22-Armée de terre : armement et matériel (55)

Particularités propres à chaque arme (2) : cavalerie

Les cavaliers des régiments et escadrons de la cavalerie métropolitaine demeurés à cheval (cuirassiers, dragons, chasseurs, hussards,GRCA et GRDI) sont habillés en hommes montés.

Ils portent en campagne le casque standard et au cantonnement le bonnet de police. Suite à la motorisation des unités de cavalerie métropolitaines et la fusion «chars de l’infanterie» et «cavalerie» au sein de l’arme blindée-cavalerie, tous les cavaliers reçoivent le béret noir.

Ils combattent en manteau ou en vareuse, portant la culotte d’un homme monté, des jambières d’homme monté et d’éperons.

Les spahis ont des équipements particuliers propres à leur arme avec une chechia cramoisie pour les européens et une coiffure arabe avec chèche kaki clair pour les indigènes; une gandoura souvent portée par dessus le manteau, un burnous de drap garance (spahis algériens) ou bleu foncé (spahis marocains) et un équipement particulier de type saharien.

Les dragons portés (puis également les chasseurs portés) portent le casque du modèle général puis le casque modèle 1935/40 des troupes motorisées, des lunettes pour troupes motorisées, un chèche, un manteau en capuchon et un tour de cou.

Le reste de la tenue est semblable à ceux des cavaliers avec la vareuse, le pantalon droit, les jambières et les chaussures montantes.

Les dragons et les chasseurs portés sont les premiers à recevoir la tenue modèle 1943 décrite plus haut.

Particularités propres à chaque arme (3) : artillerie

Les artilleurs sont habillés en hommes montés ou en hommes non montés, la première catégorie correspondant à l’artillerie motorisée, à l’artillerie antichar et antiaérienne, la seconde catégorie correspondant à l’artillerie hippomobile.

En ce qui concerne le couvre-chef, dans le cantonnement, ils portent le bonnet de police, la chechia pour l’artillerie d’Afrique ou encore le béret pour l’artillerie de forteresse. Ultérieurement, le béret va peu à peu remplacer le bonnet de police et la chéchia de l’artillerie d’Afrique.

En ce qui concerne le casque, les artilleurs portent le casque standard sauf les artilleurs antichars qui portent le casque des troupes motorisées (modèle 1935) et les artilleurs antiaériens qui portent un casque spécifique, le modèle 1936.

En ce qui concerne l’équipement, les artilleurs ont longtemps utilisé des équipements anciens qu’il s’agisse d’un ceinturon modèle 1903/14 ou du bidon à deux litres modèle 1877, l’élément le plus moderne étant le masque à gaz ANP 31. Ils portent le havresac modèle 1893 ou portent le sac à paquetage modèle 1935.

Comme toutes les armes, les artilleurs vont moderniser très progressivement leur équipement. Les artilleurs des Divisions Cuirassés et des Divisions Légères Mécaniques (groupes de canons d’assaut, régiment d’artillerie tractée tout terrain et régiments d’artillerie autoportée, unités antichars et antiaériennes) recevant une tenue modèle 1943 adaptée, les autres régiments d’artillerie conservant la tenue dont ils disposaient en 1939-40 avec des améliorations progressives et a minima.

Particularités propres à chaque arme (4) : sapeur

Comme les artilleurs, ils sont montés en hommes montés ou en hommes non-montés. Ils ne disposent pas de particularités particulières au niveau de l’habillement.

En ce qui concerne le couvre-chef, ils portent le bonnet de police dans toutes les unités sauf dans les unités du génie de forteresse qui portent le béret, une généralisation d’une pratique non officielle mais tolérée jusque là.

En ce qui concerne l’équipement, il est semblable à celui des artilleurs. Les sapeurs des DC et des DLM vont recevoir une tenue modèle 1943 adaptée à leurs besoins particuliers.

Particularités propres à chaque arme (5) : le train

Les tringlots (appelés officiellement conducteurs et ce quelque soit leur fonction au sein de cette arme de l’ombre) sont habillés en hommes non montés dans les unités motorisées et en hommes montés dans les unités hippomobiles.

Ils portent une salopette modèle 1935 en toile kaki, une chemise kaki, une vareuse, un manteau, une chèche, un casque modèle 1926 et des lunettes.

Son équipement est des plus réduits avec un ceinturon, une ou deux cartouchières (chargeurs de PA et de PM), deux étuis musette, un masque à gaz, un bidon de deux litres et un sac en toile.

Particularités propres à chaque arme (6) : troupes motorisées

Les personnels des chars de combat (qui en 1939, appartiennent à l’infanterie) ainsi que les personnels des automitrailleuses portent la salopette de toilette modèle 1935, un veston en cuir modèle 1935, un petit béret noir _ultérieurement généralisé à toute l’Arme Blindée Cavalerie_, un casque modèle 1935, des gants, un tour de cou, une chèche.

Au cantonnement, ils portent le pantalon-culotte modèle 1922 ou le pantalon toutes armes modèle 1918 avec des molletières puis des jambières, la vareuse. Ils disposent également de deux bleus de travail.

Au niveau de l’équipement, on trouve un ceinturon avec une ou deux cartouchières pour PA et PM, ils portent également un poignard, un masque à gaz. Le havresac modèle 1893 ou le sac à paquetage modèle 1935, les étuis-musette modèle 1861 et le bidon de deux litres modèle 1877 ne sont pas embarqués dans le char ou le véhicule blindé.

Les motocyclistes et équipages de side-cars portent une chemise kaki, une salopette imperméabilisée modèle 1938, un paletot imperméabilisé modèle 1938 ou un veston de cuir modèle 1938 (motocyclistes des unités de chars), un manteau à capuchon (passager du side-car), des jambières de cuir pour les motocyclistes des unités de cavalerie.

Ils portent également le casque des troupes motorisées modèle 1935 et les effets correspondant à leur corps : manteau ou capote, béret, chéchia ou bonnet de police. N’oublions pas également le tour de cou, la chèche et le bleu de travail.

Devant la masse de motocyclistes à équiper à la mobilisation, beaucoup de motocyclistes mobilisés recevront la collection modèle 1935 voir même pour certains des vestons de cuir noir modèle 1920.

En ce qui concerne l’équipement des motocyclistes, on trouve un ceinturon, une ou deux cartouchières, un sac à paquetage modèle 1935, deux étuis-musette, un bidon de deux litres et un masque à gaz ANP 31. Cet équipement évolue assez peu jusqu’en 1948.

Les tenues des sous-officiers

Les adjudants-chefs et les adjudants portent le même équipement que les officiers sauf la culotte qui est kaki avec un passepoil kaki foncé.

Les sergents-chefs et les sergents portent la même tenue de campagne que la troupe ainsi que les mêmes effets.

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