Benelux (51) Belgique (12)

Patrouilleurs-dragueurs type A-1

La Sétoise (P651)

La Sétoise. Les patrouilleurs type A-1 du CNB s’en ont librement inspirés

Quand le Corps de Marine est mis sur pied à l’automne 1939, il utilise une flotte hétéroclite de chalutiers et autres navires de différents provenance. Cette flotte est encore présente en mai 1949 sous la forme de six chalutiers qui sont les navires à tout faire du CNB.

Tout en construisant un croiseur-éclaireur et quatre torpilleurs légers, la marine belge passa commande de huit patrouilleurs-dragueurs destinés comme leur nom l’indique à patrouiller et à draguer.

En somme ces navires devaient en temps de paix patrouiller pour surveiller les eaux belges, protéger les accès au port et en temps de guerre traquer les mines, l’arme la plus mortellement efficace de la guerre navale.

Ces navires ne reçoivent pas des noms mais une lettre A suivit d’un chiffre de 1 à 8. Ces navires sont commandés en mars 1947 mais tous ne pourront pas être mis en service en raison de l’attaque allemande de mai 1949.

Seulement trois navires seront mis en service, le A-1 en septembre 1948, le A-2 en janvier 1949 et le A-4 en mars 1949.

Deux autres étaient en achèvement à flot, les A-3 et A-5. Si le premier aurait pu en théorie appareiller par ses propres moyens, le second n’avait pas encore reçu ses moteurs diesels. Pour ne rien arranger le A-3 est endommagé par un bombardement aérien allemand le 13 mai 1949.

Le 1er juin 1949, il devient évident que le port d’Anvers ne peut plus être tenu et doit donc être évacué. Après le sabotage méthodique des installations, les deux patrouilleurs sont sabordés pour bloquer le port. Les épaves seront relevées par les allemands en mars 1950 pour libérer l’accès au port.

A la fin de la campagne de Belgique, seuls les A-1 et A-2 sont encore disponibles, le A-4 ayant sauté sur une mine qu’il essayait de désamorcer le 21 mai 1949.

Les patrouilleurs-dragueurs qui survivent au conflit (A-1 et A-2) continuent de servir au sein de la marine belge jusqu’en 1959, étant désarmé en mars et en septembre de cette année respectivement. Ils sont démolis.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 720 tonnes pleine charge 860 tonnes

Dimensions : longueur 52.40m largeur 12.50m tirant d’eau 3.20m

Propulsion : deux moteurs diesels développant 2400ch et entraînant une hélice à pas variable

Performances : vitesse maximale 17 nœuds distance franchissable 3000 miles nautiques à 12 nœuds

Armement : un canon de 75mm modèle 1940 en affût simple sous masque, quatre canons de 37mm Schneider CA modèle 1941, quatre mitrailleuses de 7.7mm, huit grenades anti-sous-marines et une drague mécanique

Equipage : 53 officiers et marins

Patrouilleurs-dragueurs : les autres

En mars 1951, la Royal Navy transfère à la marine belge libre, deux chalutiers armés que la marine d’Outre-Quiévrain rebaptisé A-3 et A-4.

Ces deux navires vont survivre au conflit même si ils ont été endommagés à plusieurs reprises mais jamais sérieusement.

Rendus à la marine britannique, ces navires de 750 tonnes, filant à 12 nœuds avec pour armement un canon de 102mm, quatre canons de 20mm et des grenades ASM sont démolis courant 1955, leur usure rendant inutile leur revente à des armateurs comme cela avait été un temps envisagé.

Sur les six chalutiers qui avaient échappé aux allemandes, seulement deux (L’Affreux Jojo et le Joyeux Compagnon) survivent au conflit. Ils sont rendus à leurs armateurs mais ceux-ci les jugent trop usés et les envoient directement à la démolition.

Vedettes lance-torpilles

Pour une petite marine, la vedette lance-torpilles avait une utilité avec des navires puissants pour un coût d’acquisition et d’utilisation limité.

Le CNB va donc commander un total de seize vedettes lance-torpilles de conception et de fabrication française, ces seize navires formant la 2ème et la 3ème flottille de torpilleurs avec donc huit navires par flottille.

Ces navires sont désignés par la lettre V suivit d’un chiffre ou d’un nombre, la 2ème FT disposant des vedettes V-1, V-3, V-5,V-7,V-9,V-11,V-13 et V-15 alors que la 3ème FT disposait des vedettes immatriculées V-2,V-4,V-6,V-8,V-10,V-12,V-14 et V-16.

Ces navires vont affronter leurs homologues allemandes en mer du Nord mais aussi des navires plus gros même si la Kriegsmarine ne s’était pas engagée à fond dans cette campagne, préférant conserver ses moyens pour une nouvelle bataille du Jutland en mer du Nord.

Six vedettes lance-torpilles sont perdues durant ce que l’histoire à retenu sous le nom de Campagne de Belgique.

Les V-1 et V-12 sont victimes de l’aviation allemande, les V-3 et V-8 sont coulées par des S-Boot, la V-5 est victime d’une méprise d’une batterie côtière belge au large d’Ostende et la V-4 est coulé suite à une collision avec un cargo.

Il reste donc au sein de la 2ème flottille de torpilleurs les vedettes V-7, V-9,V-11 et V-13 alors que la 3ème flottille aligne les vedettes V-2, V-6,V-10, V-14 et V-16.

Huit vedettes lance-torpilles supplémentaires sont livrées par les britanniques, des vedettes baptisées V-17,V-18,V-19,V-20,V-21,V-22,V-23 et V-24, les vedettes impairs allant au sein de la 2ème FT et les vedettes portant un nombre pair allant au sein de la 3ème FT.

Le nombre de vedettes lance-torpilles de la marine belge libre passe à dix-huit mais en mai 1954 on ne compte plus que dix en service.

Huit autres navires ont été coulés. La V-7 est victime d’une mine, la V-16 est coulé par une batterie côtière allemande, la V-17 est coulée par une S-Boot, le V-20 est victime elle aussi de l’aviation, la V-21 est coulée au cours d’une collision avec la V-23, ces deux vedettes finissant par sombre, la «23» coulant plus rapidement. La V-2 est coulée par l’aviation en compagnie de la V-24.

Il reste donc les V-9, V-11,V-13,V-6,V-10,V-14,V-15,V-18,V-19 et V-22 soit dix vedettes regroupées en une flottille légère mais pour peu de temps car dès février 1955, ces vedettes usées sont retirés du service et non remplacées, la marine belgique renonçant à posséder des navires légers d’attaque.

Les vedettes «françaises» sont des navires de 30 tonnes à pleine charge, mesurant 20.40m de long sur 4.55m de large avec un tirant d’eau de 1.12m, une vitesse maximale de 40 nœuds et un armement composé d’un canon de 37mm Schneider, de deux canons de 20mm Oerlikon, deux mitrailleuses de 7.7mm et deux torpilles de 457mm.

Les vedettes «britanniques» sont des navires de 49 tonnes, mesurant 21.34m de long sur 5.94m avec un tirant d’eau de 1.68m, une vitesse maximale de 40 nœuds et un armement identique aux précédentes.

Autres navires

Transports côtiers classe Yser

Au printemps 1947, le Corps Naval Belge passe commande au chantier naval d’Ostende de deux transports côtiers destinés à améliorer ses capacités de soutien. Ces navires doivent pouvoir aussi bien transporter des hommes que du matériel. Ils devaient pouvoir également servir de navires de commandement et de navire-hôpital.

-L’Yser est mis sur cale le 15 juin 1947 lancé le 4 janvier 1948 et mis en service le 17 septembre 1948.

L’Yser survit à la campagne de Belgique et se replie à Cherbourg. Il sert de transport de troupes et de matériel. Il survit lui au conflit, étant utilisé comme transport jusqu’en 1962 puis comme bâtiment-base pour les dragueurs d’estuaire jusqu’à son désarmement en 1975, désarmement qui est suivit d’une démolition.

-L’Escaut est mis sur cale le 15 novembre 1948 et toujours en construction quand l’Allemagne attaque. Le navire est saboté sur cale mais suffisamment (erreur volontaire ou involontaire ?) pour permettre aux allemands de le relever et de l’achever pour leur usage personnel.

Lancé le 4 mars 1950 et rebaptisé Weser, l’ex-Escault va être utilisé comme bâtiment-base pour les vedettes lance-torpilles puis comme navire d’escorte lourd. Il est coulé par un sous-marin britannique le 17 juin 1952.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 1000 tonnes pleine charge 2100 tonnes

Dimensions : longueur 95.50m largeur 17.20m tirant d’eau 4.40m

Motorisation : deux moteurs diesels de 5500ch entraînant une hélice

Performances : vitesse maximale 17.5 nœuds distance franchissable 2500 miles nautiques à 15 nœuds

Armement : deux canons de 75mm en affûts simples sous masque (un avant et un arrière), quatre canons de 20mm Oerlikon en affûts simples.

Equipage : 75 officiers et marins

Pétrolier Wallonie

L’acquisition de navires hauturiers imposa au CNB l’acquisition d’un pétrolier pour en assurer le ravitaillement au mouillage. On aurait pu s’appuyer sur la marine marchande pour cela mais la solution de l’affrètement avait de sérieuses limites en terme de disponibilité et d’engagement en zone de combat.

En octobre 1945, le CNB passe commande aux chantiers navals du Trait d’un pétrolier de 9500 tonnes destiné au ravitaillement des navires mais aussi au transport stratégique.

-Le Wallonie est mis sur cale le 14 mars 1946 lancé le 7 décembre 1946 et mis en service le 8 mars 1947.

Stationné à Ostende, le pétrolier assure des transports de pétrole en direction de la Belgique depuis les Etats-Unis mais assure surtout le ravitaillement sur rade du croiseur-éclaireur ou des torpilleurs. Aucun système de ravitaillement à la mer n’était disponible sur le navire avant le 10 mai 1949.

Après avoir assuré sous le feu ennemi (un bombardier allemand à été abattu par la DCA du pétrolier) le ravitaillement des navires, le Wallonie évacue les stocks de pétrole, de mazout et de carburant aviation du port d’Ostende le 5 juin 1949 en compagnie de deux pétroliers français et d’un pétrolier norvégien direction Cherbourg, le port normand ayant été choisit comme nouvelle base pour la marine belge.

Le pétrolier va continuer sa mission de soutien en ravitaillant au mouillage puis en mer, un système de ravitaillement à la mer ayant été installé à l’automne 1951.

Le 4 octobre 1952, le Wallonie assurait le soutien de navires britanniques opérant contre la navigation allemande au large de la Norvège. Il est surpris par un sous-marin allemand qui place deux torpilles. Le navire se casse en deux et coule rapidement.

Déplacement : pleine charge 9500 tonnes 4890 mètres cubes

Dimensions : longueur hors tout 121m largeur 14.70m tirant d’eau 6.80m

Propulsion : deux moteurs diesels développant 6000ch et entraînant deux hélices

Vitesse maximale : 15 nœuds

Armement : deux canons de 75mm modèle 1941, six canons de 37mm Schneider en trois affûts doubles, nombre variable de mitrailleuses de 7.7mm

Equipage : 149 officiers et marins

Cargo Flamisch

Pour compléter le Wallonie, la marine belge passe commande à un chantier britannique d’un cargo de 12000 tonnes à pleine charge. Il s’agit de transporter pièces détachées, vivres et munitions pour compléter le ravitaillement des navires de haute-mer.

-Le Flamisch est mis sur cale au chantier naval Smith’s Dock de Middlesborough le 4 juin 1945 lancé le 12 mars 1946 et mis en service le 8 novembre 1946.

Stationné à Ostende, le cargo assure comme son homologue pétrolier le transport de matériel et le ravitaillement sur rade du croiseur-éclaireur mais aussi des torpilleurs légers.

Au 10 mai 1949, le cargo venait de sortir de carénage. Le 14 mai, il arrive à Anvers et charge plusieurs centaines de tonnes de munitions afin de les mettre à l’abri des griffes allemandes.

La Luftwaffe ne lui en laisse pas l’occasion. Le lendemain 15 mai, à l’aube, il est attaqué par des bombardiers bimoteurs Junkers Ju-188. Non escorté (le navire prévu avait été victime d’une avarie qui avait retardé son appareillage), il est une proie facile, sa DCA étant limitée et se retrouve rapidement à court de munitions.

Trois bombes touchent le cargo qui explose en une gigantesque boule de feu, l’explosion étant parait-il entendue jusqu’en Angleterre. Il coule immédiatement en ne laissant aucun survivant. A ce jour l’épave n’à jamais été retrouvé, certains chercheurs émettant l’hypothèse que le navire à été pulvérisée et qu’à défaut de coque on ne trouve que des éléments dispersés au fond de la mer du Nord.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 9500 tonnes pleine charge 12000 tonnes

Dimensions : longueur 145m largeur 12.50m tirant d’eau 4.50m

Propulsion : quatre moteurs diesels de 4500ch chacun entraînant deux hélices

Performances : vitesse maximale 20 nœuds distance franchissable 4500 miles nautiques à 15 nœuds

Armement : quatre canons de 75mm Schneider CA modèle 1941, huit canons de 20mm Oerlikon, douze mitrailleuses de 12.7mm

Equipage : 135 officiers et marins

Aéronavale

Supermarine Walrus

Supermarine Walrus HD-874

Le Supermarine Walrus est un hydravion à coque, biplan monomoteur à hélice propulsive. Mis au point par Reginald Mitchell _le père du Spitfire_ , c’est le premier hydravion britannique à disposer d’un train totalement rétractable (ce qui en faisait un véritable hydravion amphibie), d’un habitacle fermé et d’un fuselage entièrement en métal.

Conçu dans un premier temps comme hydravion de reconnaissance destiné aux cuirassés et aux croiseurs, il fût également utilisé pour la lutte anti-sous-marine, l’entrainement, la liaison, le sauvetage en mer.

Mis au point suite à une demande de la RAAF (l’armée de l’air australienne) pour disposer d’un hydravion pour les croiseurs lourds et légers de la RAN, l’appareil ne tarde pas à intéresser la Grande-Bretagne qui va en faire son hydravion embarqué standard avec 238 appareils pour la seule Fleet Air Arm, la RAF et son Coastal Command disposant de six squadrons soit 120 appareils en ligne.

La production n’est pas poursuivie, un nouvel appareil baptisé Supermarine Sea Otter doit être introduit au printemps 1949. L’appareil à été largement exporté en Argentine, en Australie, en Belgique, au Canada, en Egypte, en Irlande, en Nouvelle-Zélande et en Turquie (usage militaire) sans parler des utilisateurs civils.

La Belgique va donc mettre en œuvre quatre Supermarine Walrus qu’elle va utiliser pour la reconnaissance, la patrouille maritime, le repérage des mines et la lutte anti-sous-marine.

Se perdant parfois au dessus des terres, ils étaient des proies faciles pour la chasse allemande. Deux d’entre-eux furent abattus par la chasse, un autre détruit au sol par un tir d’artillerie, le dernier parvenant jusqu’en France le 17 juin 1949.

Caractéristiques Techniques du Supermarine Walrus

Type : hydravion de reconnaissance, d’observation et de soutien

Masse : à vide 2200kg en charge 3265kg maximale au décollage 3650kg

Dimensions : longueur 11,45m envergure 14m hauteur 4.6m

Motorisation : un moteur radial Bristol Pegasus VI de 680ch

Performances : vitesse maximale 215 km/h à 1450m distance franchissable 956km plafond opérationnel 5650m

Armement : deux ou trois mitrailleuses Vickers K de 7.7mm six bombes de 45kg ou deux bombes de 110kg ou deux charges de profondeur Mk VIII de 110kg

Equipage : trois ou quatre hommes

Supermarine Sea Otter

Supermarine Sea Otter 2

Le Supermarine Sea Otter fait partie de ces avions qui ont connu un dévellopement difficile et chaotiqe. Et pourtant il s’agissait d’un descendant en ligne directe du Supermarine Walrus _qu’il était censé remplacer_ ce qui aurait du accélérer son développement.

L’appareil dont l’aspect extérieur est identique au Walrus _un biplan amphibie à coque_ effectue son premier vol le 28 août 1938 mais ne va être mis en service qu’au printemps 1949 !

Dix ans de développement ! Si cela est courant de nos jours pour un appareil de très haute technologie, à l’époque c’est une véritable hérésie. Les raisons de ce retard sont multiples : problèmes techniques, hésitations des officiels, surcharge de la firme Supermarine…… .

Le projet faillit même être abandonné au profit de l’achat d’hydravions américains ou français mais finalement la Fleet Air Arm (FAA) passe enfin commande de l’appareil en septembre 1947 mais les premiers appareils ne sont mis en service qu’au printemps 1949, le Supermarine Walrus quittant les unités de première ligne fin 1951.

La Belgique décide de remplacer ses Walrus par six Sea Otter qui sont livrés à l’automne 1950, assurant des missions de reconnaissance, de patrouille maritime et de lutte anti-sous-marine.

A la fin du conflit il reste trois appareils en service même si au total la Belgique à mis en œuvre dix hydravions de ce type. Ces appareils vont rester en service jusqu’en mai 1957 quand ils sont remplacés par des Consolidated Catalina ex-américains.

Caractéristiques Techniques

Type : hydravion de reconnaissance multiplace (quatre hommes)

Masse : à vide 3093kg maximale au décollage 4545kg

Dimensions : longueur 12.16m envergure 14.02m hauteur 4.61m

Motorisation : un moteur radial Bristol Mercury XXXI de 1250ch

Performances : vitesse maximale 315 km/h distance franchissable 1111km plafond opérationnel 5180m

Armement : trois mitrailleuses de 7.7mm et quatre bombes de 110kg ou des charges de profondeur

Latécoère Laté 298

Latécoère Laté 298 22

Au début des années trente, la marine nationale avait mis en service un nouvel hydravion torpilleur, le Latécoère Laté 290.

Cet appareil se révéla raté et la marine française se lança dans la recherche d’un nouvel appareil de cette catégorie.

La firme de Montaudran développa le Latécoère Laté 298 qui effectua son premier vol le 6 mai 1936, les premiers appareils étant mis en service en octobre 1938.

La première version de série baptisée Latécoère Laté 298A est produite à trente exemplaires alors que la seconde baptisée Latécoère Laté 298B produite à quarante-deux exemplaires qui se distingue par ses ailes repliables pour lui permettre d’embarquer à bord du transport d’hydravions Commandant Teste même si rapidement les deux escadrilles de torpillage du navire furent débarquées.

La troisième version de série baptisée Latécoère Laté 298D va être produite à 75 exemplaires et se caractérise par des ailes fixes comme la sous-variante A.

Une variante de reconnaissance baptisée Laté 298E ne dépassa pas la réalisation d’un unique prototype qui était un -D modifié avec une nacelle d’observation sous le fuselage.
Le Latécoère Laté 298 à été produit à 150 exemplaires jusqu’en juin 1940. Bien que le nombre paraisse suffisant, une commande complémentaire est passée, cinquante appareils baptisés Laté 298F étant livrés entre octobre 1940 et février 1941 pour disposer d’une réserve suffisante en cas de besoin.

A son apogée, l’hydravion-torpilleur de Latécoère à équipé dix flottilles mais en septembre 1948, seules deux sont encore équipées (une à Papeete et une second à Tripoli-du-Liban) mais cela ne veut pas dire que la carrière de l’appareil est finie puisqu’il se trouvait encore quatre-vingt dix huit appareils stockés, de quoi créer de nouvelles unités ou remplumer d’autres.

La Belgique va acquérir courant 1941 six appareils, d’abord des hydravions français puis des appareils neufs.

Les Latécoère Laté 298 devaient en théorie être utilisés contre la marine allemande mais la Kriegsmarine prudente ne fût jamais massivement déployée au large des côtes belges.

Les hydravions torpilleurs furent davantage utilisés pour le bombardement et la lutte anti-sous-marine revendiquant la destruction de six (sic) U-Boot.

Ils furent aussi utilisés pour couvrir les convois. Deux appareils furent perdus le 13 mai 1949 lors d’une collision en plein vol, un autre abattu par la chasse allemande et un quatrième abattu par la DCA.

Les deux derniers se replièrent en France où ils retrouvèrent le dernier Walrus au point qu’ils furent surnommés «Les trois frères». Aucun de ces deux hydravions ne survécut à la guerre à la différence du Walrus.

Caractéristiques Techniques du Latécoère Laté 298D

Type : hydravion triplace de bombardement, de torpillage et de lutte ASM

Poids à vide 3057kg en charge 4793kg

Dimensions : Envergure 15.5m Longueur 12.56m Hauteur 5.25m

Motorisation : un moteur en ligne Hispano-Suiza 12Ycrs 12 cylindres de 880ch entraînant une hélice tripale Ratier

Performances : vitesse maximale 300 km/h autonomie 1500km plafond opérationnel 6.397m

Armement : trois mitrailleuses Browning de 7.7mm (deux dans les ailes et une en poste arrière) et 680kg de charge militaire (soit une torpille ou l’équivalent en bombes).

Latécoère Laté 299-7

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Latécoère Laté 299

L’hydravion torpilleur Laté 298 avait donné naissance à une version embarquée sur porte-avions, version baptisée Laté 299.

Cet appareil étant largement perfectible, Latécoère avait anticipé la demande de la marine en développant le Laté 299-5, une version évoluée du premier appareil embarqué de la firme.

Comme le remplacement des Laté 298 était à l’ordre du jour, la firme landaise décida de partir du 299-5 pour en faire un hydravion qui reçut la désignation de 299-7. le Latécoère Laté 299-7 est mis en service à l’automne 1945, prenant progressivement la relève des 298.

L’Aviation Navale va ainsi passer commande de 108 appareils de série qui sont livrés entre juillet 1945 et juillet 1947.

Quand le second conflit mondial éclate, le Latécoère Laté 299-7 est mis en œuvre par les escadrilles 1T et 3T (Cherbourg-Chantereyne), 4T (Etang de Berre), 6T (Ajaccio-Aspretto), 7T (Lann-Bihoué) et 10T (Karouba),

Tous les appareils livrés aux unités de première ligne sont en service (taux d’attrition nul) et les quarante appareils de réserve sont dispersés entre la Normandie (Cherbourg-Querqueville 12 appareils), le Var (Cuers-Pierrefeu 12 appareils), la Corse (Aspretto, six appareils démontés pour prendre moins de place) et la Tunisie (Karouba, six appareils démontés pour prendre moins de place).

La Belgique était pleinement satisfaite des Latécoère Laté 298 mais également consciente de son relatif déclassement. Voilà pourquoi elle passe commande en mars 1949 de six Latécoère Laté 299-7 mais ces appareils sont encore en fabrication quand la Belgique est envahie.

Le gouvernement belge accepte que les appareils en production soient livrés aux unités françaises sous réserve que six appareils des stocks soient mis de côté pour les belges. Ce sont six 299-7 du dépôt de Cherbourg-Querqueville qui vont recevoir des cocardes belges.

Les appareils sont livrés au printemps 1950 en remplacement des Latécoère Laté 298 dont deux exemplaires avaient survécu aux bombes allemandes.

A la fin du second conflit mondial, il restait quatre Latécoère Laté 299-7, un appareil avait été abattu par la chasse allemande en mars 1951 et un second avait été abattu par la DCA d’un U-Boot.

Les quatre appareils vont restés en service jusqu’en 1957 quand ils sont remplacés par des Consolidated Catalina. Un Laté 299-7 à été préservé au musée de la guerre de Bruxelles.

Caractéristiques techniques du Latécoère Laté 299-7

Type : hydravion bombardier-torpilleur triplace monomoteur

Poids : à vide 3500kg totale 5100kg

Dimensions : Envergure 16.30m Longueur 12.80m Hauteur : 3.20m

Motorisation : un moteur en ligne Hispano-Suiza 12Y-55 de 1300ch entraînant une hélice tripale

Performances : vitesse maximale 429 km/h autonomie 1000km montée à 4000m en 10mn43s

Armement : quatre mitrailleuses Browning de 7.7mm dans les ailes (2800 cartouches au total) et une mitrailleuse similaire dans le poste arrière avec 800 cartouches. Soute semi-encastrée dans le fuselage pour une torpille ou 800kg de bombes. Rateliers à bombes sous les ailes.

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