22-Armée de terre : armement et matériel (82) ordre de bataille (16)

-26ème Corps d’Armée

Le 26ème Corps d’Armée est mis sur pied par la 9ème région militaire (Marseille) et doit assurer la défense du Secteur Fortifié du Bas-Rhin.

-Comme les autres corps d’armée, le 26ème CA dispose d’unités qui lui sont directement rattachés :

-626ème régiment de pionniers

-26ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (26ème GRCA) équipé de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-182ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (182ème RALT) avec quatre groupes de  155mm équipés de GPF-T.

-Des unités du génie, de l’intendance, des transmissions et du train

-L’armée de l’air détache pour emploi auprès du 26ème CA le Groupe Aérien d’Observation n°526 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 52ème Division d’Infanterie est une division de mobilisation de série B qui dispose de deux régiments d’infanterie de ligne (291ème et 348ème RI), de la 5ème demi-brigade de chasseurs à pied (42ème, 46ème et 50ème BCP); de deux régiments d’artillerie (17ème RAD et 217ème RALD), de la 652ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 652ème Bataillon de défense antiaérienne, du 82ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 10ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (10ème GRDI), un groupement créé en mars 1948 avec des chars légers Hotchkiss H-39 et des automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P prélevés dans les stocks de mobilisation.

-La 6ème Division d’Infanterie est une division de mobilisation de série A, disposant de trois régiments d’infanterie de ligne (36ème, 74ème et 119ème RI), de deux régiments d’artillerie (43ème et 243ème RALD), de la 606ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 606ème Bataillon de défense antiaérienne, du 83ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 13ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (13ème GRDI) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et des automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

6ème Armée

La 6ème Armée occupe la frontière avec l’Allemagne et la Suisse entre Colmar et Montbéliard soit les Secteurs Fortifiés de Colmar, de Mulhouse et d’Altkirch ce qui permet de confier à chaque corps d’armée la défense d’un Secteur Fortifié.

La mission de cette armée est de couvrir la partie méridionale de la frontière allemande mais également une partie de la frontière suisse pour permettre d’intervenir en soutien de l’armée hélvétique en cas d’agression allemande.

-Comme les autres armées, elle dispose d’unités qui lui sont directement rattachées :

-Quatre régiments de pionniers : 406ème, 416ème, 426ème et 436ème régiments de pionniers.

char léger modèle 1935 M.39 dit Hotchkis H-39

char léger modèle 1935 M.39 dit Hotchkis H-39

-Un groupement de bataillons de chars, le groupement de bataillons de chars 506  avec le     6ème BCC (45 Renault R-40), le 20ème BCC (45 Renault R-40), le 31ème BCC (45 AMX-44) et le 40ème BCC (45 AMX-44), ces deux derniers bataillons étant des bataillons de     mobilisation.

Ces chars n’étant pas disponibles en septembre 1948, ces deux bataillons ne disposent que d’une partie de leur dotation composée respectivement de 16 et de 20 Hotchkiss H-39

On trouve le 6ème Groupement Antiaérien de Campagne (6ème GAAC) disposant d’un état-    major, d’une batterie hors rang et de quatre batteries, deux batteries équipées de canons de     75mm et deux batteries équipées de canons de 37mm Schneider, canons remorqués par des     véhicules tout-terrains Laffly.

-Dans le domaine du soutien, on trouve des unités dépendant de l’artillerie (parc de     réparations d’artillerie n°6, parc de réparation des équipages et des ferrures n°6, le parc de     réparation automobile n°6, le parc d’essence et ingrédients d’armée n°6 et le parc de     munitions d’armée n°6).

-Le génie aligne diverses unités de sapeurs mineurs et de sapeurs routiers, une compagnie     d’électro-mécaniciens et un parc de génie d’armée.

-En ce qui concerne les transmissions, on trouve le 806me bataillon de sapeurs     télégraphistes d’armée, le 820ème parc de transmissions d’armée et diverses unités associées.

-Le train soutien la sixième armée avec sept compagnies hippomobiles et six compagnies     automobiles dont deux sanitaires ainsi qu’une compagnie citerne.

-L’intendance, le service de santé, le service vétérinaire, le service des remontes dispose     également d’unités intervenant en soutien de la 6ème Armée.

-La gendarmerie déploie pour maintenir l’ordre sur l’arrière et gérer les prisonniers un commandement de la gendarmerie et forces prévôtales de la 6ème armée.

En soutien de la 6ème armée, l’armée de l’air déploie un groupement d’aviation (GRAVIA-VIA) et des Groupes Aériens d’Observation (GAO) chargés d’éclairer la marche des Corps d’Armée.

Le Groupement d’Aviation de la 6ème Armée (GRAVIA-VIA) dispose des moyens suivants :

-La 14ème escadre de chasse est déployée sur la base aérienne de Luxeuil dispose de deux groupes de chasse équipés d’Arsenal VG-33 et Bréguet Br700C2 et d’un groupe équipé d’Arsenal VG-36 et de Bréguet Br700C2 soit un total de 54 VG-33, 27 VG636 et 27 Bréguet Br700C2.

bombardier moyen Glenn-Martin 167F

bombardier moyen Glenn-Martin 167F

-L’appui-feu est assuré par deux groupes de bombardement léger, le GB III/32 équipé de Douglas DB-7 et le GB I/62 équipé de Glenn-Martin 167 et 187F stationnés sur la base aérienne d’Epinal et deux groupes de bombardement moyens, les GB I/11 et GB III/11 équipés de Lioré et Olivier Léo 458, groupes stationnés sur la base aérienne de Martigny.

-La reconnaissance est assurée depuis la base aérienne de Neufchâtel par le GR II/33 équipé de trente-six Bloch MB-175.

Le GRAVIA VI-A dispose de 108 chasseurs, de 108 bombardiers légers et moyens et de 36 avions de reconnaissance soit un total de 252 avions.

A ces avions directement sous le commandement de l’armée peuvent s’ajouter les avions des trois corps d’armée, de leurs trois Groupes Aériens d’Observation (GAO).

Le GAO-509 stationné sur la base aérienne de Luxeuil dispose de huit Bloch MB-175 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

Le GAO-512 stationné sur la base aérienne d’Epinal dispose de huit Bloch MB-176 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

Le GAO-528 stationné sur la base aérienne de Belfort dispose de huit Bloch MB-176 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

Cela porte le nombre d’avions disponibles à 357 répartis entre 108 chasseurs ( 54 VG-33, 27 VG636 et 27 Bréguet Br700C2), 54 bombardiers légers (27 Douglas DB-7D, 18 Glenn-Martin 167F et 9 Glenn-Martin 187F), 54 bombardiers moyens Lioré et Olivier Léo 458, 44 avions de reconnaissance Bloch MB-175, 16 Bloch MB-176, 36 Dewoitine D-720 et 45 ANF-Les Mureaux ANF-123.

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22-Armée de terre : armement et matériel (80) ordre de bataille (14)

-4th British Corps

Suite à un accord de mars 1947, les britanniques acceptent de déployer en France, un corps expéditionnaire de douze divisions ainsi que deux corps d’armée indépendants déployés au sein du Groupe d’Armée n°2.

Si le 5th British Corps intègre la 4ème armée, le 4th British Corps lui est placé sous le commandement de la 3ème armée, encadré par le 23ème Corps à l’ouest et le 24ème Corps à l’est.
Ce quatrième corps d’armée britannique est composé de deux divisions d’infanterie, la 51th Highland Division et la 48th Northumberland Division, deux divisions d’infanterie de  mobilisation mais non dépourvues de qualités.

-24ème Corps d’Armée

Mis sur pied par la 7ème région militaire (Toulouse), cet état-major couvre l’extrémité occidentale de la zone de responsabilité de la 3ème armée avec deux divisions d’infanterie, une division de série A, la 26ème DI et une division d’active, la 42ème DI de Metz.

-Comme tous les Corps d’Armée de l’armée de terre, le 24ème CA disposent d’unités qui lui sont directement rattachées :

-Un régiment de pionniers, le 624ème régiment de pionniers

-Le 24ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (24ème GRCA) équipés de     chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité     des automitrailleuses puissantes.

Canon de 105mm long modèle 1936 Schneider

Canon de 105mm long modèle 1936 Schneider

-Le 103ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (103ème RALT) qui dispose de deux
groupes de 105mm équipés de canons Schneider modèle 1936 et deux groupes de 155mm
équipés de canons de 155mm GPF.

-Des unités du génie, de l’intendance, des transmissions et du train

-L’armée de l’air détache pour emploi auprès du 24ème CA le Groupe Aérien d’Observation     n°524 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 26ème Division d’Infanterie est une division d’infanterie de mobilisation, plus précisément de série A soit des réservistes jeunes, récemment libérés de leurs obligations liées à la conscription.

Elle dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (86ème, 98ème et 105ème RI), de deux régiments d’artillerie (36ème RAD et 236ème RALD), de la 626ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 626ème bataillon de défense antiaérienne, du 79ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle peut compter sur le soutien du 14ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (14ème GRDI) équipé de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-La 42ème Division d’Infanterie est elle une unité d’active dont l’état-major est installé en temps de paix à Metz. Elle dispose du 80ème régiment d’infanterie alpine (80ème RIA), de deux régiments d’infanterie de ligne (94ème et 151ème RI), de deux régiments d’artillerie (61ème RAD et 261ème RALD), de la 642ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 642ème bataillon de défense antiaérienne, du 30èmebataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle peut compter sur le soutien du 37ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (37ème GRDI) équipé de chars légers FCM-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

4ème Armée

Installée à l’est de la 3ème armée, la 4ème armée dispose comme son homologue occidentale de trois corps d’armée à deux divisions plus un corps d’armée britannique, le 5th British Corps qui lui aussi aligne deux divisions d’infanterie.

Sur le plan de la géographie, elle couvre la frontière franco-allemande entre Sarreguemines et Selestat soit quatre secteurs fortifiés : le Secteur Fortifié de Rohrbach confié au 8ème Corps d’Armée, le Secteur Fortifié des Vosges confié au 5th British Corps, le Secteur Fortifié d’Haguenau confié au 25ème Corps d’Armée et le Secteur Fortifié du Bas-Rhin confié au 26ème Corps d’Armée.

Sa mission est de couvrir la frontière allemande contre une attaque brusquée de la Wehrmacht et en cas d’offensive de se porter sur le Rhin avec le soutien probable de corps de réserve, du 3ème Corps de Cavalerie (2ème, 4ème et 8ème DLM) ainsi que du 2ème Corps d’Armée Cuirassée (2ème, 4ème et 6ème DC), le 3ème CC (appelé également 37ème CA) et le 2ème CAC (appelé également 39ème CA) pouvant former une armée blindée.

-Comme les autres armées, elle dispose d’unités qui lui sont directement rattachées :

-Quatre régiments de pionniers : 404ème, 414ème, 424ème et 431ème régiments de     pionniers.

-Un groupement de bataillons de chars, le groupement n°504 qui aligne le 4ème BCC (45 FCM-42), le 12ème BCC (45 Renault R-40), le 23ème BCC (45 R-40) et le 38ème BCC (45 FCM-42), ces deux derniers bataillons étant des bataillons de mobilisation.

Si le premier dispose de ses chars, le deuxième reçoit des H-39 en attendant la disponibilité  du char prévu dans les plans de mobilisation.

Canon de 37mm Schneider modèle 1941

Canon de 37mm Schneider modèle 1941

On trouve le 4ème Groupement Antiaérien de Campagne (4ème GAAC) disposant d’un état-    major, d’une batterie hors rang et de quatre batteries, deux batteries équipées de canons de     75mm et deux batteries équipées de canons de 37mm Schneider, canons remorqués par des     véhicules tout-terrains Laffly.

-Dans le domaine du soutien, on trouve des unités dépendant de l’artillerie (parc de     réparations d’artillerie n°4, parc de réparation des équipages    et des ferrures n°4, le parc de     réparation automobile n°4, le parc d’essence et ingrédients d’armée n°4 et le parc de     munitions d’armée n°4).

-Le génie aligne diverses unités de sapeurs mineurs et de sapeurs routiers, une compagnie d’électro-mécaniciens et un parc de génie d’armée.

-En ce qui concerne les transmissions, on trouve le 804ème bataillon de sapeurs télégraphistes d’armée, le 819ème parc de transmissions d’armée et diverses unités associées.

-Le train soutien la deuxième armée avec sept compagnies hippomobiles et six compagnies     automobiles dont deux sanitaires ainsi qu’une compagnie citerne.

-L’intendance, le service de santé, le service vétérinaire, le service des remontes dispose     également d’unités intervenant en soutien de la 3ème Armée.

-La gendarmerie déploie pour maintenir l’ordre sur l’arrière et gérer les prisonniers un commandement de la gendarmerie et forces prévôtales de la 4ème armée.

-L’armée de l’air déploie plusieurs unités de chasse, de reconnaissance et d’appui tactique en soutien de la 4ème armée.

Le GRAVIA-IVA (Groupement d’Aviation de la 4ème Armée) dispose des moyens suivants :

Dewoitine D-551

Dewoitine D-551

-Deux escadres de chasse. La 6ème EC est stationnée à Strasbourg-Entziheim avec pour équipement le Dewoitine D-520 et le Lockeed H-322 Eclair alors que le 19ème EC stationnée à Xaffevillers dispose de Dewoitine D-551, de Bréguet Br700C2 et de Lockeed H-322.

-Une escadre de bombardement d’assaut, la 41ème EBA stationnée à Morhange avec pour équipement le Bréguet Br696.

-Une escadre de bombardement moyen, la 21ème EBM stationnée à Adelot avec pour équipement l’Amiot 354

-Un groupe de reconnaissance, le GR II/33 équipé de Bloch MB-175 ayant pour base la base aérienne de Delme

Le GRAVIA IVA dispose de 216 chasseurs, 81 avions d’assaut, 81 bombardiers moyens et 36 avions de reconnaissance soit un total de 414 appareils.

A cela s’ajoute les 105 appareils du GAO-508 (Strasbourg-Entziheim), du GAO-525 (Xaffevilliers) et du GAO-526 (Morhange) tous équipés de  avec huit Bloch MB-176, douze Dewoitine D-720 et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123.

Le total d’appareils disponibles pour la 4ème armée et son GRAVIA IV-A s’établit à 519 avions.

21-Armée de terre (66)

155ème régiment d’artillerie de position

Canon de 155C Schneider modèle 1917

Canon de 155C Schneider modèle 1917

-Le 155ème régiment d’artillerie de position est recréé le 1er août 1919 et le 15 avril 1933 devient l’un des régiments d’artillerie de la Région Fortifiée de la Lauter avec un état-major, un peloton hors-rang et pas moins de sept groupes.

Le régiment dispose donc de quatre groupes à pied avec douze batteries le long du Rhin et un groupement automobile à Sarrebourg, les 5ème,6ème et 7ème groupe représentant six batteries, les deux premiers disposant de canons de 75mm et le troisième de canons de 155C.

Ce régiment connait de nombreuses modifications de structure avec des groupes transférés à d’autres régiments et remplacés par des groupes créés ex-nihilo. Parmi les modifications importantes, citons la création le 16 mars 1936 de batteries d’ouvrage au sein des 2ème et 3ème groupes.

Les six groupes du régiment s’échelonnent sur 80 kilomètres, les 1er et 6ème groupes formant le Groupe d’artillerie du Bas-Rhin, le 2ème groupe forme le Groupe d’artillerie de la forteresse de la Lauter, le 3ème groupe forme le groupe d’artillerie de forteresse des Vosges alors que les 4ème et 5ème groupes forme l’Artillerie de la Région fortifiée de la Lauter.

A la mobilisation d’août 1939, le 155ème RAP du temps de paix donne naissance à trois régiments, le 155ème RAP à partir des 1er et 6ème groupe, le 156ème RAP à partir du 4ème groupe et le 168ème RAP à partir du 5ème groupe.

Le 155ème RAP de guerre est mis sur place par le CMA 60 de Strasbourg et affecté au Secteur Fortifié du Bas-Rhin avec les moyens suivants :

-Le 1er groupe à deux batteries équipées respectivement de 8 canons de 75mm modèle 1897 et de 9 obusiers de tranchée 150T.

-Les 2ème  et 3ème groupes dispose de 16 canons de 75mm modèle 1897 (4ème et 7ème batteries), de 16 canons de 155L modèle 1916 (5ème et 8ème batterie) et 18 mortiers de tranchée 150T (6ème et 9ème batterie)

-Le 4ème groupe dispose des 10ème et 11ème batteries qui occupent l’ancien forteresse allemande de Mutzig et gère des batteries de 120C en dépôt.

Le 155ème RAP de guerre à l’issue de la démobilisation reprend les traditions du  155ème RAP du temps de paix mais réduit la voilure tout en modernisant son matériel.

Le 1er groupe dispose de deux batteries (1 et 2) équipés de canons de 75mm (16 pièces), le 2ème groupe groupe dispose de deux batteries (3 et 4) de 155L modèle 1916 et le 3ème groupe (5 et 6) de deux batteries de 120C puis de 105L modèle 1913S.

Les mortiers de tranchée 150T sont retirés du service tandis que le 4ème groupe est dissous, les batteries allemandes étant mises en sommeil.

A la mobilisation d’août 1948, les trois groupes existants restent identiques en terme de composition humaine et matérielle, le 4ème groupe étant réactivé avec les 7 et 8ème batteries.

156ème régiment d’artillerie de position

-Le 156ème régiment d’artillerie de position est mobilisé à la fin du mois d’août 1939 par le CMA 220 de Sarrebourg avec un noyau actif du 4ème groupe du 155ème RAP. Il compte deux groupes à deux batteries de 155 hippomobiles et une Section de Transport Hippomobile (STH) et est affecté au Secteur fortifié de Haguenau.

Le 1er groupe en appui-feu du 22ème RIF dispose de deux batteries de 8 canons de 155L modèle 1918 alors que le 2ème groupe en appui du 68ème RIF dispose d’une 4ème batterie avec 4 canons de 75mm et 4 canons de 155L modèle 1918 et d’une 5ème batterie avec 4 canons de 145L modèle 1916 et 4 canons de 155L modèle 1918. ce régiment arme également des ouvrages d’artillerie au sein du groupement d’artillerie de forteresse n°3.

Ce régiment est maintenu en ligne après la démobilisation, réorganisé avec néanmoins des moyens réduits, le 1er groupe disposant de deux batteries de quatre canons de 75mm modèle 1897 et le 2ème groupe de deux batteries de quatre canons de 155L modèle 1918.

A la mobilisation de septembre 1948, les moyens sont renforcés, le 1er groupe disposant de deux batteries de 8 canons de 75mm, un 2ème groupe disposant de deux batteries de 8 canons de 155L modèle 1918 et un 3ème groupe avec deux batteries antichars de huit canons de 47mm modèle 1937 chacun.

157ème régiment d’artillerie de position

-Le 157ème régiment d’artillerie de position est créé le 1er août 1919 à Nice sous le nom de 157ème régiment d’artillerie à pied. Comme tous les RAP, son histoire est jalonnée d’un certain nombre de réorganisations, celle du 5 mai 1929 organisant le régiment en un état-major, un peloton-hors rang et trois groupes à deux batteries (batteries 1 et 2 pour le 1er groupe, batteries 4 et 5 pour le 2ème groupe et batteries 7 et 8 pour le 3ème groupe).

Il connait deux nouvelles réorganisations (14 mars 1933 et 15 avril 1935), devenant le 157ème régiment d’artillerie de position avec pour organisation un état-major, un PHR et quatre groupes d’artillerie.

A la mobilisation d’août 1939, le 157ème RAP met sur pied trois nouveaux régiments, les 1er et 4ème groupes forment un 157ème RAP de guerre, le 2ème groupe formant le 158ème RAP et le 3ème groupe forme le 167ème RAP.

Le 157ème régiment d’artillerie de position «nouvelle formule» dispose d’un 1er groupe à trois batteries (1 2 3) équipé de canons de 155mm, de 105mm, de 75mm et de 220mm, d’un 2ème groupe à trois batteries (4 5 6) équipées de canons de 155 et de 75mm, d’un troisième groupe disposant de deux batteries d’ouvrages numérotées 7 et 8, d’un quatrième groupe disposant de deux batteries d’ouvrages numérotées 10 et 11 avec une section de transport automobile et d’un groupe autonome chargé de la défense de Toulon avec 16 canons de 120L modèle 1878.

Le 157ème RAP reste en position mais ces moyens sont réduits avec un 1er groupe à deux batteries de huit canons de 155 (L et C), un 2ème groupe à deux batteries de huit canons de 75mm et les troisième et quatrièmes groupes chargés des ouvrages, ouvrages occupés en permanence avec des effectifs réduits.

A la mobilisation, chaque groupe reçoit une troisième batterie de 75 et de 155mm tandis que les ouvrages sont occupés en permanence à effectifs de guerre.
158ème régiment d’artillerie de position

-Le 158ème régiment d’artillerie de position est mis sur pied le 24 août 1939 à partir d’un noyau actif fourni par le 2ème groupe du 157ème RAP. Sur le pied de guerre, ce nouveau régiment affecté au SFAM dispose d’un état-major, de trois groupes de position et un groupe d’ouvrages.

Les trois groupes de positions disposent chacun de deux batteries équipés d’un matériel hétéroclite comme c’est le cas avec tous les RAP. Pas moins de six modèles de canons sont ainsi utilisés (canon de 65mm modèle 1906, le canon de 75mm modèle 1897, le canon de 105L modèle 1913, le mortier de tranchée 150T, le canon de 155L modèle 1877 et le canon de 220L modèle 1917), le groupe d’ouvrage (IVème groupe) disposant de trois batteries.

Le régiment est dissous le 17 août 1940, son personnel dispersé (les réservistes sont libérés, le personnel d’active transféré à d’autres régiments d’artillerie) et les pièces stockées à l’exception des canons de 65 et des mortiers de tranchée qui sont feraillés. Quand aux ouvrages, les trois batteries sont rattachées au 157ème RAP

Le 158ème RAP est réactivé le 31 août 1948 à partir du 157ème RAP. Il dispose d’un état-major, d’un peloton hors rang, d’un groupe lourd (1er groupe) disposant de deux puis de quatre canons 220L modèle 1917, un groupe de trois batteries de quatre canons de 155L modèle 1877 mod.14, (2ème groupe) deux groupes de trois batteries de quatre canons de 75mm modèle 1897 montés sur pneumatique (3ème et 4ème groupe), un groupe antichar (5ème groupe) équipé de douze canons de 47mm modèle 1937 et un groupe d’ouvrage à trois batteries (6ème groupe).

159ème régiment d’artillerie de position

-Le 159ème régiment d’artillerie de position est créé le 1er septembre 1937 à Belfort, formant l’artillerie de la Région Fortifiée de Belfort et du Secteur Fortifié de Colmar. Il dispose à l’époque de deux groupes.

Lors de la mobilisation d’août/septembre 1939, le 159ème RAP grâce au concours du CMA 327 de Belfort met sur pied un 159ème RAP de guerre et le 170ème RAP.

Ce nouveau 159ème régiment d’artillerie de position dispose de six groupes numérotés 2 à 7, le groupe numéroté n°1 ayant intégré le 170ème RAP. Ces groupes sont repartis sur différents secteurs   comme ceci :

Le 2ème groupe dispose d’une 3ème batterie avec 8 canons de 75mm modèle 1897 et 4 canons de 155C Saint Chamond modèle 1915, les 22ème et 23ème batteries créées à l’hiver 1940 disposent de 12 canons de 47mm de marine et de six mortiers de tranchée 150T. Il est affecté au Secteur Fortifié de Mulhouse future 105ème DIF.

Le 3ème groupe dispose des 4ème et 5ème batteries avec six canons de 75 modèle 1897/33 en casemates STG, 8 canons de 75mm modèle 1897, 4 canons de 155C Saint Chamond et 4 canons de 155L modèle 1877. Ce groupe est affecté au Secteur Défensif d’Altkirch.

Le 4ème groupe (6ème batterie) dispose de 8 canons de 75 modèle 1897/1933 en casemates STG ainsi que de 8 canons de 155L modèle 1877 intégrés à une 21ème batterie créée en octobre 1939. Il est lui aussi affecté au Secteur Défensif d’Altkirch.

Le 5ème groupe dispose des 7ème, 8ème et 9ème batteries affectées à la Région Fortifiée de Belfort (futur 44ème CAF) dispose de canons de 75mm et de 155mm sous tourelle datant d’avant 1914, la 13ème batterie (7ème groupe) rejoignant le groupe en février 1940.

Le 6ème groupe (10ème et 11ème batteries) est affecté à la Region Fortifiée de Belfort aec 8 canons de 155L modèle 1916 et 4 canons de 240mm modèle 1884.

Canon de 120mm De Bange modèle 1878

Canon de 120mm De Bange modèle 1878

Le 7ème groupe (12ème et 13ème batteries) est affecté au Secteur Défensif de Montbéliard avec une 12ème batterie équipée de 4 canons de 75mm modèle 1897, 4 canons de 120L modèle 1878 puis 105L modèle 1913, la batterie disposant déjà de huit canons de 105L.

La 13ème batterie dispose de quatre canons de 155L modèle 1877 et 4 canons de 155C Saint Chamond, batterie ensuite transferée au 5ème groupe.

Le régiment est pérennisè après la démobilisation, ses moyens étant cependant réduits avec la dissolution des 21ème, 22ème et 23ème batteries.

A la mobilisation de septembre 1948, le régiment réactive la 21ème batterie équipée de douze canons antichars de 47mm modèle 1937 et la 23ème batterie avec huit canons de 155 GPF.

160ème régiment d’artillerie de position

Ce régiment est mis sur pied à Verdun par le Centre Mobilisateur d’Artillerie n°306 à l’aide d’un noyau actif, le 3ème groupe du 151ème RAP. Il compte trois groupes et une Section de Transport Hippomobile :

-Le 1er groupe dispose de trois batteries (1 2 et 3) à huit canons de 105L modèle 1913 et les forts ex-allemands de la rive gauche de la Moselle (place de Metz).

-Le 2ème groupe dispose de trois batteries (4,5 et 6) avec des canons de 75mm modèle 1897 et les forts de la rive droite de Verdun.

-Le 3ème groupe dispose de trois batteries numérotées 7, 8 et 9 avec des canons de 155mm (155C Saint Chamond et 155L modèle 1877) et les forts de la rive gauche de Verdun.

Les forts de Verdun disposent en septembre 1939 de deux pièces de 75mm sur affûts et des tourelles de 75 et 155mm, des 150T au sein d’une seizième batterie et un obusier de 370mm Filloux.

Affecté à la Réserve Générale d’Artillerie, il est dispersé entre différents secteurs, le Corps d’Armée Colonial (1er groupe), la 102ème DIF (2ème et 3ème groupe), la 5ème batterie restant à Verdun pour garder les forts.

Après la démobilisation, le 160ème RAP est pérennisè avec deux groupes (1er et 2ème) déployés au sein du SF Ardennes, un 3ème groupe réduit assurant la garde des ouvrages de Verdun.

A la mobilisation d’août/septembre 1948, le 160ème RAP se redéploie dans le Secteur Fortifié des Ardennes devenu 102ème DIF avec un  2ème groupe avec les 4ème et 6ème batteries disposant de canons de 75mm modèle 1897 et 3ème groupe (7ème 8ème et 9ème batteries) équipées de canons de 155C Saint Chamond et de canons de 155L modèle 1877. Le 1er groupe est redéployé pour servir les forts de Verdun.

21-Armée de terre (53)

Régiments d’Artillerie de Région Fortifiée/Mobile de Forteresse

-Le 23ème régiment d’artillerie mobile de forteresse est mis sur pied par le CMA 46 de Metz et affecté au Secteur Fortifié du Boulay

-39ème régiment d’artillerie de région fortifiée de Metz

-46ème régiment d’artillerie de région fortifiée de Thionville

-49ème régiment d’artillerie mobile de forteresse (RAMF) est mis sur pied par le CMA 40 de Neufchâteau et affecté au Secteur Fortifié de Sarre.

-59ème régiment d’artillerie de région fortifiée de Sarrebourg affecté au SF de Rorbach

-Le 60ème régiment d’artillerie mobile de forteresse est mis sur pied par le CMA 220 de Sarrebourg et affecté au 43ème Corps d’Armée de Forteresse

-Le 69ème RARF/RAMF est mis sur pied par le CMA 220 de Sarrebourg et affecté au Secteur fortifié d’Haguenau

-Le 70ème régiment d’artillerie mobile de forteresse est mis sur pied par le CMA 206 de Thionville et affecté au SF de Thionville

-Le 99ème régiment d’artillerie mobile de forteresse hippomobile est mis sur pied par le CMA 2 de Sedan et affecté au SF de Montmedy

Régiments d’Artillerie de Position

-150ème régiment d’artillerie de position mis sur pied par le CMA 220 de Sarrebourg et affecté au Secteur Fortifié de Rorbach

-151ème régiment d’artillerie de position est affecté au Secteur Fortifié de Thionville

-152ème régiment d’artillerie de position mis sur pied par le CMA 206 de Thionville et affecté au 42ème Corps d’Armée de Forteresse.

-153ème régiment d’artillerie de position mis sur pied par le CMA 46 de Metz et affecté au Secteur Fortifié de Boulay.

-154ème régiment d’artillerie de position de Grenoble

-155ème régiment d’artillerie de position d’Haguenau est affecté au Secteur Fortifié du Bas-Rhin

-156ème régiment d’artillerie de position est mis sur pied par le CMA 220 de Sarrebourg et affecté au Secteur Fortifié de Haguenau.

-157ème régiment d’artillerie de position de Nice et affecté au Secteur Fortifié des Alpes Maritimes

-158ème régiment d’artillerie de position est mis sur pied par le CMA 215 de Saint Laurent du Var et affecté au Secteur Fortifié des Alpes Maritimes

-159ème régiment d’artillerie de position est mis sur pied par le CMA 327 de Belfort et affecté à la 105ème DIF (un groupe), le 45ème CAF (deux groupes) et le SF de Montbeliard (deux groupes)

-160ème régiment d’artillerie de position est mis sur pied par le CMA 306 de Verdun et affecté à la 102ème DIF

-161ème régiment d’artillerie de position est mis sur pied par le CMA 1 de Douai et affecté au SF Escaut, à la 101ème DIF et au SD Flandres

-162ème régiment d’artillerie de position est mis sur pied par le CMA 214 de Grenoble et affecté au Secteur Fortifié du Dauphiné

-163ème régiment d’artillerie de position de Metz affecté au Secteur Fortifié de Faulquemont

-164ème régiment d’artillerie de position est mis sur pied par le CMA 214 de Grenoble et affecté au SF de Savoie sauf la 1ère batterie affecté au SF du Rhône.

-166ème régiment d’artillerie de position de Morhange affecté au Secteur Défensif de la Sarre

-167ème régiment d’artillerie de position est mis sur pied par le CMA 215 de Saint Laurent du Var et affecté au Secteur Fortifié des Alpes Maritimes.

-168ème régiment d’artillerie de position est mis sur pied par le CMA 220 de Sarrebourg et affecté au 43ème CAF

-169ème régiment d’artillerie de position est mis sur pied par le CMA 2 de Sedan et affecté au Secteur Fortifié de Montmedy

-170ème régiment d’artillerie de position est mis sur pied par le CMA 27 de Chaumont et affecté à la 104ème DIF et au 45ème CAF

-312ème  régiment d’artillerie de position mis sur pied par le CMA 29 d’Angoulême et affecté à la 103ème DIF

-388ème régiment d’artillerie de position de Tunisie est affecté au Front Sud de Tunisie

-391ème régiment d’artillerie tractée affectée à la 102ème DIF

21-Armée de terre (15)

Régiment d’infanterie de forteresse
«Le béton n’est pas tout. Il n’est qu’un accessoire […..] La valeur des nouveaux forts dépendra de la valeur des troupes qui les occuperont [….] Il importe donc de confier la garde de ces ouvrages à des troupes spécialisées et parfaitement adaptées à leurr mission.».

Par ces mots, le député de la Meurthe et Moselle Désiré Ferry exprime la problématique mise au jour par la construction de la «Muraille de France». Hors de question de confier la garde des ouvrages aux troupes de campagne et ce pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, le rôle de la Ligne Maginot est de protéger la mobilisation et la montée en puissance des GU (Grandes Unites) et leur éviter un engagement prématuré qui ne pourrait être que catastrophique.

Ensuite les ouvrages sont beaucoup trop complexes pour être confiés à de simples appelés ou de simples réservistes. Il faut des soldats d’élite, la crème de la crème.

L’infanterie de forteresse est ainsi officiellement créée le 15 avril 1933, les deux premiers régiments à voir le jour étant le 146ème et le 168ème. A noter qu’à l’époque, on parle de régiment d’infanterie de région fortifié ou RI de RF et non de RIF, cette appellation étant postérieure.

Comme toutes les nouveautés, la création de l’infanterie de forteresse est progressive, l’absence de référence passée rendant nécessaire une phase de talonnements. Les effectifs augmentent rapidement avec pas moins de tente bataillons (dix-neuf de forteresse, huit de mitrailleurs et trois de campagne).

Les RI de RF alignant jusqu’à six bataillons pour les plus gros d’entre-eux, ils se révèlent trop lourds et d’un emploi malaisé.

Le haut commandement décide donc de réduire la taille des régiments et en donnant surtout plus d’autonomie à la forteresse.

C’est chose faite le 25 août 1935, les quatre régiments des deux régions fortifiées sont ainsi réduits à trois bataillons (comme les unités), les effectifs dégagés permettant la création de nouveaux régiments d’infanterie de forteresse (R.I.F).

C’est ainsi que le 146ème RI de SF forme les 146ème et 162ème RIF alors que le 168ème RI de SF forme les 168ème et 149ème RIF.

Le 153ème RI de SF reçoit un sixième bataillon pour lui permettre de se dédoubler de former ainsi les 153ème et 37ème RIF

Le 23ème RI de SF lui perd ses deux bataillons de campagne qui sont dissous et devient le 23ème RIF.

Les huit bataillons de mitrailleurs du Rhin enlevés aux régiments de campagne constituent d’abord deux régiments de mitrailleurs à quatre bataillons, ces régiments devenant ensuite les 171ème et 172ème RIF.

Nous en sommes donc à neuf R.I.F mais d’autres régiments d’infanterie de forteresse vont être créés ex-nihilo ou peu s’en faut.

Le 4ème bataillon du 91ème RI forme avec un bataillon créé pour l’occasion le 155ème RIF

Le 5ème bataillon du 1er RI (Quesnoy) créé en octobre 1935 est destiné à défendre les fortifications du nord tout comme un 4ème bataillon rattaché à ce même régiment ainsi qu’un bataillon de mitrailleurs, le 5ème bataillon du 43ème RI de Valenciennes rattaché au SF Escaut. Ces trois bataillons forment en avril 1939 le 84ème RIF.

En juin 1936, est créé le 42ème RIF et en août le 69ème RIF portant le nombre de régiments d’infanterie de forteresse à 12. Ce chiffre n’évolue plus jusqu’à la mobilisation générale d’août 1939.

Cette mobilisation voit l’infanterie de forteresse passer de douze régiments d’infanterie de forteresse à quarante-un, cette augmentation étant nécessaire pour occuper à effectifs de guerre tous les ouvrages du Nord-Est. A ces quarante et un régiments s’ajoutent deux régiments de mitrailleurs d’infanterie coloniale qui étant affectés en permanence au SD Sarre peuvent être considérés comme des troupes de forteresse.

La composition de ces R.I.F n’est cependant pas homogène, on peut distinguer quatre variantes d’organisation des régiments occupant la muraille de France (les UEO/CEO et les UEC/CEC ne sont pas pris en compte).

Le type I ou type RF de Metz et de la Lauter (sauf SF Faulquemont)  dispose d’un état-major et d’une compagnie de commandement, cette dernière disposant d’une section service et ravitaillement, d’une section d’état-major, d’une section transmission et renseignement et d’une section sanitaire et de trois bataillons de mitrailleurs.

Chaque bataillon de mitrailleurs dispose d’un état-major et d’une section de commandement (un groupe transmission/renseignement et un groupe de pionniers), une compagnie hors rang (un groupe ravitaillement, un groupe approvisionnement et un groupe atelier),trois compagnies de mitrailleuses disposant chacune  de 3 sections de quatre mitrailleuses (deux groupes de 2 associé à un groupe de deux FM) et d’une section de fusiliers voltigeurs et une compagnie d’engins et de fusiliers voltigeurs disposant d’une section de mortiers de 81mm (trois groupes de deux pièces), de trois sections à trois canons de 25mm et de deux sections de voltigeurs disposant chacun de trois fusils-mitrailleurs.

Les chiffres théoriques nous donnent donc 96 officiers et 3378 hommes, 108 mitrailleuses, 105 fusils-mitrailleur, 18 mortiers et 27 canons.

A noter que certains régiments (22ème, 23ème, 162ème et 169ème R.I.F) n’ont été mobilisés qu’avec deux bataillons et qu’il n’y avait parfois que deux compagnies de mitrailleuses par bataillons.

Le type II ou type SF de Faulquemont  concerne les 146ème, 156ème et 160ème RIF. Ils disposent de trois bataillons type Nord Est, disposant chacun d’un état-major et d’une compagnie hors-rang, de trois compagnies de fusiliers-voltigeurs et d’une compagnie d’accompagnement.

La compagnie de fusiliers voltigeurs dispose de quatre sections de 3 groupes de combat alors que la compagnie d’accompagnement disposant de quatre sections de quatre mitrailleuses , de trois sections de trois canons de 25mm, d’une section mortiers à deux groupes de deux pièces de 81mm et une section à deux groupes de mitrailleuses antiaériennes.

Le type III concerne les régiments de mitrailleurs affectés au SD Sarre (69ème, 82ème et 174ème RMIF, 41ème et 51ème RMIC).  Ils sont identiques aux régiments du type I à la différence qu’au sein du 3ème bataillon de mitrailleurs, la CEFV est remplacée par une compagnie d’engins (9 canons de 25mm et 6 mortiers de 81mm) et par une compagnie de fusiliers voltigeurs à quatre sections, ces régiments ne disposant ni de CEC ni de CEO.
Le type IV ou type SF du Bas-Rhin et de Colmar concerne les 70ème, 172ème, 34ème, 42ème et 28ème RIF, régiments qui ne disposent que de deux bataillons de mitrailleurs.

A noter qu’avant la mobilisation, au printemps et à l’été 1939, un bataillon de rappelés était créé au sein de chaque régiment ainsi qu’un bataillon d’instruction, le 21ème bataillon.

21-Armée de terre (8)

Les Divisions d’Infanterie de Forteresse (D.I.F.)

Ces divisions ont la particularité d’être des divisions du temps de guerre, activées uniquement à la mobilisation. Elles ont connu deux périodes d’existence, l’une durant la guerre de Pologne et jusqu’à la démobilisation (septembre 1939-septembre 1940) et l’autre à partir de la mobilisation d’août/septembre 1948.

Première période

Le Secteur Fortifié de Maubeuge à été ainsi la 101ème Division d’Infanterie de Forteresse (101ème  DIF) de mars à juillet 1940 date de sa dissolution. Elle alignait deux régiments d’infanterie de forteresse, les 84ème et 87ème RIF, deux régiments régionaux de travailleurs, les 18ème et 19ème RRT ainsi que le 1er bataillon de mitrailleurs. On trouvait également deux groupes du 161ème RAP.

Le Secteur Défensif des Ardennes est ainsi devenu la 102ème Division d’Infanterie de Forteresse (102ème DIF) avec trois unités d’infanterie (148ème RIF 42ème et 52ème DBMC), le 160ème RAP et des unités du génie et de soutien (227ème bataillon du génie de forteresse avec la 1ère compagnie de sapeurs-mineurs, la 81ème compagnie de télégraphiste et la 82ème compagnie radio).

Le Secteur Fortifié du Bas-Rhin est temporairement devenu la 103ème DIF avec trois régiments d’infanterie de forteresse (70ème 172ème 34ème), le 237ème RI de SF sans oublier les unités d’appui qu’il s’agisse de l’artillerie (155ème RAP)du génie, de transmissions et de soutien logistique.

Le Secteur Fortifié de Colmar est temporairement devenu la 104ème DIF disposait de trois régiments d’infanterie (42ème et 28ème RIF, 242ème RI de Secteur Fortifié), des 9ème et 10ème bataillons de chasseurs pyrénéens, le 1er escadron du 170ème RAP ainsi que des unités du génie, de soutien et de logistique.

Le Secteur Fortifié de Mulhouse est temporairement devenu la 105ème DIF disposait du 10ème RIF, du 2ème groupe du 159ème RAP  ainsi que les unités du génie et de soutien comme la 1ère compagnie du 230ème bataillon de génie de forteresse.

Deuxième période

101ème Division d’Infanterie de Forteresse

La 101ème DIF remplace le 12 septembre 1948 le Secteur Fortifié de Maubeuge, la mission de cette grande unité est de tenir le front telle une unité statique. Elle dispose des unités suivantes :

-84ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (84ème RIF)

-87ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (87ème RIF) réactivé le 1er septembre 1948 à partir du régiment précédent.

-1er bataillon de mitrailleurs devenu en septembre 1947, 1er régiment de mitrailleurs

-18ème régiment de travailleurs

-2ème groupe du 161ème RAP équipé de 16 canons de 75mm modèle 1897 (deux batteries) et 8 canons de 105mm modèle 1913 en une batterie. Les autres pièces restent stockées.

-226ème bataillon du génie de forteresse (1ère compagnie de sapeurs mineurs, 81ème et 82ème compagnies de transmission et le 21ème parc du génie).

102ème Division d’Infanterie de Forteresse (ex-Secteur Fortifié des Ardennes)

-42ème demi-brigade de mitrailleurs coloniaux

-52ème demi-brigade de mitrailleurs coloniaux officiellement réactivée à la fin du mois d’août

-148ème régiment d’infanterie de forteresse

-160ème régiment d’artillerie de position : 2ème groupe avec les 4ème et 6ème batteries disposant de canons de 75mm modèle 1897 et 3ème groupe (7ème 8ème et 9ème batteries) équipées de canons de 155C Saint Chamond et de canons de 155L modèle 1877.

-141ème bataillon de génie de forteresse avec une compagnie de sapeurs mineurs, les 81ème et 82ème compagnies de transmission et du 83ème détachement colombophile.

-227ème bataillon du génie de forteresse (1ère compagnie de sapeurs-mineurs, la 81ème compagnie de télégraphiste et la 82ème compagnie radio).

103ème division d’infanterie de forteresse (ex-Secteur Fortifié de Montmedy)

-132ème régiment d’infanterie de forteresse

-136ème régiment d’infanterie de forteresse

-147ème régiment d’infanterie de forteresse

-155ème régiment d’infanterie de forteresse

-1er groupe du 169ème RAP disposant de neuf batteries  équipées pour six d’entre-elles de canons de 75mm modèle 1897 et pour les trois autres de canons de 105mm L
-211ème bataillon de sapeurs mineurs avec la 81ème compagnie télégraphiste et la 82ème compagnie radio

104ème division d’infanterie de forteresse (104ème DIF) (ex-Secteur Fortifié des Vosges)

-154ème régiment d’infanterie de forteresse (154ème RIF)

-165ème régiment d’infanterie de forteresse (165ème RIF) créé à partir du précédent avec un noyau d’actif, des réservistes, des rappelés et des jeunes recrues.

-5ème compagnie du 400ème régiment de pionniers : entretien des ouvrages, travaux de renforcement……. .

-168ème régiment d’artillerie de position (168ème RAP) avec un groupe à trois batteries équipées de canons de 75mm, un groupe à trois batteries équipées de canons de 155mm, un groupe antichar indépendant équipé de canons de 47mm.

-143ème bataillon du génie de forteresse (143ème BGF)

105ème division d’infanterie de forteresse (ex-Secteur Fortifié du Bas-Rhin)

-70ème régiment d’infanterie de forteresse

-172ème régiment d’infanterie de forteresse

-34ème régiment d’infanterie de forteresse réactivé et remplaçant le 226ème RR

-226ème régiment d’infanterie de secteur fortifié défendant la place de Strasbourg.

-155ème régiment d’artillerie de position (155ème RAP) disposant d’un groupe de 75mm, deux groupes équipés de canons de 75mm, de 155mm, de mortiers de tranchées de 150T, d’un groupe armant les forteresses allemandes du secteur et un groupe antichar équipé de canons de 47mm.

-228ème bataillon du génie de forteresse

106ème division d’infanterie de forteresse (ex-Secteur Fortifié de Colmar)

-28ème régiment d’infanterie de forteresse (28ème RIF)

-42ème régiment d’infanterie de forteresse (42ème RIF)

-242ème régiment d’infanterie de secteur fortifié à deux bataillons

-1er groupe du 170ème régiment d’artillerie de position (170ème RAP) disposant d’une batterie de 75mm et d’une batterie de 155mm

-229ème bataillon du génie de forteresse

107ème division d’infanterie de forteresse (ex-Secteur Fortifié de Mulhouse)

-10ème régiment d’infanterie de forteresse

-371ème régiment d’infanterie de secteur fortifié démobilisé en septembre 1940 et remobilisé fin août 1948

-2ème groupe du 159ème régiment d’artillerie de position (159ème RAP) avec un groupe de 75mm et de 155mm, une batterie de canons de 47mm (de marine puis antichar modèle 1937) et une batterie de mortiers de tranchée 150T

-230ème bataillon de génie de forteresse

108ème division d’infanterie de forteresse (ex-Secteur Fortifié du Jura)

-81ème bataillon alpin de forteresse

-91ème bataillon alpin de forteresse

-170ème régiment d’artillerie de position avec des canons de 75mm et de 155mm

Les autres unités d’infanterie

Levant

On trouve dans les mandats une demi-brigade algéro-marocaine qui aligne le 4ème bataillon du 6ème RTA, le 4ème bataillon du 7ème RTA, le 5ème bataillon du 1er régiment de tirailleurs marocains, le 16ème régiment de tirailleurs tunisiens et le 17ème régiment de tirailleurs sénégalais.

On trouve également le bataillon de marche d’infanterie coloniale du Levant et le groupement de la Légion Etrangère du Levant avec les 1er, 4ème et 6ème bataillons du 1er REI ainsi que le 2ème bataillon du 2ème REI. Le 1er octobre 1939, ce groupement est dissous et les différents bataillons forment le 6ème Régiment Etranger d’Infanterie.

Afrique Equatoriale Française (AEF)

Au Congo et au Gabon, le bataillon de tirailleurs sénégalais de l’Afrique Equatoriale Française

Au Tchad, le régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad, le bataillon de tirailleurs sénégalais de l’Oubangui-Chari, la Compagnie portée de Largeau et la section portée du Largeau.

-Au Cameroun, on trouve le régiment de tirailleurs sénégalais du Cameroun

Afrique Occidentale Française (AOF)

-Au Sénégal, se trouvent deux régiments d’infanterie, les 1er et 7ème régiments mobiles de tirailleurs sénégalais, le bataillon d’infanterie coloniale de l’Afrique Occidentale Française et le 7ème bataillon de tirailleurs sénégalais.

-Au Soudan français, on trouve le 2ème régiment mobile de tirailleurs sénégalais ainsi que le 2ème bataillon de tirailleurs sénégalais qui est dissous le 30 septembre 1939.

-En Mauritanie est déployé le 1er bataillon de tirailleurs sénégalais

-Au Niger, le 3ème bataillon de tirailleurs sénégalais qui est cependant dissous dès le 30 septembre 1939

-En Guinée, le 4ème bataillon de tirailleurs sénégalais

-En Côte d’Ivoire, le 5ème bataillon de tirailleurs sénégalais

-En Haute Volta, on trouve le 6ème bataillon de tirailleurs sénégalais

-Au Dahomey, les 8ème et 9ème bataillons de tirailleurs sénégalais

Océan Indien

-Sur la Côte Française des Somalis (CFS), on trouve le bataillon de tirailleurs sénégalais de la côte française des Somalis

-A Madagascar, les 1er et 2ème régiments de tirailleurs malgaches ainsi qu’un bataillon de tirailleurs malgaches.

Indochine

Pas moins de douze régiments d’infanterie indépendants sont déployés en Indochine appartenant soit à l’infanterie coloniale (9ème et 11ème RIC sans oublier les 10ème et 19ème régiments mixtes d’infanterie coloniale), aux tirailleurs tonkinois (1er 2ème 3ème et 4ème régiments), aux tirailleurs annamites (1er régiment), aux tirailleurs cambodgiens (1er régiment), à la Legion Etrangère (5ème régiment étranger d’infanterie) ou aux tirailleurs montagnards (4ème bataillon).

-En Chine, on trouve le 16ème régiment d’infanterie coloniale ainsi que les 103ème 104ème et 108ème bataillons de marche d’infanterie coloniale.

Antilles, Indes Françaises et Pacifique

-Quatre compagnies mixtes d’infanterie coloniale (une à Fort de France, une à Camp Jacob, une à Cayenne et une Papeete)

-Une compagnie de cipayes à Pondichery

Situation en septembre 1948

Levant

Pour la défense territoriale du Levant, la demi-brigade algéro-marocaine est dissoute en septembre 1944 et aussitôt remplacée par une Division Légère d’Infanterie du Levant (DLIL) avec le 4ème régiment de tirailleurs algériens, le 9ème régiment de tirailleurs marocains (créé par l’amalgame du 5ème bataillon du 1er RTM et d’anciens goumiers), le 16ème RTT et le 17ème RTS étant dissous.

Au déclenchement de la guerre en septembre 1948, la DLIL devient la 2ème DLI

Le bataillon de marche d’infanterie coloniale du Levant devient un régiment, le régiment de marche d’infanterie coloniale du Levant (RMICL) recevant le numéro 24 et intégrant la  191ème DIA.
Le 6ème REI à lui été envoyé au Maroc au sein de la 4ème DLI.

Afrique Equatoriale Française (AEF)

Au Congo et au Gabon, le bataillon de tirailleurs sénégalais de l’Afrique Equatoriale Française reste en place en septembre 1948

Au Tchad, le régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad, le bataillon de tirailleurs sénégalais de l’Oubangui-Chari, la Compagnie portée de Largeau et la section portée du Largeau restent en place sans autres changements qu’une amélioration de l’armement et de l’entrainement.

-Au Cameroun, on trouve le régiment de tirailleurs sénégalais du Cameroun qui comme les unités basées au Tchad bénéficie d’une amélioration de son armement et de sa mobilité en recevant des camions et des véhicules légers tout terrains à roues pour lui permettre d’opérer comme une véritable colonne mobile.

Afrique Occidentale Française (AOF)

-Au Sénégal, les deux régiments mobiles de tirailleurs sénégalais (1er et 7ème sont maintenus) mais les autres unités sont dissoutes.

-Au Soudan français, on trouve toujours le 2ème régiment mobile de tirailleurs sénégalais.

-En Mauritanie est toujours déployé le 1er bataillon de tirailleurs sénégalais

-Au Niger, le 2ème bataillon de tirailleurs sénégalais dissous au Sénégal en septembre 1944 est reconstitué en juin 1945 pour une fournir une force armée à cette région. Elle s’inspire du régiment de tirailleurs sénégalais du Cameroun et peut opérer comme une véritable colonne mobile

-En Guinée, est toujours déployé le 4ème bataillon de tirailleurs sénégalais

-En Côte d’Ivoire, le 5ème bataillon de tirailleurs sénégalais est toujours là

-En Haute Volta, on trouve le 6ème bataillon de tirailleurs sénégalais est toujours là

-Au Dahomey, les 8ème et 9ème bataillons de tirailleurs sénégalaissont amalgamés en un 2ème régiment mobile de tirailleurs sénégalais.

Océan Indien

-Sur la Côte Française des Somalis (CFS), on trouve en septembre 1939 le bataillon de tirailleurs sénégalais de la côte française des Somalis qui deviens courant 1944 le  régiment de tirailleurs sénégalais à quatre bataillons

-A Madagascar, on trouve en septembre 1939 les 1er et 2ème régiments de tirailleurs malgaches ainsi qu’un bataillon de mitrailleurs malgaches.

Les deux régiments de tirailleurs sont toujours là, leur armement est amélioré,

Le bataillon de mitrailleurs devient un bataillon mixte d’infanterie malgache (BMIM) avec des mitrailleurs et des tirailleurs et rallie la Réunion.

Indochine

-Dans le domaine de l’infanterie coloniale, on trouve deux régiments, les 9ème et 11ème RIC.

-Les 10 et 19ème régiments mixtes d’infanterie coloniale sont toujours présents

-On trouve toujours les 1er 2ème 3ème et 4ème régiments de tirailleurs tonkinois tout comme le 1er régiment de tirailleurs annamites et le 1er régiment de tirailleurs cambodgiens.

-La Légion Etrangère déploie en Indochine le 5ème régiment étranger d’infanterie (5ème REI)

-Le 4ème bataillon de tirailleurs montagnards est transformé en régiment à deux bataillons en 1944 sous le nom de 4ème régiment de tirailleurs montagnards

-En Chine, on trouve le 16ème régiment d’infanterie coloniale chargé d’assurer la protection de la légation, les bataillons de marche ayant été dissous pour renforcer d’autres unités.

Antilles

-En Martinique, l’unique compagnie mixte d’infanterie coloniale devient un véritable régiment d’infanterie coloniale à deux bataillons de combat plus un troisième activé à la mobilisation, le 12ème régiment d’infanterie coloniale.

-En Guadeloupe, la compagnie mixte d’infanterie coloniale devient un bataillon d’infanterie coloniale toujours stationné à Camp Jacob.

-A Cayenne, se trouve d’abord une simple compagnie d’infanterie coloniale puis le bataillon de tirailleurs sénégalais de Guyane (BTSG) arrivé sur place en 1945.

Indes Françaises et Pacifique

-Une compagnie de cipayes à Pondichery

-Un bataillon d’infanterie coloniale du Pacifique à Papeete

-Un régiment d’infanterie coloniale du Pacifique, le 1er RICP à Nouméa