Etats-Unis (10) US Navy (6)

Destroyers

USS Clemson (DD-186)

Le USS Clemson (DD-186) l’un des nombreux flush-decker construit à la fin du premier conflit mondial par l’US Navy. 

Dans le domaine des destroyers, la marine américaine hérite du premier conflit mondial d’une importante flotte de flush-decker dont certains ont été mis en réserve dès leur achèvement faute de besoins une fois la paix revenue.

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Etats-Unis (3) Histoire (2)

Les Etats-Unis au 20ème siècle (2) : isolationisme ou interventionisme ?(1919-1939)

 
-Durant la période qui sépare le premier conflit mondial de la guerre de Pologne (ou Three Months War pour certains historiens), quatre présidents se succèdent, Warren Harding (1921-1923) Calvin Coolidge (1923-1929), Herbert Hoover (1929-1933) et enfin Franklin Delano Roosevelt, le seul et unique président à avoir fait trois mandats puis qu’élu en 1932, il est réélu en 1936 et en 1940.
-Sur le plan politique,on assiste donc au triomphe de l’isolationisme, les américains se retirent des affaires du monde ou plutôt de l’Europe, se consacrant à leur propre pays mais également à leur domaine réservé à savoir l’Amérique Latine, une véritable diplomatie de la canonnière héritière du Big Stick cher à Teddy Roosevelt.
-Sur le plan économique, la situation est difficile comme dans de nombreux pays en raison de la reconversion des industries de guerre sans compter que des millions d’anciens combattants retournent sur le marché du travail.
-Des grèves éclatent dans tous le pays (4.1 millions de grévistes en 1919), des grèves doublées d’attentats anarchistes. La peur du «Rouge» s’installe entraînant notamment une réduction drastique de l’immigration sous forme de quotas nationaux. C’est dans ce contexte houleux que sont exécutés deux anarchistes italiens, Sacco et Vanzetti.
-Une forme de réaction puritaine se fait jour avec la mise en place de la Prohibition (Volstead Act) en 1919, treize années durant lesquelles la fabrication, l’importation et la vente d’alcool furent interdites, faisant la fortune de la pègre notamment un certain Al Capone.
-La reprise s’amorce au milieu des années vingt. Cette reprise n’est cependant pas homogène, l’agriculture continue de souffrir alors que de nouvelles industries voient le jour ou connaissent une importante croissance.
-Les 20 et 21 mai 1927, Charles Linbergh est officiellement le premier homme à relier New-York et Paris par la voie des airs à bord du Spirit of Saint Louis. La confiance est là, des gratte-ciel se construisent comme le Chrystler Building ou l’Empire State Building.
-Tout vole en éclat avec la Grande Dépression provoqué par le krach de Wall Street survenu lors du jeudi Noir le 24 octobre 1929. Cette crise est provoquée par un équipement productif surdimensionné pour un marché pas assez mature. L’économie américaine est aussi trop dépendante de certains secteurs comme le BTP et l’automobile.
-Le chômage explose (24% de la population active soit 13 millions de personnes en sous-emploi), un investissement négligeable, des prix et des salaires en chure libre.

Herbert Hoover, président des Etats-Unis de 1928 à 1932

-Contrairement à ce qu’on à longtemps écrit, le président Hoover n’est pas inactif face à cette crise même si sa phrase malheureuse («la prospérité est au coin de la rue») allait plomber le bilan de son action et rendre impossible sa réélection en 1932.
Il mène une politique protectioniste qui aggrave les effets de la crise car tous les pays imitent les Etats-Unis ce qui réduit encore les échanges. Des décrets tentent de maintenir les prix agricoles et un programme de grands travaux sont lancés pour tenter de résorber le chomage mais ces actions sont sans effet immédiat, la crise s’aggrave.
L’agitation sociale est importante et la crainte de la subversion communiste entraine une violente répression qui augmente le ressentiment vis à vis de l’administration Hoover. L’élection du démocrate Franklin Delano Roosevelt _cousin de Teddy_ en novembre 1932 est donc tout sauf une surprise.
Habile communiquant avec ses causeries au coin du feu, le 32ème président des Etats-Unis aidé de ses brillants conseillers (le Brain Trust, le trust des cerveaux) une politique de la Nouvelle Donne ou New Deal.
Pendant des années cette politique fût vu comme révolutionnaire mais depuis trente ans les historiens ont revu leur jugement, cette politique de la Nouvelle Donne étant une prolongation de la politique de Hoover.
L’amélioration n’est pas immédiate puisque l’apogée de la crise est atteinte en 1933. On assiste à la migration vers l’ouest de plus de trois millions d’agriculteurs victimes du Dust Bowl, de violentes tempêtes de poussière qui ravagaient tout sur leur passage. Cette crise à été magnifiquement dépeinte par le roman de John Steinbeck, Les Raisins de la Colère.
La situation s’améliore peu à peu mais il faudra attendre la fin de la décennie et les commandes massives françaises et anglaises ainsi que le début du réarmement américain pour que la situation s’améliore franchement.
-Le 16 février 1933 alors qu’il n’est pas encore entré en fonction (à l’époque le président élu devenait président de plein exercice le 6 mars de l’année suivante), il échappe à un attentat commis par un déséquilibré italien Anthony Zangara, attentat qui coûte la vie à Anton Cermak.
-Le 6 mars 1933, Franklin D. Roosevelt devient officiellement le 32ème président des Etats-Unis
-En avril 1933, le Volstead Act qui imposait depuis 1920 la Prohibition est abrogé ce qui entrave le crime organisé et permet au gouvernement américain de lever de nouvelles taxes.
-Injection massive de capitaux dans l’économie avec par exemple 3.3 milliards de dollars injectés via le National Industry Recovery Act (NIRA) soit environ 50 milliards de dollars au cours actuel.

-Des grands projets d’aménagement sont menés comme la mise en valeur de la vallée du Tennessee ou des commandes pour l’armée et surtout la marine ce qui permet à la fois de préserver un savoir-faire et d’entamer timidement le réarmement même si en 1934, il était difficile d’imaginer qu’une nouvelle guerre allait éclater en septembre 1939.
-L’action de Roosevelt est décuplée après les élections de mi-mandat de 1934 qui donnent une majorité démocrate confortable au Sénat comme à la Chambre des Représentants.
-Bien que la situation soit encore très délicate, Roosevelt est triomphalement réélu en novembre 1936 avec onze million de voix et une victoire dans 46 états sur 48 face au républicain Alfred Landon, un candidat sans envergure alors que le parti républicain était divisé. Autant dire que le pauvre Landon à été envoyé au casse-pipe.
-L’économie connait d’ailleurs une rechute avec une panique bancaire à l’été 1937, le chômage remontant à 19% de la population active en 1938.
-On assiste à une montée des oppositions et si les démocrates conservent la majorité au Congrès après les élections de mi-mandat de 1938, l’alliance pratique des républicains et des démocrates conservateurs du sud stoppe dans les faits le New Deal à la fin de 1938.
-En matière de politique extérieure, Roosevelt s’inscrivait plutôt dans les pas de Wilson mais sous la pression de l’opinion, il dut faire un virage vers l’isolationnisme, se contentant de condamnations morales vis à vis des agressions italiennes, allemandes et japonaises.
-En Amérique Latine, il inaugure une politique de bon voisinage (good-neighbouring policy) qui s’éloigne un peu de la doctrine Monroe et du Big Stick. Il abroge en 1934 l’amendement Platt qui permettait à Washington d’intervenir dans les affaires intérieures de Cuba et rapatrie les Marines déployés à Haïti depuis 1915.
Les Philippines obtiennent plus d’autonomie mais il faudra attendre le 14 mars 1945 pour que le Commonwealth of Phillipina soit proclamé, les Etats-Unis assurant néanmoins la défense du pays le temps que l’armée philippine monte en puissance.
Enfin en 1936, le droit d’intervention au Panama est aboli mais les américains conservent la souveraineté sur la zone du canal, situation qui perdurera jusque dans les années 90.
-Les lois isolationnistes se multiplient au grand dam de Roosevelt qui aurait souhaité une intervention plus active des Etats-Unis dans les affaires du monde.
-Quand éclate la guerre de Pologne, les Etats-Unis réaffirment leur neutralité vis à vis du conflit qui démarre. Sa fin rapide dès le mois de décembre fait néanmoins bouger les lignes puisque les isolationnistes commencent à être vus comme des égoïstes se désintéressant du sort du monde.
Il faudra néanmoins attendre plusieurs années avant que les Etats-Unis commencent à envisager de réintégrer véritablement le concert international.
Les Etats-Unis au 20ème siècle (3) : Pax Armada (1939-1948)
-La tradition voulait qu’un président ne fasse que deux mandats. Pourtant à l’automne 1940, Franklin D. Roosevelt voulut se présenter pour un troisième mandat. Il profitait de l’incertitude à l’international et de la division de son opposition. Il fût réélu avec 55% des suffrages et la victoire dans 38 états sur 48.
-Il consacra surtout son troisième mandat au réarmement et à la politique extérieure, le congrès qui allait basculer côté républicain en 1940 bloquant toute réforme jugée trop progressiste.

-Alors que le climat international se dégrade (offensive japonaise victorieuse en Chine au printemps 1943, coup d’état S.S et guerre civile en Allemagne), Roosevelt obtient les crédits nécessaires pour sérieusement moderniser les forces armées américaines notamment l’US Navy qui peut financer de nouveaux porte-avions et de nouveaux cuirassés, la priorité étant donné à la guerre contre le Japon.
-Alors que s’annonce les élections de 1944, on se demande ce que va faire Roosevelt. Sa maladie est de notoriété publique et si ses facultés intellectuelles sont intactes, le physique ne suit plus.
-La convention républicaine de Chicago du 26 au 28 juin 1944 avait investit Charles Lingbergh comme candidat aux élections présidentielles de 1944 avec Thomas Dewey _son plus sérieux rival_ comme colistier. Auréolé de sa traversée de l’Atlantique, sanctifié par l’enlèvement et le meurtre de son jeune fils, il représentait un candidat redoutable bien que ses sympathies pour l’Allemagne nazie interrogent les plus lucides.
-Personne ne se bouscule chez les démocrates pour défier un tel monument national. Roosevelt qui se sait condamné à brève échéance doit se résoudre à se présenter une quatrième fois avec Harry S. Truman comme colistier.
Cet attelage est logiquement défait par le duo républicain qui joue davantage sur la forme que sur le fond. Charles Linbergh devient le 33ème président des Etats-Unis avec 57% des voix et une victoire dans 42 états sur 48.
Investit en janvier 1945, le nouveau président eut comme première décision de proposer un amendement limitant à deux mandats consécutifs ou non le nombre de mandats présidentiels, cet amendement, le 22ème étant validé en septembre 1945. Le vote de cet amendement était une façon de calmer ses détracteurs qui voyaient en lui un futur dictateur.
Sa politique intérieure fût à rebours de Roosevelt même si contrairement aux souhaits de nombreux républicains, il refusa de revenir sur tous les acquis de New Deal qui donnèrent enfin leur pleine mesure. Sur le plan extérieur, il poursuivit une politique isolationniste tout en préparant les Etats-Unis à la guerre.

Il continue la politique de bon voisinage en Amérique du Sud en proposant de financer le réarmement des pays d’Amérique Latine pour empêcher l’Europe d’importer un conflit potentiellement iminent dans le sous-continent sud-américain.
Outre la livraison d’armes terrestres ainsi que d’avions, les Etats-Unis financent la modernisation des marines brésiliennes et argentines en réarmant les cuirassés de canons plus modernes, des canons de 356mm britanniques fabriqués sous licence, identiques à ceux équipant le cuirassé turc Suleiman livré en 1942 mais qui ne sera au final opérationnel qu’en 1945. Ils financent partiellement ou totalement l’acquisition de porte-avions.
Quand le second conflit mondial éclate en septembre 1948, le président Linbergh en piste pour son deuxième mandat décide de maintenir les Etats-Unis neutres tout en se montrant plus souple sur les livraisons d’armes à la France, la Grande-Bretagne et la Chine notamment.

Harry Truman. Président des Etats-Unis de 1952 à 1960. Après son échec en 1944 comme vice-président, il succède à Charles Linbergh

Opposé à Harry Truman, Charles Linbergh est réelu à une confortable majorité, 55% et 40 états sur 48. Les élections à la chambre des représentants lui sont également favorables avec une majorité solide.

Il peut ainsi se montrer plus ferme avec le Japon. Il impose un embargo sur le matériel militaire, sur l’acier et le pétrole venant des Etats-Unis ce qui oblige Tokyo à se tourner vers d’autres ressources venant des Indes Néerlandaises et d’URSS, Moscou voulant à tout prix éviter une guerre avec Tokyo ignorant que l’option Nord et continentale à été abandonnée depuis longtemps.
Le président Linbergh décide de renforcer les moyens des forces armées américaines, une partie de la Battle Fleet est déployée à Pearl Harbor tandis que les moyens de l’Asiatic Fleet déployée aux Phillipines sont renforcés (croiseurs et destroyers modernes notamment).
La tension monte en Asie et dans le Pacifique mais il faudra attendre le printemps 1950 pour que la guerre éclate dans cette partie du monde alors qu’elle fait rage depuis bientôt deux ans en Europe.

Grande Bretagne (28) Porte-Avions (3)

Porte-avions HMS Ark Royal

HMS Ark Royal en 1939

HMS Ark Royal en 1939

Enfin un porte-avions moderne et efficace pour la Royal Navy ?

En 1918, la fusion du Royal Naval Air Service (RNAS) et du Royal Flying Corps (RFC) pour donner naissance à la Royal Air Force (RAF) fût un rude coup pour l’aéronavale britannique. Avec des budgets faméliques et une domination des terriens, les pilotes de la marine britannique devaient se contenter d’avions dépassés.
La création de la Fleet Air Arm of Royal Air Force en 1924 n’apporta guère d’évolution. Non seulement les budgets étaient toujours aussi faméliques mais les projets de porte-avions n’aboutissaient pas.
En 1923, on prévoyait la construction d’un porte-avions neuf avec 300 avions mais ce plan n’est pas mené à bien tout comme la construction prévue à partir de 1930 de quatre porte-avions de 17000 tonnes.

En 1931, l’ingénieur W.A.D Forbes lance une série d’études pour la construction d’un porte-avions dérivé des Glorious avec un double hangar et un pont d’envol inférieur sur l’avant. Cette configuration doit permettre l’emport de 60 appareils et d’augmenter les capacités de carburant et de munitions.

En 1934, est dessiné le futur Ark Royal. L’idée d’un pont inférieur est abandonné au profit d’un pont d’envol unique. La conception s’inspire de celle des Lexington américain avec une coque et un pont blindé, conception qui allait influencer tous les porte-avions britanniques à venir notamment la classe Illustrious et la classe Implacable.

Le choix d’un pont blindé s’explique par l’engagement du porte-avions dans des mers refermés (Mer du Nord, Méditerranée) où l’esquive était difficile imposant de devoir encaisser au lieu d’éviter.

C’est l’architecture britannique à l’opposée de l’architecture américaine qui protégeait davantage le flotteur que le hangar sans pont blindé, situation qui évoluera avec les porte-avions de classe United States qui succèdent aux Essex.

Le nouveau porte-avions baptisé Ark Royal (arche royale) reçoit deux catapultes, trois ascenseurs et un armement orienté vers la défense antiaérienne avec huit tourelles doubles de 114mm plus des canons antiaériens légers.

Carrière opérationnelle

Le futur HMS Ark Royal paré au lancement

Le futur HMS Ark Royal paré au lancement

-Le HMS Ark Royal (91) est mis sur cale aux chantiers Carmmell Laird de Birkenhead le 16 septembre 1935 lancé le 13 avril 1937 et admis au service actif le 16 décembre 1938.

Quand la guerre de Pologne éclate le 3 septembre 1939, l’Ark Royal basé à Scapa Flow fût chargé de missions de chasse aux sous marins dans le but de protéger le trafic maritime des îles britanniques. La destruction du paquebot Athena par l’U-30 le 3 septembre, montra la réalité de la menace.

Trois «Hunter-Killer Group» furent ainsi mis sur pied autour des porte-avions Ark Royal, Hermes et Courageous. Les avions augmentaient le rayon d’action des opérations de recherche mais faisaient des porte-avions des cibles de choix pour les torpilles allemandes.
Le 14 septembre 1939, l’Ark Royal manque d’être torpillé par le U-39 alors que son groupe de chasse traquait le U-30. Suite à la destruction du Courageous trois jours plus tard, les porte-avions sont retirés de la chasse aux submersibles.

Après avoir participé à l’opération de sauvetage du sous-marin Spearfish (25 septembre) et d’avoir le lendemain abattu un hydravion Dornier Do-18, il se lance dans la chasse aux raiders allemands, quittant Scapa Flow pour Freetown. Il va opérer jusqu’à la fin du conflit en compagnie du croiseur de bataille Renown et de quatre destroyers au sein de la force K.

Après la destruction du Graf Spee, l’Ark Royal regagna la Grande Bretagne, escortant le croiseur lourd Exeter endommagé à l’arsenal de Devonport où il arriva en février 1940.

Le HMS Ark Royal subit un grand carénage à l’Arsenal de Devonport de septembre 1940 à octobre 1941. Il subit une remise en état complète, l’embarquement de radars et le renforcement de la DCA légère.

De nouveau opérationnel en janvier 1942, il va rester déployé au sein de la Home Fleet jusqu’en juillet 1945 quand décision est prise de le redéployè en Méditerranée avec Malte pour port d’attache (en dépit de la vulnérabilité de l’île à des bombardements italiens).

Il quitte Rosyth le 8 juillet, fait escale à Douvres du 11 au 14 juillet, à Devonport du 15 au 17 juillet, à Lisbonne du 20 au 23, à Gibraltar du 25 au 28, franchit les colonnes d’Hercules le lendemain pour rallier Malte le 2 août 1945.

Il relève le Glorious qui est désarmé le 14 septembre 1945 à Malte. Durant ces cinq semaines, le groupe aérien du Glorious s’entraine à bord de l’Ark Royal pour prendre ses marques et intégrer de nouvelles unités.

L’Ark Royal était toujours déployé en Méditerranée en septembre 1948. A l’annonce des bombardements allemands sur la Norvège, il appareille de La Valette en compagnie de son escorte, retrouvant au nord-est des croiseurs de la flotte de la Méditerranée.

Il reçoit pour mission d’assurer la défense aérienne de l’île en liaison avec la RAF et de se tenir prêt à d’éventuelles attaques comme la flotte italienne ainsi que sa marine marchande.

Le futur HMS Ark Royal à rejoint son élément

Le futur HMS Ark Royal à rejoint son élément

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 22000 tonnes pleine charge 27720 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 240m (ligne de flottaison) 220m largeur : 28.9m tirant d’eau 8.5m

Propulsion : 3 turbines à engrenages Parson alimentées par 6 chaudières Admiralty à trois tubes le tout dévellopant 102000ch et actionnant 3 hélices

Performances : vitesse maximale : 30 noeuds distance franchissable : 7600 miles nautiques à 20 noeuds 4600 à 4673 tonnes de carburant

Protection : ceinture 114mm pont blindé 64mm salle des machines et stocks de munitions 89mm

Armement : 16 canons de 114mm (4.5 inch) en huit tourelles doubles installés en quatre groupes de deux : deux à tribord et deux à babord, 32 canons de 2 livres en quatre affûts octuples et 32 mitrailleuses de 12.7mm en huit affûts quadruples.

La DCA est ultérieurement renforcée avec le remplacement des mitrailleuses de 12.7mm par douze canons de 20mm Oerlikon en affûts simples.

Installations aéronautiques : Un hangar de 139.5m de long sur 18.9m relié au pont d’envol par deux ascenseurs axiaux Une catapulte axiale et Six brins d’arrêt

Groupe aérien

En théorie un maximum de 72 appareils mais dans la pratique 50 à 60 appareils. Le groupe aérien embarqué en septembre 1948 était composé de chasseurs Supermarine Seafire, de bombardiers en piqué Douglas Dauntless, d’avions-torpilleurs Fairey Barracuda et d’un petit nombre de Blackburn Buccaneer, un bimoteur inspiré du CAO-600 français qui parfois cédaient la place à des Fairey Fulmar.

Equipage : 1600 officiers et marins
Porte-avions d’escadre classe Illustrious

Des porte-avions blindés
Jusqu’à la classe Malta qui marqua un relatif changement, les britanniques furent fidèles à un type particulier de porte-avions, le porte-avions blindé doté d’une architecture à l’anglaise.
Cette architecture voyait le hangar intégré pleinement à la structure du porte-avions et non comme une pièce rapportée. A ce fait était associé une solide protection.
Cette protection s’explique par les théâtres d’opérations où les porte-avions britanniques sont le plus susceptibles d’opérer à savoir la Méditerranée et la Mer du Nord, des mers resserées aux possibilités d’esquives peu nombreuses. Il faut donc encaisser à défaut d’esquiver.
Cette protection se révélera efficace mais se paiera au prix d’une construction longue et couteuse sans oublier un groupe aérien de taille réduite.
On peut aussi voir cette protection comme un investissement préventif montrant le déclassement de la Grande Bretagne. Là où les américains disposent de porte-avions en très grand nombre, les britanniques savent qu’ils ne pourront compter rapidement sur ces navires puisqu’il faut quatre à cinq ans pour construire un tel porte-avions.
Après l’Ark Royal, quatre porte-avions de ce type sont construits, des navires formant la classe Illustrious (Illustrious Formidable Victorious Indomitable), des navires qui seront suivis de la classe Implacable (Implacable Indefatigable) qui marqueront le début de la fin pour les porte-avions blindés avec une protection graduellement allégée pour faciliter constructions et réparations sans oublier d’augmenter le groupe aérien.
Paradoxalement au moment où les britanniques vont abandonner le pont blindé, les japonais avec leurs Taiho et les américains avec leurs United States vont s’y rallier même si la protection ne sera pas aussi épaisse que sur les Illustrious.
Carrière opérationnelle

Le HMS Illustrious à Devonport en 1940

Le HMS Illustrious à Devonport en 1940

-Le HMS Illustrious (87) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness (Cumbria) le 27 avril 1937 lancé le 5 avril 1939 et admis au service actif le 14 septembre 1940.
Affecté à la Home Fleet, il est basé à Rosyth avec de fréquents déploiements à Scapa Flow, un mouillage forain utilisé pour être mieux à même d’affronter la Kriegsmarine qui à par un clin d’oeil de l’histoire à resuscité la Hochseeflot.
Quand le conflit éclate le 5 septembre 1948, le porte-avions était immobilisé depuis mars pour carénage. Les travaux sont accélérés pour permettre au porte-avions d’être disponible le plus rapidement possible.

Lancement du HMS Formidable

Lancement du HMS Formidable

-Le HMS Formidable (67) est mis sur cale aux chantiers navals Harland & Wolf de Belfast (Ulster) le 17 juin 1937 lancé le 17 juin 1939 et admis au service actif le 21 juin 1941.
Comme son sister-ship Illustrious, il est affecté à la Home Fleet avec Rosyth et Scapa Flow pour bases.
Quand éclate le second conflit mondial, le Formidable est à la mer pour entrainer de jeunes pilotes et maintenir à niveau les pilotes confirmés. A l’annonce de l’attaque allemande, l’entrainement est annulé et le porte-avions reçoit l’ordre de prendre position en mer du nord avec son escorte.
Dès le 6 après ravitaillement à la mer, il lance les premières opérations de reconnaissance pour retrouver la flotte allemande.

Le HMS Victorious

Le HMS Victorious

-Le HMS Victorious (38) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Wallsend (North Tyneside) le 4 mai 1937 lancé le 14 septembre 1939 et mis en service le 4 octobre 1941.
Affecté à la Home Fleet, le “victorieux” était immobilisé pour entretien à flot le 5 septembre 1948, entretien accéléré pour lui permettre de prendre la mer et de venir renforcer le Formidable.

Le HMS Indomitable

Le HMS Indomitable

-Le HMS Indomitable (92) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness (Cumbria) le 10 novembre 1937 lancé le 26 mars 1940 et mis en service le 12 janvier 1942.
A la différence de ces trois sister-ship, il est affecté en Méditerranée avec Alexandrie comme port d’attache. C’est le deuxième porte-avions affecté à demeure dans la Mare Nostrum avec le Glorious qui sera remplacé par l’Ark Royal avant qu’en mai 1947, le HMS Furious de classe Malta ne rejoignent l’Ark Royal et l’Indomitable.
Le 5 septembre 1948, le porte-avions était à quai à Alexandrie en compagnie du Furious (qui lui achevait un petit carénage). Il appareille pour se positionner au large de l’Egypte prêt à frapper la Libye au cas où l’Italie s’engagerait immédiatement dans le conflit.

HMS Illustrious schéma
Caractéristiques Techniques 

Déplacement : standard 23000 tonnes pleine charge 25000 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 225.6m longueur à la flottaison 216.4m largeur 29.2m tirant d’eau 8.8m
Propulsion : trois groupes de turbines à engrenages alimentées en vapeur par six chaudières Amirauté dévellopant 111000ch et entrainant trois hélices
Performances : vitesse maximale 30.5 noeuds distance franchissable 10700 miles nautiques à 10 noeuds
Protection : ceinture blindée 114mm pont d’envol 76mm Bulkheads 114mm Parois latérales du hangar 114mm Soutes à munitions 76 à 114mm. L’Indomitable à sa ceinture et les parois du hangar limitées à 68mm
Armement : seize canons de 114mm en huit tourelles doubles, installées par groupes de deux (babord avant et arrière, tribord avant et arrière) et six Pom-Pom de 40mm.
Installations aéronautiques/Groupe aérien
-Un hangar de 139.5m de long sur 18.9m de large relié au pont d’envol par deux ascenseurs axiaux 

-Une catapulte axiale

-Six brins d’arrêts

-Groupe aérien de 36 appareils en 1940 avec quinze Fairey Fulmar, dix-huit Fairey Swordfish et trois Blackburn Skua.

En septembre 1945, le nombre d’avions est porté à 44 avec seize Supermarine Seafire, seize Fairey Albacore ou Swordfish de torpillage et douze Douglas Dauntless de bombardement en piqué.

Trois ans plus tard, quand le conflit éclate, le groupe aérien se compose de Supermarine Seafire, de Fairey Barracuda de torpillage et de Douglas Dauntless en attendant soit des Curtiss Helldiver, des Blackburn Firebrand voir des LN.420 français.

Equipage : 1229 officiers et marins
Porte-avions blindés classe Implacable

A trop blindé mal emporté…..

L’Ark Royal avait intégré le concept du porte-avions très protégé à la marine britannique. Ce porte-avions unique peut être considéré comme le prototype des porte-avions de classe Illustrious, encore mieux protégés que leur ainé.
Ces porte-avions blindés démontrèrent durant le conflit leur résistance aux bombes et aux torpilles mais dès le temps de paix, les britanniques comprirent que leur obsessions de la protection avait eu pour conséquence de réduire drastiquement la taille du groupe aérien.
Sur le papier, trente-six appareils, ce nombre paraissait suffisant pour mener des opérations de reconnaissance, d’observation, de bombardement, de torpillage et de chasse. Dans la pratique de nombreux exercices contre la RAF et contre la marine française démontrèrent le contraire.
D’où la volonté de modifier rapidement les Implacable en construction. Les changements sur ces deux navires déjà sur cale ne pouvaient être que limités mais cette volonté d’augmenter le groupe aérien allait être pleinement appliqué sur les futurs Malta.
Sur les Implacable, la coque plus renflée permet l’emport d’un quatrième groupe propulsif augmentant sa vitesse, un plus dans les opérations aériennes. La protection est allégée permettant de porter le groupe aérien à sa mise en service à 48.
Carrière opérationnelle

Le HMS Implacable à la mer

Le HMS Implacable à la mer

-Le HMS Implacable (R86) est mis sur cale aux chantiers navalsFairfieldShipbuilding & Engineering Co sis à Govan le 21 mars 1939 lancé le 10 décembre 1942 et mis en service le 8 juin 1944.
Il est d’abord affecté à la Home Fleet avec pour base Portsmouth dans le sud de l’Angleterre. Cette affectation est provisoire car à terme, il doit être déployé avec son sister-ship Indefatigable en Extrême-Orient au sein de la British Eastern Fleet qui succède à la China Station en septembre 1947.
En janvier 1945, les deux porte-avions quittent l’Angleterre avec leurs destroyers d’escorte et deux pétroliers, direction Singapour.
Appareillant de Portsmouth le 12 janvier, ils font escale à Lisbonne du 17 au 19 janvier, franchissent le détroit de Gibraltar le 21, font escale à Malte du 24 au 26 janvier, à Alexandrie du 30 janvier au 2 février avant de franchir le canal de Suez les 3 et 4 février et de rallier Aden le 8 février 1945.
Ils traversent l’Océan Indien direction Triconmalee (Ceylan) où ils font escale du 13 au 17 février, histoire de réparer quelques avaries survenues sur l’Implacable. Ils reprennent ensuite la mer direction Singapour, arrivant à destination le 27 février après six semaines de mer.
Les deux porte-avions vont renforcer la future British Eastern Fleet en intégrant le 3rd Battle Squadron composé de trois cuirassés de classe Queen Elizabeth, cette force étant jugée suffisante pour dissuader le Japon de s’attaquer aux colonies britanniques en Extrême-Orient.
En septembre 1948, l’Implacable était immobilisé pour un grand carénage à l’Arsenal de Singapour et ne pouvait donc pas reprendre immédiatement la mer. Son groupe aérien à terre est cependant mis en alerte, prêt à défendre la colonie contre une attaque japonaise.

Le HMS Indefatigable

Le HMS Indefatigable

-Le HMS Indefatigable (R10) est mis sur cale aux chantiers navals John Brown & Company sis à Clydebank le 3 novembre 1939 lancé le 8 décembre 1942 et mis en service le 14 septembre 1944.
Affecté à la Home Fleet en compagnie de l’Implacable, les deux porte-avions ne tardent pas à quitter la Métropole pour rallier l’Extrême-Orient et Singapour où ils arrivent en février 1945.
Ces deux navires sont chargés avec trois cuirassés de classe Queen Elizabeth de dissuader le Japon de s’attaquer aux colonies britanniques de la région à savoir la Malaisie, Singapour et l’Inde.
Cette force respectable au moins sur le papier peut aussi s’appuyer sur les trois croiseurs de bataille et le porte-avions léger de la Koninklijke Marine (marine néerlandaise), sur l’Asiatic Fleet américaine (qui dispose d’un porte-avions et de deux croiseurs lourds) et sur les FNEO ou Forces Navales en Extrême-Orient.
En septembre 1948, l’Indefatigable était en service et opérationnel. A l’annonce des bombardements allemands, il reçoit l’ordre d’appareiller de Singapour pour prendre position au nord-est de l’ile aux Lions, se tenant prêt à toute éventualité, des patrouilles de chasse composée de Supermarine Seafire étant catapultées tout comme deux Blackburn Buccaneer chargés de trouver une possible flotte japonaise.
Après une semaine intense, les japonais n’ayant pas bougé, le porte-avions reçoit l’ordre de rentrer à Singapour.
Caracteristiques Techniques

Déplacement : standard 26000 tonnes pleine charge 32630 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 233.6m longueur à la flottaison 222.5m largeur 29.2m tirant d’eau 8.9m

Motorisation : quatre groupes de turbines à engrenages alimentées en vapeur par huit chaudières Amirauté développant 148000ch entrainant quatre hélices

Performances : vitesse maximale 32.5 noeuds distance franchissable 12000 miles nautiques à 10 noeuds

Protection : ceinture 114mm pont d’envol 76mm Bulkheads 51mm parois latérales du hangar 51mm soutes à munitions 76 à 114mm

Electronique : un radar d’altimétrie type 277, un radar de veille aérienne type 279, un radar de veille aérienne type 281, six radars de conduite de tir type 282 (artillerie légère) et quatre radars de conduite de tir type 285 (artillerie de 114mm)

Armement : huit tourelles doubles de 114mm en quatre groupes de deux (bâbord avant tribord avant tribord arrière bâbord arrière), un affût quadruple Pom-Pom et cinq affûts octuples et vingt-quatre canons de 20mm en douze affûts doubles.
Installation d’Aviation/Groupe aérien :
-Pont d’envol de 231.6m de long sur 27.4m de large équipé d’une catapulte hydraulique, de neufs brins d’arrêt et de trois barrières pour retenir un avion ayant manqué les brins.
-Deux ascenseurs axiaux, un ascenseur avant de 13.7m de long sur 10.1m et un ascenseur arrière de 13.7m sur 6.7m, le premier ne déservant que le hangar supérieur, le second les deux hangars.
-Hangar supérieur mesure 139.6m de long et le hangar inférieur de 63.4m de long, leur largeur est identique avec 18.9m et une hauteur de 4.3m.
-430000 litres de carburant
-Groupe aérien d’avant guerre composé de 48 appareils, des chasseurs Supermarine Seafire MkV (vingt-quatre), des avions torpilleurs Fairey Barracuda (huit), de quatre Blackburn Buccaneer et des bombardiers en piqué Douglas Dauntless (douze).

Equipage : 1800 officiers et marins

12-Torpilleurs légers (27)

Le Béarnais

Drapeau du Béarn

Drapeau du Béarn

-Le Béarnais mis sur cale aux  Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) sis à la Seyne sur Mer le 12 septembre 1942 lancé le 5 mars 1944 et mis en service le 5 septembre 1945.

Le Béarnais et son compère Le Catalan ont quitte Lorient et la métropole avant même leur admission au service actif officielle qui à comme souvent été retardée par des tracasseries administratives de bureaucrates zélés.

Les deux derniers torpilleurs légers de classe Le Fier quittent Lorient le 15 juillet 1945 et traversant l’Atlantique direction Fort de France où ils font escale du 22 au 25 juillet avant de traverser la mer des Caraïbes, faisant escale à Kingston du 30 juillet au 2 août, les deux torpilleurs légers arrivant à Colon (Panama) le 7 août 1945.

Ils franchissent le canal de Panama les 8 et 9 août, se ravitaillent à Balboa le 10 avant de remonter la côte Pacifique, faisant escale à San Francisco du 15 au 20 août 1945. C’est ensuite la traversée du Pacifique direction Oahu où Le Béarnais et le Catalan arrivent le 30 août après une traversée éprouvante.

Reprenant la mer le 10 septembre, les deux torpilleurs légers font escale à Guam du 17 au 21 septembre puis sont à Manille du 26 au 30 septembre, effectuent un exercice avec l’Asiatic Fleet du 1er au 7 octobre, se ravitaillant à Subic le 8  avant d’effectuer un insolite crochet par Singapour du 12 au 14 octobre avant de mettre enfin le cap sur Saïgon.

Le 16 octobre vers midi, les torpilleurs légers prennent contact avec le croiseur lourd Duquesne et leurs sister-ships Savoyard et Niçois. Le Béarnais et le Catalan sont ainsi ravitaillés par le croiseur lourd avant que la 7ème DT ainsi constituée et le croiseur lourd ne rallient Cam-Ranh le 18 octobre 1945 dans la soirée.

Les deux nouveaux venus passent au bassin du 18 au 22 octobre pour inspection et travaux sur les œuvres vives, effectuant une courte sortie d’entraînement le 23 octobre pour vérifier que l’appareil évaporatoire et l’appareil propulsif n’ont pas trop souffert de la longue traversée.

Après un exercice d’entraînement avec les croiseurs Duquesne et Duguay-Trouin du 25 au 29 octobre, Le Béarnais et ses trois compagnons de division effectuent un premier entraînement de division du 6 novembre au 21 décembre 1945.

Après un entraînement de division allégé du 2 au 23 janvier, Le Béarnais et Le Savoyard effectuent un exercice antisurface du 30 janvier au 7 février, une escale à Hué du 8 au 13 février avant de rentrer à Cam-Ranh le 14 février 1946.

Le Béarnais enchaine alors deux entraînements de division, le premier du 21 février au 3 avril et le second du 11 avril au 27 mai 1946, le torpilleur léger comme ses trois sister-ships entrant alors dans le cycle des indisponibilités estivales pour entretien et permissions de l’équipage.

Après un entraînement à la défense aérienne à la mer du 4 au 12 juin, Le Béarnais rentré à Cam-Ranh le 13  est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 18 juin au 9 juillet 1946, sortant pour essais du  10 au 12 juillet et pour remise en condition du 14 au 28 juillet, à chaque fois en compagnie de ses sister-ships Savoyard et Catalan.

Le Béarnais et Le Savoyard sortent ensuite pour les essais (1er au 3 août) et la remise en condition (5 au 19 août)  du torpilleur léger Niçois.
Les torpilleurs légers Béarnais Savoyard et Niçois participent ensuite aux essais (23 au 25 août) et à la remise en condition (27 août au 9 septembre) du Catalan, la division au grand complet faisant escale à Haïphong du 10 au 15 septembre avant de rallier Cam-Ranh le lendemain.

Le 23 septembre, la 7ème DT quitte Cam-Ranh pour un nouvel entraînement de division qui l’ occupe du 23 septembre au 18 décembre avec notamment une séquence avec le croiseur lourd Saint Louis et une série de joutes antisurfaces, l’équipe bleue (Savoyard et Béarnais) affrontant l’équipe rouge (Niçois et Catalan) au large de Cam-Ranh avec ou sans le concours des batteries côtières et de l’aviation. La 7ème DT mouille dans l’embouchure de la rivière Saïgon du 12 au 17 décembre avant de rallier Cam-Ranh le lendemain.

Alors que Le Savoyard est immobilisé pour grand carénage, Le Béarnais participe du 6 janvier au 18 février au premier entraînement de division de l’année en compagnie donc de ses sister-ships Niçois et Catalan.

Les trois torpilleurs disponibles de la 7ème DT participent ensuite aux essais (26 au 28 février) et à la remise en condition (1er au 10 mars) du Niçois qui redevient alors navire-amiral de la 7ème DT qui réalise ensuite un exercice commun  avec le Tourville et du 12 mars au 4 avril 1947.

Le Béarnais participe du 12 avril au 18 mai à un entraînement de division en compagnie du Savoyard et du Catalan, les trois torpilleurs disponibles de la 7ème DT enchainant par les essais (26 au 28 mai) et  la remise en condition (30 mai au 13 juin) du Niçois après sa sortie de grand carénage.

Le Béarnais sort pour école à feux du 20 au 27 juin puis effectue une escale à Hué du 28 juin au 2 juillet avant de rallier Cam-Ranh le 3. Indisponible du 6 au 27 juillet, il sort pour essais (28 au 30 juillet) et pour remise en condition (1er au 14 août) en compagnie de ses compères Savoyard et Niçois.

Les torpilleurs légers Béarnais Savoyard et Niçois participent ensuite aux essais (18 au 20 août) et à la remise en condition (22 août au 5 septembre) du Catalan, la division ainsi reconstituée faisant escale à Haïphong du 6 au 9 septembre, à Hong Kong du 11 au 15 septembre, à Manille du 17 au 22 septembre, à Saïgon du 25 au 30 septembre avant de rentrer à Cam-Ranh le lendemain.

L’année se termine par un entraînement de division du 8 octobre au 22 décembre avec une école à feux (8 au 18 octobre), un exercice avec les sous-marins Germinal et Thermidor de la 23ème DSM (25 octobre au 2 novembre), un entraînement à la défense aérienne à la mer du 5 au 12 novembre avant de terminer par une série de joutes antisurfaces du 19 novembre au 22 décembre.

Après un entraînement de division du 8 janvier au 2 mars 1948, Le Béarnais débarque ses munitions et vidange ses soutes avant d’être échoué au bassin du 4 mars au 15 avril 1948 pour son premier grand carénage consacré à une remise en état complète et une modernisation de l’électronique avec l’aide de composants venus de France.

Armé pour essais le 21 avril, Le Béarnais sort pour ses essais réglementaires du 22 au 24 avril puis pour sa remise en condition du 26 avril au 10 mai, à chaque fois en compagnie du Niçois et du Savoyard, les trois torpilleurs légers faisant escale à Haïphong du 11 au 15 mai, à Hué du 16 au 21 mai et à Tourane du 22 au 27 mai, ralliant Cam-Ranh le lendemain 28 mai 1948.

Le Béarnais accompagné par ses sister-ships Savoyard et Niçois participent ensuite aux essais (7 au 9 juin) et à la remise en condition du Catalan (11 au 25 juin), les quatre torpilleurs légers ralliant Cam-Ranh le lendemain.
Les torpilleurs légers Béarnais et Catalan sortent pour un entraînement commun du 2 au 15 juillet avant de participer aux essais (17 au 19 juillet) et à la remise en condition (21 juillet au 5 août) du Savoyard.

Les trois torpilleurs légers disponibles de la 7ème DT participent ensuite aux essais (8 au 10 août) et pour remise en condition (12 au 26 août) du Niçois, les quatre torpilleurs rentrant le lendemain 27 août 1948 à Cam-Ranh.

Quand éclate la guerre en Europe le 5 septembre 1948, la 7ème DT était à quai même si elle se préparait à sortir pour un entraînement de division.

12-Torpilleurs légers (26)

Le Niçois

Drapeau du Comté de Nice

Drapeau du Comté de Nice

-Le Niçois mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) sis à La Seyne sur Mer le 15 mars 1941 lancé le 21 septembre 1942 et mis en service le 15 mars 1944

Son admission au service actif permet l’activation de la 7ème DT qu’il forme avec son sister-ship Le Savoyard, les deux membres de la 7ème Division de Torpilleurs sortant pour deux entraînements de division, le premier du 25 mars au 5 mai et le second du 12 mai au 21 juin 1944.

Alors que Le Savoyard est indisponible pour entretien et permissions d’équipage, Le Niçois sort pour une école à feux du 25 juin au 2 juillet, faisant escale à Douarnenez du 3 au 8 juillet avant de rentrer à Lorient le 9 juillet 1944.

Indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 14 juillet au 4 août, Le Niçois sort pour essais (5 au 7 août) et pour remise en condition (9 au 23 août) en compagnie du Savoyard, les deux torpilleurs légers rentrant à Lorient le lendemain.

Le Niçois et Le Savoyard termine l’année par deux entraînements de division, le premier dans le Golfe de Gascogne du 1er septembre au 12 octobre et le second au large des côtes marocaines du 25 octobre au 5 décembre, cet exercice étant suivit d’escales à Gibraltar, Cadix et Lisbonne avant un retour à Lorient le 19 décembre 1944.

L’affectation en Indochine approchant, Le Niçois passe au bassin du 3 au 20 janvier 1945 pour inspection et travaux sur les œuvres vivres. Il sort pour essais du 21 au 23 janvier puis pour remise en condition du 25 janvier au 5 février, à chaque fois en compagnie du Savoyard.

Après un dernière entraînement de division du 8 février au 3 mars 1945, Le Niçois et Le Savoyard quittent Lorient le 9 mars pour rallier l’Indochine le 10 juin 1945 via les Antilles, le canal de Panama, le Pacifique et les Philippines.

Les deux torpilleurs légers passent au bassin du 11 au 17 juin pour inspection et quelques menues réparations.

Ils sortent ensuite pour entraînement avec le croiseur lourd Duquesne du 25 juin au 5 juillet puis avec le Duquesne et le Duguay-Trouin du 6 au 15 juillet, les quatre navires remontant la rivière Saïgon pour mouiller à Saïgon jusqu’au 25 juillet, rentrant deux jours plus tard à Cam-Ranh.

Alors que Le Savoyard est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage, Le Niçois sort pour entraînement dans le Golfe du Tonkin du 1er au 12 août, faisant escale à Haïphong du 13 au 15 août, rentrant le lendemain  à Cam-Ranh.

Indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 18 août au 8 septembre, Le Niçois sort pour essais du 9 au 11 septembre et pour remise en condition du 13 au 27 septembre à chaque fois en compagnie de son compère Le Savoyard, les deux torpilleurs légers ralliant ensuite Haïphong le 28 septembre pour un exercice commun avec le patrouilleur La Cordelière du 30 septembre au 8 octobre, les deux torpilleurs légers rentrant à Cam-Ranh le lendemain.

Le 16 octobre 1945,  Le Niçois et Le Savoyard quittent Cam-Ranh en compagnie du Duquesne pour accueillir au large de Saïgon les torpilleurs légers Le Béarnais et Le Catalan venus de Métropole pour permettre à la 7ème DT d’atteindre son format définitif. Le Duquesne ravitaille les deux torpilleurs venus de métropole, les cinq navires arrivant à Cam-Ranh le 18 octobre 1945 dans la soirée.
La 7ème DT au grand complet sort pour entraînement en compagnie des croiseurs Duquesne et Duguay-Trouin du 25 au 29 octobre avant que la 7ème DT ne termine l’année par son premier entraînement de division du 6 novembre au 20 décembre 1945.

Après un entraînement de division allégé du 2 au 23 janvier 1946, Le Niçois sort en compagnie du Catalan pour un entraînement commun avec les deux croiseurs des FNEO et l’armée de l’air et ce du 28 janvier au 12 février, les deux croiseurs et les deux torpilleurs ralliant Cam-Ranh dans la foulée.

Le Niçois enchaine alors deux entraînements de division avant d’entrer dans le cycle des indisponibilités estivales : le premier du 21 février au 3 avril et le second du 11 avril au 27 mai 1946.

Le Niçois sort pour un entraînement en solitaire dans le Golfe du Tonkin du 4 au 15 juin, ralliant Cam-Ranh le lendemain. Il participe ensuite avec le Catalan aux essais (18 au 20 juin) et à la remise en condition (22 juin au 7 juillet) du Savoyard.

Le Niçois est à son tour indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 10 au 31 juillet, sortant pour essais du 1er au 3 août et pour remise en condition du 5 au 19 août à chaque fois en compagnie de ses compères Savoyard et Béarnais.

Les torpilleurs légers Niçois, Savoyard et Béarnais participent ensuite aux essais (23 au 25 août) et à la remise en condition (27 août au 9 septembre) du Catalan, la division au grand complet faisant escale à Haïphong du 10 au 15 septembre avant de rallier Cam-Ranh le lendemain.

Le 23 septembre, la 7ème DT quitte Cam-Ranh pour un nouvel entraînement de division qui à lieu du 23 septembre au 11 décembre avec un exercice commun avec le croiseur lourd Saint Louis du 1er au 6 octobre (plus une escale à Haïphong jusqu’au 11 octobre). Après une escale dans la rivière Saigon du 12 au 17 décembre, la division rentre à Cam-Ranh le lendemain.

Le 1er janvier 1947, Le Niçois devient chef de division en remplacement du Savoyard qui entre en grand carénage.

Il étrenne son nouveau statut par le premier entraînement de division de l’année qui à lieu du 6 janvier au 11 février, les trois torpilleurs légers disponibles faisant escale à Haïphong du 12 au 17 février avant de rentrer le lendemain à Cam-Ranh.

Les trois torpilleurs disponibles de la 7ème DT participent ensuite aux essais (26 au 28 février) et à la remise en condition (1er au 10 mars) du Niçois qui redevient alors navire-amiral de la 7ème DT.

Le Niçois sort à nouveau du 12 mars au 4 avril pour un exercice commun de la 7ème DT avec le croiseur Tourville. Les torpilleurs légers laissent le croiseur lourd remonter la rivière Saïgon pour rentrer à Cam-Ranh, Le Niçois devant subir son premier grand carénage.

Le Niçois débarque alors ses munitions et vidange ses soutes avant d’être échoué au bassin du 7 avril au 15 mai 1947 pour une remise en état complète et une modernisation de son électronique à l’aide de composants venus de France.

Armé pour essais le 25 mai, il sort pour ses essais post-carénage du 26 au 28  puis pour sa remise en condition du 30 mai au 13 juin, à chaque fois en compagnie de ses trois compères de la 7ème DT.

Après un entraînement à la défense aérienne à la mer du 20 au 27 juin, Le Niçois participent en compagnie du Catalan aux essais (6 au 8 juillet) et à la remise en condition (10 au 25 juillet) du Savoyard.

Les torpilleurs légers Niçois et Savoyard sortent ensuite pour les essais (28 au 30 juillet) et pour la remise en condition (1er au 14 août) du Béarnais, les trois torpilleurs légers disponibles de la 7ème DT sortent alors pour les essais (18 au 20 août) et la remise en condition (22 août au 5 septembre) du Catalan, la division ainsi reconstituée faisant escale à Haïphong du 6 au 9 , à Hong Kong du 11 au 15, à Manille du 17 au 22, à Saïgon du 25 au 30 septembre avant de rentrer à Cam-Ranh le lendemain.

Le Niçois et ses trois compères de la 7ème DT terminent l’année 1947 par un entraînement de division du 8 octobre au 23 décembre 1947, date à laquelle les quatre «1010 tonnes» rentrent à Cam-Ranh.

Après un entraînement de division du 8 janvier au 2 mars 1948 réalisé au complet, Le Niçois participe ensuite à un nouvel entraînement de division sans le Béarnais qui subit son premier grand carénage, la 7ème DT effectuant cet entraînement divisionnaire du 7 mars au 14 avril 1948.

Alors que Le Catalan subit son grand carénage, les torpilleurs Niçois et Savoyard participent aux essais (22 au 24 avril) et à la remise en condition (26 avril au 10 mai) du Béarnais, les trois torpilleurs légers faisant escale à Haïphong du 11 au 15 mai, à Hué du 16 au 21 mai et à Tourane du 22 au 27 mai, ralliant Cam-Ranh le lendemain.

Le Niçois accompagné par ses sister-ships Savoyard et Niçois participent ensuite aux essais (7 au 9 juin) et à la remise en condition du Catalan (11 au 25 juin), les quatre torpilleurs légers ralliant Cam-Ranh le lendemain.

Le Niçois sort pour un entraînement en solitaire dans le golfe de Siam du 3 au 14 juillet, rentrant à Cam-Ranh le 15 juillet. Indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 17 juillet au 7 août, le Niçois sort pour essais (8 au 10 août) et pour remise en condition (12 au 26 août) à chaque fois en compagnie de ses trois compères de division, les quatre torpilleurs rentrant le  27 à Cam-Ranh.

Quand éclate la guerre en Europe le 5 septembre 1948, la 7ème DT était à quai même si elle se préparait à sortir pour un entraînement de division.

12-Torpilleurs légers (25)

Le Savoyard

Drapeau de la Savoie

Drapeau de la Savoie

-Le Savoyard est mis sur cale aux  Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) à la Seyne sur Mer le 5 mars 1941 lancé le 12 septembre 1942 et mis en service en décembre 1943.

A Lorient depuis le 4 mars 1943, le torpilleur léger Savoyard commence l’année 1944 par une succession de sorties d’entraînement en solitaire en attendant la mise en service du Niçois. Il sort ainsi pour des écoles à feux du 7 au 15 janvier, du 22 au 30 janvier et du 3 au 10 février 1944.

Le Savoyard sort pour un entraînement au combat antisurface du 15 au 22 février, fait escale à La Pallice du 23 au 28 avant un entraînement à la défense aérienne à la mer du 29 février au 8 mars, rentrant à Lorient le lendemain.

Le 15 mars 1944, Le Niçois est admis au service actif permettant l’activation de la 7ème DT qui est provisoirement affecté à la 3ème Escadre Légère en attendant son affection définitive au sein des FNEO.

La 7ème DT sort pour un premier entraînement de division du 25 mars au 4 mai, rentrant à Lorient le lendemain. Il est suivit d’un nouvel entraînement de division du 12 mai au 20 juin, rentrant le 21 à Lorient.

Le Savoyard est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 22 juin au 13 juillet, sortant pour essais du 14 au 16 juillet et pour remise en condition du 17 au 31 juillet. Il participe ensuite aux essais (5 au 7 août) et à la remise en condition (9 au 23 août 1944) du Niçois, les deux torpilleurs légers rentrant à Lorient le 24 lendemain.

Le Savoyard et le Niçois effectuent un nouvel entraînement de division du 1er septembre au 12 octobre, date à laquelle la 7ème DT rentre à son port d’attache morbihanais.

Il est suivit par un nouvel entraînement de division effectué au large du Maroc. Arrivés à Casablanca le 23 octobre, ils s’entraînent au large des côtes du protectorat du 25 octobre au 2 décembre. Repartant de Casablanca trois jours plus tard, ils rentrent à Lorient le 19 décembre 1944 après des escales  à Gibraltar du 6 au 8, à Cadix du 9 au 12 et à Lisbonne du 13 au 17.

L’affectation en Indochine approchant, Le Savoyard passe au bassin du 20 décembre 1944 au 2  janvier 1945 pour inspection et travaux sur les œuvres vivres. Il sort ensuite pour essais du 3 au 5 janvier et pour remise en condition du 6 au 16 janvier 1945. Il participe ensuite aux essais (21 au 23 janvier) et à la remise en condition (25 janvier au 5 février) du Niçois qui lui aussi avait été mis au sec.

La 7ème DT effectue un dernier entraînement de division avant leur départ pour l’Indochine du 8 février au 3 mars 1945, date de leur retour à Lorient.

Après avoir rempli leurs soutes en carburant, vivres et munitions, les deux torpilleurs légers quittent Lorient le 9 mars, traversant l’Atlantique direction Fort de France où ils arrivent le 14. Ils repartent le 18 mars, faisant escale à Kingston (Jamaïque) du 22 au 25 mars avant de rallier Colon (Panama) où ils font escale du 30 mars au 2 avril.

Ils franchissent le canal de Panama les 3 et 4 avril avant d’être à Balboa du 5 au 8 puis à Acapulco du 11 au 15.

Ils franchissent le Pacifique jusqu’à Pearl Harbor où ils font escale du 22 au 27 avril, ralliant ensuite Midway pour une courte escale du 30 avril au 3 mai.

Reprenant la mer, les deux torpilleurs légers sont à Guam du 7 au 12 mai, à Cavite en baie de Manille du 17 au 24 mai, manœuvrant ensuite avec l’Asiatic Fleet du 25 mai au 2 juin, se ravitaillant à Subic Bay le 3 juin avant de rallier Cam-Ranh où ils arrivent le 10 juin 1945.

Les deux torpilleurs légers passent au bassin du 11 au 17 juin pour inspection et quelques menues réparations. Ils sortent ensuite pour entraînement avec le croiseur lourd Duquesne du 25 juin au 5 juillet puis avec le Duquesne et le Duguay-Trouin du 6 au 15 juillet, les quatre navires remontant la rivière Saïgon pour mouiller à Saïgon jusqu’au 25 juillet, rentrant deux jours plus tard à Cam-Ranh.

Le Savoyard est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 28 juillet au 17 août 1945, sortant pour essais du 18 au 20 août puis pour remise en condition du 22 août au 5 septembre.

Il participe ensuite aux essais (9 au 11 septembre) et à la remise en condition (13 au 27 septembre) de son compère Le Niçois, les deux torpilleurs légers ralliant ensuite Haïphong le 28 septembre pour un exercice commun avec le patrouilleur La Cordelière du 30 septembre au 8 octobre, les deux torpilleurs légers rentrant à Cam-Ranh le lendemain 9 octobre 1945.

Le 16 octobre 1945, Le Savoyard et Le Niçois quittent Cam-Ranh en compagnie du Duquesne pour accueillir au large de Saïgon les torpilleurs légers Le Béarnais et Le Catalan venus de Métropole pour permettre à la 7ème DT d’atteindre son format définitif.

Le Duquesne ravitaille les deux torpilleurs venus de métropole, les cinq navires arrivant à Cam-Ranh le 18 octobre 1945 dans la soirée.

Le 25 octobre 1945, la 7ème DT au complet quitte Cam-Ranh en compagnie du Duquesne et du Duguay Trouin pour un exercice. L’exercice commence par un raid des quatre torpilleurs contre le croiseur lourd suivit par le même exercice contre le croiseur léger puis par l’attaque du croiseur léger par les quatre torpilleurs menés par le croiseur lourd avant que l’inverse ne soit réalisé. Après un exercice de défense aérienne à la mer, la force navale rentre à Cam-Ranh le 29 octobre 1945.

Les torpilleurs légers Le Savoyard (Al), Le Niçois Le Béarnais et le Catalan quittent leur port d’attache le 6 novembre 1945 pour le premier véritable entraînement de division de la 7ème Division de Torpilleurs qui à lieu du 6 novembre au 14 décembre, la division faisant escale à Saïgon du 15 au 20 décembre 1945, rentrant à Cam-Ranh le lendemain.

Le Savoyard et ses trois compères de la 7ème DT quittent Cam-Ranh pour entraînement du 2  janvier au 23 janvier avec une escale à Hué du 10 au 15.

Alors que leurs compères Niçois et Catalan sont engagés dans un exercice combiné avec l’armée de l’air et les deux croiseurs des FNEO, les torpilleurs légers Savoyard et Béarnais effectuent un exercice antisurface du 30 janvier au 7 février, faisant escale à Hué du 8 au 13 février avant de rallier Cam-Ranh le lendemain.

Le 21 février 1946, la 7ème DT quitte Cam-Ranh pour le premier véritable entraînement de division de l’année exécuté du 21 février au 2 avril, rentrant le lendemain à Cam-Ranh. Un nouvel entraînement de division à lieu du 11 avril au 18 mai, la division faisant escale à Hué du 19 au 26 avant de rentrer le lendemain à Cam-Ranh.

Le Savoyard est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 28 mai au 17 juin, sortant pour essais du 18 au 20  avant remise en condition du 22 juin au 7 juillet en compagnie de ses compères Niçois et Catalan.

Il participe ensuite en compagnie du Catalan aux essais (10 au 12 juillet) et à la remise en condition (14 au 28 juillet) du Béarnais, Le Savoyard et Le Béarnais sortent ensuite pour les essais (1er au 3 août) et pour la remise en condition (5 au 19 août)  du torpilleur léger Niçois.

Les torpilleurs légers Savoyard Béarnais et Niçois participent ensuite aux essais (23 au 25 août) et à la remise en condition (27 août au 9 septembre) du Catalan, la division au grand complet faisant escale à Haïphong du 10 au 15 septembre avant de rallier Cam-Ranh le lendemain.

Le 23 septembre, la 7ème DT quitte Cam-Ranh pour un nouvel entraînement de division. Ils croisent alors le croiseur lourd Saint Louis qui étaient en pleine croisière solitaire dans l’Océan Indien et en Extrême Orient.

Après une école à feux du 23 au 29 septembre, les quatre torpilleurs légers se ravitaillent à Tourane avant d’effectuer un exercice commun avec le Saint Louis et  du 1er au 6 octobre, faisant escale avec lui à Haïphong jusqu’au 11 octobre quand les navires se séparent : la 7ème DT continue son entraînement de division alors que le Saint Louis prend le chemin du retour vers la métropole.

Après un entraînement à la défense aérienne à la mer du 12 au 21 octobre, Le Savoyard et ses trois compères font escale à Hué du 22 au 27 octobre avant une série de joutes antisurfaces entre l’équipe bleue (Savoyard et Béarnais) et l’équipe rouge (Niçois et Catalan) au large de Cam-Ranh avec ou sans le concours des batteries côtières et de l’aviation.

Si l’équipe bleue triomphe durant la première (28 octobre au 3 novembre), la seconde (5 au 12 novembre) et la troisième joute (14 au 20 novembre), le parti rouge prend sa revanche durant les deux joutes suivantes (22 au 27 novembre et 29 novembre au 4 décembre) avant que la sixième revanche se termine sur un match nul (6 au 11 décembre) soit un score final de 4-3 en faveur de l’équipe bleue, la 7ème DT mouillant dans l’embouchure de la rivière Saïgon du 12 au 17 décembre avant de rallier Cam-Ranh le lendemain.

Le 1er janvier 1947, Le Savoyard cède son pavillon de chef de division à son sister-ship Le Niçois et quitte Cam-Ranh le lendemain 2 janvier pour rallier Saïgon afin de subir un grand carénage à l’Arsenal d’Indochine en dépit du fait que Cam-Ranh soit parfaitement outillé pour de tels travaux.

Débarquant ses munitions et vidangeant ses soutes, il est échoué dans l’unique bassin de cet arsenal pour remise en état complète et une modernisation de son électronique à l’aide de composants venus de France.

Échoué au bassin du 5 janvier au 15 février 1947, il subit une période de travaux complémentaires à flot jusqu’au 25 février quand il est armé pour essais. Rejoint par ses trois compères de la 7ème DT, Le Savoyard sort pour essais du 26 au 28 février, se ravitaille à Cam-Ranh puis effectue sa remise en condition du 1er au 10 mars, redevenant alors navire-amiral de la 7ème DT.

Le Savoyard sort à nouveau du 12 mars au 4 avril pour un exercice commun de la 7ème DT avec le croiseur Tourville qui à remplacé le Duquesne après son échouage fatal. Les torpilleurs légers laissent le croiseur lourd remonter la rivière Saïgon pour rentrer à Cam-Ranh le lendemain 5 avril, Le Niçois devant subir son premier grand carénage.

Alors que Le Niçois est immobilisé au bassin, Le Savoyard accompagné du Béarnais et du Catalan quittent Cam-Ranh le 12 avril pour un entraînement de division du 12 avril au 17 mai, rentrant le lendemain à Cam-Ranh.

Le Savoyard participe alors en compagnie de ses sister-ships Béarnais et Catalan aux essais (26 au 28 mai) et à la remise en condition (30 mai au 13 juin) du Niçois après le grand carénage de ce dernier.

Le Savoyard est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 14 juin au 5 juillet 1947, sortant pour essais du 6 au 8 juillet et pour remise en condition du 10 au 25 juillet en compagnie de ses compères Niçois et Catalan.

Il participe ensuite en compagnie du Niçois aux essais (28 au 30 juillet) et à la remise en condition (1er au 14 août) du Béarnais.

Les torpilleurs légers Savoyard Béarnais et Niçois participent ensuite aux essais (18 au 20 août) et à la remise en condition (22 août au 5 septembre) du Catalan, la division ainsi reconstituée faisant escale à Haïphong du 6 au 9 septembre, à Hong Kong du 11 au 15 septembre, à Manille du 17 au 22 septembre, à Saïgon du 25 au 30 septembre avant de rentrer à Cam-Ranh le lendemain.

Le 8 octobre 1947, Le Savoyard accompagné de ses trois compères de la 7ème DT quittent Cam-Ranh pour un nouvel entraînement de division qui s’achève le 22 décembre après notamment une série de joutes antisurfaces du 19 novembre au 22 décembre. La division rentre à Cam-Ranh le lendemain.

Le Savoyard commence l’année 1948 comme il à terminé l’année 1947 par un entraînement de division qui se déroule du 4 janvier au 2 mars, rentrant à Cam-Ranh en fin de journée.

Alors que Le Béarnais est immobilisé pour grand carénage, Le Savoyard accompagné du Niçois et du Catalan quittent Cam-Ranh le 7 mars pour un nouvel entraînement de division qui s’achève le 13 avril, les trois torpilleurs légers rentrant le lendemain à Cam-Ranh.

Alors que Le Catalan subit son grand carénage, les torpilleurs Savoyard et Niçois participent aux essais (22 au 24 avril) et à la remise en condition (26 avril au 10 mai) du Béarnais, les trois torpilleurs légers faisant escale à Haïphong du 11 au 15 mai, à Hué du 16 au 21 mai et à Tourane du 22 au 27 mai, ralliant Cam-Ranh le lendemain.

Le Savoyard accompagné par ses sister-ships Béarnais et Niçois participent ensuite aux essais (7 au 9 juin) et à la remise en condition du Catalan (11 au 25 juin), les quatre torpilleurs légers ralliant Cam-Ranh le lendemain.

Le Savoyard est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 26 juin au 16 juillet, sortant pour essais (17 au 19 juillet) et pour remise en condition (21 juillet au 5 août) en compagnie de ses compères Béarnais et Catalan.

Les trois torpilleurs légers disponibles de la 7ème DT participent ensuite aux essais (8 au 10 août) et pour remise en condition (12 au 26 août) du Niçois, les quatre torpilleurs rentrant le lendemain  à Cam-Ranh.

Quand éclate la guerre en Europe le 5 septembre 1948, la 7ème DT était à quai même si elle se préparait à sortir pour un entraînement de division.

11-Torpilleurs d’escadre (59)

E-Torpilleurs d’escadre classe Empire

Avant-propos

Plus les années passaient et plus la guerre semblait proche. Le réarmement engagé depuis le printemps 1940 nécessitait de simplifier les constructions pour réduire les coûts et le temps de construction.

Par rapport aux Bourrasque/L’Adroit, les Le Hardi intégraient de nombreuses améliorations notamment le recours à la soudure et aux alliages légers.

Avec la classe Empire, la France va plus loin, simplifiant encore la construction et intégrant un début timide mais un début certes de préfabrication.

Sur le plan strictement technique, il y à peu de changements. Le schéma de coque reste le même moins des modifications de détail.

La propulsion reste classique (turbines à engrenages et chaudières à vapeur) et pour la première fois standardisée sur les douze navires de la flotte avec des turbines Parsons.

Il y à de tout de même la nouveauté d’un rouf continu, permettant de se déplacer d’un bout à l’autre du navire sans sortir ce qui se révélera précieux par très mauvais temps et le positionnement des logements situés à proximité du poste de travail et ce quelque soit la grade. Le mat principal est renforcé pour supporter le poids des radars. L’armement évolue peu.

Quatre navires sont financés à la tranche 1945, quatre navires à la tranche 1946 et quatre navires à la tranche 1948, ces derniers étant construits dans un chantier américain en l’occurence les chantiers Ingalls de Pascagoula dans le Mississippi.

Ces derniers navires entreront cependant en service après le début de la guerre en Europe et qu’un temps, l’US Navy envisagea de les racheter. Seuls un armement non conforme préservera ses navires d’une carrière américaine au lieu d’une carrière française.

Le Berthier

Louis-Alexandre Berthier (Versailes 1753-Bamberg 1815)

Louis-Alexandre Berthier (Versailes 1753-Bamberg 1815)

-Le Berthier est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) sis à Nantes le 14 juin 1944 et lancé le 12 décembre 1945 pour un période d’armement  flot.

Le Berthier quitte son chantier constructeur le 20 juin 1946 pour rallier Lorient en fin de son journée. Outre des travaux complémentaires, le torpilleur va subir ses essais officiels et sa mise en condition  opérationnelle.

Le torpilleur d’escadre Berthier est officiellement admis au service actif le 14 janvier 1947.

Avec le Tirailleur, le Berthier va assurer la protection du porte-avions léger Alienor d’Aquitaine destiné aux FNEO.

Le Berthier quitte Lorient le 15 janvier et rallie Brest le lendemain 16 janvier 1947. Il participe ensuite aux essais du porte-avions du 25 janvier au 3 février puis du 10 février au 5 mars avant l’entrainement du groupe aérien du 22 mars au 4 mai 1947, les deux navires rentrant à Brest le 10 mai 1947.

Du 12 mai au 15 juin, le porte-avions léger est indisponible pour modifications à flot, le Berthier sortant pour une école à feux du 15 au 23 mai puis pour entrainement à la défense aérienne à la mer du 27 mai au 6 juin, rentrant à Brest le lendemain.

Il participe aux essais et à l’entrainement du groupe aérien du porte-avions léger du 24 juillet au 4 septembre en Manche, le torpilleur et le porte-avions faisant escale à Saint-Malo du 31 juillet au 2 août, à Cherbourg du 9 au 13 août, au Havre du 20 au 25 août. Ils rentrent à Brest le 5 septembre 1947.

Après une sortie du 15 au 30 septembre, le Berthier et l’Alienor d’Aquitaine font escale à La Rochelle du 1er au 8 octobre où est accueillie une délégation de sa ville marraine, Poitiers, longtemps capitale du duché d’Aquitaine. Ils rentrent à Brest le lendemain.

Le Berthier participe à la traversée de longue durée du porte-avions en direction de la Méditerranée, les deux navires faisant escale à Vigo du 14 au 15 octobre, à Lisbonne du 18 au 21 octobre, Gibraltar du 23 au 25 octobre, Oran du 26 au 28 octobre puis Ajaccio du 29 au 31 octobre 1947.

Il repartent alors pour Brest, ne faisant escale que quelques heures pour se ravitailler à Casablanca le 1er novembre avant de rejoindre au large de Lorient le porte-avions Painlevé et les cuirassés Normandie et Lorraine pour un important exercice aéronaval réalisé jusqu’au 21 novembre qui permet au groupe aérien du porte-avions léger de se roder notamment face à un groupe aérien expérimenté.

Tout comme le porte-avions léger, le Berthier passe au bassin du 22 au 30 novembre (bassin Tourville) pour inspection et réparations. Il sort pour essais du 1er au 4 décembre, accueillant le 3 décembre au large d’Ouessant le Tirailleur venu de Lorient.

Le 10 décembre 1947, le Berthier quitte Brest en compagnie du Tirailleur et du porte-avions léger Alienor d’Aquitaine pour rallier l’Indochine et leur base de Cam-Ranh où les trois navires arrivent le 19 janvier 1948.

Le Berthier passe au bassin du 20 au 27 janvier, sortant pour essais les 28 et 29 janvier et pour remise en condition du 31 janvier au 7 février, à chaque fois en compagnie du Tirailleur.

Les deux torpilleurs effectuent une école à feux du 9 au 17 février, participant ensuite aux essais (17 au 22 février) et à la remise en condition du porte-avions léger en compagnie également du croiseur lourd Tourville et du croiseur léger Duguay Trouin (24 février au 6 mars).

Le Berthier et le Tirailleur accompagnent le porte-avions dans une croisière dans les ports amis de la région. Ils quittent Cam-Ranh le 12 mars, font escale à Hong Kong du 16 au 20 mars, à Manille du 22 au 25 mars, Singapour du 28  mars au 4 avril et enfin Batavia du 5 au 10 avril avant de mettre cap sur Cam-Ranh où ils arrivent le 17 avril 1948.

Les torpilleurs d’escadre accompagnent le porte-avions pour un entrainement du 24 avril au 2 mai, du 7 au 17 mai, du 24 mai au 3 juin et du 10 au 18 juin pour des entrainements à l’attaque antisurface et pour des missions de défense aérienne avec des duels contre les avions de l’armée de l’air.

Les trois navires ressortent pour entrainement du 30 juin au 12 juillet, faisant escale à Subic Bay du 13 au 15 juillet avant de manoeuvrer avec l’Asiatic Fleet (US Navy) du 16 au 22 juillet puis de rentrer à sa base le 25 juillet 1948.

L’Alienor d’Aquitaine sort pour entrainement du 29 juillet au 7 août, faisant escale à Saïgon du 8 au 11 août avant une nouvelle phase d’entrainement du 12 au 27 août. Il rentre à Cam-Ranh le 30 août 1948. Il sort à nouveau du 2 au 9 septembre 1948, à chaque fois en compagnie du Berthier et du Tirailleur.

E-Torpilleurs d’escadre classe Empire

Avant-propos

Plus les années passaient et plus la guerre semblait proche. Le réarmement engagé depuis le printemps 1940 nécessitait de simplifier les constructions pour réduire les coûts et le temps de construction.

Par rapport aux Bourrasque/L’Adroit, les Le Hardi intégraient de nombreuses améliorations notamment le recours à la soudure et aux alliages légers.

Avec la classe Empire, la France va plus loin, simplifiant encore la construction et intégrant un début timide mais un début certes de préfabrication.

Sur le plan strictement technique, il y à peu de changements. Le schéma de coque reste le même moins des modifications de détail.

La propulsion reste classique (turbines à engrenages et chaudières à vapeur) et pour la première fois standardisée sur les douze navires de la flotte avec des turbines Parsons.

Il y à de tout de même la nouveauté d’un rouf continu, permettant de se déplacer d’un bout à l’autre du navire sans sortir ce qui se révéléra précieux par très mauvais temps et le positionnement des logements situés à proximité du poste de travail et ce quelque soit la grade. Le mat principal est renforcé pour supporter le poids des radars. L’armement évolue peu.

Quatre navires sont financés à la tranche 1945, quatre navires à la tranche 1946 et quatre navires à la tranche 1948, ces derniers étant construits dans un chantier américain en l’occurence les chantiers Ingalls de Pascagoula dans le Mississipi.

Ces derniers navires entreront cependant en service après le début de la guerre en Europe et qu’un temps, l’US Navy envisagea de les racheter. Seuls un armement non conforme préservea ses navires d’une carrière américaine au lieu d’une carrière française.

Le Berthier

-Le Berthier est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) sis à Nantes le 14 juin 1944 et lancé le 12 décembre 1945 pour un période d’armement flot.

Le Berthier quitte son chantier constructeur le 20 juin 1946 pour rallier Lorient en fin de son journée. Outre des travaux complémentaires, le torpilleur va subir ses essais officiels et sa mise en condition opérationnelle.

Le torpilleur d’escadre Berthier est officiellement admis au service actif le 14 janvier 1947.

Avec le Tirailleur, le Berthier va assurer la protection du porte-avions léger Alienor d’Aquitaine destiné aux FNEO.

Le Berthier quitte Lorient le 15 janvier et rallie Brest le lendemain 16 janvier 1947. Il participe ensuite aux essais du porte-avions du 25 janvier au 3 février puis du 10 février au 5 mars avant l’entrainement du groupe aérien du 22 mars au 4 mai 1947, les deux navires rentrant à Brest le 10 mai 1947.

Du 12 mai au 15 juin, le porte-avions léger est indisponible pour modifications à flot, le Berthier sortant pour une école à feux du 15 au 23 mai puis pour entrainement à la défense aérienne à la mer du 27 mai au 6 juin, rentrant à Brest le lendemain.

Il participe aux essais et à l’entrainement du groupe aérien du porte-avions léger du 24 juillet au 4 septembre en Manche, le torpilleur et le porte-avions faisant escale à Saint Malo du 31 juillet au 2 août, à Cherbourg du 9 au 13 août, au Havre du 20 au 25 août. Ils rentrent à Brest le 5 septembre 1947.

Après une sortie du 15 au 30 septembre, le Berthier et l’Alienor d’Aquitaine font escale à La Rochelle du 1er au 8 octobre où est accueillie une délégation de sa ville marraine, Poitiers, longtemps capitale du duché d’Aquitaine. Ils rentrent à Brest le lendemain.

Le Berthier participe à la traversée de longue durée du porte-avions en direction de la Méditerranée, les deux navires faisant escale à Vigo du 14 au 15 octobre, à Lisbonne du 18 au 21 octobre, Gibraltar du 23 au 25 octobre, Oran du 26 au 28 octobre puis Ajaccio du 29 au 31 octobre 1947.

Il repartent alors pour Brest, ne faisant escale que quelques heures pour se ravitailler à Casablanca le 1er novembre avant de rejoindre au large de Lorient le porte-avions Painlevé et les cuirassés Normandie et Lorraine pour un important exercice aéronaval réalisé jusqu’au 21 novembre qui permet au groupe aérien du porte-avions léger de se roder notamment face à un groupe aérien expérimenté.

Tout comme le porte-avions léger, le Berthier passe au bassin du 22 au 30 novembre (bassin Tourville) pour inspection et réparations. Il sort pour essais du 1er au 4 décembre, accueillant le 3 décembre au large d’Ouessant le Tirailleur venu de Lorient.

Le 10 décembre 1947, le Berthier quitte Brest en compagnie du Tirailleur et du porte-avions léger Alienor d’Aquitaine pour rallier l’Indochine et leur base de Cam-Ranh où les trois navires arrivent le 19 janvier 1948.

Le Berthier passe au bassin du 20 au 27 janvier, sortant pour essais les 28 et 29 janvier et pour remise en condition du 31 janvier au 7 février, à chaque fois en compagnie du Tirailleur.

Les deux torpilleurs effectuent une éccole à feux du 9 au 17 février, participant ensuite aux essais (17 au 22 février) et à la remise en condition du porte-avions léger en compagnie également du croiseur lourd Tourville et du croiseur léger Duguay Trouin (24 février au 6 mars).

Le Berthier et le Tirailleur accompagnent le porte-avions dans une croisière dans les ports amis de la région. Ils quittent Cam-Ranh le 12 mars, font escale à Hong Kong du 16 au 20 mars, à Manille du 22 au 25 mars, Singapour du 28 mars au 4 avril et enfin Batavia du 5 au 10 avril avant de mettre cap sur Cam Ranh où ils arrivent le 17 avril 1948.

Les torpilleurs d’escadre accompagnent le porte-avions pour un entrainement du 24 avril au 2 mai, du 7 au 17 mai, du 24 mai au 3 juin et du 10 au 18 juin pour des entrainements à l’attaque antisurface et pour des missions de défense aérienne avec des duels contre les avions de l’armée de l’air.

Les trois navires ressortent pour entrainement du 30 juin au 12 juillet, faisant escale à Subic Bay du 13 au 15 juillet avant de manoeuvrer avec l’Asiatic Fleet (US Navy) du 16 au 22 juillet puis de rentrer à sa base le 25 juillet 1948.

L’Alienor d’Aquitaine sort pour entrainement du 29 juillet au 7 août, faisant escale à Saïgon du 8 au 11 août avant une nouvelle phase d’entrainement du 12 au 27 août. Il rentre à Cam-Ranh le 30 août 1948. Il sort à nouveau du 2 au 9 septembre 1948, à chaque fois en compagnie du Berthier et du Tirailleur.