Benelux (47) Belgique (8)

Reconstituer une armée oui mais comment ?

Si quelques troupes belges combattent encore aux côtés des alliés, le général Villeneuve pour éviter tout problème politique préfère les replier loin du front officiellement pour leur permettre de se reposer mais personne n’est dupe à tel point que nombre de belges choisiront de s’engager dans la Légion Etrangère, faisant ainsi mentir les paroles du Boudin («Pour les belges il y en à plus ce sont des tireurs au cul»).

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Dominions (53) Afrique du Sud (18)

La Royal South African Air Force (RSAF) dans le second conflit mondial

Organisation au 1er septembre 1948

-Etat-major de l’armée de l’air (Royal South African Air Force General Staff) implanté sur la base de Swartkop près de Pretoria

-Commandement Tactique (Tactical Command) avec quatre squadrons actifs (deux de chasse, un de bombardement et un de reconnaissance)

-Commandement de l’Entrainement et du Soutien (Training & Support Command) avec deux squadrons d’entrainement, une unité de coordination de transport, une unité de transmissions, deux compagnies de travailleurs et deux compagnies de protection

-Commandement de la Défense Antiaérienne Territoriale (Territorial Air Defense Command) avec en sommeil huit batteries antiaériennes lourdes qui n’existent que sur le papier, ce commandement est donc une véritable coquille vide.

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Dominions (39) Afrique du Sud (4)

L’Afrique du Sud dans le second conflit mondial (1948-1954)

Mobilisation

Pretoria comme Ottawa refuse la conscription très impopulaire dans les opinions anglo-saxonnes car liées aux boucheries du premier conflit mondial. Cela ne pose cependant pas de problèmes, les volontaires ne manquent pas aussi bien chez les blancs que chez ceux que les afrikaners appellent les natives ou les coloured.

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22-Armée de terre : armement et matériel (101) ordre de bataille (35)

Forces de Souveraineté

Carte de l'Afrique et des différents empires coloniaux

Carte de l’Afrique et des différents empires coloniaux

Dans cette rubrique, je vais aborder la question des unités stationnées dans l’Empire dans des contrées où les menaces extérieures étant existantes, la mission de ces unités est d’assurer la sécurité extérieure et de se préparer à un hypothétique envoi sur un front que ce soit en métropole ou en Afrique du Nord.

-Situation en septembre 1939

-Afrique Equatoriale Française (AEF)

Au Congo et au Gabon, nous trouvons le bataillon de tirailleurs sénégalais de l’Afrique Equatoriale Française

Au Tchad, est déployé le régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad, le bataillon de tirailleurs sénégalais de l’Oubangui-Chari, la Compagnie portée du Largeau et la section portée du Largeau.

-Au Cameroun, on trouve le régiment de tirailleurs sénégalais du Cameroun

-Afrique Occidentale Française (AOF)

-Au Sénégal, se trouvent deux régiments d’infanterie, les 1er et 7ème régiments mobiles de tirailleurs sénégalais, le bataillon d’infanterie coloniale de l’Afrique Occidentale Française et le 7ème bataillon de tirailleurs sénégalais.

-Au Soudan français, on trouve le 2ème régiment mobile de tirailleurs sénégalais ainsi que le 2ème bataillon de tirailleurs sénégalais qui est dissous le 30 septembre 1939.

-En Mauritanie est déployé le 1er bataillon de tirailleurs sénégalais

-Au Niger, le 3ème bataillon de tirailleurs sénégalais qui est cependant dissous dès le 30 septembre 1939

-En Guinée, le 4ème bataillon de tirailleurs sénégalais

-En Côte d’Ivoire, le 5ème bataillon de tirailleurs sénégalais

-En Haute Volta, on trouve le 6ème bataillon de tirailleurs sénégalais

-Au Dahomey, les 8ème et 9ème bataillons de tirailleurs sénégalais

-Océan Indien

-Sur la Côte Française des Somalis (CFS), on trouve le bataillon de tirailleurs sénégalais de la côte française des Somalis

-A Madagascar, les 1er et 2ème régiments de tirailleurs malgaches ainsi qu’un bataillon de mitrailleurs malgaches.

Le "char de la victoire" Renault FT en version canon de 37mm

Le « char de la victoire » Renault FT en version canon de 37mm

La «Grande Ile» dispose également d’une section de chars FT et pour l’artillerie de deux groupes autonomes en l’occurence le Groupe autonome d’artillerie coloniale de Diego-Suarez et le Groupe autonome d’artillerie coloniale de l’Emyrne.
-Antilles, Indes Françaises et Pacifique

-Quatre compagnies mixtes d’infanterie coloniale : une à Fort de France, une à Camp Jacob à la Guadeloupe, une à Cayenne et une Papeete.

-Une compagnie de cipayes à Pondichery

-En ce qui concerne l’artillerie, nous trouvons à Fort de France une batterie mixte d’artillerie coloniale

-Evolution et situation en septembre 1948

-Afrique Equatoriale Française (AEF)

Au Congo et au Gabon, le bataillon de tirailleurs sénégalais de l’Afrique Equatoriale Française reste en place en septembre 1948

Au Tchad, le régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad, le bataillon de tirailleurs sénégalais de l’Oubangui-Chari, la Compagnie portée de Largeau et la section portée du Largeau restent en place sans autres changements qu’une amélioration de l’armement et de l’entrainement.

-Au Cameroun, on trouve le régiment de tirailleurs sénégalais du Cameroun qui comme les unités basées au Tchad bénéficie d’une amélioration de son armement et de sa mobilité en recevant des camions et des véhicules légers tout terrains à roues pour lui permettre d’opérer comme une véritable colonne mobile.

-Afrique Occidentale Française (AOF)

-Au Sénégal, les deux régiments mobiles de tirailleurs sénégalais (1er et 7ème sont maintenus) mais les autres unités sont dissoutes.

-Au Soudan français, on trouve toujours le 2ème régiment mobile de tirailleurs sénégalais.

-En Mauritanie est toujours déployé le 1er bataillon de tirailleurs sénégalais

-Au Niger, le 2ème bataillon de tirailleurs sénégalais dissous au Sénégal en septembre 1939 est reconstitué en juin 1945 pour une fournir une force armée à cette région. Elle s’inspire du régiment de tirailleurs sénégalais du Cameroun et peut opérer comme une véritable colonne mobile

-En Guinée, est toujours déployé le 4ème bataillon de tirailleurs sénégalais

-En Côte d’Ivoire, le 5ème bataillon de tirailleurs sénégalais est toujours là

-En Haute Volta, on trouve le 6ème bataillon de tirailleurs sénégalais est toujours là

-Au Dahomey, les 8ème et 9ème bataillons de tirailleurs sénégalaissont amalgamés en un 2ème régiment mobile de tirailleurs sénégalais.

-Océan Indien

-Sur la Côte Française des Somalis (CFS), on trouve en septembre 1939 le bataillon de tirailleurs sénégalais de la côte française des Somalis qui devient courant 1944 le régiment de tirailleurs sénégalais à quatre bataillons

Les deux régiments de tirailleurs stationnés à Madgascar sont toujours là, leur armement est amélioré alors que Le bataillon de mitrailleurs devient un bataillon mixte d’infanterie malgache (BMIM) avec des mitrailleurs et des tirailleurs et rallie la Réunion.

Canon de 75mm modèle 1897 montés sur pneumatiques

Canon de 75mm modèle 1897 montés sur pneumatiques

La section de chars FT remplace en 1947 ses vénérables chars par des Renault R-35 nettement plus modernes. Quand à l’artillerie, les deux groupes autonomes sont toujours là avec des canons de 75mm modèle 1897 pour équipement.

-Antilles

-En Martinique, l’unique compagnie mixte d’infanterie coloniale devient un véritable régiment d’infanterie coloniale à deux bataillons de combat plus un troisième activé à la mobilisation, le 12ème régiment d’infanterie coloniale. Ce dernier est supporté par une batterie mixte d’artillerie coloniale équipée de canons de 75mm modèle 1897.

-En Guadeloupe, la compagnie mixte d’infanterie coloniale devient un bataillon d’infanterie coloniale toujours stationné à Camp Jacob et connu sous le nom de bataillon d’infanterie coloniale des Antilles (BICA).

-A Cayenne, se trouve d’abord une simple compagnie d’infanterie coloniale puis le bataillon de tirailleurs sénégalais de Guyane (BTSG) arrivé sur place en 1945.

Indes Françaises et Pacifique

-Une compagnie de cipayes à Pondichery

-Un bataillon d’infanterie coloniale du Pacifique à Papeete

-Un régiment d’infanterie coloniale du Pacifique, le 1er RICP à Nouméa

22-Armée de terre : armement et matériel (45)

M-Véhicules de transport de troupes

Préambule

Après les sanglantes offensives d’août et de septembre 1914, le front se stabilisa en deux lignes de tranchées parallèles, séparées par un non man’s land barrés de trous d’obus, de barbelés et balayés par les tirs des mitrailleuses.

L’arrivée du char marqua le retour d’une possible percée décisive du front ou du moins la reprise de la guerre de mouvement qui sans l’Armistice aurait conduit les alliés au cœur de l’Allemagne au printemps 1919.

Si le char pouvait traverser le no man’s land, l’infanterie se heurtait à nouveau à un terrain bouleversé sans parler qu’avancer au niveau des chars était des plus risqués.

Emergea alors rapidement le besoin de véhicules spécialement conçus pour le transport de troupes, l’usage de chars sans canons se révélant décevant. En dépit des intentions, aucune réalisation concrète ne vit le jour avant le 11 novembre 1918, le véhicule de transport de troupes restait à créer.

En juillet 1920, les bases d’une armée mécanique sont jettés prévoyant différents types de véhicule de soutien à l’action des chars dont des véhicules de transport de troupes mais cette première esquisse est un véritable pétard mouillé et il faut attendre le début des années trente pour le programme de motorisation entraine à nouveau l’état-major à réfléchir sur la problématique du transport de troupes sur route mais également en terrain difficile.

Le 30 décembre 1930 dans la foulée du programme de motorisation lancé par le CEMA, le général Weygand, dix catégories de véhicules de support sont définis dont un type K pour une voiture blindée de transport de combattants.

Dans un premier temps, ce concept va surtout faire florès dans l’Empire où les interminables opérations de pacification et de police coloniale nécessite de mettre sous blindage les combattants pour les protéger des embuscades.

En métropole, le besoin n’est pas immédiat, tout juste imagine-t-on des véhicules de ravitaillement (type N) pour transporter les munitions au plus près des combattants, ce sont les prémices des chenillettes.

Si le transport des unités d’infanterie se fait par les groupes de transport du train y compris les DIM (qui ne sont en réalité que partiellement motorisées), les «fantassins» appelés à soutenir les chars et les automitrailleuses de cavalerie ont besoin de véhicules spécifiquement conçus pour leur permettre de suivre le rythme des véhicules chenillés, le tout dans le cadre du programme de transport de combattants sous blindage approuvé le 30 septembre 1938.

Les premiers appelés chasseurs portés vont ainsi partir des ravitailleurs chenillés qui vont peu à peu se transporter en véhicules de transport de combattant chenillés et blindés pouvant opérer sur tous les terrains, collant aux chars pour occuper le terrain et les protéger des pièces antichars ennemis.

Les seconds appelés dragons portés préfèrent les véhicules à roues qu’il s’agisse d’abord du Lorraine modèle 28 puis du Laffly S 20 T en dépit du fait qu’en tout terrain, les performances des chenillés auraient été meilleurs mais les dragons portés tout comme la cavalerie préfèrent privilégier la mobilité stratégique sur route.

On aboutit donc à une véritable dualité au sein de l’Arme Blindée-Cavalerie avec des VBCP (Voitures Blindées de Chasseurs Portés) chenillées pour les chasseurs portés et des Voitures de Dragons Portés (VDP) à roues pour les dragons portés.

Quand aux huit Divisions d’Infanterie Motorisée, elles le sont totalement en septembre 1948 qu’il s’agisse des véhicules de soutien, de l’artillerie mais surtout de l’infanterie qui dispose organiquement de ses propres véhicules, des Laffly S 20T-12, lui donnant une vraie mobilité stratégique, lui permettant de suivre la percée engagée par les DC et les DLM.

Néanmoins, il faut préciser que ces véhicules ne servent qu’au transport et non au combat, les chasseurs comme les dragons portés, une fois arrivés sur zone giclent de leurs VBCP/VDP pour combattre à pied comme l’infanterie de ligne.

Ce n’est qu’au cours du conflit que les futurs fusiliers mécanisés (1959 : fusion de l’arme des dragons portés et chasseurs portés) apprendront à combattre depuis les véhicules pour bénéficier d’une mobilité et d’une protection accrue.

Les projets inaboutis du programme de 1930

Le programme destiné à satisfaire le type K est  lancé officiellement le 9 janvier 1931. Il demande une voiture pouvant transporter six combattants en plus du conducteur (soit sept hommes) ce qui représente un demi-groupe de combat avec un FM, des portes latérales et arrière, pas de toît mais une capote pour protéger les combattants, le tout avec une vitesse instantanée de 50 km/h et moyenne de 30 km/h.

Trois constructeurs répondent à cet appel à projets. Berliet propose la VPDK et Renault la URK, deux véhicules à six roues mais ils ne sont pas construits en série tout comme le Citroën P26A semi-chenillé qui renait sous la forme d’un descendant, la P-104, une voiture blindée coloniale produite à douze exemplaires, trois avec tourelle dans la Côte Française des Somalis et neuf sans tourelle en Indochine qui était plus une automitrailleuse qu’une voiture de transport de combattants.

Citroën P-104 avec tourelle

Citroën P-104 avec tourelle

Caractéristiques Techniques de la voiture blindée Citroën P-104

Poids total en ordre de marche : 4750kg 5000kg pour la version avec tourelle

Dimensions : longueur 4.68m largeur 1.82m hauteur 2.00m (2.36m avec la tourelle)

Motorisation : moteur Citroën type K de 6 cylindres délivrant 67ch

Vitesse maximale 40 km/h Autonomie 400km (250 litres d’essence à bord)

Blindage : 6mm

Armement : deux FM modèle 1924/29 avec 5000 cartouches ou une mitrailleuse de 7.5mm MAC-31 en tourelle

Equipage : conducteur, chef de voiture et deux tireurs

Le transport de troupes dans les colonies

Utilisé très régulièrement à partir des années trente avec le groupement Trinquet, la pacification du sud marocain voit l’utilisation d’un grand nombre de véhicules de combat et de transport, la puissance de feu des tribus du Sud nécessitant un blindage pour protéger les combattants.

Néanmoins, on se rend vite compte qu’un tel blindage transforme sous le soleil marocain le compartiment des troupes en enfer insupportable. On décide donc d’alléger la protection, conservant le blindage autour des organes vitaux comme le moteur ou la cabine, l’arrière reste partiellement protégé mais surtout la ventilation est particulièrement soignée.

En 1934, sont testés le Laffly S 35C puis le Lorraine 28 qui ne sont pas adoptés à la différence du Berliet GMS, un camion à roues motrices arrière proposé par le grand constructeur lyonnais en 1937 mais qui ne sera produit qu’en petite série (16 exemplaires) en 1941 pour participer à la pacification permanente du sud-marocain.

Ces véhicules seront surtout utilisés par les goumiers, les légionnaires du 3ème REI disposant d’autres véhicules.

Ce besoin va cependant déboucher sur la production antérieure d’un camion blindé, le Camion Blindé Panhard (CBP) ou voiture spéciale 179.

Ce véhicule va être produit à 19 exemplaires et va participer notamment aux opérations de la colonne (ou groupement) Trinquet. Il est dérivé de la Panhard 165/175 TOE.Il dispose d’un équipage de trois hommes (chef de voiture, conducteur et tireur FM) et peut transporter dix hommes qui disposent de quatre postes de tir.

21-Armée de terre (8)

Les Divisions d’Infanterie de Forteresse (D.I.F.)

Ces divisions ont la particularité d’être des divisions du temps de guerre, activées uniquement à la mobilisation. Elles ont connu deux périodes d’existence, l’une durant la guerre de Pologne et jusqu’à la démobilisation (septembre 1939-septembre 1940) et l’autre à partir de la mobilisation d’août/septembre 1948.

Première période

Le Secteur Fortifié de Maubeuge à été ainsi la 101ème Division d’Infanterie de Forteresse (101ème  DIF) de mars à juillet 1940 date de sa dissolution. Elle alignait deux régiments d’infanterie de forteresse, les 84ème et 87ème RIF, deux régiments régionaux de travailleurs, les 18ème et 19ème RRT ainsi que le 1er bataillon de mitrailleurs. On trouvait également deux groupes du 161ème RAP.

Le Secteur Défensif des Ardennes est ainsi devenu la 102ème Division d’Infanterie de Forteresse (102ème DIF) avec trois unités d’infanterie (148ème RIF 42ème et 52ème DBMC), le 160ème RAP et des unités du génie et de soutien (227ème bataillon du génie de forteresse avec la 1ère compagnie de sapeurs-mineurs, la 81ème compagnie de télégraphiste et la 82ème compagnie radio).

Le Secteur Fortifié du Bas-Rhin est temporairement devenu la 103ème DIF avec trois régiments d’infanterie de forteresse (70ème 172ème 34ème), le 237ème RI de SF sans oublier les unités d’appui qu’il s’agisse de l’artillerie (155ème RAP)du génie, de transmissions et de soutien logistique.

Le Secteur Fortifié de Colmar est temporairement devenu la 104ème DIF disposait de trois régiments d’infanterie (42ème et 28ème RIF, 242ème RI de Secteur Fortifié), des 9ème et 10ème bataillons de chasseurs pyrénéens, le 1er escadron du 170ème RAP ainsi que des unités du génie, de soutien et de logistique.

Le Secteur Fortifié de Mulhouse est temporairement devenu la 105ème DIF disposait du 10ème RIF, du 2ème groupe du 159ème RAP  ainsi que les unités du génie et de soutien comme la 1ère compagnie du 230ème bataillon de génie de forteresse.

Deuxième période

101ème Division d’Infanterie de Forteresse

La 101ème DIF remplace le 12 septembre 1948 le Secteur Fortifié de Maubeuge, la mission de cette grande unité est de tenir le front telle une unité statique. Elle dispose des unités suivantes :

-84ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (84ème RIF)

-87ème Régiment d’Infanterie de Forteresse (87ème RIF) réactivé le 1er septembre 1948 à partir du régiment précédent.

-1er bataillon de mitrailleurs devenu en septembre 1947, 1er régiment de mitrailleurs

-18ème régiment de travailleurs

-2ème groupe du 161ème RAP équipé de 16 canons de 75mm modèle 1897 (deux batteries) et 8 canons de 105mm modèle 1913 en une batterie. Les autres pièces restent stockées.

-226ème bataillon du génie de forteresse (1ère compagnie de sapeurs mineurs, 81ème et 82ème compagnies de transmission et le 21ème parc du génie).

102ème Division d’Infanterie de Forteresse (ex-Secteur Fortifié des Ardennes)

-42ème demi-brigade de mitrailleurs coloniaux

-52ème demi-brigade de mitrailleurs coloniaux officiellement réactivée à la fin du mois d’août

-148ème régiment d’infanterie de forteresse

-160ème régiment d’artillerie de position : 2ème groupe avec les 4ème et 6ème batteries disposant de canons de 75mm modèle 1897 et 3ème groupe (7ème 8ème et 9ème batteries) équipées de canons de 155C Saint Chamond et de canons de 155L modèle 1877.

-141ème bataillon de génie de forteresse avec une compagnie de sapeurs mineurs, les 81ème et 82ème compagnies de transmission et du 83ème détachement colombophile.

-227ème bataillon du génie de forteresse (1ère compagnie de sapeurs-mineurs, la 81ème compagnie de télégraphiste et la 82ème compagnie radio).

103ème division d’infanterie de forteresse (ex-Secteur Fortifié de Montmedy)

-132ème régiment d’infanterie de forteresse

-136ème régiment d’infanterie de forteresse

-147ème régiment d’infanterie de forteresse

-155ème régiment d’infanterie de forteresse

-1er groupe du 169ème RAP disposant de neuf batteries  équipées pour six d’entre-elles de canons de 75mm modèle 1897 et pour les trois autres de canons de 105mm L
-211ème bataillon de sapeurs mineurs avec la 81ème compagnie télégraphiste et la 82ème compagnie radio

104ème division d’infanterie de forteresse (104ème DIF) (ex-Secteur Fortifié des Vosges)

-154ème régiment d’infanterie de forteresse (154ème RIF)

-165ème régiment d’infanterie de forteresse (165ème RIF) créé à partir du précédent avec un noyau d’actif, des réservistes, des rappelés et des jeunes recrues.

-5ème compagnie du 400ème régiment de pionniers : entretien des ouvrages, travaux de renforcement……. .

-168ème régiment d’artillerie de position (168ème RAP) avec un groupe à trois batteries équipées de canons de 75mm, un groupe à trois batteries équipées de canons de 155mm, un groupe antichar indépendant équipé de canons de 47mm.

-143ème bataillon du génie de forteresse (143ème BGF)

105ème division d’infanterie de forteresse (ex-Secteur Fortifié du Bas-Rhin)

-70ème régiment d’infanterie de forteresse

-172ème régiment d’infanterie de forteresse

-34ème régiment d’infanterie de forteresse réactivé et remplaçant le 226ème RR

-226ème régiment d’infanterie de secteur fortifié défendant la place de Strasbourg.

-155ème régiment d’artillerie de position (155ème RAP) disposant d’un groupe de 75mm, deux groupes équipés de canons de 75mm, de 155mm, de mortiers de tranchées de 150T, d’un groupe armant les forteresses allemandes du secteur et un groupe antichar équipé de canons de 47mm.

-228ème bataillon du génie de forteresse

106ème division d’infanterie de forteresse (ex-Secteur Fortifié de Colmar)

-28ème régiment d’infanterie de forteresse (28ème RIF)

-42ème régiment d’infanterie de forteresse (42ème RIF)

-242ème régiment d’infanterie de secteur fortifié à deux bataillons

-1er groupe du 170ème régiment d’artillerie de position (170ème RAP) disposant d’une batterie de 75mm et d’une batterie de 155mm

-229ème bataillon du génie de forteresse

107ème division d’infanterie de forteresse (ex-Secteur Fortifié de Mulhouse)

-10ème régiment d’infanterie de forteresse

-371ème régiment d’infanterie de secteur fortifié démobilisé en septembre 1940 et remobilisé fin août 1948

-2ème groupe du 159ème régiment d’artillerie de position (159ème RAP) avec un groupe de 75mm et de 155mm, une batterie de canons de 47mm (de marine puis antichar modèle 1937) et une batterie de mortiers de tranchée 150T

-230ème bataillon de génie de forteresse

108ème division d’infanterie de forteresse (ex-Secteur Fortifié du Jura)

-81ème bataillon alpin de forteresse

-91ème bataillon alpin de forteresse

-170ème régiment d’artillerie de position avec des canons de 75mm et de 155mm

Les autres unités d’infanterie

Levant

On trouve dans les mandats une demi-brigade algéro-marocaine qui aligne le 4ème bataillon du 6ème RTA, le 4ème bataillon du 7ème RTA, le 5ème bataillon du 1er régiment de tirailleurs marocains, le 16ème régiment de tirailleurs tunisiens et le 17ème régiment de tirailleurs sénégalais.

On trouve également le bataillon de marche d’infanterie coloniale du Levant et le groupement de la Légion Etrangère du Levant avec les 1er, 4ème et 6ème bataillons du 1er REI ainsi que le 2ème bataillon du 2ème REI. Le 1er octobre 1939, ce groupement est dissous et les différents bataillons forment le 6ème Régiment Etranger d’Infanterie.

Afrique Equatoriale Française (AEF)

Au Congo et au Gabon, le bataillon de tirailleurs sénégalais de l’Afrique Equatoriale Française

Au Tchad, le régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad, le bataillon de tirailleurs sénégalais de l’Oubangui-Chari, la Compagnie portée de Largeau et la section portée du Largeau.

-Au Cameroun, on trouve le régiment de tirailleurs sénégalais du Cameroun

Afrique Occidentale Française (AOF)

-Au Sénégal, se trouvent deux régiments d’infanterie, les 1er et 7ème régiments mobiles de tirailleurs sénégalais, le bataillon d’infanterie coloniale de l’Afrique Occidentale Française et le 7ème bataillon de tirailleurs sénégalais.

-Au Soudan français, on trouve le 2ème régiment mobile de tirailleurs sénégalais ainsi que le 2ème bataillon de tirailleurs sénégalais qui est dissous le 30 septembre 1939.

-En Mauritanie est déployé le 1er bataillon de tirailleurs sénégalais

-Au Niger, le 3ème bataillon de tirailleurs sénégalais qui est cependant dissous dès le 30 septembre 1939

-En Guinée, le 4ème bataillon de tirailleurs sénégalais

-En Côte d’Ivoire, le 5ème bataillon de tirailleurs sénégalais

-En Haute Volta, on trouve le 6ème bataillon de tirailleurs sénégalais

-Au Dahomey, les 8ème et 9ème bataillons de tirailleurs sénégalais

Océan Indien

-Sur la Côte Française des Somalis (CFS), on trouve le bataillon de tirailleurs sénégalais de la côte française des Somalis

-A Madagascar, les 1er et 2ème régiments de tirailleurs malgaches ainsi qu’un bataillon de tirailleurs malgaches.

Indochine

Pas moins de douze régiments d’infanterie indépendants sont déployés en Indochine appartenant soit à l’infanterie coloniale (9ème et 11ème RIC sans oublier les 10ème et 19ème régiments mixtes d’infanterie coloniale), aux tirailleurs tonkinois (1er 2ème 3ème et 4ème régiments), aux tirailleurs annamites (1er régiment), aux tirailleurs cambodgiens (1er régiment), à la Legion Etrangère (5ème régiment étranger d’infanterie) ou aux tirailleurs montagnards (4ème bataillon).

-En Chine, on trouve le 16ème régiment d’infanterie coloniale ainsi que les 103ème 104ème et 108ème bataillons de marche d’infanterie coloniale.

Antilles, Indes Françaises et Pacifique

-Quatre compagnies mixtes d’infanterie coloniale (une à Fort de France, une à Camp Jacob, une à Cayenne et une Papeete)

-Une compagnie de cipayes à Pondichery

Situation en septembre 1948

Levant

Pour la défense territoriale du Levant, la demi-brigade algéro-marocaine est dissoute en septembre 1944 et aussitôt remplacée par une Division Légère d’Infanterie du Levant (DLIL) avec le 4ème régiment de tirailleurs algériens, le 9ème régiment de tirailleurs marocains (créé par l’amalgame du 5ème bataillon du 1er RTM et d’anciens goumiers), le 16ème RTT et le 17ème RTS étant dissous.

Au déclenchement de la guerre en septembre 1948, la DLIL devient la 2ème DLI

Le bataillon de marche d’infanterie coloniale du Levant devient un régiment, le régiment de marche d’infanterie coloniale du Levant (RMICL) recevant le numéro 24 et intégrant la  191ème DIA.
Le 6ème REI à lui été envoyé au Maroc au sein de la 4ème DLI.

Afrique Equatoriale Française (AEF)

Au Congo et au Gabon, le bataillon de tirailleurs sénégalais de l’Afrique Equatoriale Française reste en place en septembre 1948

Au Tchad, le régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad, le bataillon de tirailleurs sénégalais de l’Oubangui-Chari, la Compagnie portée de Largeau et la section portée du Largeau restent en place sans autres changements qu’une amélioration de l’armement et de l’entrainement.

-Au Cameroun, on trouve le régiment de tirailleurs sénégalais du Cameroun qui comme les unités basées au Tchad bénéficie d’une amélioration de son armement et de sa mobilité en recevant des camions et des véhicules légers tout terrains à roues pour lui permettre d’opérer comme une véritable colonne mobile.

Afrique Occidentale Française (AOF)

-Au Sénégal, les deux régiments mobiles de tirailleurs sénégalais (1er et 7ème sont maintenus) mais les autres unités sont dissoutes.

-Au Soudan français, on trouve toujours le 2ème régiment mobile de tirailleurs sénégalais.

-En Mauritanie est toujours déployé le 1er bataillon de tirailleurs sénégalais

-Au Niger, le 2ème bataillon de tirailleurs sénégalais dissous au Sénégal en septembre 1944 est reconstitué en juin 1945 pour une fournir une force armée à cette région. Elle s’inspire du régiment de tirailleurs sénégalais du Cameroun et peut opérer comme une véritable colonne mobile

-En Guinée, est toujours déployé le 4ème bataillon de tirailleurs sénégalais

-En Côte d’Ivoire, le 5ème bataillon de tirailleurs sénégalais est toujours là

-En Haute Volta, on trouve le 6ème bataillon de tirailleurs sénégalais est toujours là

-Au Dahomey, les 8ème et 9ème bataillons de tirailleurs sénégalaissont amalgamés en un 2ème régiment mobile de tirailleurs sénégalais.

Océan Indien

-Sur la Côte Française des Somalis (CFS), on trouve en septembre 1939 le bataillon de tirailleurs sénégalais de la côte française des Somalis qui deviens courant 1944 le  régiment de tirailleurs sénégalais à quatre bataillons

-A Madagascar, on trouve en septembre 1939 les 1er et 2ème régiments de tirailleurs malgaches ainsi qu’un bataillon de mitrailleurs malgaches.

Les deux régiments de tirailleurs sont toujours là, leur armement est amélioré,

Le bataillon de mitrailleurs devient un bataillon mixte d’infanterie malgache (BMIM) avec des mitrailleurs et des tirailleurs et rallie la Réunion.

Indochine

-Dans le domaine de l’infanterie coloniale, on trouve deux régiments, les 9ème et 11ème RIC.

-Les 10 et 19ème régiments mixtes d’infanterie coloniale sont toujours présents

-On trouve toujours les 1er 2ème 3ème et 4ème régiments de tirailleurs tonkinois tout comme le 1er régiment de tirailleurs annamites et le 1er régiment de tirailleurs cambodgiens.

-La Légion Etrangère déploie en Indochine le 5ème régiment étranger d’infanterie (5ème REI)

-Le 4ème bataillon de tirailleurs montagnards est transformé en régiment à deux bataillons en 1944 sous le nom de 4ème régiment de tirailleurs montagnards

-En Chine, on trouve le 16ème régiment d’infanterie coloniale chargé d’assurer la protection de la légation, les bataillons de marche ayant été dissous pour renforcer d’autres unités.

Antilles

-En Martinique, l’unique compagnie mixte d’infanterie coloniale devient un véritable régiment d’infanterie coloniale à deux bataillons de combat plus un troisième activé à la mobilisation, le 12ème régiment d’infanterie coloniale.

-En Guadeloupe, la compagnie mixte d’infanterie coloniale devient un bataillon d’infanterie coloniale toujours stationné à Camp Jacob.

-A Cayenne, se trouve d’abord une simple compagnie d’infanterie coloniale puis le bataillon de tirailleurs sénégalais de Guyane (BTSG) arrivé sur place en 1945.

Indes Françaises et Pacifique

-Une compagnie de cipayes à Pondichery

-Un bataillon d’infanterie coloniale du Pacifique à Papeete

-Un régiment d’infanterie coloniale du Pacifique, le 1er RICP à Nouméa

 

18-Bases et Arsenaux (9)

J-Station navale de Beyrouth

Beyrouth

Beyrouth

Contrôler le Levant

A la suite de l’offensive victorieuse des alliés à l’été 1918, l’empire Ottoman s’effondre. Les traités de paix réduise son territoire à la Turquie actuelle ce qui entraine un changement de souveraineté sur les vastes territoires du Moyen Orient.

Si la Palestine est gérée par la Grande Bretagne, la majeure partie du Levant est sous l’autorité française avec les mandats de Syrie et du Liban.

Des troupes y sont déployés pour faire respecter la souveraineté française et pour maintenir l’ordre dans des territoires assez turbulents notamment dans le Djebel Druze secoué par une importante révolte en 1925.
La marine y est également présent au travers d’une Division de Syrie qui devient rapidement la Division Navale du Levant (DNL) qui installe ses quartiers à Beyrouth dans une partie du port de commerce.

Fortifications

Canon de 130mm modèle 1924

Canon de 130mm modèle 1924

Les menaces venant essentiellement de la mer (Le Dodécanèse est une possession italienne), les défenses du port libanais sont donc quasi-exclusivement tournées vers la mer.

Une batterie Nord aménagée en 1943/44 dispose de deux canons de 130mm en affûts simples sous masque et sur plate-forme rotative. Ces canons sont d’anciennes pièces des torpilleurs d’escadre type Bourrasque et L’Adroit désarmés. Cela permet une défense tout azimut.

La défense rapprochée est assurée par quatre tourelles démontables (canon de 47mm et une mitrailleuse de 7.5mm) installés sur des encuvements en béton. La défense antiaérienne n’est pas oubliée avec deux canons de 90mm modèle 1932 en un affût double sous masque et six canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40.

La Batterie Sud aménagée en 1945/46 dispose de deux canons de 130mm en affûts simples sous masque et sur plate-forme rotative. Ces canons sont d’anciennes pièces des torpilleurs d’escadre type Bourrasque et L’Adroit désarmés. Cela permet une défense tout azimut.

La défense rapprochée est assurée par quatre tourelles démontables (canon de 47mm et une mitrailleuse de 7.5mm) installés sur des encuvements en béton. La défense antiaérienne n’est pas oubliée avec deux canons de 90mm modèle 1926 en un affût double sous masque et six canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40.

Des plans sont dressés pour la défense terrestre de Beyrouth. Il est prévu que le génie construise des casemates de campagne armés par la compagnie de fusiliers marins attachée à la DNL (1ère Compagnie de Fusiliers Marins du Levant ou 1ère CFML) ainsi que des unités de l’armée de terre. Ces casemates sont accompagnés de fossés, de champs de mines et barbelés.

Installation/Navires stationnés en septembre 1948

Généralement composée d’unités légères, d’unités de «poussière navale», la DNL eut parfois des unités plus importantes comme un contre-torpilleur ou un torpilleur d’escadre voir même un croiseur léger entre septembre 1940 et décembre 1942 quand les trois croiseurs de classe Duguay Trouin se succédaient au Levant.

En dépit de ce déploiement non négligeable, la station navale de Beyrouth ne disposera jamais d’installations de radoub. Les unités de la DNL devant être carénés se rendaient donc à Haïfa.

Au 5 septembre 1948, les navires suivants sont déployés à Beyrouth :

-Aviso La Grandière _navire-amiral de la DNL_

-Chasseurs de sous-marins CH-20 et CH-21

-Pétrolier-caboteur L’Ardèche

-Gabare La Vaillante

K-Station navale de Djibouti

Djibouti

Djibouti

Une situation stratégique

L’occupation française de Djibouti remonte à 1862 quand un traité est signé entre la France de Napoléon III et des chefs locaux. Le choix de ce site stratégique s’explique par le début de la conquête de l’Indochine qui impose un port de ravitaillement bien placé et qui prendra toute son importance après l’ouverture du canal de Suez en 1869.

La colonisation de la fin du 19ème siècle renforce le caractère stratégique de la «Cote française des Somalis» puisque les italiens occupent l’Erythrée au nord et une partie de la Somalie au sud. Des travaux importants ont lieu avant la première guerre mondiale mais comme dans beaucoup de bases, la «der des der» ruine tous les efforts passés et il faut tout recommencer.

La station navale des Somalis est installée dans le golfe de Tadjourah à la pointe de l’isthme sur lequel est construite la ville de Djibouti. Deux digues construites entre 1898 et 1907 sont rénovées et prolongées pour former un bassin suffisamment profond pour recevoir un cuirassé de classe Alsace.

Installations

Les quais sont rénovés et renforcés, les capacités de levage et de stockage sont augmentées avec la construction de deux réservoirs de carburants enterrés.

Un bassin de radoub de 200m de long sur 25m de large est inauguré en septembre 1942. Elle sert aussi bien pour les navires des Forces Navales en Afrique Equatoriale Française (FNAEF) que pour les navires civils. Cependant pour les grands carénages, les navires basés à Djibouti devaient se rendre à Diego-Suarez mieux outillée et mieux équipée.

Fortifications

En septembre 1939, les seules défenses fortifiées de Djibouti sont concentrées dans la batterie du Héron équipées de quatre canons de 164mm modèle 1893 modifié 1896. Ces canons sont toujours là en septembre 1948, le site étant modernisé.

La défense du front de mer est assuré par quatre canons de 155mm modèle 1920 ayant appartenu au Lamotte-Picquet. Chaque canon est installé sur une plate-forme rotative installée dans des encuvements bétonnés

Ces quatre positions sont complétés par huit canons de 90mm modèle 1932 en quatre affûts doubles sous masque blindé et plate-forme rotative ce qui permet à ces canons de tirer contre avions, contre but flottant et contre but terrestre. Leur action antiaérienne est complétée par une batterie antiaérienne mobile de douze canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en six affûts doubles montés sur camion.

La défense terrestre de la ville de Djibouti est assurée par quatre casemates fortifiés inspirés de ceux de la Ligne Maginot avec une cloche d’observation et de tir équipées d’un canon de 25mm et d’une mitrailleuse de 7.5mm, deux affûts jumelés avec un canon de 47mm et deux mitrailleuses de 7.5mm.

La défense terrestre est assurée par un bataillon de fusiliers marins de 500 hommes, le 1er Bataillon de Fusiliers Marins d’Afrique Equatoriale (1er BFMAE) la principale force militaire terrestre de la Côte Française des Somalis (CFS) en compagnie du Régiment des Tirailleurs Sénégalais de la CFS.
Navires stationnés à Djibouti au 5 septembre 1948

-Aviso colonial Savorgnan de Brazza

-Canonnière La Tapageuse

-Patrouilleur (ex-torpilleur) La Melpomène

-Aviso-dragueurs coloniaux La Généreuse La Victorieuse L’Heureuse et  Alfred de Courcy (9ème DEL)

-Remorqueur de 750ch Glaïeul

L-Base navale de Diego-Suarez

Base navale de Diego-Suarez

Base navale de Diego-Suarez

Avant-propos

Madagascar connue également sous le nom de la «Grande Ile» est sous influence française depuis 1883 et devient colonie par décret du 6 août 1896.

La marine n’à pas attendu cette date pour implanter une base importante à Madagascar destiné à sécuriser l’Océan Indien.

Des travaux sont entamés dès 1891 mais ne sont réellement lancés qu’en 1898/99. Le tout est validé par la loi Gautret du 20 juillet 1900 sur la défense des côtes. Ces travaux sont menés sous l’impulsion de Joffre entre 1900 et 1904.

Les défenses côtières souffrent terriblement du premier conflit mondial. Non pas des combats mais des besoins en artillerie lourde en Europe qui entraina le désarmement des forts.

La volonté d’équiper l’Océan Indien d’une véritable base entraina d’importants travaux d’infrastructure pour faire de Diego-Suarez un véritable point d’appui pour la marine française et ses alliés.

Présentation du site

Le bassin principal, le coeur de la base navale de Diego-Suarez est implanté à l’entrée du «Cul de Sac Gallois». C’est là que sont amarrés les navires basés à demeure à Diego-Suarez. L’Arsenal est implanté à proximité.

Ce dernier disposait à l’origine de deux bassins de 150m qui sont agrandis à 230m pour leur permettre de caréner un croiseur lourd. Des travaux sont entamés pour un bassin plus grand (265m de long sur 40m de large) capable d’accueillir un cuirassé type Alsace mais la guerre stoppe les travaux.

Les ateliers sont modernisés, les capacités de levage augmentées. Un parc à combustible et un parc à munitions sont également aménagés mais dans la baie aux Français de l’autre côté de la ville.

Pour accueillir les unités de passage, des mouillages sont aménagés (balisage, coffres) dans la baie des Français, dans la baie du Tonnerre et dans la baie des Cailloux Blancs.

Fortifications

En 1939, les défenses de Diego-Suarez sont dans un état lamentable et plutôt que d’apposer une emplâtre sur une jambe de bois, on décide de faire table rase du passé et de repartir de zéro.

Un premier projet de fortification totale (front de mer et accès de terre) est rejeté au profit d’un projet nettement moins ambitieux de défense du front de mer, une menace terrestre sur Diego-Suarez étant jugée peu importante pour ne pas dire inexistante.

Deux forts sont implantés pour barrer l’accès à Diego-Suarez :

-Au nord, le Fort Saint Pierre dispose de quatre canons de 130mm modèle 1919, ces canons aussi montés sur plate-forme rotative peuvent ainsi tirer contre terre et contre but flottant.

La Défense contre-avions est assurée par deux canons de 75mm en affûts simples et quatre canons de 25mm eux aussi en affûts simples.

La défense rapprochée du fort est assurée par quatre jumelages combinant un canon de 25mm et une mitrailleuse de 7.5mm.

-Au sud, le Fort Saint Paul est organisé de la même façon.

La défense rapprochée de la base navale et de l’Arsenal est assurée par six tourelles démontables (canon de 25mm et mitrailleuse de 7.5mm) montés sur des encuvements en béton.

La «garnison» de Diego-Suarez est composée en temps de paix par une compagnie de fusiliers marins, la 7ème Compagnie de Fusiliers Marins et les deux compagnies d’équipage d’ouvrage des forts. En cas de menace sur la base (débarquement japonais ou italien par exemple), la garnison serait renforcée par des unités de l’armée de terre stationnée sur la Grande Ile en l’occurence les 1er et 2ème régiments de tirailleurs malgaches et une section de chars Renault R-35.

Navires stationnés à Diego-Suarez en septembre 1948

-Croiseur léger Primauguet _navire-amiral des FNAEF_

-Aviso colonial D’Entrecasteaux

-Corvettes anti-sous-marines La Rouennaise La Nancéenne La Lilloise et La Clermontoise (6ème DEO)

-Transport du littoral (ex-aviso) Ypres (ex-Dunkerque)

-Pétrolier Ravitailleur d’Escadre La Garonne