Dominions (9) Canada (9)

La Royal Canadian Navy au combat

Patrouiles anti-raiders et escortes de convois

Alors que l’opération Weserübung à commencé et que le Canada s’est immédiatement engagé aux côtés de l’ancienne puissance coloniale, la marine canadienne propose son aide pour combattre en mer du Nord. Cette aide est appréciée par Paris et Londres mais dans un premier temps on demande à la RCN d’assurer l’escorte des convois transatlantiques et de mener des patrouilles anti-raiders.

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URSS (82) Armée de Terre (30)

Les véhicules de l’armée rouge (3) : autos blindées et véhicules légers

Avant-propos

L’apparition de l’automobile intéressa rapidement les militaires séduits par la possibilité de se déplacer très rapidement sur de grandes distances. Les premières «automobiles militaires» sont de simples voitures de tourisme plus ou moins adaptées avec une simple mitrailleuse.

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URSS (81) Armée de Terre (29)

Les véhicules de l’armée rouge (2) : les canons d’assaut, les chasseurs de char et les canons automoteurs

SU-76 2

SU-76

Avant-propos

Comme nous l’avons vu déjà vu à plusieurs reprises la création du char de combat répond à la nécessité de rompre la terrible trilogie MTB (Mitrailleuses/Tranchées/Barbelées) et permettre à l’infanterie de limiter les pertes lors des offensives.

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Italie (71) Regio Esercito (21)

Les Armes du Regio Esercito Italiano (4) : artillerie lourde

Obice 100/17 modello 14 (obusier de 100mm Skoda modèle 1914)

Škoda 100 mm Model 14 mod.19 9.jpg

Comme nombre de pièces d’artillerie, l’obusier de 100mm modèle 1914 était une arme austro-hongroise, un obusier connu initialement sous le nom de 10cm M.14 Feldhaubitze ou obusier de campagne de 100mm modèle 1914, une arme produite par la célèbre firme Skoda, l’Arsenal de la Double-Monarchie.

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Allemagne (46) Armée de Terre (3)

Armement (1) : les armes individuelles et collectives de l’infanterie

Avant-propos

Fusil Mauser modèle 1898K

Fusil Mauser modèle 1898K

-Quand la guerre de Pologne éclate le 1er septembre 1939, l’armement de l’infanterie allemande est un mélange d’armes anciennes et d’armes développées durant les années trente. Le fusil (Mauser 98K) appartient à cette première catégorie alors que les pistolets mitrailleurs notamment les MP-38 et MP-40 appartenaient à la seconde catégorie.

-On trouvait également des pistolets automatiques comme le Luger P08, le pistolet automatique standard de l’armée de terre qui utilise également des modèles plus anciens mais également des armes de prises qu’elles soient autrichiennes, tchécoslovaques ou polonaises.

Luger P08

Luger P08

En ce qui concerne les mitrailleuses, en septembre 1939, la vénérable Mauser MG-08 est encore présente en compagnie de modèles plus modernes comme la MG08/15, la MG-15 et la MG-34, la première mitrailleuse polyvalente car capable d’être utilisée comme fusil mitrailleur avec son bipied et comme mitrailleuse avec un trépied.

mitrailleuse MG-08

mitrailleuse MG-08

L’infanterie allemande utilise également des fusils antichars mais ces armes atteignent très rapidement leurs limites ce qui réduit leur utilisation à des cibles peu ou pas blindées ce qui est assez paradoxal.

Un domaine où l’armée allemande n’à pas à rougir de la concurrence c’est le domaine des mortiers. Si le mortier de 5cm se caractérise par une complexité qui n’à guère de sens sur le champ de bataille, le mortier de 8cm est une arme de valeur dont l’efficacité n’à rien à envier au mortier Brandt de 81mm équipant la France.

Domaine où l’infanterie allemande se différencie de la France et de la Grande-Bretagne c’est la présence au sein même des régiments d’infanterie de canons d’infanterie, un canon de 75mm et un obusier de 150mm ce qui permettait à un régiment d’infanterie d’être totalement autonome.

-Dans le domaine crucial de la lutte antichar, l’infanterie allemande dispose d’un canon de 37mm vite surclassé et remplacé peu à peu par un canon de 50mm.

-Durant l’entre-deux-guerre, durant la Pax Armada (décembre 1939-septembre 1948), l’armement de l’infanterie allemande évolue peu.

En dépit de plusieurs tentatives, le Mauser modèle 1898 est toujours en service. Il faudra l’apparition sur le champ de bataille des MAS 40 et 44 pour qu’un fusil automatique moderne soit mis en service au sein de l’infanterie allemande.

Les pistolets mitrailleurs sont toujours là, les MP-18 et MP-28 ont quasiment tous disparus, laissant la place aux MP-38 et MP-40.

-En ce qui concerne les pistolets automatiques, là aussi, on à tenté sans réellement parvenir au bout de rationnaliser le parc en éliminant les armes les plus anciennes au profit de pistolets plus modernes, les P08 et P38 étant dominants.

Mortier de 80mm

Mortier de 80mm

Pour les mortiers, le 5cm est en voie de retrait du service, le 8cm étant privilégié, les canons d’infanterie étant toujours en service même si on commence à s’interroger sur l’utilité de canons intégrés aux IR, les contempteurs de ces armes estimant que cela immobilise des effectifs qui seraient utiles dans les unités de combat.

Pour la lutte antichar, le canon de 50mm à remplacé le canon de 37mm qui est incapable de percer le blindage de la majorité des chars ennemis.

Enfin pour les mitrailleuses, la MG-34 est devenue la mitrailleuse d’infanterie standard, mitrailleuse bientôt rejointe par la MG-42. La Maschinegewehr modèle 1942 est une mitrailleuse plus simple à produire et d’un fonctionnement également simplifié par rapport à la Maschinegewehr modèle 1934.

Fusil Mauser modèle 1898

-C’est un fusil à répétition, largement utilisé durant le premier conflit mondial. Il reste en service au sein de la Reichswehr.

-En 1935, sonne crois-t-on l’heure de la retraite avec la mise en service d’une version raccourcie la Karabiner 98K  mais en réalité le Gewehr 1898 va reprendre du service pour équiper les unités de mobilisation, la production d’armes neuves ne parvenant pas à satisfaire la demande.

-Des variantes apparaissent dès le premier conflit mondial notamment une variante pour le tir de précision. A la différence des fusils standards, la variante de précision était toujours en service en septembre 1948.

-Toujours durant le premier conflit mondial, apparaît la variante carabine du Gewehr 1898, la Karabiner 98a, variante qui peut être considérée comme l’équivalent de nos mousquetons. Cette variante est encore en service mais en petit nombre en septembre1948.

-La Karabiner 98b est en réalité un fusil, une version améliorée du Gewehr 1898, une version stockée en septembre 1948.

-La Karabiner 98k est donc l’ultime version de ce fusil et l’arme longue standard de l’infanterie allemande durant la guerre de Pologne mais également durant le second conflit mondial, les essais pour un nouveau fusil n’ayant pas débouchés. Il faudra attendre le douloureux affrontement avec des soldats français armés de MAS-40 et de MAS-44 pour qu’un nouveau fusil équipe enfin l’infanterie allemande.

-Le Mauser Gewehr 1898 à aussi été exporté dans différents pays avec un calibre adapté aux désideratas des clients qu’il s’agisse de la Turquie, de la Chine, de la Belgique, de la Tchécoslovaquie, Espagne,Suède, Serbie,Chili ou du Mexique.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 8x57mm puis 7.92mm Poids : 4.09kg à vide pour le Gewehr 98, 3.50kg pour la Karabiner 98a Longueur : 1250mm pour le Gewehr 98, 1090mm pour la Karabiner 98a Longueur du canon : 740mm (590mm pour la Karabiner 98a) Portée maximale efficace : 500m (800m avec une optique de précision Alimentation : chargeur interne de cinq coups

Pistolets Mitrailleurs

-La guerre fraiche et joyeuse d’août 1914 s’enlise à l’automne avec l’enterrement des belligérants dans un réseau de tranchées courant de la mer du Nord à la frontière suisse sur 700km. Le fusil long conçu pour tirer loin avec précision devient mal-aise quand il s’agit de combattre dans les tranchées.

-Au fusil à répétition on préfère la grenade, le pistolet et l’arme blanche  même si cette dernière est psychologiquement difficile à utiliser.

-Emerge l’idée d’une arme compacte avec un chargement en munitions important pour provoquer une “boule de feu” et faire baisser la tête à l’ennemi. C’est l’acte de naissance du Maschenpistole, le pistolet-mitrailleur appelé également mitraillette, le premier du genre étant le MP-18.

Bergman MP18.1

Bergman MP18.1

-Ce MP-18 pose les canons des premiers pistolets mitrailleurs avec une crosse en bois, un canon recouvert d’un manchon perforé, un chargeur escargot ou tambour de 32 cartouches.

-Cette arme est utilisée en petit nombre à la fin du premier conflit mondial. Elle théoriquement interdite par le traité de Versailles mais dans la pratique cette interdiction est rapidement contournée par différents subterfuges.

-Remplacé dans la Heer par le MP-28 et le MP-38, le MP-18 n’est plus en service en septembre 1939 mais il n’est pas impossible que des exemplaires soit encore stockés neuf ans plus tard, prêts à resservir si besoin est.

Caractéristiques Techniques du pistolet mitrailleur Bergman MP 18

Calibre : 9mm Parabellum  Longueur : 820mm longueur du canon 196mm Contenance du chargeur :  32 cartouches Poids :  5.9kg (chargé)  Portée pratique : 100m (maximale 200m) Cadence de tir  : 500 coups/minute  

Pistolet-Mitrailleur Bergman MP-28

MP-28

MP-28

-Le MP-18 est une bonne arme mais largement perfectible. Aussi la firme Bergman travaille sur un modèle amélioré baptisé MP-28. Le chargeur droit replace le chargeur escargot, le système de visé est perfectionné, reçoit un système de fixation pour une baïonnette et un sélecteur de tir pour tirer par rafales ou au coup par coup.

-Cette arme équipa d’abord la police puis la Wehrmacht qui l’utilisa en compagnie d’autres armes de ce type. Si les MP-34 et MP-35 équiperont quasi-exclusivement la S.S, les MP-38 et MP-40 complèteront le MP-28 avant de peu à peu le remplacer.

Au sein de la Kriegsmarine, le MP-28 fit de la résistance, équipant encore en septembre 1948 les compagnies de débarquement et les unités chargées de la défense côtière.

Cette arme à également été exportée en Belgique, en Espagne, en Chine, en Bolivie, au Portugal (en 7.65mm) et au Japon, les armes exportées étant principalement fabriquées sous licence en Suisse par la firme SIG de Neuhausen.

Caractéristiques Techniques du pistolet mitrailleur Bergman MP 28

Calibre : 9mm Parabellum  Longueur : 812mm longueur du canon 196mm Contenance du chargeur :  32 cartouches Poids :  5.9kg (chargé) 4.01kg (vide)  Portée pratique : 100m (maximale 200m) Cadence de tir  : 500 coups/minute  

Pistolet-Mitrailleur Bergman MP-34 et MP-35

MP-34

MP-34

-Les MP-34 et MP-35 sont assez proches du MP-28 et descendent donc du MP-18. La différence majeure c’est la présence du chargeur à droite au lieu de la gauche, une poignée d’armement fixe pendant le tir et la détente comporte un sélecteur de tir (rafales ou coup par coup).

-Le MP-34 n’est produit qu’à 2000 exemplaires pour équiper les forces de police mais le MP-35 est produit à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires qui vont équiper principalement la S.S mais est également exporté en Bolivie, en Espagne, en Ethiopie, en Suède (où il est produit sous licence sous le nom de M-39) et au Danemark, Copenhague recevant des armes produites en Suède.

-La production du MP-35 se poursuit à bonne cadence jusqu’en 1944 avant de peu à peu décliner, la production étant stoppée en 1949 pour tenter de rationaliser la production d’armement alors qu’une guerre longue se profile.

MP-35

MP-35

Caractéristiques Techniques du pistolet-mitrailleur MP-35

Calibre : 9mm Longueur : 840mm longueur du canon 200mm Poids de l’arme chargée 4.730kg Capacité du chargeur : 24 ou 32 cartouches Cadence de tir : 650 coups/minute

Pistolet-Mitrailleur Erma MP-38 et MP-40

MP-38

MP-38

-Les premiers pistolets mitrailleurs étaient conçus selon les mêmes règles que les armes d’avant à savoir l’utilisation de matières nobles et une finition impeccable.

-La guerre industrielle ne peut se permettre un tel luxe. Les besoins quantitatifs l’emporte sur les besoins qualitatifs ce qui implique de produire vite à bon coût. On remplace donc le bois par le métal et le plastique ce qui n’interdit pas une finition de qualité avec des pièces soigneusement usinées.

-Bien que mis au point en 1936, ce n’est que deux ans plus tard qu’il fût adopté par la Deutsche Heer pour remplacer progressivement les MP-18 et MP-28.

-Lors de la guerre de Pologne, les combats révélèrent un grave défaut de fonctionnement. Le MP-38 fonctionnait avec la culasse ouverte. Si un chargeur était engagé, le seul fait que le pistolet-mitrailleur heurte le sol ou un obstacle et le chargeur pouvait être vidé ce qui provoqua plusieurs accidents.

-Pour résoudre ce problème, le MP-38 fût modifié avec l’installation d’une sécurité qui bloquait la culasse tant que la gâchette n’était pas actionnée. Cette modification donna naissance au MP-38/40.

-La nécessité de simplifier la production entraina le remplacement de l’usinage des pièces par l’estampage et le MP-38 donna naissance au MP-40 qui devint rapidement le pistolet-mitrailleur standard de l’armée allemande, une arme utilisée aussi bien pour le combat rapproché par les Panzergrenadier que par les servants d’armes lourdes ou les services de l’arrière qu’ils soient chargés de la logistique ou de la sécurité.

MP-40

MP-40

Caractéristiques Techniques du Erma MP-40

Calibre : 9mm Longueur avec crosse 833mm sans crosse 630mm Longueur du canon 251mm Poids de l’arme (chargée) 4.7kg Capacité du chargeur 32 cartouches Cadence de tir : 500 coups/minute

Les pistolet-mitrailleurs de prise

Outre les pistolet-mitrailleurs conçus pour elle, l’armée de terre allemande (et plus généralement l’ensemble des unités de la Wehrmacht et de la Waffen S.S) récupéra des armes étrangères, parfois de conception allemande suite aux annexions des années trente.

Ces armes étaient disponibles en petite quantité ce qui pouvait parfois poser des problèmes d’approvisionnement moins en cartouches qu’en chargeurs adaptés. Elles étaient donc le plus souvent utilisés pour l’instruction, l’entrainement ou pour des troupes de réserve en attendant que la production de modèles standards soit suffisamment importante pour les équiper.

Parmi les modèles les plus utilisés citons, le Steyr-Solothurn S-1-100 et le pistolet-mitrailleur tchèque muni d’un bipied (sic), le ZK-383.

Allemagne (43) Ordre de bataille (4)

PROGRAMME DE GUERRE

Avant-propos

-Plan Z d’origine totalement irréaliste selon les capacités financières, industrielles et humaines de l’Allemagne surtout que comme en 1914, la marine devait faire face à la concurrence des autres services (Wehrmacht, Luftwafe et Waffen S.S).

-La mouture définitive de ce plan ne permet pas à la Kriegsmarine de vaincre les marines britanniques et français mais permet aux amiraux allemands d’envisager une solide dissuasion et de provoquer des pertes insupportables à long terme.

-Cette montée en puissance est perturbée par la guerre civile qui à défaut d’ensanglanter l’Allemagne perturbe la production militaire.

-Les construction sont ralenties ce qui explique que nombre de navires qui auraient du être opérationnels en septembre 1948 ne le sont pas encore.

-La Kriegsmarine espérait un report de l’opération Weserübung au printemps 1949 mais on lui fait rapidement comprendre à Berlin que c’est impossible en prétendant que les alliés allaient attaquer en octobre.

-Elle est néanmoins consciente qu’elle aborde ce conflit dans une position nettement plus confortable que neuf ans plus tôt. La marine allemande aborde le conflit avec un optimisme prudent mais un optimisme quand même.

Le 5 septembre 1948, les allemands envahissent la Norvège et le Danemark. Dans les jours qui suivent, la construction des navires est suspendue, le temps de voir quelle serait la réaction des alliés.

-Paris et Londres réagissant vigoureusement (bombardement aériens, envoi d’un corps expéditionnaire en Norvège, escarmouches à l’ouest entre corps francs des deux pays….), la construction de la majeure partie des navires est poursuivie, seuls les navires tous juste sur cale n’est pas reprise voir abandonnée pour accélérer la construction des navires les plus avancés.

En octobre 1949, un programme de guerre est voté, regroupant des commandes antérieures et de nouvelles commandes en fonction notamment des premiers retours d’expérience de la seconde guerre mondiale.

Navires en construction ou en achèvement le 5 septembre 1948

Liste des navires en construction

-Cuirassé Moltke (Schlachschiff O) sur cale aux chantiers navals AG Weser de Brême. Son achèvement est d’autant plus incertain qu’il est endommagé par un bombardement anglais le 8 septembre.

-Cuirassé Goeben (Schlachschiff P) en achèvement à flot au Rugen Kriegsmarinewerft

-Croiseurs légers antiaériens classe Dantzig, Friburg et Wien en construction aux chantiers navals Deutsche Werke de Kiel.

Si le premier est en achèvement à flot, le second est encore sur cale à plus de dix mois de son lancement.

-Croiseur léger antiaérien classe Dantzig, le Munchen sur cale aux chantiers navals Friedrich Krupp Germaniawerft de Kiel. Son lancement est prévu pour février 1949.

-Huit destroyers type 1942 (Z.53 à Z.60) sont en construction quand éclate le second conflit mondial : Les Z.53,Z.54, Z.55 et les Z.56 sont en achèvement à flot alors que les Z.57, Z.58, Z.59 et Z.60 sont encore sur cale

-Des torpilleurs sont également en construction, huit navires appartenant au type 46, une version dérivée du type 43.

Le T.45 et le T.46 sont en phase d’essais, les T.47 et T.48 sont en achèvement à flot, les T.49, T.50, les T.51 et T.52 sont encore sur cale.

-De nombreux sous-marins sont en construction quand le conflit commence, des sous-marins appartenant à deux modèles, le type XII et le type XVII.

Sur les douze sous-marins type XII (U-193 à U-204) commandés en septembre 1942, les six premiers (U-193 à U-198) sont sur le point d’entamer leurs essais ou d’entrer en service. Les six autres sont encore en construction (U-199 à U-204) plus précisément en achèvement à flot.

-Sur les douze sous-marins type XVII commandés en janvier 1946 (U-205 à U-216), les six premiers sont sur le point d’entrer en service, les six autres sont encore en construction

Si aucun navire léger (escorteur, vedettes….) n’est en construction, ce n’est pas le cas des navires de soutien.

-Quatre ravitailleurs type Siegfried sont en construction au Rugen Kriegsmarinewerft, des navires baptisés Siegfried Thor Odin et Wotan.

-Deux navires-ateliers sont en construction aux chantiers navals Schichau-Werke d’Elbing, des navires baptisés Loki et Irmin

Les constructions poursuivies, les constructions suspendues

Le 5 septembre 1948, les constructions sont suspendues le temps de voir comment évolue le conflit et surtout la réaction des alliés. Ces derniers réagissant de manière musclée, les allemands reprennent la majorité des constructions, certaines étant suspendues pour permettre l’accélération des autres constructions.

Schéma des cuirassés type H

Schéma des cuirassés type H

En ce qui concerne les deux cuirassés, la construction du Goeben est poursuivie sans hâte, son état d’achèvement rendant peu économique l’arrêt de la construction.

En revanche, la construction du Moltke encore sur cale et endommagé ultérieurement par un bombardement anglais (8 septembre) est stoppée. La coque est lancée et va servir de ponton à Brême.

En ce qui concerne les trois croiseurs légers antiaériens de classe Dantzig, leur construction est poursuivie, les premiers combats en Norvège ayant montré que les aviations françaises et britanniques étaient aussi redoutables que la Luftwafe et le Kriegsmarine FliegerKorps.

Pour des raisons pratiques, la construction du Wien et du Munchen encore sur cale est freinée au profit du Friburg qui lui est en achèvement à flot.

Pour les huit destroyers type 1942, la construction est poursuivie avec comme toujours priorité donnée pour la fourniture d’armes et d’équipements aux navires à flot à savoir les Z.53 Z.54 Z.55 et Z.56. La construction des autres est donc sérieusement ralentie même si les Z.57 Z.58 et Z.59 sont proches de leur lancement. Seul le Z.60 est à un stade peu avancé de la construction.

-Pour les huit torpilleurs type 46, la situation est semblable à celle décrite plus haut. Le T.45 et le T.46 sont en phase d’essais, les T.47 et T.48 sont en achèvement à flot, les T.49, T.50, les T.51 et T.52 sont encore sur cale.

La construction des T.49 à T.52 est suspendue pour accélérer celle des T.47 et T.48, les T.45 et T.46 étant techniquement achevés. Leur mise en service sera accélérée, les contraintes du temps de guerre n’étant pas les mêmes que les contraintes du temps de paix.

-La construction des sous-marins se poursuit normalement.

-En ce qui concerne les quatre ravitailleurs type Siegfried en construction au Rugen Kriegsmarinewerft, des navires baptisés Siegfried Thor Odin et Wotan,la construction des deux derniers est suspendue pour accélérer la construction des deux premiers.

-La construction des Deux navires-ateliers Loki et Irmin un temps suspendue se poursuit car leur utilité à été démontrée en Norvège.

Programme de guerre d’octobre 1948

Les commandes d’urgence

Quand le second conflit mondial éclate, la Kriegsmarine on l’à vu à un certain nombre de navires en construction dont deux cuirassés. Ses constructions sont pour certaines suspendues et pour d’autres poursuivies.

Très rapidement, les premières leçons du conflit sont tirées et des commandes d’urgence (Notsteuerungen) sont passées pour combler les premières pertes et resoudre certaines lacunes.

Le 10 septembre 1948, douze Neue Geleitboote immatriculés G.25 à G.36 sont commandés, six aux chantiers Blohm & Voss d’Hambourg et les six derniers aux chantiers navals Deschimag de Brême.

Deux autres commandes d’urgence sont passées concernant les vedettes lance-torpilles (trente-deux vedettes immatriculées S.86 à S.117), les Raum-Boote (douze navires immatriculés R.49 à R.60) et les navires amphibies, douze MarineInfanterieSchiff (MIS) commandés suite aux difficultés rencontrées dans la mise à terre des Panzer III, des chars pourtant relativement légers.

Le 20 septembre 1948, une commande de sous-marins est passée. Douze autres sous-marins (U-217 à U-228) appartenant au type XII sont commandés

Le programme de guerre du 12 janvier 1949

Ces premières commandes sont vraiment destinées à compenser les premières pertes. Pertes réelles ou imaginées. C’est donc logiquement que les sous-marins, les escorteurs, les S-Boote et les R-Boote sont commandés en premier.

Il faut cependant envisager l’avenir et prévoir un conflit à long terme avec la construction de navires amenés à servir dans le conflit voir même après.

La construction de cuirassés un temps envisagée est abandonnée pour donnée priorité à des navires plus rapidement disponibles. Si la construction avait été autorisé, les deux nouveaux navires envisagés auraient été identiques aux type H modifiés.

En revanche la construction de porte-avions est actée, les opérations en Norvège ayant clairement montré leur utilité.

Les Lutzen sont l'équivalent allemand des Colossus franco-britanniques (ici le HMS Colossus) à la différence que les navires allemands sont construits selon des normes militaires

Les Lutzen sont l’équivalent allemand des Colossus franco-britanniques (ici le HMS Colossus) à la différence que les navires allemands sont construits selon des normes militaires

Deux porte-avions sont commandés dans le cadre du programme de guerre, une version agrandie des Lutzen. Ces navires non encore baptisés lors de leur commande tirent les leçons de l’utilisation des ponts plats allemands avec un pont d’envol agrandit, des catapultes plus puissantes et une DCA renforcée. Deux autres navires s’ajoutent en option.

En ce qui concerne les croiseurs, comme les autres marines, les croiseurs légers sont privilégiés par rapport aux croiseurs lourds.

Six croiseurs légers inspirés des Berlin sont commandés dans le cadre du programme de guerre, des navires qui reprennent les grandes lignes des Berlin tout en apportant des améliorations avec une nouvelle suite de radars et une DCA renforcée.

Pour ce qui est des Zerstörer, douze type 48 (Z.61 à Z.72) sont commandés. Il s’agit d’une version austère du type 42 dont on à simplifié la fabrication pour réduire le temps sur cale. Les caractéristiques générales ne changent pas.

Huit autres torpilleurs type 46 (T.53 à T.60) sont commandés dans le cadre du programme de guerre, des navires identiques à ceux commandés avant guerre.

Provisoirement aucun sous-marin n’est commandé, le nombre étant jugé suffisant mais les premières pertes au large de la Norvège pousse les autorités navales à obtenir la commande de nouveaux sous-marin, douze type XVII (U-217 à U-228) sont commandés le 8 février 1949 dans le cadre d’une mise à jour du programme de guerre.

-Sur le plan des navires de soutien/auxiliaires, des commandes sont passées, douze M-Boote (M-61 à M-72) sont commandés suite à la découverte des nombreuses mines et les premières pertes au large de la Norvège. Deux pétroliers rapides inspirés des Dithmarschen sont également commandés.

Au final le programme de guerre du 12 janvier 1949 modifié du 8 février 1949 prévoit les commandes suivantes :

-Deux porte-avions

-Six croiseurs légers

-Douze Zerstörer type 48

-Huit torpilleurs type 46

-Douze sous-marins type XII et douze sous-marins type XVII

-Douze M-Boote

-Douze Neue Geleitboote

-Trente-deux vedettes lance-torpilles

-Douze R-Boote

-Douze MarineInfanterieSchiff (MIS)

-Deux pétroliers rapides

22-Armée de terre : armement et matériel (80) ordre de bataille (14)

-4th British Corps

Suite à un accord de mars 1947, les britanniques acceptent de déployer en France, un corps expéditionnaire de douze divisions ainsi que deux corps d’armée indépendants déployés au sein du Groupe d’Armée n°2.

Si le 5th British Corps intègre la 4ème armée, le 4th British Corps lui est placé sous le commandement de la 3ème armée, encadré par le 23ème Corps à l’ouest et le 24ème Corps à l’est.
Ce quatrième corps d’armée britannique est composé de deux divisions d’infanterie, la 51th Highland Division et la 48th Northumberland Division, deux divisions d’infanterie de  mobilisation mais non dépourvues de qualités.

-24ème Corps d’Armée

Mis sur pied par la 7ème région militaire (Toulouse), cet état-major couvre l’extrémité occidentale de la zone de responsabilité de la 3ème armée avec deux divisions d’infanterie, une division de série A, la 26ème DI et une division d’active, la 42ème DI de Metz.

-Comme tous les Corps d’Armée de l’armée de terre, le 24ème CA disposent d’unités qui lui sont directement rattachées :

-Un régiment de pionniers, le 624ème régiment de pionniers

-Le 24ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (24ème GRCA) équipés de     chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité     des automitrailleuses puissantes.

Canon de 105mm long modèle 1936 Schneider

Canon de 105mm long modèle 1936 Schneider

-Le 103ème Régiment d’Artillerie Lourde à Tracteurs (103ème RALT) qui dispose de deux
groupes de 105mm équipés de canons Schneider modèle 1936 et deux groupes de 155mm
équipés de canons de 155mm GPF.

-Des unités du génie, de l’intendance, des transmissions et du train

-L’armée de l’air détache pour emploi auprès du 24ème CA le Groupe Aérien d’Observation     n°524 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 26ème Division d’Infanterie est une division d’infanterie de mobilisation, plus précisément de série A soit des réservistes jeunes, récemment libérés de leurs obligations liées à la conscription.

Elle dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (86ème, 98ème et 105ème RI), de deux régiments d’artillerie (36ème RAD et 236ème RALD), de la 626ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 626ème bataillon de défense antiaérienne, du 79ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle peut compter sur le soutien du 14ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (14ème GRDI) équipé de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-La 42ème Division d’Infanterie est elle une unité d’active dont l’état-major est installé en temps de paix à Metz. Elle dispose du 80ème régiment d’infanterie alpine (80ème RIA), de deux régiments d’infanterie de ligne (94ème et 151ème RI), de deux régiments d’artillerie (61ème RAD et 261ème RALD), de la 642ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 642ème bataillon de défense antiaérienne, du 30èmebataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle peut compter sur le soutien du 37ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (37ème GRDI) équipé de chars légers FCM-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

4ème Armée

Installée à l’est de la 3ème armée, la 4ème armée dispose comme son homologue occidentale de trois corps d’armée à deux divisions plus un corps d’armée britannique, le 5th British Corps qui lui aussi aligne deux divisions d’infanterie.

Sur le plan de la géographie, elle couvre la frontière franco-allemande entre Sarreguemines et Selestat soit quatre secteurs fortifiés : le Secteur Fortifié de Rohrbach confié au 8ème Corps d’Armée, le Secteur Fortifié des Vosges confié au 5th British Corps, le Secteur Fortifié d’Haguenau confié au 25ème Corps d’Armée et le Secteur Fortifié du Bas-Rhin confié au 26ème Corps d’Armée.

Sa mission est de couvrir la frontière allemande contre une attaque brusquée de la Wehrmacht et en cas d’offensive de se porter sur le Rhin avec le soutien probable de corps de réserve, du 3ème Corps de Cavalerie (2ème, 4ème et 8ème DLM) ainsi que du 2ème Corps d’Armée Cuirassée (2ème, 4ème et 6ème DC), le 3ème CC (appelé également 37ème CA) et le 2ème CAC (appelé également 39ème CA) pouvant former une armée blindée.

-Comme les autres armées, elle dispose d’unités qui lui sont directement rattachées :

-Quatre régiments de pionniers : 404ème, 414ème, 424ème et 431ème régiments de     pionniers.

-Un groupement de bataillons de chars, le groupement n°504 qui aligne le 4ème BCC (45 FCM-42), le 12ème BCC (45 Renault R-40), le 23ème BCC (45 R-40) et le 38ème BCC (45 FCM-42), ces deux derniers bataillons étant des bataillons de mobilisation.

Si le premier dispose de ses chars, le deuxième reçoit des H-39 en attendant la disponibilité  du char prévu dans les plans de mobilisation.

Canon de 37mm Schneider modèle 1941

Canon de 37mm Schneider modèle 1941

On trouve le 4ème Groupement Antiaérien de Campagne (4ème GAAC) disposant d’un état-    major, d’une batterie hors rang et de quatre batteries, deux batteries équipées de canons de     75mm et deux batteries équipées de canons de 37mm Schneider, canons remorqués par des     véhicules tout-terrains Laffly.

-Dans le domaine du soutien, on trouve des unités dépendant de l’artillerie (parc de     réparations d’artillerie n°4, parc de réparation des équipages    et des ferrures n°4, le parc de     réparation automobile n°4, le parc d’essence et ingrédients d’armée n°4 et le parc de     munitions d’armée n°4).

-Le génie aligne diverses unités de sapeurs mineurs et de sapeurs routiers, une compagnie d’électro-mécaniciens et un parc de génie d’armée.

-En ce qui concerne les transmissions, on trouve le 804ème bataillon de sapeurs télégraphistes d’armée, le 819ème parc de transmissions d’armée et diverses unités associées.

-Le train soutien la deuxième armée avec sept compagnies hippomobiles et six compagnies     automobiles dont deux sanitaires ainsi qu’une compagnie citerne.

-L’intendance, le service de santé, le service vétérinaire, le service des remontes dispose     également d’unités intervenant en soutien de la 3ème Armée.

-La gendarmerie déploie pour maintenir l’ordre sur l’arrière et gérer les prisonniers un commandement de la gendarmerie et forces prévôtales de la 4ème armée.

-L’armée de l’air déploie plusieurs unités de chasse, de reconnaissance et d’appui tactique en soutien de la 4ème armée.

Le GRAVIA-IVA (Groupement d’Aviation de la 4ème Armée) dispose des moyens suivants :

Dewoitine D-551

Dewoitine D-551

-Deux escadres de chasse. La 6ème EC est stationnée à Strasbourg-Entziheim avec pour équipement le Dewoitine D-520 et le Lockeed H-322 Eclair alors que le 19ème EC stationnée à Xaffevillers dispose de Dewoitine D-551, de Bréguet Br700C2 et de Lockeed H-322.

-Une escadre de bombardement d’assaut, la 41ème EBA stationnée à Morhange avec pour équipement le Bréguet Br696.

-Une escadre de bombardement moyen, la 21ème EBM stationnée à Adelot avec pour équipement l’Amiot 354

-Un groupe de reconnaissance, le GR II/33 équipé de Bloch MB-175 ayant pour base la base aérienne de Delme

Le GRAVIA IVA dispose de 216 chasseurs, 81 avions d’assaut, 81 bombardiers moyens et 36 avions de reconnaissance soit un total de 414 appareils.

A cela s’ajoute les 105 appareils du GAO-508 (Strasbourg-Entziheim), du GAO-525 (Xaffevilliers) et du GAO-526 (Morhange) tous équipés de  avec huit Bloch MB-176, douze Dewoitine D-720 et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123.

Le total d’appareils disponibles pour la 4ème armée et son GRAVIA IV-A s’établit à 519 avions.