La Corse
Les troupes chargées de la défense de Corse sont assez peu nombreuses en dépit d’une menace italienne évidente.
L’infanterie y déploie le 173ème RI, régiment de tradition issue du régiment Royal Corse, régiment bientôt renforcé par le 4ème bataillon du 28ème régiment de tirailleurs tunisiens puis successivement par le 4ème bataillon du 7ème régiment de tirailleurs marocains ainsi que les sixième bataillons des 3ème et 141ème régiments d’infanterie alpine.
L’artillerie est représentée en Corse par le groupement autonome d’artillerie coloniale de Corse (GAACC) bientôt complété par la 111ème batterie du 355ème RA qui allait former le coeur du 13ème groupe du 363ème Régiment d’Artillerie Lourde de Position.
Le génie est représenté en Corse par la 16ème compagnie mixte du 7ème régiment du génie
A la mobilisation en septembre 1939, le 4ème bataillon du 7ème RTM est remplacé par la 363ème demi-brigade d’infanterie alpine à quatre bataillons, la 363ème DBIA étant chargée de la défense du sud de l’île, défense renforcée par une série de casemates baptisés «Ligne Mollard» du nom du commandant des troupes chargées de la défense de la Corse.
Le secteur nord est occupé par le 373ème régiment d’infanterie alpine également connu sous le nom de 373ème DBIA, unité mobilisée sur place avec sept bataillons, la 373ème DBIA étant appuyée par la 18ème compagnie du 28ème RTT qui arme les ouvrages fortifiés alors que le 150ème régiment régional réduit à un bataillon devient le 150ème BR.
En décembre 1939, la 373ème DBIA, les bataillons d’instruction des 3ème et 141ème RIA et le 4ème bataillon du 7ème RTM sont redéployés sur le Continent.
La cavalerie est représentée sur l’île de Beauté par le 43ème Escadron de Mitrailleuses et engins du 10ème régiment de Dragon formé à la mobilisation à Maestrello. A terme, il est prévu qu’un ou plusieurs bataillons de chars de combat soient déployés sur l’île.
Le 15 octobre 1939 en pleine guerre de Pologne, les différentes unités d’artillerie présentes en Corse sont fusionnés en un 92ème RA qui devient groupement en janvier 1940.
La Tunisie
La défense de la Tunisie contre une éventuelle attaque italienne est assurée notamment par la Région Fortifiée du Sud-Tunisien (RFST) officiellement créée le 1er mars 1940.
Dans le secteur est, on trouve le 5ème régiment de tirailleurs sénégalais (5ème RTS) qui dispose de trois bataillons (1er à Mareth, 2ème à Sadria et 3ème à Zarat). En septembre 1939, il est intégré à la 88ème DIA mais en mars 1940, il est affecté à la RFST comme régiment de mitrailleurs de position.
Dans le secteur ouest, nous trouvons le 32ème régiment de tirailleurs tunisiens (32ème RTT) qui lui aussi dispose de trois bataillons, le 1er à Aïn Tounine, le second à Gouabsia et le troisième à Toujane.
La défense de Gabès est assurée par le 35ème Régiment de Tirailleurs Algériens (35ème RTA) créé spécialement au printemps 1940. Il est appuyé par le 3ème bataillon du 1er régiment étranger d’infanterie.
La défense des avancées est assurée par la 1ère Demi-Brigade d’Infanterie Légère (1ère DBIL) qui dispose de deux bataillons d’infanterie légère, les 1er et 12ème BIL.
La cavalerie dispose du 4ème Régiment de Spahis Tunisiens alors que des unités supplétives sont également déployés dans cette région comme le goum motorisé de Tunisie, les 1er et 2ème groupe mixte du sud-Tunisien.
L’artillerie est représentée par le 380ème régiment d’artillerie d’Afrique et le 388ème régiment d’artillerie de position de Tunisie.