23-Armée de terre Ligne Maginot (41)

Ordre de bataille de la ligne Maginot et des fortifications de Corse et de Tunisie

De septembre 1940 à l’été 1948, la Ligne Maginot ressemble à un géant assoupi, prêt à mordre et à griffer. Régulièrement et comme avant la guerre de Pologne, des exercices sont régulièrement menés (généralement une fois par mois voir une fois tous les quinze jours) pour améliorer le délai de réaction pour armer les ouvrages qui doivent couvrir la mobilisation générale d’une attaque surprise allemande.

Voilà pourquoi dès la mi-août 1948, le géant commence à s’étirer à s’éveiller. Les ouvrages retrouvent l’animation qu’était la leur durant la guerre de Pologne.

Nous sommes loin de la mobilisation générale mais dès le 22 août, le haut commandement estime possible de repousser une attaque surprise allemande entre les Ardennes et la frontière suisse sans parler d’une attaque italienne sur le front alpin.

Les tensions ne faisant que s’accroitre, de nouvelles classes de réservistes sont rappelés à partir du 27 août, des régiments d’infanterie et d’artillerie de forteresse sont réactivés pour pouvoir occuper les ouvrages.

Comme durant la guerre de pologne, les gardes frontaliers et les gardes mobiles frontaliers vont se livrer à des escarmouches en compagnie des corps francs des RIF, des escarmouches maintenues à un niveau suffisamment bas pour que les morts provoqués par des combats ne dégénèrent pas, pas maintenant en tout cas en un conflit ouvert.

Dès le 3 septembre 1948, les ouvrages de la ligne Maginot sont en ordre de bataille, près à repousser une attaque allemande et à couvrir les prémices de la mobilisation générale officiellement décrétée le 5 septembre 1948.

Comme de septembre 1939 à septembre 1940, des Secteurs Défensifs et les Secteurs Fortifiés deviennent des Division d’Infanterie de Forteresse (DIF) chargés d’une véritable mission de défense en soutien des Grandes Unités de combat.

Pour ce qui est des ouvrages de campagne, sans troupes attitrées, ils sont entretenus et gardés par des régiments de travailleurs qui par rapport à septembre 1939 sont devenus de quasi-régiments d’infanterie, aptes à mener des combats défensifs bien que la tenue de ses ouvrages est confiée aux troupes de campagne du secteur.

Secteur Fortifié des Flandres (SFF)

-221ème régiment de travailleurs à cinq compagnies de 200 hommes chargés de l’entretien et de la garde des ouvrages en attendant le déploiement des unités de campagne. Ce régiment ex-221ème régiment régional de travailleur à intégré les 9ème et 15ème compagnies de travailleurs espagnols ainsi que la 253ème compagnie française de travailleurs

-10ème et 11ème batteries du 161ème Régiment d’Artillerie de Position. La 10ème batterie reste équipée de canons de 75mm modèle 1897 alors que la 11ème à reçu des canons de 75mm TAZ modèle 1939.

Canon de 75mm TAZ modèle 1939

Canon de 75mm TAZ modèle 1939

-174ème bataillon de sapeurs mineurs

Secteur Fortifié de Lille

-16ème régiment de travailleurs

Secteur Fortifié de l’Escaut

-54ème régiment d’infanterie de forteresse

-17ème régiment de travailleurs

-1er groupe du 161ème RAP équipé de 16 canon de 75mm modèle 1897 en deux batteries et une batterie équipée de huit canons de 105L modèle 1913S, eux aussi montés sur un train de roulement moderne.

canon de 75mm modèle 1897 équipé de pneumatiques

canon de 75mm modèle 1897 équipé de pneumatiques

-1ère compagnie du 212ème bataillon de Sapeurs-Mineurs

101ème Division d’Infanterie de Forteresse

La 101ème DIF remplace le 12 septembre 1948 le Secteur Fortifié de Maubeuge, la mission de cette grande unité est de tenir le front telle une unité statique. Elle dispose des unités suivantes :

-84ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (84ème RIF)

-87ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (87ème RIF) réactivé le 1er septembre 1948 à partir du régiment précédent.

-1er bataillon de mitrailleurs devenu en septembre 1947, 1er régiment de mitrailleurs

-18ème régiment de travailleurs

-2ème groupe du 161ème RAP équipé de 16 canons de 75mm modèle 1897 (deux batteries) et 8 canons de 105mm modèle 1913S en une batterie. Les autres pièces restent stockées.

-226ème bataillon du génie de forteresse (1ère compagnie de sapeurs mineurs, 81ème et 82ème compagnies de transmission et le 21ème parc du génie).

102ème Division d’Infanterie de Forteresse (ex-Secteur Fortifié des Ardennes)

Comme pour la 101ème DIF, la 102ème DIF est chargée de tenir le terrain au profit des unités de campagne notamment les unités chargées de pénétrer en Belgique et au Luxembourg en cas d’agression allemande pour freiner voir stopper l’avance ennemie. Cette division dispose des unités suivantes :

-42ème demi-brigade de mitrailleurs coloniaux

-52ème demi-brigade de mitrailleurs coloniaux officiellement réactivée à la fin du mois d’août

-148ème régiment d’infanterie de forteresse

Canon de 155mm Saint Chamond modèle 1915

Canon de 155mm Saint Chamond modèle 1915

-160ème régiment d’artillerie de position : 2ème groupe avec les 4ème et 6ème batteries disposant de canons de 75mm modèle 1897 et 3ème groupe (7ème 8ème et 9ème batteries) équipées de canons de 155C Saint Chamond modèle 1915 et de canons de 155L modèle 1877.

-141ème bataillon de génie de forteresse avec une compagnie de sapeurs mineurs, les 81ème et 82ème compagnies de transmission et du 83ème détachement colombophile.

-227ème bataillon du génie de forteresse (1ère compagnie de sapeurs-mineurs, la 81ème compagnie de télégraphiste et la 82ème compagnie radio).

103ème division d’infanterie de forteresse (ex-Secteur Fortifié de Montmedy)

Cette division retrouve l’aspect qu’avait le SFM entre septembre 1939 et septembre 1940 avec les unités suivantes :

-132ème régiment d’infanterie de forteresse

-136ème régiment d’infanterie de forteresse

-147ème régiment d’infanterie de forteresse

-155ème régiment d’infanterie de forteresse

Maintenu en ligne après la démobilisation, le 169ème RAP est réorganisé en 1942 avec deux groupes, un premier groupe équipé d’une batterie de 155mm et deux batteries de 105mm et un deuxième groupe avec deux batteries d’ouvrages, une pour les forts de Verdun et un autre pour les casemates du SF Montmedy et une batterie de 105mm.

Canon de 47mm modèle 1937

Canon de 47mm modèle 1937

 

A la mobilisation d’août 1948, une batterie de douze canons de 47mm modèle 1937 est intégrée au régiment pour renforcer la défense antichar du secteur.

-211ème bataillon de sapeurs mineurs avec la 81ème compagnie télégraphiste et la 82ème compagnie radio

Secteur Fortifié de Crusnes

Ce secteur fortifié qui ne devient pas une division retrouve en septembre 1948 l’aspect qu’il avait connu durant la guerre de Pologne. Il aligne donc les unités suivantes :

-128ème régiment d’infanterie de forteresse réactivé dès le 21 août 1948

-139ème régiment d’infanterie de forteresse réactivé le 30 août 1948

-149ème régiment d’infanterie de forteresse

-46ème régiment d’artillerie mobile de forteresse (46ème RAMF) disposant de deux groupes de 75mm appuyant respectivement les 128ème et 139ème RIF et d’un groupe de 155C appuyant le 149ème RIF.

-152ème régiment d’artillerie de position disposant de deux batteries de 155C et deux batteries de 155mm modèle 1877

-142ème bataillon du génie de forteresse (deux compagnies de génie, 81ème compagnie télégraphiste, 82ème compagnie radio et 83ème détachement colombophile)

Secteur Fortifié de Thionville

Le Secteur Fortifié de Thionville dispose à la suite de la mobilisation d’août-septembre 1948 des unités suivantes :

-167ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (167ème RIF)

-168ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (168ème RIF)

-169ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (169ème RIF) mobilisé à partir du 168ème RIF comme en septembre 1939.

-151ème Régiment d’Artillerie de Position (151ème RAP) à cinq groupes répartis en deux groupes de 155L, deux pièces de 240, deux pièces de 220L, des batteries d’ouvrages et l’artillerie d’anciens forts allemands.

-70ème Régiment d’Artillerie Mobile de Forteresse (70ème RAMF) avec deux groupes de 75mm (ayant appartenu de septembre 1940 à août 1948 au 151ème RAP) et un groupe de 155C

-203ème bataillon du génie de forteresse qui dispose de deux compagnies de génie (1ère et 2ème), la 81ème compagnie télégraphiste et la 82ème compagnie radio.

23-Armée de terre Ligne Maginot (21)

Secteur Fortifié de Maubeuge

Dependant lui aussi de la 1ère Armée, ce Secteur Fortifié devenu de mars à juillet 1940, la 101ème Division d’Infanterie de Forteresse (101ème DIF) à été l’objet de nombreux travaux.

Une première position CORF est établie dans la forêt de Mormal au sud de Maubeuge mais rapidement, un autre projet est établit pour fortifier les môles de Maubeuge et de Bavai mais la fortification ce dernir môle est reportée en troisième urgence.

L’«abandon» du môle de Bavai permet une reprise du projet de fortification de Maubeuge avec une vision nettement plus ambitieuse.

On prévoit pas moins de quatre ouvrages d’artillerie, deux petits ouvrages et une ligne de trente-six casemates. Malheureusement, cet ambitieux projet ne vit pas le jour, seuls furent construits quatre ouvrages d’infanterie implantés sur de vieux forts de la ceinture de Maubeuge et sept casemates.

A partir de 1937 et suite notamment au retour de la neutralité belge, le reste de la position est garnie de blocs type 1ère Région Militaire et quelques casemates type STG. Cette position est renforcée l’année suivante par une ligne d’arrêt à 1500m en arrière de la LPR avec des blocs type 1ère RM, STG ou FCR.

Durant la guerre de Pologne, la 101ème DIF alignait deux régiments d’infanterie de forteresse mais seul le 84ème RIF est maintenu en ligne après la démobilisation, le 87ème RIF mis en sommeil en septembre 1940 étant réactivé le 21 août 1948. Ces deux régiments sont complétés par le 1er bataillon de mitrailleurs et le 18ème régiment de travailleurs.

La 101ème DIF dissoute en juillet 1940 est réactivée le 1er septembre 1948 avec les régiments cités plus haut. Il est également prévu qu’elle prenne sous son aile les régiments de campagne qui seraient détachés à la défense de Maubeuge notamment en cas d’entrée en Belgique.

Le SF Maubeuge/101ème DIF est divisée en deux sous-secteurs, attribués chacun à l’un des deux régiments d’infanterie de forteresse, le sous-secteur Hainaut au 87ème RIF et le 84ème RIF au sous-secteur Thierache.

Sous-secteur Hainaut

La position de résistance est ici de type mixte avec à la fois des ouvrages CORF et des ouvrages que nous pourrions qualifier de campagne. Les premiers sont armés par les compagnies d’équipages d’ouvrages (103ème, 104ème et 105ème CEO) et les seconds doivent l’être par les troupes de campagne.

Les ouvrages CORF sont au nombre de cinq. La 105ème CEO arme les ouvrages des Sarts et d’Heronfontaine .

Cloche pour Arme Mixte

Cloche pour Arme Mixte

Le premier nommé dispose de deux blocs, le bloc 1 est un casemate simple flanquant vers l’ouest avec un créneau jumelage de mitrailleuses/canon antichar de 47mm, un créneau pour un jumelage de mitrailleuses, une cloche pour armes mixtes et deux cloches, une cloche GFM type B et une cloche lance-grenades. Le bloc 2 dispose en 1939-40 d’une tourelle double pour deux armes mixtes, d’une cloche pour arme mixte et deux cloches GFM type B.

Les travaux complémentaires menés entre la Guerre de Pologne et la seconde guerre mondiale permette la réalisation des travaux prévus pour le deuxième cycle à savoir l’entrée mixte et deux tourelles de 75mm mais dans une version austère par rapport aux plans initiaux.

L’ouvrage d’Heronfontaine situé à l’ouest du premier nommé est un casemate simple flanquant vers l’est avec un créneau JM/AC 47, un créneau pour jumelage de mitrailleuses, deux cloches GFM type B, une cloche pour arme mixte et une tourelle combinant une arme mixte et un mortier de 50mm.

La 104ème CEO arme elle les ouvrages CORF de Crévecoeur et des Bersillies. Le premier est un casemate double disposant de deux créneaux JM/AC-47, deux créneaux pour JM, deux cloches GFM type B et une cloche AM.

Le second est un PO (Petit Ouvrage) d’infanterie à deux blocs. Le premier bloc est un casemate simple flanquant vers le nord avec un créneau JM/AC-47, un créneau pour un jumelage de mitrailleuses, une cloche pour armes mixtes, une cloche GFM type B et une cloche lance-grenades.

Le second bloc dispose d’une tourelle pour deux armes mixtes, deux cloches pour armes mixtes, deux cloches GFM type B.

La 103ème CEO n’arme qu’un ouvrage type CORF à savoir le PO de La Salmagne, un petit ouvrage d’infanterie à deux blocs, le premier bloc disposant d’une tourelle pour deux armes mixtes, de deux cloches pour armes mixtes, d’une cloche GFM type B et d’une cloche LG alors que le deuxième bloc, un casemate simple flanquant vers l’est dispose d’un créneau JM/AC 47, d’un créneau JM, de deux cloches GFM type B et d’une cloche LG.

Deux des trois compagnies d’ouvrage arment des ouvrages d’un autre type sur cette position de résistance en l’occurence deux ouvrages FCR pour la 105ème CEO et autant pour la 103ème.

La ligne d’arrêt doit être tenue elle par des troupes de campagne chargés de tenir les ouvrages construits entre La Warpe et l’est de Maubeuge. Ces trente-six ouvrages appartiennent aux types suivants :

-ouvrages type FCR : ils sont au nombre de six répartis entre deux blockhaus type A double et quatre blockhaus type B simples

-ouvrages type 1ère Région Militaire : ils sont au nombre de vingt-huit répartis entre les abris type N2g (3), type N2d (2 ) type N2a (2 ) des blockhaus type G1 avec cloche (7 ), des blockhaus type G1 sans cloche ( 7), des blockhaus type G2 avec cloche (1 ), des blockhaus type G2 sans cloche ( 4), des blockhaus type Gs flanquant à gauche (1) et des postes de tir type N ( 1)

-ouvrages type STG : ils ne sont que deux, le premier est un blockhaus type B flanquant à gauche et le second est un blockhaus type B simple flanquant à droite

La bretelle de la forêt de Mormal est composée uniquement d’ouvrages type CORF armés par les 6ème et 7ème compagnie du 87ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (87ème RIF). Il s’agit soit d’ouvrages simples flanquant vers l’est ou vers l’ouest ou de casemates doubles.

Canon antichar de 47mm en position. Le canon est mobile, pouvant être remplacé si nécessaire par un JM

Canon antichar de 47mm en position. Le canon est mobile, pouvant être remplacé si nécessaire par un JM

-Casemates simples flanquant vers l’est : ils sont au nombre de quatre armés d’un créneau combinant jumelage de mitrailleuses et canon antichar de 47mm, un créneau pour un jumelage de mitrailleuses et une cloche GFM. L’un de ces quatre, celui installée à Porquerie Est dispose d’un créneau JM tirant vers l’arrière.

-Casemates simples flanquant vers l’ouest : ils sont au nombre de six avec un créneau combinant jumelage de mitrailleuses et canon antichar de 47mm, un créneau JM ou une cloche JM modifiée AM et une ou deux cloches GFM. L’ouvrage de Porquerie Ouest dispose en plus d’un créneau JM tirant vers l’arrière.

-Les casemates doubles ne sont que trois et disposent tous de deux créneaux combinant un jumelage de mitrailleuses et un canon antichar de 47mm, un casemate double dispose d’un seul créneau JM mais les deux autres en possèdent deux. Deux d’entre-eux possèdent une cloche GFM et le troisième deux cloches GFM.

A ce dispositif de blockhaus assez puissants, on doit ajouter neuf observatoires.

Sous-Secteur Thierarche

Ce sous-secteur situé à l’est du précedent est la zone de responsabilité du 84ème RIF qui dispose des 101ème et 102ème Compagnies d’Equipages d’ouvrage (CEO) qui disposent des ouvrages suivants pour assurer leur mission. Ce sous-secteur s’étend de l’est de Maubeuge à Liesses.

-Deux ouvrages ne sont armés ni par la 101ème ni par la 102ème CEO, il s’agit de deux ouvrages type FCR, les ouvrages Bois d’Elsmes Nord et Le Warinet.

-La 102ème CEO doit armer un total de cinq ouvrages, deux type CORF et trois du type 1ère Région Militaire.

-L’ouvrage CORF du Boussois est un petit ouvrage d’infanterie à trois blocs, le bloc 1 est un casemate simple flanquant vers l’ouest avec un créneau JM/AC 47, un créneau pour JM, une cloche pour armes mixtes et une cloche GFM type B.

Le bloc 2 lui dispose d’une tourelle pour deux armes mixtes et d’une cloche GFM type B alors que le bloc 3 est un casemate simple flanquant vers l’est disposant d’un créneau JM/AC 47, d’un créneau JM, une tourelle pour une arme mixte et un mortier de 50mm et deux cloches GFM type B. La construction des ouvrages d’artillerie réportés en 1934 et dont la construction fût envisagée sérieusement en 1941 ne fût finalement pas réalisée.

-L’ouvrage CORF de l’Epinette est une casemate disposant de deux créneaux JM/AC 47, de deux créneaux JM, d’une cloche pour arme mixte et d’une cloche GFM type B.

-Les trois ouvrages type 1ère RM sont de type différent avec un blockhaus type O, un blockhaus type G3 avec cloche et un blockhaus type E2.

-La 101ème CEO à nettement plus fort à faire avec quatre ouvrages type CORF, trois type FCR et quarante-six ouvrages type 1ère région militaire qui se répartissent de la manière suivante :

-Deux ouvrages conçus et réalisés par la CORF sont du type casemate simple flanquant vers le nord avec un créneau JM/AC 47, un créneau JM, une cloche AM, une cloche GFM type B et une tourelle pour arme mixte et mortier de 50mm

La 101ème CEO dispose également d’une casemate cuirassée avec deux cloches AM, deux cloches GFM type B et une tourelle pour une arme mixte et un mortier de 50mm. Enfin, on trouve une casemate simple flanquant vers l’est avec un créneau JM/AC 47, un créneau JM, deux cloches AM et une cloche GFM type B.

-Les trois ouvrages appartenant au type «Fortification de Campagne Renforcée» sont pour deux d’entre-eux des blockhaus type B flanquant à droite dont un à créneau visuel frontal et un blockhaus type B flanquant à gauche.

-Les quarante-six ouvrages appartenant au type «1ère Région Militaire» se subdivisent en différentes catégories avec deux blockhaus type A, un blockhaus type A avec cloche, cinq blockhaus type B, un blockhaus type B avec blockhaus, cinq blockhaus type C, un blockhaus type C avec cloche, un blockhaus type D6, deux blockhaus type Da, un blockhaus type Da avec cloche, un blockhaus type Dc avec cloche, cinq blockhaus type E2, un blockhaus type G1 avec cloche, un blockhaus type H, six blockhaus type O, un blockhaus type M, quatre blockhaus type M1, trois blockhaus type S3, un blockhaus type S4 et un abri de tir type N2.

Tourelle démontable pour mitrailleuse Hotchkiss

Tourelle démontable pour mitrailleuse Hotchkiss

-A ces installations, s’ajoutent trente-trois tourelles démontables. A l’origine, on ne trouvait que des tourelles armées de mitrailleuses mais en 1948, une fois les préparatifs de mobilisation réalisés, on trouve dix-neufs tourelles armées de mitrailleuses et quatorze armées de canons de 25mm antichars. On trouve également onze observatoires.

En deuxième position, on trouve deux blockhaus type STG (un blockhaus type B simple flanquant à gauche et flanquant à droite) et deux blockhaus type FCR (un blockhaus type B simple flanquant à gauche avec créneau visuel frontal et un blockhaus type simple flanquant à droite avec créneau visuel frontal).

Secteur Fortifié des Ardennes (SFA)

Durant la guerre de Pologne et jusqu’à la démobilisation de septembre 1940, on trouvait dans l’emprise de la 9ème armée le 41ème CAF (couvrant la position du défunt Détachement d’Armées des Ardennes) et la 102ème DIF (ex-Secteur Défensif des Ardennes).

Au lieu d’un retour à la situation antérieure à la guerre de Pologne, on préfère fusionnier le 41ème CAF et le SD-Ardennes sous le nom de Secteur Fortifié des Ardennes (SFA).

La fortification de cette région vallonée, du plateau des Ardennes illustre à elle seule les atermoiements de la recherche française de fortification.

En 1926 à la naissance de la CORF, il était prévu simplement des parcs mobiles de fortification (sous-entendu des obstacles) et des destructions.

Il faudra attendre 1935 pour que cette région soit couverte d’une organisation défensive légère connue sous le nom d’organisation Barbeyrac du nom du commandant de la 2ème région militaire, ces organisation étant d’abord construite par la Main d’Oeuvre Militaire (MOM) renforcée à partir de 1937 par des entreprises civiles (construction des casemates à canon et des maisons fortes notamment).

En Thierarche (trouées de Telon et d’Anor, forêt de Saint Michel, rive gauche du Gland, clairière de Rocroi, vallée de la Misère), on trouve des organes d’infanterie en action frontale pour battre les voies d’accès.

Le barrage de la Meuse s’appuie sur le corps du fleuve avec des ouvrages installés sur les pentes de la rive gauche du fleuve de Givet à Pont à Bar, la position d’infanterie est alors renforcée par des casemates d’artillerie STG alors que sur la rive droite de la Meuse, on trouve les fameuses «maisons fortes» chargées de missions de surveillance et de mise en jeu des destructions.

A partir de 1938, la région des Ardennes a été renforcée par des blockhaus STG dans le cadre du programme Prételat. Pendant la guerre de Pologne, des blockhaus de type GA1 sont installés dans la forêt de Saint-Michel et l’avancée de Rocroi.

De Rocroi à la Meuse donc, la position est jalonnée de quelques blocs Barbeyrac et de tourelles démontables dès 1937 mais si l’ennemi avait attaqué dans ce secteur, il n’aurait été guère ralenti.

L’ancien secteur défensif des Ardennes qui disposait déjà d’une ligne de blocs le long de la Meuse et deux casemates d’artillerie à Nouzonville et Flize se voit renforcée en 1939 avec une tête de pont comportant huit casemates en rive droite pour couvrir Charleville-Mézières.

La CEZF va également apporter sa pierre à l’édifice avec de Charleville-Mézières à Rethel, dix-huit kilomètres d’obstacles antichars (fossés + rails) et vingt casemates type STG pour obtenir une défense en profondeur.

Région Trélon-Rocroi

On trouve dans cette région uniquement des fortifications de campagne appartenant soit au type FCR (Fortification de Campagne Renforcée) au nombre de quatre ou au type 1ère Région Militaire au nombre de vingt-six.

-Les organisations type FCR sont pour trois d’entre-eux des blockhaus type A double et pour le dernier, un blockhaus type GA1 flanquant à droite.

-Les organisations type 1ère RM sont comme ailleurs de différents type qu’il s’agisse de cinq blockhaus type M1, trois blockhaus type G1 avec cloche, deux blockhaus type G1 sans cloche, deux blockhaus type G2 avec cloche, deux blockhaus type G2 sans cloche, un blockhaus type GS avec cloche, deux blockhaus type GS sans cloche, un blockhaus type Gsd, trois abris de tir type N2f, deux abris de tir type N2g, un abri type N2, un abri type N1f et un abri type N1g.

A cela s’ajoute vingt-tourelles démontables (huit armées de canons de 25mm et douze armées de mitrailleuses) et quatre observatoires

Forêt de Saint Michel (partie nord)

La forêt de Saint Michel située au nord d’Hirson est défendue dans sa partie septentrionale par vingt-neuf casemates d’un type simplifié avec une ou deux chambres de tir pour une arme antichar et une mitrailleuse, répartis sur deux lignes parallèles.

Forêt de Saint Michel et Avancée de Rocroi

A l’est de la position précédente, on trouve un total de trente-six constructions de type STG (Service Technique du Génie) ou FCR (Fortifications de Campagne Renforcée) allant de la partie orientale de la forêt de Saint Michel à l’extremité occidentale de la forêt des Ardennes.

-On trouve un total de quinze ouvrages type FCR répartis entre des blockhaus type B simple droite au nombre de quatre, des blockhaus type B simple gauche au nombre de sept et des blockhaus type B doubles au nombre de quatre.

-Les vingt et une constructions type STG se répartissent entre des blockhaus type A1 double au nombre de deux, des blockhaus type B simple gauche au nombre de huit, des blockhaus type simple droite au nombre de sept et des blockhaus type A double au nombre de quatre.

A cela, il faut comme dans les autres secteurs, il faut ajouter 85 abris de tir type Barbeyrac, forestier, fortification de campagne et quatre postes d’observation.

Le cours de la Meuse situé à l’est de la position que nous venons de décrire est protégé par soixante-cinq abris de tir Barbeyrac ou fortifications de campagne et un poste d’observation.

Sous-secteur de Sécheval

Ce sous-secteur ayant jadis appartenu au Secteur Défensif des Ardennes couvre la région comprise entre le sud de Revin et le nord de Nouzonville. Il dispose d’une ligne de maisons fortes au delà de la Meuse à proximité de la frontière belge et d’une Ligne Principale de Résistance (LPR) composée de vingt-sept abris de tir type Barbeyrac, de type régional ou de type fortification de campagne.

Les maisons fortes sont équipés d’un créneau AC/M (AntiChar/Mitrailleuse) et de deux, trois ou quatre fusils mitrailleurs.

Sous-secteur d’Etion

Ce sous-secteur est situé à l’est du précédent et englobe les villes de Nouzonville à Charleville-Mézières avec tout d’abord une ligne de quatre maisons fortes sur la rive droite de la Meuse à proximité de la frontière belge avec pour armement un créneau AC/M et quatre fusils mitrailleurs.

La tête de pont de Charleville-Mézières est défendue par huit blockhaus type STG et un abri de tir type Barbeyrac. Sur les huit blockhaus, on trouve trois blockhaus type A1 double, un blockhaus type B simple droite, trois blockhaus type B simple gauche et un blockhaus type B1 allégé gauche.

La Ligne principale de résistance est symbolisée par un unique casemate, un casemate d’artillerie type STG pour un canon de 75mm modèle 1897 modifié 1933 flanquant à gauche qui bénéficie néanmoins de la présence de quarante abris de tir de différents types et de deux postes d’observation.

Sous-secteur de Bouzicourt

Si les deux secteurs précédents sont tenus par la 42ème Demi-Brigade de Mitrailleurs Coloniaux (42ème DBMC), ce sous-secteur est tenu par le 148ème RIF, un régiment mobilisé en septembre 1939 et pérénisé après que sa dissolution eut été un temps envisagée.

Ce sous-secteur ne dispose pas de maisons fortes mais la Ligne Principale de Résistance est composée de trois casemate type STG (un type B1 allégé droite, une casemate d’artillerie pour un 75mm modèle 1897 modifiée 1933 flanquant à gauche et un blockhaus type spécial), ces trois points forts étant complétés par quarante abris de tirs de types divers.

L’apport de la CEZF

Le Secteur Fortifié des Ardennes (SFA) va bénéficier des attentions de la CEZF qui va réaliser trois «fronts» pour donner un peu de consistance à un SF qui en manquait singulièrement.

-Le Front Nord dit «Est du Chesne» dispose d’Omont à Stonne de quinze kilomètres d’obstacles antichars (rails doublé d’un fossé) et de dix-sept casemates

-Le Front Centre dit «Dun-sur-Meuse» dispose de la forêt de Belval à Brandeville de seize
kilomètres d’obstacles antichars et de dix-huit casemates.

-Le Front Est dit «Etain-Spincourt» qui s’étend de la côte de Romagne à celle de Boismont dispose de vingt kilomètres d’obstacles antichars battus par les feux de vingt-deux casemates.

23-Armée de terre Ligne Maginot (8)

La démobilisation et ses suites : situation des unités de la ligne Maginot en septembre 1941

Comme nous l’avons vu plus haut, ce n’est qu’à partir de l’été 1940 et surtout de l’automne 1940 que la démobilisation commence à atteindre une certaine ampleur. La Ligne Maginot et ses dépendances corses et tunisiennes n’échappent pas à la règle.

Ainsi en septembre 1941, le dispositif opérationnel de défense des frontières affiche le visage suivant, un visage qui n’évoluera qu’à la marge jusqu’à la deuxième mobilisation générale celle de septembre 1948.

Nord-Est

Le Secteur Fortifié des Flandres (SFF) dispose d’un seul régiment de travailleurs, le 221ème RT (ex-221ème RRT) chargé d’entretenir les fortifications de campagne qui doivent être armés par des troupes de campagne de passage, le projet de transformer un RRT en RIF n’ayant pas aboutit.

canon de 75mm modèle 1897 équipé de pneumatiques

canon de 75mm modèle 1897 équipé de pneumatiques

Ce secteur dispose également d’unités d’artillerie (10ème et 11ème batteries du I/161ème RAP équipés de canons de 75mm modèle 1897 désormais montés sur pneumatiques), de génie (174ème bataillon de sapeurs mineurs), de transmissions et de travailleurs (éléments du 101ème détachement de destruction des transmissions, les 9ème et 15ème compagnies de travailleurs espagnols ainsi que la 253ème compagnie française de travailleurs).

-Après de laborieuses négociations, les britanniques acceptent de maintenir sur le sol français la 1st Infantry Division qui à donc la charge du SF de Lille, bénéficiant de l’aide du 16ème régiment régional de travailleurs (16ème RRT) devenu en 1944, 16ème régiment de travailleurs, régiment chargé des travaux d’entretien et de consolidation des fortifications.

-Le Secteur Fortifié de l’Escaut dispose d’un régiment d’infanterie de forteresse, le 54ème RIF, un régiment de mobilisation qui va être pérennisé pour renforcer le SFE qui dispose également d’un régiment régional de travailleur, le 17ème RRT devenu 17ème régiment de travailleurs.

Canon de 120mm De Bange modèle 1878

Canon de 120mm De Bange modèle 1878

Ce secteur dispose également d’un groupe d’un régiment d’artillerie de position, le 1er groupe du 161ème RAP équipé à l’origine de 8 canons de 75mm modèle 1897, 8 canons de 120L modèle 1878, de 4 canons de 105L modèle 1913 et 8 canons de 155L modèle 1877.

Cet équipement hétéroclite est homogénéisé avec 16 canons de 75mm modèle 1897 en deux batteries et une batterie équipée de huit canons de 105L modèle 1913, eux aussi montés sur un train de roulement moderne.

Le SFE dispose également d’une unité du génie en l’occurrence la 1ère compagnie du 212ème bataillon de sapeurs-mineurs.

Le Secteur Fortifié de Maubeuge devenu la 101ème DIF en mars 1940 est une unité importante puisqu’elle aligne deux régiments d’infanterie de forteresse, les 84ème et 87ème RIF, deux régiments régionaux de travailleurs, les 18ème et 19ème RRT ainsi que le 1er bataillon de mitrailleurs.

La 101ème DIF est dissoute le 27 juillet 1940, ressuscitant le Secteur Fortifié de Maubeuge qui comme les autres secteurs réduit la voilure. Ainsi, il ne conserve qu’un régiment d’infanterie de forteresse, le 84ème RIF, le 87ème RIF étant dissous. Le 1er bataillon de mitrailleurs reste en ligne tout comme le 18ème régiment régional de travailleurs, devenu le 18ème régiment de travailleurs, le 19ème RRT étant dissous.

En ce qui concerne l’artillerie, seul est maintenu le 2ème groupe du 161ème RAP, groupe équipé de 16 canons de 75mm modèle 1897 (deux batteries) et une batterie de 8 canons de 105mm modèle 1913 (une batterie), les autres pièces étant précieusement stockées au cas où.

Le génie est présent avec quatre compagnies formant le 226ème bataillon (1ère compagnie de sapeurs mineurs, 81ème et 82ème compagnies de transmission et le 21ème parc du génie).

On trouve en 1939-40 dans l’ancienne emprise de la 9ème armée, le 41ème CAF (Corps d’Armée de Forteresse) et la 102ème DIF anciennement Secteur Défensif des Ardennes.

Ces deux entités fusionnent en septembre 1940 sous le nom de Secteur Fortifié des Ardennes qui dispose d’unités de soutien destinés à préparer la mobilisation des unités (parc d’artillerie n°41, 1ère compagnie de sapeurs mineurs du 141ème bataillon de génie de forteresse, ce dernier disposant également des 81ème et 82ème compagnies de transmission et du 83ème détachement colombophile) et comme vous allez voir ci-dessous d’unités de combat.

Le bras armée du SFArdennes est composé de la 42ème demi-brigade de mitrailleurs coloniaux (la 52ème DBMC est elle dissoute), du 148ème RIF (un régiment de mobilisation maintenu) du 160ème RAP et des unités du génie et de soutien (227ème bataillon du génie de forteresse avec la 1ère compagnie de sapeurs-mineurs, la 81ème compagnie de télégraphiste et la 82ème compagnie radio).

Le Secteur Fortifié de Montmédy dispose à la mobilisation de septembre 1939 de quatre régiments d’infanterie de forteresse, les 147ème 136ème 155ème et 132ème, du 4ème bataillon de mitrailleurs, d’un groupe d’artillerie de position (le I/169ème RAP équipé de deux batteries de 155L modèle 1918, une batterie de 120L de Bange et six batteries de canons de 105L modèle 1913), le 99ème Régiment d’Artillerie Mobile de Forteresse Hippomobile équipé de canons de 75mm modèle 1897 ainsi que des unités du génie et de soutien.

Le génie déploie le 211ème bataillon de sapeurs mineurs auquel sont rattachés la 81ème compagnie télégraphiste et la 82ème compagnie radio.

Le 155ème RIF un «vieux régiment de forteresse» est maintenu tout comme les 132ème et 147ème RIF, un régiment de mobilisation qui est pérennisé. Le 4ème bataillon de mitrailleurs est dissous mais le 1er groupe du 169ème RAP est maintenu

Maintenu en ligne après la démobilisation, le 169ème RAP est réorganisé en 1942 avec deux groupes, un premier groupe équipé d’une batterie de 155mm et deux batteries de 105mm et un deuxième groupe avec deux batteries d’ouvrages, une pour les forts de Verdun et un autre pour les casemates du SF Montmedy et une batterie de 105mm.

A la mobilisation d’août 1948, une batterie de douze canons de 47mm modèle 1937 est intégrée au régiment pour renforcer la défense antichar du secteur. Le 99ème RAMFH est lui dissous. La situation des unités du génie ne change pas.

Dans l’ancien secteur de la troisième armée on trouve le 42ème CAF, le SF de Thionville et le SF du Boulay. A l’issue de la démobilisation, la situation est la suivante :

Le SF de Crusnes (anciennement 42ème CAF) dispose à l’issue de la démobilisation du 149ème RIF (les deux autres régiments sont dissous) associé au seul 46ème RAMF, le 152ème RAP régiment de mobilisation étant mis en sommeil

On oublie pas les unités habituelles de génie, d’intendance et de transmission représentées notamment les 1ère et 2ème compagnie du 142ème bataillon du génie de forteresse, bataillon qui engerbe également la 81ème compagnie télégraphiste, la 82ème compagnie radio et le 83ème détachement colombophile.

Le Secteur Fortifié de Thionville dispose à l’issue de la démobilisation de deux régiments d’infanterie de forteresse, les 167ème et 169ème RIF, le premier étant un régiment d’active et le second un régiment de mobilisation pérennisé. Ils sont appuyés par le 151ème RAP resté seul régiment en activité dans le secteur, le 70ème RAMF ayant été dissous après avoir transféré ses deux groupes de 75mm au 151ème RAP.

Le génie déploie dans ce secteur le 203ème bataillon du génie de forteresse qui dispose de deux compagnies de génie (1ère et 2ème), la 81ème compagnie télégraphiste et la 82ème compagnie radio.

Le Secteur Fortifié du Boulay dispose à l’issue de la démobilisation de deux régiments d’infanterie de forteresse, les 162ème RIF et 160ème RIF associé au 23ème RAMF, seul régiment d’artillerie maintenu avec deux groupes de 75mm, un groupe de 155C, un groupe issu du 153ème RAP équipé de canons de 105 et de 155mm et mis en sommeil lors de cette démobilisation.

Le génie y déploie le 202ème bataillon du génie de forteresse qui prend sous son aile également une compagnie télégraphiste et une compagnie radio.
Le Secteur Fortifié de Faulquemont dispose en septembre 1940 de l’unique 146ème RIF, le 156ème RIF ayant été dissous et appuyé par deux régiments d’artillerie, les 163ème RAP et 39ème RAMF. Le génie dispose lui du 201ème bataillon de génie de forteresse qui prend sous son aile une compagnie télégraphiste et une compagnie radio.

Le SF de la Sarre dispose lui d’un régiment d’infanterie de forteresse, le 133ème RIF, d’un régiment de mitrailleurs d’infanterie de forteresse, le 69ème et d’un régiment de mitrailleurs d’infanterie coloniale, le 41ème RMIC.

Ils sont appuyés par le 166ème RAP qui compense l’absence dans ce secteur d’ouvrages d’artillerie.

Un temps le 49ème RAMRF aurait du être maintenu lui aussi mais il est finalement dissous tout comme le 5ème bataillon de mitrailleurs alors que le 208ème bataillon du génie de forteresse reste en position.

Le Secteur Fortifié de Rorbach maintient à l’issue de la démobilisation les deux RIF d’active du secteur en l’occurrence les 37ème et 153ème RIF, l’entretien et le renforcement des ouvrages étant assuré par la 7ème compagnie du 400ème régiment de pionniers.

Ces unités sont appuyés par le 59ème RAMF qui à été renforcé par le 1er groupe du défunt 150ème RAP (canons de 155L et de 145L) sans oublier les unités de génie et de soutien (207ème bataillon du génie de forteresse, une compagnie radio, une compagnie télégraphiste).

Après s’être un temps appelé 43ème CAF, le Secteur Fortifié des Vosges reprend à l’été 1940 sa dénomination initiale. Là aussi, le dispositif est retaillé avec comme unités présentes dans le secteur le 154ème RIF, la 5ème compagnie du 400ème régiment de pionniers, le 168ème RAP et le 143ème bataillon du génie de forteresse.

Le Secteur Fortifié d’Haguenau dispose à l’issue de la démobilisation de deux régiments d’infanterie de forteresse, le 22ème RIF (active) et le 68ème RIF, un régiment de mobilisation maintenu sous les drapeaux. Ces deux régiments sont appuyés par la 6ème compagnie du 400ème régiment de Pionniers. Ces trois unités d’infanterie sont appuyés par le 156ème RAP et par des unités du génie, de transmission et de soutien (notamment le 206ème bataillon du génie de forteresse).

Le Secteur Fortifié du Bas-Rhin (temporairement 103ème DIF) dispose à l’issue de la démobilisation des 70ème et 172ème RIF (le premier étant un régiment de mobilisation), du 155ème RAP et de diverses unités du génie, de transmissions et de soutien logistique.

Le Secteur Fortifié de Colmar (temporairement 104ème DIF) dispose en septembre 1941 d’un régiment d’infanterie de forteresse le 42ème RIF, du 1er groupe du 170ème RAP et des unités du génie notamment la 1ère compagnie du 229ème BGF.

Le Secteur Fortifié de Mulhouse (un temps 105ème DIF) aligne le 10ème RIF (un régiment créé lors de la mobilisation de septembre 1939 et maintenu après la démobilisation), le 2ème groupe du 159ème RAP ainsi que les unités du génie et de soutien comme la 1ère compagnie du 230ème bataillon de génie de forteresse.

Le Secteur Fortifié d’Altkirch dispose du 171ème RIF, des IIIème et IVème Groupe du 159ème RAP plus des unités du génie et de soutien comme la 1ère compagnie du 205ème bataillon du génie de forteresse.
Le Secteur Fortifié de Montbeliard dispose du 12ème RIF un régiment de mobilisation affecté durant la guerre de Pologne au Secteur Fortifié d’Altkirch puis transféré en Franche-Comté en remplacement de deux bataillons de chasseurs pyrénéens dissous. Ce régiment est appuyé par le VIIème groupe du 159ème RAP plus des unités du génie et de soutien.

La Région Fortifié de Belfort (un temps connue sous le nom de 44ème CAF) dispose du 371ème RI (un régiment d’infanterie classique) et des Vème et VIème groupes du 159ème RAP.

Le 45ème CAF qui couvrait le Jura est dissous sans être remplacé ce qui laisse dubitatif bien des observateurs. Cet impair sera corrigé seulement au printemps 1944 quand deux bataillons alpins de forteresse supplémentaires, les 81ème et 91ème seront créés pour couvrir le massif jurassien avec pour appui un groupe d’artillerie du 159ème RAP ainsi que des unités de génie et de soutien logisique.

23-Armée de terre Ligne Maginot (4)

B-Ordre de bataille de la ligne Maginot au printemps 1940

Le Nord-est

Comme pour le reste de l’armée, les unités defendant la ligne Maginot vont rester sur le pied de guerre six mois après la fin de la guerre de Pologne, la France comme l’Angleterre n’ayant pas une confiance absolue dans le vieux Kaiser.

Ce n’est qu’à partir de juillet 1940 que les unités de la ligne Maginot vont démobiliser une partie de leurs unités, démobilisation menée jusqu’à la fin de l’année pour ne pas sacrifier l’entrainement et la formation menée intensément pendant la guerre de Pologne et le début de cette «paix armée» qui va voir s’opposer la France et l’Allemagne.

Un document conservé à Vincennes nous montre l’organisation générale de la ligne Maginot au 1er mai 1940. Cette organisation est la suivante (pour des raisons de clarté, j’ai écarté les unités de ligne arrivées en renfort) :

-Secteur de la 7ème Armée : Le Secteur Fortifié des Flandres (SFF) dispose au printemps 1940 de trois régiments régionaux de travailleurs, les 14ème 15ème et 221ème RRT.

Ces unités ne sont pas des unités combattantes à proprement parler mais sont chargées de l’entretien et de la préparation des casemates du secteur, occupés en temps de guerre par des troupes en ligne.

Il est prévu un temps d’affecter à ce secteur un RIF une fois la démobilisation achevée ou d’améliorer les capacités combattives des régiments de travailleurs.

Ce secteur dispose également d’unités d’artillerie (10ème et 11ème batteries du I/161ème RAP équipés de canons de 75mm modèle 1897), de génie (174ème bataillon de sapeurs mineurs), de transmissions et de travailleurs (éléments du 101ème détachement de destruction des transmissions, les 9ème 15ème 59ème 117ème 118ème compagnies de travailleurs espagnols, 253ème et 254ème compagnies françaises de travailleurs).

-Secteur du Corps Expéditionnaire Britannique (British Expeditionnary Force) : Au déclenchement de la guerre de Pologne, un corps expéditionnaire britannique est envoyé sur le continent, un corps expéditionnaire composé de treize divisions d’infanterie, d’une division blindée, d’une brigade de chars indépendante, de deux brigades légères de reconnaissance et cinq régiments de cavalerie.

L’esentiel du BEF est déployé entre la 7ème et la 1ère Armée. Après de laborieuses négociations, les britanniques acceptent de maintenir sur le sol français la 1st Infantry Division qui à donc la charge du SF de Lille, bénéficiant de l’aide du 16ème régiment régional de travailleurs (16ème RRT).

-Secteur de la 1ère Armée : Le Secteur Fortifié de l’Escaut dispose d’un régiment d’infanterie de forteresse, le 54ème RIF et d’un régiment régional de travailleur, le 17ème RRT associé à un groupe d’un régiment d’artillerie de position, le 1er groupe du 161ème RAP équipé de 8 canons de 75mm modèle 1897, 8 canons de 120L modèle 1878, de 4 canons de 105L modèle 1913 et 8 canons de 155L modèle 1877 et d’une unité du génie en l’occurrence la 1ère compagnie du 212ème bataillon de sapeurs-mineurs.

Le Secteur Fortifié de Maubeuge devenu la 101ème DIF en mars 1940 est une unité importante puisqu’elle aligne deux régiments d’infanterie de forteresse, les 84ème et 87ème RIF, deux régiments régionaux de travailleurs, les 18ème et 19ème RRT ainsi que le 1er bataillon de mitrailleurs.

L’artillerie est représentée par les groupes II et III du 161ème RAP. Le 2ème Groupe est équipé de 8 canons de 75mm modèle 1897, 8 canons de 120L modèle 1878, de 4 canons de 105L modèle 1913 et 8 canons de 155L modèle 1877 tout comme le 3ème groupe

Le génie est présent avec quatre compagnies formant le 226ème bataillon (1ère compagnie de sapeurs mineurs, 81ème et 82ème compagnies de transmission et le 21ème parc du génie).

-Secteur de la 9ème Armée : La 9ème Armée dispose du 41ème Corps d’Armée de Forteresse (qui dispose uniquement d’unités de soutien : parc d’artillerie n°41, 1ère compagnie de sapeurs mineurs du 141ème bataillon de génie de forteresse, ce dernier disposant également des 81ème et 82ème compagnies de transmission et du 83ème détachement colombophile) et de la 102ème DIF anciennement Secteur Défensif des Ardennes.

Cette division dispose des 42ème et 52ème Demi-Brigades de Mitrailleurs Coloniaux, du 148ème RIF, du 160ème RAP et d’unités du génie et de soutien.

Le 160ème RAP dispose d’un premier groupe équipé de 24 canons de 105mm modèle 1913L et des canons de forts ex-allemands de la rive gauche de la Moselle. Le deuxième groupe dispose de canons de 75mm modèle 1897 et arme les forts de Verdun (rive droite) alors que le troisième groupe dispose de canons de 155C et L et arme les forts de Verdun (rive gauche).

Le génie déploie au sein de cette division le 227ème bataillon du génie de forteresse avec la 1ère compagnie de sapeurs-mineurs, la 81ème compagnie de télégraphiste et la 82ème compagnie radio auxquelles s’ajoutent des unités de soutien.

-Secteur de la 2ème Armée :

Le Secteur Fortifié de Montmédy dispose de quatre régiments d’infanterie de forteresse, les 147ème 136ème 155ème et 132ème, du 4ème bataillon de mitrailleurs, un groupe d’artillerie de position (le I/169ème RAP équipé de deux batteries de 155L modèle 1918, une batterie de 120L de Bange et six batteries de canons de 105L modèle 1913), le 99ème Régiment d’Artillerie Mobile de Forteresse Hippomobile équipé de canons de 75mm modèle 1897 ainsi que des unités du génie et de soutien.

Le génie déploie le 211ème bataillon de sapeurs mineurs auquel sont rattachés la 81ème compagnie télégraphiste et la 82ème compagnie radio.

21-Armée de terre (67)

161ème régiment d’artillerie de position

Canon de 105mm modèle 1913S dans un musée finlandais

Canon de 105mm modèle 1913S dans un musée finlandais

Ce régiment est mobilisé en août 1939 à Valenciennes et à Maubeuge avec pour noyau actif le 7ème groupe du 15ème RAD de Douai. Ce régiment va mettre sur pied pas moins de quatre groupes de position repartis le long de la frontière belge.

-Le 1er groupe affecté au Secteur Fortifié de l’Escaut et au Secteur Défensif des Flandres dispose de trois batteries avec un total de 8 canons de 75mm modèle 1897, 8 canons de 120L modèle 1878, 4 canons de 105L modèle 1913S et 8 canons de 155L modèle 1877.

-Le 2ème groupe affecté au SF Maubeuge (future 101ème DIF) assure l’appui du 87ème RIF avec trois batteries cumulant dix canons de 75mm modèle 1897 dont deux en casemates, huit canons de 155L modèle 1877, quatre canons de 105L modèle 1913S et huit canons de 120L modèle 1878.

-Le 3ème groupe affecté lui aussi au SF de Maubeuge en appui du 84ème RIF dispose de trois batteries soit un total de quatre canons de 105L modèle 1913S, 8 canons de 120L modèle 1878, 8 canons de 155L modèle 1877 et 8 canons de 75mm (sept modèle 1897 et un modèle 1897/33).

-Un 4ème groupe est mis sur pied avec deux batteries, la 10ème disposant de huit canons de 75mm modèle 1897 et la 11ème battterie disposant de douze canons du même modèle mais employé en antichar.

Suite à la démobilisation, le régiment est maintenu dans les secteurs où il était stationné durant la guerre de Pologne mais il réduit son format et se réorganise. Dans le Secteur Fortifié des Flandres, les 10ème et 11ème batteries sont maintenues en ligne avec avec seulement six pièces chacune.

Le 1er groupe déployé au sein du SF Escaut aligne désormais 16 canons de 75mm modèle 1897 en deux batteries et une batterie équipée de huit canons de 105L modèle 1913S, eux aussi montés sur un train de roulement moderne.

Si le 3ème groupe est dissous et les pièces stockées, le 2ème groupe est maintenu en ligne avec de 16 canons de 75mm modèle 1897 (deux batteries) et une batterie de 8 canons de 105mm modèle 1913S (une batterie).

A la mobilisation d’août 1948, le 4ème groupe déployé dans les Flandres prend en charge une partie de la défense côtière et reçoit pour cela une batterie de huit canons de 155mm GPF en plus de deux batteries de huit canons de 75mm modèle 1897.

Si le 1er et le 2ème groupe ne changent pas, le 3ème groupe est réactivé avec huit canons de 105L modèle 1913S.

162ème régiment d’artillerie de position

Ce régiment est mobilisé à Grenoble et à Tournoux en août 1939 avec comme noyau actif, la 5ème batterie du 2ème groupe du 154ème RAP. Il est affecté au Secteur Fortifié du Dauphiné.

Il est composé d’un 1er groupe dissous en février 1940 pour former le 4ème groupe du 164ème RAP, un 2ème groupe regroupant les batteries 4, 5 et 6 disposant de canons de 65mm, de 75mm, de 105 et de 155mm, tractés ou en casemates, d’un troisième groupe avec les 7ème et 8ème batteries disposant de canons de 65mm, de 95mm ; de 105 et de 155mm et d’un groupe d’ouvrages avec les 9ème, 11ème, 12ème, 13ème et 14ème batteries.

Dissous le 7 août 1940, le 162ème RAP est reconstitué avec un groupe d’ouvrage et deux groupes disposant chacun de trois batteries : une batterie de 75mm, une batterie de 105mm et une batterie de 155mm GPFT.

163ème régiment d’artillerie de position

Le 163ème régiment d’artillerie de position est officiellement créé à Metz à partir de l’ancien 153ème régiment d’artillerie à pied et complété par des éléments du 281ème régiment d’artillerie lourde à tracteur.

En 1931, elle dispose de trois groupes de 280mm modèle 1914 et le 15 avril 1933 intègre la Région Fortifiée de Metz. Le 15 avril 1934, trois nouvelles batteries sont créées et le 16 mars 1936, le 163ème régiment d’artillerie à pied devient régiment d’artillerie de position.

A ce moment là, le régiment dispose d’un 1er groupe de position (trois batteries) affecté au SF de Faulquemont, les 2ème et 3ème groupes (ouvrages et position) au SF du Boulay et le 4ème groupe de position à deux batteries à la position de barrage de Metz.

A la mobilisation d’août 1939, le 163ème RAP donne naissance à trois régiments de guerre en l’occurence le 153ème RAP, le 163ème et le 165ème RAP.

Le 163ème RAP (parfois appelé également Régiment d’Artillerie de Forteresse) comporte trois groupes, tous affectés au Secteur Fortifié de Faulquemont avec un 1er groupe appuyant le 156ème RIF (une batterie de 75 et une batterie de 155mm), un 2ème groupe appuyant le 160ème RIF avec deux batteries de 75mm et un 3ème groupe destiné à l’artillerie lourde longue portée avec trois batteries disposant de canons de 155mm et une batterie  chargée d’armer les ouvrages.

Ce régiment est pérennisè après la démobilisation et à la mobilisation d’août/septembre 1948, il reste déployé dans le Secteur Fortifié de Faulquemont.

164ème régiment d’artillerie de position

Le 164ème régiment d’artillerie de position est mobilisé à partir du 25 août 1939 avec un noyau actif fournit par le 1er groupe du 154ème RAP et affecté au Secteur Fortifié de Savoie à l’exception de la 1ère batterie déployée dans le Secteur Fortifié du Rhône.

Les 1er et 2ème groupes sont déployés en Maurienne, le 3ème puis un 4ème groupe (créé en janvier 1940) sont déployés en Tarentaise. Comme les autres RAP, le régiment d’un matériel assez hétéroclite avec des canons de 75mm (modèle 1897), de 105mm (modèle 1913), de 155mm (C et L), de 145/155 modèle 1916, de canons de 95mm, de mortiers de tranchée 150T modèle 1917…… .

Suite à la démobilisation, la 1ère batterie du 164ème RAP reste détachée dans le SF du Rhône avec néanmoins des moyens réduits en l’occurence, les trois canons de 105mm et les quatre canons de 155mm, le Fort l’Ecluse étant mis en sommeil.

Le reste du 164ème RAP reste déployé dans le Secteur Fortifié de Savoie avec seulement les 2ème et 3ème batterie du 1er groupe, le 2ème et le 3ème groupe, le 4ème groupe étant dissous.

A la mobilisation d’août 1948, le 164ème RAP est totalement réorganisé avec quatre groupes,  deux groupes de 75mm, un groupe de 155mm et un groupe antichar mixte (75 et 47mm).

165ème régiment d’artillerie de position

Le 165ème RAP est mobilisé à la fin du mois d’août 1939 par le CMA 46 de Metz à partir d’un noyau actif fournit par le 163ème RAP. Avec le 1er groupe du 160ème RAP, il assure avec ses trois groupes la défense de la place de Metz.

Il dispose comme armement des pièces d’artillerie des forts ex-allemands (74 canons de 100 et de 150mm), des canons de 120L modèle 1878, des mortiers de 75T pour la défense rapprochée des forts et 12 canons de 75mm utilisés comme pièces antichars (position de barrage de Metz)

Devant également mener des missions offensives contre la ligne Siegfried, il reçoit des pièces lourdes avec 12 canons Schneider 220C (1er groupe) et 8 mortiers de 280 au sein du 3ème groupe, le 2ème groupe recevant ultérieurement quatre mortiers de 370mm Filloux.

Après la démobilisation, il est pérennisè sous une forme réduite. Les forts allemands sont mis en sommeil entrainant la dissolution du 1er groupe. Le 2ème groupe dispose de trois batteries de huit canons de 120L De Bange modèle 1878 puis de canons de 105L modèle 1913S et le 3ème groupe disposant d’une batterie de huit canons de 75mm et d’une batterie de douze canons de 47mm destinés à la lutte antichar.

A la mobilisation d’août/septembre 1948, le 1er groupe est réactivé, les effectifs des 2ème et 3ème groupe sont complétés avec pour le 3ème groupe une troisième batterie de huit canons de 75mm.

Un 4ème groupe est créé en octobre 1948 avec des pièces puissantes en l’occurence les canons de 220mm et les mortiers de 280mm déjà présents en 1939/40 et ressortis des dépôts pour l’occasion.

166ème régiment d’artillerie de position

Le 166ème régiment d’artillerie de position est créé le 1er septembre 1937 à partir du 5ème groupe du 155ème RAP ainsi que d’éléments des 12ème et 59ème RA. Affecté au Secteur Défensif de la Sarre, il dispose d’un état-major et de trois groupes.

A la mobilisation, il se dédouble pour former trois régiments : le 49ème RAMRF à partir du 1er groupe, le 150ème RAP à partir du 3ème groupe et le 166ème RAP à partir du 2ème groupe.

Le 166ème RAP de guerre compte trois groupes à trois batteries et une section de transport hippomobile et est affecté au Secteur Défensif devenu en mars 1940 Secteur Fortifié de la Sarre.

Le 1er groupe dispose de 8 canons de 75mm et 16 canons de 155mm, le 2ème groupe de 20 canons de 75mm (dont quatre en casemates) et de 8 canons de 155mm et le 3ème groupe d’un parc hétéroclite avec 12 canons de 120L modèle 1878, 12 canons de 155mm, deux canons de 220mm modèle 1917 et 2 mortiers de 280mm.

A la démobilisation, ce régiment est maintenu en ligne avec des moyens plus réduits, les pièces lourdes étant stockées, les canons de 120L trop usés étant feraillés, ne laissant en ligne que les canons de 75mm et de 155mm. Quand le régiment mobilise en août 1948, seules les pièces lourdes sont remises en service.

167ème régiment d’artillerie de position

Le 167ème régiment d’artillerie de position est mis sur pied en août 1939 à partir d’un noyau actif incarné par le 3ème groupe du 157ème RAP.

Affecté au SFAM (Secteur Fortifié des Alpes Maritimes), il dispose de trois groupes, le 1er groupe à deux batteries (canons de 65 et de 155mm), le 2ème groupe à trois batteries (canons de 65, de 105 et de 155mm), un 3ème groupe à deux batteries _une d’ouvrage et une équipée de canons de 65 et de 155mm_ et enfin d’un quatrième groupe avec deux batteries d’ouvrages et une batterie de position elle aussi équipée de canons de 65 et de 155mm.

A la démobilisation, ce régiment d’artillerie de position est mis en sommeil. Il est réactive le 30 août 1948 avec un premier groupe qui concentre sous son autorité les batteries d’ouvrage, un deuxième groupe disposant de deux batteries de huit canons de 75mm modèle 1897 et un troisième groupe disposant de trois batteries de huit canons de 155L modèle 1877 et 155C modèle 1917.

168ème régiment d’artillerie de position

Le 168ème RAP est mis sur pied en août 1939 à Haguenau et Sarrebourg par le CMA 220 à partir d’un noyau actif, le 5ème groupe du 155ème RAP. Le nouveau régiment est affecté au Secteur Fortifié des Vosges devenu un temps le 43ème CAF.

Il est composé d’un 1er groupe à trois batteries (une de 75mm et deux de 155C) et d’un 2ème groupe à trois batteries de 155mm. Ce régiment est pérennisè à la démobilisation, sa structure n’évolue pas jusqu’à la mobilisation de septembre 1948 quand un 3ème groupe est activé avec deux batteries de 8 canons de 105L modèle 1913S.

169ème régiment d’artillerie de position

Sans le déclenchement de la guerre de Pologne, la création d’un 169ème RAP aurait été mené à pied  avec un groupe hippomobile, un groupe à pied et une batterie d’ouvrage.

Finalement, le 169ème RAP est mis sur pied à la mobilisation par le CMA 2 à Stenay et Sedan avec pour noyau actif le 7ème groupe de position du 17ème RAD. Il forme l’artillerie du Secteur Fortifié de Montmedy avec un seul et unique groupe disposant de deux batteries de 155mm, une batterie de 120L De Bange, six batteries de 105mm, une batterie d’ouvrages armant des forts de la région de Verdun et une section de transport automobile ou STA.

Maintenu en ligne après la démobilisation, le 169ème RAP est réorganisé en 1942 avec deux groupes, un premier groupe équipé d’une batterie de 155mm et deux batteries de 105mm et un deuxième groupe avec deux batteries d’ouvrages, une pour les forts de Verdun et un autre pour les casemates du SF Montmedy et une batterie de 105mm.

A la mobilisation d’août 1948, une batterie de douze canons de 47mm modèle 1937 est intégrée au régiment pour renforcer la défense antichar du secteur.

170ème régiment d’artillerie de position

Le 170ème RAP est mis sur pied à la mobilisation à partir du 1er groupe du 159ème RAP avec deux groupes :

Le 1er groupe affecté au Secteur Fortifié de Colmar (future 104ème DIF) dispose d’une 1ère batterie avec 12 canons de 75mm modèle 1897 et une 2ème batterie équipée de 4 canons de 120L modèle 1878, 4 canons de 155L modèle 1877 et 4 canons de 155C Saint Chamond modèle 1915.

Le 2ème groupe affecté au Secteur Fortifié du Jura (futur 45ème CAF) dispose d’une 3ème batterie avec 4 canons de 75mm, 4 canons de 90mm et 4 canons de 155C Saint Chamond modèle 1915, une 4ème batterie avec 4 canons de 155C Schneider modèle 1917, deux canons de 155L modèle 1877 et deux canons de 75mm modèle 1897.

La 5ème batterie dispose de 4 canons de 155C et 4 canons de 75mm modèle 1897 et la 6ème batterie dispose de 4 canons de 155C modèle 1917 et 4 canons de 155L modèle 1877.

Le 1er groupe est maintenu après la démobilisation mais le 2ème est dissous, laissant la région du Jura sans couverture.

Ce n’est qu’à la mobilisation que le 170ème RAP renait comme véritable régiment, le 1er groupe participant à la mise en place de deux groupes d’artillerie de position tout en restant déployés à Colmar.

Ces deux groupes déployés dans le Jura disposent chacun d’une batterie de huit canons de 155mm, de deux batteries de 75mm et d’une batterie antichar à canons de 47mm. Ultérieurement, une batterie d’artillerie lourde équipée de canons de 240mm modèle 1884/44 intégrera le 2ème groupe pour renforcer les défenses du secteur.

21-Armée de terre (53)

Régiments d’Artillerie de Région Fortifiée/Mobile de Forteresse

-Le 23ème régiment d’artillerie mobile de forteresse est mis sur pied par le CMA 46 de Metz et affecté au Secteur Fortifié du Boulay

-39ème régiment d’artillerie de région fortifiée de Metz

-46ème régiment d’artillerie de région fortifiée de Thionville

-49ème régiment d’artillerie mobile de forteresse (RAMF) est mis sur pied par le CMA 40 de Neufchâteau et affecté au Secteur Fortifié de Sarre.

-59ème régiment d’artillerie de région fortifiée de Sarrebourg affecté au SF de Rorbach

-Le 60ème régiment d’artillerie mobile de forteresse est mis sur pied par le CMA 220 de Sarrebourg et affecté au 43ème Corps d’Armée de Forteresse

-Le 69ème RARF/RAMF est mis sur pied par le CMA 220 de Sarrebourg et affecté au Secteur fortifié d’Haguenau

-Le 70ème régiment d’artillerie mobile de forteresse est mis sur pied par le CMA 206 de Thionville et affecté au SF de Thionville

-Le 99ème régiment d’artillerie mobile de forteresse hippomobile est mis sur pied par le CMA 2 de Sedan et affecté au SF de Montmedy

Régiments d’Artillerie de Position

-150ème régiment d’artillerie de position mis sur pied par le CMA 220 de Sarrebourg et affecté au Secteur Fortifié de Rorbach

-151ème régiment d’artillerie de position est affecté au Secteur Fortifié de Thionville

-152ème régiment d’artillerie de position mis sur pied par le CMA 206 de Thionville et affecté au 42ème Corps d’Armée de Forteresse.

-153ème régiment d’artillerie de position mis sur pied par le CMA 46 de Metz et affecté au Secteur Fortifié de Boulay.

-154ème régiment d’artillerie de position de Grenoble

-155ème régiment d’artillerie de position d’Haguenau est affecté au Secteur Fortifié du Bas-Rhin

-156ème régiment d’artillerie de position est mis sur pied par le CMA 220 de Sarrebourg et affecté au Secteur Fortifié de Haguenau.

-157ème régiment d’artillerie de position de Nice et affecté au Secteur Fortifié des Alpes Maritimes

-158ème régiment d’artillerie de position est mis sur pied par le CMA 215 de Saint Laurent du Var et affecté au Secteur Fortifié des Alpes Maritimes

-159ème régiment d’artillerie de position est mis sur pied par le CMA 327 de Belfort et affecté à la 105ème DIF (un groupe), le 45ème CAF (deux groupes) et le SF de Montbeliard (deux groupes)

-160ème régiment d’artillerie de position est mis sur pied par le CMA 306 de Verdun et affecté à la 102ème DIF

-161ème régiment d’artillerie de position est mis sur pied par le CMA 1 de Douai et affecté au SF Escaut, à la 101ème DIF et au SD Flandres

-162ème régiment d’artillerie de position est mis sur pied par le CMA 214 de Grenoble et affecté au Secteur Fortifié du Dauphiné

-163ème régiment d’artillerie de position de Metz affecté au Secteur Fortifié de Faulquemont

-164ème régiment d’artillerie de position est mis sur pied par le CMA 214 de Grenoble et affecté au SF de Savoie sauf la 1ère batterie affecté au SF du Rhône.

-166ème régiment d’artillerie de position de Morhange affecté au Secteur Défensif de la Sarre

-167ème régiment d’artillerie de position est mis sur pied par le CMA 215 de Saint Laurent du Var et affecté au Secteur Fortifié des Alpes Maritimes.

-168ème régiment d’artillerie de position est mis sur pied par le CMA 220 de Sarrebourg et affecté au 43ème CAF

-169ème régiment d’artillerie de position est mis sur pied par le CMA 2 de Sedan et affecté au Secteur Fortifié de Montmedy

-170ème régiment d’artillerie de position est mis sur pied par le CMA 27 de Chaumont et affecté à la 104ème DIF et au 45ème CAF

-312ème  régiment d’artillerie de position mis sur pied par le CMA 29 d’Angoulême et affecté à la 103ème DIF

-388ème régiment d’artillerie de position de Tunisie est affecté au Front Sud de Tunisie

-391ème régiment d’artillerie tractée affectée à la 102ème DIF

21-Armée de terre (8)

Les Divisions d’Infanterie de Forteresse (D.I.F.)

Ces divisions ont la particularité d’être des divisions du temps de guerre, activées uniquement à la mobilisation. Elles ont connu deux périodes d’existence, l’une durant la guerre de Pologne et jusqu’à la démobilisation (septembre 1939-septembre 1940) et l’autre à partir de la mobilisation d’août/septembre 1948.

Première période

Le Secteur Fortifié de Maubeuge à été ainsi la 101ème Division d’Infanterie de Forteresse (101ème  DIF) de mars à juillet 1940 date de sa dissolution. Elle alignait deux régiments d’infanterie de forteresse, les 84ème et 87ème RIF, deux régiments régionaux de travailleurs, les 18ème et 19ème RRT ainsi que le 1er bataillon de mitrailleurs. On trouvait également deux groupes du 161ème RAP.

Le Secteur Défensif des Ardennes est ainsi devenu la 102ème Division d’Infanterie de Forteresse (102ème DIF) avec trois unités d’infanterie (148ème RIF 42ème et 52ème DBMC), le 160ème RAP et des unités du génie et de soutien (227ème bataillon du génie de forteresse avec la 1ère compagnie de sapeurs-mineurs, la 81ème compagnie de télégraphiste et la 82ème compagnie radio).

Le Secteur Fortifié du Bas-Rhin est temporairement devenu la 103ème DIF avec trois régiments d’infanterie de forteresse (70ème 172ème 34ème), le 237ème RI de SF sans oublier les unités d’appui qu’il s’agisse de l’artillerie (155ème RAP)du génie, de transmissions et de soutien logistique.

Le Secteur Fortifié de Colmar est temporairement devenu la 104ème DIF disposait de trois régiments d’infanterie (42ème et 28ème RIF, 242ème RI de Secteur Fortifié), des 9ème et 10ème bataillons de chasseurs pyrénéens, le 1er escadron du 170ème RAP ainsi que des unités du génie, de soutien et de logistique.

Le Secteur Fortifié de Mulhouse est temporairement devenu la 105ème DIF disposait du 10ème RIF, du 2ème groupe du 159ème RAP  ainsi que les unités du génie et de soutien comme la 1ère compagnie du 230ème bataillon de génie de forteresse.

Deuxième période

101ème Division d’Infanterie de Forteresse

La 101ème DIF remplace le 12 septembre 1948 le Secteur Fortifié de Maubeuge, la mission de cette grande unité est de tenir le front telle une unité statique. Elle dispose des unités suivantes :

-84ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (84ème RIF)

-87ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (87ème RIF) réactivé le 1er septembre 1948 à partir du régiment précédent.

-1er bataillon de mitrailleurs devenu en septembre 1947, 1er régiment de mitrailleurs

-18ème régiment de travailleurs

-2ème groupe du 161ème RAP équipé de 16 canons de 75mm modèle 1897 (deux batteries) et 8 canons de 105mm modèle 1913 en une batterie. Les autres pièces restent stockées.

-226ème bataillon du génie de forteresse (1ère compagnie de sapeurs mineurs, 81ème et 82ème compagnies de transmission et le 21ème parc du génie).

102ème Division d’Infanterie de Forteresse (ex-Secteur Fortifié des Ardennes)

-42ème demi-brigade de mitrailleurs coloniaux

-52ème demi-brigade de mitrailleurs coloniaux officiellement réactivée à la fin du mois d’août

-148ème régiment d’infanterie de forteresse

-160ème régiment d’artillerie de position : 2ème groupe avec les 4ème et 6ème batteries disposant de canons de 75mm modèle 1897 et 3ème groupe (7ème 8ème et 9ème batteries) équipées de canons de 155C Saint Chamond et de canons de 155L modèle 1877.

-141ème bataillon de génie de forteresse avec une compagnie de sapeurs mineurs, les 81ème et 82ème compagnies de transmission et du 83ème détachement colombophile.

-227ème bataillon du génie de forteresse (1ère compagnie de sapeurs-mineurs, la 81ème compagnie de télégraphiste et la 82ème compagnie radio).

103ème division d’infanterie de forteresse (ex-Secteur Fortifié de Montmedy)

-132ème régiment d’infanterie de forteresse

-136ème régiment d’infanterie de forteresse

-147ème régiment d’infanterie de forteresse

-155ème régiment d’infanterie de forteresse

-1er groupe du 169ème RAP disposant de neuf batteries  équipées pour six d’entre-elles de canons de 75mm modèle 1897 et pour les trois autres de canons de 105mm L
-211ème bataillon de sapeurs mineurs avec la 81ème compagnie télégraphiste et la 82ème compagnie radio

104ème division d’infanterie de forteresse (104ème DIF) (ex-Secteur Fortifié des Vosges)

-154ème régiment d’infanterie de forteresse (154ème RIF)

-165ème régiment d’infanterie de forteresse (165ème RIF) créé à partir du précédent avec un noyau d’actif, des réservistes, des rappelés et des jeunes recrues.

-5ème compagnie du 400ème régiment de pionniers : entretien des ouvrages, travaux de renforcement……. .

-168ème régiment d’artillerie de position (168ème RAP) avec un groupe à trois batteries équipées de canons de 75mm, un groupe à trois batteries équipées de canons de 155mm, un groupe antichar indépendant équipé de canons de 47mm.

-143ème bataillon du génie de forteresse (143ème BGF)

105ème division d’infanterie de forteresse (ex-Secteur Fortifié du Bas-Rhin)

-70ème régiment d’infanterie de forteresse

-172ème régiment d’infanterie de forteresse

-34ème régiment d’infanterie de forteresse réactivé et remplaçant le 226ème RR

-226ème régiment d’infanterie de secteur fortifié défendant la place de Strasbourg.

-155ème régiment d’artillerie de position (155ème RAP) disposant d’un groupe de 75mm, deux groupes équipés de canons de 75mm, de 155mm, de mortiers de tranchées de 150T, d’un groupe armant les forteresses allemandes du secteur et un groupe antichar équipé de canons de 47mm.

-228ème bataillon du génie de forteresse

106ème division d’infanterie de forteresse (ex-Secteur Fortifié de Colmar)

-28ème régiment d’infanterie de forteresse (28ème RIF)

-42ème régiment d’infanterie de forteresse (42ème RIF)

-242ème régiment d’infanterie de secteur fortifié à deux bataillons

-1er groupe du 170ème régiment d’artillerie de position (170ème RAP) disposant d’une batterie de 75mm et d’une batterie de 155mm

-229ème bataillon du génie de forteresse

107ème division d’infanterie de forteresse (ex-Secteur Fortifié de Mulhouse)

-10ème régiment d’infanterie de forteresse

-371ème régiment d’infanterie de secteur fortifié démobilisé en septembre 1940 et remobilisé fin août 1948

-2ème groupe du 159ème régiment d’artillerie de position (159ème RAP) avec un groupe de 75mm et de 155mm, une batterie de canons de 47mm (de marine puis antichar modèle 1937) et une batterie de mortiers de tranchée 150T

-230ème bataillon de génie de forteresse

108ème division d’infanterie de forteresse (ex-Secteur Fortifié du Jura)

-81ème bataillon alpin de forteresse

-91ème bataillon alpin de forteresse

-170ème régiment d’artillerie de position avec des canons de 75mm et de 155mm

Les autres unités d’infanterie

Levant

On trouve dans les mandats une demi-brigade algéro-marocaine qui aligne le 4ème bataillon du 6ème RTA, le 4ème bataillon du 7ème RTA, le 5ème bataillon du 1er régiment de tirailleurs marocains, le 16ème régiment de tirailleurs tunisiens et le 17ème régiment de tirailleurs sénégalais.

On trouve également le bataillon de marche d’infanterie coloniale du Levant et le groupement de la Légion Etrangère du Levant avec les 1er, 4ème et 6ème bataillons du 1er REI ainsi que le 2ème bataillon du 2ème REI. Le 1er octobre 1939, ce groupement est dissous et les différents bataillons forment le 6ème Régiment Etranger d’Infanterie.

Afrique Equatoriale Française (AEF)

Au Congo et au Gabon, le bataillon de tirailleurs sénégalais de l’Afrique Equatoriale Française

Au Tchad, le régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad, le bataillon de tirailleurs sénégalais de l’Oubangui-Chari, la Compagnie portée de Largeau et la section portée du Largeau.

-Au Cameroun, on trouve le régiment de tirailleurs sénégalais du Cameroun

Afrique Occidentale Française (AOF)

-Au Sénégal, se trouvent deux régiments d’infanterie, les 1er et 7ème régiments mobiles de tirailleurs sénégalais, le bataillon d’infanterie coloniale de l’Afrique Occidentale Française et le 7ème bataillon de tirailleurs sénégalais.

-Au Soudan français, on trouve le 2ème régiment mobile de tirailleurs sénégalais ainsi que le 2ème bataillon de tirailleurs sénégalais qui est dissous le 30 septembre 1939.

-En Mauritanie est déployé le 1er bataillon de tirailleurs sénégalais

-Au Niger, le 3ème bataillon de tirailleurs sénégalais qui est cependant dissous dès le 30 septembre 1939

-En Guinée, le 4ème bataillon de tirailleurs sénégalais

-En Côte d’Ivoire, le 5ème bataillon de tirailleurs sénégalais

-En Haute Volta, on trouve le 6ème bataillon de tirailleurs sénégalais

-Au Dahomey, les 8ème et 9ème bataillons de tirailleurs sénégalais

Océan Indien

-Sur la Côte Française des Somalis (CFS), on trouve le bataillon de tirailleurs sénégalais de la côte française des Somalis

-A Madagascar, les 1er et 2ème régiments de tirailleurs malgaches ainsi qu’un bataillon de tirailleurs malgaches.

Indochine

Pas moins de douze régiments d’infanterie indépendants sont déployés en Indochine appartenant soit à l’infanterie coloniale (9ème et 11ème RIC sans oublier les 10ème et 19ème régiments mixtes d’infanterie coloniale), aux tirailleurs tonkinois (1er 2ème 3ème et 4ème régiments), aux tirailleurs annamites (1er régiment), aux tirailleurs cambodgiens (1er régiment), à la Legion Etrangère (5ème régiment étranger d’infanterie) ou aux tirailleurs montagnards (4ème bataillon).

-En Chine, on trouve le 16ème régiment d’infanterie coloniale ainsi que les 103ème 104ème et 108ème bataillons de marche d’infanterie coloniale.

Antilles, Indes Françaises et Pacifique

-Quatre compagnies mixtes d’infanterie coloniale (une à Fort de France, une à Camp Jacob, une à Cayenne et une Papeete)

-Une compagnie de cipayes à Pondichery

Situation en septembre 1948

Levant

Pour la défense territoriale du Levant, la demi-brigade algéro-marocaine est dissoute en septembre 1944 et aussitôt remplacée par une Division Légère d’Infanterie du Levant (DLIL) avec le 4ème régiment de tirailleurs algériens, le 9ème régiment de tirailleurs marocains (créé par l’amalgame du 5ème bataillon du 1er RTM et d’anciens goumiers), le 16ème RTT et le 17ème RTS étant dissous.

Au déclenchement de la guerre en septembre 1948, la DLIL devient la 2ème DLI

Le bataillon de marche d’infanterie coloniale du Levant devient un régiment, le régiment de marche d’infanterie coloniale du Levant (RMICL) recevant le numéro 24 et intégrant la  191ème DIA.
Le 6ème REI à lui été envoyé au Maroc au sein de la 4ème DLI.

Afrique Equatoriale Française (AEF)

Au Congo et au Gabon, le bataillon de tirailleurs sénégalais de l’Afrique Equatoriale Française reste en place en septembre 1948

Au Tchad, le régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad, le bataillon de tirailleurs sénégalais de l’Oubangui-Chari, la Compagnie portée de Largeau et la section portée du Largeau restent en place sans autres changements qu’une amélioration de l’armement et de l’entrainement.

-Au Cameroun, on trouve le régiment de tirailleurs sénégalais du Cameroun qui comme les unités basées au Tchad bénéficie d’une amélioration de son armement et de sa mobilité en recevant des camions et des véhicules légers tout terrains à roues pour lui permettre d’opérer comme une véritable colonne mobile.

Afrique Occidentale Française (AOF)

-Au Sénégal, les deux régiments mobiles de tirailleurs sénégalais (1er et 7ème sont maintenus) mais les autres unités sont dissoutes.

-Au Soudan français, on trouve toujours le 2ème régiment mobile de tirailleurs sénégalais.

-En Mauritanie est toujours déployé le 1er bataillon de tirailleurs sénégalais

-Au Niger, le 2ème bataillon de tirailleurs sénégalais dissous au Sénégal en septembre 1944 est reconstitué en juin 1945 pour une fournir une force armée à cette région. Elle s’inspire du régiment de tirailleurs sénégalais du Cameroun et peut opérer comme une véritable colonne mobile

-En Guinée, est toujours déployé le 4ème bataillon de tirailleurs sénégalais

-En Côte d’Ivoire, le 5ème bataillon de tirailleurs sénégalais est toujours là

-En Haute Volta, on trouve le 6ème bataillon de tirailleurs sénégalais est toujours là

-Au Dahomey, les 8ème et 9ème bataillons de tirailleurs sénégalaissont amalgamés en un 2ème régiment mobile de tirailleurs sénégalais.

Océan Indien

-Sur la Côte Française des Somalis (CFS), on trouve en septembre 1939 le bataillon de tirailleurs sénégalais de la côte française des Somalis qui deviens courant 1944 le  régiment de tirailleurs sénégalais à quatre bataillons

-A Madagascar, on trouve en septembre 1939 les 1er et 2ème régiments de tirailleurs malgaches ainsi qu’un bataillon de mitrailleurs malgaches.

Les deux régiments de tirailleurs sont toujours là, leur armement est amélioré,

Le bataillon de mitrailleurs devient un bataillon mixte d’infanterie malgache (BMIM) avec des mitrailleurs et des tirailleurs et rallie la Réunion.

Indochine

-Dans le domaine de l’infanterie coloniale, on trouve deux régiments, les 9ème et 11ème RIC.

-Les 10 et 19ème régiments mixtes d’infanterie coloniale sont toujours présents

-On trouve toujours les 1er 2ème 3ème et 4ème régiments de tirailleurs tonkinois tout comme le 1er régiment de tirailleurs annamites et le 1er régiment de tirailleurs cambodgiens.

-La Légion Etrangère déploie en Indochine le 5ème régiment étranger d’infanterie (5ème REI)

-Le 4ème bataillon de tirailleurs montagnards est transformé en régiment à deux bataillons en 1944 sous le nom de 4ème régiment de tirailleurs montagnards

-En Chine, on trouve le 16ème régiment d’infanterie coloniale chargé d’assurer la protection de la légation, les bataillons de marche ayant été dissous pour renforcer d’autres unités.

Antilles

-En Martinique, l’unique compagnie mixte d’infanterie coloniale devient un véritable régiment d’infanterie coloniale à deux bataillons de combat plus un troisième activé à la mobilisation, le 12ème régiment d’infanterie coloniale.

-En Guadeloupe, la compagnie mixte d’infanterie coloniale devient un bataillon d’infanterie coloniale toujours stationné à Camp Jacob.

-A Cayenne, se trouve d’abord une simple compagnie d’infanterie coloniale puis le bataillon de tirailleurs sénégalais de Guyane (BTSG) arrivé sur place en 1945.

Indes Françaises et Pacifique

-Une compagnie de cipayes à Pondichery

-Un bataillon d’infanterie coloniale du Pacifique à Papeete

-Un régiment d’infanterie coloniale du Pacifique, le 1er RICP à Nouméa