Italie (30) Contre-Torpilleurs (1)

CONTRE-TORPILLEURS

Avant-Propos

Dans la deuxième moitié du XIXème siècle est apparue la torpille automobile, une invention d’un officier austro-hongrois Giovanni Lupis, invention perfectionnée par l’anglais Robert Whitehead.

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Italie (14) Regia Marina (4)

Contre-torpilleurs

Appelé Cacciatorpidiniere dans la langue de Dante, le contre-torpilleur est un domaine où les marines françaises et italiennes rivalisent pour obtenir le navire le plus puissant, le plus rapide et le plus efficace.

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20-Ordre de bataille et programme de guerre (2)

Bilan : la marine nationale en septembre 1948

NdA : le tonnage est celui à pleine charge ou approchant

Cuirassés :  13 navires en service, 2 en construction et 1 dont la mise sur cale n’à pas encore eut lieu

-Cuirassés classe Bretagne : Bretagne Provence Lorraine 75000 tonnes

-Croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg 62320 tonnes

-Cuirassés classe Richelieu Richelieu Jean  Bart Clemenceau 126177 tonnes

-Cuirassé Gascogne 40657 tonnes

-Cuirassés classe Alsace Alsace Normandie Flandre Bourgogne 168 400 tonnes

Les treize cuirassés en service représentent un tonnage cumulé de 472 464 tonnes

-Les trois cuirassés de classe Languedoc (Languedoc Moselle sur cale plus un troisième non nommé dont la mise sur cale n’à pas encore eut lieu quand éclate le second conflit mondial) doivent déplacer théoriquement 48000 tonnes.

Porte-Avions : Cinq navires en service, aucun sur cale mais des projets dans les cartons

-Porte-avions d’escadre classe Joffre Joffre et Painlevé 48400 tonnes

-Porte-avions lourd Commandant Teste 26200 tonnes

-Porte-avions léger classe Alienor d’Aquitaine Alienor d’Aquitaine et Henriette de France 17000 tonnes

Les cinq porte-avions en service répresentent un tonnage de 91600 tonnes

Croiseurs lourds : neuf croiseurs lourds en service plus un en construction

-Croiseur lourd classe Duquesne : le Tourville 12200 tonnes

-Croiseurs lourds classe Suffren Suffren Colbert Foch Dupleix 51120 tonnes

-Croiseur lourd Algérie 14341 tonnes

-Croiseurs lourds classe Saint Louis Saint Louis Henri IV Charlemagne 56280 tonnes

-Le quatrième Saint Louis baptisé Charles Martel est légèrement différent ce qui pourrait entrainer une augmentation de son déplacement à pleine charge.

Les neuf croiseurs lourds en service répresentent un déplacement total de 133941 tonnes

Croiseurs légers : dix sept croiseurs légers en service et trois en construction

-Croiseurs légers classe Duguay-Trouin Duguay-Trouin et Primauguet 17520 tonnes

-Croiseur-école Jeanne d’Arc 7893 tonnes

-Croiseur léger mouilleur de mines Emile Bertin 6530 tonnes

-Croiseurs légers classe La Galissonnière La Galissonnière, Jean de Vienne,La Marseillaise, Montcalm,La Gloire et Georges Leygues 46320 tonnes

-Croiseurs légers classe De Grasse De Grasse Chateaurenault Guichen Gambetta Condé Latouche-Treville 48000 tonnes

-Croiseur léger antiaérien Waldeck-Rousseau 7500 tonnes

-En construction : les trois croiseurs légers Dupuy de Lôme

Les dix-sept croiseurs légers représentent un déplacement de 133763 tonnes

Contre-torpilleurs :  35 navires en service et 6 en construction

-Classe Aigle : Aigle Gerfaut Vautour Albatros soit 10640 tonnes

-Classe Milan : Milan Epervier soit 5320 tonnes

-Classe Vauquelin : Vauquelin Tartu Chevalier-Paul Kersaint Cassard soit 13170 tonnes

-Classe Le Fantasque : Le Fantasque L’Audacieux Le Malin Le Terrible Le Triomphant L’Indomptable soit 17040 tonnes

-Classe Mogador : Mogador et Volta soit 8036 tonnes

-Classe Hoche : Hoche Desaix Kléber Marceau soit 16072 tonnes

-Classe Bayard :  Bayard Du Guesclin Turenne Bugeaud Du Chayla et Dupetit-Thouars soit 24804 tonnes

-Classe Bruix :  Bruix D’Assas La Tour d’Auvergne Magon Dunois et La Hire soit 24804 tonnes

-Les six unités de classe Guépratte ( Guépratte Ronar’ch Maillé Brézé D’Estaing Vautreuil et Aumale) qui devaient théoriquement remplacer les Aigle sont sur cale quand débute le second conflit mondial. Ils représenteront un 25344 tonnes.

Les trente-cinq contre-torpilleurs en service en septembre 1948 répresentent un tonnage de 119886 tonnes

Torpilleurs d’escadre :  39 en service et 4 en construction

-Classe Le Hardi :  Le Hardi, Le Fleuret, L’Epée, Le Mameluk, Le Casque, Le Lansquenet, Le Corsaire et Le Flibustier soit huit navires représentant 14376 tonnes

-Classe Intrépide : L’Intrepide,Le Téméraire,L’Aventurier,L’Opiniâtre,L’Inconstant,L’Eveillé,l’Alerte
La Rapière, L’Hallebarde,Le Bouclier, Le Cimeterre, Le Durandal, La Dague, L’Arquebuse, Le Sabre, Le Voltigeur, Le Claymore, Le Bombardier, Le Mousquet, Le Goumier, Le Hussard, Le Spahi et Le Tirailleur soit vingt-trois navires répresentant 41469 tonnes

-Classe Empire : Les huit navires en service en septembre 1948 (Le Berthier, Le Murat, Le Ney, Le Lannes, Le Davout et L’Augereau) représentent 14424 tonnes

Les torpilleurs d’escadre en service sont au nombre de trente-neuf navires en septembre 1948 pour un tonnage global de 70269 tonnes

Quatre autres sont en construction aux Etats-Unis (Bernadotte Kellerman Bessières Jourdan) pour un tonnage global de 7212 tonnes

Sous-marins : 82 sous-marins en service et 4 en construction

-Sous-marins classe Redoutable (type 1500 tonnes) douze encore en service :  Casabianca Sfax Centaure, L’Espoir, Agosta, Bévéziers, Ouessant, Sidi Ferruch, Le Glorieux, Le Heros, Le Conquerant, Le Tonnant représentant donc 18000 tonnes

-Sous-marins classe Rolland Morillot/La Praya (1800 tonnes) Rolland Morillot,La Praya,La Martinique,La Guadeloupe,La Réunion, Ile de France, Ile de Ré, Ile d’Yeu, Kerguelen, Crozet, Belle-Ile, Ile d’Oleron, Ile de Brehat, Ile d’Aix, Saint Marcouf; Ile de Molène; Aber Wrach; Ile de Batz; Ile de Porquerolles, Ile d’If, Mayotte,Nouvelle Calédonie,Tromelin Wallis et Futuna,Clipperton,St Pierre et Miquelon soit 26 submersibles représentant 46800 tonnes

-Sous-marins de 600 tonnes : six encore en service  : Venus Iris Pallas Minerve  Junon et Cerès réprésentant un tonnage de 3600 tonnes

-Sous-marins classe Aurore (800 tonnes) : Aurore, Créole, Antigone,La Bayadère, L’Astrée,La Favorite, La Gorgone,L’Africaine, l’Hermione,La Clorinde,L’Andromède, L’Andromaque, L’Amirde,L’Artemis,La Cornélie soit un total de quinze navires et 12000 tonnes

-Sous-marins classe Phenix (925 tonnes) : Phenix, Ventôse,Frimaire,Prairial, Vendémiaire, Nivôse,floréal,Messidor,Fructidor,Brumaire,Pluviose,Germinal et Thermidor soit treize navires représentant un tonnage de 12025 tonnes

-Sous-marins mouilleur de mines classe Saphir : Saphir Turquoise Nautilus Rubis soit quatre navires représentant 2676 tonnes

-Sous-marins mouilleur de mines classe Emeraude : Emeraude Agate Corail L’Escarboucle soit quatre navires représentant 3448 tonnes

-Sous-marins d’essais et d’expérimentation, les Roquebert et Laubeuf représentant un tonnage de 3400 tonnes

Les sous-marin en service sont au nombre de quatre-vingt deux pour un déplacement global de 101949 tonnes

-Quatre sous-marins sont en construction, quatre Rolland Morillot modifiés, des navires baptisés Jean Autric Jean Corre Rene Audry et Trinite Schillemans représentant un tonnage de 7600 tonnes

Avisos et canonnières

-Quelques avisos et canonnières anciennes sont encore en service en septembre 1948, généralement pour des missions secondaires (combat ou soutien) en l’occurence trois unités de classe Aisne (Marne Somme Yser) soit 1698 tonnes, cinq de classe Agile (L’Audacieuse La Dédaigneuse La Lurone L’Etourdi La Tapageuse) soit 1750 tonnes, deux de classe Diligente (La Diligente L’Engageante) soit 700 tonnes et onze avisos de classe Amiens (Amiens Arras Calais Coucy Ypres Lassigny Tahure Epinal Vauquois,Les Eparges et Nancy) représentant 9350 tonnes soit un total de vingt et navire et un déplacement de 13498 tonnes

-Dix avisos-coloniaux de classe Bougainville (Bougainville, Dumont d’Urville, Savorgnan de Brazza, D’Entrecasteaux, Rigault de Genouilly, Amiral Charner, D’Iberville, La Grandière, Beautemps-Beaupré, Lapérouse) représentant un tonnage global de 26000 tonnes.

-Treize avisos-dragueurs classe Elan (Elan Commandant Bory Commandant Delage Commandant Duboc Commandant Rivière L’Impétueuse La Curieuse La Batailleuse La Boudeuse La Gracieuse La Moqueuse La Capricieuse Le Commandant Dominé) qui représentent un déplacement de 11635 tonnes

-Vingt-quatre aviso-dragueurs coloniaux classe Chamois (Chamois Chevreuil Gazelle Laotien Surprise _ex-Bambara_ Matelot Leblanc Rageot de la Touche Amiral Sénès Enseigne Ballande La Joyeuse La Trompeuse et La Furieuse Ambitieuse, Malicieuse, Sérieuse, Enseigne Bisson, Généreuse, Précieuse,Victorieuse, Amiral Duperré, Heureuse, Rieuse Alfred de Courcy et Amiral Gourdon) qui représentent un déplacement de 15528  tonnes.

-Chalutiers ASM : quatre de classe La Cancalaise ( La Cancalaise La Lorientaise L’Havraise La Nantaise ) répresentant un déplacement total de 2950 tonnes et la classe L’Ajacienne ( L’Ajacienne La Sétoise  La Toulonnaise La Bônoise) représentant un déplacement de 3600 tonnes

-Chalutiers armés (réquisitionnés en septembre 1939 mais ultérieurement achetés par la marine nationale) : L’Heureux Jutland L’Atlantique Patrie Notre Dame de France représentant un tonnage total de 6222 tonnes

Dans cette catégorie, nous trouvons donc 81 navires représentant un tonnage de 79433 tonnes

Canonnières, corvettes et vedettes lance-torpilles

-Canonnières fluviales : deux unités de classe My-Tho (My-Tho et Tourane) représentant 220 tonnes, la Francis Garnier qui déplace 690 tonnes, quatre unités de classe Ill (Ill Thur Emne Reuss) répresentant un déplacement de 3400 tonnes alors que celle de classe Son Hong (Song Hong Bassac Tonle Sap Song Do) plus petites ne représentent que 3200 tonnes. Le total atteint 7510 tonnes

-Corvettes : trente deux unités classe La Malouine ( La Malouine La Bastiaise La Dieppoise La Paimpolaise La Remoise La Dunkerquoise La Versaillaise L’Antillaise La Nimoise La Calaisienne La Calvaise La Troyenne La Rennaise La Rochellaise La Agenaise La Paloise La Parisienne La Rouennaise La Messine, La Nancéenne, La Strasbourgeoise La Lilloise La Caennaise La Clermontoise La Lyonnaise L’Algéroise L’Oranaise L’Aixoise La Sablaise La Quimperoise La Servannaise et La Cherbourgeoise.) représentant un tonnage total de 37120 tonnes.

-Chasseurs de sous-marins : 31 navires de différents types répresentant 4130 tonnes

-Vedettes lance-torpilles : Deux vedettes de 28 tonnes _utilisées pour le secours en mer_ , dix navires type 40K soit un tonnage total de 300 tonnes, huit vedettes type 23 tW représentant un déplacement total de 184 tonnes, dix-huit vedettes MTB représentant un déplacement de 882 tonnes et douze vedettes MTB améliorées représentant un déplacement de 600 tonnes soit un total de 50 navires et de 2022 tonnes.

-Dragueurs de mines : Douze navires de classe Ouistreham sont commanfés aux Etats-Unis mais seulement quatre (Ouistreham Avranches Pornic Saint-Brieuc) sont en service pour un déplacement total de 3480 tonnes. Huit autres sont à différents stades de fabrication (Frejus Menton Port-Vendres Sartène Arcachon Quimperlé Zuydcotte Porticcio)

Les navires en service dans cette catégorie sont au nombre de 122 pour un déplacement total de  54262 tonnes

Navires de soutien

-Pétroliers : Vingt-trois pétroliers sont en service en septembre 1948 répartis entre cinq pétroliers caboteurs (L’Aube de 2830 tonnes et les quatre de classe Nièvre _Nièvre Ardèche Lèze Blavet représentant un tonnage global de 10000 tonnes soit un total de 12830 tonnes ), Six pétroliers (Le Loing de 10138 tonnes, les quatre de classe Mékong _Mékong Niger Var Elorn_ représentant un tonnage global de 60600 tonnes et le Sèvre _ex-Nivôse_ de 16500 tonnes), six Pétroliers Ravitailleurs d’Escadre de classe La Seine (La Seine La Saône Le Liamone La Medjerda,Le Rhône La Garonne) représentant un tonnage global de 127200 tonnes et enfin six Ravitailleurs Rapides de classe L’Adour (L’Adour Le Lot La Charente La Mayene La Baïse Le Tarn) qui représentent un tonnage total de 72750 tonnes.

Les vingt-trois pétroliers de la Marine Nationale représentent un tonnage global 300018 tonnes

-Ravitailleur de sous-marins Jules Verne qui déplace 6340 tonnes

-Est en construction un deuxième ravitailleur de sous-marins L’Atlantide qui doit déplacer à terme 8150 tonnes

-Ravitailleurs d’hydravions classe Sans Souci (Sans Souci Sans Peur Sans Pareil Sans Reproche) oit un tonnage global de 8400 tonnes

-Cargos rapides classe Oranie (Mers-El-Kebir, Oran, Sidi-Bel-Abbès, Tlemcen Mostaganem  plus le Chelif en armement à flot le 5 septembre 1948) soit un tonnage de 105000 porté ensuite à 126000 tonnes.

-Mouilleur de filets Gladiateur 2293 tonnes

-Goelettes écoles Etoile et Belle-Poule soit 450 tonnes

-Cotre Mutin de 57 tonnes

-Transport littoral Golo 2239 tonnes

-Aviso-hydrographe Amiral Mouchez 719 tonnes

-Bâtiment-cible L’Impassible 2410 tonnes

-Hydrographes Astrolabe et Octant de 920 tonnes  La Perouse, La Chimère de 700 tonnes

-Navire-école et navire hydrographe Président Théodore Tissier de 1307 tonnes

-Hydrographes classe Goeland  (Goéland Pélican Cormoran Mouette Ibis Bengali) de 840 tonnes chacun soit un déplacement total de 5040 tonnes

La catégorie des navires de soutien regroupe au total de 51 navires pour un déplacement total de 436593 sans compter les navires en construction ou en achèvement en l’occurence un ravitailleur de sous-marin et un cargo rapide (29150 tonnes)

En septembre 1948, la marine nationale dispose de 454 navires de combat et de soutien représentant un tonnage de 1694160 tonnes.

12-Torpilleurs légers (29)

C-Torpilleurs légers classe Colonie (1150 tW)

Genèse

Schéma préliminaire des torpilleurs légers de classe Colonie

Schéma préliminaire des torpilleurs légers de classe Colonie

En janvier 1940, l’état-major demanda au STCN d’étudier une nouvelle classe de torpilleurs légers destinés en théorie à remplacer les Melpomène qui se révélaient inaptes à un service armé efficace en raison de leurs tares congénitales. Au final, comme nous avons pu déjà le voir, les Melpomène vont être retirés des unités de première ligne dès la mise en service des torpilleurs de 1010 tonnes.

La situation du STCN était délicate car en janvier 1940, aucun Le Fier n’était encore en service ni même lancé. Plusieurs projets sont ainsi étudiés :

-projet A : quatre canons de 100mm contre avions, déplacement de 1290 tonnes (1500 tonnes aux essais), les canons de 100mm regroupés en deux tourelles doubles sont disponibles soit les deux à l’arrière comme les Le Fier ou une à l’avant et une arrière.

-projet B : quatre canons de 130mm en deux tourelles doubles non antiaériens identiques à celles des Le Hardi, déplacement type de 1650 tonnes atteignant 1900 tonnes aux essais

-projet C : quatre canons de 130mm en deux tourelles doubles contre-avions avec un déplacement type de 1725 tonnes et d’essai de 1980 tonnes

La DCA est limitée à quatre affûts doubles de 13.2mm pour la version A et quatre affûts doubles de 13.2mm, deux affûts doubles semi-automatiques de 37mm ou deux affûts simples automatiques pour les variantes B et C ce qui est rapidement jugé insuffisant.

Le projet traine en longueur même si le programme naval de 1941 prévoit la construction de huit de ces navires (tranche 1944 et 1945) auxquels s’ajouteront quatre autres navires financés à la tranche 1946.

Les variantes B et C jugées trop grosses sont finalement abandonnées au profit du projet A, une version améliorée des Le Fier avec néanmoins une différence majeur : une disposition de l’armement moins hétérodoxe avec une tourelle double de 100mm à l’avant et une tourelle double de même calibre à l’arrière.

Cette disposition répond à la crainte de certains officiers de voir les Le Fier incapables de répondre à un affrontement frontal surprise avec des torpilleurs de conception plus orthodoxe.

L’armement en torpilles reste identique (quatre tubes en deux plate-formes doubles) mais la DCA est renforcée (tout comme elle le sera in fine sur les Le Fier) tout comme l’armement ASM.

Ces douze navires vont tous porter des noms d’habitants de l’Empire, reprenant les noms des torpilleurs construits au Japon pendant le premier conflit mondial. Comme pour les Le Fier, leurs construction est assurée par l’industrie, les chantiers navals privés.

Si les FCM et leur site du Havre ne construisent qu’un navire et que les ACL de Nantes doivent se contenter de deux unités, trois autres chantiers construisent trois torpilleurs légers de classe Colonie à savoir les ACB de Nantes, les ACSM du Trait et les CNF de Caen.

Le Kabyle

Carte de la Kabylie

Carte de la Kabylie

-Le Torpilleur léger Le Kabyle est mis sur cale aux Chantiers Navals de France (CNF) sis à Caen le 12 mars 1944 lancé le 4 juin 1945 et mis en service le 28 février 1946.

Son affectation définitive est la 4ème Escadre à Mers-El-Kébir mais en attendant la mise en service du Tonkinois et l’activation de la 2ème DT, il est affecté hors rang à la 3ème Escadre Légère et basé à Lorient.

Le premier torpilleur léger de classe Colonie sort pour une école à feux du 5 au 13 mars puis pour entraînement à la défense aérienne à la mer du 15 au 23 mars et enfin un entraînement au combat antisurface en compagnie du Beautemps-Beaupré du 25 mars au 4 avril 1946.

Le 11 avril 1946, Le Kabyle quitte Lorient, fait escale à Lisbonne du 15 au 19 avril, à Casablanca du 21 au 24 avril avant de rallier Dakar le 28 avril 1946 pour un stage au polygone de Rufisque du 30 avril au 7 mai puis du 10 au 18 mai, le torpilleur léger quittant Dakar le 21 mai, faisant escale à Casablanca du 25 au 30, à Cadix du 2 au 5 juin, à Lisbonne du 6 au 9 juin avant de rallier Lorient le 11 juin 1946.

Le Kabyle subit une période d’entretien à flot du 12 au 26 juin, sortant pour essais du 27 au 29  puis pour remise en condition du 1er au 10 juillet, rentrant à Lorient le lendemain.

Le 14 juillet 1946, Le Tonkinois est officiellement admis au service actif permettant l’activation de la 2ème DT qui effectue sa première sortie officielle au large de Lorient du 15 au 23 juillet, rentrant dans le port morbihanais le lendemain.

Le 27 juillet 1946, Le Kabyle et Le Tonkinois quittent Lorient, font escale à Casablanca du 30 juillet au 1er août avant de rallier Mers-El-Kébir le 4 août 1946, intégrant alors la 4ème Escadre et son groupement de surveillance.

Le 11 août 1946, Le Kabyle et Le Tonkinois quittent Mers-El-Kébir pour le premier entraînement de division de la 2ème DT réalisé du 11 août au 12 septembre, la division faisant escale à Bone du 13 au 18 septembre, rentrant le lendemain à Mers-El-Kébir. Un nouvel entraînement de division à lieu du 25 septembre au 25 novembre, la division faisant escale à Casablanca du 26 au 30 avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 2 décembre.

Le Kabyle est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 3 au 18 décembre, sortant pour essais du 19 au 21 décembre et pour remise en condition du 23 décembre 1946 au 3 janvier 1947. Il participe ensuite aux essais (4 au 6 janvier) et à la remise en condition (8 au 19 janvier) du Tonkinois.

La 2ème Division de Torpilleurs (2ème DT) quitte Mers-El-Kébir le 1er février 1947 pour un nouvel entraînement de division qui s’achève le 8 mars, date du retour de la division à Mers-El-Kébir. Un second entraînement de division à lieu du 15 mars au 21 avril, la division rentrant à son port d’attache quatre jours plus tard suivit d’un troisième du 2 mai au 4 juin, date du retour de la 2ème DT à son port d’attache.

Le 12 juin 1947, Le Sakalave est admis au service actif intégrant la 2ème DT. Les trois torpilleurs légers sortent pour entraînement du 13 au 20 juin pour que les trois navires prennent leurs marques, rentrant le lendemain à Mers-El-Kébir.

Le Kabyle est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 22 juin au 13 juillet 1947, sortant pour essais du 14 au 16 juillet puis pour remise en condition du 18 juillet au 2 août en compagnie du Sakalave.

Le Kabyle et Le Sakalave sortent ensuite pour les essais (5 au 7 août) et  la remise en condition (9 au 23 août) du Tonkinois, les trois torpilleurs légers faisant escale à Casablanca du 24 au 29 août, rentrant à Mers-El-Kébir le 1er septembre 1947.

La 2ème DT quitte Mers-El-Kébir le 5 septembre pour entraînement, les torpilleurs légers Kabyle Tonkinois Sakalave manœuvrant ensemble du 5 au 29 septembre, date du retour de la division à Mers-El-Kébir.

Le 30 septembre 1947, Le Bambara est officiellement admis au service actif permettant à la 2ème DT d’atteindre son format définitif à quatre navires.

La 2ème Division de Torpilleurs effectue ainsi une sortie d’entraînement du 1er au 7 octobre au large d’Oran, ralliant son port d’attache dans la soirée.

Le 10 octobre 1947, les quatre torpilleurs légers de la 2ème DT quittent Mers-El-Kébir pour un entraînement commun avec la 10ème DCT jusqu’au 12 novembre.

Le 20 novembre 1947, La 2ème DT quitte Mers-El-Kébir pour un entraînement de division au large des côtes nord-africaines et ce jusqu’au 21 décembre, le Kabyle et ses trois compères rentrant le lendemain à Mers-El-Kébir.

Le 5 janvier 1948, La 2ème DT quitte Mers-El-Kébir en compagnie de la 10ème DCT et du pétrolier-ravitailleur La Baïse pour un entraînement au large de Dakar. Les huit navires arrivent à Dakar après une traversée sans escale le 15 janvier.

Les torpilleurs légers effectuent un entraînement à la défense aérienne à la mer du 16 au 20 janvier avant une école à feux du 21 au 28 janvier. Après une relâche à Dakar du 29 janvier au 4 février, la 2ème DT affronte la 10ème DCT dans un duel antisurface du 5 au 12 février avant une nouvelle escale à Dakar du 13 au 15 février.

Du 17 au 24 février, la 10ème DCT affronte la 2ème DT qui escortait la Baïse dans un entraînement à l’escorte et à l’attaque de convois. Les rôles sont inversés du 26 février au 5 mars quand la 2ème DT cherche à détruire le pétrolier protégé par les trois contre-torpilleurs.

Ce cycle d’entraînement s’achève par un entraînement à la défense aérienne à la mer commun du 7 au 14 mars puis un entraînement au raid amphibie du 15 au 19 mars, la 2ème DT protégeant la 10ème DCT qui attaquait le port de Dakar. La 10ème DCT, la 2ème DT et le pétrolier-ravitailleur La Baïse quittent Dakar le 22 mars, relâchent à Casablanca du 27 au 30 mars avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 4 avril 1948.

Le Kabyle et ses trois compères de la 2ème DT quittent Mers-El-Kébir le 11 avril pour un entraînement de division qui s’achève le 14 mai, la division faisant escale à Alger du 15 au 20 mai avant de rallier Mers-El-Kébir le lendemain.

Le Kabyle est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 22 mai au 12 juin, sortant pour essais les 13 et 14 juin avant remise en condition du 16 au 30 juin en compagnie du Sakalave et du Bambara.

Il sort ensuite en compagnie du Bambara pour les essais (5 et 6 juillet) et  la remise en condition (8 au 22 juillet) du Tonkinois. Le Kabyle et Le Tonkinois sortent pour les essais (27 et 28 juillet) et  la remise en condition (30 juillet au 12 août) du Sakalave, les trois torpilleurs disponibles de la 2ème DT participent ensuite aux essais (18 et 19 août) et à  la remise en condition (21 août au 2 septembre) du Bambara, la 2ème DT ralliant Mers-El-Kébir le 3 septembre, passant aussitôt aux effectifs de guerre et se préparant à sortir pour toute opération.

11-Torpilleurs d’escadre (35)

Le Flibustier

Le torpilleur d'escadre Le Flibustier en achèvement à flot

Le torpilleur d’escadre Le Flibustier en achèvement à flot

-Le Flibustier est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) installés à La Seyne sur Mer (Var) le 11 mars 1938 et lancé le 14 décembre 1939 avant de subir une période d’armement à flot.

Le 8 septembre 1940, le Flibustier quitte La Seyne sur Mer, traversant la rade pour rallier Toulon afin de remplir ses soutes pour rallier son port d’armement en l’occurence Lorient. Le torpilleur d’escadre quitte Toulon le 9 septembre 1940, fait escale à Casablanca du 13 au 17 septembre avant de rallier Lorient le 20 septembre 1940, quatre jours après son compère Corsaire.

Le torpilleur d’escadre Le Flibustier est officiellement admis au service actif le 18 janvier 1941.

Le Flibustier et le Corsaire quittent Lorient le 19 janvier pour rallier le port belge d’Anvers le 21 où ils retrouvent le cuirassé Richelieu qui était alors en pleine traversée de longue durée avant son admission au service actif.

Les trois navires sont ainsi à  Rotterdam du 23 au 25 janvier, à Bergen du 28 janvier au 2 février, à Aberdeen du 5 au 8 février, à Douvres du 13 au 15 février, à Southampton du 19 au 21 février avant un retour à Brest le 23 février 1941.

Les torpilleurs d’escadre Flibustier et Corsaire quittent Brest le 1er mars en compagnie du Richelieu, les trois navires ralliant Toulon le 14 mars après des escales à Bordeaux, Lisbonne et Casablanca.

Le cuirassé étant indisponible du 23 août au 5 octobre 1941, les deux torpilleurs vont se partager la période d’indisponibilité pour leur entretien et les permissions d’été de l’équipage.

Le Flibustier après avoir effectué une école à feux du 25 août au 4 septembre, fait escale à La Ciotat du 5 au 8 septembre avant de rentrer à Toulon le lendemain 9 septembre 1941.
Il est ensuite indisponible du 14 septembre au 5 octobre, sortant pour essais du 6 au 9 octobre et pour remise en condition du 11 au 25 octobre en compagnie du Richelieu et du Corsaire, le cuirassé et ses deux torpilleurs d’escadre faisant escale à Nice du 26 au 30 octobre puis à Marseille du 1er au 4 novembre, rentrant à Toulon le lendemain 5 novembre 1941.

Le Flibustier et le Corsaire vont participer à la croisière de la Division Navale Française (DNF) en Amérique du Sud, la DNF quittant Toulon le 7 janvier 1942 et rentrant dans le Var le 25 avril 1942, les deux torpilleurs passant au bassin pour inspection et entretien après un tel périple.

Le Flibustier est ainsi mis au sec du 11 au 22 mai, sortant pour essais du 23 au 26 mai puis pour remise en condition du 28 mai au 7 juin en compagnie du Corsaire, les deux torpilleurs d’escadre   rentrant à Toulon le lendemain 8 juin 1942.

Après une école à feux du 13 au 19 juin, les torpilleurs Flibustier et Corsaire participent aux essais (23 juin au 2 juillet) et à la remise en condition (3 au 21 juillet) du Richelieu, les deux torpilleurs d’escadre étant ensuite indisponible pour permissions d’été de l’équipage du 22 juillet au 17 août 1942. Le Flibustier et le Corsaire sortent pour essais et remise en condition du 18 au 30 août et du 2 au 12 septembre.

Les torpilleurs d’escadre Flibustier et Corsaire accompagnent ensuite le Richelieu dans une école à feux au polygone de Rufisque, les trois navires quittant Toulon le 14 septembre, arrivant  à Dakar le  27, s’exerçant du 1er au 23 octobre, quittant Dakar le 1er novembre pour rentrer à Toulon le 17 novembre via Casablanca et Gibraltar.

Du 12 janvier au 18 mai 1943, le Richelieu est immobilisé à Toulon pour un grand carénage, laissant le Flibustier et le Corsaire sans navire à protéger.

Les deux torpilleurs ne vont pas pour autant rester à quai et vont multiplier les sorties d’entrainement, des sorties comparables à des «entrainement de division». Les deux torpilleurs d’escadre sont ainsi à la mer du 15 janvier au 10 mars et du 21 mars au 1er mai 1943.

Après une école à feux du 8 au 15 mai et une escale à Sète du 16 au 19 mai, les torpilleurs Flibustier et Corsaire rentrent à Toulon le 20, participant  ensuite aux essais (21 au 27 mai) et à la remise en condition (3 au 27 juin) du cuirassé après son petit carénage.

Le Flibustier et le Corsaire sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 28 juin au 17 juillet, sortant pour essais du 18 au 20 juillet et pour remise en condition du 22 juillet au 6 août 1943.

Le 15 janvier 1944, le Richelieu quitte Toulon pour subir un grand carénage à Brest et ce jusqu’au 18 novembre, étant mis au bassin du 24 janvier au 2 octobre. Les deux torpilleurs suivent le cuirassé et vont donc être déployés à Brest durant l’immobilisation du cuirassé.

Ils vont eux aussi subir un grand carénage, le premier de leur carrière. Alors que le Corsaire est immobilisé pour grand carénage, le Flibustier sort pour entrainement, effectuant une école à feux du 27 janvier au 3 février, faisant escale à Lorient du 4 au 8 février avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 9 au 16 février, le torpilleur rentrant à Brest le lendemain 17 février 1941.

Le Flibustier subit ensuite à son tour un grand carénage, étant échoué au bassin Tourville du 21 février au 18 mars.

Outre une remise en état totale, le torpilleur d’escadre reçoit une suite électronique complète avec un Asdic, un radar de navigation et un radar de veille combinée. Sa DCA est également modernisée avec la modification des tourelles de 130mm pour tirer contre avions et un renforcement de la défense contre-avions légère, le Flibustier sortant avec dix canons de 37mm Schneider modèle 1941 en cinq affûts doubles modèle 1943.

Remis à flot le 18 mars, il subit une période de travaux complémentaires à quai avant d’être armé pour essais le 29 mars. Il sort pour ses essais réglementaires du 30 mars au 2 avril puis pour sa remise en condition du 4 au 18 avril à chaque fois en compagnie de son sister-ship Corsaire, les deux navires faisant escale à Lorient du 19 au 23 avril, à Saint Nazaire du 24 au 28 avril et à La Pallice du 29 avril au 3 mai, rentrant à Brest le lendemain.

Alors que le Richelieu est toujours immobilisé pour grand carénage, ses deux torpilleurs d’escadre poursuivent leur carrière opérationnelle en sortant pour entrainement du 11 mai au 12 juin 1944, date de leur retour à Brest.

Le Flibustier sort pour école à feux du 16 au 24 juin, faisant escale à Saint-Malo du 25 au 30 juin avant de rentrer à Brest le lendemain.

Le Flibustier est indisponible pour permissions de l’équipage du 5 au 26 juillet, sortant pour essais du 27 au 30 juillet et pour remise en condition du 1er au 15 août, à chaque fois en compagnie du Corsaire, les deux navires rentrant à Brest le lendemain 16 août 1944.

Le Flibustier et le Corsaire sortent à nouveau pour entrainement du 23 août au 13 octobre puis du 20 octobre au 8 novembre, les deux navires faisant escale à Lorient du 9 au 13 novembre, rentrant le lendemain  à Brest.

Le Flibustier et le Corsaire participent ensuite aux essais (21 novembre au 3 décembre) et à la remise en condition (12 au 24 décembre) du Richelieu dans le Golfe de Gascogne avant une remise en condition au large de l’AOF du 11 janvier au 27 février.

Le cuirassé et les deux torpilleurs quittent l’AOF le 1er mars 1945, font escale à Casablanca du 4 au 7 mars avant de gagner Brest le 10 mars pour débarquer ses Dewoitine HD-780 de chasse. Après ravitaillement, ils cinglent sur Toulon, fait escale à Gibraltar du 13 au 15 mars avant de rentrer à destination le 18 mars 1945.

Du 24 mai au 10 juillet 1945, les deux torpilleurs d’escadre participent à la croisière de représentation du cuirassé Richelieu en Afrique du Nord.

Le Flibustier sort pour entrainement au combat antisurface du 18 au 27 juillet puis pour entrainement à la défense aérienne à la mer du 30 juillet au 4 août, rentrant le lendemain à Toulon pour sa période d’indisponibilité estivale qui s’étend du 6 au 27 août, le Flibustier sortant pour essais du 28 au 31 août et pour remise en condition du 2 au 12 septembre en compagnie du Corsaire (pleinement opérationnel) et du Richelieu (qui venait d’achever sa période d’indisponibilité estivale).

Après une escale à Bastia du 13 au 17 septembre, le cuirassé et ses deux torpilleurs d’escorte reprennent la mer pour un entrainement au combat de nuit du 18 au 23 septembre puis après ravitaillement auprès de l’Adour enchainent par un entrainement à la défense aérienne du mer du 24 septembre au 4 octobre, rentrant à Toulon le 10 après une escale à Nice du 5 au 9 octobre.

Du 17 janvier au 8 février 1946, le Richelieu subit un petit carénage à Toulon, laissant les torpilleurs Flibustier et Corsaire sortir seuls du 20 au 31 janvier pour un entrainement au combat antisurface, les deux navires faisant escale à La Ciotat du 1er au 4 février avant de rallier Toulon le lendemain le .

Le Corsaire et Le Flibustier sortent ensuite pour les essais (9 au 12 février) du Richelieu avant de reprendre une activité habituelle.

Le Flibustier et le Corsaire sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 5 au 26 juillet, sortant pour essais du 27 au 30 juillet puis pour remise en condition du 1er au 16 août, les trois navires rentrant le lendemain à Toulon.

Du 29 octobre au 10 novembre 1946, le Richelieu indisponible après un entrainement au large de Dakar et ses deux torpilleurs subissent également une période d’entretien à flot.

Le Flibustier commence l’année 1947 en accompagnant le Richelieu dans un entrainement aviation du 5 au 15 janvier avant une escale à Nice du 16 au 20 janvier et un entrainement à la défense aérienne à la mer du 21 au 31 janvier, rentrant à Toulon le lendemain 1er février.

Le 5 février 1947, des émeutes antifrançaises frappent la ville d’Iskenderun, l’ancienne Alexandretta du temps de la domination française faisant quatre morts. La marine nationale décide d’effectuer une démonstration de force pour mettre la pression sur le gouvernement turc qui se montrera d’abord réticent à réprimer ses émeutes.

Le Flibustier va donc accompagner le Richelieu dans cette démonstration de force qui verra cette puissante escadre française rester sur zone du 12 au 27 février 1947, envoyant un signal fort et clair aux autorités turques.  Après une escale à Beyrouth du 28 février au 3 mars 1947, cette escadre occasionnelle rentre à Toulon le 7 mars 1947.

Le Flibustier subit à son tour son grand carénage, étant échoué au bassin Vauban n°6 du 9 mars au 20 avril. Armé pour essais le 25 avril, le torpilleur d’escadre effectue ses essais réglementaires du 26 au 29 avril avant de rallier Nice le 1er mai où il retrouve le Richelieu et le Corsaire. Les trois navires sortent pour sa remise en condition du 5 au 21 mai, le cuirassé et ses deux torpilleurs rentrant à Toulon le lendemain.

Les torpilleurs Casque et Flibustier participent à la revue navale du 14 juillet 1947 en compagnie de leur protégé. Profitant de la période d’indisponibilité du Richelieu (2 août au 14 septembre), le Flibustier et le Corsaire sont indisponibles du 2 au 23 août, sortant pour essais et remise en condition du 25 août au 12 septembre, date de leur retour à Toulon.

Le 16 septembre 1947, le Richelieu quitte Toulon pour rallier Dakar le 23 septembre. Le 25 septembre, il entame son école à feux mais le 27 septembre, le canon de 380mm n°2 (tourelle I) explose tuant ou blessant ses servants (bilan final : 9 morts et 24 blessés graves). Le cuirassé regagne Dakar le 29 septembre où les corps sont débarqués et transportés en France. Le cuirassé arrive à Brest le 7 octobre 1947 et est en travaux jusqu’au 17 décembre.

Durant l’immobilisation de leur protégé, les torpilleurs Flibustier et Corsaire sortent pour entrainement du 10 au 25 octobre avec école à feux et entrainement au combat antisurface puis à nouveau du 2 au 12 novembre pour un entrainement à la défense aérienne à la mer et du 20 novembre au 2 décembre pour un entrainement à la lutte ASM contre le sous-marin Casabianca.

Après une période d’entretien à flot du 3 au 12 décembre, les deux torpilleurs d’escadre participent aux essais du Richelieu du 19 au 31 décembre 1947, quittant Brest en sa compagnie le 4 janvier pour rallier Toulon le 12 janvier 1948.

Le Richelieu étant immobilisé pour entretien à flot du 18 mai au 12 juin, les deux torpilleurs subissent également des travaux mais seulement du 19 au 31 mai, sortant ensuite pour entrainement du 1er au 10 juin, date de leur retour à Toulon.

Les deux torpilleurs d’escadre participent ensuite aux essais et à la remise en condition du 18 au 30 juin du Richelieu avant de l’accompagner à Rufisque du 17 au 30 juillet, le cuirassé parti avec ses torpilleurs de Toulon le 3 juillet y rentrant le 12 août.

Le 20 août, le cuirassé Richelieu est armé aux effectifs de guerre, recevant une peinture plus discrète avec des consignes de discrétion lumineuse maximales, tout comme naturellement ses torpilleurs d’escorte. Ils sortent pour amariner les réservistes et les rappelés du 21 au 30 août, faisant escale à Nice du 31 août au 3 septembre, rentrant à Toulon le 4 septembre 1948.

Caractéristiques techniques de la classe Le Hardi

Déplacement : 1772 tW en charge normale (soit 1797 tonnes métriques), 1982.40 tonnes en surcharge qui peut atteindre au maximum 2577.40 tonnes.

Dimensions :  longueur hors tout : 117.20m longueur entre perpendiculaires 111.59m largeur au fort : 11.10m largeur à la flottaison : 11.06m tirant d’eau avant au déplacement normal : 2.99m tirant d’eau arrière au déplacement normal : 3.79m tirant d’eau arrière au déplacement en charge 4.20m

Propulsion :  deux groupes de turbines (Rateau pour les torpilleurs Fleuret Epée Lansquenet Le Flibustier;Parson pour les Le Hardi Mameluk Casque Le Corsaire)  composées pour chacun d’une turbine à haute pression, d’une turbine à moyenne pression, d’une turbine à basse pression plus une turbine de croisière.

Elles sont alimentées en vapeur par quatre chaudières Sural-Penhoët à foyer sous pression timbrées à 35kg/cm² avec une température de surchauffe de 385°.

La puissance dévellopée peut varier de 58000 à 66000ch. Après réducteur, les turbines entrainent deux hélices tripales de 3.3m de diamètre

Performances : vitesse maximale théorique 37 noeuds vitesse maximale en service courant 34 noeuds distance franchissable 1900 miles nautiques à 25 noeuds, 3100 miles nautiques à 10 noeuds

Armement :

(Configuration originelle) :

6 canons de 130mm (5.1 pouces) modèle 1932 répartis en deux tourelles doubles (une avant et deux arrières) modèle 1935; deux canons de 37mm Contre-Avions Simples (CAS) modèle 1925;quatre mitrailleuses de 13.2mm Hotchkiss modèle 1929 en deux affûts doubles; Sept tubes lance-torpilles de 550mm en une plate-forme axiale triple et deux plate-formes latérales doubles; deux grenadeurs de sillage avec six grenades Guiraud modèle 1922 de 260kg avec une charge militaire composée de 200kg de tolite et Drague type C

(Configuration septembre 1948) :

Les tourelles doubles de 130mm ont toutes été modifiées contre avions, devenant les tourelles modèle 1935 modifié 1943 (mod 1935/43); la DCA légère à été portée à dix canons de 37mm Schneider modèle 1941 en cinq affûts doubles modèle 1943 et des grenades ASM plus légères embarquées.

Equipage :  187 officiers et marins

11-Torpilleurs d’escadre (34)

Le Corsaire

Le torpilleur d'escadre Le Corsaire en achèvement à flot

Le torpilleur d’escadre Le Corsaire en achèvement à flot

-Le Corsaire est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) installés à La Seyne sur Mer le 31 mars 1938 et lancé le 14 novembre 1939 avant de connaître une période d’achèvement à flot qui s’achève le 5 septembre 1940 quand il traverse la rade pour se ravitailler en carburant.

Il met alors cap sur Lorient, faisant escale à Casablanca du 9 au 13 septembre avant de rallier Lorient le 16 septembre 1940 où il est rejoint peu après par son sister-ship Flibustier.

Le torpilleur d’escadre Le Corsaire est officiellement admis au service actif le 18 janvier 1941

Le Corsaire et le Flibustier quittent Lorient le 19 janvier pour rallier le port belge d’Anvers le 21 retrouvant leur protégé, le cuirassé Richelieu qui était alors en pleine traversée de longue durée avant son admission au service actif.

Les trois navires sont ainsi à  Rotterdam du 23 au 25 janvier, à Bergen du 28 janvier au 2 février, à Aberdeen du 5 au 8 février, à Douvres du 13 au 15 février, à Southampton du 19 au 21 février avant un retour à Brest le 23 février 1941.

Les torpilleurs d’escadre Corsaire et Flibustier quittent Brest le 1er mars en compagnie du Richelieu, les trois navires ralliant Toulon le 14 mars après des escales à Bordeaux, Lisbonne et Casablanca.

Comme leurs six autres sister-ships, les torpilleurs Corsaire et Flibustier vont suivre le Richelieu comme son ombre pour lui offrir une protection ASM, une protection antisurface et antiaérienne rapprochée.

Les deux torpilleurs d’escadre accompagnent ainsi le Richelieu à son école à feux à Rufisque du 20 juillet au 22 août (date du départ et du retour à Toulon).

Le cuirassé étant indisponible du 23 août au 5 octobre 1941, les deux torpilleurs vont se partager la période d’indisponibilité.

Le Corsaire est ainsi indisponible du 23 août au 13 septembre pour entretien et permissions de l’équipage, sortant pour essais du 14 au 17 septembre puis pour remise en condition du 19 septembre au 3 octobre.

Le Corsaire participe ensuite aux essais (6 au 9 octobre) et à la remise en condition (11 au 25 octobre) du cuirassé et de son compère Flibustier, le cuirassé et ses deux torpilleurs d’escadre faisant escale à Nice du 26 au 30 octobre puis à Marseille du 1er au 4 novembre, rentrant à Toulon le lendemain 5 novembre 1941.

Le Corsaire et le Flibustier vont participer à la croisière de la Division Navale Française (DNF) en Amérique du Sud, la DNF quittant Toulon le 7 janvier 1942 et rentrant dans le Var le 25 avril 1942, les deux torpilleurs passant au bassin pour inspection et entretien après un tel périple.

Le Corsaire est ainsi échoué au bassin Vauban (n°6) du 30 avril au 10 mai pour inspection, grattage et peinture de la coque sans oublier des travaux de maintenance courant qui avaient été perturbés par la croisière.

Il sort pour essais du 11 au 15 mai puis pour remise en condition du 17 au 21 mai, retrouvant ensuite son compère Flibustier pour ses essais du 23 au 26 mai puis pour sa remise en condition du 28 mai au 7 juin, rentrant à Toulon le lendemain 8 juin 1942.

Après une école à feux du 13 au 19 juin, les torpilleurs Corsaire et Flibustier participent aux essais (23 juin au 2 juillet) et à la remise en condition (3 au 21 juillet) du Richelieu, les deux torpilleurs d’escadre étant ensuite indisponible pour permissions d’été de l’équipage du 22 juillet au 17 août 1942. Le Corsaire et le Flibustier sortent pour essais et remise en condition du 18 au 30 août et du 2 au 12 septembre.

Durant cette immobilisation estivale, le Corsaire comme le Flibustier voient leur DCA être modernisée, les canons de 37mm modèle 1925 et les mitrailleuses de 13.2mm modèle 1929 sont remplacés par six canons de 37mm Schneider modèle 1941 en trois affûts doubles modèle 1943 et deux canons de 25mm modèle 1939-40 en affûts simples.

Les torpilleurs d’escadre Corsaire et Flibustier accompagnent ensuite le Richelieu dans une école à feux au polygone de Rufisque, les trois navires quittant Toulon le 14 septembre, arrivant  à Dakar le  27 septembre, s’exerçant du 1er au 23 octobre, quittant Dakar le 1er novembre pour rentrer à Toulon le 17 novembre via Casablanca et Gibraltar.

Du 12 janvier au 18 mai 1943, le Richelieu est immobilisé à Toulon pour un grand carénage, laissant le Corsaire et le Flibustier sans navire à protéger.

Les deux torpilleurs ne vont pas pour autant rester à quai et vont multiplier les sorties d’entrainement, des sorties comparables à des «entrainement de division» que mènent leurs prédécesseurs Bourrasque et l’Adroit.

Le Corsaire et le Flibustier effectuent une école à feux du 15 au 22 janvier, faisant escale à Port-Vendres du 23 au 27 janvier avant un entrainement de défense aérienne à la mer du 28 janvier au 3 février et une escale à Marseille du 4 au 10 février.

Après un entrainement au combat antisurface du 11 au 20 février, les deux torpilleurs font escale à Tanger du 21 au 25 février avant un entrainement anti-sous-marin, le sous-marin Minerve de la 12ème DSM servant de plastron aux torpilleurs du 26 février au 4 mars, les deux torpilleurs et le sous-marin faisant escale à Oran du 5 au 9 mars, les deux torpilleurs rentrant à Toulon le 10 mars 1943.

Le Corsaire et le Flibustier sortent à nouveau pour entrainement à partir du 21 mars, les deux torpilleurs effectuant une école à feux du 21 au 29 mars avant une escale à Sète du 30 mars au 2 avril avant un entrainement au combat antisurface du 3 au 10 avril, une escale à Calvi du 11 au 15 avril avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 16 au 22 avril, les deux torpilleurs mouillant aux salins d’Hyères du 23 au 30 avril avant de rentrer le lendemain 1er mai 1943 à Toulon.

Les deux torpilleurs escortant en temps normal le Richelieu sortent pour une école à feux du 8 au 15 mai, faisant escale à Sète du 16 au 19 mai avant de rentrer à  Toulon le lendemain 20 mai. Ils participent ensuite aux essais (21 au 27 mai) et à la remise en condition (3 au 27 juin) du cuirassé après son petit carénage.

Le Corsaire et le Flibustier sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 28 juin au 17 juillet, sortant pour essais du 18 au 20 juillet et pour remise en condition du 22 juillet au 6 août 1943.
Le 15 janvier 1944, le Richelieu quitte Toulon pour subir un grand carénage à Brest jusqu’au 18 novembre. Les deux torpilleurs suivent le cuirassé et vont donc être déployés en Bretagne durant l’immobilisation du cuirassé.

Ils vont eux aussi subir un grand carénage, le premier de leur carrière. Le Corsaire à peine arrivé à Brest débarque ses munitions, vidange ses soutes avant d’être échoué au bassin Tourville du 23 janvier au 20 février 1944.

Outre une remise en état complète, le torpilleur d’escadre reçoit une suite électronique complète avec un Asdic, un radar de navigation et un radar de veille combinée. Sa DCA est également modernisée avec la modification des tourelles de 130mm pour tirer contre avions et un renforcement de la défense contre-avions légère, le Corsaire sortant avec dix canons de 37mm Schneider modèle 1941 en cinq affûts doubles modèle 1943.

Le Corsaire est armé pour essais le 2 mars 1944, sortant aux essais du 2 au 5 mars puis pour remise en condition du 7 au 21 mars, rentrant le lendemain à Brest. Il participe ensuite aux essais (30 mars au 2 avril) et à la remise en condition (4 au 18 avril) du Flibustier qui l’avait remplacé dans le bassin Tourville, les deux navires faisant escale à Lorient du 19 au 23 avril, à Saint-Nazaire du 24 au 28 avril et à La Pallice du 29 avril au 3 mai, rentrant à Brest le lendemain.

Le Corsaire et le Flibustier quittent Brest le 11 mai 1944 pour une école à feux jusqu’au 18 mai quand les deux navires font escale à Lorient du 19 au 22. Après un entrainement à la défense aérienne à la mer du 23 au 30 mai, les deux torpilleurs font relâche à Nantes du 31 mai au 3 juin avant un entrainement antisurface du 4 au 11 juin, les deux navires rentrant à Brest le lendemain.

Le Corsaire est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 13 juin au 4 juillet 1944, sortant pour essais du 5 au 8 juillet puis pour remise en condition du 10 au 24 juillet. Il participe ensuite aux essais (27 au 30 juillet) et à la remise en condition (1er au 15 août) du Flibustier, les deux navires rentrant à Brest le lendemain.

Le 23 août 1944, les torpilleurs Corsaire et Flibustier appareillent pour un nouvel entrainement avec une école à feux du 23 au 30 août avant une escale à Lorient du 31 août au 3 septembre et un entrainement au combat antisurface du 4 au 12 septembre.

Après une escale à Biaritz du 13 au 17 septembre, les deux torpilleurs subissent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 18 au 27 septembre, faisant escale à La Pallice du 28 septembre au 2 octobre avant un entrainement ASM avec le sous-marin Sfax du 3 au au 13 octobre, date à laquelle les deux torpilleurs rentrent à Brest.

Le Corsaire et le Flibustier sont à nouveau à la mer pour une école à feux du 20 au 27 octobre puis pour un entrainement à la défense aérienne du 29 octobre au 8 novembre, faisant escale à Lorient du 9 au 13 novembre, rentrant le lendemain  à Brest.

Le Corsaire et le Flibustier participent ensuite aux essais (21 novembre au 3 décembre) et à la remise en condition (12 au 24 décembre) du Richelieu dans le Golfe de Gascogne avant une remise en condition au large de l’AOF du 11 janvier au 27 février.

Le cuirassé et les deux torpilleurs quittent l’AOF le 1er mars 1945, font escale à Casablanca du 4 au 7 mars avant de gagner Brest le 10 mars pour débarquer ses Dewoitine HD-780 de chasse. Après ravitaillement, ils cinglent sur Toulon, fait escale à Gibraltar du 13 au 15 mars avant de rentrer à destination le 18 mars 1945.

Du 24 mai au 10 juillet 1945, les deux torpilleurs d’escadre participent à la croisière de représentation du cuirassé Richelieu en Afrique du Nord.

Alors que le Richelieu connait sa période d’indisponibilité estivale (15 juillet au 27 août), le Corsaire est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 15 juillet au 5 août, sortant aux essais du 6 au 9 août et pour remise en condition du 11 au 25 août.

Le Corsaire participe ensuite aux essais (28 au 31 août) et à la remise en condition (2 au 12 septembre) du Flibustier et du Richelieu. Après une escale à Bastia du 13 au 17 septembre, ils reprennent la mer pour un entrainement au combat de nuit du 18 au 23 septembre puis après ravitaillement auprès de l’Adour, un entrainement à la défense aérienne du mer du 24 septembre au 4 octobre, rentrant à Toulon le 10  après une escale à Nice du 5 au 9 octobre.

Du 17 janvier au 8 février 1946, le Richelieu subit un petit carénage à Toulon, laissant les torpilleurs Casque et Flibustier sortir seuls du 20 au 31 janvier pour un entrainement au combat antisurface, les deux navires faisant escale à La Ciotat du 1er au 4 février avant de rallier Toulon le lendemain. Le Corsaire et Le Flibustier sortent ensuite pour les essais (9 au 12 février) du Richelieu avant de reprendre une activité habituelle.

Le Corsaire et le Flibustier sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 5 au 26 juillet, sortant pour essais du 27 au 30 juillet puis pour remise en condition du 1er au 16 août, les trois navires rentrant le lendemain à Toulon.

Du 29 octobre au 10 novembre 1946, le Richelieu est indisponible après un entrainement au large de Dakar et ses deux torpilleurs subissent également une période d’entretien.

Le Corsaire commence l’année 1947 par un grand carénage. Il débarque ses munitions et vidange ses soutes avant d’être échoué au bassin Vauban n°6 du 5 janvier au 12 février 1947 pour une remise en état complète et une modernisation de l’électronique.

Remis à flot, il subit des travaux complémentaires avant d’être armé pour essais le 22 février, sortant pour essais du 23 au 26 février avant sa remise en condition du 28 février au 15 mars 1947.

Le Corsaire sort une école à feux du 20 au 27 mars avant une escale à Sète du 28 mars au 2 avril et un retour à Toulon le 3 avril. Il participe ensuite aux essais (5 au 9 avril) et à la remise en condition du Richelieu (12 au 30 avril) en compagnie du Chateaurenault.

Le Richelieu et le Corsaire sont rejoints à Nice le 1er mai par le Flibustier qui «remplace» le Chateaurenault qui est rentré à Toulon dès le 1er mai pour subir lui aussi un grand carénage. Après trois jours d’escale jusqu’au 4 mai, le Richelieu, le Corsaire et le Flibustier sortent pour remise en condition du Flibustier du 5 au 21 mai 1947, les trois navires rentrant le lendemain  à Toulon.

Les torpilleurs Corsaire et Flibustier participent à la revue navale du 14 juillet 1947 en compagnie de leur protégé. Profitant de la période d’indisponibilité du Richelieu (2 août au 14 septembre), le Corsaire et le Flibustier sont indisponibles du 2 au 23 août, sortant pour essais et remise en condition du 25 août au 12 septembre, date de leur retour à Toulon.

Le 16 septembre 1947, le Richelieu quitte Toulon pour rallier Dakar le 23 septembre. Le 25 septembre, il entame son école à feux mais deux jours plus tard, le 27 septembre, le canon de 380mm n°2 (tourelle I) explose tuant ou blessant ses servants (bilan final : 9 morts et 24 blessés graves). Le cuirassé regagne Dakar le 29 septembre où les corps sont débarqués et transportés en France. Le cuirassé arrive à Brest le 7 octobre 1947 et est en travaux jusqu’au 17 décembre.
Durant l’immobilisation de leur protégé, les torpilleurs Corsaire et Flibustier sortent pour entrainement du 10 au 25 octobre avec école à feux et entrainement au combat antisurface puis à nouveau du 2 au 12 novembre pour un entrainement à la défense aérienne à la mer et du 20 novembre au 2 décembre pour un entrainement à la lutte ASM contre le sous-marin Casabianca.

Après une période d’entretien à flot du 3 au 12 décembre, les deux torpilleurs d’escadre participent aux essais du Richelieu du 19 au 31 décembre 1947, quittant Brest en sa compagnie le 4 janvier pour rallier Toulon le 12 janvier 1948.

Le Richelieu étant immobilisé pour entretien à flot du 18 mai au 12 juin, les deux torpilleurs subissent également des travaux mais seulement du 19 au 31 mai, sortant ensuite pour entrainement du 1er au 10 juin, date de leur retour à Toulon.

Les deux torpilleurs d’escadre participent ensuite aux essais et à la remise en condition du 18 au 30 juin du Richelieu avant de l’accompagner à Rufisque du 17 au 30 juillet, le cuirassé parti avec ses torpilleurs de Toulon le 3 juillet y rentrant le 12 août.

Le 20 août, le cuirassé Richelieu est armé aux effectifs de guerre, recevant une peinture plus discrète avec des consignes de discrétion lumineuse maximales, tout comme naturellement ses torpilleurs d’escorte. Ils sortent pour amariner les réservistes et les rappelés du 21 au 30 août, faisant escale à Nice du 31 août au 3 septembre, rentrant à Toulon le 4 septembre 1948.

11-Torpilleurs d’escadre (33)

Le Lansquenet

Le torpilleur Lansquenet en 1940

Le torpilleur Lansquenet en 1940

-Le Lansquenet est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde (FCG) sis à Bordeaux le 17 décembre 1936 et lancé 20 mai 1939 avant de subir une période d’achèvement à flot qui se termine le 15 mars 1940 quand il quitte Bordeaux pour rallier Lorient son port d’armement où il retrouve son sister-ship Fleuret avec lequel il va escorter le croiseur de bataille de Strasbourg.

Le torpilleur d’escadre Lansquenet est officiellement admis au service actif le 6 août 1940.

Le Lansquenet et le Fleuret quittent Lorient le 7 août 1940, les deux torpilleurs faisant escale à Lisbonne du 10 au 13 août puis à Casablanca du 15 au 18 avant de rallier Toulon le 22 août 1940.

Le lendemain, les deux torpilleurs sortent pour la première fois en mer en compagnie de leur protégé, le croiseur de bataille Strasbourg, les trois navires étant en mer du 23 août au 7 septembre, faisant escale à Marseille du 8 au 12 septembre avant de rallier Toulon le lendemain 13 septembre 1940.

Du 20 mars au 4 mai 1941, le Strasbourg est immobilisé pour un petit carénage. Le Lansquenet sort en compagnie du Fleuret pour entrainement du 21 mars au 2 avril, du 9 au 17 avril et du 20 au 28 avril, rentrant le lendemain 29 avril 1941 à Toulon.

Le Lansquenet sort pour une école à feux du 5 au 12 mai, participant ensuite à la remise en condition du Fleuret du 16 au 21 mai 1941, date à laquelle les deux torpilleurs rentrent à Toulon. Le Lansquenet et le Fleuret participent ensuite aux essais (23 au 30 mai) et à la remise en condition du Strasbourg  (4 au 12 juin) avant de reprendre une activité classique, suivant comme son ombre le croiseur de bataille.

Comme le Strasbourg, Le Lansquenet et le Fleuret sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 15 juillet au 12 août, sortant ensuite en compagnie du Strasbourg pour essais (13 au 18 août) et pour remise en condition (20 août au 2 septembre), remise en condition suivit d’un entrainement à Rufisque du 16 septembre au 4 octobre, les trois navires étant de retour à Toulon le 22 octobre 1941.

Le Strasbourg subissant un petit carénage du 17 décembre 1941 au 12 mai 1942, les torpilleurs Fleuret et Lansquenet vont continuer leur entrainement seul après une période de travaux à flot du 18 décembre 1941 au 4 janvier 1942.

Les deux torpilleurs d’escadre sortent pour essais du 5 au 8 janvier puis pour remise en condition du 10 au 25 janvier, mouillant aux salins d’Hyères du 26 au 31 janvier avant de rentrer à Toulon le lendemain 1er février 1942.

Le Lansquenet et le Fleuret sort successivement pour entrainement du 8 février au 18 mars puis du 27 mars au 4 mai, les deux torpilleurs d’escadre  faisant escale à Alger du 5 au 8 mai et à Oran du 9 au 14 mai avant de rentrer à Toulon le 15 mai 1942.

Le Fleuret et le Lansquenet participent ensuite aux essais (13 au 20 mai 4 au 12 juin) et à la remise en condition (17 juin au 4 juillet) du Strasbourg, les trois navires effectuant un entrainement au large de Dakar du 4 août au 4 septembre, quittant Dakar le 11 septembre pour rentrer à Toulon le 22 septembre 1942.

Du 3 mars au 12 avril 1943, le Strasbourg est indisponible suite à une avarie. Les Lansquenet et Fleuret sortent pour entrainement du 8 mars au 1er avril,, faisant escale à Sète du 2 au 6 avril avant de rentrer à Toulon le 7 avril 1943.

Le Lansquenet et le Fleuret participe aux essais du Strasbourg du 14 au 19 avril avant une remise en condition au large des côtes orientales de la Corse du 21 avril au 5 mai, les trois navires mouillant à Porto-Vecchio du 6 au 11 mai avant de rentrer à  Toulon le 13 mai 1943. Du 2 juin au 27 juillet, les trois navires s’entrainent au large de Dakar, rentrant à Toulon le 14 août.

Le Lansquenet effectue une école à feux du 21 au 30 août, rentrant à Toulon le lendemain avant de connaître sa période d’indisponibilité estivale du 3 au 21 septembre 1943.

Il sort ensuite pour essais et remise en condition du 22 septembre au 8 octobre en compagnie du Fleuret, le Strasbourg victime d’une avarie devant rentrer réparer à Toulon du 25 au 30 septembre pendant que les deux torpilleurs continuaient l’entrainement de leur côté avant d’être rejoints par le Strasbourg le 1er octobre.

Le Strasbourg victime d’un échouage à Dakar le 17 juin 1944 va rester immobilisé pour réparations jusqu’au 15 août 1945 à Bizerte. Le Lansquenet et le Fleuret vont accompagner le croiseur de bataille jusqu’à Bizerte le 2 août 1944 avant de rentrer à Toulon le 5 août 1944 pour subir un grand carénage.

Le Lansquenet sort pour entrainement du 12 au 22 août, faisant escale à Nice du 23 au 27 août avant de rallier Toulon le lendemain 28 août 1944.

Il subit ensuite à son tour un grand carénage en étant échoué dans le bassin Vauban n°6 du 9 septembre au 12 octobre pour une remise en état complète et une modernisation de l’électronique et de la DCA, cette dernière étant portée à dix canons de 37mm Schneider modèle 1941 en cinq affûts doubles modèle 1943.

Après une période de travaux à flot, le Lansquenet est armé pour essais le 26 octobre 1944, sortant du 27 au 30 octobre pour ses essais puis du 1er au 15 novembre pour sa remise en condition,les deux torpilleurs faisant escale à Nice du 16 au 20 novembre, à Bastia du 21 au 25 novembre, à Porto-Vecchio du 26 au 30 novembre, à Tunis du 2 au 7 décembre, à Sfax du 10 au 14 décembre, à Beyrouth du 18 au 21 décembre, à Bizerte du 24 au 27 décembre avant de rentrer à Toulon le 30 décembre 1944.

Le Lansquenet et le Fleuret quittent Toulon le 10 janvier 1945 pour un entrainement commun avec la 1ère DT jusqu’au 8 février, les six navires rentrant le lendemain à Toulon. Les Lansquenet et Fleuret sont à nouveau à la mer pour un entrainement en duo du 21 février au 5 avril 1945

Le 15 avril 1945, les deux torpilleurs d’escadre auraient du appareiller pour un entrainement de division mais le Fleuret est victime d’une avarie, laissant seul le Lansquenet sortir pour une école à feux du 15 au 23 avril, faisant escale à La Ciotat du 24 au 28 avril avant un entrainement au combat antisurface du 29 avril au 4 mai, rentrant le lendemain 5 mai 1945. Il participe ensuite aux essais (6 au 9 mai) et à la remise en condition (11 au 25 mai) du Fleuret.

Le 3 juin 1945, le Lansquenet et le Fleuret sortent à nouveau pour entrainement, entrainement qui occupe les deux torpilleurs jusqu’au 21 juillet, date du retour des deux navires à Toulon.

Le Lansquenet sort à nouveau pour une école à feux du 25 juillet au 5 août, rentrant à Toulon le lendemain 6 août. Il est ensuite indisponible du 12 août au 2 septembre, sortant pour essais (3 au 6 septembre) et remise en condition (8 au 15 septembre) à chaque fois en compagnie du Lansquenet.

Le 17 septembre 1945, les deux torpilleurs quittent Toulon pour rallier Bizerte et retrouver le Strasbourg avec lequel ils sortent pour essais du 22 au 27 septembre avant de reprendre l’entrainement par un exercice majeur.

En effet du 30 septembre au 15 octobre 1945, le croiseur de bataille Strasbourg s’entraine avec son sister-ship Dunkerque, les quatre torpilleurs d’escadre Le Hardi L’Epée Fleuret et Lansquenet, la 6ème DC (De Grasse Chateaurenault Guichen) et de la 2ème DCT composé des modernes et puissants Bayard Du Guesclin Turenne.

Après une escale à Mers-El-Kébir du 16 au 20 octobre, les deux croiseurs de bataille, les quatre torpilleurs d’escadre, les deux croiseurs De Grasse et Guichen et les trois contre-torpilleurs gagnent Dakar le 25 octobre pour une école à feu à Rufisque du 26 octobre au 12 novembre, rentrant tous à Toulon le 19 novembre 1945.

Le 17 août 1946, le croiseur de bataille Strasbourg appareille de Mers-El-Kebir pour une tournée dans les Caraïbes en compagnie de ses torpilleurs d’escadre Le Fleuret et Lansquenet et du pétrolier-ravitailleur La Baïse.

La jonction avec les croiseurs Suffren et Chateaurenault venus de Toulon se fait le 19 août au large de l’Espagne, la petite escadre manœuvrant ensemble avant de faire une première escale à Casablanca le 24 août avant de traverser d’une traite l’Atlantique, arrivant à Fort de France le 2 septembre 1946.

Il fait escale à Pointe à Pitre du 7 au 12 septembre, Kingston (Jamaïque) du 14 au 17 septembre, Veracruz (Mexique) du 19 au 22 septembre, La Nouvelle Orléans du 25 au 28 septembre, Miami du 30 septembre au 3 octobre 1946 avant de traverser l’Atlantique faisant escale à Dakar le 7 octobre 1946 avant de rentrer à Mers-El-Kebir le 12 octobre 1946 et d’être indisponible jusqu’au 5 décembre. Les trois navires sortent pour essais du 7 au 12 décembre suivit d’une remise en condition du 14 au 26 décembre 1946.

Alors que le Fleuret est en grand carénage, Le Lansquenet sort pour entrainement du 7 au 17 juillet, faisant escale à Alger du 18 au 23 juillet avant une école à feux du 24 au 30 juillet, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 31 juillet.

Il subit un grand carénage du 7 août au 4 septembre 1947, sortant pour essais les 5 et 6 septembre avant d’effectuer sa remise en condition du 8 au 12 septembre, le Lansquenet ralliant Bizerte le 14 septembre pour participer en compagnie du Fleuret aux essais du Strasbourg du 15 au 22 septembre puis à sa remise en condition du 27 septembre au 27 octobre en compagnie du Dunkerque et des croiseurs légers de la 8ème DC.

Jusqu’au 5 septembre 1948, le Fleuret et le Lansquenet vont suivre le Strasbourg et le jour où éclate le second conflit mondial, les deux torpilleurs sont à quai à Mers-El-Kébir en compagnie de leur protégé.