22-Armée de terre : armement et matériel (80) ordre de bataille (14)

-4th British Corps

Suite à un accord de mars 1947, les britanniques acceptent de déployer en France, un corps expéditionnaire de douze divisions ainsi que deux corps d’armée indépendants déployés au sein du Groupe d’Armée n°2.

Si le 5th British Corps intègre la 4ème armée, le 4th British Corps lui est placé sous le commandement de la 3ème armée, encadré par le 23ème Corps à l’ouest et le 24ème Corps à l’est.
Ce quatrième corps d’armée britannique est composé de deux divisions d’infanterie, la 51th Highland Division et la 48th Northumberland Division, deux divisions d’infanterie de  mobilisation mais non dépourvues de qualités.

-24ème Corps d’Armée

Mis sur pied par la 7ème région militaire (Toulouse), cet état-major couvre l’extrémité occidentale de la zone de responsabilité de la 3ème armée avec deux divisions d’infanterie, une division de série A, la 26ème DI et une division d’active, la 42ème DI de Metz.

-Comme tous les Corps d’Armée de l’armée de terre, le 24ème CA disposent d’unités qui lui sont directement rattachées :

-Un régiment de pionniers, le 624ème régiment de pionniers

-Le 24ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (24ème GRCA) équipés de     chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité     des automitrailleuses puissantes.

Canon de 105mm long modèle 1936 Schneider

Canon de 105mm long modèle 1936 Schneider

-Le 103ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (103ème RALT) qui dispose de deux
groupes de 105mm équipés de canons Schneider modèle 1936 et deux groupes de 155mm
équipés de canons de 155mm GPF.

-Des unités du génie, de l’intendance, des transmissions et du train

-L’armée de l’air détache pour emploi auprès du 24ème CA le Groupe Aérien d’Observation     n°524 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 26ème Division d’Infanterie est une division d’infanterie de mobilisation, plus précisément de série A soit des réservistes jeunes, récemment libérés de leurs obligations liées à la conscription.

Elle dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (86ème, 98ème et 105ème RI), de deux régiments d’artillerie (36ème RAD et 236ème RALD), de la 626ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 626ème bataillon de défense antiaérienne, du 79ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle peut compter sur le soutien du 14ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (14ème GRDI) équipé de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-La 42ème Division d’Infanterie est elle une unité d’active dont l’état-major est installé en temps de paix à Metz. Elle dispose du 80ème régiment d’infanterie alpine (80ème RIA), de deux régiments d’infanterie de ligne (94ème et 151ème RI), de deux régiments d’artillerie (61ème RAD et 261ème RALD), de la 642ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 642ème bataillon de défense antiaérienne, du 30èmebataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle peut compter sur le soutien du 37ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (37ème GRDI) équipé de chars légers FCM-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

4ème Armée

Installée à l’est de la 3ème armée, la 4ème armée dispose comme son homologue occidentale de trois corps d’armée à deux divisions plus un corps d’armée britannique, le 5th British Corps qui lui aussi aligne deux divisions d’infanterie.

Sur le plan de la géographie, elle couvre la frontière franco-allemande entre Sarreguemines et Selestat soit quatre secteurs fortifiés : le Secteur Fortifié de Rohrbach confié au 8ème Corps d’Armée, le Secteur Fortifié des Vosges confié au 5th British Corps, le Secteur Fortifié d’Haguenau confié au 25ème Corps d’Armée et le Secteur Fortifié du Bas-Rhin confié au 26ème Corps d’Armée.

Sa mission est de couvrir la frontière allemande contre une attaque brusquée de la Wehrmacht et en cas d’offensive de se porter sur le Rhin avec le soutien probable de corps de réserve, du 3ème Corps de Cavalerie (2ème, 4ème et 8ème DLM) ainsi que du 2ème Corps d’Armée Cuirassée (2ème, 4ème et 6ème DC), le 3ème CC (appelé également 37ème CA) et le 2ème CAC (appelé également 39ème CA) pouvant former une armée blindée.

-Comme les autres armées, elle dispose d’unités qui lui sont directement rattachées :

-Quatre régiments de pionniers : 404ème, 414ème, 424ème et 431ème régiments de     pionniers.

-Un groupement de bataillons de chars, le groupement n°504 qui aligne le 4ème BCC (45 FCM-42), le 12ème BCC (45 Renault R-40), le 23ème BCC (45 R-40) et le 38ème BCC (45 FCM-42), ces deux derniers bataillons étant des bataillons de mobilisation.

Si le premier dispose de ses chars, le deuxième reçoit des H-39 en attendant la disponibilité  du char prévu dans les plans de mobilisation.

Canon de 37mm Schneider modèle 1941

Canon de 37mm Schneider modèle 1941

On trouve le 4ème Groupement Antiaérien de Campagne (4ème GAAC) disposant d’un état-    major, d’une batterie hors rang et de quatre batteries, deux batteries équipées de canons de     75mm et deux batteries équipées de canons de 37mm Schneider, canons remorqués par des     véhicules tout-terrains Laffly.

-Dans le domaine du soutien, on trouve des unités dépendant de l’artillerie (parc de     réparations d’artillerie n°4, parc de réparation des équipages    et des ferrures n°4, le parc de     réparation automobile n°4, le parc d’essence et ingrédients d’armée n°4 et le parc de     munitions d’armée n°4).

-Le génie aligne diverses unités de sapeurs mineurs et de sapeurs routiers, une compagnie d’électro-mécaniciens et un parc de génie d’armée.

-En ce qui concerne les transmissions, on trouve le 804ème bataillon de sapeurs télégraphistes d’armée, le 819ème parc de transmissions d’armée et diverses unités associées.

-Le train soutien la deuxième armée avec sept compagnies hippomobiles et six compagnies     automobiles dont deux sanitaires ainsi qu’une compagnie citerne.

-L’intendance, le service de santé, le service vétérinaire, le service des remontes dispose     également d’unités intervenant en soutien de la 3ème Armée.

-La gendarmerie déploie pour maintenir l’ordre sur l’arrière et gérer les prisonniers un commandement de la gendarmerie et forces prévôtales de la 4ème armée.

-L’armée de l’air déploie plusieurs unités de chasse, de reconnaissance et d’appui tactique en soutien de la 4ème armée.

Le GRAVIA-IVA (Groupement d’Aviation de la 4ème Armée) dispose des moyens suivants :

Dewoitine D-551

Dewoitine D-551

-Deux escadres de chasse. La 6ème EC est stationnée à Strasbourg-Entziheim avec pour équipement le Dewoitine D-520 et le Lockeed H-322 Eclair alors que le 19ème EC stationnée à Xaffevillers dispose de Dewoitine D-551, de Bréguet Br700C2 et de Lockeed H-322.

-Une escadre de bombardement d’assaut, la 41ème EBA stationnée à Morhange avec pour équipement le Bréguet Br696.

-Une escadre de bombardement moyen, la 21ème EBM stationnée à Adelot avec pour équipement l’Amiot 354

-Un groupe de reconnaissance, le GR II/33 équipé de Bloch MB-175 ayant pour base la base aérienne de Delme

Le GRAVIA IVA dispose de 216 chasseurs, 81 avions d’assaut, 81 bombardiers moyens et 36 avions de reconnaissance soit un total de 414 appareils.

A cela s’ajoute les 105 appareils du GAO-508 (Strasbourg-Entziheim), du GAO-525 (Xaffevilliers) et du GAO-526 (Morhange) tous équipés de  avec huit Bloch MB-176, douze Dewoitine D-720 et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123.

Le total d’appareils disponibles pour la 4ème armée et son GRAVIA IV-A s’établit à 519 avions.

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22-Armée de terre : armement et matériel (75) ordre de bataille (9)

2ème Armée

A la différence des trois armées que nous venons de voir, la 2ème armée n’est pas concernée par une éventuelle entrée en Belgique. Son rôle n’en est pas moins capital car il doit couvrir la région entre Sedan et Longuyon et faire la jonction entre le socle (GA 2) et l’aile marchante (7ème armée, BEF, 1ère et 9ème armée)

Comme le dira le regretté maréchal Pétain «Les Ardennes sont infrachissables. On les pincera à la sortie».

On aurait pu ainsi s’attendre à ce que le massif boisé mais aisément pénétrable grâce à la qualité du réseau routier soit couvert côté français par de puissants ouvrages fortifiés mais ce ne fût pas le cas pour deux raisons.

La première raison ce sont les dépassements de budgets qui font que des choix ont du être fait dans la construction de la Muraille de France.

La seconde est que jusqu’en 1936, la Belgique est notre alliée ce qui aurait rendu incompréhensible la construction de fortifications à la frontière.

Des ouvrages fortifiés sont bien réalisés mais il s’agit d’ouvrages de campagne et non de véritables fortifications comme en Alsace et en Lorraine, ouvrages qui au printemps 1940 étaient loin d’être opérationnels ce qui laisse passer un frisson retrospectif…….. .

Huit ans plus tard, la situation s’est nettement améliorée et si les fortifications du Secteur Fortifié de Montmédy ne sont pas aussi impressionantes que le Hochwald, elles peuvent jouer leur rôle d’appui à des troupes de campagne.

Au niveau opérationnel, la 2ème armée dispose comme la 9ème, de trois corps d’armée à deux divisions d’infanterie, des divisions de valeur inégale, des unités d’active cotoyant des unités de réservistes.

Néanmoins, l’organisation fait que chaque corps d’armée dispose d’une unité d’active et d’une unité de réserve de série B. On peut espérer que les divisions composées de réservistes se haussent à la hauteur des divisions d’active.

-La 2ème armée dispose elle aussi d’unités qui lui sont directement rattachées. On trouve ainsi deux régiments de pionniers (412ème et 422ème régiments de pionniers), les 2ème et 12ème compagnie de garde de quartier général.

Char léger modèle 1940R dit Renault R-40

Char léger modèle 1940R dit Renault R-40

On trouve également un groupement de chars, le groupement de bataillons de chars n°502 avec le 2ème BCC disposant de 45 Renault R-40, le 10ème BCC alignant 45 FCM-42, le 18ème BCC équipé de 45 FCM-42 et le 35ème BCC équipé de 45 Renault R-40, ces deux derniers bataillons étant des bataillons de mobilisation.

Si le 35ème BCC dispose des chars prévus, le 18ème BCC reçoit des Hotchkiss H-39 en attendant la disponibilité de FCM-42.

On trouve le 2ème Groupement Antiaérien de Campagne (2ème GAAC) disposant d’un état-major, d’une batterie hors rang et de quatre batteries, deux batteries équipées de canons de 75mm et deux batteries équipées de canons de 37mm Schneider, canons remorqués par des véhicules tout-terrains Laffly.

-Dans le domaine du soutien, on trouve des unités dépendant de l’artillerie (parc de réparations d’artillerie n°2, parc de réparation des équipages et des ferrures n°2, le parc de réparation automobile n°2, le parc d’essence et ingrédients d’armée n°2 et le parc de munitions d’armée n°2).

-Le génie aligne diverses unités de sapeurs mineurs et de sapeurs routiers, une compagnie d’électro-mécaniciens et un parc de génie d’armée.

-En ce qui concerne les transmissions, on trouve le 802ème bataillon de sapeurs télégraphistes d’armée, le 817ème parc de transmissions d’armée et diverses unités associées.

-Le train soutien la deuxième armée avec sept compagnies hippomobiles et six compagnies automobiles dont deux sanitaires ainsi qu’une compagnie citerne.

-L’intendance, le service de santé, le service vétérinaire, le service des remontes dispose également d’unités intervenant en soutien de la 2ème Armée.

-La gendarmerie déploie pour maintenir l’ordre sur l’arrière et gérer les prisonniers un commandement de la gendarmerie et forces prévôtales de la 2ème armée.

-L’armée de l’air déploie plusieurs unités de chasse, de reconnaissance et d’appui tactique en soutien de la 2ème armée en l’occurence le Groupement d’Aviation de la 2ème Armée (GRAVIA-IIA) et les Groupes Aériens d’Observation (GAO) rattachés théoriquement aux différents Corps d’Armée.

Le Groupement d’Aviation de la 2ème Armée (GRAVIA-IIA) dispose des moyens suivants :
-4ème Escadre de Chasse (4ème EC) stationnée sur la base aérienne de Suippes avec pour équipement le Curtiss H-81 (81 appareils plus connus sous le nom de P-40 Warhawk) et le Lockeed H-322 Eclair (27 appareils plus connus sous le nom de P-38 Ligthning).

Douglas DB-7

Douglas DB-7

-Deux groupes de bombardement léger, les GB I/32 et II/32 stationnés à Challerange et disposant pour équipement du Douglas DB-7D.

-Un groupe de bombardement moyen, le GB I/34 stationné à Vitry le François avec pour équipement l’Amiot 351.

-Un groupe de reconnaissance tactique, le GR IV/35 stationné à Vitry le François avec pour équipement le Bloch MB-176.

Le GRAVIA II-A dispose de 108 chasseurs, de 81 bombardiers et 36 avions de reconnaissance soit un total de 227 avions.

A ce total peut s’ajouter les trois Groupes Aériens d’Observation des trois corps d’armée de la 2ème armée :

-Le GAO-505 équipé de huit Bloch MB-175, de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 stationné sur la base aérienne d’Etain.

-Le GAO-506 déployé sur la base aérienne de Spincourt  dispose de  huit Bloch MB-176, de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-Le GAO-522 déployé sur la base aérienne de Stenay dispose de huit Bloch MB-176, de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

Au final, le GRAVIA II-A peut compter sur 332 appareils de disponible pour mener à bien sa mission.

22-Armée de terre : armement et matériel (71) ordre de bataille (5)

1ère Armée

Cette première armée est déployée entre la British Expeditionnary Force et la 9ème armée couvre la région située entre Condé sur l’Escaut et Fourmies, la 1ère Armée ayant pour mission de couvrir la trouée de Gembloux, au sud-sud est de Bruxelles dans la région de Namur sur la Dyle.

Cette armée dispose de trois corps d’armées à deux divisions d’infanterie avec une division d’infanterie motorisée et une division d’infanterie (active, série A ou série B) et peut bénéficier du soutien du 2ème Corps de Cavalerie (3ème et 7ème DLM) placé en temps normal sous l’autorité du Groupe d’Armée.

-Comme pour la 7ème armée, on trouve des unités rattachées directement à la 1ère armée :

-401ème, 411ème et 421ème régiments de pionniers

-1ère et 11ème compagnie de garde de quartier général

-Parc de réparation d’infanterie n°1

Char léger modèle 1940R dit Renault R-40

Char léger modèle 1940R dit Renault R-40

-Groupement de bataillons de chars 501  avec le 1er BCC (45 Renault R-40), le 11ème BCC (45 Renault R-35 mod.), le 24ème BCC (45 FCM-42) et le 34ème BCC, un bataillon de mobilisation équipé de 45 FCM-42 associé au parc d’engins blindés n°1.

Ce dernier bataillon ne dispose que de dix-huit chars en septembre 1948 et est conservé en réserve pour la sécurité à l’arrière du front, ne devant être engagé que si le conflit ne permet pas de faire autrement. Son rééquipement complet est prévu pour la fin de l’année.

On trouve également une unité de DCA en l’occurence le 1er Groupe Anti-Aérien de Campagne (1er GAAC) disposant d’un état-major, d’une batterie hors rang et de quatre batteries, deux batteries équipées de canons de 75mm et deux batteries équipées de canons de 37mm Schneider, canons remorqués par des véhicules tout-terrains Laffly.

-Des unités de soutien dépendant de l’artillerie en l’occurence le parc de réparation d’artillerie n°1 associé à la 501ème compagnie d’ouvriers, le parc de réparation des équipages et ferrures n°1 associé à la 511ème compagnie d’ouvriers, le parc de réparation auto n°1 associées à la 521ème compagnie de triage et 531ème compagnie de parc, le parc d’essence et d’ingrédients d’armée n°1 avec quatre compagnies de dépôts (561ème compagnie de dépôt principal, 571ème 581ème et 591ème compagnies de dépôt secondaire) et enfin le parc de munitions d’armée n°1 avec mes 601ème, 611ème et 621ème compagnie de munitions.

-On trouve également plusieurs unités du génie avec le 268/1ère chefferie du génie d’armée, le 269/1ère chefferie d’étapes d’armée, les 151ème et 351ème bataillons de génie d’armée, un bataillon spécial du 3ème régiment du génie, le 251ème parc du génie d’armée (251ème compagnie de parc, 251/1ère et 2ème compagnies auxiliaires du génie), 399/1ère compagnie de sapeurs forestiers, 326/2ème et 12ème compagnies de ponts lourds, 531ème compagnie de construction et la régulatrice routière n°11.

-Les transmissions déploient sous l’autorité de la 1ère armée le 801ème bataillon de sapeurs télégraphistes d’armée, le 816ème parc de transmissions d’armée, la 952/1ère section technique de télégraphistes militaires et le 953/1er détachement d’ouvriers de lignes télégraphiques.

-Le train fournit de nombreuses unités de transport avec le 11ème groupement régional (quatre compagnies numérotés 5 à 8), sept compagnies hippomobiles, cinq compagnies automobiles six compagnies automobiles sanitaires et deux compagnies de camion citerne.

-L’intendance et le service de santé fournissent fournissent des unités de soutien en compagnie du service vétérinaire, du service des remontes.

-La gendarmerie dispose de la 4ème légion de la gendarmerie républicaine mobile.

-Comme pour la 7ème armée, l’armée de l’air détache au profit de la 1ère armée de puissants moyens aériens destinés à la reconnaissance, l’observation, la couverture aérienne et l’appui tactique.

On trouve d’abord le Groupement d’Aviation de la 1ère Armée (GRAVIA-IA) qui dispose de deux escadres de chasse, de deux groupes de bombardement d’assaut, de deux groupes de bombardement en piqué, d’un groupe de bombardement moyen, d’un groupe de reconnaissance sans oublier le renfort éventuel d’escadrilles de transport et la mise sous le commandement du GRAVIA IA des GAO-502, GAO-519 et GAO-520.

Arsenal VG-33

Arsenal VG-33

-La 2ème Escadre de Chasse est stationnée à Cambrai avec trois groupes de trente-six appareils répartis entre vingt-sept Arsenal VG-33 et neuf Lockeed H-322 Eclair.

-La 3ème Escadre de Chasse est stationnée à Beauvais qui dispose de trois de troupes de trente-six appareils répartis entre vingt-sept Dewoitine D-520 et neuf Bréguet Br700C2.

Ce sont donc un total de 216 chasseurs qui sont chargés de couvrir les forces terrestres de la 1ère Armée.

-Deux groupes de bombardement d’assaut, le GBA II/35 équipé de Bréguet Br695 stationné sur la base aérienne de Denain en compagnie du GBA II/51 équipé lui de Bréguet Br693.

-Deux groupes de bombardement en piqué stationnés sur la base aérienne du Quesnoy, les GB I/42 et GB II/42 équipés de Bréguet Br698.

-Un groupe de bombardement moyen stationné en temps de paix sur la base aérienne de Persan-Beaumont et qui rallie la base du Quesnoy à la mobilisation. Il est équipé de Lioré et Olivier Léo 451.

-Un groupe de reconnaissance tactique, le GB II/35 équipé de Bloch MB-176, stationné sur la base aérienne de Clastres en compagnie du GAO-520.

Outre les 216 chasseurs (162 monomoteurs _81 Arsenal VG-33 et 81 Dewoitine D-520_et 54 bimoteurs _27 Bréguet Br700C2 et 27 Lockeed H-322_), le GRAVIA IA dispose de 54 avions d’assaut (27 Bréguet 693 et 27 Bréguet 695), 54 bombardiers en piqué Bréguet 698, 27 bombardiers moyens Lioré et Olivier Léo 451 et 36 Bloch MB-176 soit un total de 387 avions.

Outre cette force importante, le Groupement d’Aviation de la 1ère Armée peut bénéficier du concours des trois Groupes Aériens d’Observation (GAO).

-Groupe Aérien d’Observation 502 stationné à Valenciennes avec  huit Bloch MB-176, douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Les Mureaux ANF-123.

-Groupe Aérien d’Observation 519 stationné à Denain avec huit Bloch MB-175, douze Dewoitine D-720 et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-Groupe Aérien d’Observation 520 stationné à Clastres dispose de huit Bloch MB-176, douze Dewoitine D-720 et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123.

Cela porte le nombre total d’avions disponibles pour le GRAVIA IA à 492 chasseurs, avions d’attaque, bombardiers et avions de reconnaissance.

-Le cœur de force de la 1ère armée ce sont trois corps d’armée, le 2ème Corps d’Armée, le 19ème Corps d’Armée tous deux mis sur pied par la 2ème région militaire de Lille accompagné du 20ème Corps d’Armée mis sur pied par la 3ème région militaire de Rouen.

Ces trois corps d’armée disposent chacun de deux divisions d’infanterie avec une division d’infanterie motorisée et une division d’infanterie type Nord-Est, toutes des unités d’active à l’exception de la 5ème DINA qui est une division de mobilisation.

22-Armée de terre : armement et matériel (69) Ordre de bataille (3)

Groupe d’Armées n°1

La zone de responsabilité du Groupe d'Armées n°1

La zone de responsabilité du Groupe d’Armées n°1 (1) : 7ème armée BEF et 1ère Armée

Préambule

Quand éclate la guerre de Pologne, le Groupe d’Armées n°1 est déployée entre la mer du Nord et Longuyon, couvrant donc la frontière belge depuis la mer du Nord jusqu’à cette ville de Lorraine avec deux armées bien équipées et bien entrainées, les 1ère et 7ème armées, deux armées moins bien équipées et entrainées, les 2éme et 9ème armées auxquelles s’ajoutaient le corps expéditionnaire britannique (British Expeditionnary Force) composé de neuf divisions d’infanterie auxquelles s’ajoute deux divisions à l’entrainement en France et une division d’infanterie au sein du Groupe d’Armées n°2.

A ces armées s’ajoutait également un Corps de Cavalerie composé des 2ème et 3ème DLM, la 1ère DLM étant affecté à la 7ème armée pour tendre la main aux néerlandais dans le cadre de la manoeuvre Dyle-Breda.

A l’origine, il était prévu en octobre 1939 un plan Escaut, le GA n°1 devant se porter sur l’Escaut jusqu’à Gand, l’armée belge couvrant la zone comprise entre Gand et Anvers, la 7ème armée restant en réserve à Reims.

Ce plan évolue avec la volonté de tendre la main aux néerlandais. Pour cela, la 7ème armée est déployée à l’ouest du BEF entre la mer du Nord et Hazebrouck et doit dès le déclenchement de l’offensive allemande et la demande d’aide des néerlandais et des belges, pénétrer en Belgique et tendre la main aux néerlandais en couvrant les bouches de l’Escaut jusqu’à Flessingue (8 novembre).

Tout cela aboutit à un plan Dyle-Breda (validé le 17 décembre 1939) qui voit la 7ème armée devant rallier Breda pour tendre la main à des unités néerlandaises.

Les britanniques auraient du se porter sur la Dyle de Louvain à Wavre, la 1ère armée dans la trouée de Gembloux sur la ligne Wavre-Namur sous la couverture du Corps de Cavalerie, l’armée belge s’installe sur une ligne Louvain à Anvers. La 9ème armée doit pénétrer dans le sud de la Belgique, la 2ème armée tenant son secteur entre Sedan et Longwy.

Ce plan n’à bien entendu pas été exécuté car la guerre de Pologne s’est achevé avant toute attaque allemande à l’ouest. Il n’à donc été joué dans cette version que dans le cadre de wargames.

Les conclusions sont les suivantes : la 7ème armée aurait eu du mal à tendre la main à la petite armée néerlandaise et la 1ère armée même renforcée par le Corps de Cavalerie aurait du mal à affronter les divisions blindées allemandes.

Ce plan aurait aboutit à un affrontement titanesque dans les plaines belges, un affrontement aux conclusions incertaines.

Entre septembre 1940 et septembre 1948, l’évolution du Groupe d’Armées n°1 se situe à la marge puisqu’elle doit toujours comprendre de l’ouest à l’est la 7ème armée, le Corps Expéditionnaire Britannique, la 1ère armée, la 9ème armée et la 2ème armée, couvrant une zone allant de la mer du Nord aux Ardennes.

A ces différentes armées s’ajoute deux Corps de Cavalerie, le 1er Corps de Cavalerie composé des 1ère et 5ème DLM et le 2ème Corps de Cavalerie composé des 3ème et 7ème DLM sans parler du 1er Corps d’Armée Cuirassé avec les 1ère, 3ème et 5ème Divisions Cuirassées.
En terme de stratégie, le plan Dyle-Breda à été réactualisé. Les deux Corps de Cavalerie soit quatre DLM (376 chars Somua + 136 chars légers de reconnaissance) doivent pénétrer en avant des différentes armées pour repousser les pointes allemandes, gagner du temps pour permettre aux différentes armées de s’installer sur un front semblable à celui imaginé en 1939.

Ensuite les Corps de Cavalerie si ils ne sont pas trop entamés doivent appuyer les différentes armées pour repousser hors de Belgique et des Pays Bas les troupes allemandes en soutien des armées de ces deux pays.

En version offensive, le GA n°1 pourrait attaquer par les plaines belges ou le Luxembourg, le CAC n°1 appuyé par les deux Corps de Cavalerie devant être la pointe de diamant appuyés par les différentes armées, les divisions d’infanterie du GA n°1 étant parmi les meilleures de l’armée française.

7ème Armée

Neuf ans plus tard, la 7ème armée  est déployée entre Dunkerque et Armentières avec deux corps d’armée à trois divisions d’infanterie. Elle pourrait également bénéficier du renfort du 1er Corps de Cavalerie et de ses deux Divisions Légères Mécaniques, les 1ère et 5ème DLM.

Une fois la mobilisation terminée, cette armée dispose de deux corps d’armée à trois divisions d’infanterie, chaque corps d’armée disposant d’une division d’infanterie motorisée et de deux divisions d’infanterie type Nord-Est.

Si les premières sont des unités d’active, les autres sont des unités mobilisées de série A, des conscrits et des réservistes jeunes voir de série B, des réservistes plus âgés mais pas moins compétents.

Outre les différents corps d’armée, on trouve des unités rattachées directement à la 7ème armée :

-4 régiments de pionniers : les 407ème, 417ème, 427ème et 437ème régiments

-7ème et 17ème compagnie de garde de quartier général

-Groupement de bataillons de chars 507 avec le 7ème BCC (45 FCM-42), le 17ème BCC (45 Renault R-40), le 32ème BCC (45 FCM-42) et le 43ème BCC (45 Renault R-40), ces deux derniers bataillons étant des bataillons de mobilisation.

On trouve également une unité de DCA en l’occurence le 7ème Groupe Anti-Aérien de Campagne (7ème GAAC) disposant d’un état-major, d’une batterie hors rang et de quatre batteries, deux batteries équipées de canons de 75mm et deux batteries équipées de canons de 37mm Schneider, canons remorqués par des véhicules tout-terrains Laffly. Et des unités de soutien dépendant de l’artillerie.

-Différentes unités du génie, des transmissions et du train avec trois compagnies hippomobiles et des compagnies de transport équipés de camions, d’autos et d’autocars; des unités d’intendance et de santé ainsi que des unités de gendarmerie pour maintenir l’ordre dans les arrières et gérer les éventuels prisonniers.

L’armée de l’air détache au profit de la 7ème Armée différentes unités pour la reconnaissance, l’observation, l’appui-feu et la couverture aérienne.

On trouve d’abord le GRAVIA VIIA (Groupement d’Aviation de la 7ème Armée) qui dispose des moyens suivants :

-8ème Escadre de chasse stationnée à Dunkerque avec 108 chasseurs répartis entre 81     monomoteurs Bloch MB-157 et 27 bimoteurs Lockeed H-322 Eclair  répartis en trois     groupes de trente-six appareils (27 monomoteurs et 9 bimoteurs).

Bréguet Br693

Bréguet Br693

-Deux groupes de bombardement d’assaut stationnés à Saint-Omer, les GBA I/35 et II/35     équipés respectivement de Bréguet 691 et de Bréguet 693

-Un groupe de bombardement en piqué, le GB I/40 stationné à Nogent-Fontes et équipé de
Loire-Nieuport LN-430

-Un groupe de bombardement moyen, le GB II/12 stationné à Lille-Lesquin avec pour équipement des Lioré et Olivier Léo 451.

-Un groupe de reconnaissance tactique, le GR I/35 stationné à Saint-Iglevert et équipé de     trente-six Bloch MB-176.

Le GRAVIA-VIIA dispose donc de 108 chasseurs (81 monomoteurs Bloch MB-157 et 27 bimoteurs Lockeed H-322 Eclair), de 54 bombardiers d’assaut (27 Bréguet Br691 et 27 Bréguet Br693), de 27 bombardiers en piqué Loire-Nieuport LN-430, 27 bombardiers moyens Lioré et Olivier Léo 451 et 36 Bloch MB-176 soit un total de 252 avions de combat.

A ces moyens déjà importants s’ajoutent deux Groupes Aériens d’Observation, les GAO-501 et GAO-518 rattachés en temps normal à deux divisions d’infanterie mais qui peuvent être placés sous l’autorité du GRAVIA-VIIA pour faire masse.

-1er Corps d’Armée

Outre l’état-major du Corps d’Armée mis sur pied comme son numéro l’indique en région parisienne, on trouve des unités qui lui sont directement rattachés :

-le 601ème régiment de pionniers

-Le 1er Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (1er GRCA) mis sur pied par le CMC n°18 d’Asnières et qui dispose de douze chars légers AMX-42 et de seize automitrailleuses puissantes AM-40P sans oublier des fusiliers motocyclistes.

Canon de 105mm long modèle 1936S

Canon de 105mm long modèle 1936S

-Le 101ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (101ème RALT) disposant de deux groupes à trois batteries (24 pièces) équipés de Schneider de 105L modèle 1936 et un groupe à trois batteries (12 pièces) équipé de canons de 155 GPFT.

-Quatre compagnies de génie, intégré au 101ème bataillon avec les 1ère et 2ème compagnies de sapeurs mineurs, la 16ème compagnie d’équipage de pont et la 21ème compagnie de parc du génie.

-81ème compagnie télégraphiste et 82ème compagnie radio.

-351/1ère compagnie automobile de quartier général
-384/1ère compagnie automobile de transport

-101/1er groupe d’exploitation motorisé et 201/1ère compagnie de ravitaillement en viande

-1ère ambulance motorisée, 201ème ambulance chirurgicale légère motorisée, 1er groupe sanitaire de ravitaillement motorisé et 1ère section hygiène,lavage et désinfection.

-Groupe Aérien d’Observation (GAO) n°501 équipé de huit Bloch MB-175, de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Mureaux ANF-123 soit un total de trente-cinq appareils chargés d’éclairer les divisions de pointe et d’appuyer le GRCA et les GRDI.

On trouve ensuite les trois divisions d’infanterie, une division motorisée et deux divisions de type Nord-Est partiellement motorisée.

-25ème Division d’Infanterie Motorisée. Cette division d’active basée à Clermont-Ferrand est la division motorisée du 1er Corps d’Armée, la division en pointe, la plus apte à suivre les DLM ou les DC.

Elle dispose notamment de trois régiments d’infanterie de ligne (38ème, 92ème et 121ème RI), de deux régiments d’artillerie (16ème RAD et 216ème RALD), de la 625ème batterie divisionnaire antichar, du 25ème bataillon de défense antiaérienne, du 21ème bataillon du génie ainsi que diverses unités logistiques et de soutien.

Il bénéficie également du concours du 5ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (5ème GRDI) équipé de     chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-La 4ème Division d’Infanterie est une unité de série A, une unité de mobilisation composée de jeunes conscrits ou de réservistes récemment libérés. Cette division est du type Nord-Est mais elle est néanmoins plus motorisée que les divisions d’active du même type.

Cette division dispose notamment de trois régiments d’infanterie de ligne (45ème, 72ème et 124ème RI), , de deux régiments d’artillerie (29ème RAD et 229ème RALD), de la 604ème batterie divisionnaire antichar, du 4ème bataillon de défense antiaérienne et du 66ème bataillon du génie ainsi que diverses unités logistiques et de soutien.

Elle bénéficie également du concours du 12ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (12ème GRDI) équipé de vingt chars légers Hotchkiss H-39 et de 28 automitrailleuses puissantes AM modèle 1940 P (16 AMP, 8 AMP-S, 2 véhicules de dépannage,2 véhicules PC).

-La 21ème Division d’Infanterie est une division d’active stationnée dans l’Ouest de la France avec un état-major implanté à Nantes.

Cette division dispose notamment de trois régiments d’infanterie de ligne (48ème, 65ème et 137ème RI), de deux régiments d’artillerie (35ème RAD et 235ème RALD), de la 605ème batterie divisionnaire antichar, du 21ème bataillon de défense antiaérienne et du 29ème bataillon du génie ainsi que de diverses unités logistiques et de soutien.

Elle bénéficie également du concours du 27ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (27ème GRDI) équipé de chars légers FCM-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

L’armée de l’air s’adapte : appui-tactique et bombardement tactique (3)

Dewoitine D-550

Le 23 juin 1939, le Dewoitine D-550 effectua son premier vol. Cet appareil était destiné à remporter le record de vitesse mais entre-temps, le Messerchmitt Me-209 avait porté le record à une vitesse hors de portée du Dewoitine D-550.

Cet effort ne fût pas perdu pour l’armée de l’air puisque de cet appareil de record, la firme Dewoitine en ressorti le D-551, un chasseur moderne et racé aux performances bien supérieures aux D-520 et capable de rendre la monnaie de są pièce aux nouvelles versions du Me109,  »Friedrich” et  »Gustav”. Les trois prototypes effectuent leur premier vol respectivement le 15 octobre, le 5 novembre et le 13 novembre 1940.

Les essais furent suffisamment prometteur pour pousser l’armée de l’air à passer commande de ce nouvel appareil produit au sein de la SNCAM à Marseille-Marignane ce qui facilitait la prise en charge des appareils par les unités de convoyage voir les unités opérationnelles.

Une première commande de 108 appareils est signé en janvier 1941 pour équiper quatre nouveaux groupes de chasse activés en mai, juin, juillet et septembre 1941 soit vingt-sept appareils par groupe répartis en trois escadrilles de neuf appareils. Ces appareils sont livrés entre mars 1941 et janvier 1942.

En juin 1942, l’armée de l’air passe commande de 54 appareils pour maintenir les chaines ouverte et surtout constituer une réserve d’attrition. Les premiers appareils sont livrés dès juillet (la SNCAM avait semble-t-il anticipé la décision de l’armée de l’air) et la commande honorée en janvier 1943.

Entre-temps la marine s’est montré intéressé par cet appareil et notamment une version embarquée dont le dévellopement avait été anticipé par le constructeur qui en dépit de l’expérience du D-790 allait connaitre bien des difficultés pour mettre au point le D-795, version embarquée du D-551.

112 appareils de série sont commandés en novembre 1945 et livrés à la marine entre janvier 1946 et janvier 1947. Entre-temps, en mars 1944, l’Aviation Navale à commandé 72 D-551 qui sont livrés entre septembre 1944 et mai 1945.

L’armée de l’air qui disposait en janvier 1943 de 162 D-551 passe commande en mars 1943 de 54 nouveaux appareils pour compléter la réserve d’attrition, les appareils étant livrés entre mars et septembre 1943.

En janvier 1944, 40 nouveaux D-551 sont commandés dans une version améliorée baptisée D-551bis pour pouvoir équiper un groupe de chasse activé en mars 1944 et pour pouvoir compléter la réserve d’attrition. Ces appareils sont livrés entre mars et juillet 1944.

En février 1947, 54 D-551bis sont commandés par l’armée de l’air pour rééquiper trois ERC (Escadrilles Régionales de Chasse) où ils remplacent les MS-410 qui ont plus que fait leur temps, les appareils en question étant livrés entre mars et juin 1947.

Au final, ce sont  234 D-551, 94 D-551bis et 112 D-795 qui ont été produits pour l’armée de l’air et la marine soit un total de 440 appareils. La chaine de production est stoppée en septembre 1947 mais prête à rouvrir si nécessaire.

Elle réouvre en mars 1948 quand 54 appareils sont commandés pour alimenter les stocks en vue d’un conflit qu’on imaginait terrible avec des pertes abominables. Ces appareils n’étaient pas tous livrés en septembre 1948.

Comme le D-551 était issu du D-520, le Bloch MB-159 était issu en droite ligne du MB-157, bénéficiant d’un moteur plus puissant (1850ch contre 1700ch).

Dans la course contre l’Allemagne qui disposait du Fw190 dont on supputait de remarquables performances, l’armée de l’air peu après la réception du MB-157 décida d’acquérir le MB-159 qui extérieurement parlant se différenciait de son devancier par un capot moteur plus long.

Deux prototypes sont commandés en septembre 1942 et livrés en novembre 1942, le MB-159 n°01 effectuant son premier vol le 4 décembre 1942 et le second décollant pour la premier fois le 17 janvier 1943.

Les essais intensifs débouchent en mai 1943 sur la commande de 54 appareils qui sont livrés parallèlement aux MB-157 de la 4ème commande, appareils qui sont livrés entre août 1943 et avril 1944 pour équiper un groupe de chasse et constituer une réserve d’attrition de 100%.

En mai 1944, une nouvelle commande de 108 MB-159 est passée par l’armée de l’air pour rééquiper quatre groupes équipés alors de MB-155. Les 108 appareils sont livrés entre juillet 1944 et mai 1945.

En mars 1945, une nouvelle commande de 108 MB-159 est passée par l’armée de l’air pour rééquiper les quatre derniers groupes encore équipés de MB-155. Les appareils sont livrés entre juin 1945 et avril 1946.

Parallèlement, la marine à passer commande de 60 Bloch MB-159M _version embarquée du MB-159_, appareils livrés entre décembre 1945 et mai 1946, parallèlement donc aux appareils de la 3ème commande de l’armée de l’air.

Si ces unités de première ligne sont rééquipés et pour la plupart pleinement opérationnelles sur le nouvel appareil, il faut aussi penser aux stocks et en juin 1946, 108 appareils sont commandés pour servir de réserve d’attrition, appareils livrés à la cadence de douze appareils et la commande est honorée entre août 1946 et mai 1947.

Une nouvelle commande dite de ”réserve” est passée en février 1947 pour à nouveau 108 appareils qui sont livrés entre juin 1947 et mars 1948.

Quand éclate le second conflit mondial en septembre 1948, l’armée de l’air à commandé et reçut deux prototypes, six appareils de présérie (tous stockés) et 486 appareils de série dont  »seulement” 243 sont en ligne et 251 stockés. A cela s’ajoute les soixante appareils en version embarquée pour l’Aviation Navale.

L’impressionant Focke-Wulf Ta400

L’apparition à l’automne 1943 du bombardier hexamoteur allemand Ta-400 (deux exemplaires même si les appareils de série ne sortirent que deux ans et demi plus tard) poussa l’armée de l’air à réclamer un chasseur lourd d’interception.

Plusieurs constructeurs proposèrent différents modèles mais c’est Dewoitine qui l’emporta avec son D-555 propulsé par un Rolls-Royce Merlin 130 de 2100ch, l’appareil effectua son premier vol le 17 juin 1944 mais pendant un temps, il resta unique.

Dewoitine continua le dévellopement de son appareil et le 8 mars 1945, un deuxième prototype effectua son premier vol  propulsé par un SNM Diamant de 2500ch lui  offrant des performances remarquables.

Quatre appareils de pré-série sont commandés en septembre 1945 et livrés entre novembre 1945 et janvier 1946, ce delai s’expliquant par la surcharge des usines Dewoitine. Une commande de série est finalement passée en juin 1946 pour quarante appareils dont vingt-sept pour un groupe de chasse, le seul à être équipé de cet appareil. Les livraisons sont assurés entre septembre 1946 et juin 1947.

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Au printemps 1940, les unités de chasse multiplaces sont les parents pauvres de l’armée de l’air avec seulement cinq escadrilles (quatre de chasse de nuit et une de chasse de jour) qui plus est équipés d’un appareil loin d’être parfait : le Potez 631.

La situation va heureusement rapidement changer et les unités de chasse multiplaces vont connaitre une expansion spectaculaire que ce soit dans le domaine de la chasse lourde ou dans le domaine novateur de la chasse de nuit.

Au printemps 1940, la défense aérienne nocturne du territoire est assurée par cinq escadrilles équipées de Potez 631 triplaces basées à Meaux, Melun, Le Plessis-Belleville et Betz-Bouyancy, ces quatre aérodromes étant installés en région parisienne ce qui est tout sauf un hasard, la cinquième escadrille étant basée à Loyelles dans l’Ain

Huit ans et demi plus tard, ce sont pas moins de 36 escadrilles de chasse nocturne qui sont chargées de cette besogne.

Ces trente-six escadrilles de neuf appareils soit 324 avions sont répartis en douze groupes eux même groupés en quatre escadres, deux couvrant le nord-est, une troisième couvrant le sud-est contre l’Italie et la quatrième protégeant les nuits de l’Afrique du Nord. Les quatre escadres sont créés en septembre 1941 même si il faut attendre juin 1945 pour que tous les unités soient équipées en appareils.

Dans le domaine de la chasse lourde, l’unique ECMJ I/16 basée à Wez-Thuisy près de Reims fait des petits avec pas moins de quarante-huit escadrilles de neuf appareils, chaque groupe de chasse recevant à partir de janvier 1944 une escadrille de multimoteurs (sous-entendus bimoteurs) pour les missions de chasse lourde.

Lockeed L-322

Ces 48 escadrilles sont équipés pour 16 d’entre-elles de Lockeed H-322 plus connus sous le nom de P-38 et pour les 32 autres de Bréguet Br700C2.

En septembre 1948, l’armée de l’air dispose d’un total de quatre-vingt quatre escadrilles déployée en métropole et en Afrique du Nord plus trois escadrilles de chasse de nuit en Indochine avec trente-six Hanriot NC-600 soit un total de 87 escadrilles et 783 appareils. En comptant les appareils de réserve, 1174 appareils de chasse multiplace ont été produits repartis entre 526 Hanriot NC-600, 216 P-38 et 432 Bréguet Br700C2

Ces unités de chasse multiplace vont donc être équipées de trois appareils : le Hanriot NC-600, le Lockeed H-322 et le Bréguet Br700C2. Le premier va monopoliser les escadrilles de chasse de nuit (ECN) alors que les deux autres se partageront les unités de chasse multiplaces de jour.

Hanriot NC-600, unavion racé et élégant

Le Hanriot NC-600 est une réponse à un programme de 1934 pour un bimoteur de chasse destiné à l’escorte longue distance, l’interception des bombardiers et l’attaque au sol.

Au Salon de l’Aviation de 1936, la firme Hanriot présenta le H-220 qui effectua son premier vol sous un modèle modifié baptisé H 220-1 le 2 septembre 1937 mais fût détruit peu après.

Un nouveau prototype baptisé NC-600 (suite à l’intégration de la firme Hanriot au sein de la Societé Nationale des Constructions Aéronautiques du Centre [SNCAC]) effectua son premier vol le 15 mai 1940 et le second sous une forme légèrement différente le 9 septembre 1940.

Quatre appareils de présérie furent commandés en janvier 1941 et livrés en mars de la même année pour des essais multiples qui réussir à convaincre l’armée de l’air un temps tentée par l’original SE-100 de commander ce bimoteur réputé aussi agile que certains monomoteurs.

Une première commande de 72 appareils est passée en juin 1941 pour équiper huit escadrilles de chasse de nuit, les appareils étant livrés entre septembre 1941 et mars 1942 soit une cadence de douze appareils par mois.

La deuxième commande est passée dès le mois de janvier 1942 pour à nouveau 72 appareils qui sont livrés entre avril et octobre 1942, de quoi donc équiper huit nouvelles escadrilles de chasse de nuit.

La troisième commande est passée au mois de mars 1942 et pour augmenter les cadences, Hanriot ou plutôt la SNCAC décide de mettre sur pied une deuxième chaine de montage à Clermont-Ferrand. Les 72 appareils commandés _tous fabriqués à Bourges_ sont livrés entre novembre 1942 et mars 1943 pour équiper huit escadrilles de chasse de nuit.

La quatrième commande passée en juin 1942 voit l’armée de l’air commander 72 appareils pour équiper huit escadrilles de chasse de nuit, les appareils _les premiers produits à Clermont-Ferrand_ sont livrés entre septembre 1942 et mars 1943.

La cinquième commandée passée en septembre 1942 voit l’armée de l’air commander 72 appareils (et la marine 24 avions pour l’escadrille 3C précédemment équipée de Potez 631) pour équiper les quatre dernières escadrilles de chasse de nuit à équiper (soit 36 appareils) et surtout douze escadrilles de chasse multiplace de jour, les appareils produits à part égale à Bourges et à Clermont-Ferrand étant livrés entre septembre 1942 et janvier 1944.

La sixième commande est donc la première destinée à créer une réserve d’attrition fixée pour cet avions et pour tous les bimoteurs à 50% des appareils en ligne soit un total de 176 appareils. Cette première commande de réserve est passée à l’usine de Clermont-Ferrand en juin 1944 (Bourges devant produire le Bréguet Br700C2) qui livre les 41 appareils entre août 1944 et février 1945.

La huitième commande passée en septembre 1944 pour 41 appareils de réserve est livrée à l’armée de l’air entre avril et octobre 1945. La neuvième commande de 41 appareils passée en juin 1945 est livrée entre novembre 1945 et juin 1946. La dixième commande de 53 appareils est passée en mars 1946 pour parfaire le volant de réserve, ces appareils étant livrés entre août 1945 et avril 1946.

L’armée ayant décidé de déployer un GCC multimoteurs en Indochine, 36 Hanriot NC-600 supplémentaires sont commandés en mars 1947 et livrés entre juin et octobre 1947, 27 appareils sont prévus pour être mis en ligne et 9 en réserve en Indochine.

Une ultime commande est passée en janvier 1948 pour 54 bimoteurs destinés à alimenter des stocks jugés toujours insuffisants par l’armée de l’air, ces appareils étant livrés entre février et août 1948.

L’armée de l’air à donc reçu un total de 526 Hanriot NC-600.

Bréguet Br700C2

Le deuxième chasseur bimoteur de l’armée de l’air est le Bréguet Br700C2, l’un des rejetons de la prolifique famille Bréguet 691/693 et consorts. Il à pour origine le Bréguet Br697 n°1 qui effectua son premier vol le 19 octobre 1939. Les essais se poursuivirent jusqu’en septembre 1940 quand la production en série est décidée à l’usine Bréguet du Havre.

La première commande officielle est passée en mars 1941 pour 36 appareils de quoi équiper quatre escadrilles de chasse multiplace de jour. Les appareils sont livrés entre août et décembre 1941.

La deuxième commande est adressée à SNCAN _dont dépendait l’usine havraise de Bréguet_ en mars 1942 pour 36 appareils qui sont livrés entre mai et septembre 1942.

La troisième commande est passée entre l’armée de l’air et la SNCAN en septembre 1942 pour 36 appareils qui sont livrés entre octobre 1942 et avril 1943.

La quatrième commande est passée en mars 1943 et les 36 appareils commandés  sont livrés entre avril et septembre 1943.

La cinquième commande passée en juillet 1943 pour 36 appareils est honorée entre août 1943 et janvier 1944 alors que la sixième commandée passée en décembre 1943 pour 36 appareils l’est entre février et juin 1944.

La septième commande passée en mai 1944 est la dernière pour équiper les unités en ligne avec 72 Bréguet Br700C2 qui sont livrés entre juillet 1944 et mai 1945.

La huitième commande passée en avril 1945 est destinée à la réserve d’attrition, quarante-huit appareils qui sont livrés entre juin 1945 et février 1946.

La neuvième commande passée en janvier 1946 permet la fourniture à l’armée de l’air de quarante-huit appareils qui sont livrés entre mars 1946 et janvier 1947.

Une ultime commande de réserve est passée en septembre 1947 pour quarante-huit appareils qui sont livrés entre novembre 1947 et juillet 1948.

Au final l’armée de l’air reçut un total de 432 Bréguet Br700C2 qui n’allaient pas tarder à affronter les Zersöster allemands, les Me110.

Bien que commandés en grande quantité, le Hanriot NC-600 et le Bréguet Br700C2 n’étaient pas les seuls bimoteurs de chasse en service en septembre 1948. Un troisième appareil équipe les unités de chasse multiplace.

Connu dans l’armée de l’air sous le nom de Lockeed H-322, il l’est davantage sous son matricule américain et son surnom, le Lockeed P-38 Lightning.

Cet appareil à la configuration hétérodoxe _fuselage bipoutre, une configuration uniquement présente sur le Fokker D.XXIII néerlandais_ effectua son premier vol le 23 avril 1939 et intéressa très rapidement la France et la Grande Bretagne.

L’armée de l’air et la Royal Air Force se montra intéressée et 800 appareils pourraient être commandés dont 417 pour la France. La France ayant également choisit le Hanriot NC-600 et le Bréguet Br700C2, cette commande fût finalement réduite à 230 exemplaires, officiellement commandée en septembre 1940.

Les appareils étaient fabriqués à Lawrence en Californie, rejoignaient en vol Halifax au Canada où ils étaient pris en charge par des pilotes français qui les testaient avant qu’ils ne soient démontés, mis en caisse pour traverser l’Atlantique en cargo.

Arrivés au Havre, les caisses étaient transférés à l’aérodrome de Caen-Carpiquet où ils sont remontés par des ouvriers de la SNCAN aidés d’une équipe d’ingénieurs américains de son constructeur.

Les premiers appareils arrivent en France en mars 1941 et pris en main par l’armée de l’air en mai 1941. La cadence est d’abord faible avec quatre appareils livrés de juillet à octobre 1941 soit douze appareils en service.

Elle augmente progressivement avec six appareils livrés entre novembre 1941 à juin 1942 soit soixante appareils livrés en quinze mois.

La cadence va se stabiliser à huit appareils par mois ce qui explique que la commande va être honorée en avril 1944.

Le Lockeed H-322 Eclair va équiper un total de seize escadrilles multimoteurs de chasse de jour et rapidement, fera taire les scéptiques sur un chasseur bimoteur monoplace. Aux 144 appareils en ligne, s’ajoute 72 stockés comme volant de fonctionnement et 14 utilisés pour des tests techniques et tactiques.

-L’utilisation de ce bimoteur monoplace poussa l’armée de l’air à préparer l’avenir en choisissant cette configuration pour le remplacement des NC-600 et Br700C2 même si ce remplacement n’était pas une priorité absolue.

Un appel à projet est lancé en novembre 1945 et en mai 1946, cinq projets sont présentés : le Hanriot NC-675, le Dewoitine D-775, le Bloch MB-740, le Bréguet Br750C2 et le Farman F-275 Frelon.

De Havilland Hornet

Ce dernier n’était autre qu’une version francisée du De Havilland Hornet dont Farman avait obtenu la licence de fabrication et en avait assuré la ”francisation” (armement, instruments de navigation).

Chaque constructeur reçoit l’ordre de livrer quatre prototypes pour une évaluation approfondie et logiquement Farman est le premier constructeur à livrer ses quatre prototypes en septembre 1946, Hanriot suivant avec un dérivé monoplace du NC-600 en octobre, Dewoitine livrant un bimoteur à configuration bipoutre en décembre 1946, Bloch livrant ses appareils en février 1947 et Bréguet en juillet 1947.

Un groupe d’évaluation est créé en septembre 1947 et les évaluations débouchèrent en mars 1948 sur la présélection du Dewoitine D-775, du Bloch MB-740 et du Farman F-275. Les évaluations se poursuivirent mais en septembre 1948, aucune décision ferme avait été prise même si le F-275 avait semble-t-il les faveurs de l’armée de l’air.

 Au 5 septembre 1948, l’armée de l’air alignait dans ses unités en ligne 2532 chasseurs monomoteurs et bimoteurs.