22-Armée de terre : armement et matériel (91) ordre de bataille (25)

Dispositif d’Armées du Sud-Ouest

Préambule

A la mobilisation de septembre 1939, un Détachement d’Armées des Pyrenées est mis sur pied sous la direction du général Moynard pour couvrir la frontière franco-espagnole. Allié d’Hitler et de Mussolini, on craint de la part de Franco l’ouverture d’un troisième front dans le sud du pays ce qui serait une vrai catastrophe.
Dès le mois d’août, l’alerte est déclenchée dans les 16ème, 17ème et 18ème régions militaires, la surveillance de la frontière étant à la charge de la gendarmerie (brigades départementales et des éléments de la garde républicaine) en attendant le déploiement d’unités de combat comme le 52ème bataillon de mitrailleurs indochinois dans les Pyrénées-Orientales et le 42ème bataillon de mitrailleurs malgaches dans le Pays Basque.

Le Détachement d’Armées des Pyrénées (DAP) est officiellement mis sur pied le 26 août 1939 sous le commandement du général Moynard qui dispose pour cela de dix bataillons de chasseurs pyrénéens, de huit bataillons d’infanterie, deux compagnies régionales du train et trois compagnies d’autocars sans oublier la mobilisation des 16ème et 17ème bataillons de douaniers.

Ces unités doivent mener la couverture de la frontière avec en réserve, deux divisions d’infanterie, la 31ème DIAlp et la 67ème DI, quatre groupes de 75mm et cinq groupes de 155mm.

A la mobilisation générale, le DAP doit recevoir encore le renfort de trois divisions, les 32ème, 35ème et 36ème DI, les deux bataillons de mitrailleurs devenant des demi-brigades. La détente des relations franco-espagnoles permet à toutes ces unités de rallier la frontière nord-est et les Alpes, le Détachement d’Armées des Pyrénées est dissous le 24 octobre 1939.

Jusqu’au printemps 1944, peu de troupes sont stationnés dans les Pyrénées mise à part la 36ème DI au Pays Basque et la 31ème DIAlp de Montpelier.

A partir de mars 1944, l’agitation communiste, anarchiste et socialiste reprend en Espagne, donnant du fil à retordre au régime franquiste qui pensait avec une répression féroce avoir maté les ferments qui permettrait un retour de l’ancien régime républicain.

Des maquis voient le jour notamment dans le Val d’Aran et dans le nord de Catalogne, à proximité immédiate de la frontière française. Comme souvent dans ce genre de situation, les irréguliers frappent en Espagne et leur forfait accomplit se replie en France à l’abri des foudres franquistes, bénéficiant de la complicité de nombreux immigrés espagnols installés dans le Sud-Ouest.

Excédé, Franco menace de s’octroyer un droit de poursuite en France, en clair d’ignorer la frontière française et de laisser la Guardia Civil voir l’armée traquer les guerilleros jusqu’en France.

Pour éviter une situation de ce type, six bataillons de chasseurs pyrénéens sont réactivés répartis en trois demi-brigades de chasseurs pyrénéens, une DBCPyr pour le secteur de l’Adour, une pour le secteur de Geronne et un autre pour le secteur Roussillon (qui remplace le secteur «Aude» de l’ancien Détachement d’Armées des Pyrénées).

La 1ère DBCPyr regroupe les 1er et 2ème BCPyr, la 2ème DBCPyr regroupe les 3ème et 4ème BCPyr et la 3ème DBCPyr regroupe les 5ème et 6ème BCPyr, la première étant affecté au secteur Adour, la troisième au secteur de Geronne et la troisième pour le secteur Roussillon, le tout sous l’autorité du général commandant le Détachement d’Armées du Sud-Ouest.

Outre la 31ème Division d’Infanterie Alpine (31ème DIAlp), la 2ème Division Tchècoslovaque est déployée dans le pays Basque après sa formation au printemps 1945.

A la mobilisation, le nombre de bataillons de chasseurs pyrénéens est porté à neuf plus un bataillon d’instruction (pouvant être utilisé comme bataillon de combat en cas de besoin), trois bataillons de mitrailleurs sont également déployés sur la frontière pour tenir les cols sans oublier des unités d’artillerie, du génie, du train, des transmissions et de l’intendance.

Organisation du Détachement d’Armées du Sud-Ouest

-Etat-major installé à Pau

-Les gouverneurs militaires des 6ème, 7ème et 8ème régions militaires sont chargés de gérer les infrastructures, de l’entrainement des recrues et de tout ce qui concerne la logistique.

-Chacun des trois secteurs (Adour, Geronne et Roussillon) correspond à un Corps d’Armée qui recevront un numéro en cas d’engagement contre l’Espagne. Le Secteur Adour deviendra le 40ème CA, le Secteur Geronne le 41ème CA et le Secteur Roussillon le 42ème CA.

-Secteur Opérationnel de l’Adour

-Etat-major à Bayonne

-2ème Division d’Infanterie Tchècoslovaque à trois régiments d’infanterie (4ème, 5ème et 6ème RIT), deux régiments d’artillerie (3ème régiment d’artillerie tchèque et 4ème régiment d’artillerie tchèque, le premier étant l’équivalent d’un RAD et le second l’équivalent d’un RALD), la 2ème Batterie Divisionnaire Antichar tchèque, le 2ème Bataillon de défense antiaérienne tchèque, du 96ème bataillon du génie et diverses unités de soutien.

-1ère Demi-Brigade de Chasseurs Pyrénéens (1ère DBCPyr) avec les 1er, 2ème et 7ème BCPyr

Ces BCPyr nouvelle génération dispose d’un état-major, d’une section de commandement, d’une compagnie hors-rang, de trois compagnies de fusiliers voltigeurs, d’une compagnie d’accompagnement (canons de 25mm, mitrailleuses et mortiers) et nouveauté d’une section d’éclaireurs skieurs.

-7ème régiment de mitrailleurs organisé en un état-major, une compagnie de commandement et trois bataillons de mitrailleurs.

Les deux premiers sont organisés en un état-major, une section de commandement, une compagnie hors-rang, trois compagnies de mitrailleurs et une compagnie d’engins et de fusiliers voltigeurs alors que le troisième bataillon est organisé en un état-major, une section de commandement, une compagnie hors-rang, trois compagnies de mitrailleur, une compagnie d’engins (9 canons de 25mm et 6 mortiers de 81mm) et une compagnie de fusiliers voltigeurs à quatre section.

-Le 36ème régiment d’artillerie légère d’Issoire est transféré dans les Pyrénées, déployant un groupe de 75mm dans chaque secteur.

-Le génie déploie un bataillon de génie de montagne, le 1er dans ce secteur.

-On trouve également des unités de transmission, d’intendance et du train.

-La cavalerie ne déploie pas d’unités dans ce secteur montagnard.

-Secteur Opérationnel de Geronne

-Etat-major à Tarbes

-2ème DBCPyr regroupe les 3ème, 4ème et 8ème BCPyr

-11ème régiment de mitrailleurs

-2ème groupe du 36ème régiment d’artillerie légère

-2ème bataillon de génie de montagne

-On trouve également des unités de transmission, d’intendance et du train.

-La cavalerie ne déploie pas d’unités dans ce secteur montagnard.

-Secteur Opérationnel du Roussillon

-Etat-major à Perpignan

-31ème Division d’Infanterie Alpine stationnée à Montpelier qui est en temps pourrait se déployer à Perpignan et dans sa région.

-3ème DBCPyr regroupant les 5ème, 6ème et 9ème BCPyr

-Le 10ème BCPyr stationné à Perpignan est une unité d’instruction pouvant servir d’unité de combat

-14ème régiment de mitrailleurs

-3ème groupe du 36ème régiment d’artillerie légère

-3ème bataillon de génie de montagne

-On trouve également des unités de transmission, d’intendance et du train.

-La cavalerie ne déploie pas d’unités dans ce secteur montagnard.

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21-Armée de terre (21)

Les bataillons de mitrailleurs

A la mobilisation d’août 1939, des bataillons de mitrailleurs sont mis sur pied, dix-neufs bataillons créés et organisés de la façon suivante :

-Un état-major et une section de commandement (un groupe transmission/renseignement et un groupe de pionniers),

-Une compagnie hors rang avec un groupe de ravitaillement, un groupe approvisionnement et un groupe atelier

-Trois compagnies de mitrailleuses disposant chacune  de 3 sections de quatre mitrailleuses (deux groupes de 2 associé à un groupe de deux FM) et d’une section de fusiliers voltigeurs

-Une compagnie d’engins et de fusiliers voltigeurs (CEFV) disposant d’une section de mortiers de 81mm (trois groupes de deux pièces), de trois sections antichars à trois canons de 25mm et de deux sections de voltgieurs disposant chacun de trois fusils-mitrailleurs.

La liste des bataillons de mitrailleurs mis sur pied est la suivante :

-1er bataillon de mitrailleurs : mis sur pied par le Centre Mobilisateur d’Infanterie n°11 (Dunkerque), il est affecté au Secteur Fortifié de Maubeuge. Survivant à la démobilisation de l’été 1940, il devient le 1er régiment de mitrailleurs en septembre 1947, organisés selon le même modèle que les RMIC/RMIF affectés à d’autres secteurs.

-2ème bataillon de mitrailleurs : mis sur pied par le CMI n°21 (Soisson), il est placé en réserve de GQG. Dissous en juin 1940.

-3ème bataillon de mitrailleurs : mis sur pied par le CMI n°21, il est affecté à la 102ème Division d’Infanterie de Forteresse. Dissous en juillet 1940.

-4ème bataillon de mitrailleurs : mis sur pied par le CMI n°22 (Amiens), il est affecté à la 41ème Division d’Infanterie puis au SF de Montmédy. Dissous en août 1940.

-5ème bataillon de mitrailleurs : mis sur pied par le CMI n°81 (Dijon), il est affecté à la 47ème Division d’Infanterie. Survivant à la démobilisation et à la dissolution de la 47ème DI, le 5ème BM devient le 5ème régiment de mitrailleurs.

-6ème bataillon de mitrailleurs (appelé également bataillon de chasseurs mitrailleurs), il est mis sur pied par le CMI n°141 (Albertville) et affecté à la 16ème DBAF. Maintenu en ligne.

-7ème bataillon de mitrailleurs : mis sur pied par le CMI n°145 (Bourgs), il est affecté à la 105ème DIF. Dissous en juillet 1940.

-8ème bataillon de mitrailleurs : mis sur pied par le CMI n°145, il est lui aussi affecté à la 105ème DIF. Dissous en juillet 1940.

-9ème bataillon de mitrailleurs : mis sur pied par le CMI n°155, il est affecté à la réserve du GQG. Maintenu en ligne et transformé en régiment de mitrailleurs.

-10ème bataillon de mitrailleurs : mis sur pied par le CMI n°155, il est affecté à la réserve du GQG. Dissous en juillet 1940.

-11ème bataillon de mitrailleurs :  mis sur pied par le CMI n°155, il est affecté à la 55ème DI. Dissous en juin 1940.

Ces onze premiers bataillons de mitrailleurs sont des bataillons hippomobiles mais les suivants sont motorisés :

-Le 51ème bataillon de mitrailleurs motorisés à été mis sur pied par le CMI n°11 et affecté à la 6ème armée. Dissous en juillet 1940

-Le 52ème bataillon de mitrailleurs motorisés à été mis sur pied par le CMI n°12 (Lille) et affecté à la 20ème DI.  Dissous en juillet 1940

-Le 53ème bataillon de mitrailleurs motorisés à été mis sur pied par le CMI n°211 de Coulomiers et affecté à la 42ème DI.  Dissous en juillet 1940

-Le 54ème bataillon de mitrailleurs motorisés à été mis sur pied par le CMI n°211 et affecté à la réserve du grand quartier général.  Dissous en juillet 1940

-Le 55ème bataillon de mitrailleurs motorisés à été mis sur pied par le CMI n°212 de Fontainebleau et affecté à la 31ème DI.  Dissous en juillet 1940

-Le 56ème bataillon de mitrailleurs motorisés à été mis sur pied par le CMI n°213 de Versailles et affecté à la réserve du grand quartier général.  Dissous en juillet 1940

-Le 57ème bataillon de mitrailleurs motorisés à été mis sur pied par le CMI n°51 d’Orléans et affecté à la réserve du grand quartier général .  Dissous en juillet 1940

-Le 58ème bataillon de mitrailleurs motorisés à été mis sur pied par le CMI n°52 de Bourges et affecté à la réserve du grand quartier général .  Dissous en juillet 1940

Les trois bataillons de mitrailleurs devenus régiments (1er, 5ème et 9ème RM) sont motorisés en utilisant une partie des moyens des BMM dissous. Ces régiments sont organisés comme les RMIC et les RMIF que nous avons vu plus haut.

A la mobilisation d’août 1948, le 1er RM donne naissance au 1er, 3ème et 7ème RM, le 5ème RM au 5ème, 11ème et 13ème RM alors que le 9ème RM donne naissance au 9ème, 10ème et 14ème RM soit un total de neuf régiments de mitrailleurs.

Le 1er régiment de mitrailleurs est déployé sur la ligne Maginot (Secteur Fortifié de Maubeuge), le 7ème, le 11ème et le 14ème régiment de mitrailleurs sont déployés dans les Pyrénées au sein du DASO (Détachement d’Armées du Sud-Ouest), le 3ème et le 5ème régiment de mitrailleurs sont déployé en Corse alors que les quatre autres sont placés en Réserve Générale.

21-Armée de terre (16)

Relève dans un ouvrage de la Ligne Maginot

Relève dans un ouvrage de la Ligne Maginot

-Le 54ème RIF est un régiment de mobilisation créé à partir d’un noyau actif du 84ème RIF qui avec ses trois bataillons de mitrailleurs et ses trois compagnies d’ouvrage (Compagnies d’Equipages d’Ouvrages CEO 106 107 108) assure la défense du Secteur Fortifié de l’Escaut.

-Le 84ème RIF est un régiment créé en avril 1939 par regroupement de trois bataillons existant au sein de régiments de ligne.

Il assure la garde du Secteur Fortifié de Maubeuge en compagnie du 87ème RIF. Ce régiment dispose de trois bataillons de mitrailleurs et de deux compagnies d’équipage d’ouvrages (101ème et 102ème CEO)

-Le 87ème RIF est un régiment de mobilisation lui aussi créé à partir du 84ème RIF et plus particulièrement à partir de l’ancien cinquième bataillon du 1er régiment d’infanterie de ligne.  Il assure la garde du Secteur Fortifié de Maubeuge en compagnie du 84ème RIF. Ce régiment dispose de deux bataillons de mitrailleurs et de trois compagnies d’équipage d’ouvrages.

-Le 148ème RIF est un régiment de mobilisation créé à partir du 4ème bataillon du 91ème RI (deuxième du nom, à ne pas confondre avec lui qui s’est fondu au sein du 155ème RIF). Il dispose de trois bataillons de mitrailleurs et d’une compagnie cycliste. Il assure la garde du Secteur Défensif des Ardennes.

-Le 147ème RIF est un régiment de mobilisation créé à partir d’un noyau actif fourni par le 3ème bataillon du 155ème RIF. Une fois au complet, ce régiment chargé de la défense du Secteur Fortifié de Montmédy dispose de trois bataillons de mitrailleurs.

-Le 136ème RIF est un régiment de mobilisation crée à partir d’un noyau actif fourni par le 1er bataillon du 155ème RIF. Une fois au complet, ce régiment chargé de la défense du Secteur Fortifié de Montmédy dispose de trois bataillons de mitrailleurs.

-Le 155ème RIF est un régiment d’active créé à partir du 4ème bataillon du 91ème RI de SF le 25 août 1935.

A la mobilisation, ces 1er et 3ème bataillons donnent respectivement naissance au 136ème et au 147ème RIF alors que les 2ème et 4ème bataillon du temps de paix donnent naissance au 155ème RIF de guerre qui dispose de quatre bataillons de mitrailleurs à deux compagnies et de deux CEO, occupant comme les deux régiments ci-dessus, le Secteur Fortifié de Montmedy.

-Le 132ème RIF est un régiment de mobilisation créé à partir d’un noyau actif fourni par le 4ème bataillon du 149ème RIF.

A l’issue de la mobilisation, ce régiment qui dispose de trois bataillons à trois compagnies de mitrailleurs est affecté d’abord au SF Crusnes puis à partir de mars 1940 au Secteur Fortifié de Montmedy en compagnie des 136ème 147ème et 155ème RIF.

-Le 128ème RIF est lui aussi un régiment de mobilisation créé à partir d’un noyau actif fournit par le 1er bataillon du 149ème RIF. Disposant de trois bataillons de mitrailleurs à trois compagnies chacun, il assure la garde du Secteur Fortifié de Crusnes.

-Le 139ème RIF est lui aussi un régiment de mobilisation créé à partir d’un noyau actif fournit par le 2ème bataillon du 149ème RIF ainsi que par des frontaliers. Disposant de trois bataillons de mitrailleurs (huit compagnies de mitrailleurs) et une compagnie d’équipage d’ouvrages, il assure la défense du Secteur Fortifié de Crusnes.

-Le 149ème RIF est lui un régiment d’active créé le 25 août 1935 à partir des 4ème, 5ème et 6ème bataillon du 168ème régiment d’infanterie de secteur fortifié. Après avoir disposé de trois bataillons, un quatrième bataillon est créé un an plus tard jour pour jour.

A la mobilisation, il se démultiplie pour former quatre nouveaux régiments d’infanterie de forteresse, les 128, 132ème, 139ème et 149ème RIF, ce dernier régiment version de guerre de son devancier aligne trois bataillons de mitrailleurs à trois compagnies chacune et une compagnie d’équipages d’ouvrages. Il assure la garde du Secteur Fortifié de Crusnes en compagnie des 132ème et 139ème RIF.

-Le 167ème RIF est un régiment mobilisé en août 1939 à partir d’un noyau actif fournit par le 1er bataillon du 168ème RIF. Une fois à effectifs complets, il dispose de trois bataillons de mitrailleurs à deux compagnies chacune et une compagnie d’équipages d’ouvrages. Il assure sa part dans la garde du Secteur Fortifié de Thionville.

-Le 168ème RIF est un régiment d’active créé le 7 juin 1935 par dédoublement du 168ème RI de secteur fortifié qui disposait de six bataillons, trois bataillons formant le 168ème RIF et trois autres formant le 149ème RIF.

A partir de 1938, chaque bataillon du régiment dispose de deux compagnies d’équipages d’ouvrages (CEO), deux ou trois compagnies de mitrailleurs et une compagnie d’engins (canons antichars et mortiers).

A la mobilisation d’août 1939, le 168ème RIF «temps de paix» se détriple pour former les 167, 168ème et 169ème RIF.

Le 168ème RIF du temps de guerre est formé à partir du 2ème bataillon du 168ème RIF «temps de paix» avec trois bataillons de mitrailleurs totalisant huit compagnies de mitrailleurs, trois compagnies d’engins et de fusiliers voltigeurs, trois compagnies hors rang, cinq d’équipages d’ouvrages et trois d’équipages de casemates. Ce nouveau régiment est affecté au Secteur Fortifié de Thionville.

-Le 169ème RIF est un régiment de mobilisation issu du 3ème bataillon du 168ème RIF et assure la garde du Secteur Fortifié de Thionville.

-Le 160ème RIF est un régiment de mobilisation dont le noyau actif est fournit par le 3ème bataillon du 146ème RIF. Il dispose de trois bataillons de fusiliers voltigeurs et assure la garde du Secteur Fortifié de Faulquemont.

-Le 161ème RIF est un régiment de mobilisation dont le noyau actif est fournit par le 1er bataillon du 162ème RIF. Il dispose au final de trois bataillons de mitrailleurs cumulant un total de neuf compagnies de mitrailleurs et assure la défense du Secteur Fortifié du Boulay.

-Le 162ème RIF est un régiment d’active créé officiellement le 25 août 1935 à partir des 4ème, 5ème et 6ème bataillons du 146ème Régiment d’Infanterie de Secteur Fortifié. A la mobilisation d’août 1939, il se détriple pour former trois régiments de guerre en l’occurence les 161ème, 162ème et 164ème RIF.

Le 162ème RIF de guerre formé à partir du 2ème bataillon et dispose au final de deux bataillons de mitrailleurs (cumulant cinq compagnies de mitrailleurs) et des équipages d’ouvrage. Il assure la garde du Secteur Fortifié du Boulay.

-Le 164ème RIF est un régiment de mobilisation formé à partir du 3ème bataillon du 162ème RIF du temps de paix. Une fois à effectifs complets, ce régiment aligne trois bataillons de mitrailleurs (soit un total de huit CM), des équipages d’ouvrages et de casemates. Il assure la défense du Secteur Fortifié du Boulay.

-Le 146ème RIF est un régiment active. Issu du 146ème RI de RF (15 avril 1933), le 146ème R.I.F est créé officiellement le 25 août 1935 quand les 1er, 2ème et 3ème bataillon du 146ème RI de RF se séparent des trois autres bataillons (qui vont eux former le 162ème R.I.F).

Affecté au Secteur Fortifié de Faulquemont, ce régiment organisé en temps de paix à trois bataillons de fusiliers-voltigeurs, le 1er bataillon disposant de trois compagnies de fusiliers-voltigeurs, d’une compagnie d’engins, une compagnie de mitrailleuses et une compagnie d’équipages d’ouvrages, les 2ème et 3ème bataillons alignant trois compagnies de fusiliers-voltigeurs, une compagnie d’engins, une compagnie de mitrailleuses et une compagnie d’équipages d’ouvrages.

A la mobilisation d’août 1939, le 146ème RIF du temps de paix se détriple pour donner naissance à trois régiments, les 146ème, 156ème et 160ème régiments d’infanterie de forteresse. Le 146ème RIF de temps de guerre est ainsi mis sur pied à partir du 1er bataillon, le 146ème RIF alignant au final trois bataillons (neuf CFV et trois CA _compagnies d’accompagnement_). Il est affecté au Secteur Fortifié de Faulquemont en compagnie du 156ème RIF.

-Le 156ème RIF est un régiment de mobilisation dont le noyau actif à été fourni par le 2ème bataillon du 146ème RIF. Il dispose de trois bataillons de fusiliers voltigeurs (neuf CFV et trois CA) ainsi que plusieurs équipages d’ouvrages et de casemates.  Il est affecté au Secteur Fortifié de Faulquemont en compagnie du 146ème RIF

-Le 133ème RIF est un régiment de mobilisation dont le noyau actif à été fourni par le 1er bataillon du 153ème RIF. Formé de trois bataillons de mitrailleurs (regroupant au total huit CM, deux CEFV, une CE et une CFV), d’une CEO et d’une CEC, il participe à la défense du Secteur Fortifié de Rohrbach.

Le 37ème RIF est un régiment d’active, issu du dédoublement du 153ème RI de RF, recevant d’abord quatre bataillons (26 août 1935), trois de forteresse et un de campagne puis suite à la réorganisation du 1er avril 1936, ce nombre est réduit à trois bataillons, chaque bataillon alignant quatre compagnies de mitrailleuses, une compagnie d’engins et de fusiliers voltigeurs et une compagnie de défense extérieure.

Le régiment connait une nouvelle organisation le 1er janvier 1938 avec l’intégration de six unités d’équipages d’ouvrages et de casemates, le 1er bataillon disposant de la 1ère UEO et de la 2ème UEC, le 2ème bataillon de la 3ème UEO et de la 4ème UEC, le 3ème bataillon de la 5ème UEO et de la 2ème UEC.

A la mobilisation d’août 1939, ce régiment se détriple formant un 37ème RIF de guerre et deux nouveaux régiments, les 154ème et 165ème RIF.

Le 37ème RIF de guerre formé à partir du 1er bataillon compte ainsi trois bataillons de mitrailleurs (sept CM et trois CEFV), une compagnie d’équipage d’ouvrages et une compagnie d’équipages de casemates. Il assure la garde du Secteur Fortifié des Vosges.

-Le 153ème RIF est un régiment d’active. Il est issu du 153ème RI qui formait avec le 33ème RI, l’infanterie de la Région Fortifiée du Lauter. Il passe sur le type région fortifiée à six bataillons, devenant le 153ème RI de RF le 16 octobre 1934.

Comme nous l’avons vu cette structure à six bataillons est trop lourde à manoeuvrer et le 25 août 1935, le 153ème RI de RF se dédouble donnant naissance à deux régiments d’infanterie de forteresse, le 37ème et le 153ème RIF.

Ce 153ème RIF est formé par les 1er et 6ème bataillon du 153ème RI de RF ainsi que par un bataillon formé d’éléments provenant des 5ème, 27ème, 57ème, 129ème et 131ème RI.

Le 153ème RIF dispose alors de trois bataillons disposant pour le 1er et le 2ème bataillon d’une CEFV, de trois compagnies de mitrailleurs et d’une compagnie d’équipage d’ouvrage et pour le 3ème bataillon d’une CEFV, de trois compagnies de mitrailleurs et de deux compagnies d’équipages d’ouvrages.

A la mobilisation d’août 1939, le 153ème RIF se détriple pour former le 153ème RIF de guerre et deux nouveaux régiments, les 133ème et 166ème RIF. Le 153ème RIF de guerre est ainsi formé à partir du 3ème bataillon et aligne au final trois bataillons de mitrailleurs, une CEO et une CEC, occupant le Secteur Fortifié de Rohrbach.

-Le 166ème RIF est un régiment mobilisé en août 1939 à l’aide d’un noyau actif fournit par le 2ème bataillon du 153ème RIF. Une fois complet, il aligne trois bataillons regroupant au total huit compagnies de mitrailleuses, deux CEFV (Compagnies d’Engins et de Fusiliers Voltigeurs), une CE (Compagnie d’Engins) et une Compagnie de Fusiliers Voltigeurs ou CFV, les trois bataillons étant complétés par une CEO et une CEC (Compagnie d’Equipages de Casemates). Il assure la garde du Secteur Fortifié de Rohrbach.

-Le 154ème RIF est un régiment de mobilisation dont le noyau dur à été fournit par le 2ème bataillon du 37ème RIF. Il compte trois bataillons de mitrailleurs, une UEO et trois UEC. Il est affecté au Secteur Fortifié des Vosges.

-Le 165ème RIF est un régiment de mobilisation dont le noyau dur à été fournit par le 3ème bataillon du 37ème RIF. Il compte trois bataillons de mitrailleurs, une UEO et deux UEC. Il est affecté au Secteur Fortifié des Vosges.

-Le 22ème RIF est un régiment de mobilisation dont le noyau actif à été fournit par le 1er bataillon du 23ème RIF. Il comprend deux bataillons de mitrailleurs, deux compagnies d’équipage d’ouvrages et deux compagnies d’équipages de casemates, assurant la garde du Secteur Fortifié d’Haguenau.

-Le 23ème RIF à pour origine le 23ème RI qui devient le 14 avril 1933, le 23ème RI de région fortifiée à cinq bataillons. Suite à la réorganisation du 26 août 1935, il devient le 23ème RIF à quatre bataillons.

Le 1er janvier 1938, six compagnies d’équipages d’ouvrages sont créées au sein du régiment qui comprend alors trois bataillons type RF et un bataillon de mitrailleurs, ces quatre bataillons se répartissant les différentes CEO (CEO 1 2 et 3 pour le 1er bataillon, CEO 4 pour le 2ème bataillon, CEO 5 pour le 3ème bataillon et CEO 6 pour le bataillon de mitrailleurs).

A la mobilisation d’août 1939, il forme pas moins de quatre régiments, les 22ème, 23ème, 68ème et 79ème RIF. Le 23ème RIF de guerre est formé à partir du 3ème bataillon et dispose une fois ces effectifs complétés de deux bataillons de mitrailleurs (six CM et deux CEFV) pour assurer sa part dans la défense du Secteur Fortifié d’Haguenau.

-Le 68ème RIF est un régiment de mobilisation dont le noyau actif à été fournit par le 4ème bataillon du 23ème RIF. Une fois à effectifs pleins, ce régiment aligne trois bataillons de mitrailleurs cumulant sept compagnies de mitrailleurs et trois compagnies d’engins et de fusiliers voltigeurs ainsi que deux compagnies d’équipages d’ouvrages. Il assure sa part dans la défense du Secteur Fortifié de Haguenau.

-Le 70ème RIF est également un régiment de mobilisation ayant pour origine le 2ème bataillon du 172ème RIF. Une fois ses effectifs complétés par des frontaliers alsaciens, il dispose de deux bataillons de mitrailleurs (cumulant six CM et deux CEFV) et deux compagnies d’équipages d’ouvrages puis de casemates. Il assure la garde du Secteur Fortifié du Bas-Rhin.

-Le 79ème RIF est un régiment de mobilisation dont le noyau dur est fournit par le 2ème bataillon du 23ème RIF. Alignant au final trois bataillons de mitrailleurs et deux compagnies d’équipages de casemate, il assure sa part dans la défense du Secteur Fortifié de Haguenau.

-Le 34ème RIF est un régiment de mobilisation issu du 3ème bataillon du 172ème RIF. Disposant au final de deux bataillons de mitrailleurs (trois compagnies de mitrailleurs et une compagnie d’engins et de fusiliers voltigeurs par bataillons) et deux CEO, occupant le Secteur Fortifié du Bas-Rhin.

-Le 172ème RIF est un régiment d’active créé le 26 août 1935 par regroupement de deux bataillons du 158ème RI et d’un bataillon du 170ème. En 1938 aux trois bataillons s’ajoutent trois CEO par transformation de compagnies de mitrailleuses.

A la mobilisation d’août 1939, il sa former trois nouveaux régiments, le 34ème, le 70ème et le 172ème RIF de guerre. Ce dernier est créé à partir du 1er bataillon du 172ème RIF du temps de paix, alignant au total deux bataillons de mitrailleurs (six CM et deux CEFV) et deux CEO, occupant le Secteur Fortifié du Bas-Rhin.

-Le 28ème RIF est un régiment de mobilisation issu du 2ème bataillon du 42ème RIF. Il dispose de deux bataillons mixtes (deux CM, une CEFV et une CHR par bataillon) et deux compagnies d’équipages d’ouvrage. Il est affecté au Secteur Fortifié de Colmar.

-Le 42ème RIF est un régiment d’active créé en juin 1936. Il dispose de deux bataillons. A la mobilisation de septembre 1939, il se dédouble, formant le 28ème et le 42ème RIF. Le 42ème RIF de guerre est créé à partir du 1er bataillon et aligne deux bataillons mixtes et deux compagnies d’équipages d’ouvrage. Il est affecté au Secteur Fortifié de Colmar.

-Le 10ème RIF est un régiment de mobilisation issu du 1er bataillon du 171ème RIF. Il comporte une fois ses effectifs complétés un total de trois bataillons de mitrailleurs et une compagnie d’équipages d’ouvrage. Elle est affectée au Secteur Fortifié de Mulhouse.

-Le 12ème RIF est un régiment de mobilisation issu du 3ème bataillon du 171ème RIF. Alignant deux bataillons de mitrailleurs et deux compagnies d’équipages de casemates, il est affecté au Secteur Défensif d’Altkirch.

-Le 171ème RIF est un régiment d »active ayant pour origine des bataillons de mitrailleurs du Rhin affectés à des régiments de ligne. Créé officiellement le 25 août 1935, Il dispose de trois bataillons qui à la mobilisation d’août 1939 vont former trois régiments d’infanterie de forteresse, le 10ème, le 12ème et un 171ème RIF de guerre. Le 171ème RIF de guerre est ainsi formé à partir du 2ème bataillon du 171ème RIF, occupant avec ses trois bataillons le Secteur Défensif d’Altkirch.

-Le 82ème RMIF (Régiment de Mitrailleurs de l’Infanterie de Forteresse) est mobilisé à la fin du mois d’août 1939 à partir du 3ème bataillon du 69ème RIF. Il aligne au final trois bataillons de mitrailleurs cumulant un total de neuf compagnies de mitrailleurs, deux compagnies d’engins et de fusiliers voltigeurs, une compagnie d’engins et une compagnie de fusiliers voltigeurs. Il occupe le Secteur Défensif de la Sarre.

-Le 69ème RMIF est un régiment de mobilisation issu du 2ème bataillon du 69ème RIF qui ne sera pas reconstitué en tant que tel. Ce régiment de mitrailleurs dispose de trois bataillons de mitrailleurs alignant un total de neuf CM, deux CEFV, une CE et une CFV et occupe le Secteur Défensif de la Sarre.

-Le 174ème RMIF est un régiment de mobilisation issu du 1er bataillon du 69ème RIF avec trois bataillons de mitrailleurs (neuf CM, deux CEFV et une CFV), participant lui aussi à la défense du Secteur Défensif de la Sarre.

-Le 41ème RMIC (Régiment de Mitrailleurs de l’Infanterie Coloniale) est créé à Toul le 1er mai 1933 sous le nom de 41ème régiment de mitrailleurs indigènes coloniaux, le changement d’appellation s’expliquant par le remplacement en 1938 d’une partie du personnel indigène par des métropolitains.

Cela ne change pas la composition du régiment qui conserve trois bataillons de mitrailleurs. A la mobilisation, il participe à la formation du 51ème RMIC avec lequel il assure la défense du Secteur Défensif de la Sarre.

-Le 51ème RMIC est donc un régiment de mobilisation issu du précédent avec comme lui trois bataillons de mitrailleurs avec lequel il assure la défense du Secteur Défensif de la Sarre.

A l’issue de la guerre de Pologne, se pose la question de l’avenir de la ligne Maginot. Deux écoles s’opposent : ceux partisan du maintien du dispositif pour en faire un outil de dissuasion vis à vis d’une Allemagne au comportement incertain et ceux partisan d’un retour à l’ordre antérieur aux tensions de 1938 qui avait conduit à l’occupation quasi-permanente des ouvrages.

Une voie médiane est choisit avec le maintien en ligne d’une partie des régiments mobilisés en août 1939. Ces régiments ainsi que les douze «vieux» régiments d’infanterie de forteresse vont assurer la garde de leur secteur ainsi que celui du secteur où se trouvaient des régiments mobilisés à l’aide de compagnies de gardiennage fournit par les régiments démobilisés, compagnies qui devront participer à la remise sur pied de leur régiment d’origine.

Du nord au sud, les régiments suivants sont en ligne en septembre 1940 et août 1948 :

-Le 54ème RIF est un régiment de mobilisation destiné à assurer la défense du Secteur Fortifié de l’Escaut. Il est maintenu en ligne après la démobilisation de septembre 1940
-Le 84ème RIF est un régiment créé en avril 1939 pour assurer la garde du Secteur Fortifié de Maubeuge en compagnie du 87ème RIF. Il est maintenu en ligne après septembre 1940, s’enrichissant d’une compagnie de gardiennage issue du 87ème RIF qui est lui dissous.

-Le 87ème RIF est un régiment de mobilisation  qui contrairement au précédent est dissous.

-Le 148ème RIF est un régiment de mobilisation pour assurer la garde du Secteur Défensif des Ardennes. Il est maintenu en ligne après la démobilisation au sein du nouveau Secteur Fortifié des Ardennes.

-Le 147ème RIF est un régiment de mobilisation créé pour assurer la défense du Secteur Fortifié de Montmédy et qui est maintenu après la démobilisation.

-Le 136ème RIF est un régiment de mobilisation qui est lui dissous en août 1940

-Le 155ème RIF est un régiment d’active qui est maintenu en ligne (même si officiellement il s’agit de la version de guerre du régiment)

-Le 132ème RIF est un régiment de mobilisation  qui est maintenu en ligne après la démobilisation et prend sous son aile, une compagnie de gardiennage du 136ème RIF.

-Le 128ème RIF est lui un régiment de mobilisation dissous en septembre 1940

-Le 139ème RIF est un régiment de mobilisation dissous en septembre 1940.

-Le 149ème RIF est maintenu en ligne, ce régiment version de guerre du 149ème RIF du temps de paix s’enrichit de deux compagnies de gardiennages issues des 139ème et 128ème R.I.F qui sont mis en sommeil.

-Le 167ème RIF est un régiment mobilisé en août 1939 à partir d’un noyau actif fournit par le 1er bataillon du 168ème RIF. Il est maintenu en ligne après la démobilisation.

-Le 168ème RIF est maintenu en ligne en septembre 1940, assurant avec le 167ème RIF la garde des ouvrages du sous-secteur occupé par le 169ème RIF qui lui est dissous.

-Le 160ème RIF est un régiment de mobilisation qui est maintenu après la démobilisation de septembre 1940 pour assurer sa part dans la garde du Secteur Fortifié du Boulay

-Le 161ème RIF est un régiment de mobilisation démobilisé en septembre 1940. les ouvrages de son sous-secteur sont gardés par une compagnie de gardiennage intégrée au 160ème RIF.

-Le 162ème RIF est un régiment d’active créé officiellement le 25 août 1935. Sa version de guerre est maintenu en ligne avec en plus une compagnie de gardiennage issue du 164ème RIF qui est lui démobilisé.

-Le 164ème RIF est un régiment de mobilisation qui est démobilisé à la fin de l’été/début de l’automne 1940.

-Le 146ème RIF est un régiment active. Sa version de guerre est maintenue en ligne en septembre 1940 avec une compagnie de gardiennage du 156ème RIF qui est lui dissous.

-Le 156ème RIF est un régiment de mobilisation qui ne survit pas à la démobilisation de l’été et de l’automne 1940.

-Le 133ème RIF est un régiment de mobilisation qui après avoir été affecté au Secteur Rorbach est affecté au Secteur Défensif de la Sarre et maintenu en ligne après septembre 1940.

-Le 37ème RIF est un régiment d’active. Sa version de guerre est affecté au Secteur Fortifié des Vosges puis de Rorbach et il est maintenu en ligne après septembre 1940

-Le 153ème RIF est un régiment d’active dont la version de guerre est maintenu en ligne pour assurer la défense du Secteur Fortifié de Rorbach.

-Le 166ème RIF est un régiment mobilisé en août 1939 qui est démobilisé à l’été/automne 1940.

-Le 154ème RIF est un régiment de mobilisation  qui est maintenu en ligne après septembre 1940 pour assurer sa part dans la défense du Secteur Fortifié des Vosges.

-Le 165ème RIF est un régiment de mobilisation qui est dissous à l’été 1940.

-Le 22ème RIF est un régiment de mobilisation qui est démobilisé en septembre 1940

-Le 23ème RIF qui est un régiment d’active est maintenu en ligne après la démobilisation de l’été et de l’automne 1940.

-Le 68ème RIF est un régiment de mobilisation qui est maintenu après la démobilisation générale

-Le 70ème RIF est également un régiment de mobilisation qui est également maintenu en ligne après la démobilisation générale.

-Le 79ème RIF est un régiment de mobilisation qui est dissous en septembre 1940.

-Le 34ème RIF est un régiment de mobilisation qui lui aussi est dissous en septembre 1940.

-Le 172ème RIF est un régiment d’active créé le 26 août 1935 et sa version de guerre est maintenue en ligne après la démobilisation générale.

-Le 28ème RIF est un régiment de mobilisation qui est dissous lors de la démobilisation générale

-Le 42ème RIF est un régiment d’active créé en juin 1936. Sa version de guerre est maintenue en ligne après la démobilisation générale.

-Le 10ème RIF est un régiment de mobilisation issu du 1er bataillon du 171ème RIF. Il est maintenu en ligne après démobilisation.

-Le 12ème RIF est un régiment de mobilisation issu du 3ème bataillon du 171ème RIF. Il n’est pas dissous mais transféré au Secteur Fortifié de Montbéliard.

-Le 171ème RIF est un régiment d »active ayant pour origine des bataillons de mitrailleurs du Rhin affectés à des régiments de ligne. Sa version de guerre est maintenu en ligne au sein du Secteur Fortifié d’Altkirch.

-Le 82ème RMIF (Régiment de Mitrailleurs de l’Infanterie de Forteresse) est mobilisé à la fin du mois d’août 1939. Il est démobilisé en septembre 1940.

-Le 69ème RMIF est un régiment de mobilisation issu du 2ème bataillon du 69ème RIF qui ne sera pas reconstitué en tant que tel. Ce régiment est maintenu en ligne après septembre 1940 toujours au sein du Secteur Défensif du Sarre.

-Le 174ème RMIF est un régiment de mobilisation issu du 1er bataillon du 69ème RIF avec trois bataillons de mitrailleurs (neuf CM, deux CEFV et une CFV), participant lui aussi à la défense du Secteur Défensif de la Sarre. Comme le 82ème RMIF, ce régiment est démobilisé à l’été/automne 1940.

-Le 41ème RMIC (Régiment de Mitrailleurs de l’Infanterie Coloniale) est créé à Toul le 1er mai 1933 sous le nom de 41ème régiment de mitrailleurs indigènes coloniaux, le changement d’appellation s’expliquant par le remplacement en 1938 d’une partie du personnel indigène par des métropolitains. Il est naturellement maintenu en ligne après la démobilisation en septembre 1940.

-Le 51ème RMIC est dissous en septembre 1940.

21-Armée de terre (15)

Régiment d’infanterie de forteresse
«Le béton n’est pas tout. Il n’est qu’un accessoire […..] La valeur des nouveaux forts dépendra de la valeur des troupes qui les occuperont [….] Il importe donc de confier la garde de ces ouvrages à des troupes spécialisées et parfaitement adaptées à leurr mission.».

Par ces mots, le député de la Meurthe et Moselle Désiré Ferry exprime la problématique mise au jour par la construction de la «Muraille de France». Hors de question de confier la garde des ouvrages aux troupes de campagne et ce pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, le rôle de la Ligne Maginot est de protéger la mobilisation et la montée en puissance des GU (Grandes Unites) et leur éviter un engagement prématuré qui ne pourrait être que catastrophique.

Ensuite les ouvrages sont beaucoup trop complexes pour être confiés à de simples appelés ou de simples réservistes. Il faut des soldats d’élite, la crème de la crème.

L’infanterie de forteresse est ainsi officiellement créée le 15 avril 1933, les deux premiers régiments à voir le jour étant le 146ème et le 168ème. A noter qu’à l’époque, on parle de régiment d’infanterie de région fortifié ou RI de RF et non de RIF, cette appellation étant postérieure.

Comme toutes les nouveautés, la création de l’infanterie de forteresse est progressive, l’absence de référence passée rendant nécessaire une phase de talonnements. Les effectifs augmentent rapidement avec pas moins de tente bataillons (dix-neuf de forteresse, huit de mitrailleurs et trois de campagne).

Les RI de RF alignant jusqu’à six bataillons pour les plus gros d’entre-eux, ils se révèlent trop lourds et d’un emploi malaisé.

Le haut commandement décide donc de réduire la taille des régiments et en donnant surtout plus d’autonomie à la forteresse.

C’est chose faite le 25 août 1935, les quatre régiments des deux régions fortifiées sont ainsi réduits à trois bataillons (comme les unités), les effectifs dégagés permettant la création de nouveaux régiments d’infanterie de forteresse (R.I.F).

C’est ainsi que le 146ème RI de SF forme les 146ème et 162ème RIF alors que le 168ème RI de SF forme les 168ème et 149ème RIF.

Le 153ème RI de SF reçoit un sixième bataillon pour lui permettre de se dédoubler de former ainsi les 153ème et 37ème RIF

Le 23ème RI de SF lui perd ses deux bataillons de campagne qui sont dissous et devient le 23ème RIF.

Les huit bataillons de mitrailleurs du Rhin enlevés aux régiments de campagne constituent d’abord deux régiments de mitrailleurs à quatre bataillons, ces régiments devenant ensuite les 171ème et 172ème RIF.

Nous en sommes donc à neuf R.I.F mais d’autres régiments d’infanterie de forteresse vont être créés ex-nihilo ou peu s’en faut.

Le 4ème bataillon du 91ème RI forme avec un bataillon créé pour l’occasion le 155ème RIF

Le 5ème bataillon du 1er RI (Quesnoy) créé en octobre 1935 est destiné à défendre les fortifications du nord tout comme un 4ème bataillon rattaché à ce même régiment ainsi qu’un bataillon de mitrailleurs, le 5ème bataillon du 43ème RI de Valenciennes rattaché au SF Escaut. Ces trois bataillons forment en avril 1939 le 84ème RIF.

En juin 1936, est créé le 42ème RIF et en août le 69ème RIF portant le nombre de régiments d’infanterie de forteresse à 12. Ce chiffre n’évolue plus jusqu’à la mobilisation générale d’août 1939.

Cette mobilisation voit l’infanterie de forteresse passer de douze régiments d’infanterie de forteresse à quarante-un, cette augmentation étant nécessaire pour occuper à effectifs de guerre tous les ouvrages du Nord-Est. A ces quarante et un régiments s’ajoutent deux régiments de mitrailleurs d’infanterie coloniale qui étant affectés en permanence au SD Sarre peuvent être considérés comme des troupes de forteresse.

La composition de ces R.I.F n’est cependant pas homogène, on peut distinguer quatre variantes d’organisation des régiments occupant la muraille de France (les UEO/CEO et les UEC/CEC ne sont pas pris en compte).

Le type I ou type RF de Metz et de la Lauter (sauf SF Faulquemont)  dispose d’un état-major et d’une compagnie de commandement, cette dernière disposant d’une section service et ravitaillement, d’une section d’état-major, d’une section transmission et renseignement et d’une section sanitaire et de trois bataillons de mitrailleurs.

Chaque bataillon de mitrailleurs dispose d’un état-major et d’une section de commandement (un groupe transmission/renseignement et un groupe de pionniers), une compagnie hors rang (un groupe ravitaillement, un groupe approvisionnement et un groupe atelier),trois compagnies de mitrailleuses disposant chacune  de 3 sections de quatre mitrailleuses (deux groupes de 2 associé à un groupe de deux FM) et d’une section de fusiliers voltigeurs et une compagnie d’engins et de fusiliers voltigeurs disposant d’une section de mortiers de 81mm (trois groupes de deux pièces), de trois sections à trois canons de 25mm et de deux sections de voltigeurs disposant chacun de trois fusils-mitrailleurs.

Les chiffres théoriques nous donnent donc 96 officiers et 3378 hommes, 108 mitrailleuses, 105 fusils-mitrailleur, 18 mortiers et 27 canons.

A noter que certains régiments (22ème, 23ème, 162ème et 169ème R.I.F) n’ont été mobilisés qu’avec deux bataillons et qu’il n’y avait parfois que deux compagnies de mitrailleuses par bataillons.

Le type II ou type SF de Faulquemont  concerne les 146ème, 156ème et 160ème RIF. Ils disposent de trois bataillons type Nord Est, disposant chacun d’un état-major et d’une compagnie hors-rang, de trois compagnies de fusiliers-voltigeurs et d’une compagnie d’accompagnement.

La compagnie de fusiliers voltigeurs dispose de quatre sections de 3 groupes de combat alors que la compagnie d’accompagnement disposant de quatre sections de quatre mitrailleuses , de trois sections de trois canons de 25mm, d’une section mortiers à deux groupes de deux pièces de 81mm et une section à deux groupes de mitrailleuses antiaériennes.

Le type III concerne les régiments de mitrailleurs affectés au SD Sarre (69ème, 82ème et 174ème RMIF, 41ème et 51ème RMIC).  Ils sont identiques aux régiments du type I à la différence qu’au sein du 3ème bataillon de mitrailleurs, la CEFV est remplacée par une compagnie d’engins (9 canons de 25mm et 6 mortiers de 81mm) et par une compagnie de fusiliers voltigeurs à quatre sections, ces régiments ne disposant ni de CEC ni de CEO.
Le type IV ou type SF du Bas-Rhin et de Colmar concerne les 70ème, 172ème, 34ème, 42ème et 28ème RIF, régiments qui ne disposent que de deux bataillons de mitrailleurs.

A noter qu’avant la mobilisation, au printemps et à l’été 1939, un bataillon de rappelés était créé au sein de chaque régiment ainsi qu’un bataillon d’instruction, le 21ème bataillon.