Mitteleuropa Balkans (128) Yougoslavie (17)

Une histoire des forces armées en Serbie (1) Des origines aux guerres balkaniques

La Serbie ayant été le moteur de l’unification des yougo-slaves il était logique que les forces armées serbes beneficient d’une partie particulière.

De plus en dépit d’efforts sincères menés par Pierre II le haut commandement de la Jugoslovensko Vojska était encore à la veille de l’opération MARITSA majoritairement serbe, les croates et les slovènes étant assez peu présent dans les hautes-sphères militaires alors que leur région d’origine était clairement en première ligne en cas d’invasion qu’elle soit italienne ou allemande.

Les unités militaires serbes ou serbophones ne datent pas de la création de la principauté de Serbie en 1830. Sans remonter jusqu’aux temps glorieux où l’empire serbe pouvait s’étendre sur une grande partie des Balkans, on trouvait dès le 18ème siècle des unités militaires serbes qu’elles soient irrégulières (hadjuks) ou militairement encadrées comme les unités serbes déployés dans la Frontière Militaire.

Cette milice va être utilisée par les autrichiens dans deux assauts infructueux contre Belgrade en 1787 et 1788. Elle est dissoute suite au traité de Sistova.

Mise sur pied dans la Frontière Militaire et plus précisément la région du Bannat. L’objectif de cette nouvelle force armée serbe est de libérer la Serbie du joug ottoman et de placer la Serbie sous la protection des Habsbourg.

Selon un document du 6 novembre 1789 cette unité comprenait un squadron de hussards, dix-huit compagnies de fusiliers et quatre compagnies de mousquetaires soit 5049 soldats. Ils portaient des uniformes semblables à ceux des autres unités de la Frontière Militaire.

A noter qu’en 1793 un nouveau corps franc composé de serbes et de bosniens à été levé dans la Frontière Militaire et que durant le premier soulèvement serbe (14 février 1804 au 7 octobre 1813) des détachements de sabotage appelés frajkori ont été mis en place.

Ce soulèvement fait suite au comportement de janissaires rénégats qui avait pris le pouvoir en 1801 et avait remplacé un régiment d’une relative autonomie, d’une relative quiétude en une tyrannie sanglante qui poussa les serbes à la revolte.

Faute d’armée digne de ce nom les serbes se livrèrent à des actions de guerilla ainsi que des représailles contre ce qu’on pourrait appeler des collaborateurs. Ils bénéficiaient de l’aide du Sultan avec l’appui d’un corps de cavalerie, le corps de sipahi.

Le Sultan s’en inquiéta et décida de surveiller de près ce mouvement tout en faisant mine de le soutenir. Après une série de victoires militaires en 1805/1806 les divisions entre leaders, la fin du soutien russe en raison du retour de la paix avec les ottomans entrainant une victoire ottomane et une sévère répression.

Une nouvelle révolte à lieu du 23 avril 1815 au 26 juillet 1817. Contrairement à la première où un temps les serbes furent alliés aux ottomans (encore qu’il s’agissait d’une alliance ambigüe et pleine de sous-entendus) cette fois les ennemis étaient clairement identifiés. Là encore il s’agissait d’une guerre du faible au fort aboutissant à la naissance de la Principauté de Serbie.

Qui dit principauté dit armée et Belgrade va très vite s’attacher à marquer symboliquement son autonomie en mettant sur pied une véritable armée.

Plus facile à dire qu’à faire car ce développement est clairement contraint par ses voisins autrichiens et ottomans.

Vienne et Constantinople ne sont pas dupes : si Belgrade parvient à obtenir une armée puissante la tentation se grande de vouloir obtenir par les armes une indépendance en bonne et due forme.

La principauté de Serbie doit donc limiter ses ambitions militaires. Sans surprise c’est la Russie qui sert de modèle militaire.

Entre 1830 et 1835, un bataillon d’infanterie, un escadron de cavalerie et une batterie d’artillerie sont mis sur pied. Des officiers russes d’active arrivent en Serbie y introduisent lois, règlements et exercices venus de la Troisième Rome. Douze jeunes serbes sont envoyés en Russie pour être formés au métier d’officier.

Une loi de 1838 permet la mise en place d’une Armée de Garnison. A noter que l’armée serbe dépend du ministère de l’Intérieur et non du ministère de la Guerre comme on pourrait s’y attendre (NdA Je n’ai pas la réponse à ce mystère mais probablement que le caractère autonome de l’Etat serbe exclu la présence d’un ministère de la Guerre). Les effectifs sont très limités avec 2438 hommes. Autant dire que pour venger le roi Lazare tombé à Kosovo Polje en 1389 on repassera….. .

A noter qu’à cette époque un deuxième bataillon d’infanterie à quatre compagnies à été mis sur pied.

En 1860 de jeunes officiers serbes de l’Armée autrichienne rejoignent l’Armée de la Principauté de Serbie. Des Slovènes sont également recrutés essentiellement dans le domaine sanitaire et logistique. En 1867 une loi autorise des officiers étrangers à servir dans les rangs de l’armée serbe.

Après la guerre de Crimée l’influence russe sur la chose militaire russe décline au profit de l’influence militaire française qui ne perdra pas trop d’éclat même après la défaite de 1870. Certes l’Allemagne devient un modèle séduisant pour tous les pays avides de modernité militaire mais la France reste pour beaucoup une valeur sure.

A la même époque l’assemblée serbe vote une loi sur l’armée nationale qui prévoit des effectifs importants à savoir 100 à 150000 hommes (NdA j’ignore si il s’agit du temps de paix ou du temps de guerre).

Si dans les premiers temps toutes les demandes de l’Armée sont acceptées par la classe politique, avec le temps les politiques à tort ou à raison sont plus réticents à consentir aux dites demandes.

Cette armée de la Principauté participe à une nouvelle révolte serbe en 1848/49 mais aussi à la révolte en Herzegovine (1875-1877). Elle participe également à l’expulsion de 30 à 70000 musulmans essentiellement albanais du Sandjak de Nis direction le Kosovo. Elle est aussi engagée dans une guerre contre son suzerain ottoman de 1876 et 1878.

A l’issue de cette guerre la principauté de Serbie devient indépendant et étend son territoire pour aboutir quasiment à son territoire actuel. Quatre ans plus tard en 1882 la principauté devient royaume.

En 1901 est votée la Loi sur l’organisation militaire (Zakono ustrojstvu vojske) qui réorganise le dispositif militaire serbe. Comme tous les pays de l’époque ou peu s’en faut, le Royaume de Serbie dispose d’une armée de conscription.

Tous les hommes de 17 à 50 ans sont soumis à des obligations militaires. L’armée est divisée entre une Armée Nationale composée d’hommes entre 20 et 45 ans et une Force de Défense composée des plus jeunes (17 à 20 ans) et des plus anciens (45 à 50 ans).

L’Armée Nationale est divisée en trois classes d’âge ou poziv (appel), les troupes du premier appel étant composée d’hommes entre 20 et 31 ans, celles du second appel d’hommes entre 31 et 37 ans et celles du troisième appel d’hommes entre 37 et 45 ans.

Le territoire serbe est divisée en cinq zones divisionnaires (Morava, Drina, Dunav, Sumadija et Timok) qui donnent leur nom aux divisions.

Chaque zone divisionnaire est divisée en trois districts qui correspondent au niveau du régiment, districts eux mêmes divisé en districts bataillonnaire.

Chaque zone divisionnaire fournit une division d’infanterie de 1ère classe à quatre régiments, une division d’infanterie de 2ème classe à trois régiments d’infanterie et trois régiments d’infanterie de troisième classe.

L’armée mobilisée doit ainsi disposer de cinq divisions de 1ère classe soit vingt régiments d’infanterie, cinq divisions de 2ème classe soit quinze régiments et quinze régiments d’infanterie de troisième classe soit un total de cinquante régiments d’infanterie.

L’unique division de cavalerie était recrutée sur l’ensemble du territoire serbe. Même chose pour l’artillerie, le génie et les unités logistiques.

Le service militaire durait 14 à 18 mois pour l’infanterie, 16 à 24 mois pour la cavalerie.

Au final comme il y avait cinq régiments d’infanterie en surnombre, ils furent intégrés aux divisions d’infanterie de 2ème classe qui passèrent donc à quatre régiments d’infanterie.

En temps de paix aussi étrange que cela puisse paraître il n’existe pas d’armée sur le pied guerre, la seule force militairement organisée étant composée de 3000 officiers et sous-officiers chargés au travers de vingt régiments-cadres de former et d’entrainer les conscrits (environ 40000 appelés chaque année).

La Division d’Infanterie de 1ère classe comprend quatre régiments d’infanterie à quatre bataillons à quatre compagnies, le régiment disposait également d’une escouade de quatre mitrailleuses et d’un ou deux bataillons de remplacement.

A cela s’ajoute un régiment de cavalerie disposant de deux ou trois escadrons avec pour chaque escadron des unités montées et une escouade de mitrailleuse. On trouve également un escadron de remplacement (NdA Remonte ?).

Le régiment d’artillerie comprend trois bataillons d’artillerie appelés Divizio chacun disposant de trois batteries de quatre canons et une batterie de remplacement.

On trouve également un demi-bataillon de pionniers, une escouade de télégraphistes, des unités de ravitaillement, du train et des unités médicales.

Au final une Division de 1ère classe comprend normalement 25513 hommes, 20 mitrailleuses, 36 canons, 5110 chevaux, 1538 mules et 1645 chariots. Dans certaines conditions les effectifs peuvent passer à 28000 hommes.

Les Divisions d’Infanterie de 2ème classe sont organisées initialement de façon semblable mais on ne trouve qu’un bataillon d’artillerie soit douze pièces et un unique escadron de cavalerie au lieu d’un régiment soit seulement 15 à 17000 hommes.

Quand la première guerre balkanique éclate en 1912 les serbes utilisent principalement des armes françaises et allemandes.

Si les allemands dominent dans le domaine de l’armement de l’infanterie, les français sont plus que présents dans le domaine de l’artillerie, le dernier argument des rois comme disait l’un de nos plus grands souverains.

Mauser M1891 argentin. Le M1889 est semblable

Jugez plutôt ! Le fusil standard de l’infanterie serbe était le Mauser M1889 (7x57mm) complétés par quelques vieux fusils Berdan II russes alors que la principale mitrailleuse était la Maxim M1908.

L’artillerie serbe pouvait compter sur des canons de campagne et de montagne Schneider M1907 de 75mm, quelques vieilles pièces De Bange M85 de 80mm ainsi que des pèces lourdes que ce soit des obusiers de 120mm Schneider M1897, des canons de 120mm Schneider modèle M1897, six mortiers de 150mm Schneider-Canet.

Des pièces lourdes modernes sont acquises entre 1912 et 1914 que ce soit des canons de 120mm Schneider-Canet M1910 ou des canons de 150mm Schneider-Canet M1910.

Benelux (52) Belgique (13)

ARMEE DE TERRE

Historique

Les prémices : quelques éléments sur des unités militaires belges passées

Garde Civique 3

La garde civique

L’Armée belge apparaît bien entendu au moment de la Révolution Belge sous la forme d’une Garde Civique mais l’histoire militaire à commencer bien avant notamment sous la Révolution Française.

Au moment où la France est secouée par une révolution bourgeoise puis radicale, le futur territoire de la Belgique est secoué par des révolutions, la révolution du Brabant et la révolution liégeoise.

Ces révolutions échouent ce qui entraîne l’exil de nombreux belges vers la France. C’est dans ce vivier que va puiser la Grande Nation pour créer des unités de volontaires. Comme dans tous les conflits de ce genre, ces unités doivent donner le blanc seing à une armée étrangère et ainsi faire «passer la pilule» de l’invasion si je peux m’exprimer ainsi.

On trouve ainsi une Légion Belge ou Légion Belgique créée en 1792 avec deux bataillons, le 1er opérant en Champagne et le 2ème participe au Siège de Lille.

Cet événement à lieu du 25 septembre au 8 octobre, la garnison étant composée de troupes françaises et de volontaires belges. Les troupes autrichiennes échouent cependant à isoler la ville fortifiée par Vauban ce qui permet un ravitaillement permanent. A l’annonce de la défaite prussienne à Valmy, les troupes autrichiennes doivent lever le siège.

On trouve également la Légion des Belges et des Liégeois composée d’hommes issus de la principauté épiscopale de Liège. Avec ses six bataillons, c’est la plus importante des trois légions de volontaires belges, la Légion Liégoise disposant elle de deux bataillons.

D’autres légions ont existé de manière très éphémère qu’il s’agisse de la Légion ds Sans Culottes belges et liégeois (Bruxelles) ou encore la Légion des Sans Culottes de Liège mais ses groupements avaient davantage propension à parler haut et à se livrer à toutes sortes d’exactions que d’accepter la discipline militaire.

Aux côtés de ces légions on trouva également des régiments et des bataillons qu’ils soient de recrutement local ou recrutés par la France. C’est un véritable écheveau difficile à démêler puisque certaines unités ont changé de nom, d’autres ont été transférées et d’autres n’ont probablement existé que sur le papier. Je m’excuse donc par avance si il y à des erreurs.

On trouve ainsi les 1er et 3ème bataillons liégois, les 2ème et 3ème régiments des belges, le régiment de Namur, le régiment de Tournai, le régiment de Bruges, le régiment d’Anvers, les 15ème et 23ème bataillons de chasseurs belges, les 1er et 2ème bataillons de chasseurs de Gand , le 1er bataillon du Hainaut et enfin le bataillon Leuckens.

En ce qui concerne les troupes mises sur pied par les français (qui espéraient y lever 40000 hommes mais n’ont pu en recruter que le quart), on trouve pour l’infanterie quatre bataillons de chasseurs (17ème,18ème,23ème et 24ème), deux régiments de chasseurs à cheval (17ème et 18ème) ainsi qu’une partie du 20ème régiment de dragons alors que l’artillerie dispose d’un régiment belge, le 9ème régiment d’artillerie à pied.

En janvier 1794, les cinq bataillons de chasseurs sont versés dans cinq bataillons de tireurs dont une partie du recrutement est composé de bataves mais aussi de déserteurs des armées autrichiennes, allemandes et prussiennes.

Ces bataillons furent amalgamés en demi-brigades avec les 1er, 14ème,15ème,18ème et 30ème demi-brigades d’infanterie légère ainsi que les 25ème et 112ème demi-brigades d’infanterie de ligne.

En ce qui concerne la cavalerie, on trouvait des unités de «volontaires» qui furent ensuite versées dans des unités régulières de l’armée française probablement à des fins de discipline. Ils formèrent si l’on peut dire la force vive des régiments.

Les Dragons Belges ou de Bruxelles qui voient le jour le 15 octobre 1792 sont versés au 20ème régiment de dragons en compagnie du 1er régiment de chasseurs à cheval belge. On trouve également les Dragons du Hainaut et de Jemmapes qui vont eux aussi intégrer le 5 juillet 1793.

Le 2ème régiment de chasseurs à cheval belge créé fin 1792 début 1793 intègre le 17ème régiment de chasseurs à cheval le 4 septembre 1793. Les chevaux légers de Flandre occidentale ou de Gand sont eux licenciés le 6 avril 1794, un représentant en mission les décrivant comme «un ramassis de coquins inaptes à faire la guerre». Enfin les hussards belges vont intégrer le 10ème régiment de hussards (dit de Jemmapes).

En ce qui concerne l’artillerie, les français espérèrent pouvoir créer trois bataillons à cinq compagnies d’artillerie (une d’élite, trois de canonniers et une d’ouvriers) mais le manque de moyens tant humains que matériels ont fait que nombre d’unités étaient des unités de papier.

Les artilleurs belges ont cependant servit honorablement et le 9ème régiment d’artillerie à pied existant de 1794 à 1795 était composé en grande partie d’artilleurs belges.

Les belges ont participé à toutes les guerres de la Révolution et de l’Empire qu’ils se trouvassent côté français que côté allié, la Légion Belge participant sous les ordres du duc de Wellington à la bataille de Waterloo.

De 1703 à 1820, à existé une unité de l’armée espagnole appelée Gardes Wallons ou Guardia Valona dans la langue de Cervantes.

Les Gardes Wallons étaient recrutés dans le sud des Pays-Bas espagnols et notamment dans la très catholique Wallonie. Ces soldats étaient souvent utilisés pour le maintien de l’ordre car ils n’avaient aucun lien avec la population autochtone.

Initialement, les régiments wallons de l’armée espagnols n’avaient de wallons que le nom puisqu’ils intégraient également des flamands et des brabançons. Les effectifs étaient d’environ 4000 hommes.

Le 17 octobre 1702, le roi Philippe V d’Espagne _petit-fils de Louis XIV_ décide de lever un régiment wallon pour sa nouvelle garde royale, ce régiment opérant avec un régiment de Gardes Espagnols (l’équivalent des Gardes Françaises), les deux unités partageant le même uniforme à savoir du bleu foncé, du rouge et de l’argent. Ce rapprochement avec la Maison du Roi n’est pas fortuit puisque un détachement de Gardes Françaises servit d’instructeur.

La reconnaissance de l’indépendance des Provinces Unies (1648) puis la cession des Pays-Bas espagnols à l’Autriche en 1714 ne changea rien, des wallons continuèrent à servir dans l’armée espagnole aux côtés de contingents étrangers venant de Suisse, d’Irlande et d’Italie.

Le recrutement n’était cependant pas facile, les autorités autrichiennes ne faisant rien pour l’encourager. L’encadrement était certes espagnol mais nombre de ces espagnols avaient des ancêtres wallons.

Cette unité participa ainsi au siège de Gibraltar entre 1779 et 1783 et devant le manque de recrues venant de Wallonie, on hésita pas à y intégrer des irlandais et des allemands.

Jusqu’à l’annexion de la région par la France, la Wallonie réussit à fournir 400 à 500 recrues par an via un bureau de recrutement installé à Liège. En 1791 et 1792, les trois régiments de ligne wallons (Brabante, Flandres Bruselas) sont dissous et les hommes répartis dans d’autres régiments.

En 1808, Charles IV et Ferdinand VII sont renversés par Napoléon qui place son frère Joseph sur le trône. Les wallons continuent de servir sous un nouveau roi mais d’autres sont toujours au service des Bourbons d’Espagne, quatre bataillons bientôt réduits à deux faute de recrues en nombre suffisant.

En 1814, Ferdinand VII remonte sur le trône. Une garde royale est reconstituée avec une unité de gardes wallons plus espagnole que belge. Le 1er juin 1818, les Gardes Wallons deviennent le 2ème régiment d’infanterie de la garde royale. En 1824, la levée d’une nouvelle garde royale 100% espagnole met fin à l’existence des gardes wallons.

L’Armée Belge des origines à la première guerre mondiale

A l’origine de l’armée belge figure une formation paramilitaire, la Garde Civique/Burgerwatch créée dans la foulée de la révolution belge pour maintenir l’ordre alors que l’armée du Royaume-Uni des Pays-Bas s’était replié, laissant un vide préjudiciable pour le maintien de l’ordre.

Cette force créée en 1830 va perdurer même après la création de l’armée belge puisqu’elle ne sera supprimée qu’en 1920.

Tout comme la garde nationale de notre révolution française, la garde civique est un regroupement de milices d’autodéfenses levées par les possédants pour protéger la propriété privée contre les émeutes qui n’avaient pas toujours une origine politique, ces moments de trouble attirant toujours des personnes peu intéressés par la politique.

C’est grosso modo une force de gendarmerie qui est dissoute en 1920 après des performances décevantes durant le premier conflit mondial face à l’invasion allemande.

La force est organisée au niveau local dans tous les communes de plus de 30000 habitants, les gardes étant recrutés dans la population masculine âgée de 21 à 50 ans ayant déjà satisfait à leurs obligations militaires. Les réservistes étaient également exemptés.

La Garde Civique était divisée en trois classes, la première regroupant les plus jeunes (21 à 32 ans) devant subir dix périodes d’entrainement annuelles, la deuxième classe (33-50 ans) avait pour simple obligation d’informer les autorités de leur adresse, la troisième classe était composée des volontaires les plus anciens, volontaires qui assuraient des tâches de soutien.

En temps de paix, la Garde Civique dépendait du ministère de l’Intérieur, passant sous l’autorité du ministère de la Guerre en cas de conflit. Elle ne doit pas être confondue avec la Rijkswacht, la gendarmerie belge qui était une partie de l’armée.

La Garde Civique est essentiellement composée de fantassins mais on trouve également quelques unités montées et quelques unités d’artillerie.

Quand le premier conflit mondial éclate en août 1914, la Garde Civique dispose de trente-trois compagnies de chasseurs à pied, dix-sept batteries d’artillerie, quatre escadrons de chasseurs-à-cheval et trois compagnies de sapeurs-pompiers. La majorité des unités était stationnée à Bruxelles, à Anvers, à Ghent et à Liège.

Les Gardes notamment le premier échelon (40700 hommes) disposaient d’un uniforme bleu foncé ou vert.

La Burgerwacht/Garde Civique est entièrement mobilisée le 4 août 1914 suite à l’invasion allemande du territoire belge. Elle doit pas combattre en première ligne mais sécuriser les routes, défendre les ponts, les installations stratégiques, l’escorte des prisonniers et le maintien de l’ordre à l’arrière du front.

Ces hommes étaient vus comme des franc-tireurs par les autorités allemandes ce qui les privaient de toute protection en cas de capture. Suite aux multiples atrocités commises par les allemands, le roi Albert 1er ordonne la dissolution de la Garde, les gardes les plus jeunes intégrant l’armée. Cette dissolution de facto le sera de jure en 1920.

La Garde Civique ne pouvait pas décemment assurer la défense du pays. C’était une force de gendarmerie, de police armée, incapable de combattre en terrain ouvert. Une armée belge est donc mise en place dans la foulée, une armée s’appuyant sur la conscription et non le volontariat.

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« L’armée belge »

Attention néanmoins à ne pas faire de méprise. La conscription n’est pas universelle, à peine un quart du contingent est effectivement appelé chaque année _essentiellement pour des raisons financières_ et le remplacement était autorisé.

Cette armée est une armée exclusivement défensive. Aucun plan de manœuvre n’est ainsi dessiné, les forces d’actives s’installant dans des fortifications destinées à empêcher une invasion venue du Nord (Pays-Bas), de l’Est (Allemagne) voir même du Sud (France). Les réservistes doivent en cas de mobilisation rejoindre des dépôts puis renforcer l’armée d’active.

En théorie, l’armée du temps de paix devait aligner 20000 hommes mais ce chiffre n’était pour ainsi dire jamais atteint.

A l’été 1870 éclata la guerre franco-allemande. Pour éviter que le territoire belge serve de champ de bataille, le roi Léopold II en dépit de son ascendance allemande par son père et française par sa mère refusa de prendre partie et ordonna la mobilisation générale pour sanctuariser le territoire du royaume. Cette mobilisation montra un grand nombre de lacunes et de faiblesses qu’il convenait de promptement corriger.

Selon la loi du 16 août 1873, l’armée belge devait mettre en œuvre dix-neuf régiments d’infanterie répartis entre quatorze régiments d’infanterie de ligne (trois bataillons d’active, un bataillon inactif et une compagnie dans chaque dépôt régimentaire), trois régiments de Jäger (même organisation que les régiments de ligne), un régiment de grenadier (même organisation que les régiments de ligne), un régiment de carabiniers à quatre bataillons actifs, un bataillon inactif et une compagnie de dépôt sans oublier un corps disciplinaire et une école d’enfants de troupes.

La cavalerie devait disposer quatre régiments de lanciers, deux régiments de guide et deux régiments de chasseurs à cheval.

L’artillerie elle devait disposer de quatre régiments d’artillerie à dix batteries chacun, trois régiments d’artillerie de forteresse à seize batteries chacune, une compagnie de pontonniers, une compagnie d’artificiers et deux compagnies d’ouvriers d’artillerie. On trouve également des unités du génie et de soutien.

Depuis 1839 et le traité des XXIV articles, la Belgique était un état neutre, son statut de neutralité garantit par les grandes puissances notamment la Grande-Bretagne qui au titre du sacro saint équilibre des puissances sur le continent européen refusait qu’une puissance majeure n’occupe le port d’Anvers.

Anvers 5

La place d’Anvers passait pour la plus redoutable place fortifiée d’Europe. Ce plan ne peut que nous conforter dans cette image même si [SPOILERS] les allemands finiront par s’en emparer à l’automne 1914 [SPOILERS]

Jusqu’en 1904 c’était la France qui était principalement visée («Le problème des anglais c’est qu’ils ne savent pas que Napoléon est mort» [Paul Cambon]) mais après l’Entente Cordiale, Londres craignait surtout l’Allemagne, puissance militaire, commerciale et même navale.

Cela n’empêcha pas l’armée belge à participer à des conflits. Si le bataillon franco-belge de tirailleurs fût envoyé dans les Etats Pontificaux pour combattre contre les partisans du risorgimento (cette unité créée en 1860 devient en 1861 les zouaves pontificaux [«Faire combattre les défenseurs du Pape en tenue de mahométan c’est bien une idée de français» dirons certains haut-dignitaires pontifaux]) le Corps Expéditionnaire Belge allait combattre au Mexique pour défendre le trône de l’empereur Maximilen et de l’impératrice Charlotte.

Ces unités n’étaient pas des unités de l’armée régulière belge mais des volontaires qui s’engageaient à titre individuel.

C’était également le cas au Congo-Belge jusqu’en 1908, date de son annexion par la Belgique était une possession personnelle du roi Léopold II. Sa défense était assurée par des mercenaires recrutés par le roi des belges en Personnes.

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Défilé d’un élément de la Force Publique

En 1909, ce système est remplacé par la Force Publique, une force à mi-chemin entre une armée et une gendarmerie. Si des officiers étrangers restent un temps en place, très vite des officiers de l’armée régulière belge prennent le relais.

A la fin du 19ème siècle, l’armée belge dispose encore d’un mode de recrutement archaïque avec un système de conscription fonctionnant par tirage au sort avec possibilité de payer un remplacement.

Ceux qui sont choisis ont la chance si on peut dire de passer huit ans sous les drapeaux suivis de cinq ans dans la réserve.

Ce système à été abandonné dans toute l’Europe tant il était inefficace, injuste et surtout apatriotique.

La Belgique va le conserver jusqu’en 1909, Léopold II signant le décret rendant le service militaire plus universel peu avant sa mort.

En 1913, le service militaire belge deviendra vraiment universel, portant l’armée du temps de paix à 33000 hommes, la mobilisation générale devant porter les effectifs à 120500 hommes.

En 1904, un petit détachement belge arrive à Pékin pour protéger la légation de Belgique établie dans la capitale d’un empire chinois agonisant.

Les réformes de 1909 et 1913 permettent la constitution théorique de sept divisions dont une de cavalerie sans oublier de l’artillerie et des troupes de forteresse.

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Les célèbres affûts de mitrailleuse remorqués par des chiens, une particularité de l’armée belge

L’équipement est cependant obsolète et mal adapté qu’il s’agisse de l’uniforme ou des mitrailleuses tractées par des chiens…… . L’entrainement laisse à désirer tout comme la discipline.

Néanmoins le corps des officiers belge est connu pour son professionnalisme, les officiers belges étant formés à l’Académie Royale Militaire créée en 1834 avant de passer par une école d’application pour se spécialiser dans une arme en particulier (infanterie, cavalerie, artillerie,génie). En 1868, une Ecole de Guerre est créé pour préparer les officiers les plus prometteurs au travail d’état-major.

Comme de nombreux pays, le premier conflit mondial va surprendre l’armée belge en pleine expansion et pleine réorganisation.

Benelux (34) Pays-Bas (34)

Autos blindées

Avant-propos

Si en septembre 1939, la Koninklijke Landmacht ne dispose que d’un seul et unique char (voir plus haut), elle dispose cependant de plusieurs autos blindées dont les qualités n’ont rien à envier toutes proportions gardées à leurs homologues étrangères.

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Benelux (27) Pays-Bas (27)

ARMEE DE TERRE NEERLANDAISE

Une brève histoire militaire des Pays-Bas

Aux temps jadis (ou presque)

De Zeven Provincien 2

Arquebusiers néerlandais au 16ème siècle

La Koninklijke Landmacht est officiellement créée le 9 janvier 1814 mais l’armée néerlandaise à des origines nettement plus anciennes puisqu’elle peut revendiquer avoir des racines remontant à 1572 quand la Staatse Leger ou l’Armée des Etats voit le jour dans le cadre de la Guerre des Quatre-Vingt Ans, la guerre d’indépendance des Provinces-Unies qui se termine en 1648 (1568-1648).

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URSS (56) Armée de Terre (4)

L’armée russe, la Révolution et le Premier Empire

L’armée russe va également participer aux guerres de la Révolution Française et surtout de l’Empire, le «général Hiver» ayant été fatal à la Grande Armée de Napoléon. Si Catherine II accueille favorablement les premiers événements de la Révolution Française, elle commence très vite à s’inquiéter.

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Italie (76) Regio Esercito (16)

Les Armes du Regio Esercito Italiano (8) : autos blindées et camion, les autres véhicules de l’armée italienne

Avant-propos

De tout temps le renseignement à été la clé de la guerre. Un adversaire supérieurement informé l’emportera toujours sur un adversaire moins bien informé à condition bien sur de bien exploiter les renseignements recueillis.

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Italie (53) Regio Esercito (3)

95 ans d’histoire ! De l’unité italienne au renversement de la monarchie, une histoire du Regio Esercito

Avant-propos

L’armée royale italienne (Regio Esercito Italiano) voit le jour le 4 mai 1861 peu après la proclamation du royaume d’Italie.

Regio Esercito uniforme modèle 1861 8.jpg

Soldat italien portant l’uniforme modèle 1861

Cette armée dominée par les piémontais ne tarde pas à être engagée au combat d’abord dans des opérations de lutte contre le banditisme dans feu le royaume des Deux Siciles puis dans ce qu’on appelle la troisième guerre d’indépendance, une guerre au goût très amer.

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22-Armée de terre : armement et matériel (64)

Harnachement de la cavalerie

En métropole

Le harnachement de la cavalerie métropolitaine équipe les montures des régiments non motorisés de cuirassiers, dragons, chasseurs à cheval et hussards, ainsi que les escadrons à cheval des GRDI et des GRCA.

-On trouve une selle modèle 1874 modifié, une garniture de tête modèle 1874, un mors de bride modèle 1908. On trouve des couverture de cheval pour protéger le noble destrier de la selle, on trouve également des sacoches installées de part et d’autre de la selle.

-En septembre 1939, il existe trois modèles de monosacs en service. Tous sont munis de bretelles qui permettent au cavalier de le porter comme un havresac d’infanterie pour le combat à pied. En tenue de campagne à cheval, il est fixé sur la courroie de panneau amovible à l’arrière de la selle, à la place qu’occupait la poche à fer.

On trouve un modèle 1925 en toile cachou renforcé de cuir fauve, un modèle 1930 confectionné en deux épaisseurs de toile entrecollées le rendant le plus profond que son prédécesseur, un modèle 1916 transformé en modèle 1930 et un monosac modèle 1930/34.

-Les colliers à cartouches servent à transporter un supplément de munitions et se bouclent normalement sur l’encolure du cheval. Ils peuvent être portés en bandoulière par le cavalier pour le combat à pied.

On trouve un modèle 1916 qui dispose de 18 alvéoles en toile écrue pour contenir deux chargeurs de trois coups pour mousqueton Berthier, un modèle 1918 adapté aux chargeurs de cinq coups de mousqueton ce qui réduit le nombre d’alvéoles à neuf qui peuvent contenir les chargeurs du MAS 36 et un modèle 1929 adapté au FM modèle 1924/29 qui peut contenir quinze cartouches de 7.5mm modèle 29C dans six grandes pochettes en cuir.

-En ce qui concerne l’armement, pour le protéger on trouve un étui pour mousqueton, un étui pour fusil MAS 36, une botte pour fusil mitrailleur modèle 1924 et un fourreau en cuir pour le sabre modèle 1822 devenu l’arme blanche standard de la cavalerie le 14 août 1937.

-Pour les soins de la monture, on trouve des éperons à la chevalière avec bride et sous-pieds modèle 1900, une musette-mangeoire, le surfaix pour fixer la couverture sur le cheval en absence de celle, une musette de pansage et une sacoche de maréchal-ferrant pour les soins.

 

En campagne, le cavalier métropolitain embarque le paquetage suivant :

-Autour de l’encolure : longe et collier à cartouches

-Sur le devant des sacoches : toile de tente roulée

-Sur la sacoche droite : un outil fixé par les courroies de sacoches prises dans les passants de l’étui et un seau en toile pour deux hommes

-Sur la sacoche gauche : pelle-pioche fixées par les courroies de sacoche, la courroie inférieure passant dans l’oeil de l’outil placé pointe en bas. On peut également y trouver la lanterne pliante

-Dans la sacoche gauche, on trouve deux kilogrammes d’avoine dans une musette-mangeoire, le surfaix, le bouchon et l’éponge

-Le monosac gauche : gamelle, repas froid, cuiller, fourchette, un jour de vivres de réserve et deux rations de chocolat, bonnet de police et étui-musette modèle 1861

-Le monosac droit : brosse, serviette et effets de toilette, sac à distribution vide, corde à fourrage et trousse garnie

-A l’anneau de selle : (côté opposé au sabre si le sabre est porté à l’anneau) : cisaille renforcée suspendue par son boucleteau

-Sur le troussequin (partie arrière de la selle) : le manteau roulé à la longueur de 1,10m afin d’affleurer les monosacs. En hiver, le couvre-pieds est placé sous le manteau.

-Le sabre est porté à gauche comme dans la cavalerie d’Afrique mais certains corps de cavalerie continuent de porter le sabre à droite.

-Les sous-officiers, les trompettes et les autres cavaliers portant déjà quelque chose dans le dos portent le mousqueton dans l’étui modèle 1913 suspendu à l’anneau gauche de la selle. Le tireur FM peut emporter son arme dans une botte spécifique installée à gauche ou à droite.

-Dans le but d’allègement, une partie des effets du cavalier est placée dans le «colis individuel» transporté sur la voiture.

Ce colis prend place dans un étui-musette modèle 1861 et embarque un mouchoir, une cravate, une chemise, un caleçon, une serviette, une paire de chaussettes, une paire de chaussures de réserve, une étrille et une brosse à cheval.

Les sous-officiers emportent en plus les ciseaux de pansage. Les détenteurs du bourgeron et du pantalon de treillis fixent ces deux effets à l’extérieur de l’étui-musette.

-Pour le combat à pied, les cavaliers emportent le monosac à sac gauche sur le dos tout comme le collier à cartouches qui est réglementairement porté à la ceinture, par-dessus les cartouchières, la courroie fixant le collier à la salle étant en bandoulière sur l’épaule droite. En pratique, il est porté en sautoir.

Si le manteau est emporté, il doit être fixé en arrière du chapelet, posé sur la partie supérieure des bretelles.

Les cavaliers de l’escouade FM qui portent les havresac porte-munitions ne peuvent emporter le monosac et en transfèrent donc le contenu dans un étui-musette porté en sautoir.

Les spahis

L’harnachement des spahis comprend un arçon muni de sa garniture et de divers accessoires. La couverture de cheval est remplacée par un tapis de selle en feutre. L’arçon en bois recouvert de peau parcheminée repose sur le tapis et est fixé au cheval à l’aide d’une sangle particulière munie d’une passe dans laquelle s’engage le surfaix lui aussi spécifique. Un poitrail évite le recul de l’arço. Ce dernier est ensuite muni d’une chemise qui le recouvre entièrement. Il existe en trois tailles d’arçon.

L’avant de l’arçon se nomme karbous et la palette gueddah. La poche à fers est spécifique aux spahis, une poche se trouvant à droite et une poche à gauche. Le poitrail est en cuir quadrillé rouge et au niveau du karbous est fixée la courroie à boucle du porte-sabre et à l’arrière de la gueddah se trouve trois dés pour dixer le paquetage.

Le tapis de feutre se compose de deux épaisseurs de feutre, deux blanches et quatre bleues. Sur le dessus sont cousus des renforts en filali rouge ou en chèvre façon filali. Les feuilles de feutre sont réunies par une seule couture centrale. Une lanière permet de fixer le tapis au karbous.

Les étriers sont en acier doux et leur semelle est percée de onze trous dont deux carrés, le dessus et le dessous de la semelle sont vernis en noir ainsi que l’intérieur des bords relevés. Les étrivières possèdent dix trous au lieu de huit pour la cavalerie métropolitaine ainsi qu’un passant en cuir cousu vers la boucle.

La besace se compose de deux poches en toile à voile cachou réunies par une pièce centrale percée d’une fente permettant de l’enfiler sur la gueddah. Chaque poche ferme par deux sanglons en cuir.

L’arrière et les côtés des poches sont renforcés de cuir, la poche de droite recèle un étui en cuir pour pétard de mélinite.

En campagne, les spahis embarquent le paquetage suivant :

-Autour de l’encolure : longe et collier à cartouches

-Sur la selle, arrimés au karbous, on trouve à gauche le sabre dans sa gaine, le bidon et le quart et à droite, la musette en cuir contenant la chaine d’attache, l’entrave, le piquet de cavalerie et un mors de bridon. Usuellement, le mousqueton est porté au côté droit du karbous, la crosse vers l’avant alors que réglementairement, le mousqueton est porté dans le dos.

-Sur le siège, en période froide, se place le couvre-pieds maintenu par le surfaix

-Dans les besaces, on trouve à droite trois kg d’avoine dans la musette-mangeoire, une serviette, les effets de toilette, la trousse garnie, une brosse (un jeu complet pour trois hommes), un bouchon, l’éponge et la corde à fourrage alors qu’à gauche, on trouve contenus dans deux étuis-musette modèle 1861, la gamelle avec repas froid, la cuillère, la fourchette, un jour de vivres de réserve, deux rations de chocolat, la chéchia, une chèche (pour les cavaliers français uniquement) et le pétard (les détonateurs sont aux mains des sous-officiers).

-Sur les besaces, on trouve à droite un outil et le seau en toile et à gauche la pelle-pioche et le cas échéant la lanterne pliante.

-Dans les poches à fer, on trouve une demi-ferrure, des clous, des crampons et une clef à crampons

-Derrière la gueddah, le manteau et la toile de tente renfermant les piquets roulés en deux ballots séparés, le manteau en dessous et la toile de tente au dessus. Eventuellement, la cisaille renforcée pour les cavaliers qui en sont porteurs.

L’équipement des spahis est différent de la cavalerie métropolitaine car inspiré de celui utilisé par les troupes sahariennes notamment le baudrier porte-cartouches et le ceinturon porte-cartouches. A noter que parfois, les spahis mêlent des attributs propres à leur arme et des équipements standards.

Pour le combat à pied, les spahis prennent sur eux les deux étuis-musette contenant les vivres, les munitions et les effets de la besace gauche. Ces étuis sont placés en sautoir l’un à droite et l’autre à gauche. Le bidon se porte sur la hanche gauche. Les hommes munis du sac à chargeurs n’emportent qu’un étui-musette contenant les vivres. Les colliers à cartouches font l’objet des mêmes mesures que dans la cavalerie métropolitaine.

Harnachement et paquetage des officiers montés (toutes armes)

La selle utilisée est une selle modèle 1884 différente du modèle 1874 et de finition plus soignée que celle destinée à la troupe.

En campagne, les officiers de cavalerie doivent emporter le paquetage suivant :

-Sur le cheval, on trouve une selle complète, une bride avec licol et longe de corde, une couverture de cheval, une longe poitrail, un étui porte-avoine, une musette mangeoire, un surfaix, un sabre dans un fourreau avec gaine, un sac de campagne, un bonnet police, un manteau roulé comme celui de la troupe qui peut être protégé facultativement dans un étui en toile kaki ou en drap de la couleur du manteau, cartouches du revolver ou du pistolet, repas froid, vivre de réserve et éventuellement, chaussures de repos, linge de rechange et trousse de toilette.

-Sur le cheval de main, on trouve une selle complète, un bridon, un licol et une longe, une couverture de cheval, une musette mangeoire, un surfaix, deux demi-ferrures, clous et crampons, un seau en toile, une toile de tente et éventuellement, chaussures de repos, linge de rechange et trousse de toile.

22-Armée de terre : armement et matériel (58)

Artilleurs, génie et services

-Les officiers artilleurs portent sur leur uniforme de campagne un écusson écarlate avec deux soutaches bleu foncé et un numéro en or, le même métal étant utilisé pour les galons. Ils portent un calot puis le béret de l’artillerie ou un casque modèle 1926 (sauf les unités antichars disposant du casque modèle 1935 ou du casque modèle 1936 pour les artilleurs antiaériens).

-Les officiers artilleurs des divisions de cavalerie portent sur leur uniforme de campagne un écusson écarlate avec deux soutaches bleu foncé, un numéro et une étoile en or, le même métal étant utilisé pour les galons. Ils portent un calot puis le béret de l’artillerie ou un casque modèle 1926 (sauf les unités antichars disposant du casque modèle 1935 ou du casque modèle 1936 pour les artilleurs antiaériens).

-Les officiers du génie portent sur leur uniforme de campagne un écusson couleur velours noir avec deux soutaches écarlates et un numéro en or, le même métal étant utilisé pour les galons. Ils portent un calot puis le béret du génie ou un casque modèle 1926.

-Les officiers du train portent sur leur uniforme de campagne un écusson de couleur vert avec deux soutaches garance et un numéro en or, le même métal étant utilisé pour les galons. Ils portent un calot puis le béret du train ou un casque modèle 1926.

-Les officiers médecins portent sur leur uniforme de campagne un écusson couleur velours cramoisi sans soutache avec un numéro en or, le même métal étant utilisé pour les galons. Ils portent un calot ou un casque avec sur le bras, un brassard blanc à croix de Genève.

-Les officiers pharmaciens portent des un écusson de couleur velours vert avec un attribut et des galons or, un calot ou un casque et un brassard blanc à croix de Genève.
-Les officiers de l’administration du service de santé portent un écusson de couleur velours cramoisi avec un attribut et des galons or, un calot ou un casque et un brassard blanc à croix de Genève.

-Les officiers vétérinaires portent un écusson de couleur velours grenat avec un attribut et des galons argent, un calot ou un casque.

-Les officiers de l’Intendance portent un écusson de couleur velours bleu avec un attribut et des galons en or, un calot ou un casque.

-Les officiers de l’Administration portent un écusson kaki avec un attribut et des galons en or, un calot ou casque.

-Les officiers de Justice Militaire portent un écusson couleur velours noir sans soutaches avec un attribut en or, le même métal étant utilisé pour les galons. Ils portent un calot ou un casque.

Marques distinctives des troupes françaises en tenue de campagne

Infanterie

-Les fantassins de ligne portent sur leur tenue de campagne un écusson de couleur kaki avec deux soutaches et des chiffres en bleu, l’attribut du casque étant une grenade marquée RF.

-Les fantassins de forteresse (Nord-Est) portent sur leur tenue de campagne un écusson de couleur kaki avec deux soutaches et des chiffres en bleu,l’attribut du casque étant une grenade marquée RF. Ils portent également un béret brun avec pour insigne une casemate «On ne passe pas».

-Les fantassins de forteresse (Alpes) portent sur leur tenue de campagne un écusson de couleur kaki avec trois soutaches et des chiffres en bleu,l’attribut du casque étant une grenade marquée RF. Ils portent également un béret bleu avec pour insigne une casemate «On ne passe pas».

-L’Infanterie de Montagne porte sur sa tenue de campagne un écusson kaki avec deux soutaches et le numéro en bleu, une grenade marqué RF orne le casque, la coiffure standard étant le béret bleu avec une grenade garance.

-Les chasseurs alpins portent sur leur tenue de campagne un écusson bleu avec deux soutaches couleur jonquille tout comme le numéro et le cor de chasse. Le casque (fort peu porté) est frappé d’un cor de chasse marqué RF, la coiffure standard étant la «tarte», le large béret alpin bleu frappé d’un cor de chasse jonquille.

-Les chasseurs à pied portent sur leur tenue de campagne un écusson bleu avec deux soutaches couleur jonquille tout comme le numéro et le cor de chasse.

Le casque est frappé d’un cor de chasse marqué RF, la coiffure standard étant la «tarte», le large béret alpin bleu frappé d’un cor de chasse jonquille. Ils portent sur leur capote kaki un écusson kaki avec deux chevron, un cor et des chiffres en vert.

-Les fantassins coloniaux (Européens _Colonies et Chine_) portent sur leur tenue de campagne un écusson kaki frappé de deux soutaches écarlates, sans numéro mais avec une ancre rouge verticale. Le casque est frappé d’une ancre verticale, ancre que l’on retrouve également sur les boutons.

 

-Les fantassins coloniaux (Indigènes _Colonies et Chine_) portent sur leur tenue de campagne un écusson kaki sans soutache mais avec une ancre couleur jonquille. Leur casque est frappé d’une ancre verticale que l’on retrouve également sur les boutons. Ils portent la chéchia kaki sauf pour les coloniaux indigènes déployés en Indochine.

-Les fantassins coloniaux (Européens _France Levant et Afrique du Nord_) portent sur leur tenue de campagne un écusson kaki frappé de deux soutaches garances avec sous le numéro en garance, une ancre rouge. Leur casque est frappé d’une ancre verticale que l’on retrouve également sur les boutons.

-Les fantassins coloniaux (Indigènes _France Levant et Afrique du Nord_) portent sur leur tenue de campagne un écusson kaki sans soutache mais avec une ancre couleur jonquille. Leur casque est frappé d’une ancre verticale que l’on retrouve également sur les boutons. Ils portent la chéchia kaki comme coiffure de base.

-Les zouaves portent sur leur tenue de campagne un écusson kaki frappé de deux soutaches garances, le numéro étant de même couleur. Leur casque est frappé d’un croissant et des lettres RF avec comme coiffure de base une chéchia kaki.

-Les tirailleurs algériens et tunisiens portent sur leur tenue de campagne un écusson kaki frappé de deux soutaches bleu clair, le numéro étant de même couleur. Leur casque est frappé d’un croissant et des lettres RF avec comme coiffure de base une chéchia kaki.

-Les tirailleurs marocains portent sur leur tenue de campagne un écusson kaki frappé de deux soutaches et d’un n° bleu clair avec une étoile sous le numéro. Ils portent une chèche kaki et leur casque est frappé d’un croissant et des lettres RF.

-L’infanterie légère d’Afrique porte sur sa tenue de campagne un écusson kaki frappé de soutaches violettes, la même couleur étant utilisée pour le numéro. Le casque est frappé d’un cor de chasse (que l’on retrouve parfois sur l’écusson, cette variante étant tolérée) avec les lettres RF.

-La Légion Etrangère porte sur sa tenue de campagne un écusson kaki frappé de deux soutaches et de chiffres vert. Le casque est frappée d’une grenade marquée RF et les boutons sont marqués «Légion étrangère».

-Les chars de combat portent sur leur tenue de campagne un écusson kaki frappé de deux soutaches et de chiffres gris clair. Le casque est frappé d’un casque et de canons croisés. Le béret noir est frappé d’un heaume et de canons croisés.

-Les Ouvriers de chars portent sur leur tenue de campagne un écusson kaki sans soutaches avec des chiffres gris clair. Le casque est frappé d’un casque et de canons croisés. Le béret noir est frappé d’un heaume et de canons croisés.

-Les hommes des régiments régionaux portent sur leur tenue de campagne un écusson kaki avec une soutache blanche avec des chiffres bleus. L’attribut de casque représente un casque et des canons croisés.
Cavalerie

-Les cuirassiers portent sur leur tenue de campagne un écusson bleu foncé avec deux soutaches et des chiffres garance. Le casque est frappé d’une grenade marquée RF.

-Les cuirassiers motorisés portent sur leur tenue de campagne un écusson bleu foncé avec deux soutaches garance et une soutache violette. Le casque est frappé d’une grenade marquée RF.

-Les dragons portent sur leur tenue de campagne un écusson bleu foncé avec deux soutaches et un numéro et le tout en blanc. Le casque est frappé d’une grenade marquée RF.

-Les dragons portés portent sur leur tenue de campagne un écusson bleu foncé avec deux soutaches, une étoile et un numéro, le tout de couleur blanche. Le casque est frappé d’une grenade marquée RF.

-Les chasseurs à cheval portent sur leur tenue de campagne un écusson bleu foncé avec deux soutaches vertes et un numéro de même couleur. Le casque est frappé d’une grenade marquée RF.

-Les hussards portent sur leur tenue de campagne un écusson bleu foncé avec deux soutaches et le numéro en bleu clair. Le casque est frappé d’une grenade marquée RF.

-Les hommes servant dans les groupes d’automitrailleuses portent sur leur tenue de campagne deux soutaches et un numéro de couleur violet. Le casque est frappé d’une tête de Minerve et de rayons divergents.

-Les chasseurs d’Afrique portent sur leur tenue de campagne un écusson bleu foncé avec deux soutaches jonquilles et un numéro de même couleur. Ils portent une chéchia kaki ou un casque de même couleur frappé de la grenade et des lettres RF.

-Les spahis algériens et tunisiens portent sur leur tenue de campagne un écusson bleu foncé avec deux soutaches jonquilles et un numéro de même couleur. Ils portent une chéchia kaki ou un casque de même couleur frappé d’un croissant et des lettres RF.

-Les spahis marocains portent sur leur tenue de campagne un écusson bleu foncé avec deux soutaches jonquilles et un numéro de même couleur avec une étoile sous le numéro. Ils portent une chèche kaki avec bande blanche au pourtour inférieur avec filet coloré distinguant les escadrons. Le casque est frappé du croissant et des lettres RF.

-Les cavaliers du Régiment Etranger de Cavalerie portent sur leur tenue de campagne un écusson bleu foncé avec deux soutaches vertes, un numéro et une grenade de même couleur. Les boutons sont marqués «Légion étrangère» et le casque est frappé d’une grenade marquée RF..

-Les Groupes de Reconnaissance portent sur leur tenue de campagne un écusson bleu foncé avec trois soutaches blanches et un numéro de même couleur. Le casque est frappé d’une grenade marquée RF.
Artillerie et Services

-Les artilleurs portent sur leur tenue de campagne un écusson écarlate avec deux soutaches bleus et un numéro de même couleur. Le casque est frappé par un insigne représentant des canons croisés et une grenade marquée RF.

-Les artilleurs des divisions de cavalerie portent sur leur tenue de campagne un écusson écarlate avec deux soutaches bleus et un numéro qui surmonte une étoile de même couleur. Le casque est frappé par un insigne représentant des canons croisés et une grenade marquée RF.

-Les ouvriers d’artillerie portent sur leur tenue de campagne un écusson écarlate avec des chiffres jaunes. Le casque est frappé par un insigne représentant des canons croisés et une grenade marquée RF.

-Les artilleurs coloniaux (Européens _colonies et Chine_) portent sur leur tenue de campagne un écusson écarlate avec deux soutaches et une ancre de couleur bleue. Le casque est frappé avec une ancre verticale, ancre présente sur les boutons.

-Les artilleurs coloniaux (Européens _France et Afrique du Nord_) portent sur leur tenue de campagne un écusson écarlate avec deux soutaches et une ancre de couleur bleue. Le casque est frappé avec une ancre verticale, ancre présente sur les boutons.

-Les artilleurs coloniaux (Indigènes _colonies et Chine) portent sur leur tenue de campagne un écusson écarlate une ancre de couleur jonquille. Ils portent une chéchia kaki et le casque est frappé avec une ancre verticale.

-Les artilleurs coloniaux (Indigènes _France et Afrique du Nord_) portent sur leur tenue de campagne un écusson écarlate une ancre de couleur jonquille. Ils portent une chéchia kaki et le casque est frappé avec une ancre verticale.

-Les artilleurs de montagne portent sur leur tenue de campagne un écusson écarlate avec deux soutaches et un numéro, le tout de couleur bleu. Ils portent un béret bleu frappé d’une grenade écarlate, le casque lui étant frappé d’un insigne représentant des canons croisés et une grenade marquée RF.

-Les hommes du génie portent sur leur tenue de campagne un écusson noir frappé de deux soutaches et d’un numéro de couleur écarlate qui surmonte un cor de chasse rouge. Le casque est frappé d’un insigne représentant une cuirasse et un casque antique.

-Les sapeurs forestiers portent sur leur tenue de campagne un écusson noir frappé de deux soutaches et d’un numéro de couleur écarlate. Le casque est frappé d’un insigne représentant une cuirasse et un casque antique.

-Les hommes du train et les secrétaires d’état-major portent sur leur tenue de campagne un écusson vert frappé de chiffres garance avec sur le casque la grenade et les lettres RF.

-Les commis et ouvriers d’administration militaire portent sur leur tenue de campagne un écusson gris clair frappé de chiffres garance avec sur le casque la grenade et les lettres RF.

-Les infirmiers militaires portent sur leur tenue de campagne un écusson garance frappé de chiffres bleu clair avec sur le casque une caducée.

22-Armée de terre : armement et matériel (57)

Les Écoles Militaires _Tenue des Élèves_

-Les élèves de l’École enfantine Heriot portent une vareuse et un pantalon gris bleu, des brides d’épaulette, un béret bleu foncé avec une grenade rouge. Le collet est rabattu.

-Les élèves de l’École d’enfants de troupe portent une vareuse et un pantalon gris bleu, des brides d’épaulette, un képi rouge avec un bandeau et des soutaches bleu foncé, une grenade rouge ornant le képi. Le collet est rabattu. Ils disposent également d’une rotonde gris bleu.

-Les élèves de l’École militaire de La Flèche portent une vareuse et un pantalon bleu foncé, un képi rouge avec un turban bleu foncé orné d’une grenade rouge. Le collet est rabattu et les élèves de cette Ecole disposent également d’un manteau capote bleu foncé.

-Les élèves de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr portent une tunique bleu noir, un pantalon garance avec une bande bleu ciel, des boutons or, des épaulettes rouges, un shako bleu ciel avec une plaque de cuivre jaune, le collet et les pattes de collet étant bleu ciel tout comme les pattes de parements. Les «Cyrard» portent également un manteau bleu noir.

-Les élèves de l’École Polytechnique portent une tunique et un pantalon bleu noir à double bande écarlate, des tresses d’épaules et des boutons or, un bicorne ou un képi, un collet droit et des pattes de parement bleu noir tout comme le manteau.

-Les élèves de l’École du service de santé (Bordeaux et Lyon-Bron) portent une tunique bleu noir, un pantalon rouge à bandes noires, une caducée or sur le collet, un bicorne ou un képi à bandeau cramoisi, un collet en velours cramoisi avec des pattes de collet bleu noir, les pattes de parement étant bleu noir tout comme le manteau porté par les élèves.

-Les élèves de l’École militaire d’infanterie de Saint-Maixent, de l’École militaire d’artillerie de Poitiers et de l’École militaire du génie de Versailles pour leur tenue d’origine avec un képi d’adjudant.

-Pour ce qui est de l’École d’application de la cavalerie de Saumur, les élèves de 1ère année portent leur tenue d’origine mais en 2ème année, ils portent une tenue d’officier avec un pantalon garance à double bande et passepoil bleu. Cette tenue ne change pas quand lui succède en 1943 l’École d’application de l’Arme Blindée-Cavalerie.

Marques distinctives des officiers en campagne

En campagne, la grande tenue chatoyante est bien entendue rangée au placard au profit d’une tenue identique aux hommes du rang dans un terne mais plus sécurisant kaki.

Infanterie

-Les officiers de l’infanterie portent un écusson kaki avec deux soutaches bleu foncé, un numéro et des galons en or, une vareuse, un manteau et un képi kaki.

-Les officiers de l’infanterie de forteresse type Nord-Est portent un écusson kaki avec deux soutaches et un numéro bleu foncé, des galons en or, une vareuse, un manteau et un béret kaki frappé d’une grenade or.

-Les officiers de l’infanterie de forteresse alpine portent un écusson kaki avec trois soutaches et un numéro bleu foncé, des galons or, une vareuse, un manteau kaki, un béret bleu foncé frappé d’une grenade or.

-Les officiers de l’Infanterie de montagne portent un écusson kaki avec deux soutaches et un numéro bleu foncé, des galons or, une vareuse et un manteau bleu foncé, un béret bleu foncé frappé d’une grenade or.

-Les chasseurs alpins portent un écusson noir avec deux soutaches en soie jonquille frappé d’un cor et d’un n° en argent, des galons en argent, une vareuse et une pèlerine bleu clair, un béret bleu foncé frappé d’un cor de chasse en argent.

-Les chasseurs à pied portent un écusson noir avec deux soutaches en soie jonquille avec un cor et un n° en argent, des galons en argent, une vareuse et un manteau bleu foncé (bien qu’en temps ils doivent normalement porter un manteau kaki). Les galons sont en argent et le béret comme le casque sont en bleu foncé avec comme attribut un cor de chasse en argent.

-Les officiers de l’infanterie coloniale (Européens, France, Afrique du Nord ) portent un écusson kaki avec deux soutaches écarlates, une ancre or et un numéro écarlate. Ils portent des galons or, une vareuse et un manteau kaki ainsi qu’un casque kaki.
-Les officiers de l’infanterie coloniale (Européens, France, Afrique du Nord ) portent un écusson kaki avec deux soutaches garances, une ancre or sous le n° garance. Ils portent des galons or, une vareuse et un manteau kaki ainsi qu’un casque kaki.

-Les officiers des zouaves portent un écusson kaki avec deux soutaches garances et un n° en or tout comme les galons. La vareuse, le manteau et le casque sont kaki.

-Les officiers des tirailleurs algériens et tunisiens portent un écusson kaki avec deux soutaches bleu clair et un n° or tout comme les galons. La vareuse, le manteau, la chéchia et le casque sont kaki.

-Les officiers des tirailleurs marocains portent un écusson kaki avec deux soutaches bleu clair, un n° et une étoile en or tout comme les galons. Ils portent une vareuse, un manteau, un képi et une chèche kaki.

-Les officiers de l’Infanterie légère d’Afrique portent un écusson kaki avec deux soutaches violettes et un numéro argent avec des galons dans le même métal. Ils portent une vareuse, un manteau, un képi et une chèche kaki.

-Les officiers des chars de combat portent un écusson kaki avec deux soutaches gris clair avec un numéro argent tout comme les galons. Ils portent un casque spécial, le casque des troupes motorisées modèle 1935.

Cavalerie

-Les cuirassiers portent un écusson bleu foncé avec deux soutaches garance avec un numéro et des gallons argent. Ils portent un calot (bonnet de police) ou un casque.

-Les cuirassiers motorisés portent un écusson bleu foncé avec deux soutaches garance et une violette avec un numéro et des gallons argent. Ils portent un calot (bonnet de police) ou un casque.

-Les dragons portent un écusson bleu foncé avec deux soutaches blanches avec un numéro et des gallons argent. Ils portent une calot (bonnet de police) ou un casque.

-Les dragons portés portent un écusson bleu foncé avec deux soutaches blanches et une violette avec numéro et des gallons argent. Ils portent un calot (bonnet de police) puis un béret noir de cavalerie ou un casque.

-Les officiers des chasseurs à cheval portent sur leur uniforme de campagne un écusson bleu foncé avec deux soutaches vertes et un numéro en argent, le même métal étant utilisé pour les galons. Ils portent comme coiffure un calot puis le béret noir standard de la cavalerie ou un casque modèle 1926 ou plus récent.

-Les officiers des hussards portent sur leur uniforme de campagne un écusson bleu foncé avec deux soutaches bleu ciel et un numéro en argent, le même métal étant utilisé pour les galons. Ils portent comme coiffure un calot puis le béret noir standard de la cavalerie ou un casque modèle 1926 ou plus récent.

-Les officiers des unités d’automitrailleuses portent sur leur uniforme de campagne un écusson bleu foncé avec deux soutaches violettes et un numéro en argent, le même métal étant utilisé pour les galons. Ils portent comme coiffure un calot puis le béret noir standard de la cavalerie ou le casque modèle 1935 des troupes motorisées.

-Les officiers des chasseurs d’Afrique portent sur leur uniforme de campagne un écusson bleu foncé avec deux soutaches jonquille et un numéro en argent, le même métal étant utilisé pour les galons. Ils portent comme coiffure une chéchia ou un casque modèle 1926 ou plus récent.

-Les officiers des spahis algériens et tunisiens portent sur leur uniforme de campagne un écusson bleu foncé avec deux soutaches jonquille et un numéro en or, le même métal étant utilisé pour les galons. Ils portent comme coiffure un képi puis le béret noir standard de la cavalerie ou un casque modèle 1926 ou plus récent.

-Les officiers des spahis marocains portent sur leur uniforme de campagne un écusson bleu foncé avec deux soutaches jonquille et un numéro en or, le même métal étant utilisé pour les galons. Ils portent comme coiffure un képi puis le béret noir standard de la cavalerie ou un casque modèle 1926 ou plus récent.

-Les officiers du Régiment Étranger Cavalerie portent sur leur uniforme de campagne un écusson bleu foncé avec deux soutaches vertes et un numéro en argent, le même métal étant utilisé pour les galons. Ils portent comme coiffure un képi kaki puis le béret vert de la Légion ou un casque modèle 1926 ou plus récent.

-Les officiers des Groupes de Reconnaissance portent sur leur uniforme de campagne un écusson bleu foncé avec trois soutaches blanches et un numéro en argent, le même métal étant utilisé pour les galons. Ils portent comme coiffure un képi ou le casque modèle 1935 des troupes motorisées.