appartient à la 20ème DSM en compagnie de ses sister-ships  Saphir Turquoise et Nautilus, division formant la 4ème Escadrille avec la 17ème DSM, la 4ème ESM dépendant tout comme la 5ème Escadrille de la 4ème flottille placée sous l’autorité de Premar IV mais opérant souvent avec la 4ème Escadre Légère.

La réorganisation de septembre 1940 rattache la 20ème DSM à la 3ème flottille de sous-marins qui devient la composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère.

Du 21 janvier au 28 février 1943, le sous-marin Rubis est échoué sur le dock-flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 10 mars, réalisant ses essais officiels les 11 et 12 mars et sa remise en condition du 14 au 28 mars.

Des quatre sous-marins de la 20ème DSM, le Rubis à probablement la mission la plus dangereuse puisqu’en temps de guerre, il à pour mission rien de moins que d’interdire avec ses mines le détroit de Messine entre la Sicile et la péninsule italienne.

Du 21 février au 1er mars 1944, le Nautilus et le Rubis participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Le Triomphant et L’Indomptable de la 10ème DCT (4ème escadre Mers-El-Kébir).

Le Rubis subit au printemps 1946 un nouveau grand carénage. Pour cela, il est échoué sur le dock-flottant du 26 février au 30 mars. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 10 avril. Les essais réglementaires ont lieu les 11 et 12 avril et sa remise en condition du 14 au 26 avril 1946.

Du 23 au 30 juin 1947, le Rubis accompagné du Turquoise participe à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs de la 10ème DCT.

Victime d’une avarie de batterie le 3 septembre 1948,  le Rubis était indisponible quand éclate le second conflit mondial mais les travaux sont accélérés pour permettre au submersible de reprendre la mer et de prendre part au combat le plus rapidement possible.

Classe Saphir

Caractéristiques Techniques de la classe Saphir

Déplacement : surface 669 tW en plongée 925 tW

Dimensions : longueur 65.90m largeur 7.10m tirant d’eau 4.1m

Propulsion : deux moteurs diesels Normand-Vickers de 650ch et deux moteurs électriques de 550ch entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale en surface 12 noeuds en plongée 9 noeuds Rayon d’action 4000 miles nautiques à 12 noeuds en surface et 80 miles nautiques à 4 noeuds en plongée. Immersion : 80m

Armement :

-Un canon de 75mm modèle 1897-15 puis 1928; une mitrailleuse de 13.2mm et deux mitrailleuses de 8mm puis deux mitrailleuses de 13.2mm

-32 mines stockées par paires dans seize puits latéraux extérieurs;

-Deux tubes lance-torpilles de 550mm à l’étrave, une plate-forme axiale avec un tube de 550mm et deux de 400mm

Equipage : 40 officiers et marins

13-Sous-marins (20) sous-marins classe Amirauté (2)

L’Iris

-L’Iris est mis sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon à Nantes le 1er juillet 1932 lancé le 23 septembre 1934 et mis en service le 15 septembre 1936.

En septembre 1939, le sous-marin Iris forme la 15ème DSM en compagnie de ses sister-ships Venus Pallas et Cérès. Cette division dépend de la 5ème escadrille (5ème ESM), elle même engerbée au sein de la 1ère FSM, la composante sous-marine de la 2ème Escadre. La réorganisation de septembre 1940 ne change rien à la situation de l’Iris.

Du 23 juin au 2 août 1941, le sous-marin Iris est échoué au bassin n°1 du Missiessy pour un grand carénage qui s’achève officiellement le 12 août quand il est armé pour essais. Les essais officiels ont lieu du 13 au 15  et sa remise en condition du 17 au 31 août 1941. Sa première patrouille post-carénage à lieu du 7 au 18 septembre 1941.

Du 3 au 8 juillet 1943, les sous-marins Iris et Pallas participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Fantasque et Audacieux.

Du 5 novembre au 31 décembre 1944, il subit un autre grand carénage en étant échoué sur le slipway du Mourillon.

Armé pour essais le 10 janvier 1945, il sort pour ses essais officiels du 11 au 13 et pour sa remise en condition du 15 au 30 janvier 1945. Il effectue sa première patrouille post-carénage du 7 au 17 février 1945.

L’Iris accompagné de ses compères Venus et Pallas participe à un entrainement ASM en compagnie du cuirassé Richelieu, de ses torpilleurs d’escadre Le Corsaire et Le Flibustier, du croiseur léger Chateaurenault et des contre-torpilleurs Aigle Albatros et Gerfaut de la 5ème DCT et ce du 3 au 10 novembre 1945.

Du 30 août au 7 septembre 1947, le sous-marin Iris accompagné du Pallas participe à un entrainement avec le croiseur lourd Henri IV, ces deux mêmes submersibles entrainant du 10 au 15 septembre le détachement aviation du croiseur lourd en l’occurence deux Dewoitine HD-731.

Du 17 au 26 novembre 1947, les sous-marins Iris et Cérès effectuent un entrainement ASM avec les trois contre-torpilleurs de la 9ème DCT.

Du 2 décembre 1947 au 17 février 1948, le sous-marin Iris est échoué sur le slipway du Mourillon pour un nouveau grand carénage.

Armé pour essais le 25 février, il sort pour essais du 26 au 28  et pour remise en condition du 2 au 16 mars 1948, effectuant sa première patrouille du 24 mars au 4 avril 1948.

Quand éclate le second conflit mondial, l’Iris est à la mer en patrouille, recevant l’ordre de surveiller la baie de Naples.

Le Pallas

-Le Pallas est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 19 octobre 1936 lancé le 25 août 1938 et mis en service en 1939.

En septembre 1939, le sous-marin Pallas forme la 15ème DSM en compagnie de ses sister-ships Venus Pallas et Cérès. Cette division dépend de la 5ème escadrille (5ème ESM), elle même engerbée au sein de la 1ère FSM, la composante sous-marine de la 2ème Escadre. La réorganisation de septembre 1940 ne change rien à la situation du Pallas.

Du 3 août au 2 octobre 1941, le sous-marin Pallas est échoué au bassin n°1 du Missiessy pour un grand carénage. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 12 octobre 1941.

Le Pallas sort à la mer pour essais du 13 au 15 octobre et pour remise en condition du 17 au 31 octobre. Il exécute sa première patrouille post-carénage du 7 au 17 novembre 1941.

Du 3 au 8 juillet 1943, les sous-marins Iris et Pallas participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Le Fantasque et L’Audacieux. Quelques mois plus tard, il participe à l’entrainement du porte-avions Joffre en compagnie de son compère Venus.

Du 16 juin au 20 août 1944, le sous-marin Pallas est échoué dans le bassin n°1 du Missiessy pour grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 30 août, réalisant ses essais officiels du 31 août au 2 septembre et sa remise en condition du 4 au 18 septembre. Sa première patrouille post-carénage à lieu du 25 septembre au 4 octobre 1944.

Du 22 octobre au 2 novembre 1944, le sous-marin Pallas sert de plastron pour l’entrainement ASM des torpilleurs d’escadre L’Inconstant et Lancier.

Du 22 avril au 2 mai 1945, les sous-marins Pallas et Venus participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs  Le Fantasque L’Audacieux et Le Malin de la 9ème DCT.
Le Pallas accompagné de ses compères Venus et Iris participe à un entrainement ASM en compagnie du cuirassé Richelieu, de ses torpilleurs d’escadre Le Corsaire et Le Flibustier, du croiseur léger Chateaurenault et des contre-torpilleurs Aigle Albatros et Gerfaut de la 5ème DCT et ce du 3 au 10 novembre 1945.

Du 23 mai au 4 juin 1947, les sous-marins Pallas et Venus participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Aigle et Gerfaut.

Du 30 août au 7 septembre 1947, le sous-marin Pallas accompagné de l’Iris participe à un entrainement avec le croiseur lourd Henri IV, ces deux mêmes submersibles entrainant du 10 au 15 septembre le détachement aviation du croiseur lourd en l’occurence deux Dewoitine HD-731.

Du 18 octobre au 1er décembre 1947, le sous-marin Pallas est échoué sur le slipway du Mourillon pour un grand carénage. Armé pour essais le 12 décembre 1947, il réalise ses essais réglementaires du 13 au 15 décembre puis sa remise en condition du 17 au 31 décembre 1947. Sa première patrouille post-carénage à lieu du 10 au 21 janvier 1948.

Quand le second conflit mondial éclate, le Pallas est à quai à Toulon, en entretien après une patrouille dans la région des Baléares. Il accélère sa remise en condition pour être prêt à appareiller en cas de besoin.

Le Cérès

Lancement du sous-marins Cérès le

Lancement du sous-marins Cérès le 9 décembre 1938 aux Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime du Trait

-Le Cérès est mis sur cale aux  Ateliers et Chantiers de la Seine Maritime du Trait le 8 août 1936 lancé le 9 décembre 1938 et mis en service en 1939.

En septembre 1939, le sous-marin Cérès forme la 15ème DSM en compagnie de ses sister-ships Venus Pallas et Iris.

Cette division dépend de la 5ème escadrille (5ème ESM), elle même engerbée au sein de la 1ère FSM, la composante sous-marine de la 2ème Escadre. La réorganisation de septembre 1940 ne change rien à la situation du Cérès.

Du 3 octobre au 7 décembre 1941, le sous-marin Cérès est échoué dans le bassin n°1 du Missiessy pour un grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 17 décembre 1941. Les essais officiels ont lieu du 18 au 20  et la remise en condition du 22 décembre 1941 au 3 janvier 1942. La première patrouille post-carénage à lieu du 10 au 21 juillet 1942.

Du 19 au 25 février 1945, les sous-marins Cérès et Venus participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Marceau Desaix Kléber (12ème DCT).

Du 9 mars au 5 mai 1945, le sous-marin Cérès est échoué sur le slipway du Mourillon pour un grand carénage. Armé pour essais le 12 mai 1945, il réalise ses essais réglementaires les 13 et 14 mai puis sa remise en condition du 16 au 27 mai 1945.

Le 28 mai 1945, le Cérès quitte Toulon ralliant le lendemain 29 mai Mers-El-Kébir, intégrant la 12ème DSM où il retrouve les sous-marins Minerve et Junon.

Du 5 janvier au 20 février 1948, le sous-marin Cérès est échoué sur le slipway de la base de Mers-El-Kébir pour un nouveau grand carénage.

Armé pour essais le 1er mars, il réalise ses essais officiels du 2 au 4 mars et sa remise en condition du 6 au 20 mars 1948.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à quai, appareillant à l’annonce des bombardements allemands sur la Norvège, prenant position au large de Toulon en mission de surveillance.

Classe Amirauté

Caractéristiques Techniques de la classe Amirauté

Déplacement : surface 597 tW en plongée 825 tW

Dimensions : longueur 68.10m largeur 5.60m tirant d’eau 3.8m

Propulsion : deux moteurs diesels Normand-Vickers (Minerve Junon Vénus) ou Schneider (Iris Pallas Cérès) de 900ch et deux moteurs électriques de 615ch entrainant deux lignes d’arbres.

Performances : vitesse maximale 14.25 noeuds en surface 9.3 noeuds en plongée rayon d’action 2500 miles nautiques à 13 noeuds 85 miles nautiques à 5 noeuds Immersion 80m

Armement : un canon de 75mm modèle 1928 sur la plage avant, une mitrailleuse de 13.2mm et deux de 8mm puis deux mitrailleuses de 13.2mm en affût double; 9 tubes lance-torpilles : six de 550mm (quatre à l’étrave et deux à l’arrière) et trois de 400mm (un affût triple à l’arrière)

Effectif : 42 officiers et marins

13-Sous-marins (19) sous-marins classe Amirauté (1)

F-Sous-marins de moyenne patrouille type Amirauté

Avant-propos

Après la construction des sous-marins de moyenne patrouille par les chantiers privés, une commission d’examen des événements antérieurs fût réunie à l’automne 1928 pour un retour d’expérience.

Le choix de confier la construction des sous-marins de type «Sirène» et «Argonaute» à des chantiers privés dans l’espoir d’obtenir les meilleurs sous-marins possibles, la concurrence devant favoriser les idées nouvelles.

Malheureusement, cela à entrainé un problème de standardisation, notamment au niveau des moteurs diesels différents en raison des liens des chantiers avec différents constructeurs.

La commission citée plus haut recommande en octobre 1928 de standardiser les sous-marins côtièrs, recommandation acceptée et désormais l’Amirauté allait se charger des plans qui seraient transmis aux chantiers constructeurs.

Deux projets furent étudiés, le premier «S» déplaçait 978 tonnes et était donc nettement plus gros que les sous-marins précédents. Il est cependant écarté au profit du projet «T2» d’un tonnage semblable aux Sirène et aux Argonaute.

Quatre sous-marins de ce type sont financés au contingent 1930 (loi du 16 avril 1930), submersibles baptisés Minerve Junon Vénus Iris. Ils sont suivis de deux auttres financés à la tranche 1936 (loi du 31 décembre 1935) et baptisés Pallas et Cérès.

Si le premier sera construit par l’Arsenal de Cherbourg, les cinq autres seront construits par l’Industrie à savoir aux chantiers Auguste Normand du Havre (deux), aux chantiers Worms (ACSM) du Trait (deux) et aux Anciens Chantiers Dubigeon (un).

Le Minerve

Le Minerve à quai

Le Minerve à quai

-Le Minerve est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 17 août 1931 lancé le 23 octobre 1934 et mis en service le 15 septembre 1936.

En septembre 1939, le Minerve appartient à la 12ème DSM, une division composée également de son sister-ship Junon mais également des Orion et Ondine de classe Argonaute. Cette division appartient à la 2ème ESM, la composante sous-marine de la 6ème Escadre basée à Oran pour participer à la sécurisation du détroit de Gibraltar.

La réorganisation de septembre 1940 intègre la 12ème DSM à une nouvelle 2ème Flottille de Sous-Marins (2ème FSM), la composante sous-marine de la 4ème Escadre basée dans la nouvelle base de Mers-El-Kébir.

Du 22 au 30 mai 1942, le sous-marin Minerve participe à l’entrainement anti-sous-marin du contre-torpilleur Vauban.

Du 6 juin au 27 juillet 1942, il est échoué sur le slipway de la base de Mers-El-Kébir pour un grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 5 août 1942, sortant pour essais du 6 au 8 et pour remise en condition du 10 au 24 août. Sa première patrouille post-carénage à lieu du 1er au 12 septembre 1942.

Du 26 février au 4 mars 1943, il sert de plastron pour l’entrainement anti-sous-marin des torpilleurs d’escadre Le Corsaire et Le Flibustier. Ces deux navires en temps normal sont chargés de protéger le cuirassé Richelieu, cuirassé alors immobilisé pour grand carénage.

Du 8 au 15 octobre 1943, les sous-marins Minerve et Orion participent à l’entrainement ASM des torpilleurs d’escadre L’Alcyon et Le Bordelais.

En janvier 1945, l’Ondine est désarmé suivit au mois de mars de l’Orion, réduisant à deux sous-marins la 12ème DSM qui reçoit au mois d’avril le renfort du sous-marin Cérès.

Le 7 mai 1945, les sous-marins Minerve et Junon quittent Mers-El-Kébir pour rallier Dakar le 14 mai 1945. Ils participent à un entrainement ASM en compagnie des contre-torpilleurs Kersaint et Cassard du 17 au 27 mai. Après une escale commune du 28 au 31 mai, les sous-marins quittent Dakar en compagnie des contre-torpilleurs pour rallier Mers-El-Kébir le 7 juin 1945.

Du 15 août au 25 octobre 1945, le sous-marin Minerve est échoué sur le slipway de la base de Mers-El-Kébir pour un nouveau grand carénage.

Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 4 novembre 1945, sortant pour essais du 5 au 7  et pour remise en condition du 9 au 23 novembre. La première patrouille post-carénage à lieu du 1er au 12 décembre 1945.

Du 15 au 25 avril 1946, Le sous-marin Minerve et son compère Junon participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Le Malin et L’Audacieux. Du 19 au 27 juin 1947, les deux sous-marins Minerve et Junon servent de plastron ASM des contre-torpilleurs Vauquelin et Chevalier-Paul de la 7ème DCT.

Du 15 mai au 20 juin 1948, Le sous-marin Minerve participe en compagnie du Junon, du Cornélie et de l’Amirde à une série d’exercices avec le cuirassé Bretagne, le porte-avions Commandant Teste, le croiseur de bataille Strasbourg et les trois contre-torpilleurs Mogador Volta Hoche de la 11ème DCT.

Quand éclate le second conflit mondial le 5 septembre 1948, Le Minerve rentrait d’une patrouille en Méditerranée. Il accélère sa remise en condition et reprend la mer dès le 10 septembre avec pour mission de surveiller les côtes de Sicile.

Le Junon

Le Junon au retour d'une patrouille de guerre

Le Junon au retour d’une patrouille de guerre

-Le Junon est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 9 juin 1932 lancé le 16 septembre 1935 et mis en service le 20 septembre 1937.

En septembre 1939, le Junon appartient à la 12ème DSM, une division composée également de son sister-ship Minerve mais également des Orion et Ondine de classe Argonaute. Cette division appartient à la 2ème ESM, la composante sous-marine de la 6ème Escadre basée à Oran pour participer à la sécurisation du détroit de Gibraltar.

La réorganisation de septembre 1940 intègre la 12ème DSM à une nouvelle 2ème Flottille de Sous-Marins (2ème FSM), la composante sous-marine de la 4ème Escadre basée dans la nouvelle base de Mers-El-Kébir.

Du 7 au 15 mai 1942, le sous-marin Junon participe à l’entrainement anti-sous-marin du contre-torpilleur Verdun de la 4ème DCT.

Du 28 juillet au 8 septembre 1942, le sous-marin Junon est échoué sur le slipway de la base navale de Mers-El-Kébir pour un grand carénage. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 18 septembre. Après des essais à la mer du 19 au 21 septembre, il réalise sa remise en condition du 23 septembre au 7 octobre 1942. Sa première patrouille post-carénage à lieu du 15 au 25 octobre 1942.

Du 3 au 13 décembre 1944, les sous-marins Junon et Orion participent à l’entrainement ASM des quatre torpilleurs d’escadre des 8ème et 9ème DTE.

Le 7 mai 1945, les sous-marins Junon et Minerve quittent Mers-El-Kébir pour rallier Dakar le 14 mai 1945. Ils participent à un entrainement ASM en compagnie des contre-torpilleurs Kersaint et Cassard du 17 au 27 mai. Après une escale commune du 28 au 31 mai, les sous-marins quittent Dakar en compagnie des contre-torpilleurs pour rallier Mers-El-Kébir le 7 juin 1945.

Du 26 octobre 1945 au  1er janvier 1946, le Junon est échoué sur le slipway de la base de Mers-El-Kébir pour un grand carénage. Après des travaux complémentaires à flot, il sort pour essais du 12 au 14 janvier puis pour remise en condition du 16 au 30 janvier. Sa première patrouille à lieu du 8 au 18 février 1946.

Du 15 au 25 avril 1946, Le sous-marin Junon et son compère Minerve participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Le Malin et L’Audacieux. Du 19 au 27 juin 1947, les deux sous-marins  Junon et Minerve participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Vauquelin et Chevalier-Paul de la 7ème DCT.

Du 15 mai au 20 juin 1948, Le sous-marin Junon participe en compagnie du Minerve, du Cornélie et de l’Amirde à une série d’exercices avec le cuirassé Bretagne, le porte-avions Commandant Teste, le croiseur de bataille Strasbourg et les trois contre-torpilleurs Mogador Volta Hoche de la 11ème DCT.

Quand éclate le second conflit mondial le 5 septembre 1948, le sous-marin Junon était à la mer, recevant l’ordre de pister les navires de guerre italiens.

Le Vénus

Lancement du sous-marin Venus

Lancement du sous-marin Venus au Trait le 6 avril 1935

-Le Venus est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Seine Maritime du Trait le 27 juin 1932 lancé le 6 avril 1935 et mis en service le 15 novembre 1936. Il est toujours en service en septembre 1948

En septembre 1939, le sous-marin Venus forme la 15ème DSM en compagnie de ses sister-ships Iris Pallas et Cérès. Cette division dépend de la 5ème escadrille (5ème ESM), elle même engerbée au sein de la 1ère FSM, la composante sous-marine de la 2ème Escadre. La réorganisation de septembre 1940 ne change rien à la situation du Vénus.

Du 23 avril au 1er mai 1941, le sous-marin Vénus participe à un entrainement ASM avec le cuirassé Provence et ses torpilleurs d’escorte Mameluk et Casque.

Du 15 mai au 22 juin 1941, le sous-marin Venus est échoué au bassin n°1 du Missiessy pour un grand carénage. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 2 juillet 1941.

Il sort pour essais du 3 au 5 juillet puis pour remise en condition du 7 au 21 juillet 1941. Sa première patrouille à lieu du 27 juillet au 4 août 1941.

Du 7 au 17 mars 1943, le sous-marin Venus participe à l’entrainement du croiseur léger De Grasse en particulier de son détachement aviation composé de deux Dewoitine HD-731. Du 2 au 15 novembre 1943, les sous-marins Venus et Pallas participent à l’entrainement ASM du porte-avions Joffre.

Du 21 août au 25 octobre 1944, le sous-marin Venus est échoué dans le bassin n°1 du Missiessy pour un grand carénage. Armé pour essais le 3 octobre, il sort pour ses essais réglementaires du 4 au 6  puis pour sa remise en condition du 8 au 22 octobre. Sa première patrouille à lieu du 1er au 12 novembre 1944.

Du 19 au 25 janvier 1945, les sous-marins Venus et Cérès participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs de la 12ème DCT (Desaix Kléber Marceau).

Du 28 mars au 5 avril 1945, le sous-marin Venus participe à l’entrainement ASM des torpilleurs d’escadre Fleuret et Lansquenet.

Du 22 avril au 2 mai 1945, le Venus accompagné par le Pallas participe à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Le Fantasque L’Audacieux Le Malin de la 9ème DCT.

Six semaines plus tard, il participe à un entrainement commun avec les sous-marins La Gorgone et L’Africaine, le croiseur lourd Algérie et les contre-torpilleurs des 2ème et 9ème DCT.

Décidément fort actif, le Venus accompagné de ses compères Iris et Pallas participe à un entrainement ASM en compagnie du cuirassé Richelieu, de ses torpilleurs d’escadre Le Corsaire et Le Flibustier, du croiseur léger Chateaurenault et des contre-torpilleurs Aigle Albatros et Gerfaut de la 5ème DCT et ce du 3 au 10 novembre 1945.

Du 23 mai au 4 juin 1947, les sous-marins Venus et Pallas participent à un exercice ASM en compagnie des contre-torpilleurs Aigle et Gerfaut.

Du 5 septembre au 17 octobre 1947, le sous-marins Venus est échoué sur le slipway du Mourillon pour un grand carénage. Armé pour essais le 27 octobre, le Venus sort pour essais du 28 au 30  puis pour remise en condition du 1er au 15 novembre, effectuant sa première patrouille post-carénage du 22 novembre au 4 décembre 1947.

Quand le second conflit mondial éclate en septembre 1948, le Venus s’apprêtait à appareiller pour une patrouille au large de l’Espagne. Il appareille bien le 5 septembre 1948 mais direction la mer Tyrrhénienne et non les Baléares.