Dominions (67) Australie (11)

Autres navires de surface

Corvettes classe Flower

Corvette HMS Myosotis

La corvette HMS Myositis de classe Flower

Bien que la lutte anti-sous-marine à été négligée durant la période 1919/1939 (faute de volonté et/ou de moyens), la construction de navires de protection contre les submersibles s’est poursuivit notamment en Grande-Bretagne qui construit plusieurs classes de sloop sans compter des chalutiers armés.

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Etats Unis (49) destroyers (9)

Destroyers classe Fletcher

USS Fletcher (DD-445) 5

Avant-propos

Comme nous l’avons vu, les américains entament la reconstitution de leur flotte de destroyers par les huit Farragut, des destroyers comparables à leurs contemporains étrangers (les Fleet Destroyer britanniques, les Bourrasque et Adroit étant plus anciens) armés de cinq canons de 127mm, le 5 pouces devenant à cette occasion le calibre standard des destroyers américains, une situation qui n’à pas changé depuis….. .

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Etats Unis (42) destroyers (2)

Destroyers classe Porter

USS Porter (DD-356) 2
Présentation

La mise en service des Farragut avait permis à l’US Navy de rattraper leur retard sur les marines étrangères, ces huit navires permettaient à la marine américaine d’envisager sereinement un combat contre les Fleet Destroyer britanniques, les Bourrasque et Adroit français, les destroyers allemands, italiens et japonais.

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20-Ordre de bataille et programme de guerre (4)

Contre-torpilleurs

Si il y à bien un domaine où la France peut être fière de sa flotte, c’est bien celui-ci. Ces contre-torpilleurs sont sans équivalent dans le monde en terme de puissance propulsive, de puissance de feu. Ils ne sont pas exempts de défauts même si les défauts les plus criants ont pour ainsi dire été tous corrigés enttre 1939 et 1948.

Quand le second conflit mondial éclate en septembre 1948, la marine nationale dispose de 35 contre-torpilleurs répartis entre les six Aigle, les cinq Vauquelin (perte du Maillé-Brézé en 1940), les 6 Le Fantasque, les 2 Mogador et leurs demi-frères, les 4 contre-torpilleurs de classe Hoche, les 6 puissants contre-torpilleurs de classe Bayard et les 6 contre-torpilleurs de classe Bruix.

Six autres contre-torpilleurs sont en construction quand éclate le conflit, les six navires de classe Guépratte ( Guépratte Ronar’ch Maillé Brézé D’Estaing Vautreuil et Aumale) quasiment identiques aux Bayard et aux Bruix ce qui fait dire à certains que la classe Bayard compte dix-huit navires.

Théoriquement, les Guépratte devaient remplacer les Aigle qui avaient été pourtant modernisés notamment avec le remplacement des canons de 138mm par des 130mm DP. Le déclenchement du conflit fait qu’ils vont remplacer les navires perdus.

Au large de la Norvège, les contre-torpilleurs Vautour et Kersaint sont coulés par l’aviation allemande ce qui va entrainer une réorganisation des divisions de contre-torpilleurs dont l’existence même est remise en cause.

La construction des Guépratte est accélérée mais aucun autre contre-torpilleur va être commandé, la marine nationale préférant réorganiser ses catégories de navires. En fusionnant les catégories «contre-torpilleurs» et «torpilleurs d’escadre», la marine invente l’escorteur d’escadre qui va être le futur maitre-étalon de la force de combat de la marine nationale.

Le programme de guerre de janvier 1949 voit la commande de huit escorteurs d’escadre de classe Surcouf baptisés Surcouf Kersaint Bouvet Dupetit-Thouars D’Estrées Du Chayla Duperré et Forbin, des navires de 3500 tonnes à pleine charge, filant à 33 noeuds, mesurant 132.50m de long avec un armement composé de six canons de 130mm en trois tourelles doubles (une avant et deux arrière), seize canons antiaériens de 37mm en huit affûts doubles, huit canons de 25mm en affûts simples ou doubles, douze tubes lance-torpilles de 550mm en quatre plate-formes triples latérales et deux grenadeurs de sillage pour la lutte ASM.

La construction des huit escorteurs d’escadre est repartie entre les ACF (Surcouf), les ACH (Kersaint Bouvet Dupetit-Thouars), les FCM du Havre (D’Estrées), les ACSM du Trait (Du Chayla), l’Arsenal de Brest (Duperré) et l’Arsenal de Lorient (Forbin)

Torpilleurs d’escadre

Quand éclate le second conflit mondial en septembre 1948, la marine nationale dispose de 39 torpilleurs d’escadre plus quatre encore en construction aux Etats Unis.

Ces torpilleurs d’escadre répartis entre la classe Le Hardi (8), la classe Intrepide (23) et la classe Empire (8+4 en construction) sont chargés pour leur majorité de protéger les treize cuirassés et les cinq porte-avions soit un besoin minimal 36 navires.

Trois sont déployés à Dunkerque comme navires d’attaque au sein de l’ELN, les quatre navires en construction aux Etats Unis devaient normalement être affectés au Levant (2) et en Indochine (2).

Durant la campagne de Norvège, la marine nationale perd les torpilleurs Le Téméraire et L’Arquebuse. Elle décide donc que les quatre torpilleurs en construction aux Etats Unis seront déployés en Europe.

Elle s’interroge sur la nécessité de construire de nouveaux TE de classe Empire pour compenser les pertes inévitables.

Comme les TE et les CT ont été fusionnés en une seule classe d’EE, aucun TE ainsi nommé ne va être commandé mais il manque un navire léger bon à tout faire pouvant escorter des convois, combattre les navires légers ennemis, faire de la présence.

Torpilleurs légers

En septembre 1948, la marine nationale dispose de 28 torpilleurs légers de classe Le Fier/Colonie répartis en sept divisions de quatre navires, six divisions étant déployés en Europe et la septième en Indochine.

Ces navires vont se montrer efficaces et vont donner du fil à retordre aux allemands, italiens et même aux japonais.

Le programme de guerre de janvier 1949 décide de commander de nouveaux Navires Légers de Combat (NLC) capable de mener des missions de combat et d’escorte. Prévoyant de lourdes pertes, elle commande seize NLC qui seront ultérieurement reclassés Escorteurs Rapides.
Ces navires qui reprennent les noms des Bourrasque et des Adroit sont d’élégants navires de 1300 tonnes, filant à 30 noeuds avec un armement théorique composé d’une tourelle double de 100mm à l’avant, une DCA légère composée de canons de 37mm et un armement ASM composé de deux grenadeurs de sillage et d’un projecteur de fusées ASM installé à l’avant.

Cette première version ne satisfait pas la marine qui le juge sous-armée. Une nouvelle version voit donc le jour, les quatre premiers navires sont modifiés in-extremis selon les nouvelles caractéristiques

Cette deuxième version du NLC est ainsi armée de deux tourelles doubles de 100mm (une avant et une arrière), une DCA légère composée de huit canons de 37mm en quatre affûts doubles, quatre tubes lance-torpilles de 550mm en deux plate-formes doubles latérales, deux grenadeurs de sillage et un projecteur de fusées ASM.

Les seize NLC commandés aux Arsenaux et aux chantiers privés sont jugés aptes à la lutte ASM mais leur capacité antiaérienne pourrait être améliorée. La marine décide de lancer des études pour un ER-AA pour compléter les ER (ex-NLC), aucune commande n’est cependant encore passée, le projet étant encore dans les limbes.

Avisos, escorteurs et patrouilleurs

Si il y à bien un domaine où la marine nationale ne manque pas de moyens, c’est bien dans cette catégorie. Outre les aviso-coloniaux aux capacités limités dans ce domaine, elle peut aligner les treize aviso-dragueurs de classe Elan, les vingt-quatre aviso-dragueurs coloniaux de classe Gazelle et les trente deux corvettes classe La Malouine soit 69 navires d’escorte plus quels patrouilleurs.

En dépit de ce nombre important, la marine souhaite commander de nouveaux navires anti-sous-marins pour anticiper les pertes que l’on craint lourdes sous les coups de l’aviation et des sous-marins allemands, italiens voir japonais.

Le programme de guerre voit ainsi la commande de douze patrouilleurs ASM. Ces patrouilleurs sont d’une simplicité biblique.

Une coque simple, des superstructures réduites au maximum, la généralisation de la soudure, une propulsion par machine alternative à triple expansion ou diesel et un armement basique et pas moins efficace avec un canon de 100mm à l’avant (le 75mm était jugé trop faible), quelques pièces de DCA légère, des mitrailleuses et surtout des grenades ASM en grand nombre.

Ces petits patrouilleurs doivent essentiellement escorter des convois côtiers ou des convois méditerranéens, déchargeant ainsi les escorteurs océaniques de leur protection. Ils doivent aussi pouvoir protéger une escadre au mouillage.

Sous-marins

Entre le 5 septembre et le 27 octobre 1948 _durée de la campagne de la Norvège même si il y eut encore quelques combats sporadiques jusqu’au 1er novembre_, la Royale va perdre sept sous-marins appartenant à l’ELN et à la 5ème Escadre sous les coups des sous-marins ennemis, de l’aviation et de navires de surface.

Certes la sous-marinade française peut se consoler en se disant qu’elle à coulé le 9 septembre 1948 le croiseur lourd Blücher (quatre torpilles cadeau du Casabianca), endommagé le Oldenburg le 27 septembre (Rolland Morillot deux torpilles) et coulé plusieurs navires marchands mais avec sept sous-marins perdus en sept semaines, la force sous-marine française s’inquiète.

Quand le conflit éclate, quatre submersibles sont en construction mais même en accélérant la construction, la Royale craint d’être sur la corde raide. D’où la commande de vingt-quatre sous-marins de type Phenix jugés plus maniables et plus aisés à construire que les Rolland Morillot.

11-Torpilleurs d’escadre (27)

Le Fougueux

Le torpilleur d'escadre Le Fougueux

Le torpilleur d’escadre Le Fougueux

-Le Fougueux est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) sis à Nantes le 21 septembre 1927 lancé le 4 août 1928 et  admis au service actif le 4 juillet 1930.

A son admission au service actif, le Fougueux est affecté à la 11ème DT (activée le 1er octobre 1930) en compagnie de ses sister-ships Frondeur, Bordelais et L’Alcyon.

Le 1er octobre 1934, la 11ème DT est dissoute et Le Fougueux affecté un temps au groupe de complément quitte Toulon le 27 juin 1935 pour Casablanca où il va servir de stationnaire au profit de Marine Maroc.

A compter du 1er novembre 1935, il retrouve cependant une division en l’occurence la 2ème DT à Brest en compagnie de ses sister-ship Frondeur et Basque.

Il participe aux opérations liées à la guerre d’Espagne qu’il s’agisse de la non-intervention d’août 1936 à avril 1937, du contrôle naval d’avril à septembre 1937 puis les missions de présence jusqu’à la fin du conflit en mars 1939.

Le 23 mars 1938, la 2ème DT quitte Brest pour la Oran et la Méditerranée. Le 9 août 1938, Le Fougueux accompagné par Le Frondeur est attaqué par quatre avions républicains  mais les bombes tombent à plus de 4000m.

Au 3 septembre 1939, Le Fougueux est toujours intégré à la 2ème DT qui est revenue à Brest et mise à la disposition d’Amiral-Ouest pour des missions de présence dans le Golfe de Gascogne et des escortes entre l’Afrique du Nord, la France et la Grande Bretagne, mission qu’il mènera à bien jusqu’à la fin du conflit le 15 décembre 1939 et plus généralement jusqu’à la fin de l’année civile.

Le Fougueux commence l’année 1940 par un entrainement de division en compagnie de ses sister-ships Frondeur et L’Adroit du 7 au 31 janvier avant d’enchainer par un entrainement commun entre la 2ème DT et le cuirassé Courbet  du 8 au 24 février, les trois  torpilleurs et le cuirassé faisant escale à Saint-Nazaire du 25 au 29 février avant de rentrer à Brest le 1er mars 1940.

Le Fougueux et le Frondeur sortent pour une école à feux du 8 au 18 mars, faisant escale à Avranches du 19 au 22 mars et à Cherbourg du 23 au 27 mars, rentrant le lendemain  à Brest. Le Fougueux et le Frondeur participent ensuite aux essais (31 mars au 3 avril) et à la remise en condition (5 au 20 avril) de L’Adroit après ses réparations.

Les torpilleurs d’escadre Fougueux, Frondeur et L’Adroit quittent Brest le 27 avril 1940 pour un entrainement de division qui les occupent jusqu’au 18 mai, les trois torpilleurs de la 2ème DT  faisant escale à La Pallice du 19 au 22 mai et à Hendaye du 23 au 27 mai avant de rallier Brest le 28.

Le Fougueux sort pour une école à feux en mer d’Iroise du 5 au 18 juin, faisant escale à Concarneau du 19 au 22 juin avant de rentrer à Brest le lendemain. Il participe dans la foulée aux essais (24 au 27 juin) et à la remise en condition (29 juin au 13 juillet) du L’Adroit

Indisponible pour entretien et permissions estivales de l’équipage du 14 juillet au 4 août, le Fougueux sort pour essais du 5 au 8 août puis pour remise en condition du 10 au 25, à chaque fois en compagnie de ses sister-ships Frondeur et L’Adroit.

Le 4 septembre 1940, la 2ème DT quitte Brest pour entrainement, Le fougueux effectuant avec le L’Adroit et le Frondeur une école à feux du 4 au 11 septembre, ralliant ensuite Cherbourg où ils arrivent le 12. Ils enchainent par un entrainement commun avec les torpilleurs légers de la 11ème DT du 17 septembre au 8 novembre, les L’Adroit et les Melpomène  se séparant à la hauteur d’Ouessant le 9 novembre, la 2ème DT rentrant à Brest le lendemain.

La 2ème DTE termine l’année 1940 par un entrainement commun avec les vénérables cuirassés Courbet et Paris dans le Golfe de Gascogne du 21 novembre au 12 décembre, les cinq navires rentrant à Brest le 13 décembre 1940.

Le Fougueux commence l’année 1941 par un entrainement de division du 4 au 21 janvier, les trois torpilleurs d’escadre faisant escale à Royan du 22 au 27 janvier avant de rentrer à Brest le lendemain.

Le Fougueux sort pour entrainement du 7 au 15 février, participant ensuite avec le Frondeur aux essais (21 au 24 février) et à la remise en condition (26 février au 6 mars) du L’Adroit victime précédemment d’une avarie mécanique avant  un entrainement de la 2ème flottille de torpilleurs du 20 mars au 5 avril 1941, date du retour des torpilleurs à Brest et un entrainement de division du 12 avril au 24 mai 1941, le Fougueux rentrant à Brest en compagnie du Frondeur et du L’Adroit le 25 mai 1941.

Le Fougueux sort pour école à feux et lancement de torpilles du 2 au 12 juin, rentrant à Brest le lendemain. Il est indisponible pour permissions de l’équipage du 17 juin au 8 juillet, sortant pour essais du 9 au 12 juillet et pour remise en condition du 14 au 30 juillet en compagnie de L’Adroit, les deux torpilleurs  d’escadre participant ensuite aux essais (31 juillet au 3 août) et à la remise en condition (5 au 21 août) du Frondeur.

Le Fougueux débarque alors ses munitions puis vidange ses soutes avant d’être échoué au bassin Tourville le 31 août 1941 pour un grand carénage. Outre une remise en état de la coque, de l’appareillage propulsif et des locaux vie et opérations, le Fougueux bénéficie d’une modernisation de ses capacités militaires : embarquement d’un Asdic, d’un radar de navigation et d’un radar de veille combinée et modernisation de la DCA désormais composée de quatre canons de 37mm et de deux canons de 25mm.

Remis à flot le 30 septembre 1941, le Fougueux est armé pour essais le 8 octobre, effectuant ses essais officiels du 9 au 12 octobre et sa remise en condition du 14 au 30 octobre, à chaque fois en compagnie du Fougueux, les deux torpilleurs faisant escale à Quiberon du 31 octobre au 3 novembre, avant de rentrer à Brest le 4 novembre 1941.  Le même jour, L’Adroit transmet son pavillon de navire-amiral de la 2ème DTE au Fougueux puis est échoué le lendemain 5 novembre au bassin Tourville pour grand carénage.

Le Fougueux effectue une école à feux du 10 au 17 novembre en mer d’Iroise avant de rentrer à Brest le lendemain. Il participe ensuite aux essais (23 au 26 novembre) et à la remise en condition (28 novembre au 12 décembre) du Frondeur, les deux torpilleurs rentrant à Brest le lendemain 13 décembre 1941.

Le Fougueux et le Frondeur effectuent une école à feux du 19 au 25 décembre, se ravitaillant à Brest le 26 décembre avant de mouiller en baie de Douarnenez le soir. Le 28 décembre, les deux torpilleurs de la 2ème DTE y sont rejoints par L’Adroit qui venait de réaliser ses essais à la mer, les trois torpilleurs sortant du 30 décembre 1941 au 8 janvier 1942, faisant escale à Lorient du 9 au 12 janvier avant un nouveau cycle d’entrainement du 13 au 25 janvier, date à laquelle les trois torpilleurs rentrent à Brest et que l’Adroit redevient navire-amiral de la 2ème DTE.

Du 1er au 22 février, le Fougueux et ses compères L’Adroit et Frondeur sont à la mer pour entrainement, un entrainement destiné à préparer un exercice commune à tous les torpilleurs d’escadres de la 2ème FT, exercice qui à lieu du 26 février au 31 mars 1942.

Le 5 avril 1942, la 2ème DTE quitte Brest direction Lorient où la division arrive en fin de journée pour un entrainement avec la 14ème DT du 6 avril au 8 mai, la 2ème DTE rentrant à Brest le lendemain.

Du 15 mai au 20 juin 1942, les torpilleurs d’escadre Fougueux Frondeur et L’Adroit manœuvrent avec l’Ouragan, les quatre torpilleurs faisant escale à Bordeaux du 21 au 27 juin avant de rallier Brest le lendemain.

Le Fougueux est indisponible du 29 juin au 19 juillet, sortant pour essais du 20 au 23 juillet et pour remise en condition opérationnelle du 25 juillet au 8 août, à chaque fois en compagnie du Frondeur.

Le Fougueux participe ensuite aux essais (10 au 14 août) et à la remise en condition (16 au 30 août) de L’Adroit, les deux torpilleurs participant dans la foulée aux  essais (1er au 4 septembre) et à la remise en condition (6 au 20 septembre) du Frondeur.

Le Fougueux sort pour entrainement en division en compagnie de L’Adroit et du Frondeur  du 1er octobre au 18 octobre quand les trois torpilleurs arrivent à Saint-Nazaire pour quelques jours d’escale.

Le 24 octobre 1942 lors de l’appareillage, le Fougueux entre en collision avec L’Adroit. Si Le Fougueux n’est que légèrement endommagé, le L’Adroit doit entrer en réparations à Lorient jusqu’au 15 décembre 1942 obligeant le Frondeur à devenir navire-amiral de la 2ème DTE.
Le Fougueux et le Frondeur rentrés à Brest le 1er novembre 1942, sortent à nouveau pour entrainement du 8 novembre au 13 décembre, rentrant le lendemain  à Brest.

Les torpilleurs Fougueux et Frondeur participent ensuite aux essais (18 au 21 décembre) et à la remise en condition (23 décembre 1942 au 7 janvier 1943) de L’Adroit en compagnie du Frondeur, ce dernier lui remet alors le pavillon de navire-amiral de la division.

Pour le Fougueux, l’année 1943 commence réellement par un entrainement de division du 15 janvier au 5 mars 1943, entrainement ayant pour cadre Ouessant et le Golfe de Gascogne. Elle se poursuit par un entrainement commun de la 2ème DTE avec la 5ème DTE du 12 mars au 2 mai puis par un nouvel entrainement de division du 10 mai au 24 juin, la division de torpilleurs d’escadre rentrant à Brest le 25 juin 1943.

Le Fougueux sort pour entrainement du 2 au 14 juillet, rentrant à Brest le lendemain 15 juillet. Il est ensuite indisponible du 18 juillet au 8 août, sortant pour essais (9 au 12 août) puis pour remise en condition (14 au 29 août) en compagnie du L’Adroit.

Le Fougueux et L’Adroit se ravitaillent à Brest le 31 avant de participer aux essais (1er au 4 septembre) et à la remise en condition (6 au 20 septembre) du Frondeur, les trois torpilleurs de la 2ème DTE faisant escale à Royan du 21 au 24 septembre et à Biaritz du 25 au 30 septembre, rentrant  à Brest le 2 octobre à l’aube.

Le 9 octobre 1943, les trois torpilleurs d’escadre de la 2ème DTE quittent Brest pour Lorient où ils arrivent en fin de soirée pour un dernier exercice avec la 14ème DT. Les deux divisions manœuvrent ensemble du 11 octobre au 8 novembre, la 2ème DTE ralliant Brest le lendemain 9 novembre 1943.

Le 18 novembre 1943, la 2ème DTE appareille pour une croisière d’instruction de plus de trois mois entre les ports français de l’Atlantique, de la Manche et de la Méditerranée.

Les trois torpilleurs effectuent de nombreux exercices sans oublier des escales comme à Cherbourg du 19 au 22 novembre, au Havre du 23 au 27 novembre, à Boulogne du 28 novembre au 1er décembre, à Dunkerque du 2 au 7 décembre, à Rouen du 9 au 12 décembre, à Saint Malo du 13 au 16 décembre, à Saint-Nazaire du 18 au 21 décembre, à La Pallice du 23 au 26 décembre, à Biaritz du 27 janvier 1943 au 2 janvier 1944.

Les torpilleurs de la 2ème DTE sont à Casablanca du 5 du 8 janvier, à Oran du 10 au 13 janvier, à Alger du 15 au 18 janvier, à Tunis du 20 au 23 janvier, à Bizerte du 25 au 28 janvier, à Lattaquié du 1er au 4 février, à Beyrouth du 5 au 8 février, à Ajaccio du 11 au 14 février, à Nice du 15 au 18 février, à Marseille du 19 au 22 février, à Port-Vendres du 24 au 27 février, à Casablanca du 1er au 4 mars, à Biaritz du 7 au 11 mars, à Saint-Nazaire du 13 au 17 mars avant de rentrer à Brest le 18 mars 1944 après quatre mois loin de son port d’attache.

Les trois torpilleurs vont subir une période d’entretien étoffé (ou un petit carénage allégé c’est selon) en passant au bassin Tourville.

Le Fougueux est échoué dans le bassin n°1 de l’Arsenal de Brest du 31 mars au 8 avril pour inspection des œuvres, grattage et peinture de la coque plus les travaux d’entretien courant. Il sort pour essais et remise en condition du 10 au 22 avril, faisant escale à Concarneau du 23 au 27 avril, ralliant Brest le lendemain 28 avril 1944. Il enchaine ensuite par un entrainement de division du 1er mai au 15 juin 1944, date du retour des trois navires à Brest.

Le Fougueux exécute une école à feux au large de Brest du 22 au 30 juin, faisant escale à Quimper du 1er au 5 juillet, rentrant le lendemain 6 juillet 1944 à Brest. Il est ensuite indisponible du 8 au 29 juillet, sortant pour essais du 30 juillet au 2 août et pour remise en condition du 4 au 17 août en compagnie du L’Adroit, les deux torpilleurs disponibles de la 2ème DTE participant ensuite aux essais (20 au 23 août) et à la remise en condition (25 août au 8 septembre) du Frondeur.

L’entrainement de division mené du 13 au 30 septembre 1944 est particulier puisque c’est le dernier du L’Adroit qui est placé en position de complément le 2 octobre après avoir la veille transmis son pavillon de navire-amiral de la 2ème DTE au Frondeur.

Le Fougueux débarque alors ses munitions et vidange ses soutes avant d’être échoué dans le bassin Tourville pour un grand carénage. Échoué du 2 octobre au 5 novembre 1944, il subit une remise en état et une modernisation.

Outre une mise à jour de l’électronique embarquée (qui devenait rapidement obsolète), le Fougueux voit sa DCA être modernisée qui passe de quatre canons de 37mm Schneider modèle 1941 et deux canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 à huit canons de 37mm Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles modèle 1943.

Armé pour essais le 15 novembre, le Fougueux sort pour essais du 16 au 19 novembre et pour remise en condition du 21 novembre au 4 décembre, faisant escale à Cherbourg du 5 au 10 décembre et à Dunkerque du 11 au 17 décembre, rentrant à Brest le lendemain 18 décembre.

Il participe ensuite aux essais (27 au 30 décembre) et à la remise en condition (2 au 16 janvier 1945) de son compère le Frondeur, les deux torpilleurs de la 2ème DTE rentrant à Brest le 21 janvier après une escale à La Pallice du 17 au 20 janvier.

Le 30 janvier 1945, la 2ème DTE quitte Brest pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne, Le Fougueux et le Frondeur s’entrainant ainsi du 30 janvier au 6 avril, rentrant à Brest le lendemain.

Le Fougueux et le Frondeur quittent Brest le 15 avril pour un exercice commun avec la 3ème DEL et l’aviso-hydrographe Beautemps-Beaupré jusqu’au 26 mai, les différents navires rentrant à Brest le lendemain 27 mai 1945.

Le Fougueux effectue une école à feux du 5 au 12 juin, faisant escale à La Pallice du 13 au 17 juin, rentrant à Brest le lendemain 18 juin. Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 19 juin au 7 juillet, sortant pour essais du 8 au 11 juillet et pour remise en condition du 13 au 27 juillet, à chaque fois en compagnie du Frondeur, les trois torpilleurs rentrant à Brest le lendemain 28 juillet 1945.

Le 6 août 1945, le Fougueux et le Frondeur quittent Brest pour le dernier entrainement de la divion de la 2ème DTE avant sa dissolution, entrainement exécuté du 6 août au 24 septembre, les deux torpilleurs rentrant à Brest le lendemain.

Le 27 septembre 1945, le Fougueux est mis en position de complément ce qui entraine la dissolution de la 2ème DTE.

Le torpilleur d’escadre Le Fougueux est officiellement désarmé le 23 novembre 1945.

Il passe au bassin (bassin Tourville) du 24 novembre au 5 décembre 1945 puis est remorqué à Landevennec dès le surlendemain 7 décembre 1945. Il est condamné le même jour sous le numéro Q-21.

Il est coulé comme cible le 12 septembre 1946, le sous-marin Casabianca plaçant deux torpilles de 550mm, l’ex-torpilleur se cassant en deux et sombrant en mer d’Iroise.

Classe L'Adroit

Caractéristiques Techniques de la classe L’Adroit

Déplacement :  théorique 1378 tonnes  prévu 1516 tonnes pleine charge 2000 tonnes

Dimensions :  Longueur hors tout : 107.2m Longueur entre perpendiculaires : 100.9m  Largeur : 9.91m Tirant d’eau : 3.45m à l’avant et 4.24m à l’arrière à pleine charge.

Propulsion : deux groupes indépendants de turbines à engrenages chacun composé d’une turbine HP (Haute Pression) à action et à réaction, d’une turbine BP (Basse pression) qui intègre une turbine pour marche arrière.

Les turbines sont alimentées en vapeur par trois chaudières multitubulaires réparties en deux salles (une dans la chaufferie avant et deux dans la chaufferie arrière), la conception de l’appareil évaporatoire ayant été centralisée et confiée aux Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët.

Trois modèles de turbines sont ainsi utilisées ce qui complexifie l’entretien même si la marine veillait à ce que les torpilleurs d’une même division disposent de mêmes turbines. Les torpilleurs L’Adroit L’Alcyon Bordelais Frondeur et Fougueux sont équipés de turbines Zoelly, Le Basque est équipé de turbines Rateau. Les torpilleurs La Palme La Railleuse Le Fortuné Le Mars Brestois Boulonnais Forbin et Foudroyant sont équipées de turbines Parsons.

L’appareil propulsif dévellope une puissance totale de 31000ch, les turbines entrainant deux lignes d’arbres terminées par des hélices de 3m de diamètre quadripales en laiton haute résistance. Un gouvernail

Les soutes peuvent contenir un total de 378 mètres cubes de mazout. Le volume total de l’eau des chaudières est de 29 mètres cubes

Performances :  vitesse maximale pratique : 30 noeuds distance franchissable (théorique) 3000 miles nautiques à 15 noeuds mais en réalité seulement 2010 miles à 15 noeuds et 2138 miles à 13 noeuds.

Electronique : un Asdic, un radar de navigation et un radar de veille combinée

Armement

(Origine) : 4 canons de 130mm modèle 1924 en quatre affûts simples sous masque (deux avant et deux arrière) superposés; deux canons de 37mm modèle 1925 (installés à la hauteur du rouf arrière);

quatre mitrailleuses de 8mm Hotchkiss modèle 1914 en deux affûts doubles puis quatre mitrailleuses de 13.2mm Hotchkiss modèle 1929 en deux affûts doubles;

deux plate-formes triples lance-torpilles de 550mm modèle 1920; deux grenadeurs parallèles installés à l’arrière avec six grenades par grenadeur plus quatre grenades de réserve et deux mortiers Thornycroft de 240mm installés à l’arrière de la tueuge sous le jambage du mât tripode. Chaque mortiers dispose de trois grenades de 100kg.

(Modifications) :  Les canons de 37mm modèle 1925 et les mitrailleuses de 13.2mm modèle 1929 sont remplacés sur tous les navires (sauf La Railleuse) par quatre canons de 37mm modèle 1941 et deux canons de 25mm modèle 1939-40 en affûts simples.

Les L’Alcyon, Bordelais Basque, Frondeur Forbin, Foudroyant et Fougueux recevant au cours de leur dernier grand carénage  quatre canons de 37mm supplémentaires en remplacement des canons de 25mm, tous ces canons de 37mm étant regroupés en quatre affûts doubles.

Equipage :  A la construction, l’équipage se compose de 142 hommes avec un officier supérieur commandant, six officiers subalternes, un premier maitre mécanicien, cinq ou six maitres, de douze à dix-sept second maîtres, 109 à 115 quartiers-maitres et marins et deux agents de service.

L’effectif du temps de guerre sera porté à 9 officiers et 153 officiers mariniers, quartiers-maitres et marins.

11-Torpilleurs d’escadre (26)

Le Foudroyant

Le Foudroyant à la mer durant la guerre de Pologne

Le Foudroyant à la mer durant la guerre de Pologne

-Le Foudroyant est mis sur cale aux chantiers Dyle et Balacan sis à Bordeaux le 28 juillet 1927 lancé le 24 avril 1929 et admis au service actif le 24 octobre 1930.

Le 1er octobre 1930 est créée la 9ème Division de Torpilleur composée d’abord du Boulonnais et du Brestois et qui va bientôt être complété par le Foudroyant puis le Forbin.

Du 14 au 19 décembre 1932, Le Foudroyant participe à une opération de relations publiques à Marseille, une sortie à la mer est offerte aux officiers de réserve de la région et ce en compagnie des torpilleurs L’Alcyon, Brestois et Frondeur.

Le 1er octobre 1934, les 9ème, 7ème et 11ème DT sont dissoutes et la plupart des torpilleurs affectés au groupe de complément. Le Foudroyant forme alors une nouvelle 4ème DT à Brest au sein de la 2ème flottille en compagnie de L’Adroit et du Basque.

Il forme le 15 août 1936 la 5ème DT avec le Brestois et le Boulonnais, deux torpilleurs venus de Toulon. Il participe comme toutes les unités légères de la Royale aux opérations liées à la guerre d’Espagne qu’il s’agisse de la non-intervention (août 1936-avril 1937) ou au contrôle naval (avril-septembre 1937). c’est d’ailleurs à partir du 1er avril 1937 que les masques des pièces d’artillerie arborent des marques de nationalité.

Le 21 septembre 1937, la 5ème DT quitte Brest pour Casablanca où elle restera déployée trois mois, effectuant des rotations sur Tanger, renforçant ainsi l’action de L’Adroit et de La Railleuse.

En septembre 1939 quand éclate la guerre de Pologne, Le Foudroyant est toujours affecté à la 5ème DT en compagnie du Boulonnais et du Brestois.

Comme les autres divisions de la 2ème flottille, la 5ème DT est placée sous l’autorité d’Amiral-Ouest dès le 28 août pour les missions d’escorte et de patrouilles à mener dès le début du conflit, missions qu’il mènera jusqu’à la fin du conflit en décembre 1939.

L’année 1940 commence pour le Foudroyant et ses compères de la 5ème DT par deux entrainements de division. Le premier à lieu du 7 janvier au 5 mars, les torpilleurs Foudroyant Brestois et Boulonnais rentrant à Brest le 7 mars, sortant pour un deuxième entrainement divisionnaire du 15 mars au 29 avril 1940.

Du 11 mai au 2 juin 1940, les trois torpilleurs d’escadre de la 5ème DT effectuent un entrainement commun avec les torpilleurs légers de la 14ème DT stationnée à Lorient.

Le Foudroyant et le Boulonnais sortent pour une école à feux du 10 au 18 juin, se ravitaillant à Lorient le 19 juin avant un nouvel entrainement du 20 au 23 juin, date du retour des deux torpilleurs à Brest.

Le Foudroyant est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 25 juin au 15 juillet, sortant pour essais (16 au 19 juillet) et remise en condition (21 juillet au 5 août) en compagnie du Brestois, le Foudroyant et le Brestois  participant aux essais (7 au 9 août) et à la remise en condition (11 au 26 août) du Boulonnais, les trois torpilleurs faisant escale à Cherbourg du 27 au 30 août, au Havre du 1er au 5 septembre, à Boulogne du 7 au 11 septembre, à Anvers du 13 au 17 septembre, à Saint-Malo du 19 au 23 septembre avant de rentrer à Brest le 24 septembre 1940.

Du 1er octobre au 1er novembre, la 5ème DT manoeuvre en compagnie de la 3ème DEL (Division d’Escorteurs Légers) avant le dernier entrainement de division de l’année qui se déroule du 8 novembre au 15 décembre, les trois torpilleurs rentrant au port le 16 décembre et restant à quai jusqu’à la fin de l’année civile.

Pour le Foudroyant, l’année 1941 commence comme l’année 1940 s’est terminée à savoir par un entrainement de division du 7 janvier au 22 février suivit d’un entrainement de division allégé du 28 février au 10 mars pour préparer un entrainement de flottille, les trois torpilleurs de la 5ème DT faisant escale à Lorient du 11 au 15 mars avant de rentrer le lendemain 16 mars à Brest.

Du 20 mars au 5 avril 1941, la 5ème DT effectue un exercice commun avec les 2ème et 4ème DT plus le Mistral, unique représentant de la 6ème DT avant d’enchainer par un nouvel entrainement de division du 12 avril au 7 mai, les trois navires de la 5ème DT étant ensuite à Saint-Nazaire du 8 au 12 mai, à Royan du 13 au 17 mai avant de rentrer le lendemain 18 mai 1941 à Brest.

Du 19 mai au 14 juin 1941, le Foudroyant et le Boulonnais sortent pour entrainement de division, le Brestois étant lui au sec dans le bassin Tourville pour subir un grand carénage et ce jusqu’au 15 juin quand il est remis à flot.

Le Foudroyant débarque ses munitions et vidange ses soutes le 15 juin puis remplace le Brestois le lendemain dans le bassin Tourville pour un mois de travaux jusqu’au 18 juillet, travaux concernant une remise en état complète et une modernisation de ses capacités militaires (électronique et DCA).

Armé pour essais le 22 juillet, le Foudroyant sort pour essais du 23 au 26 juillet puis pour remise en condition du 28 juillet au 14 août, à chaque fois en compagnie du Brestois, les deux torpilleurs rentrant à Brest le 15 août 1941.

Le Foudroyant et le Brestois vont ensuite participer aux essais et à la remise en condition du Boulonnais, les trois torpilleurs sortant pour les essais du dernier torpilleur nommé du 25 au 28 août et pour sa remise en condition du 30 août au 15 septembre, les trois navires de la 5ème DT rentrant à Brest le lendemain 16 septembre 1941.

Après un entrainement de division du 23 septembre au 18 octobre, les trois torpilleurs de la 5ème DTE effectuent un exercice commun avec la 6ème DTE du 22 octobre au 27 novembre, les six torpilleurs d’escadre faisant escale à Lorient du 28 novembre au 1er décembre, rentrant à Brest le lendemain 2 décembre 1941.

Les trois torpilleurs de la 5ème DTE subissent une période d’entretien à flot du 3 au 17 décembre, le Foudroyant, le Brestois et le Boulonnais sortant alors pour essais du 18 au 21 décembre puis pour remise en condition du 23 décembre 1941 au 3 janvier 1942.

Après un entrainement de division du 12 janvier au 22 février 1942, les trois navires de la 5ème DTE participe à un entrainement commun à tous les navires de la 2ème flottille du 26 février au 31 mars, date du retour de la 2ème FT à Brest.

Après un entrainement de division du 8 avril au 4 juin 1942, le Foudroyant effectue une école à feux en solitaire du 11 au 21 juin, rentrant à Brest le lendemain 22 juin. Il participe ensuite aux essais (27 au 30 juin) et à la remise en condition (2 au 16 juillet) du Brestois.

Indisponible à son tour du 27 juin au 17 juillet 1942, le Foudroyant sort pour essais du 9 au 12 août et pour remise en condition du 14 au 29 août, à chaque fois en compagnie de ses sister-ship Brestois et Boulonnais.
Les trois torpilleurs effectuent ensuite une véritable croisière dans les ports du littoral Atlantique-Manche. La 5ème DTE fait ainsi escale à Biaritz du 31 août au 3 septembre, La Pallice du 4 au 7 septembre, Lorient 8 au 12 septembre, Cherbourg du 13 au 17 septembre, Dieppe du 18 au 22 septembre, au Havre du 23 au 27 septembre, à Boulogne du 28 au 30 septembre, à Dunkerque du 1er au 4 octobre, à Rouen du 6 au 10 octobre, à Saint-Malo du 12 au 15 octobre avant de rentrer à Brest le 16 octobre 1942.

Le Foudroyant et ses compères Brestois et Boulonnais effectuent du 25 octobre au 24 novembre un entrainement commun avec la 14ème DT, la 5ème DTE rentrant le lendemain 25 novembre.

Le Foudroyant et le Boulonnais sortent pour entrainement du 3 au 27 décembre,les deux torpilleurs faisant escale à Saint Malo du 28 décembre au 2 janvier, rentrant à Brest le 4 janvier 1943 au matin.

Le Foudroyant commence l’année 1943 par un entrainement de division en compagnie de ses compères de la 5ème DTE, les trois torpilleurs s’entrainant ainsi du 12 janvier au 27 février,  rentrant à Brest le 3 mars après une escale à Saint-Malo du 28 février au 2 mars. Il enchaine par un entrainement commun aux 2ème et 5ème DTE et  du 12 mars au 2 mai avant un nouvel entrainement de division du 10 mai au 4 juillet 1943.

Le Foudroyant effectue une école à feux du 10 au 21 juillet, faisant escale à Quimper du 22 au 25 juillet, rentrant à Brest le lendemain 26 juillet. Indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 27 juillet au 17 août, le Foudroyant sort pour essais du 18 au 21 août puis pour remise en condition du 23 août au 7 septembre, à chaque fois en compagnie du Brestois, les deux torpilleurs participant ensuite aux essais (9 au 12 septembre) et à la remise en condition (14 au 31 septembre) du Boulonnais, les trois torpilleurs rentrant à Brest le 5 octobre 1943 après une escale à Cherbourg du 1er au 4 octobre.

L’année 1943 se termine pour le Foudroyant et ses deux camarades de la 5ème DTE par un entrainement de division du 12 octobre au 2 décembre, le Foudroyant, le Brestois et le Boulonnais subissant ensuite une  période d’entretien à flot du 4 au 21 décembre 1943, sortant pour essais du 22 au 26 décembre et pour remise en condition du 28 décembre 1943 au 8 janvier 1944.

A la suite de l’entrainement de division du 15 janvier au 13 février 1944, le Brestois est mis en position de complément le 17 février, réduisant la 5ème DTE à deux navires et faisant du Boulonnais le nouveau navire-amiral de la division, cette 5ème DTE new look sortant pour son premier entrainement de division du 24 février au 19 avril 1944.

Ce premier entrainement division est suivit d’un second entrainement de ce type du 1er mai au 15 juin, les deux torpilleurs d’escadre rentrant le lendemain 16 juin à Brest.

Le Foudroyant sort du 23 au 30 juin pour un entrainement de défense aérienne à la mer puis après ravitaillement à Brest le 1er juillet, effectue une école à feux du 2 au 7 juillet, rentrant à Brest le lendemain 8 juillet.

Indisponible du 9 au 30 juillet, le Foudroyant pour essais (31 juillet au 2 août) et remise en condition (4 au 20 août) en compagnie du Boulonnais, les deux torpilleurs rentrant à Brest le 21.

Du 28 août au 28 septembre 1944, le Boulonnais et le Foudroyant effectuent le dernier entrainement de division du premier nommé. Deux jours plus tard, le 30 septembre 1944, le Boulonnais est mis en position de complément ce qui entraine la dissolution de la 5ème DTE, laissant le Foudroyant hors-rang (son désarmement est prévu pour fin 1945).

Le Foudroyant sort pour entrainement à partir du 7 octobre, effectuant une école à feux du 7 au 15 octobre puis après une escale à Nantes du 16 au 21 octobre, effectue un entrainement à la défense aérienne à la mer du 22 au 30 octobre avant une nouvelle escale à La Pallice du 31 octobre au 4 novembre, le torpilleur d’escadre rentrant à Brest le lendemain 5 novembre.

Affecté hors-rang au sein du groupement de surveillance de la flotte de l’Atlantique, le Foudroyant sort pour une patrouille dans les atterrages immédiats de Brest du 7 au 17 novembre, patrouille suivie d’une escale à Lorient du 18 au 23 novembre, le torpilleur effectuant ensuite une école à feux du 24 novembre au 2 décembre avant une escale à Saint-Nazaire du 3 au 7 décembre, le torpilleur rentrant à Brest le lendemain 8 décembre 1944.

Le Foudroyant subit alors un grand carénage, étant échoué au bassin Tourville du 15 décembre 1944 au 12 janvier 1945, subissant une remise en état complète, une modernisation de son électronique et un renforcement de la DCA qui passe de quatre canons de 37mm et deux canons de 25mm à huit canons de 37mm Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles modèle 1943.

Remis à flot le 12 janvier 1945, le Foudroyant est armé pour essais le 23 janvier 1945. Il sort pour ses essais officiels du 24 au 27 janvier puis pour remise en condition du 29 janvier au 12 février 1945.

Le 21 février 1945, le Foudroyant quitte Brest pour entrainement dans le Golfe de Gascogne. Il exécute une école à feux du 21 au 27 février, faisant escale à Bordeaux du 28 février au 4 mars avant d’enchainer par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 5 au 12 mars, le torpilleur gagnant alors Lorient pour quelques jours d’escale. Reprenant la mer le 17 mars, il s’entraine au combat antisurface du 18 au 27 mars, faisant escale à Quimper du 28 mars au 2 avril, rentrant le lendemain 3 avril à Brest.

Le 12 avril 1945, le torpilleur d’escadre quitte Brest, ravitaille à Cherbourg le 13 avril puis rallie Dunkerque le 14 avril où il embarque douze officiers de marine de réserve de la 1ère Région Maritime (Cherbourg).

Le torpilleur va effectuer une croisière de formation en mer du Nord, le Foudroyant faisant escale à Anvers du 16 au 20 avril, à Rotterdam du 22 au 27 avril, à Oslo du 29 avril au 3 mai, à Bergen du 5 au 8 mai, à Aberdeen du 11 au 15 mai, à Newcastle du 17 au 20 mai, à Londres du 21 au 24 mai, à Douvres du 25 au 28 mai avant de rallier Dunkerque le lendemain 29 mai où les officiers de réserve débarquent.

Le torpilleur quitte la base de l’ELN le 1er juin 1945, effectuant un entrainement commun avec les quatre torpilleurs légers de la 5ème DT  du 1er au 9 juin, les cinq torpilleurs faisant escale à Cherbourg du 10 au 15 juin, date à laquelle la 5ème DT quitte Cherbourg pour rentrer à Dunkerque.

Du 16 au 23 juin 1945, le Foudroyant manoeuvre avec le patrouilleur Baliste, les deux navires faisant escale à Saint Malo du 24 au 27 juin avant de rentrer dans leurs ports respectifs, le Foudroyant ralliant Brest le 28 juin 1945.

Le Foudroyant est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 29 juin au 19 juillet 1945, sortant pour essais du 20 au 23 juillet puis pour remise en condition du 25 juillet au 8 août, le torpilleur rentrant à Brest le lendemain 9 août 1945.

Le 16 août 1945, le Foudroyant appareille de Brest pour entrainement, toujours au profit d’officiers de réserve, cette fois de la 2ème région maritime.

Le torpilleur d’escadre exécute une école à feux du 16 au 23 août, faisant escale à Nantes du 24 au 29 août avant d’effectuer un entrainement de défense aérienne à la mer du 30 août au 4 septembre puis après un ravitaillement à Lorient le 5 septembre, effectue un entrainement au combat antisurface du 6 au 13 septembre avec comme plastron le vieil aviso Calais, le Foudroyant rentrant le lendemain 14 septembre 1945 à Brest.

Victime d’une grave avarie le 22 septembre 1945, le Foudroyant est mis en position de complément, mouillé en Penfeld.

Le torpilleur d’escadre Le Foudroyant est officiellement désarmé le 5 décembre 1945.

Il passe au bassin Tourville du 6 au 16 décembre puis est condamné le 17 décembre 1945 sous le numéro Q-22. Il est remorqué à Landevennec le 18 décembre 1945 et mouillé au Dépôt Naval de l’Atlantique.

Le 14 juin 1947, il est prit en remorque par le remorqueur de haute-mer Hippocampe et remorqué à Lorient pour servir de brise-lames afin de protéger le port de Lorient en compagnie de l’ex-pétrolier Garonne, les deux navires créant un plan d’eau protégé à la pointe de l’Espérance.

Il y est toujours en septembre 1948 et comme l’ancien pétrolier, le Q-22 reçoit des pièces de DCA pour protéger la base morbihanaise en l’occurence six canons de 37mm Schneider modèle 1941 en trois affûts doubles.

11-Torpilleurs d’escadre (25)

Le Forbin

Le torpilleur d'escadre Forbin en pleine évolution

Le torpilleur d’escadre Forbin en pleine évolution

-Le Forbin est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée sur leur site du Havre  le 29 juin 1927 lancé le 17 juillet 1928 et admis au service actif  le 12 décembre 1930.

A son admission au service le Forbin est affecté à la 9ème DT à Toulon, retrouvant ses sister-ship Le Foudroyant, le Brestois et le Boulonnais.

Le 1er octobre 1934, les 7ème, 9ème et 11ème DT sont dissoutes et la majorité des torpilleurs de ces divisions confiés aux groupes de complément. Le Forbin lui participe à la reformation d’une 1ère DT en compagnie de La Palme, de La Railleuse et du Brestois. A partir du 1er novembre 1935, la 1ère DT est composée du Forbin, de La Palme et du Mars.

Le Forbin participe comme tous les autres torpilleurs participent aux opérations liées à la guerre d’Espagne. Il surveille ainsi la ligne aérienne Marseille/Alger à l’automne 1937 puis est détaché au Maroc en compagnie du Basque, formant la 9ème DT et chargée de patrouiller dans le secteur de Tanger à partir de mars 1938.

Les missions liées à la crise espagnole consistent souvent à empêcher l’arraisonnement de navires français par des patrouilleurs et des navires nationalistes. Le Forbin montre ainsi les dents pour empêcher l’arraisonnement du cargo Grand-Quevilly avec l’aide du Basque. La mise en place d’un patrouille permanente d’un torpilleur dans le détroit de Gibraltar stoppera ces arraisonnements.

Si la fin de la guerre d’Espagne en avril 1939 voit la démobilisation des réservistes rappelés en septembre 1938 suite à la crise des Sudètes, les deux torpilleurs de la 9ème DT (Basque Forbin) restent à effectif de guerre, patrouillant depuis Tanger. Ils cohabitent avec des navires anglais, espagnols, allemands et italiens ce qui occasionne parfois frictions et bagarres dans les bars de la Casbah.

Quand la guerre de Pologne éclate en septembre 1939, le Forbin est toujours détaché à Casablanca mais il ne s’y attarde guère puisqu’il remonte sur Brest pour subir un carénage au mois d’octobre. De retour quelques semaines plus tard, il reprend ses missions d’escorte et de patrouille, missions qu’il va assurer jusqu’à la fin du conflit et plus généralement jusqu’à la fin de 1939.

Le Forbin commence l’année 1940 par un entrainement de division du 5 au 27 janvier 1940 en compagnie de son sister-ship Basque, les deux  torpilleurs faisant escale à Tanger du 28 janvier au 2 février avant de rentrer à Casablanca le 4 février 1940 à l’aube.

Les deux torpilleurs enchainent ensuite par une école à feux du 10 au 17 février puis par un entrainement commun avec la 8ème DT du 22 février au 21 mars,  les deux divisions faisant escale à Casablanca du 22 au 27 mars avant que la 8ème DT ne rentre ensuite à Oran.

Après un entrainement de division du 5 au 30 avril, le Forbin et le Basque font escale à Agadir du 1er au 5 avant de rentrer à Casablanca le 6 mai et si le Basque est indisponible suite à une avarie mécanique, le Forbin lui sort pour une école à feux du 13 au 18 mai, fait escale à Tanger du 19 au 22 mai avant de rentrer à Casablanca le 24 mai 1940.

Le Forbin participe ensuite aux essais (30 mai au 2 juin) puis à la remise en condition (3 au 15 juin) du Basque. Il est ensuite indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 16 juin au 7 juillet, sortant pour essais du 8 au 11 juillet et pour remise en condition du 13 au 25 juillet, à chaque fois en compagnie du Basque.

Après avoir effectué un entrainement au combat antisurface du 2 au 12 août, le Forbin participe aux essais (18 au 21 août) et à la remise en condition (23 août au 2 septembre) du Basque, les deux torpilleurs de la 9ème DT quittant deux jours plus tard Casablanca pour rallier sa nouvelle base de Mers-El-Kébir, la 9ème DT étant intégrée à la 3ème flottille de la 4ème Escadre (Flotte de la Méditerranée).

Du 12 au 30 septembre, la 9ème DT participe à un exercice commun avec la 8ème DT. Après une escale à Tunis du 1er au 4 octobre, la 3ème FT effectue un entrainement avec la 11ème DT du 5 au 13 octobre, les deux divisions faisant une escale à Bizerte du 14 au 17 octobre, se séparant alors, la 3ème FT rentrant à Mers-El-Kébir le 19 octobre 1940.

Le Forbin et le Basque, les deux torpilleurs d’escadre de la 9ème DT terminent l’année par un entrainement de division du 27 octobre au 3 décembre puis par deux écoles à feux (5 au 10 décembre et 15 et 20 décembre), écoles à feux séparées par une escale à Alger du 11 au 14 décembre. Rentrés à Mers-El-Kébir le 16 décembre, ils restent au port jusqu’à la fin de l’année civile.

Les deux torpilleurs de la 9ème DT subissent une période d’entretien à flot du 2 au 12 janvier, sortant pour essais du 13 au 16 janvier puis pour remise en condition du 17 au 25 janvier 1941.

L’année 1941 commence donc réellement pour le Forbin et le Basque le 5 février quand les deux «1500 tonnes» appareillent pour un entrainement de division qui les occupent jusqu’au 2 mars, les deux navires faisant escale à Tunis du 3 au 10 mars, rentrant le lendemain 11 mars à Mers-El-Kébir.

Après une école à feux exécutée du 18 au 25 mars, la 9ème DT effectue un entrainement commun avec la 2ème DEL du 27 mars au 10 avril, les six navires faisant escale à Alger du 11 au 16 avril avant de rentrer le lendemain à Mers-El-Kébir puis un entrainement avec la 8ème DT du 24 avril au 28 mai 1941

Après une école à feux du 5 au 12 juin et un entrainement au combat antisurface du 18 au 25 juin _deux entrainements entrecoupés d’une escale à Bizerte du 13 au 17 juin_, le Forbin et le Basque rentre à Mers-El-Kébir le 19 juin.

Alors que le Basque est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage, le Forbin sort pour entrainement du 27 juin au 5 juillet, faisant escale à Tunis du 6 au 11 juillet avant de rentrer le lendemain 12 juillet à Mers-El-Kébir.

Le Forbin est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 19 juillet au 9 août, cette indisponibilité étant l’occasion de renforcer la DCA,les canons de 37mm modèle 1925 et les mitrailleuses de 13.2mm sont remplacés par quatre canons de 37mm Schneider modèle 1941 et deux canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40, tous en affûts simples.

Il sort ensuite pour essais (10 au 13 août) et pour remise en condition (15 au 29 août), à chaque fois en compagnie de son compère le Basque, les deux torpilleurs faisant escale à Alger du 30 août au 2 septembre et à Tunis du 3 au 7 septembre avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 8 septembre 1941.

Le Forbin et le Basque effectuent pour terminer l’année deux entrainements de division, le premier du 16 septembre au 8 novembre et le second du 17 novembre au 18 décembre 1941. Il termine l’année civile au port.

Après une école à feux du 2 au 8 janvier, le Forbin se ravitaille à Mers-El-Kébir puis met cap sur Toulon où il arrive le lendemain 9 janvier pour subir un grand carénage. Outre une remise en état complète, le Forbin reçoit un Asdic, un radar de navigation et un radar de veille combinée. Il est pour cela échoué au bassin Vauban (n°6) du 10 janvier au 25 février 1942.

Armé pour essais le 4 mars 1942, le Forbin effectue ses essais réglementaires du 4 au 7 mars, se ravitaillant à Toulon puis mettant cap sur Alger où arrivé le 8 mars, il retrouve les 7ème et 8ème DTE avec lesquels ils va réaliser sa remise en condition (9 au 21 mars) avant de rentrer à Mers-El-Kébir.

Il participe ensuite à la fin de cet exercice inter-flottilles en participant à une école à feux du 26 mars au 2 avril, un entrainement DAM du 4 au 10 et un entrainement au combat antisurface du 12 au 21 avril.

Le Forbin, la Tornade, le Typhon, la Tramontane, le Bordelais, l’Alcyon, la Trombe vont participer ensuite à la remise en condition du Basque et ce du 23 avril au 8 mai, les huit torpilleurs faisant escale à Tunis du 9 au 14 mai puis à Ajaccio du 16 au 21 mai, se séparant le 22 mai après une parade navale, la 7ème DTE rentrant à Toulon, les 8ème et 9ème DTE à Mers-El-Kébir.

Après un entrainement de division du 1er juin au 4 juillet, le Forbin sort seul pour entrainement du 11 au 21 juillet, rentrant le lendemain 22 juillet 1942 à Mers-El-Kébir. Il est ensuite indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 28 juillet au 17 août, sortant pour essais du 18 au 20 août et pour remise en condition du 22 août au 7 septembre, à chaque fois en compagnie du Basque, les deux torpilleurs rentrant à Mers-El-Kébir le 8 septembre.

Le Forbin et le Basque effectuent un nouvel entrainement de division du 15 septembre au 14 octobre puis participe à un entrainement commun avec la 8ème DTE du 23 octobre au 10 novembre, les cinq torpilleurs rentrant à Mers-El-Kébir le 17 novembre après une ultime escale à Tunis du 11 au 15 novembre.

A l’entrainement de division initialement programmé, le Forbin en raison de l’avarie du Basque substitue une école à feux du 30 novembre au 7 décembre puis après un escale à Gabès du 8 au 12 décembre un entrainement au combat antisurface du 13 au 21 décembre, ralliant Mers-El-Kébir le lendemain 22 décembre 1942.

Le Forbin commence l’année 1943 par un entrainement de division du 12 janvier au 3 février avant un entrainement commun avec le Fortuné, les 1ère et 7ème DTE (venus de Toulon) plus la 8ème DTE du 9 février au 3 mars, les onze torpilleurs  faisant une escale commune en baie d’Ajaccio du 4 au 7 mars avant de rentrer dans leurs ports respectifs le 8 mars 1943.

Après un entrainement de division du 15 mars au 11 mai, le Forbin et le Basque participe à un exercice commun avec la 8ème DTE du 20 mai au 24 juin, les deux divisions de torpilleurs d’escadre rentrant à Mers-El-Kébir le 25 juin 1943.

Le Forbin exécute une école à feux du 2 au 12 juillet, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 13 juillet. Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 17 juillet au 7 août, sortant pour essais du 8 au 11 août et pour remise en condition du 13 au 30 août, à chaque fois en compagnie de son compère le Basque.

Le 7 septembre 1943, les torpilleurs d’escadre Forbin et Basque appareillent pour une croisière d’instruction au profit d’officiers de marine de réserve de la cinquième région maritime (Premar V Oran), croisière qui va les conduire dans différents ports français de la Méditerranée et ce jusqu’au 27 octobre, date du retour de la 9ème DTE à Mers-El-Kébir.

Le Forbin et le Basque termine l’année par un entrainement commun avec la 8ème DTE et ce du 7 novembre au 14 décembre,  rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 15 décembre 1943. Ils restent au port jusqu’à la fin de l’année civile pour entretien et permissions de l’équipage.

Le Basque et le Forbin commencent l’année 1944 par un entrainement de division du 5 janvier au 4 février, faisant escale à Bonifacio du 13 au 17 janvier, rentrant à leur port le 5 février 1944.

Alors que le Basque est immobilisé pour grand carénage, le Forbin sort pour entrainement, effectuant une école à feux du 12 au 20 février, faisant escale à Sète du 21 au 25 février avant d’enchainer par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 26 mars au 3 mars, le torpilleur d’escadre faisant escale à Porto-Ota du 4 au 9 mars, rentrant le lendemain 10 mars à Mers-El-Kébir.

Après une courte sortie d’entrainement du 12 au 17 mars, le Forbin se ravitaille à Mers-El-Kébir le 18 mars puis met cap sur Toulon où il arrive le 19 mars afin de subir à son tour un grand carénage, le Forbin étant échoué au bassin Vauban (n°6) du 21 mars au 30 avril 1944, subissant les mêmes travaux que le Basque notamment le renforcement de la DCA.

Armé pour essais le 8 mai 1944, le Forbin effectue ses essais du 9 au 12 mai et sa remise en condition du 14 au 31 mai, à chaque fois en compagnie du Basque, de l’Alcyon et du Bordelais, les quatre torpilleurs faisant escale à Propriano du 1er au 5 juin avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 6 juin 1944.

Après un entrainement de division du 13 juin au 21 juillet 1944, le Forbin effectue une école à feux du 25 juillet au 4 août, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 5 août.

Il est ensuite indisponible du 13 août au 3 septembre, sortant pour essais (4 au 7 septembre) et remise en condition (9 au 23 septembre) à chaque fois en compagnie du Basque, les deux torpilleurs rentrant à Mers-El-Kébir le 30 septembre après une escale à Tunis du 24 au 28 septembre.

Le Forbin termine l’année 1944 par un entrainement commun aux 8ème et 9ème DTE du 24 octobre au 25 décembre 1944, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 26 décembre 1944.

L’année 1945 commence pour le Forbin par un entrainement de division avec son compère Basque du 6 janvier au 28 février 1945, les deux torpilleurs rentrant le lendemain  à Mers-El-Kébir puis est suivi par un entrainement commun de la 9ème DTE avec le Bordelais du 7 au 24 mars 1945.

Le 4 avril 1945, la 9ème DTE est dissoute, les torpilleurs d’escadre Basque et Forbin devant assurer la protection du cuirassé Alsace en attendant la disponibilité de torpilleurs d’escadre plus modernes et nettement mieux adaptés que les deux vénérables torpilleurs de type L’Adroit

Le 6 avril 1945, le Forbin et le Basque quittent Mers-El-Kébir, se ravitaillent à Casablanca le 9 avril  1945 avant de rallier Brest le 12 avril où ils retrouvent leur protégé, le nouveau fleuron de la flotte de ligne.

Le cuirassé et les deux torpilleurs sortent pour prendre leurs marques les 14 et 15 avril avant d’appareiller le lendemain pour l’exercice Entente Cordiale en Ecosse qui à lieu du 5 au 15 mai, les navires français et britanniques se séparant après une revue navale à Rosyth le 17 mai 1945, les navires français faisant ensuite escale à Dunkerque du 19 au 22 mai, Cherbourg du 24 au 26 mai avant de rentrer à Brest le 27 mai dans la soirée.

Le cuirassé quitte Brest le 1er juin 1945 en compagnie de ses deux anges gardiens, fait escale au mouillage à Bayonne du 5 au 8 juin, franchit le détroit de Gibraltar le 11 juin,est à Ajaccio le 14 juin avant d’arriver à Toulon le 15 juin 1945.

Les vétérans (près de quinze années de service) vont suivre comme leur ombre le cuirassé, l’accompagnant par exemple à Dakar pour un exercice du 30 septembre au 31 octobre 1945 avant de rentrer à Toulon le 22 novembre 1945.

En 1946, la France et l’URSS en dépit de régimes politiques diamétralement opposés se rapprochent, inquiets de la montée en puissance de l’Allemagne qui à retrouvé les accents menaçants de l’époque hitlérienne. Pour célébrer ce rapprochement, une escadre russe rend visite à la flotte de la Méditerranée à Toulon, renouant avec la visite de l’escadre tsariste en octobre 1893.

Le 4 février 1946 arrive dans le port varois le cuirassé Sovietskaya Ukrainia, le croiseur lourd Kirov et quatre destroyers. Ils sont ouverts au public du 5 au 12 février avant de repartir le 15 février après des exercices avec la marine française.

La France ayant prévu de rendre la pareille à la marine soviétique, les torpilleurs Basque et Forbin vont escorter…………..le Provence, la marine nationale préférant confier l’escorte de l’Alsace à des torpilleurs d’escadre plus modernes en l’occurence les Mameluk et Casque pour des raisons logiques de propagande.

Le Forbin et le Basque sont ainsi à la mer en compagnie du Provence du 1er au 8 mars, du 11 au 18 mars, faisant escale à Nice, Bastia et Marseille avant de rentrer à Toulon le 4 avril 1946.

Alors que le cuirassé est en entretien à flot (5 au 15 avril), le Forbin et le Basque effectuent une école à feux du 6 au 12 avril, rentrant le lendemain à Toulon avant de sortir à nouveau à la mer en compagnie du cuirassé du 16 avril au 7 mai puis du 10 au 27 mai alors que le Provence accompagne cette fois-ci le porte-avions Joffre.

Le Basque et le Forbin effectuent une ultime sortie du 3 au 12 juin avant d’être mis en position de complément le lendemain 13 juin 1946. Les deux compères sont ainsi mouillés dans la Darse Vieille en attendant qu’une décision soit prise sur son sort.

Le torpilleur d’escadre Forbin est officiellement désarmé le 20 juillet 1946.

Il passe au bassin du 21 au 31 juillet puis est condamné le 1er août 1946 sous le numéro Q-24. Il est remorqué au cimetière naval du Bregaillon le 17 août après avoir été un temps mouillé dans la Darse Vieille. Il est vendu à la démolition le 8 janvier 1948 et remorqué à un chantier de démolition de la région toulonnaise et démantelé entre le 20 janvier et le 17 mars 1948 après avoir été échoué sur un slipway.