20-Ordre de bataille et programme de guerre (2)

Bilan : la marine nationale en septembre 1948

NdA : le tonnage est celui à pleine charge ou approchant

Cuirassés :  13 navires en service, 2 en construction et 1 dont la mise sur cale n’à pas encore eut lieu

-Cuirassés classe Bretagne : Bretagne Provence Lorraine 75000 tonnes

-Croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg 62320 tonnes

-Cuirassés classe Richelieu Richelieu Jean  Bart Clemenceau 126177 tonnes

-Cuirassé Gascogne 40657 tonnes

-Cuirassés classe Alsace Alsace Normandie Flandre Bourgogne 168 400 tonnes

Les treize cuirassés en service représentent un tonnage cumulé de 472 464 tonnes

-Les trois cuirassés de classe Languedoc (Languedoc Moselle sur cale plus un troisième non nommé dont la mise sur cale n’à pas encore eut lieu quand éclate le second conflit mondial) doivent déplacer théoriquement 48000 tonnes.

Porte-Avions : Cinq navires en service, aucun sur cale mais des projets dans les cartons

-Porte-avions d’escadre classe Joffre Joffre et Painlevé 48400 tonnes

-Porte-avions lourd Commandant Teste 26200 tonnes

-Porte-avions léger classe Alienor d’Aquitaine Alienor d’Aquitaine et Henriette de France 17000 tonnes

Les cinq porte-avions en service répresentent un tonnage de 91600 tonnes

Croiseurs lourds : neuf croiseurs lourds en service plus un en construction

-Croiseur lourd classe Duquesne : le Tourville 12200 tonnes

-Croiseurs lourds classe Suffren Suffren Colbert Foch Dupleix 51120 tonnes

-Croiseur lourd Algérie 14341 tonnes

-Croiseurs lourds classe Saint Louis Saint Louis Henri IV Charlemagne 56280 tonnes

-Le quatrième Saint Louis baptisé Charles Martel est légèrement différent ce qui pourrait entrainer une augmentation de son déplacement à pleine charge.

Les neuf croiseurs lourds en service répresentent un déplacement total de 133941 tonnes

Croiseurs légers : dix sept croiseurs légers en service et trois en construction

-Croiseurs légers classe Duguay-Trouin Duguay-Trouin et Primauguet 17520 tonnes

-Croiseur-école Jeanne d’Arc 7893 tonnes

-Croiseur léger mouilleur de mines Emile Bertin 6530 tonnes

-Croiseurs légers classe La Galissonnière La Galissonnière, Jean de Vienne,La Marseillaise, Montcalm,La Gloire et Georges Leygues 46320 tonnes

-Croiseurs légers classe De Grasse De Grasse Chateaurenault Guichen Gambetta Condé Latouche-Treville 48000 tonnes

-Croiseur léger antiaérien Waldeck-Rousseau 7500 tonnes

-En construction : les trois croiseurs légers Dupuy de Lôme

Les dix-sept croiseurs légers représentent un déplacement de 133763 tonnes

Contre-torpilleurs :  35 navires en service et 6 en construction

-Classe Aigle : Aigle Gerfaut Vautour Albatros soit 10640 tonnes

-Classe Milan : Milan Epervier soit 5320 tonnes

-Classe Vauquelin : Vauquelin Tartu Chevalier-Paul Kersaint Cassard soit 13170 tonnes

-Classe Le Fantasque : Le Fantasque L’Audacieux Le Malin Le Terrible Le Triomphant L’Indomptable soit 17040 tonnes

-Classe Mogador : Mogador et Volta soit 8036 tonnes

-Classe Hoche : Hoche Desaix Kléber Marceau soit 16072 tonnes

-Classe Bayard :  Bayard Du Guesclin Turenne Bugeaud Du Chayla et Dupetit-Thouars soit 24804 tonnes

-Classe Bruix :  Bruix D’Assas La Tour d’Auvergne Magon Dunois et La Hire soit 24804 tonnes

-Les six unités de classe Guépratte ( Guépratte Ronar’ch Maillé Brézé D’Estaing Vautreuil et Aumale) qui devaient théoriquement remplacer les Aigle sont sur cale quand débute le second conflit mondial. Ils représenteront un 25344 tonnes.

Les trente-cinq contre-torpilleurs en service en septembre 1948 répresentent un tonnage de 119886 tonnes

Torpilleurs d’escadre :  39 en service et 4 en construction

-Classe Le Hardi :  Le Hardi, Le Fleuret, L’Epée, Le Mameluk, Le Casque, Le Lansquenet, Le Corsaire et Le Flibustier soit huit navires représentant 14376 tonnes

-Classe Intrépide : L’Intrepide,Le Téméraire,L’Aventurier,L’Opiniâtre,L’Inconstant,L’Eveillé,l’Alerte
La Rapière, L’Hallebarde,Le Bouclier, Le Cimeterre, Le Durandal, La Dague, L’Arquebuse, Le Sabre, Le Voltigeur, Le Claymore, Le Bombardier, Le Mousquet, Le Goumier, Le Hussard, Le Spahi et Le Tirailleur soit vingt-trois navires répresentant 41469 tonnes

-Classe Empire : Les huit navires en service en septembre 1948 (Le Berthier, Le Murat, Le Ney, Le Lannes, Le Davout et L’Augereau) représentent 14424 tonnes

Les torpilleurs d’escadre en service sont au nombre de trente-neuf navires en septembre 1948 pour un tonnage global de 70269 tonnes

Quatre autres sont en construction aux Etats-Unis (Bernadotte Kellerman Bessières Jourdan) pour un tonnage global de 7212 tonnes

Sous-marins : 82 sous-marins en service et 4 en construction

-Sous-marins classe Redoutable (type 1500 tonnes) douze encore en service :  Casabianca Sfax Centaure, L’Espoir, Agosta, Bévéziers, Ouessant, Sidi Ferruch, Le Glorieux, Le Heros, Le Conquerant, Le Tonnant représentant donc 18000 tonnes

-Sous-marins classe Rolland Morillot/La Praya (1800 tonnes) Rolland Morillot,La Praya,La Martinique,La Guadeloupe,La Réunion, Ile de France, Ile de Ré, Ile d’Yeu, Kerguelen, Crozet, Belle-Ile, Ile d’Oleron, Ile de Brehat, Ile d’Aix, Saint Marcouf; Ile de Molène; Aber Wrach; Ile de Batz; Ile de Porquerolles, Ile d’If, Mayotte,Nouvelle Calédonie,Tromelin Wallis et Futuna,Clipperton,St Pierre et Miquelon soit 26 submersibles représentant 46800 tonnes

-Sous-marins de 600 tonnes : six encore en service  : Venus Iris Pallas Minerve  Junon et Cerès réprésentant un tonnage de 3600 tonnes

-Sous-marins classe Aurore (800 tonnes) : Aurore, Créole, Antigone,La Bayadère, L’Astrée,La Favorite, La Gorgone,L’Africaine, l’Hermione,La Clorinde,L’Andromède, L’Andromaque, L’Amirde,L’Artemis,La Cornélie soit un total de quinze navires et 12000 tonnes

-Sous-marins classe Phenix (925 tonnes) : Phenix, Ventôse,Frimaire,Prairial, Vendémiaire, Nivôse,floréal,Messidor,Fructidor,Brumaire,Pluviose,Germinal et Thermidor soit treize navires représentant un tonnage de 12025 tonnes

-Sous-marins mouilleur de mines classe Saphir : Saphir Turquoise Nautilus Rubis soit quatre navires représentant 2676 tonnes

-Sous-marins mouilleur de mines classe Emeraude : Emeraude Agate Corail L’Escarboucle soit quatre navires représentant 3448 tonnes

-Sous-marins d’essais et d’expérimentation, les Roquebert et Laubeuf représentant un tonnage de 3400 tonnes

Les sous-marin en service sont au nombre de quatre-vingt deux pour un déplacement global de 101949 tonnes

-Quatre sous-marins sont en construction, quatre Rolland Morillot modifiés, des navires baptisés Jean Autric Jean Corre Rene Audry et Trinite Schillemans représentant un tonnage de 7600 tonnes

Avisos et canonnières

-Quelques avisos et canonnières anciennes sont encore en service en septembre 1948, généralement pour des missions secondaires (combat ou soutien) en l’occurence trois unités de classe Aisne (Marne Somme Yser) soit 1698 tonnes, cinq de classe Agile (L’Audacieuse La Dédaigneuse La Lurone L’Etourdi La Tapageuse) soit 1750 tonnes, deux de classe Diligente (La Diligente L’Engageante) soit 700 tonnes et onze avisos de classe Amiens (Amiens Arras Calais Coucy Ypres Lassigny Tahure Epinal Vauquois,Les Eparges et Nancy) représentant 9350 tonnes soit un total de vingt et navire et un déplacement de 13498 tonnes

-Dix avisos-coloniaux de classe Bougainville (Bougainville, Dumont d’Urville, Savorgnan de Brazza, D’Entrecasteaux, Rigault de Genouilly, Amiral Charner, D’Iberville, La Grandière, Beautemps-Beaupré, Lapérouse) représentant un tonnage global de 26000 tonnes.

-Treize avisos-dragueurs classe Elan (Elan Commandant Bory Commandant Delage Commandant Duboc Commandant Rivière L’Impétueuse La Curieuse La Batailleuse La Boudeuse La Gracieuse La Moqueuse La Capricieuse Le Commandant Dominé) qui représentent un déplacement de 11635 tonnes

-Vingt-quatre aviso-dragueurs coloniaux classe Chamois (Chamois Chevreuil Gazelle Laotien Surprise _ex-Bambara_ Matelot Leblanc Rageot de la Touche Amiral Sénès Enseigne Ballande La Joyeuse La Trompeuse et La Furieuse Ambitieuse, Malicieuse, Sérieuse, Enseigne Bisson, Généreuse, Précieuse,Victorieuse, Amiral Duperré, Heureuse, Rieuse Alfred de Courcy et Amiral Gourdon) qui représentent un déplacement de 15528  tonnes.

-Chalutiers ASM : quatre de classe La Cancalaise ( La Cancalaise La Lorientaise L’Havraise La Nantaise ) répresentant un déplacement total de 2950 tonnes et la classe L’Ajacienne ( L’Ajacienne La Sétoise  La Toulonnaise La Bônoise) représentant un déplacement de 3600 tonnes

-Chalutiers armés (réquisitionnés en septembre 1939 mais ultérieurement achetés par la marine nationale) : L’Heureux Jutland L’Atlantique Patrie Notre Dame de France représentant un tonnage total de 6222 tonnes

Dans cette catégorie, nous trouvons donc 81 navires représentant un tonnage de 79433 tonnes

Canonnières, corvettes et vedettes lance-torpilles

-Canonnières fluviales : deux unités de classe My-Tho (My-Tho et Tourane) représentant 220 tonnes, la Francis Garnier qui déplace 690 tonnes, quatre unités de classe Ill (Ill Thur Emne Reuss) répresentant un déplacement de 3400 tonnes alors que celle de classe Son Hong (Song Hong Bassac Tonle Sap Song Do) plus petites ne représentent que 3200 tonnes. Le total atteint 7510 tonnes

-Corvettes : trente deux unités classe La Malouine ( La Malouine La Bastiaise La Dieppoise La Paimpolaise La Remoise La Dunkerquoise La Versaillaise L’Antillaise La Nimoise La Calaisienne La Calvaise La Troyenne La Rennaise La Rochellaise La Agenaise La Paloise La Parisienne La Rouennaise La Messine, La Nancéenne, La Strasbourgeoise La Lilloise La Caennaise La Clermontoise La Lyonnaise L’Algéroise L’Oranaise L’Aixoise La Sablaise La Quimperoise La Servannaise et La Cherbourgeoise.) représentant un tonnage total de 37120 tonnes.

-Chasseurs de sous-marins : 31 navires de différents types répresentant 4130 tonnes

-Vedettes lance-torpilles : Deux vedettes de 28 tonnes _utilisées pour le secours en mer_ , dix navires type 40K soit un tonnage total de 300 tonnes, huit vedettes type 23 tW représentant un déplacement total de 184 tonnes, dix-huit vedettes MTB représentant un déplacement de 882 tonnes et douze vedettes MTB améliorées représentant un déplacement de 600 tonnes soit un total de 50 navires et de 2022 tonnes.

-Dragueurs de mines : Douze navires de classe Ouistreham sont commanfés aux Etats-Unis mais seulement quatre (Ouistreham Avranches Pornic Saint-Brieuc) sont en service pour un déplacement total de 3480 tonnes. Huit autres sont à différents stades de fabrication (Frejus Menton Port-Vendres Sartène Arcachon Quimperlé Zuydcotte Porticcio)

Les navires en service dans cette catégorie sont au nombre de 122 pour un déplacement total de  54262 tonnes

Navires de soutien

-Pétroliers : Vingt-trois pétroliers sont en service en septembre 1948 répartis entre cinq pétroliers caboteurs (L’Aube de 2830 tonnes et les quatre de classe Nièvre _Nièvre Ardèche Lèze Blavet représentant un tonnage global de 10000 tonnes soit un total de 12830 tonnes ), Six pétroliers (Le Loing de 10138 tonnes, les quatre de classe Mékong _Mékong Niger Var Elorn_ représentant un tonnage global de 60600 tonnes et le Sèvre _ex-Nivôse_ de 16500 tonnes), six Pétroliers Ravitailleurs d’Escadre de classe La Seine (La Seine La Saône Le Liamone La Medjerda,Le Rhône La Garonne) représentant un tonnage global de 127200 tonnes et enfin six Ravitailleurs Rapides de classe L’Adour (L’Adour Le Lot La Charente La Mayene La Baïse Le Tarn) qui représentent un tonnage total de 72750 tonnes.

Les vingt-trois pétroliers de la Marine Nationale représentent un tonnage global 300018 tonnes

-Ravitailleur de sous-marins Jules Verne qui déplace 6340 tonnes

-Est en construction un deuxième ravitailleur de sous-marins L’Atlantide qui doit déplacer à terme 8150 tonnes

-Ravitailleurs d’hydravions classe Sans Souci (Sans Souci Sans Peur Sans Pareil Sans Reproche) oit un tonnage global de 8400 tonnes

-Cargos rapides classe Oranie (Mers-El-Kebir, Oran, Sidi-Bel-Abbès, Tlemcen Mostaganem  plus le Chelif en armement à flot le 5 septembre 1948) soit un tonnage de 105000 porté ensuite à 126000 tonnes.

-Mouilleur de filets Gladiateur 2293 tonnes

-Goelettes écoles Etoile et Belle-Poule soit 450 tonnes

-Cotre Mutin de 57 tonnes

-Transport littoral Golo 2239 tonnes

-Aviso-hydrographe Amiral Mouchez 719 tonnes

-Bâtiment-cible L’Impassible 2410 tonnes

-Hydrographes Astrolabe et Octant de 920 tonnes  La Perouse, La Chimère de 700 tonnes

-Navire-école et navire hydrographe Président Théodore Tissier de 1307 tonnes

-Hydrographes classe Goeland  (Goéland Pélican Cormoran Mouette Ibis Bengali) de 840 tonnes chacun soit un déplacement total de 5040 tonnes

La catégorie des navires de soutien regroupe au total de 51 navires pour un déplacement total de 436593 sans compter les navires en construction ou en achèvement en l’occurence un ravitailleur de sous-marin et un cargo rapide (29150 tonnes)

En septembre 1948, la marine nationale dispose de 454 navires de combat et de soutien représentant un tonnage de 1694160 tonnes.

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11-Torpilleurs d’escadre (66)

Le Masséna

André Massena (1758-1817), Maréchal d'Empire, duc de Rivoli et Prince d'Esling

André Massena (1758-1817), Maréchal d’Empire, duc de Rivoli et Prince d’Esling

-Le Masséna est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) à Nantes le 10 novembre 1946 et lancé le 4 décembre 1947 pour une période d’armement à flot.

Le 10 mars 1948, le Masséna quitte son chantier constructeur pour rallier Lorient en fin de journée afin de subir des travaux complémentaires, ses essais officiels et sa mise en condition opérationnelle.

Le torpilleur d’escadre Masséna est officiellement admis au service actif le 2 septembre 1948

Il quitte Lorient le jour même 2 septembre, ralliant au large de Cherbourg ses sister-ships Davout et Soult avec lesquels il rallie Dunkerque le 4 septembre 1948.

A l’annonce des bombardements allemands sur le Danemark et la Norvège, les trois torpilleurs de la FTN  appareillent pour une mission de chasse aux sous-marins dans le détroit du Pas de Calais.

11-Torpilleurs d’escadre (65)

Le Soult

Nicolas Soult (1769-1851), maréchal d'Empire et Duc de Dalmatie

Nicolas Soult (1769-1851), maréchal d’Empire et Duc de Dalmatie

-Le Soult est mis sur cale le 4 juillet 1946 aux Chantiers Navals Français (CNF) sis à Caen et lancé le 9 décembre 1947.

Le 16 mars 1948, il quitte son chantier constructeur pour rallier Lorient pour des travaux complémentaires, ses essais officiels et sa mise en condition et ce dès son arrivée dans le Morbihan le 19 mars.

Le torpilleur d’escadre Soult est officiellement admis au service actif le 12 août 1948

Il quitte Lorient le 13 août, ralliant en haute mer au large des côtes normandes son sister-ship Davout ce qui permet à leur arrivée à Dunkerque le 15 août  l’activation de la Flottille des Torpilleurs du Nord (FTN).

Le Soult et le Davout sortent pour une école à feux du 18 au 25 août, faisant escale au Havre du 26 au 29 août, reprenant la mer pour un entraînement à la défense aérienne à la mer du 30 août au 3 septembre, date à laquelle les deux torpilleurs accueillent en haute mer au large de Cherbourg leur sister-ship Masséna avec lequel ils rentrent à Dunkerque le 4 septembre 1948.

A l’annonce des bombardements allemands sur le Danemark et la Norvège, le Soult, le Davout et le Masséna appareillent pour une mission de chasse aux sous-marins dans le détroit du Pas de Calais.

11-Torpilleurs d’escadre (64)

L’Augereau

Pierre Augereau (1757-181-), maréchal d'Empire Duc de Castiglione

Pierre Augereau (1757-1816), maréchal d’Empire Duc de Castiglione

-L’Augereau est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) sis à Dunkerque  le 8 mars 1946 et lancé le 12 septembre 1947 pour une période d’armement à flot.

Le 22 novembre 1947, le torpilleur d’escadre quitte son chantier constructeur pour rallier Lorient le 25 novembre. Il y subit des travaux complémentaires, ses essais officiels et sa mise en condition opérationnelle.

Le 9 février 1948, il quitte Lorient, fait escale à Casablanca du 11 au 14 février avant de pénétrer en Méditerranée ralliant en haute mer, le cuirassé Bourgogne et son sister-ship Lannes, les trois navires rentrant le lendemain à Mers-El-Kébir.

Le torpilleur d’escadre Augereau est officiellement admis au service actif le 18 février 1948

Du 24 mars au 12 avril 1948, le Bourgogne est échoué au bassin à Bizerte, laissant sans affectation ses deux torpilleurs d’escorte qui sortent pour entraînement du 26 mars au 11 mars avant de participer aux essais et à la remise en condition du Bourgogne (13 au 28 avril).

une école  feux du 26 mars au 3 avril puis pour un entraînement à la défense aérienne à la mer du 5 au 11 avril. Ils participent ensuite aux essais (13 au 16 avril) et à la remise en condition (18 au 28 avril) du Bourgogne.

Le 1er mai 1948, le Augereau et le Lannes quittent Bizerte en compagnie du Bourgogne pour un déploiement dans l’Océan Indien du 8 au 21 mai, les trois navires repassant le canal de Suez le 30 mai pour rentrer à Mers-El-Kébir le 5 juin 1948.

Les deux torpilleurs sont comme le cuirassé indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 17 au 30 juin avant de sortir pour entraînement du 1er au 24 juillet, faisant escale à Alger du 10 au 15 et du 25 au 30 juillet, rentrant à Mers-El-Kébir le 1er août 1948.

L’Augereau et le Lannes passent au régime de guerre le 24 août 1948, sortant du 25 août au 2 septembre avec le Bourgogne et rentrant à Mers-El-Kébir, se tenant prêt à appareiller ce qu’ils font avec le cuirassé le 5 septembre 1948 dans l’après midi à l’annonce des bombardements allemands sur le Danemark et la Norvège pour contrer une possible action italienne.

11-Torpilleurs d’escadre (63)

Le Davout

Le maréchal Davout (1770-1823)

Le maréchal Davout (1770-1823)

-Le Davout est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) sis à Dunkerque le 21 février 1946 et lancé le 7 août 1947 pour subir une période d’armement à flot, assez brève en raison de l’état d’achèvement prononcé dans lequel il à été lancé.

Il quitte son chantier constructeur le 12 février 1948, faisant escale à Cherbourg du 12 au 14 avant de rallier Lorient le 15 février pour ses essais et sa mise en condition.

Le torpilleur d’escadre Davout est officiellement admis au service actif le 29 juin 1948.

Le Davout quitte Lorient le 30 juin 1948 et rallie son port d’attache Dunkerque le 1er juillet. Il ressort dès le lendemain pour un exercice de défense aérienne à la mer en compagnie du croiseur léger Waldeck-Rousseau du 2 au 9 juillet puis un exercice franco-néerlandais du 14 au 19 juillet, les deux navires rentrant à Dunkerque le 27 juillet 1948 après une escale au Den Helder du 20 au 25 juillet 1948.
Le Davout sort seul pour une école à feux du 2 au 9 août 1948, faisant escale au Havre du 10 au 13 août avant de reprendre la mer le lendemain 14 août pour accueillir au large des côtes normandes son sister-ship Soult ce qui permet à leur arrivée à Dunkerque le 15 août l’activation de la Flottille des Torpilleurs du Nord (FTN).

Le Davout et le Soult sortent pour une école à feux du 18 au 25 août, faisant escale au Havre du 26 au 29 août, reprenant la mer pour un entraînement à la défense aérienne à la mer du 30 août au 3 septembre, date à laquelle les deux torpilleurs accueillent en haute mer au large de Cherbourg leur sister-ship Masséna avec lequel ils rentrent à Dunkerque le 4 septembre 1948.

A l’annonce des bombardements allemands sur le Danemark et la Norvège, le Davout, le Soult et le Masséna appareillent pour une mission de chasse aux sous-marins dans le détroit du Pas de Calais.

11-Torpilleurs d’escadre (62)

Le Lannes

Le maréchal Lannes (1769-1809)

Le maréchal Lannes (1769-1809)

-Le Lannes est mis sur cale à l’Arsenal de Brest (cale n°1 Penfeld) le 4 octobre 1945 et lancé le 12 mars 1947 avant de connaître une période d’achèvement à flot à Brest même, dérogeant à la règle d’armer tous les navires légers à Lorient.

Le torpilleur d’escadre Lannes est officiellement admis au service actif le 19 janvier 1948.

Le 20 janvier 1948, le Lannes quitte Brest pour rallier Dakar le 24 janvier où il retrouve son futur protégé, le cuirassé Bourgogne, quatrième et dernière unité de la classe Alsace. Il quitte Dakar le 27 janvier avec le Bourgogne pour rallier Mers-El-Kébir le 3 février 1948.

Le 18 février 1948, le torpilleur Augereau qui avait rallié le Bourgogne et le Lannes en mer est officiellement admis au service actif, accompagnant donc désormais avec son compère le dernier né des cuirassés français puisque le Bourgogne se révélera in fine le dernier cuirassé français construit.

Du 24 mars au 12 avril 1948, le Bourgogne est échoué au bassin à Bizerte, laissant sans affectation ses deux torpilleurs d’escorte qui sortent pour une école à feux du 26 mars au 3 avril puis pour un entraînement à la défense aérienne à la mer du 5 au 11 avril. Ils participent ensuite aux essais (13 au 16 avril) et à la remise en condition (18 au 28 avril) du cuirassé.

Le 1er mai 1948, le Lannes et l’Augereau quittent Bizerte en compagnie du Bourgogne pour un déploiement dans l’Océan Indien du 8 au 21 mai, les trois navires repassant le canal de Suez le 30 mai pour rentrer à Mers-El-Kébir le 5 juin 1948.

Les deux torpilleurs sont comme le cuirassé indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 17 au 30 juin avant de sortir pour un exercice ASM du 1er au 9 juillet, une escale à Alger du 10 au 15, un entraînement à la défense aérienne à la mer du 16 au 24 juillet et une autre escale à Alger du 25 au 30 juillet, le cuirassé rentrant avec ses deux torpilleurs à Mers-El-Kébir le 1er août 1948.

Le Lannes comme l’Augereau passent au régime de guerre le 24 août 1948, sortant du 25 août au 2 septembre avec le Bourgogne et rentrant à Mers-El-Kébir, se tenant prêt à appareiller ce qu’ils font avec le cuirassé le 5 septembre 1948 dans l’après midi à l’annonce des bombardements allemands sur le Danemark et la Norvège.

Le Lannes

-Le Lannes est mis sur cale à l’Arsenal de Brest (cale n°1 Penfeld) le 4 octobre 1945 et lancé le 12 mars 1947 avant de connaître une période d’achèvement à flot à Brest même, dérogeant à la règle d’armer tous les navires légers à Lorient.

Le torpilleur d’escadre Lannes est officiellement admis au service actif le 19 janvier 1948.

Le 20 janvier 1948, le Lannes quitte Brest pour rallier Dakar le 24 janvier où il retrouve son futur protégé, le cuirassé Bourgogne, quatrième et dernière unité de la classe Alsace. Il quitte Dakar le 27 janvier avec le Bourgogne pour rallier Mers-El-Kébir le 3 février 1948.

Le 18 février 1948, le torpilleur Augereau qui avait rallié le Bourgogne et le Lannes en mer est officiellement admis au service actif, accompagnant donc désormais avec son compère le dernier né des cuirassés français puisque le Bourgogne se révélera in fine le dernier cuirassé français construit.

Du 24 mars au 12 avril 1948, le Bourgogne est échoué au bassin à Bizerte, laissant sans affectation ses deux torpilleurs d’escorte qui sortent pour une école à feux du 26 mars au 3 avril puis pour un entraînement à la défense aérienne à la mer du 5 au 11 avril. Ils participent ensuite aux essais (13 au 16 avril) et à la remise en condition (18 au 28 avril) du cuirassé.

Le 1er mai 1948, le Lannes et l’Augereau quittent Bizerte en compagnie du Bourgogne pour un déploiement dans l’Océan Indien du 8 au 21 mai, les trois navires repassant le canal de Suez le 30 mai pour rentrer à Mers-El-Kébir le 5 juin 1948.

Les deux torpilleurs sont comme le cuirassé indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 17 au 30 juin avant de sortir pour un exercice ASM du 1er au 9 juillet, une escale à Alger du 10 au 15, un entraînement à la défense aérienne à la mer du 16 au 24 juillet et une autre escale à Alger du 25 au 30 juillet, le cuirassé rentrant avec ses deux torpilleurs à Mers-El-Kébir le 1er août 1948.

Le Lannes comme l’Augereau passent au régime de guerre le 24 août 1948, sortant du 25 août au 2 septembre avec le Bourgogne et rentrant à Mers-El-Kébir, se tenant prêt à appareiller ce qu’ils font avec le cuirassé le 5 septembre 1948 dans l’après midi à l’annonce des bombardements allemands sur le Danemark et la Norvège.

11-Torpilleurs d’escadre (61)

Le Ney

Michel Ney (1769-1815), maréchal d'Empire, un brave parmi les braves

Michel Ney (1769-1815), maréchal d’Empire, un brave parmi les braves

-Le Ney est mis sur cale aux Chantiers Navals Français (CNF) de Caen le 15 janvier 1945 et lancé le 12 juin 1946 avant une période d’armement à flot, toujours dans son chantier constructeur.

Le 4 octobre 1946, le Ney quitte Caen direction Lorient, faisant escale à Cherbourg du 5 au 8 octobre avant de rallier Lorient dans la journée du 10 octobre 1946.

C’est donc dans le Morbihan que le troisième torpilleur de classe Empire va subir des travaux complémentaires, ses essais officiels et sa mise en condition opérationnelle.

Le 12 mars 1947, le torpilleur d’escadre Ney quitte Lorient et est rallié en haute mer par son sister-ship Murat avec lequel il rallie Brest le 13 mars 1947.

Le torpilleur d’escadre Ney est officiellement admis au service actif le 14 mars 1947.

Le Ney et le Murat sortent pour un entrainement commun du 20 au 30 mars, les deux navires rentrant à Brest le soir même.

Ils participent alors aux essais officiels du porte-avions léger, essais qui ont lieu  du 5 au 12 avril, du 14 au 19 avril et du 21 au 27 avril.

Alors que le porte-avions léger est immobilisé pour démontages et travaux complémentaires (28 avril au 5 juin), ses deux escorteurs sortent pour entrainement du 2 au 26 mai, rentrant le lendemain à Brest.

Le Ney et le Murat participent à nouveaux essais du porte-avions du 7 au 16 juin puis à sa mise en condition opérationnelle, les trois navires étant absents de Brest du 21 juin au 19 août, la phase active d’entrainement occupant les trois navires entre Casablanca et Dakar du 25 juin au 12 août 1947.

Comme le porte-avions qu’ils protègent, le Ney et le Murat sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 21 août au 12 septembre, sortant pour essais du 13 au 15 septembre avant de participer aux essais du porte-avions du 17 au 21 septembre.

Les deux TE protégeant le porte-avions léger participent ensuite à la traversée de longue durée du porte-avions, quittant avec lui Brest le 24 septembre avant des escales à Cherbourg, au Havre, à Dunkerque, Anvers, Rotterdam, Copenhague, Oslo, Bergen, Newcastle, Chatham, Douvres, Portsmouth avant un retour à Brest le 1er décembre.

Le lendemain 2 décembre,  le Ney et le Murat accompagnent le porte-avions à Lorient pour un ultime passage au bassin du 3 au 16 décembre, période durant laquelle les deux torpilleurs sortent pour une école à feux du 5 au 13 décembre avant de rentrer à Brest le 19 décembre en compagnie du porte-avions qui est admis au service actif le lendemain.

Du 12 au 18 février, les deux torpilleurs d’escadre accompagnent le porte-avions engagé dans l’exercice «Centaure» avec le croiseur lourd Foch et les croiseurs légers Gloire Montcalm et Georges Leygues.

Ils participent ensuite à l’escorte du porte-avions engagé dans une mission de transport d’avions en direction de Fort de France, les trois navires qui ont quitté Brest le 2 avril arrivent en Martinique le 9 avril, déchargent les avions puis sont ouverts au public du 11 au 15 avril avant de retrouver la rade-abri le 22 avril 1948.

Alors que le porte-avions léger subit un petit carénage (10 juin au 5 août), ses deux protecteurs sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 10 juin au 1er juillet, sortant pour essais du 2 au 4 juillet puis pour remise en condition du 6 au 20 juillet 1948.

Les deux torpilleurs sortent à nouveau du 25 juillet au 2 août avant de participer aux essais du porte-avions du 6 au 10 août puis à sa remise en condition du 12 au 28 août 1948.

Passant le 30 août à l’effectif de guerre, le Ney et le Murat sortent à nouveau pour entrainement du 31 août au 4 septembre.