Dominions (67) Australie (11)

Autres navires de surface

Corvettes classe Flower

Corvette HMS Myosotis

La corvette HMS Myositis de classe Flower

Bien que la lutte anti-sous-marine à été négligée durant la période 1919/1939 (faute de volonté et/ou de moyens), la construction de navires de protection contre les submersibles s’est poursuivit notamment en Grande-Bretagne qui construit plusieurs classes de sloop sans compter des chalutiers armés.


Seulement voilà les chantiers britanniques étaient pas des modèles de modernité et de productivité et de plus devaient produire un grand nombre d’autres navires tout aussi important qu’il s’agisse de porte-avions, de cuirassés, de croiseurs ou encore de destroyers.

L’escorte impliquant plus d’endurance que de performances, germa l’idée d’un navire simple à construire, quasi-consommable avec un armement limité au strict nécessaire : un canon médian pour affronter un sous-marin surpris en surface, des pièces antiaériennes légères, des mitrailleuses pour la défense rapprochée et bien entendu un lot conséquent de grenades ASM.

Les britanniques reprirent le design d’un baleinier pour dessiner un nouveau navire. A nouveau navire, nouvelle désignation, c’est le terme corvette qui est choisit, ressuscitant un terme de la marine à voile, disparu avec la vapeur, terme désignant un petit navire entre la frégate et le sloop-of-war.

C’est l’acte de naissance des corvettes de classe Flower. Ce programme anglo-français va aboutir à la construction de trente-deux corvettes pour la Marine Nationale et soixante-quatre pour la Royal Navy.

Ces soixante-quatre navires sont mis sur cale entre 1939 et 1945, lancées entre 1940 et 1947 et mises en service entre 1940 et 1948.

Quarante-huit seulement seront au final mises en oeuvre par la Royal Navy, huit rejoignant la marine canadienne et huit autres la marine australienne. Si les premières vont participer à l’escorte des convois transatlantiques, les huit Australian Flower vont protéger la navigation aux antipodes.

Les huit corvettes de classe Flower de la Royal Australian Navy (RAN) sont baptisées HMAS Kangaroo HMAS Dingo HMAS Platypus HMAS Koala HMAS Dugong HMAS Emu HMAS Cockatoo et HMAS Cod et mises en service entre 1944 et 1946, formant la 1st Australian Escort Flottilla avec Sydney pour port d’attache.

Ces corvettes vont assurer la protection du trafic commercial dans les eaux australiennes mais aussi vont assurer des escortes de convois notamment ceux transportant hommes, matériels et véhicules en Méditerranée et au Moyen-Orient.

Durant le conflit, deux corvettes sont coulées par les japonais, deux coulées lors de la première campagne de Nouvelle-Guinée (1951) en l’occurrence la HMAS Kangaroo est victime de l’aviation japonaise le 15 janvier 1951 quand des Yokosuka D4Y Suisei attaquent le groupe de ravitaillement amenant du matériel à Port Moresby.

Deux cargos et un pétrolier sont incendiés (le pétrolier finira par couler, les deux cargos seront échoués, un vide sera perdu et l’autre également perdu était hélas plein) tandis que la corvette Kangaroo est coulée par une bombe qui provoque son naufrage quasiment immédiat.

Son sister-ship, la corvette HMAS Dugong est victime d’un destroyer japonais qui le prenant pour un destroyer en patrouille nocturne lui décoche une salve de trois torpilles. Une seule lui est fatale, le naufrage est si brutal que jusqu’à la fin de la guerre sa perte fût attribuée à une mine (20 février 1951).

Les six corvettes survivantes sont désarmées en 1956 (Dingo Platypus), en 1957 (Koala Emu) et en 1958 (Cockatoo Cod). Quatre d’entre-elles sont transformées en petits cargos (Dingo Platypus Koala et Emu) et deux sont démolies (Cockatoo Cod).

 

Caractéristiques Techniques des corvettes classe Flower

Déplacement : standard 940 tonnes pleine charge 1160 tonnes

Dimensions : longueur 62.50m largeur 10.10m tirant d’eau 3.50m

Propulsion : machine à vapeur à triple détente de 4 cylindres et deux chaudières développant 2750ch et entraînant une hélice

Performances : vitesse maximale 16 noeuds distance franchissable 3456 miles nautiques à 12 noeuds

Electronique : un radar de navigation, un radar de veille combinée et un Asdic

Armement : un canon de 4 pouces (102mm) BL Mark IX à l’avant, un Pom-Pom quadruple de deux pouces, des mitrailleuses Lewis ou Vickers et 40 grenades ASM.

En septembre 1948 l’armement se compose toujours d’un canon de 4 pouces, d’un Pom-Pom quadruple, de deux canons de 20mm Oerlikon, de deux mitrailleuses de 7.7mm et de quarante huit grenades ASM

Equipage : 85 officiers et marins

Sloops classe Grimsby

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HMAS Yarra

Du temps de la marine à voile, le sloop était un petit navire à voile, rapide, maniable et légèrement armé souvent utilisé pour la protection du trafic commercial contre les nuisances causées par les pirates et les corsaires.

Comme le terme frégate, le terme sloop fût repris pour désigner de nouveaux navires légèrement armés pour protéger les convois. C’est l’équivalent de l’aviso pour notre marine nationale.

En septembre 1939, on trouve un sloop type 24, deux classe Bridgewater, quatre classe Hastings, huit classe Shoreham, huit classe Grimsby, neuf classe Kingfisher, trois classe Bittern,trois classe Egret et huit classe Black Swan.

Entre septembre 1939 et septembre 1948, la flotte évolue, les sloops les plus anciens (type 24, Bridgewater Hastings et Shoreham) sont désarmés, démolis ou mis en réserve avec des réarmements périodiques pour essais et instruction.

Néanmoins en septembre 1948, tous ces navires sont définitivement désarmés pour libérer des équipages et récupérer de l’acier en les démolissant.

Les Grimsby, Kingfisher, Bittern, Egret et Black Swan sont toujours en service dans la Royal Navy soit un total de trente et un navires.

Un seul modèle est commandé, la classe Black Swan mod., des navires plus longs et plus larges pour améliorer la stabilité. La DCA est renforcée.

Dix-sept navires sont commandés en mars 1941, mis sur cale courant 1941 et mis en service en 1943/44, portant la flotte de sloop à quarante-huit navires. La commande de huit autres envisagée en 1945 est abandonnée au profit de frégates de classe River supplémentaires.

A l’origine de la construction des Grimsby figure le constat lucide qu’un navire de taille réduite comme un sloop ne pouvait à la fois mener des missions d’escorte et des missions de dragage de mines.

Les nouveaux sloops étaient donc destinés à l’escorte, le dragage de mines ne pouvant être qu’une vrai mission secondaire en renfort de navires spécialisés.

C’est l’acte de naissance de la classe Grimsby qui se distinguait des sloops antérieurs par un armement plus puissant, deux canons de 4.7 pouces (120mm) remplaçant les deux canons de 4 pouces et comme ces canons n’étaient pas antiaériens, un canon de 3 pouces (76mm) fût également embarqué.

Huit navires furent commandés par la Royal Navy avec les deux derniers disposant d’un armement différent. La Royal Australian Navy commanda quatre autres navires et la marine royale indienne un navire portant le total à treize unités.

-Le HMAS Swan (U-74) est mis sur cale au Cockatoo Island Dockyard le 1er mai 1935 lancé le 28 mars 1936 et mis en service le 21 janvier 1937.

-Le HMAS Yarra (U-77) est mis sur cale au Cockatoo Island Dockyard le 24 mai 1934 lancé le 28 mars 1935 et mis en service le 19 décembre 1935.

-Le HMAS Warrego (U-73) est mis sur cale au Cockatoo Island Dockyard le 10 mai 1939 lancé le 10 février 1940 et mis en service le 21 août 1940.

-Le HMAS Parrmatta (U-44) est mis sur cale au Cockatoo Island Dockyard le 9 novembre 1938 lancé le 10 juin 1939 et mis en service le 8 avril 1940.

Les quatre Grimsby de la marine australienne sont stationnés en septembre 1948 à Darwin.

Ces navires vont mener des missions de patrouille et d’escorte essentiellement dans les eaux littorales. Certains ont également servit de bâtiments-base pour des raids dans la profondeur du dispositif japonais.

Le HMAS Swan coule le 14 mars 1952 quand un cargo qu’il escortait est victime d’une avarie de barre. Les deux navires entrent en collision. Si le cargo est sérieusement endommagé mais sera réparé, le sloop finit par sombrer.

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Le HMAS Parramatta

Son sister-ship Parramatta est coulé le 8 mars 1953 au large des côtes philippines par un chasseur-bombardier japonais qui place une bombe de 250kg. L’explosion provoque un terrible incendie, incendie aggravé par l’avion qui s’écrase après avoir été abattu par la DCA alliée. L’incendie hors de contrôle, l’évacuation est ordonnée. Elle était à peine terminée qu’une terrible explosion pulvérise le sloop qui finit par logiquement par couler.

Les deux autres navires survivent au conflit. Les HMAS Yarra et Warrego sont désarmés en septembre 1957 et mis en réserve. Ils sont réarmés en 1961 au sein du corps des Douanes Australiennes (Australian Customs) pour des missions de contrôle des eaux territoriales, de police des pêches, de lutte contre la contrebande.

Quand ils ont été réarmés, les navires ont été modifiés avec un armement allégé (un affût double de 40mm et quatre mitrailleuses de 12.7mm), des embarcations auxiliaires supplémentaires, une infirmerie, un petit atelier de mécanique pour permettre par exemple de réparer un chalutier en mer.

Ces deux navires sont réutilisés jusqu’en septembre 1970 quand ils sont désarmés après avoir été remplacés par des patrouilleurs modernes. Ils sont vendus à la démolition dans la foulée.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 1006 tonnes pleine charge 1504 à 1534 tonnes

Dimensions : longueur 81.15m largeur 11m tirant d’eau 3.02m

Propulsion : turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par deux chaudières Amirauté développant 2000ch et entraînant deux hélices

Performances : vitesse maximale 16.5 noeuds

Armement : deux canons de 4.7 pouces en affûts simples, un canon de 3 pouces antiaérien, quatre canons de salut et des grenades ASM.

En septembre 1948, l’armement est composé de deux canons de 4.7 pouces, de huit canons antiaériens de 20mm Oerlikon, de deux affûts quadruples de 12.7mm et de quarante-deux grenades ASM (quinze à l’origine)

Equipage : 100 officiers et marins

Frégates classe River

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Une frégate de classe River

Les corvettes de classe Flower n’étaient pas des lévriers des mers mais leur mission principale l’escorte ne le demandait pas, elles faisaient correctement leur boulot ce qui était l’essentiel.

Néanmoins ce modèle était largement perfectible, un navire plus gros devant permettre d’emporter plus de grenades ASM et surtout améliorer les conditions de vie des équipages qui à bord des corvettes pouvaient aussi bien être victimes de l’ennemi que du mauvais temps.

La Royal Canadian Navy (RCN) avait mis en œuvre ses premières corvettes dès 1941 et le retour d’expérience du temps de paix avait montré aussi bien les qualités que les limites des Flower.

Elle travailla sur un navire plus gros mais toujours de construction simple, ces navires devant être construits en grand nombre dans des chantiers pas forcément habitués à produire des navires militaires.

Ces navires sont d’abord baptisés large corvette puis frigates (frégate), un autre terme issu de la marine à voile qui désignait un navire médian armé d’une trentaine de canons et dont la mission essentielle était la protection du trafic commercial et l’attaque de celui de l’ennemi.

La marine canadienne passe commande en septembre 1942 de douze navires de ce type. Ces douze navires sont mis en service entre 1944 et 1946. En septembre 1948, vingt-quatre frégates de classe River supplémentaires sont commandées, portant le total à trente-six.

Les frégates classe River en service en septembre 1948 sont répartis en deux flottilles d’escorte, une flottille déployée sur la côte est et une autre sur la côte ouest.

La Royal Australian Navy (RAN) va également passer commande de huit navires construits aux chantiers navals Creek County à Hobart (Tasmanie).

Trois frégates sont mises en service en 1946 (HMAS River HMAS Murray River HMAS Murrumbidgee), trois en 1947 (HMAS Darling River HMAS Lachlan River et HMAS Little Weir) et les deux dernières en 1948 (HMAS Cooper Creek et HMAS Parro River). Elles forment la 2nd Australian Escort Flottilla stationnée à Darwin.

Ces frégates vont relayer et compléter l’action des Flower mais aussi des Bay mises en service durant la guerre. Seule la HMAS Little Weir est coulée, victime le 14 mars 1954 d’un kamikaze loes de l’opération ZIPPER.

Les autres frégates sont désarmées en 1960 (Murray River), en 1962 (Murrumbidgee), en 1963 (Darling River), en 1964 (Lachlan River), en 1966 (Cooper Creek et Parro River). Elles sont toutes vendues à la démolition ou coulées comme cible.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 1390 tonnes pleine charge 1860 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 91.8m longueur entre perpendiculaires 86.3m largeur 11.1m tirant d’eau 4m

Propulsion : machines verticales à triple expansion alimentées en vapeur deux chaudières Amirauté développant 6500ch et entraînant deux hélices

Performances : vitesse maximale 20 noeuds distance franchissable 7200 miles nautiques à 12 noeuds

Armement : (origine) deux canons de 102mm en affûts simples sous masque (un avant et un arrière) douze canons de 20mm Oerlikon en deux affûts doubles et six affûts simples, des mitrailleuses de 7.7mm Vickers et jusqu’à 150 grenades ASM

Equipage : 107 officiers et marins

Frégates classe Bay

HMS Widemouth Bay (K-615)

Une frégate de classe Bay

Les frégates de classe Bay sont une évolution de la classe River, plus grandes, plus puissantes, plus rapides et surtout plutôt orientées Défense Aérienne à la Mer (DAM).

Elles sont construites suite aux premiers retours d’expérience de la guerre du Pacifique où la menace principale était davantage l’aviation que les sous-marins (plus intéressés par les navires de guerre que par les navires de commerce).

Ces navires baptisés HMAS Avoca Lake HMAS Blue Lake HMAS Botany Bay HMAS Lake Cathie HMAS Glenbrook Lagon HMAS Menindee Lakes HMAS Narrabeen Lagoon et HMAS Tabourie Lake sont mis en service entre septembre 1951 et décembre 1952.

Plus précisément cela nous donne septembre 1951 pour la première, novembre 1951 pour la seconde, janvier 1952 pour la troisième, février 1952 pour la quatrième, avril 1952 pour la cinquième, juin 1952 pour la sixième, septembre 1952 pour l’avant-dernière et décembre 1952 pour la HMAS Tabourie Lake.

Bien que confrontés à l’aviation et aux kamikazes, ces huit navires survivent au conflit même si leur carrière va être assez brève.

La HMAS Avoca Lake est désarmée dès mars 1955 mais c’est suite à un incendie des machines qui rend sa réparation peu économique. Elle est coulée comme cible au printemps suivant.

La HMAS Blue Lake est désarmée en septembre 1957, confiée à la force navale de réserve où elle va être utilisée comme navire-école jusqu’en 1977 quand usée elle devient ponton-école, ponton utilisé jusqu’en 1990 quand il sombre lors d’une tempête. Elle est rapidement rafistolée pour être utilisée comme cible lors d’un exercice de tir de la RAN.

La HMAS Botany Bay est utilisée jusqu’en mars 1959 quand elle est désarmée puis conservée sous cocon. Elle est finalement démolie en 1967 après l’échec d’un projet de conservation comme musée à flot à Adelaïde.

La HMAS Lake Cathie est désarmée en juillet 1959 puis démolie en 1963 alors que la HMAS Glenbrook Lagon est désarmée en septembre 1960 puis démolie en 1964.

La frégate HMAS Menindee Lake sert dans la marine australienne jusqu’en juin 1961. Elle est réarmée en 1964 pour être utilisée comme navire d’expérimentation, rôle de l’ombre mais rôle capital qu’il va assurer jusqu’en 1985 quand elle est désarmée et démolie.

La HMAS Narrabeen Lagoon est désarmée en juin 1962 (démolie en 1965) et la HMAS Tabourie Lake est désarmée en mars 1963 et coulée comme cible en 1966.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : standard 1626 tonnes pleine charge 2571 tonnes
Dimensions : longueur hors tout 93.65m longueur entre perpendiculaires 87m largeur 11.73m tirant d’eau 3.89m

Propulsion : machines verticales à triple expansion alimentées en vapeur par deux chaudières développant 5500ch et entraînant deux hélices

Performances : vitesse maximale 19.5 nœuds distance franchissable 9500 miles nautiques à 12 nœuds

Electronique : un radar de conduite de tir type 285, un radar de veille air type 291, un radar d’acquisition de cibles type 276, un radiogoniomètre (HF/DF), un transpondeur IFF

Armement : quatre canons de 102mm (4 Inch) Mark XVI en deux affûts doubles Mk XIX, six canons de 40mm Bofors en trois affûts doubles, quatre canons de 20mm Oerlikon, un lance-roquettes ASM type Hedgehog, deux grenadeurs axiaux et quatre projecteurs pour un total de soixante-douze projectiles.

Equipage : 157 officiers et marins

Destroyers légers type Hunt

HMS Albrighton (L-12).jpg

Le HMS Albrigton (L-12) (type Hunt III)

Comme nous l’avons vu à propos des destroyers, les premiers navires armés de torpilles les torpilleurs étaient des navires de petite taille plus comparables à nos vedettes lance-torpilles modernes qu’à nos destroyers.

Prenant rapidement du poids, le torpilleur et son prédateur naturel le destroyer prirent du poids, dépassant très rapidement les 1000 tonnes, le poids moyen d’un destroyer des années trente étant de 1500/1800 tonnes, les contre-torpilleurs français étaient à l’époque hors-normes au point que les anglo-saxons les appelaient Superdestroyer ou small cruiser.

Si la majorité des marines disposaient de destroyers (ou torpilleurs d’escadre) et de torpilleurs, la Royal Navy préféra se concentrer sur des destroyers médians comparables par leurs tonnages à nos Bourrasque, L’Adroit ou Le Hardi.

Les destroyers devant escorter les grandes unités sans oublier d’attaquer les lignes de communication ennemies à la torpille et au canon, il manquait clairement des escorteurs spécialisés ainsi qu’un navire intermédiaire entre le pur escorteur et le destroyer, un navire dont la mission principale est l’escorte mais qui est capable si nécessaire de combattre un ennemi au canon et à la torpille.

C’est l’acte de naissance des destroyers légers de type Hunt, des navires armés de six canons de 102mm en trois tourelles doubles et d’un armement appréciable en torpilles. C’est l’équivalent des Le Fier français.

Vingt-trois Hunt I sont commandés en 1939. Ils sont mis sur cale dans le courant cette année, lancée fin 1940 ou début 1941, les navires étant mis en service en 1942/43.

Neuf autres appartenant au type Hunt II sont commandés en décembre 1939, mis sur cale en septembre 1940 lancés en mars 1942 et mis en service en mai 1943.

Dix autres appartenant au type Hunt III sont commandés en mars 1943, mis sur cale en juin 1944, lancés en septembre 1945 et mis en service en octobre 1946.

Quarante-deux destroyers légers sont donc en service en septembre 1948 dans la Royal Navy. Huit Hunt type III sont commandés par la marine australienne en septembre 1943, construits à l’Arsenal de Cockatoo et mis en service en juin 1947.

Ces huit destroyers forment la classe Lake (HMAS Lake Albina HMAS Lake Bathurst HMAS Budgerwoi Lake HMAS Lake Cootapatamba HMAS Lake Cowal HMAS Lake George HMAS Lake Illawana et HMAS Lake Macquarie) formant à Darwin la 3rd Australian Destroyer Flottilla.

Ces navires ont une activité chargée, deux d’entre-eux sont envoyés loin de la mère-patrie en Méditeranée au sein de l’Australian Mediterranean Squadron (AMS) composée du croiseur léger HMAS Perth, des destroyers type N HMAS Napier et Nestor mais aussi des destroyers légers type Hunt, HMAS Lake Bathurst et Lake Cowal.

Le HMAS Lake Bathurst à le douteux privilège d’être le seul navire majeur de l’AMS à être coulé au combat (et même coulé tout court). Le 7 septembre 1953 alors qu’il escortait un convoi en direction de Naples, le destroyer léger est surpris par l’aviation allemande.

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Un Focke-Wulf Fw-190 en vol

Celle-ci était très affaiblie et bien incapable de renverser le cours de la guerre mais pouvait parfois placer quelques mortelles piqûres d’aiguilles. C’est ce qui se passe se jour quand un Focke-Wulf Fw-190G parvient à place sa bombe de 250kg au milieu du navire.

L’explosion provoque un terrible incendie qui ne peut être maîtrisé. L’ordre d’évacuation est donnée mais avant même qu’elle n’ait lieu un terrifiante explosion coupe le navire en deux, ne laissant que peu de survivants.

Ce navire sera remplacé au sein de l’AMS par un Hunt type IV qui reprend le nom de son aîné mais contrairement à lui il parvient à survivre au conflit.

Le conflit en Médierranée plus généralement en Europe terminé (avril 1954), l’AMS reste sur zone pour effectuer le «service après vente» en s’occupant de la rédition de quelques iles italiennes et grecques où se trouvaient des garnisons allemandes certes très réduite mais il fallait les désarmer au plus vite.

L’Australian Mediterranean Squadron avec navires amphibies et de soutien va également assister les réfugiés et soutenir l’action des gouvernements italiens, grecs et yougoslaves dont d’ingrates missions de dépollution ou plus sordide dans la découverte de charniers.

Le 17 juillet 1954, le Hobart, le Nestor, deux Hunt (Le Lake Cowal et le Lake Bathurst II), trois LST, un cargo et un pétrolier (dont les équipages étaient mixtes britannico-australiens) quittent la Méditerranée pour rentrer en Australie en vue de participer à la future invasion du Japon, invasion qui comme chacun sait n’aura jamais lieu.

Les six autres Hunt ont opéré sur le théâtre Asie-Pacifique. C’est ainsi que deux Hunt (HMAS Lake George et HMAS Lake Maquarie) ont intégré le BRAVO GROUP, un groupe de chasse opérant depuis Perth dans l’immense Océan Indien où les convois et les navires isolés pouvaient être attaqués par des sous-marins mais aussi par des croiseurs auxiliaires. La menace ayant rapidement diminué d’intensité ces groupes sont dissous à l’automne 1949, les navires n’effectuant plus que des patrouilles de routine.

En première ligne durant tout le conflit, les Australian Hunt sont vernis car aucun des six navires déployés n’est coulé. Certains sont sérieusement endommagés mais ils restent à flot en dépit des coups de l’ennemi ou du mauvais temps.

Outre l’escorte de convois, les six navires classe Lake opéraient souvent en soutien des troupes au sol, leur faible tirant d’eau leur permettant de s’approcher des côtes ou d’opérer dans des eaux peu profondes pour appuyer au plus près les troupes au sol lors des combat, lors de raids commandos ou encore lors des opérations amphibies.

Ces navires sont désarmés en 1956 (Lake Albina et Budgewoi Lake), en 1958 (Lake Bathurst), en 1959 (Lake Cootapatamba), en 1960 (Lake Cowal et Lake George), en 1962 (Lake Illwana) et en 1964 (Lake Macquarie). Ils sont conservés en réserve jusqu’au milieu des années soixante-dix puis démolis.

Caractéristiques Techniques des Hunt type III

Déplacement : standard 1050 tonnes pleine charge 1545/1630 tonnes

Dimensions : longueur 85.30m largeur 9.60m tirant d’eau 3.04m (pleine charge)

Propulsion : deux groupes de turbines Parsons alimentées en vapeur par deux chaudières Amirauté développant 19000ch et entraînant deux hélices

Performances : vitesse maximale 27 nœuds (25 nœuds à pleine charge) distance franchissable 2400 miles nautiques à 20 nœuds 1050 miles nautiques à 25.5 nœuds

Armement (origine) : quatre canons de 102mm (4 pouces) en deux affûts doubles (un avant un arrière) un affût quadruple Pom-Pom, trois canons de 20mm, deux tubes lance-torpilles de 533mm, 100 charges de profondeur (70 en pratique) avec deux mortiers.

Au cours du conflit les Hunt australiens ont vu leur armement se modifier. Si les canons de 102mm ne changent pas, l’affût quadruple Pom-Pom est remplacé par quatre canons de 40mm Bofors en affûts doubles, le nombre de canons de 20mm est porté à six. Les deux tubes lance-torpilles sont conservés, les charges de profondeur réduites à 56 avec deux grenadeurs de sillage et deux mortier

Equipage : 9 officiers et 159 hommes d’équipage

Caractéristiques Techniques des Hunt type IV

Déplacement : standard 1194 tonnes pleine charge 1586 tonnes

Dimensions : longueur 90.22m largeur 9.6m tirant d’eau 3.51m

Propulsion : turbines à engrenages, deux chaudières à vapeur Admiralty 19000ch deux hélices

Performances : vitesse maximale 26 nœuds distance franchissable 1175 miles nautiques à 25 nœuds

Armement : six canons QF 4 Inch Mark XVI (102mm) en trois affûts doubles Mk XIX (un avant et deux arrières), quatre canons de 40mm Bofrs en deux affûts doubles, quatre canons de 20mm, une plate-forme triple lance-torpilles de 533mm et quarante-huit grenades anti-sous-marines

Equipage : 170 officiers et marins

Vedettes lance-torpilles

En septembre 1948, la marine royale australienne ne dispose pas de vedettes lance-torpilles. Il faut attendre les premiers RETEX du second conflit mondial pour pousser la RAN à commander des navires adaptés.

Les vedettes lance-torpilles australiennes sont fabriquées en Australie mais les quarante-huit navires en question sont une adaptation des Motor Torpedo Boat (MTB) américaines avec généralement pour armement un canon de 40mm Bofors, deux canons de 20mm Oerlikon, quatre mitrailleuses de 7.7mm, deux à quatre torpilles de 457mm (18 pouces).

Sur les quarante-huit navires en question, huit sont envoyés en Méditerranée formant au sein de l’Australian Mediterranean Squadron la 1st Australian MTB Flottilla. Ces huit navires vont opérer à partir du printemps 1950 dans les eaux grecques et jusqu’à la fin du conflit.

Certaines vedettes ont été également employées pour le soutien aux raids commandos mais aussi pour le mouillage de mines. Deux d’entre-elles sont coulées par l’aviation germano-italienne, les six autres désarmées en mai 1954 en Egypte. Laissées pour ainsi dire à l’abandon à Alexandrie, elles sont finalement brûlées au printemps 1956.

Les quarante vedettes restantes forment cinq flottilles de huit navires numérotées 2 à 6. Ces flottilles vont opérer d’abord dans les Salomons, en Nouvelle-Guinée, aux Philippines, certaines terminant la guerre dans les eaux chinoises.

Vingt-quatre d’entre-elles sont perdues (huit par l’aviation, six par des navires de surface, deux par mines et huit de causes diverses) ne laissant donc que seize navires qui sont désarmés en mars 1955.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : 35 tonnes

Longueur : 23.77m

Motorisation : trois moteurs diesels Packard 3A-2500 V-12 de 1200ch chacun dévellopant trois hélices

Vitesse maximale : 35 noeuds

Armement : un canon de 40mm Bofors, deux canons de 20mm Oerlikon, quatre mitrailleuses de 7.7mm deux à quatre torpilles de 457mm.

Equipage : 17 hommes

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