Scandinavie (95) Finlande (33)

Bombardement

Blackburn Ripon

Blackburn Ripon

Le Blackburn Ripon était un bombardier-torpilleur biplace embarqué mis au point pour la Fleet Air Arm (FAA) pour remplacer le Blackburn Dart. Répondant à l’Air Ministry Specification 21/23 Il effectue son vol inaugural le 17 avril 1926 et remporte l’évaluation l’opposant au Handley Page Harrow et à l’Avro Buffalo. Il est mis en service dans la FAA en 1929 et retiré du service dès 1935 car obsolète.

Il est mis en service en 1929 au sein du n°462 Flight embarqué à bord du HMS Furious. En 1933, la FAA fût réorganisée en trois squadrons numérotés n°810, 811 et 812. Les derniers Ripon furent retirés du service en janvier 1935 quand le squadron 811 fût rééquipé avec des Blackburn Baffin.

La Finlance à acheté un appareil plus la licence de production pour produire vingt-cinq appareils au pays.

En novembre 1939 il restait quatorze appareils en service au sein de la Suomen Illmavoimat. Six appareils sont utilisés par la Leintovalue 36 et huit appareils par la Leintovalue 16. Ces appareils sont obsolètes et vont souffrir sous les coups de la chasse soviétique au point que les survivants opèrent rapidement de nuit. Six appareils seulement étaient encore en service en mars 1940 quand la guerre d’Hiver prend fin.

Ils sont retirés du service au printemps 1940 et relégués à des tâches d’entrainement et d’expérimentation jusqu’en juin 1944 quand les deux derniers appareils disponibles sont envoyés à la ferraille.

Caractéristiques Techniques du Blackburn Ripon Mk IIC

Masse à vide 1878kg en charge 3310kg

Dimensions : longueur 11.20m envergure 13.67m hauteur 3.91m

Motorisation : un moteur Napier Lion de 570ch

Performances : vitesse maximale 179 km/h distance franchissable 660km plafond opérationnel 3050m

Armement : une mitrailleuse Vickers (sauf le Mk II) fixe tirant vers l’avant et une mitrailleuse Lewis dans le poste arrière, une torpille de 457mm ou trois bombes de 240kg ou six de 104kg

Bristol Blenheim

Bristol Blenheim Mark IV 21

Le Bristol Blenheim est un bombardier léger bimoteur issu d’une demande du magnat de la presse Lord Rothermere pour un appareil capable de relier les principales villes européennes. Bristol adapte son type 135 pour donner naissance au type 142.

Le prototype effectue son premier vol le 12 avril 1935. Atteignant la vitesse de 495 km/h il est 48 km/h plus rapide que le chasseur le plus moderne de la RAF en l’occurrence le Gloster Gladiator.

Surpris et inquiet par ce résultat, l’Air Ministry demanda à lord Rothermere d’étudier son appareil ce que le magnat accepta, le Bristol type 142 ne fût jamais utilisé à titre civil mais utilisé pour des tests puis pour différentes missions de transport logistique jusqu’à sa réforme en juin 1942. Oublié dans un hangar, il fût retrouvé par hasard en 1980, restauré et maintenu en état de vol.

Parallèlement au type 142, la firme étudia le projet du type 143, un type 142 avec les moteurs prévus pour le type 135 mais ce projet qui intéressa un temps le Coastal Command et la Finlande ne firent pas le poids face au Bristol type 142M, une version militarisée plus connue sous le nom de Blenheim.

En août 1935 l’Air Ministry B.29/35 Specification est publiée pour valider la décision d’adapter le type 142 en bombardier donnant naissance au type 142M qui allait être plus connue sous le nom de Bristol Blenheim.

Le premier appareil de série effectue son premier vol le 25 juin 1936 et dès le moins de décembre une commande de 434 bimoteurs est passée. La production était rapide puisqu’en 1937 vingt-cinq appareils sortaient par jour. 5500 Blenheim en différentes versions sont produits pour la RAF et pour l’export. L’appareil entre en service en mars 1937.

Suite au Mk I et à sa version de chasse lourde Mk IF, on trouve le Mk IV (premier vol le 24 septembre 1937, mise en service en mars 1939) qui lui aussi disposait d’une version de chasse lourde (Mk IVF) et d’entrainement/liaison/remorquage de cibles (Mk IVT) (les Mk II et III sont restés à l’état de prototype). On trouve ensuite les Mk V mais le Mk VI ne dépasse pas le stade du projet, la RAF préférant produire en masse le Bristol Beaumont, un bombardier moyen issu du Bristol Beaufort.

A noter que le Bristol type 149 Bolingbroke dérivé du Mk I n’à été produit que pour le Canada, la RAF un temps intéressée par l’appareil préféra au final poursuivre la production du Mk I. Sorti par la porte, le Bolingbroke revint par la fenêtre puisqu’il fût à l’origine du Mk IV. Un projet de quadrimoteur baptisé Bristol type 150 ne dépassa pas le stade de la planche à dessin.

Le Blenheim à connu un grand succès à l’export puisqu’il à été exporté en Afrique du Sud, en Australie, au Canada (sous la forme du Bolingbroke), en Yougoslavie, en Finlande (construction sous licence), en Grèce (appareils ex-britanniques utilisés en attendant la livraison de Léo 451), Nouvelle-Zélande, Portugal, Roumanie, Suède et Turquie.

Quand éclate le second conflit mondial en septembre 1948, le Bristol Blenheim est déployé en Egypte (trois squadrons équipés de Mk V), un wing de trois squadrons est déployé en Inde avec des Blenheim Mk IV. Un squadron de reconnaissance déployé en Extrême-Orient dispose de Blenheim Mk V qui ont remplacés des Mosquito prématurément usés par le chaud et lourd climat tropical.

Ce sont donc sept squadrons qui sont encore équipés de Blenheim au sein de la RAF, les appareils exportés étant encore largement en service dans leur mission initiale de bombardier.

La Finlande va acheter dix-huit appareils plus la licence de production. Quand éclate la guerre d’Hiver la Suomen Illmavoimat dispose de dix-sept appareils, huit au sein du Lentovailue 44 et neuf au sein du Lentovailue 46.

De nouveaux appareils sont produits notamment en version Mk IV plus moderne, les finlandais intégrant un certain nombre de modifications qui leur sont propres. Au total la Finlande va utiliser quarante-huit appareils, dix-huit commandés en Grande-Bretagne et trente produits sous licence.

Quand éclate la guerre de Continuation, le Lentovailue 44 ne vole plus sur Blenheim mais sur des Junkers Ju-88 plus moderne mais le Lentovailue 46 dispose de quatre Bristol Blenheim Mk I, de quatre Bristol Blenheim Mk IV et de huit Dornier Do-17M alors qu’une nouvelle unité la Lentovailue 66 vole sur douze Bristol Blenheim Mk IV, des appareils adaptés au bombardement-torpillage.

Cela nous donne un total de vingt appareils en ligne. Ces bombardiers légers vont opérer en appui des troupes au sol ainsi que des frappes d’interdiction dans l’arrière immédiat du front pour viser notamment les dépôts soviétiques.

Les appareils de la Lentovailue 66 vont opérer contre la navigation soviétique, ces bombardiers bimoteurs utilisant des roquettes allemandes qui se révélèrent dévastatrices contre les navires légers soviétiques.

L’appareil souffre sous les coups de la DCA et d’une chasse soviétique de plus en plus nombreuse et de mieux en mieux entraînée. Quand l’armistice est signé en octobre 1953 il restait douze appareils opérationnels.

Ces bombardiers sont consignés par les soviétiques. Les finlandais inspectent soigneusement leurs vénérables bombardiers et n’en conservent que six appareils, cannibalisant les autres pour récupérer le maximum de pièces détachées pour un maintien en service pour quelques années.

Cet effort ne servira à rien puisque Moscou n’accepte que des avions de chasse et de reconnaissance pour l’armée de l’air finlandaise. Les Bristol Blenheim sont donc retirés du service en mars 1956 et envoyés à la ferraille. Tous ? Non un appareil à été préservé dans un musée à Helsinki.

Caractéristiques Techniques du Bristol Blenheim Mk I

Type : bombardier léger bimoteur triplace

Masse : à vode 3674kg en charge 5662kg

Dimensions : envergure 17.17m longueur 12.12m hauteur 3.05m

Motorisation : deux moteurs radiaux Bristol Mercury VIII développant 840ch chacun

Performances : vitesse maximale 450 km/h rayon d’action 1800km plafond opérationnel 8475m

Armement : une mitrailleuse fixe de 7.7mm à l’avant et une autre en tourelle dorsale 454kg de bombes

Equipage : 3 hommes

Junkers Ju-87

Junkers Ju87C

Junkers Ju87C version embarquée du Stuka

Si le bombardement horizontal est adapté au traitement des cibles larges et étendues, il l’est beaucoup moins pour des cibles de taille réduite comme les batteries d’artillerie ou les navires de guerre.

Voilà pourquoi les premières expérimentations de bombardement en piqué furent menées par les pays développant une aéronavale, les Etats-Unis et le Japon faisant figure de pionniers.

L’Allemagne qui avait développé une aviation d’assaut à la fin du premier conflit mondial comprend l’intérêt du bombardement en piqué pour l’appui-rapproché des troupes au sol.

Après le Sofort-programme (programme d’urgence) qui avait donné naissance au Hs123, un nouveau programme est lancé en janvier 1935.

Ce Sturzbomber-Programm est censé être une compétition ouverte entre Junkers, Arado, Heinkel et la Hamburger Flugzeugbau mais en réalité, les demandes ont été littéralement calquées sur le projet de Junkers.

Le futur Junkers Ju-87 s’oppose à l’Arado Ar81 _seul biplan de la compétition_ , au Heinkel He118 _un monoplan conventionnel_ et le Blohm & Voss (Hamburger Flugzeugbau) Ha137 qui reprenait la même configuration en aile en W que le futur Stuka.

Le Junkers Ju-87 effectue son premier vol le 17 septembre 1935 mais est perdu le 21 janvier 1936 entraînant la mort du pilote et de son observateur. C’est le second prototype qui effectue son premier vol en mars 1936 qui prend le relais et qui affronte en finale le Heinkel He118 et l’emporte. L’appareil entre en service en 1937.

Comme le Hs123, le Ju-87 est testé lors de la guerre d’Espagne, une poignée d’appareils y étant envoyés pour être évalués et pour affiner les tactiques de mise en oeuvre.

La carrière du Junkers Ju-87A est courte, le Junkers Ju-87B étant la première vrai version de série de l’appareil. En septembre 1939 quand éclate la guerre de Pologne, on trouve quatre escadres de bombardement en piqué équipées de Ju-87A et B avec 366 exemplaires en service, 31 d’entre-eux étant perdus durant ce court conflit, véritable répétition du second conflit mondial.

Au printemps 1940 les derniers Ju-87A sont remplacés par des Ju-87D (le C désigne la variante embarquée du Stuka) et en septembre 1948 on trouve deux escadres volant sur Ju-87D, une escadre sur Ju-87B et une quatrième sur Ju-87R, une version à long rayon d’action.

Les Ju-87A et B retirés du service furent revendus à la Hongrie et au Japon (ce dernier pays pour l’évaluation), l’Italie commandant également des Ju-87B.

La production du Junkers Ju-87 continue dans sa version R ainsi que dans une variante embarquée du modèle R.

Le Ju-87G est une variante destinée à l’exportation mais qui ne connu pas de succès, le Ju-87H une version d’entrainement qui elle à été produite en petit nombre.

La Finlande à elle reçu huit Ju-87D avec seulement quatre appareils en ligne au sein du Lentovailue 48, une unité à l’équipement baroque puisqu’on trouvait quatre Tupolev SB, quatre Illiouchine Il-4, quatre Ju-87D et quatre Ju-88E.

Ces bombardiers en piqué vont opérer pour l’appui-feu des troupes au sol au cours de la phase offensive de la guerre de Continuation. Un appareil est perdu abattu par la chasse ennemie et un autre par la DCA soviétique. Les deux derniers appareils en ligne vont être accompagnés par les quatre appareils qui sont envoyés sur le front.

Devant la vulnérabilité de l’appareil de jour, il va opérer essentiellement de nuit pour harceler les soviétiques, visant des zones moins bien défendues que le front. Le Junkers Ju-87 est utilisé par les finlandais jusqu’en décembre 1952 quand le dernier appareil disponible est abattu.

Caractéristiques Techniques du Junkers Ju-87D

Masse à vide équipé 3900kg maximale au décollage 6600kg

Dimensions : envergure 13.80m longueur 11.50m hauteur 3.90m

Motorisation : un moteur en ligne Junkers Jumo 211J-1 de 1400ch

Performances : vitesse maximale 410 km/h à 3840m vitesse de croisière 320 km/h à 5090m Distance franchissable 1535km Plafond pratique 7290m

Armement : quatre mitrailleuses MG-81 de 7.92mm avec 800 coups chacun et deux mitrailleuses MG-81Z en affût double en poste arrière avec 2000 cartouches 1800kg de bombes sous le fuselage et les ailes

Junkers Ju-88

Junkers Ju-88

Junkers Ju-88 en vol

A l’origine du Junkers Ju-88 figure un appel d’offres pour un bombardier moyen destiné à la nouvelle Luftwaffe. La firme Junkers y répond avec deux modèles, le Ju-85 à double dérive et le Ju-88 à dérive unique.

Au total ce sont neuf prototypes qui vont être utilisés pour mettre point un appareil qui ne tarde pas à dépasser son rôle initial de bombardier moyen. Le vol inaugural du premier prototype à lieu le 21 décembre 1936.

On trouve successivement le Ju-88A, le Ju-88B (bombardier en piqué bimoteur, version produite à quelques exemplaires), le Ju-88C (chasseur lourd, un prototype seulement), le Ju-88D, le Ju-88E (version destinée à l’export et qui fût vendue en Espagne, en Finlande, en Hongrie, en Roumanie et en Bulgarie), le Ju-88F (bombardier-torpilleur deux prototypes, base de travail pour un Ju-188 de ce type) et le Ju-88G de reconnaissance tactique ultérieurement rebaptisé Ju-88R.

Si une poignée de Ju-88 sont en service en septembre 1939 avec un rôle négligeable durant la guerre de Pologne, neuf ans plus tard, quatre escadres de bombardement sont équipés de Ju-88, une encore équipée de Ju-88A et les trois autres de Ju-88D.

Quand le conflit éclate, une nouvelle version baptisée Ju-88H doit entrer en production pour remplacer les Ju-88A puis à terme équiper de nouvelles escadres.

Par rapport à ces prédécesseurs, l’appareil dispose de moteurs plus puissants, de nouveaux équipements radios et d’un armement défensif renforcé avec deux mitrailleuses de 7.92mm dans le poste vitré, mitrailleuses qui peuvent être remplacés par un canon de 20mm.

Les appareils en service eux vont mener des raids contre le Danemark et la Norvège, visant les ports, les aérodromes, les voies de communication pour faciliter les opérations aéroportées en attendant les débarquements amphibies.

L’appareil va cohabiter avec ses descendants Ju-188/288 et 388 jusqu’à l’automne 1952 quand les derniers Ju-88 sont retirés des unités de première ligne car usés et déclassés.

Quand éclate la guerre de Continuation, l’armée de l’air finlandaise dispose de quarante-neuf Junkers Ju-88, trente-six Ju-88E de bombardement (seize au sein de la Lentovailue 44, seize au sein de la Lentovailue 48 et quatre au sein de la Lentovailue 52) et treize Ju-88R de reconnaissance utilisés par le Lentovailue 32.

Ces appareils sont utilisés pour le bombardement, l’attaque au sol, le bombardement en semi-piqué, l’attaque aéromaritime et la reconnaissance.

Appareil très apprécié par ses équipages, le Ju-88 va rester jusqu’à la fin de la guerre de Continuation.

Un temps Helsinki espéra la livraison de Ju-188 plus modernes mais elle ne put obtenir de Berlin que des Ju-88H de bombardement (utilisés en remplacement des Do-17 par la Lentovailue 46) et quelques Ju-88R de reconnaissance.

La Suomen Illmavoimat utilisa au total quarante-neuf Ju-88E, douze Ju-88H et vingt-quatre Ju-88R soit un total de 85 appareils. En octobre 1953 il restait seize Ju-88E, quatre Ju-88H et huit Ju-88R.

Comme la Finlande ne pouvait posséder de bombardiers ou même d’avions d’attaque au sol, seuls les Ju-88R furent être conservés en service auxquels on doit ajouter huit Ju-88E transformés en avion de reconnaissance avec une soute à bombes scellée.

Caractéristiques Techniques du Junkers Ju-88A

Type : bombardier rapide bimoteur multiplace

Masse à vide 9600kg en charge 14000kg

Dimensions : longueur 14.36m envergure 20.08m hauteur 5.07m

Motorisation : deux moteurs en ligne Junkers Jumo 211J de 1420ch chacun

Performances : vitesse maximale 510 km/h à 5300m en configuration lisse réduite à 433 km/h avec des bombes sous les ailes Distance franchissable 2430km Plafond opérationnel 9000m

Armement : une mitrailleuse de 7.92mm MG-81J à l’avant avec 1000 coups, une autre mitrailleuse avec 1000 coups en position ventrale arrière, une mitrailleuse MG-81J en position ventrale avant avec 1000 coups et deux mitrailleuses de 7.92mm MG-81Z à l’arrière avec 1000 coups. 1400kg de bombes dans deux soutes à bombes internes ou 3000kg à l’extérieur

Equipage : quatre hommes (pilote, bombardier-mitrailleur, opérateur radio-mitrailleur arrière et navigateur-mitrailleur ventral)

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