22-Armée de terre : armement et matériel (60)

Capotes et manteaux

Préambule

La capote est le vêtement de combat de tout soldat sauf des hommes montés (quelle soir leur arme ou leur subdivision d’arme) qui reçoivent le manteau, et de certains personnels motorisés qui disposent de tenues spéciales.

Le manteau est un vêtement qui ferme classiquement par une seule rangée de boutons alors que la capote en possède deux. Comme il y à toujours des exceptions, on verra que la capote modèle 1938 n’avait qu’une rangée de boutons.

En 1939, on trouve encore quelques capotes en bleu qu’il s’agisse des capotes modèle 1920, des capotes modèle 1915 voir de vénérables capotes Poiret.

La capote lourde et encombrante est vue par beaucoup de soldats comme un anachronisme. Le général Villeneuve était de cet avis et il décide de remplacer le manteau et la capote par un Manteau Toutes Armes modèle 1942.

De coupe moderne à une seule rangée de boutons or et argent, il donne un allure résolument moderne au soldat français qui peu à peu s’éloigne de la silhouette de son glorieux ainé pour écrire sa propre histoire.

Le modèle standard dit toutes saisons est en kaki mais il existe un modèle d’hiver fourré pour grands froids ainsi qu’un modèle blanc. On trouve également une version bleu foncé pour les chasseurs et les gendarmes.

Néanmoins, en septembre 1948, si les troupes d’active possèdent ce manteau, les mobilisés doivent se contenter des effets anciens modèles en attendant mieux…….. .

Capotes

La capote pour troupes à pied modèle 1920 est le vêtement de ce type le plus répandu en septembre 1939. de coupe croisée, il comporte deux rangées de six boutons, un crochet au col complétant la fermeture. On trouve deux poches sur le devant. Cette capote existe en bleu clair, en couleur moutarde, en kaki et en bleu foncé.

Le 12 septembre 1935, une décision ministérielle crée une tenue de sortie spécifique en drap kaki, la capote se porte alors col ouvert, le haut de chaque devant étant maintenu par le deuxième bouton opposé. Elle est adoptée sous le nom de modèle 1920/35.

Le 23 février 1939, les brides d’épaule sont rétablies pour la tenue de sortie mais sont passepoilées, la couleur garance concernant l’infanterie, les commis et ouvriers d’administration et les infirmiers militaires; le vert concerne les chars de combat et la Légion Etrangère; l’écarlate concerne l’artillerie et le génie et enfin le violet est porté par l’infanterie légère d’Afrique.

La capote modèle 1938 est destinée à remplacer le modèle 1920/35. de coupe droite à une rangée de cinq boutons de 25mm, un collet de plus grande dimension et le parement de manche passe à 100mm.Il existait une version de sortie passepoilée mais peu distribuée.

La capote modèle 1938 n’est distribuée qu’en petit nombre, le général Villeneuve décida comme nous l’avons vu de remplacer la capote et le manteau par le Manteau Toutes Armes. Les capotes produites vont être stockées et vont équiper les troupes mobilisées.

Manteaux

Le manteau pour troupes montées modèle 1920 existe en drap bleu clair et kaki. Ce dernier modèle est prévu à l’origine pour les troupes d’Afrique puis en réserve de mobilisation. Il comporte une seule rangée de six boutons avec deux autres boutons pour maintenir les pans relevés.

On trouve deux poches intérieures et deux poches latérales. Le collet est de forme chevalière avec un crochet pour le maintenir fermé. On trouve enfin une fente dans le dos et une doublure en lin sur le buste et aux manches.

Modifiée à plusieurs reprises sur des points de détail, elle sert de base à une tenue de sortie modèle 1920/35, subissant la même évolution que la capote que nous venons de voir (Décision Ministérielle du 12 décembre 1935).

Elle reçoit des pattes d’épaules et les parements de manches sont passepoilées avec le bleu ciel pour la cavalerie, le vert clair pour le Régiment Etranger Cavalerie, le garance pour le train des équipages et l’écarlate pour l’artillerie et le génie.

En 1938, apparaît un manteau pour troupes montées. Ce manteau modèle 1938 à cinq boutons, des parements bottes sur les manches plus grand et des volets de dissimulation sur le collet va connaître le même sort que la capote apparue la même année soit une diffusion restreinte au moment de son apparition et plus importante au moment de la mobilisation en août et surtout en septembre 1948.

Effets longs spécifiques

-Le surtout en toile avec doublure amovible en drap modèle 1935 est destiné aux conducteurs des véhicules automobile. Fermé par cinq boutons d’uniforme de 20mm de diamètre peint en kaki mat, il est doublé en drap kaki cardé ou dans les teintes grises.

Un temps, il est également mis en œuvre par les motocyclistes jusqu’à distribution du paletot modèle 1938. En dépit de l’apparition du MTA, le surtout reste largement distribué notamment aux conducteurs du train.

-Le manteau à capuchon modèle 1935 à été initialement mis au point pour les équipages de side-cars et les personnels de toutes armes transportés en véhicules mais combattant à pied comme les artilleurs, les dragons ou les chasseurs portés.

De couleur kaki, il est développé dans une version bleu foncé pour les chasseurs alpins, ce manteau à quatre boutons devenant un élément de leur tenue de sortie. Juste retour des choses puisque le modèle 1935 est issu en droite ligne du modèle 1892 développé spécifiquement pour les chasseurs alpins.

-La gandourah est un vêtement traditionnel utilisé principalement par les spahis mais également par capillarité par toutes les troupes indigènes nord-africaines opérant en Afrique du Nord.
Fabriqué en toile de coton kaki, il s’agit tout simplement d’une blouse longue munie de deux manches amples, sans col avec une ouverture sur le sommet de la poitrine fermée par un ruban avec deux poches intérieures. Il est largement utilisé en septembre 1948, les spahis portant assez peu le Manteaux modèle 1942 sauf au combat en remplacement du burnous.

-Les spahis utilisent également un autre type de vêtement traditionnel en l’occurence le burnous, une sorte de cape munie d’un capuchon. Il est de couleur bleu avec tombeau (morceau faisant la liaison entre les deux parties de la «cape») vert chez les spahis marocains mais garance pour leurs homologues tunisiens et algériens.

Bien qu’emporté dans le paquetage pour le combat en Europe, ce vêtement destiné à protéger du froid du désert n’est bien entendu pas utilisé pour le combat et remplacé à ce moment là par un manteau de cavalerie ou toutes armes.

Manteaux d’officier

Les officiers ayant les moyens et la possibilité de s’habiller à leurs frais, on trouve un certain nombre de vêtements type manteau non réglementaires mais tolérés ou admis de fait comme un élément de l’équipement de l’officier.

Outre des manteaux confectionnés par des tailleurs (ce qui entraine un certain nombre de différences de coupe), on trouve également une pelisse coloniale en drap ou molleton kaki, un intermédiaire en terme de taille entre le manteau et la vareuse. Cette pelise est autorisée comme tenue de jour, de travail ou de cantonnement en campagne.

Dans ces mêmes conditions, est autorisé un manteau en drap de coupe raglan ou un manteau de pluie en tissu imperméable. Durant la guerre de Pologne, apparaît également un manteau dit anglais («British Warm» dans l’armée de sa gracieuse majesté) de coupe croisée, à deux rangées de boutons et un col ouvert.

Vareuses et paletots

Avec la capote et le manteau, la vareuse est l’autre élément majeur de l’uniforme du soldat français de 1939. Quand éclate la guerre de Pologne, elle est portée par la cavalerie, l’artillerie, le génie (sauf les sapeurs-mineurs), le train des équipages et des unités de service.

L’infanterie brille par son absence. En effet, le 11 janvier 1937, dans le souci louable d’alléger le paquetage des hommes se déplaçant à pied, il est remplacée par le jersey de laine modèle 1936.

Un passage transitoire car au printemps 1940, décision est prise de la rétablir dans l’infanterie et les sapeurs mineurs, la vareuse voyant sa place sanctuarisée dans la tenue modèle 1943 dont elle est là encore un des éléments de base.

A la mobilisation d’août/septembre 1939, comme dans bien d’autres domaines, on trouve de nombreux effets anciens, sortis des stocks et distribués aux millions d’hommes mobilisés en attendant que les productions de guerre prennent le relais.

On trouve ainsi des vareuses toutes armes modèle 1914/15 de couleur bleu horizon à collet droit et cinq boutons avec deux poches sur le devant. Avec sa variante améliorée modèle 1919, elle est distribuée aux mobilisés de la Ligne Maginot et aux régiments territoriaux.
-La vareuse toutes armes modèle 1920 est distribuée à tous les corps de troupes à l’exception des troupes coloniales. Elle est fabriqué d’abord en drap cardé bleu clair puis kaki et en gris de fer bleuté pour les chasseurs à pied et les chasseurs alpins. Fermé par sept boutons, elle dispose de deux poches de hanche, une doublure en laine écru dans laquelle sont découpées deux poches intérieures.

Comme pour la capote et le manteau, la vareuse toutes armes modèle 1920 évolue en un modèle 1920 modifié 1935 pour servir de tenue de sortie pour toutes les armes sauf les troupes coloniales, recevant des ajouts de drap au collet pour le rendre plus pointu et aux pattes d’épaule passepoilées avec seulement six boutons.

-La vareuse toutes armes modèle 1938 est destinée à remplacer les vareuses modèle 1920 et modèle 1920/35. Comme ses devancières, elle est fabriquée en drap peigné kaki (ou drap cardé) ou bleu foncé pour les chasseurs.

Elle comporte cependant cinq boutons, dispose de volets de dissimulation et d’une doublure en laine écru ou en synthétique.

Sa diffusion à la différence des capotes et des manteaux modèle 1938 va être généralisée, toutes les unités d’active non équipées de la tenue modèle 1943 recevant cette vareuse qui va également équiper de nombreuses unités de mobilisation.

-La vareuse en toile kaki clair modèle 1921/35 est destinée aux troupes d’Afrique et Légion Etrangère. De coupe identique à la vareuse modèle 1920, il porte deux poches plaquées sur l’avant avec sept boutons pour le modèle 1921 puis six pour le modèle 1921/35.

-Le paletot modèle 1938 des troupes coloniales est inspiré de la vareuse modèle 1921, ce modèle ne disposant ni de parements de manche ni de poches de poitrine intérieures. Il n’est théoriquement pas porté en métropole.

-Le paletot de molleton kaki modèle 1921/35 pour indigènes est distribué uniquement aux troupes coloniales. Fabriqué en molleton de laine kaki, le paletot est une sorte de vareuse à deux rangées de bouton, un vêtement traditionnel de l’infanterie coloniale qui rappelle les vareuse de marine dont les marsouins et autres bigors sont issus. Jusqu’en juillet 1939, les modèles varient entre indigènes et européens mais à partir de cette date, elle est identique du moins en théorie car dans la pratique…… .

-Les sergents (qu’ils soient de carrière ou non) ont droit à une vareuse de tenue de sortie et de travail en drap cardé de SOC. De coupe similaire à celle des adjudants, elle en porte les brides en galon d’adjudant-chef aux épaules. Parfois, les brides d’épaule sont parfois remplacées par des pattes.

En campagne, les sous-officiers portent la vareuse de la troupe même si certains ont modifié leur vareuse par l’ajout de poches de poitrine.

-Les officiers eux portent une élégante vareuse que l’on soit en arrière du front ou en campagne. On trouve plusieurs modèles qui se différencient par la forme du col.

La vareuse modèle 1920/29 issue en droite ligne des vareuses du premier conflit mondial avec un col demi-saxe de faible dimension, type col de chemise et sept boutons sur le devant.

La vareuse modèle 1938 ne comporte plus que quatre ou cinq boutons suivant la taille et le col devient ouvert avec pattes de collet en losange.
La vareuse modèle 1939 voit la forme du col modifiée et les pattes de collet changent de forme, passant du losange au pentagone.

Si les officiers d’active disposent les vareuses à col ouvert, les officiers de réserve disposent de vareuses à col aiglon.

Plusieurs modèles de vareuses vont cohabiter au sein des millions d’hommes mobilisés en septembre 1939. Outre les modèles déjà présentés, on trouve également une vareuse en toile modèle 1935 à l’origine prévue uniquement pour les troupes coloniales mais peu à peu généralisé à l’ensemble des troupes y compris en métropole.

Certains corps (artillerie, génie et train) disposent également d’un bourgeron blouse qui est également mis en œuvre par les ordonnances des officiers montés, les conducteurs et les bouchers.

Ce vêtement apparu en 1895 dans la cavalerie et étendu en 1911 à l’infanterie est produit en toile de lin écru (ou bleue durant la première guerre mondiale) se ferme droit sur la poitrine par quatre boutons, un cinquième fermant le petit col droit. On trouve une poche de poitrine sur le côté gauche et des boutons sur les poignets, les boutons étant en zinc et en aluminium.

-On trouve également des vestes de travail en croisé de coton bleu puis treillis de lin bleu puis après l’adoption du kaki, en croisé de coton kaki.

Il est distribué aux ouvriers des corps de troupe et services ainsi que pour tous l’effectif des chars de combat, des automobilistes et des chemins de fer en campagne.

Disponible en trois tailles, ces vestes disposent d’un collet droit, de deux rangées de six boutons en os noir ou en plastique kaki avec deux poches latérales plus une poche intérieure à gauche.

On trouve également une veste en toile avec doublure amovible modèle 1935 destinée essentiellement aux personnels des véhicules blindés ou non ainsi qu’à partir de 1937 pour les officiers et les sous-officiers des troupes de forteresse.

Elle est fabriquée en toile de lin ou chancre teinte au cachou puis en kaki foncé avec cinq boutons, recevant une doublure amovible en drap cardé kaki (le même utilisé pour les bandes molletières) avec deux poches latérales.

-La veste-bourgeron en toile modèle 1938 est mise au point pour remplacer à terme le bourgeron-blouse décrit plus haut. Dans un premier temps, il à équipé les formations territoriales avant d’équiper les troupes du front. Elle s’inspire directement du vêtement décrit juste au dessus.

-On trouve également un paletot imperméabilisé avec doublure amovible de drap modèle1938, un vêtement fait en croisé ou en treillis de coton imperméabilisé avec deux rangées de bouton et une doublure de drap cardé kaki. C’est une alternative au blouson de ski modèle 1940.

-Les corps francs si le conflit s’était prolongé auraient reçu au printemps 1940 une blouse en lin en remplacement de la capote. Des blouses modèle 1940 ont été produites à plusieurs milliers d’exemplaires et distribuées aux corps francs des unités déployées en Alsace et en Lorraine.

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22-Armée de terre : armement et matériel (56)

Les tenues des officiers

Les cinq tenues

Les officiers de l’armée de terre disposent de pas moins de cinq tenues différentes, numérotées 1 à 5 :

Grande tenue d'officier modèle 1931

Grande tenue d’officier modèle 1931 pour un officier de l’infanterie

-La tenue n°1 ou grande tenue

-La tenue n°2 tenue portée le soir, en cérémonie ou en réception privée. Leur port est suspendu le 12 octobre 1939 mais rétablit le 1er septembre 1940 à l’issue de la démobilisation, comme pour marquer symboliquement le retour au temps de paix.

-La tenue n°3 ou tenue de ville se compose du képi, d’une vareuse, d’un pantalon ou d’une culotte pour les officiers montés, d’un manteau (modèle 1932 ou raglant), un ceinturon sans baudrier et des gants blancs

-La tenue n°4 ou tenue de travail (appelé encore tenue de jour) se compose du képi, d’une chemise, d’une vareuse, d’un pantalon ou d’une culotte _ces deux derniers éléments pouvant être en toile_, d’un manteau (modèle 1932, manteau de pluie ou raglant), un ceinturon sans baudrier et des gants fauve foncé. Tous les composants sont kaki sauf le képi.

-La tenue n°5 ou tenue de campagne se compose d’un casque ou d’une coiffure de repos (béret, bonnet de police, chéchia, képi pour la Légion Etrangère), d’une vareuse, d’une culotte, d’un manteau (modèle 1932, manteau léger de pluie ou raglant), ceinturon avec baudrier complet et des gants fauve foncé.

Au niveau de l’équipement, les officiers portent un ceinturon supportant l’étui de l’arme de point, une boussole, une paire de jumelles, un sifflet et un porte-cartes.

Il dispose également d’une plaque d’identité et d’un paquet de pansement sans oublier le masque à gaz. Les hommes non montés disposent également d’un bidon et d’un étui-musette ou d’une sacoche.

Grande tenue spéciale des officiers: les couleurs

La grande tenue spéciale des officiers était la seule trace survivante d’un passé où la guerre voyaient des armées s’affronter en tenues chamarées, une époque où les guerres n’étaient guère moins meurtrière.
Son rétablissement le 1er septembre 1940 est considéré par beaucoup d’historiens comme le retour symbolique au temps de paix même si il s’agissait plus d’une paix armée qu’autre chose.

Infanterie

-La tunique était de couleur bleu noir à l’exception des tirailleurs (bleu clair) et des compagnies sahariennes (garance).

-Les boutons, galons, soutaches du képi et épaulettes étaient en or sauf pour les chasseurs à pied, les chasseurs de combat et l’infanterie légère d’Afrique qui étaient en argent.

-Le calot et le turban du képi est garance sauf les chasseurs à pied et les chars de combat (bleu noir) et les compagnies sahariennes (bleu ciel)

-Le bandeau du képi est de couleur bleu noir sauf pour les tirailleurs (bleu clair) et les compagnies sahariennes (bleu ciel).

-Les numéros et les marques du képi sont en or sauf pour l’infanterie légère d’Afrique, les chasseurs à pied et les chars de combat qui utilisent l’argent.

-Le collet est garance pour l’infanterie et les compagnies sahariennes, bleu noir pour les chasseurs à pied, les zouaves, l’infanterie légère d’Afrique et la Légion Etrangère, gris clair pour les chars de combat et enfin jonquille pour les tirailleurs.

-Les pattes de collet sont bleu noir sauf pour les tirailleurs (bleu clair) et les compagnies sahariennes (garance). L’Infanterie légère d’Afrique à des pattes de collet bleu noir liseré jonquille et pour la Légion bleu noir avec un passepoil vert.

-L’ornement du collet suit les mêmes règles que les numéros et les marques du képi.

-Les pattes de parement sont garance pour l’infanterie et les compagnies sahariennes, bleu noir pour les chasseurs à pied, la Légion Etrangère et l’infanterie légère d’Afrique, gris clair pour les chars de combat, jonquille pour les tirailleurs marocains et inexistants pour pour les zouaves, les tirailleurs algériens et les tirailleurs tunisiens.

-Le pantalon est garance sauf pour les chasseurs à pied qui préfèrent le gris de fer foncé, les chars de combat qui ont opté le bleu gondé et les compagnies sahariennes dont les officiers portent un pantalon bleu ciel.

-Les bandes de passepoil du pantalon sont pour l’infanterie, les zouaves, l’infanterie légère d’Afrique et la Légion Etrangère de couleur bleu noir, jonquille pour les chasseurs à pied, gris clair pour les chars de combat, bleu clair pour les tirailleurs et garance pour les compagnies sahariennes.

-Les plaques de ceinturon sont en or pour l’infanterie, les zouaves, les tirailleurs, la Légion Etrangère et les compagnies sahariennes, argent pour les chasseurs à pied, les chars de combat et l’Infanterie légère d’Afrique.
Cavalerie

-La tunique est bleu noir sauf pour les chasseurs d’Afrique en bleu ciel, la Remonte et les Spahis préférant le garance.

-Les boutons, galons, soutaches du képi ett épaulettes sont en argent sauf pour la Remonte et les spahis qui sont en or.

-Le calot et le turban du képi est de couleur garance

-Le bandeau du képi est bleu noir sauf pour les chasseurs à cheval, les hussards, les groupes d’automitrailleuses, les chasseurs d’Afrique, la Remonte, la Cavalerie d’Ecole et les spahis qui préfèrent le bleu ciel.

-L’ornement du képi est en argent sauf pour la Remonte et les Spahis

-Le collet est garance pour les cuirassiers, les spahis et la Remonte; blanc pour les dragons et les dragons portés; bleu ciel pour les chasseurs à cheval, les hussards, les groupes d’automitrailleuses et la cavalerie d’Ecole, jonquille pour les chasseurs d’Afrique et bleu noir le Régiment Etranger.

-Les pattes de collet sont bleu noir pour les cuirassiers, les dragons, les dragons portés, la Remonte et la Cavalerie d’Ecole; bleu noir avec un passepoil vert pour le Régiment Etranger;garance pour les spahis; bleu ciel avec un passepoil argent pour les Chasseurs à cheval; Bleu ciel sans passepoil pour les hussards et bleu ciel avec passepoil amarante pour les Groupes d’Automitrailleuses.

-Les ornements du collet soit la même règle que pour l’ornement du képi

-Les pattes de parement sont en garance pour les cuirassiers, la Remonte et les spahis; blanches pour les dragons et les dragons portés; bleu ciel pour les chasseurs à cheval, les hussards, les groupes d’automitrailleuses et la Cavalerie d’Ecole; jonquille pour les chasseurs d’Afrique et noir pour le Régiment Etranger.

-Le pantalon est de couleur garance sauf pour la Remonte et les spahis qui est de couleur bleu ciel

-Les bandes ou passepoils du pantalon existe sous la forme d’une bande simple ou d’une double bande.

Les cuirassiers, les dragons, les dragons portés et le Régiment Etranger disposent d’une bande noire; les chasseurs à cheval, les hussards, les Groupes d’Automitrailleuses, les chasseurs d’Afrique et la Cavalerie d’Ecole disposent d’une double bane bleu ciel. Enfin, la Remonte et les spahis disposent d’une double bande garance.

-Les plaques de ceinturon sont en argent sauf pour la Remonte et les spahis qui préfèrent l’or.

 

Artillerie

-Tunique bleu noir

-Boutons, galons, soutaches du képi et épaulettes en or tout comme l’ornement du képi, du collet et la plaque du ceinturon

-Calot, turban et bandeau du képi en bleu noir

-Le collet est écarlate mais les pattes de collet sont bleu noir

-Les pattes de parements sont écarlates

-Le pantalon est bleu noir avec comme passepoils une double bande écarlate.

 

Génie

-Tunique bleu noir

-Boutons, galons, soutaches du képi et épaulettes en or tout comme l’ornement du képi, du collet et la plaque du ceinturon

-Calot, turban et bandeau du képi en bleu noir

-Le collet est bleu noir mais les pattes de collet sont bleu noir avec un liseré écarlate

-Les pattes de parement sont bleu noir

-Le pantalon est bleu noir avec une double bande écarlate comme passepoils

 

Train des équipages

-Tunique bleu noir

-Boutons, galons, soutaches du képi et épaulettes en argent tout comme l’ornement du képi, du collet et la plaque du ceinturon

-Calot et turban du képi en garance alors que le bandeau est en bleu noir

-Le collet est écarlate mais les pattes de collet sont vert foncé

-Les pattes de parement sont écarlates

-Le pantalon est garance avec une bande bleu noir comme passepoil

 

Gendarmerie

-Tunique bleu noir

-Boutons, galons, soutaches du képi, épaulettes, ornement du képi et du collet, plaque du ceinturon en argent

-Calot, turban et bandeau du képi en bleu noir

-Collet et pattes de collet en bleu noir

-Pattes de parement bleu noir

-Pantalon est de couleur «bleu gendarme» avec comme passepoil une double bande bleu noir

 

Garde Républicaine Mobile

-Tunique bleu noir

-Boutons, galons, soutaches du képi, épaulettes, ornement du képi et du collet, plaque du ceinturon en or

-Calot, turban et bandeau du képi en bleu noir

-Collet et pattes de collet en bleu noir

-Pattes de parement bleu noir

-Pantalon est de couleur «bleu gendarme» avec comme passepoil une double bande bleu noir

 

Garde Républicaine de Paris

-Tunique bleu noir

-Boutons, galons, soutaches du képi, épaulettes, ornement du képi et du collet, plaque du ceinturon en or

-Calot, turban et bandeau du képi en bleu noir

-Collet et pattes de collet en bleu noir

-Pattes de parement rouge

-Pantalon est de couleur «bleu gendarme» avec comme passepoil une double bande bleu noir

 

Sapeurs Pompiers de la Ville de Paris

-Tunique bleu noir

-Boutons, galons, soutaches du képi, épaulettes, ornement du képi et du collet, plaque du ceinturon en or

-Calot et turban bleu foncé, le bandeau du képi est de couleur velours noir

-Collet en bleu noir et pattes de collet de couleur velours noir

-Pattes de parement couleur velours noir

-Pantalon bleu foncé avec comme passepoil une bande écarlate
Troupes d’outre-mer

-Pour ce qui est de l’infanterie, les officiers portent une tunique bleu noir avec un pantalon bleu à passepoil écarlate. Le képi est garance (calot et turban) et bleu noir (bandeau) avec des boutons, galons, soutaches du képi, épaulettes, ornement du képi et du collet, plaque du ceinturon en or. Le collet est bleu noir avec des pattes de collet et des pattes de parement de même couleur.

-Les officiers artilleurs en service outre-mer portent une tunique bleu noir avec un pantalon bleu noir à double bande écarlate. Le képi est garance (calot et turban) et bleu noir (bandeau) avec des boutons, galons, soutaches du képi, épaulettes, ornement du képi et du collet, plaque du ceinturon en or. Le collet est écarlate avec des pattes de collet bleu noir et des pattes de parement écarlates.

-Les médecins portent une tunique bleu noir avec un pantalon bleu à liseré écarlate. Le képi est bleu noir (calot et turban) et velours cramoisi (bandeau) avec des boutons, galons, soutaches du képi, épaulettes, ornement du képi et du collet, plaque du ceinturon en or. Le collet est velours cramoisi avec des pattes de collet bleu noir et des pattes de parement de couleur velours cramoisi.

-Les pharmaciens portent une tunique bleu noir avec un pantalon bleu à liseré écarlate. Le képi est bleu noir (calot et turban) et velours vert (bandeau) avec des boutons, galons, soutaches du képi, épaulettes, ornement du képi et du collet, plaque du ceinturon en or. Le collet est velours vert avec des pattes de collet bleu noir et des pattes de parement de couleur velours vert.

-Les officiers de l’intendance portent une tunique bleu noir avec un pantalon bleu à passepoil écarlate. Le képi est garance (calot et turban) et bleu noir (bandeau) avec des boutons, galons, soutaches du képi, épaulettes, ornement du képi et du collet, plaque du ceinturon en argent. Le collet est bleu noir avec des pattes de collet et des pattes de parement de même couleur.

-Les officiers de l’administration portent une tunique bleu noir avec un pantalon bleu à passepoil écarlate. Le képi est bleu noir avec des boutons, galons, soutaches du képi, épaulettes, ornement du képi et du collet, plaque du ceinturon en or. Le collet est bleu noir avec des pattes de collet et des pattes de parement de même couleur.

 

Services

-Le Service de Santé voit ses officiers porter une tunique bleu noir; des boutons, galons, soutaches du képi, épaulettes, ornement du képi et du collet, plaque du ceinturon en or; le calot et le turban du képi sont garance à la différence du bandeau qui est de couleur velours cramoisi.

Le collet est de couleur velours cramoisi avec des pattes de collet de couleur bleu noir; les pattes de parement sont écarlates; le pantalon est bleu noir avec comme passepoil une double bande écarlate.

-Les officiers pharmaciens portent une tunique bleu noir; des boutons, galons, soutaches du képi, épaulettes, ornement du képi et du collet, plaque du ceinturon en or; le calot et le turban du képi sont garance à la différence du bandeau qui est de couleur velours vert.

Le collet est de couleur velours vert avec des pattes de collet de couleur bleu noir; les pattes de parement sont de couleur velours vert; le pantalon est garance avec comme passepoil une bande bleue noir.

-Les dentistes portent une tunique bleu noir; des boutons, galons, soutaches du képi, épaulettes, ornement du képi et du collet, plaque du ceinturon en or; le calot et le turban du képi sont garance à la différence du bandeau qui est de couleur velours brun.
Le collet est de couleur velours prune avec des pattes de collet de couleur bleu noir; les pattes de parement sont de couleur velours prune; le pantalon est garance avec comme passepoil une bande bleue noir.

-Les vétérinaires portent une tunique bleu noir; des boutons, galons, soutaches du képi, épaulettes, ornement du képi et du collet, plaque du ceinturon en argent; le calot et le turban du képi sont garance à la différence du bandeau qui est de couleur velours grenat.

Le collet est de couleur velours grenat avec des pattes de collet de couleur bleu noir; les pattes de parement sont de couleur velours grenat; le pantalon est garance avec comme passepoil une bande bleue noir.

-Les officiers de l’Intendance portent une tunique bleu noir; des boutons, galons, soutaches du képi, épaulettes, ornement du képi et du collet, plaque du ceinturon en argent; le calot et le turban du képi sont garance à la différence du bandeau qui est de couleur bleu noir.

Le collet est de couleur bleu noir avec des pattes de collet de couleur velours bleu foncé; les pattes de parement sont de couleur bleu noir; le pantalon est garance avec comme passepoil une bande bleue noir.

-Les officiers de l’Administration portent une tunique bleu noir; des boutons, galons, soutaches du képi, épaulettes, ornement du képi et du collet, plaque du ceinturon en or; le calot et le turban du képi sont garance à la différence du bandeau qui est de couleur bleu noir.

Le collet est de couleur bleu noir avec des pattes de collet de même couleur; les pattes de parement sont de couleur bleu noir; le pantalon est garance avec comme passepoil une bande bleue noir.

-Les officiers de la Justice Militaire portent une tunique bleu noir; des boutons, galons, soutaches du képi, épaulettes, ornement du képi et du collet, plaque du ceinturon en or; le calot le turban et le bandeau du képi sont de couleur bleu noir.

Le collet est de couleur velours noir avec des pattes de collet bleu noir; les pattes de parement sont de couleur velours noir; le pantalon est bleu noir sans bande de passepoil.

21-Armée de terre (76)

Les unités de soutien

Bien entendu et fort logiquement, les unités de combat sont les plus souvents mises en lumière mais sans les unités de soutien, les unités de combat seraient vite démunies car pour combattre il faut du carburant, des munitions, des vivres de l’eau, il faut assurer la réparation des véhicules, l’évacuation et le traitement des blessés…….. .

Chaque unité de combat dispose ainsi d’une compagnie ou d’un escadron ou encore d’une batterie hors-rang chargée de missions de soutien (ravitaillement, réparations, soutien sanitaire)

Le train fournit de nombreuses compagnies et unités de transport, les divisions disposant de compagnies de transport automobile pour le soutien de l’état-major.

Suite à la réforme de mai 1945, chaque région militaire (au nombre de 17) dispose d’un groupement de transport du train pouvant en quatre ou cinq rotations transporter une DI à l’aide camions routiers et de camions tout-chemin.

Ces groupements qui portent le numéro de leur région militaire se dédoublent à la mobilisation, les nouveaux groupes créés portant le numéro de leur corps d’origine au carré. C’est ainsi que le 4ème groupement de transport du train (4ème RM Nantes) donne naissance aux 4ème et aux 16ème groupements de transport du train. Il y à donc au total 34 groupements de transport du train.

Parmi les unités de soutien, on trouve également un groupement de soutien sanitaire devenu bataillon au sein des DC/DLM, un groupement d’entretien divisionnaire et un escadron de réparations divisionnaire (DC et DLM uniquement)

L’Empire n’est pas oublié, lui aussi dispose d’unités de soutien :

-Trois unités du génie :19ème régiment de génie à Alger, le 31ème bataillon de génie stationné au Maroc et le 34ème bataillon de génie de Tunis, ces deux derniers étant devenus régiments.

-Huit compagnies de cavaliers de remonte chargés de sélectionner les chevaux

-Huit escadrons du train

-Un bataillon d’ouvriers d’artillerie

-Deux compagnies autonomes de sapeurs mineurs

-Trois bataillons de sapeurs télégraphistes

-Deux compagnies autonomes de sapeurs télégraphistes

-Deux bataillons de sapeurs de chemins de fer.

-Huit compagnies autonomes d’ouvriers d’artillerie.

-Trois compagnies de sapeurs-mineurs.

-Quatre compagnies de sapeurs télégraphistes.

-Un détachement de télégraphistes coloniaux (Chine).
-Deux compagnies de sapeurs de chemins de fer.

-Trois groupes de transport automobile (Dakar, Hanoi et Saigon)

La gendarmerie

A défaut de servir dans les GRDI/GRCA, la Gendron-Somua va servir au sein de la gendarmerie

A défaut de servir dans les GRDI/GRCA, la Gendron-Somua va servir au sein de la gendarmerie

Unité militaire, la gendarmerie est présente sur tout le territoire national sous la forme de légions métropolitaines (21 puis 19 soit une par province) et une compagnie autonome en Corse. On trouve également une légion au Maroc, une légion en Algérie, une légion en Tunisie,

La Garde Républicaine Mobile chargée de missions de maintien de l’ordre dispose de quatorze légions métropolitaines puis de dix-neuf, le commandement de la gendarmerie cherchant à disposer d’une légion par province. On trouve également une légion en Algérie, une compagnie autonome au Maroc et une compagnie autonome en Tunisie. On trouve également une prévôté du Levant.

De la GRM dépend également le groupe spécial blindé chargé de la défense de la présidence de la République. Stationné à Versailles Satory, il dispose d’un escadron d’automitrailleuses (onze Schneider P16), d’un escadron de dix-neuf chars légers FT et une escorte motocycliste.

Le groupe spécial blindé voit ses moyens augmenter à partir de 1944, les P16 sont remplacés par vingt-quatre Gendron-Somua AM 39, les chars FT par des Hotchkiss H-39 tandis qu’une batterie antiaérienne équipée de huit canons Hotchkiss de 25mm est chargée de la défense du lieu où se trouve le président et par conséquent le gouvernement.

Le Hotchkiss H-39 équipe également le groupe spécial blindé

Le Hotchkiss H-39 équipe également le groupe spécial blindé

On trouve également quinze détachements coloniaux de gendarmerie : Dakar, Douala, Brazzaville, Djibouti, Tananarive, Saint Denis de la Réunion, Saint-Claude, Fort de France, Cayenne, Saint Pierre et Miquelon, Nouméa, Papeete, Pondichery, Saïgon, Hanoï.

Dans l’Empire, on trouve également des pelotons blindés équipés d’AM Gendron Somua modèle 1939, un peloton en Martinique, un peloton au Liban et un en Syrie.