11-Torpilleurs d’escadre (64)

L’Augereau

Pierre Augereau (1757-181-), maréchal d'Empire Duc de Castiglione

Pierre Augereau (1757-1816), maréchal d’Empire Duc de Castiglione

-L’Augereau est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) sis à Dunkerque  le 8 mars 1946 et lancé le 12 septembre 1947 pour une période d’armement à flot.

Le 22 novembre 1947, le torpilleur d’escadre quitte son chantier constructeur pour rallier Lorient le 25 novembre. Il y subit des travaux complémentaires, ses essais officiels et sa mise en condition opérationnelle.

Le 9 février 1948, il quitte Lorient, fait escale à Casablanca du 11 au 14 février avant de pénétrer en Méditerranée ralliant en haute mer, le cuirassé Bourgogne et son sister-ship Lannes, les trois navires rentrant le lendemain à Mers-El-Kébir.

Le torpilleur d’escadre Augereau est officiellement admis au service actif le 18 février 1948

Du 24 mars au 12 avril 1948, le Bourgogne est échoué au bassin à Bizerte, laissant sans affectation ses deux torpilleurs d’escorte qui sortent pour entraînement du 26 mars au 11 mars avant de participer aux essais et à la remise en condition du Bourgogne (13 au 28 avril).

une école  feux du 26 mars au 3 avril puis pour un entraînement à la défense aérienne à la mer du 5 au 11 avril. Ils participent ensuite aux essais (13 au 16 avril) et à la remise en condition (18 au 28 avril) du Bourgogne.

Le 1er mai 1948, le Augereau et le Lannes quittent Bizerte en compagnie du Bourgogne pour un déploiement dans l’Océan Indien du 8 au 21 mai, les trois navires repassant le canal de Suez le 30 mai pour rentrer à Mers-El-Kébir le 5 juin 1948.

Les deux torpilleurs sont comme le cuirassé indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 17 au 30 juin avant de sortir pour entraînement du 1er au 24 juillet, faisant escale à Alger du 10 au 15 et du 25 au 30 juillet, rentrant à Mers-El-Kébir le 1er août 1948.

L’Augereau et le Lannes passent au régime de guerre le 24 août 1948, sortant du 25 août au 2 septembre avec le Bourgogne et rentrant à Mers-El-Kébir, se tenant prêt à appareiller ce qu’ils font avec le cuirassé le 5 septembre 1948 dans l’après midi à l’annonce des bombardements allemands sur le Danemark et la Norvège pour contrer une possible action italienne.

11-Torpilleurs d’escadre (62)

Le Lannes

Le maréchal Lannes (1769-1809)

Le maréchal Lannes (1769-1809)

-Le Lannes est mis sur cale à l’Arsenal de Brest (cale n°1 Penfeld) le 4 octobre 1945 et lancé le 12 mars 1947 avant de connaître une période d’achèvement à flot à Brest même, dérogeant à la règle d’armer tous les navires légers à Lorient.

Le torpilleur d’escadre Lannes est officiellement admis au service actif le 19 janvier 1948.

Le 20 janvier 1948, le Lannes quitte Brest pour rallier Dakar le 24 janvier où il retrouve son futur protégé, le cuirassé Bourgogne, quatrième et dernière unité de la classe Alsace. Il quitte Dakar le 27 janvier avec le Bourgogne pour rallier Mers-El-Kébir le 3 février 1948.

Le 18 février 1948, le torpilleur Augereau qui avait rallié le Bourgogne et le Lannes en mer est officiellement admis au service actif, accompagnant donc désormais avec son compère le dernier né des cuirassés français puisque le Bourgogne se révélera in fine le dernier cuirassé français construit.

Du 24 mars au 12 avril 1948, le Bourgogne est échoué au bassin à Bizerte, laissant sans affectation ses deux torpilleurs d’escorte qui sortent pour une école à feux du 26 mars au 3 avril puis pour un entraînement à la défense aérienne à la mer du 5 au 11 avril. Ils participent ensuite aux essais (13 au 16 avril) et à la remise en condition (18 au 28 avril) du cuirassé.

Le 1er mai 1948, le Lannes et l’Augereau quittent Bizerte en compagnie du Bourgogne pour un déploiement dans l’Océan Indien du 8 au 21 mai, les trois navires repassant le canal de Suez le 30 mai pour rentrer à Mers-El-Kébir le 5 juin 1948.

Les deux torpilleurs sont comme le cuirassé indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 17 au 30 juin avant de sortir pour un exercice ASM du 1er au 9 juillet, une escale à Alger du 10 au 15, un entraînement à la défense aérienne à la mer du 16 au 24 juillet et une autre escale à Alger du 25 au 30 juillet, le cuirassé rentrant avec ses deux torpilleurs à Mers-El-Kébir le 1er août 1948.

Le Lannes comme l’Augereau passent au régime de guerre le 24 août 1948, sortant du 25 août au 2 septembre avec le Bourgogne et rentrant à Mers-El-Kébir, se tenant prêt à appareiller ce qu’ils font avec le cuirassé le 5 septembre 1948 dans l’après midi à l’annonce des bombardements allemands sur le Danemark et la Norvège.

Le Lannes

-Le Lannes est mis sur cale à l’Arsenal de Brest (cale n°1 Penfeld) le 4 octobre 1945 et lancé le 12 mars 1947 avant de connaître une période d’achèvement à flot à Brest même, dérogeant à la règle d’armer tous les navires légers à Lorient.

Le torpilleur d’escadre Lannes est officiellement admis au service actif le 19 janvier 1948.

Le 20 janvier 1948, le Lannes quitte Brest pour rallier Dakar le 24 janvier où il retrouve son futur protégé, le cuirassé Bourgogne, quatrième et dernière unité de la classe Alsace. Il quitte Dakar le 27 janvier avec le Bourgogne pour rallier Mers-El-Kébir le 3 février 1948.

Le 18 février 1948, le torpilleur Augereau qui avait rallié le Bourgogne et le Lannes en mer est officiellement admis au service actif, accompagnant donc désormais avec son compère le dernier né des cuirassés français puisque le Bourgogne se révélera in fine le dernier cuirassé français construit.

Du 24 mars au 12 avril 1948, le Bourgogne est échoué au bassin à Bizerte, laissant sans affectation ses deux torpilleurs d’escorte qui sortent pour une école à feux du 26 mars au 3 avril puis pour un entraînement à la défense aérienne à la mer du 5 au 11 avril. Ils participent ensuite aux essais (13 au 16 avril) et à la remise en condition (18 au 28 avril) du cuirassé.

Le 1er mai 1948, le Lannes et l’Augereau quittent Bizerte en compagnie du Bourgogne pour un déploiement dans l’Océan Indien du 8 au 21 mai, les trois navires repassant le canal de Suez le 30 mai pour rentrer à Mers-El-Kébir le 5 juin 1948.

Les deux torpilleurs sont comme le cuirassé indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 17 au 30 juin avant de sortir pour un exercice ASM du 1er au 9 juillet, une escale à Alger du 10 au 15, un entraînement à la défense aérienne à la mer du 16 au 24 juillet et une autre escale à Alger du 25 au 30 juillet, le cuirassé rentrant avec ses deux torpilleurs à Mers-El-Kébir le 1er août 1948.

Le Lannes comme l’Augereau passent au régime de guerre le 24 août 1948, sortant du 25 août au 2 septembre avec le Bourgogne et rentrant à Mers-El-Kébir, se tenant prêt à appareiller ce qu’ils font avec le cuirassé le 5 septembre 1948 dans l’après midi à l’annonce des bombardements allemands sur le Danemark et la Norvège.

11-Torpilleurs d’escadre (55)

Le Spahi

Spahi marocain en 1940

Spahi marocain en 1940

-Le Spahi est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers du Havre (ACH) sis au Havre le 15 septembre 1945 et lancé le 12 mars 1947 pour une période d’armement à flot.

Le 5 mai 1947, le Spahi quitte Le Havre, fait escale à Cherbourg du 6 au 8 mai avant de rallier Lorient le 10 mai où il retrouve son compère Hussard

Le torpilleur d’escadre Spahi est officiellement admis au service actif le 2 octobre 1947 en même temps que son compère Hussard.

Les torpilleurs d’escadre Spahi et Hussard rallient Brest le 3 octobre 1947 puis quittent le port du Ponant le 5 octobre en compagnie du Commandant Teste mais également du Bretagne et des torpilleurs d’escadre du cuirassé, les torpilleurs d’escadre  L’Eveillé et L’Alerte. La petite escadre rallie Mers-El-Kébir le 22 octobre 1947 après des escales à Lorient et à Casablanca.

La première vrai sortie du Spahi avec le Commandant Teste est un stage d’entrainement au large de Dakar, le Hussard quittant Mers-El-Kébir le 8 novembre, ralliant Dakar le 15 novembre, s’entrainant du 16 au 30 novembre, faisant escale à Dakar même du 1er au 5 décembre avant de mettre cap sur l’Algérie, les sept navires faisant escale à Casablanca du 9 au 12 décembre avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 16 décembre 1947, restant au port jusqu’à la fin de l’année.

Le Spahi et le Hussard accompagnent le Commandant Teste pour des sorties d’entrainement du 7 janvier au 13 février et du 20 février au 18 mars, les deux sorties étant entrecoupées d’une escale à La Valette, les deux torpilleurs rentrant à Mers-El-Kébir le 25 mars 1948 après une escale à Alger du 19 au 24.

Le Spahi et le Hussard quittent Mers-El-Kébir en escorte du porte-avions Commandant Teste le 5 avril pour Bizerte où le «pont plat» va subir une période d’entretien (8 avril au 2 mai 1948).

Restant basé en Tunisie, les deux torpilleurs d’escadre sortent pour entrainement du 10 au 27 avril, faisant escale à Tunis du 28 au 30 avril, rentrant à Bizerte le lendemain.

Ils participent ensuite aux essais du porte-avions du 4 au 9 mai puis à un exercice commun avec le cuirassé Bretagne, le croiseur de bataille Strasbourg et la 11ème DCT du 15 mai au 20 juin 1948.

La force navale rentre à Bizerte le 21 juin et si les contre-torpilleurs restent en Tunisie puisque Bizerte est leur port d’attache, le croiseur de bataille, le cuirassé et les quatre torpilleurs plus le Tarn rentrent à Mers-El-Kebir le 28 juin 1948.

Le Spahi et le Hussard accompagnent le Commandant Teste pour une sortie d’entrainement du 7 au 18 juillet. A noter que  pour la fête nationale, les avions embarqués ont survolé la ville d’Alger en émettant des fumigènes bleu-blanc-rouge du plus bel effet. Le porte-avions et les torpilleurs d’escadre rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain.

Les deux torpilleurs d’escadre sortent pour entrainement avec le porte-avions et le cuirassé Bretagne du 25 juillet au 8 août,  les six navires (un cuirassé, un porte-avions et quatre torpilleurs d’escadre) faisant escale à La Valette du 9 au 13 août avant de rallier Mers-El-Kébir le 15 août.

Les deux torpilleurs d’escadre protégeant le porte-avions passent au régime de guerre le 20 août et sort à nouveau pour entrainement en compagnie de leur protégé et du Bretagne du 21 au 29 août, étant à quai à Mers-El-Kébir quand éclate le second conflit mondial.

11-Torpilleurs d’escadre (54)

Le Hussard

Un hussard du 8ème régiment de hussards

Un hussard du 8ème régiment de hussards

-Le Hussard est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) sis à Dunkerque le 15 juillet 1945 et lancé le 4 décembre 1946 pour subir une période d’armement à flot.

Le 7 avril 1947, le torpilleur d’escadre Hussard quitte Dunkerque, fait escale à Cherbourg du 8 au 12 avril,  ralliant Lorient le 13 avril 1947 pour des travaux complémentaires, la mise au point technique, les essais et leur mise en condition opérationnelle.

Le torpilleur d’escadre Hussard est officiellement admis au service actif le 2 octobre 1947 en même temps que son compère Spahi.

Les torpilleurs d’escadre Hussard et Spahi rallient Brest le 3 octobre 1947 puis quittent Brest le 5 octobre en compagnie du Commandant Teste mais également du Bretagne et des torpilleurs d’escadre  L’Eveillé L’Alerte. La petite escadre rallie Mers-El-Kébir le 22 octobre 1947 après des escales à Lorient et à Casablanca.

La première vrai sortie du Hussard avec le Commandant Teste est un stage d’entrainement au large de Dakar, le Hussard quittant Mers-El-Kébir le 8 novembre, ralliant Dakar le 15 novembre, s’entrainant du 16 au 30 novembre, faisant escale à Dakar même du 1er au 5 décembre avant de mettre cap sur l’Algérie, les sept navires faisant escale à Casablanca du 9 au 12 décembre avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 16 décembre 1947 au matin puis de rester au port jusqu’à la fin de l’année.

Le Hussard et le Spahi accompagnent le Commandant Teste pour une sortie d’entrainement du 7 janvier au 13 février (avec une escale à La Valette du 4 au 11 février) puis du 20 février au 18 mars, les deux torpilleurs rentrant à Mers-El-Kébir le 25 mars 1948 après une escale à Alger du 19 au 24 mars.  

Le Hussard et le Spahi quittent Mers-El-Kébir en escorte du porte-avions Commandant Teste le 5 avril pour Bizerte où le «pont plat» va subir une période d’entretien (8 avril au 2 mai 1948).

Restant basés en Tunisie, le Hussard et le Spahi sortent pour une école à feux du 10 au 17 avril puis pour entrainement au combat antisurface du 19 au 27 avril, faisant escale à Tunis du 28 au 30 avril, rentrant à Bizerte le lendemain.

Ils participent ensuite aux essais du porte-avions du 4 au 9 mai puis à un exercice commun avec le cuirassé Bretagne, le croiseur de bataille Strasbourg et la 11ème DCT du 15 mai au 20 juin 1948.

La force navale rentre à Bizerte le 21 juin et si les contre-torpilleurs restent en Tunisie puisque Bizerte est leur port d’attache, le croiseur de bataille, le cuirassé et les quatre torpilleurs plus le Tarn rentrent à Mers-El-Kebir le 28 juin 1948.

Le Hussard et le Spahi accompagnent le Commandant Teste pour une sortie d’entrainement du 7 au 18 juillet. A noter que  pour la fête nationale, les avions embarqués ont survolé la ville d’Alger en émettant des fumigènes bleu-blanc-rouge du plus bel effet. Le porte-avions rentrer à Mers-El-Kébir le lendemain.

Le Hussard et le Spahi sortent pour entrainement avec le porte-avions et le cuirassé Bretagne du 25 juillet au 8 août,  les six navires (un cuirassé, un porte-avions et quatre torpilleurs d’escadre) faisant escale à La Valette du 9 au 13 août avant de rallier Mers-El-Kébir le 15 août.

Les deux torpilleurs d’escadre protégeant le porte-avions passent au régime de guerre le 20 août et sort à nouveau pour entrainement en compagnie de leur protégé et du Bretagne du 21 au 29 août, étant à quai à Mers-El-Kébir quand éclate le second conflit mondial.

11-Torpilleurs d’escadre (41)

L’Alerte

-L’Alerte est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers du Havre (ACH) sis au Havre le 4 octobre 1940 et lancé le 8 mars 1942 avant de connaître une période d’achèvement à flot qui se termine le 14 septembre 1942 quand il quitte son chantier constructeur direction son port d’armement, Lorient.

C’est donc depuis le Morbihan qu’il va achever sa construction et va réaliser essais et mise en condition jusqu’au 1er mars 1943 quand il quitte Lorient pour rallier Brest, y retrouvant le cuirassé Bretagne et son sister-ship L’Eveillé. Il est admis au service actif à son arrivée à Brest.

L’Alerte et l’Eveillé quittent Brest en compagnie du cuirassé le 3 mars 1943 pour rallier Mers-El-Kébir le 9 mars 1943.

Le 4 mai, les deux torpilleurs d’escadre protégeant le cuirassé Bretagne  quittent Mers-el-Kébir en compagnie de leur protégé pour une croisière impériale en AOF. Ils font escale à Casablanca du 8 au 12 mai, à Port-Etienne du 14 au 18 mai, à Dakar du 20 au 27 mai, à Conakry du 31 mai au 6 juin, Abidjan du 9 au 15 juin, Lomé du 17 au 20 juin, Libreville du 22 au 25 juin, Port-Gentil du 27 au 30 juin, Pointe Noire du 1er au 4 juillet 1943 et Douala du 7 au 12 juillet 1943.

Le cuirassé Bretagne étant victime d’un bris d’hélice, il reste immobilisé à Dakar du 14 au 27 juillet, laissant les deux torpilleurs d’escadre sortirent pour entrainement du 17 au 23 juillet, rentrant à Dakar le lendemain 24 juillet 1943. Les deux torpilleurs d’escadre rentrent avec le cuirassé à Mers-El-Kébir le 4 août 1943.

Les torpilleurs l’Alerte et l’Eveillé sont indisponibles en compagnie du cuirassé Bretagne pour entretien et permissions de l’équipage du 5 au 26 août, sortant pour essais du 27 au 30 août et pour remise en condition du 1er au 16 septembre 1943.

Durant cette immobilisation estivale, les deux torpilleurs d’escadre subissent des travaux sur leur DCA qui est désormais composée de six canons Schneider de 37mm modèle 1941 en trois affûts doubles modèle 1943 et deux canons Hotchkiss de 25mm modèle 1939-40 en affûts simples.

Du 27 mars au 17 juillet 1944, le Bretagne subit un petit carénage à l’Arsenal de Sidi-Abdallah, les torpilleurs d’escadre l’Eveillé et l’Alerte accompagnent le cuirassé jusqu’en Tunisie avant de reprendre aussitôt la mer pour entrainement.

Les deux torpilleurs sortent ainsi pour entrainement du 2 avril au 18 mai avant de connaître successivement leurs périodes d’indisponibilité estivale pour entretien courant et permissions de l’équipage.

L’Alerte exécute une école à feux du 23 mai au 1er juin puis après ravitaillement à Mers-El-Kébir s’entraine au combat antisurface du 3 au 7 juin, rentrant le lendemain au port. Il est ensuite indisponible du 10 au 30 juin, sortant pour essais du 1er au 3 juillet et pour remise en condition du 5 au 16 juillet, à chaque fois en compagnie de l’Eveillé.

L’Alerte et l’Eveillé participent ensuite aux essais du cuirassé Bretagne du 20 au 23 juillet puis pour remise en condition du 25 juillet au 12 août, les trois navires faisant escale à Alger du 13 au 17 août puis à Tunis du 19 au 23 août avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 26 août 1944.

Du 20 janvier au 9 novembre 1945, le cuirassé Bretagne subit un grand carénage à l’Arsenal de Sidi-Abdallah, laissant les deux torpilleurs sans navires à protéger ce qui ne les empêchent pas de sortir pour entrainement du 25 janvier au 9 avril puis du 16 avril au 16 juin 1945.

L’Alerte sort pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 17 au 24 juin puis exécute une école à feux du 29 juin au 5 juillet après une escale à Tunis du 25 au 28 juin. Il rentre à Mers-El-Kébir le 29 juin.

Indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 8 au 28 juillet, il sort pour essais du 29 juillet au 1er août et pour remise en condition du 3 au 15 août, à chaque fois en compagnie de l’Eveillé, les deux navires rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 16 août 1945.

L’Alerte et l’Eveillé sortent pour une école à feux du 23 août au 2 septembre avant de rallier dans la foulée Toulon pour subir à tour de rôle leur premier grand carénage.

Alors que l’Eveillé est en grand carénage, l’Alerte sort pour entrainement à partir du 10 septembre, effectuant une école du 10 au 17 septembre, faisant escale à La Ciotat du 18 au 21 septembre avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 22 au 30 septembre, une escale à Marseille du 1er au 5 octobre avant un entrainement au combat antisurface du 6 au 13 octobre, date à laquelle il rentre à Toulon.

Débarquant ses munitions et vidangeant ses soutes, l’Alerte est échoué au bassin Vauban n°6 du 16 octobre au 20 novembre pour une remise en état complète et une modernisation (électronique et DCA). Armé pour essais le 22 novembre, il sort pour essais et remise en condition du 23 novembre au 1er décembre 1945 en compagnie de l’Eveillé.

L’Alerte et l’Eveillé subissent une période d’entretien à flot du 22 avril au 7 mai 1946, les deux torpilleurs plus le cuirassé sortant pour essais du 8 au 10 mai et pour remise en condition du 12 au 27 mai, rentrant le lendemain 28 mai à Mers-El-Kébir.

Les torpilleurs l’Alerte et l’Eveillé plus leur protégé sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 26 juin au 11 juillet, sortant pour essais du 12 au 15 juillet et pour remise en condition du 17 juillet au 2 août, le cuirassé et les deux torpilleurs font escale à Casablanca du 5 au 10 août, à Alger du 13 au 17 août avant de rentrer à Mers-El-Kébir le lendemain 18 août 1946.

Le 2 février 1947, les torpilleurs l’Alerte et l’Eveillé quittent Mers-El-Kébir en compagnie du cuirassé Bretagne pour rallier Saint Nazaire où les trois navires vont participer à la mise en condition du porte-avions Commandant Teste.

L’Alerte et l’Eveillé sont indisponibles du 9 au 30 juin 1947, en compagnie du cuirassé Bretagne et du  porte-avions Commandant Teste, les quatre navires sortant pour essais du 1er au 4 juillet et pour entrainement du 6 au 21 juillet 1947.

Le 27 août 1947, les torpilleurs l’Alerte et l’Eveillé quittent Cherbourg en compagnie du Bretagne et du porte-avions Commandant Teste pour la traversée de longue durée du porte-avions, faisant escale au Havre du 29 août au 2 septembre, à Dunkerque du 3 au 8 septembre, à Anvers du 9 au 12 septembre, à Oslo du 15 au 18 septembre, à Aberdeen du 20 au 25 septembre, à Douvres du 27 au 30 septembre avant de rallier Brest le 2 octobre pour charger carburant et munitions.

Le cuirassé Bretagne et le porte-avions Commandant Teste quittent Brest le 5 octobre 1947 en compagnie de quatre torpilleurs L’Eveillé L’Alerte ainsi que des Spahi et Hussard qui étaient chargés de la protection du porte-avions.

Après une escale au Verdon du 6 au 10 octobre, le porte-avions, le cuirassé Bretagne et les quatre  torpilleurs relâchent à Casablanca du 13 au 16 octobre, franchissent le détroit de Gibraltar le 18 octobre et gagnent Mers-El-Kebir où ils arrivent le 22 octobre dans la matinée,  le porte-avions étant admis au service actif le lendemain.

Jusqu’au déclenchement du second conflit mondial le 5 septembre 1948, l’Eveillé comme l’Alerte vont accompagner le cuirassé Bretagne, passant comme lui le 22 août 1948 au régime de guerre.

11-Torpilleur d’escadre (40)

L’Eveillé

-L’Eveillé est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers du Havre (ACH) sis au Havre le 14 septembre 1940 et lancé le 25 février 1942 pour une période d’achèvement à flot qui se termine le 21 mai 1942 quand le torpilleur d’escadre quitte Le Havre pour rallier Lorient, son port d’armement le 22 mai 1942.

C’est donc depuis ce port morbihanais que l’Eveillé va réaliser des travaux complémentaires, ses essais et sa mise en condition.

Le torpilleur d’escadre L’Eveillé est officiellement admis au service actif le 4 novembre 1942

Le 5 novembre 1942, l’Eveillé quitte Lorient pour rallier Brest en fin de journée où il retrouve le cuirassé Bretagne dont il va assurer la protection antisurface, antiaérienne et anti-sous-marine avec l’Alerte même si ce dernier ne doit entrer en service qu’au mois de mars. Le 1er mars 1943, l’Alerte arrive à Brest où il retrouve son sister-ship et le cuirassé Bretagne.

L’Eveillé et l’Alerte quittent Brest en compagnie du cuirassé le 3 mars 1943 pour rallier Mers-El-Kébir le 9 mars 1943.

Le 4 mai, l’Eveillé et l’Alerte quittent Mers-el-Kébir en compagnie du cuirassé Bretagne pour une croisière impériale en AOF. Ils font escale à Casablanca du 8 au 12 mai, à Port-Etienne du 14 au 18 mai, à Dakar du 20 au 27 mai, à Conakry du 31 mai au 6 juin, Abidjan du 9 au 15 juin, Lomé du 17 au 20 juin, Libreville du 22 au 25 juin, Port-Gentil du 27 au 30 juin, Pointe Noire du 1er au 4 juillet 1943 et Douala du 7 au 12 juillet 1943.

Le cuirassé Bretagne étant victime d’un bris d’hélice, il reste immobilisé à Dakar du 14 au 27 juillet, laissant les deux torpilleurs d’escadre sortirent pour entrainement du 17 au 23 juillet, rentrant à Dakar le lendemain 24 juillet 1943. Les deux torpilleurs d’escadre rentrent avec le cuirassé à Mers-El-Kébir le 4 août 1943.

Les torpilleurs l’Eveillé et l’Alerte sont indisponibles en compagnie du cuirassé Bretagne pour entretien et permissions de l’équipage du 5 au 26 août, sortant pour essais du 27 au 30 août et pour remise en condition du 1er au 16 septembre 1943.

Durant cette immobilisation estivale, les deux torpilleurs d’escadre subissent des travaux sur leur DCA qui est désormais composée de six canons Schneider de 37mm modèle 1941 en trois affûts doubles modèle 1943 et deux canons Hotchkiss de 25mm modèle 1939-40 en affûts simples.

Du 27 mars au 17 juillet 1944, le Bretagne subit un petit carénage à l’Arsenal de Sidi-Abdallah, les torpilleurs d’escadre l’Eveillé et l’Alerte accompagnent le cuirassé jusqu’en Tunisie avant de reprendre aussitôt la mer pour entrainement.

Du 2 au 12 avril, l’Eveillé et l’Alerte effectuent une école à feux, faisant escale à Tunis du 13 au 17 avril avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 18 au 27 avril, une escale à Alger du 28 avril au 2 mai avant un entrainement au combat antisurface du 3 au 11 mai, les deux torpilleurs d’escadre faisant escale à Bonifaccio du 12 au 17 mai avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 18 mai 1944.

L’Eveillé est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 19 mai au 9 juin, sortant pour essais du 10 au 13 juin avant remise en condition du 15 au 28 juin, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain. Il participe ensuite aux essais (1er au 3 juillet) et à la remise en condition (5 au 16 juillet) de l’Alerte.

L’Eveillé et l’Alerte participent ensuite aux essais du cuirassé Bretagne du 20 au 23 juillet puis pour remise en condition du 25 juillet au 12 août, les trois navires faisant escale à Alger du 13 au 17 août puis à Tunis du 19 au 23 août avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 26 août 1944.

Du 20 janvier au 9 novembre 1945, le cuirassé Bretagne subit un grand carénage à l’Arsenal de Sidi-Abdallah.

L’Eveillé et l’Alerte sortent pour une école à feux du 25 janvier au 2 février, faisant escale à Marseille du 3 au 7 février avant un entrainement au combat antisurface du 8 au 17 février et une escale à Oran du 18 au 23 février.

Après un entrainement à la défense aérienne à la mer du 24 février au 2 mars, les deux navires font une escale à Tunis du 3 au 6 mars avant un entrainement anti-sous-marin contre le sous-marin Psyché de la 18ème DSM du 7 au 18 mars.

Les deux torpilleurs d’escadre font escale à Bizerte du 19 au 24 mars avant un exercice de synthèse du 25 mars au 8 avril, rentrant le 9 avril 1945 à Mers-El-Kébir.

L’Eveillé et l’Alerte sortent à nouveau à partir du 16 avril pour un nouveau cycle d’entrainement, effectuant une école à feux du 16 au 24 avril, faisant escale à Tanger du 25 au 30 avril avant un entrainement au combat antisurface du 1er au 11 mai.

Après une escale à Oran du 12 au 17 mai, l’Eveillé et l’Alerte effectuent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 18 au 27 mai, se ravitaillent à Mers-El-Kébir le 28 mai avant un exercice de synthèse du 29 mai au 15 juin, rentrant le lendemain  à Mers-El-Kébir.

L’Eveillé est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 16 juin au 7 juillet, sortant aux essais du 8 au 10 juillet et pour remise en condition du 12 au 26 juillet. Il participe ensuite aux essais (29 juillet au 1er août) et pour remise en condition (3 au 15 août) de l’Alerte, les deux navires rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 16 août 1945.

L’Eveillé et l’Alerte sortent pour une école à feux du 23 août au 2 septembre avant de rallier dans la foulée Toulon pour subir à tour de rôle leur premier grand carénage.

L’Eveillé débarque ses munitions et vidange ses soutes avant d’être échoué au bassin Vauban (n°6) du 6 septembre au 15 octobre pour une remise en état complète et une modernisation de ses capacités militaires notamment de son électronique et de sa DCA qui passe à dix canons de 37mm Schneider modèle 1941 en cinq affûts doubles modèle 1943.

Armé pour essais le 22 octobre, il sort pour essais du 22 au 25 octobre puis pour remise en condition du 27 octobre au 11 novembre, date à laquelle il rentre à Toulon. Il est à nouveau à la mer pour une école à feux du 15 au 22 novembre, se ravitaillant à Toulon le 23 novembre avant de participer aux essais et à la remise en condition de l’Alerte du 23 novembre au 1er décembre, date à laquelle ils sont rejoints par le cuirassé Bretagne.

L’Eveillé et l’Alerte subissent une période d’entretien à flot du 22 avril au 7 mai 1946, les trois navires sortant pour essais du 8 au 10 mai et pour remise en condition du 12 au 27 mai, rentrant le lendemain 28 mai à Mers-El-Kébir.

Les torpilleurs d’escadre L’Eveillé et l’Alerte sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage en compagnie du cuirassé Bretagne du 26 juin au 11 juillet, sortant pour essais du 12 au 15 juillet et pour remise en condition du 17 juillet au 2 août, le cuirassé et les deux torpilleurs font escale à Casablanca du 5 au 10 août, à Alger du 13 au 17 août avant de rentrer à Mers-El-Kébir le lendemain 18 août 1946.

Le 2 février 1947, les torpilleurs l’Eveillé et l’Alerte quittent Mers-El-Kébir en compagnie du cuirassé Bretagne pour rallier Saint Nazaire où les trois navires vont participer à la mise en condition du porte-avions Commandant Teste.

L »Eveillé et l’Alerte sont indisponibles du 9 au 30 juin 1947, en compagnie du cuirassé Bretagne et du  porte-avions Commandant Teste, les quatre navires sortant pour essais du 1er au 4 juillet et pour entrainement du 6 au 21 juillet 1947.

Le 27 août 1947, les torpilleurs l’Eveillé et l’Alerte quittent Cherbourg en compagnie du Bretagne et du porte-avions Commandant Teste pour la traversée de longue durée du porte-avions, faisant escale au Havre du 29 août au 2 septembre, à Dunkerque du 3 au 8 septembre, à Anvers du 9 au 12 septembre, à Oslo du 15 au 18 septembre, à Aberdeen du 20 au 25 septembre, à Douvres du 27 au 30 septembre avant de rallier Brest le 2 octobre pour charger carburant et munitions.

Le cuirassé Bretagne et le porte-avions Commandant Teste quittent Brest le 5 octobre 1947 en compagnie de quatre torpilleurs L’Eveillé L’Alerte ainsi que des Spahi et Hussard qui étaient chargés de la protection du porte-avions.

Après une escale au Verdon du 6 au 10 octobre, le porte-avions, le cuirassé Bretagne et les quatre  torpilleurs relâchent à Casablanca du 13 au 16 octobre, franchissent le détroit de Gibraltar le 18 octobre et gagnent Mers-El-Kebir où ils arrivent le 22 octobre dans la matinée, le porte-avions étant admis au service actif le lendemain 23 octobre 1947.

Jusqu’au déclenchement du second conflit mondial le 5 septembre 1948, l’Eveillé comme l’Alerte vont accompagner le cuirassé Bretagne, passant comme lui le 22 août 1948 au régime de guerre.

11-Torpilleurs d’escadre (39)

L’Aventurier

En construction à Bordeaux, l'Aventurier à gauche et à droite l'Opiniâtre

En construction à Bordeaux, l’Aventurier à gauche et à droite l’Opiniâtre

-L’Aventurier est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde (FCG) sis à Bordeaux le 4 août 1939 et lancé le 23 janvier 1941 pour une période d’achèvement à flot. 

Le 6 juin 1941, il quitte son chantier constructeur pour rallier son port d’armement, Lorient où il retrouve l’Opiniâtre.

Le torpilleur d’escadre L’Aventurier est officiellement admis au service actif le 19 décembre 1941.

Le lendemain 20 décembre, l’Aventurier et l’Opiniâtre quittent Lorient pour rallier dans la journée Brest où ils retrouvent le Jean Bart qui après sa traversée de longue durée subissait une période de travaux. La première sortie avec le Jean Bart à lieu du 20 janvier au 8 février 1942 permettant aux deux torpilleurs de prendre leurs marques.

Le Jean Bart étant indisponible du 24 juin au 15 juillet 1942, les deux torpilleurs d’escadre sont eux aussi indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage, cette indisponibilité étant mise à profit pour moderniser la DCA avec six canons de 37mm Schneider modèle 1941 et deux canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en affûts simples.

L’Aventurier et L’Opiniâtre sortent pour essais du 16 au 21 juillet puis pour remise en condition du 24 juillet au 12 août en compagnie du cuirassé dont ils assurent la protection antiaérienne, antisurface et anti-sous-marine.

Du 20 octobre au 4 novembre 1942, l’Aventurier et l’Opiniâtre accompagnent le Jean Bart dans un exercice bilatéral franco-britannique.

Après une période d’entretien à flot du 4 au 15 février 1943, les torpilleurs d’escadre l’Aventurier et l’Opiniâtre vont participer à une croisière en Amérique Centrale en compagnie du cuirassé Jean Bart, une croisière semblable à celle menée un an plus tôt par la DNF menée par le cuirassé Richelieu.

Cette croisière voit le cuirassé et les torpilleurs accompagné par le pétrolier Var quitter Brest le 20 février et faire successivement escale à Jacksonville, à La Havane, à Kingston, à Veracruz (Mexique), à Colon (Panama), à Fort de France avant de rentrer à Brest le 16 avril 1943.

Le Jean Bart subissant un petit carénage du 4 juillet au 20 décembre 1943, les deux torpilleurs d’escadre vont sortir seuls pour entrainement.

L’Aventurier sort pour entrainement à la défense aérienne à la mer du 7 au 17 juillet puis après ravitaillement à Brest le 18 juillet un entrainement au combat antisurface du 19 au 25 juillet, date de son retour à Brest.

Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 26 juillet au 16 août 1943, sortant pour essais du 17 au 20 août et pour remise en condition du 22 août au 5 septembre en compagnie de l’Opiniâtre.

L’Aventurier et l’Opiniâtre sortent ensuite pour entrainement du 12 septembre au 30 octobre, les deux torpilleurs faisant escale à Rouen du 31 octobre au 4 novembre, rentrant à Brest le lendemain.

Les deux torpilleurs d’escadre sortent à nouveau pour entrainement du 14 novembre au 17 décembre avant de rentrer à Brest le 18.

Après une période d’entretien à flot du 19 au 27 décembre et des essais du 28 décembre au 1er janvier, l’Aventurier et l’Opiniâtre sortent pour les essais du Jean Bart du 3 au 10 janvier puis pour sa remise en condition, d’abord dans le golfe de Gascogne du 11 au 21 janvier puis à Rufisque du 28 janvier au 10 février, le Jean Bart et ses deux torpilleurs d’escadre rentrant à Brest le 17 février 1944.

Du 3 au 20 mai 1944, l’Aventurier et l’Opiniâtre participent avec le cuirassé Jean Bart et la 1ère DCT à un exercice bilatéral franco-britannique baptisé «Entente Cordiale» en compagnie du porte-avions HMS Illustrious, du cuirassé HMS Lion, du croiseur lourd HMS London et huit destroyers, formant la force X, les navires français formant la force Y. La Force Y rentre à Brest le 30 mai 1944.

Alors que le Jean Bart est indisponible pour entretien à flot (1er juin au 5 juillet), ses torpilleurs d’escadre sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 1er au 22 juin, sortant pour essais et remise en condition du 23 juin au 3 juillet. Ils participent ensuite aux essais (6 au 10 juillet) et à la remise en condition (15 juillet au 2 août) du cuirassé Jean Bart.

Le 3 août, les deux torpilleurs d’escadre et le cuirassé quittent Brest pour une école à feu à Rufisque, arrivant à Dakar le 8 août. L’école à feu à lieu du 10 au 27 août avant une nouvelle escale à Dakar du 28 août au 1er septembre.

Après un nouvel exercice de combat du 2 au 10 septembre, ils quittent l’Afrique noire, faisant escale à Casablanca du 14 au 19 septembre, à Lisbonne du 21 au 25 septembre, à Bordeaux du 27 au 30 septembre, rentrant à Brest le lendemain.

L’Aventurier sort pour entrainement à partir du 24 février, exécutant une école à feux du 24 février au 4 mars avant une escale à La Pallice du 5 au 10 mars, un entrainement au combat antisurface du 11 au 18 mars, une escale à Saint-Nazaire du 19 au 22 mars avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 23 au 29 mars, date de son retour à Brest.

Débarquant ses munitions et vidangeant ses soutes, l’Aventurier est échoué au bassin 4 de l’Arsenal de Brest du 31 mars au 5 mai pour remise en état complète et une modernisation notamment de l’électronique et de la DCA.

Il reçoit un Asdic plus perfectionné, un radar de veille combinée, un radar de conduite de tir et un radar de navigation ainsi qu’une DCA plus fournie avec dix canons de 37mm Schneider modèle 1941 en cinq affûts doubles modèle 1943.

Armé pour essais le 17 mai, il sort pour essais du 18 au 21 mai puis pour remise en condition du 23 mai au 6 juin en compagnie de l’Opiniâtre,  les deux torpilleurs rentrant à Brest le lendemain 7 juin 1945.

L’Aventurier et l’Opiniâtre sortent pour entrainement du 14 juin au 25 juillet, rentrant à Brest le lendemain. L’Aventurier sort ensuite seul pour entrainement, effectuant une école à feux du 30 juillet au 7 août, faisant escale à Lorient du 8 au 10 août avant un entrainement au combat antisurface du 11 au 16 août, rentrant dans la journée à Brest.

L’Aventurier est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 18 août au 7 septembre, sortant pour essais (8 au 11 septembre) et remise en condition (23 août au 6 septembre) en compagnie de l’Opiniâtre, les deux torpilleurs d’escadre faisant escale à Biaritz du 1er au 4 octobre, à Bordeaux du 5 au 10 octobre, à La Pallice du 11 au 15 octobre, à Saint-Nazaire du 16 au 21 octobre, à Concarneau du 22 au 27 octobre avant de rentrer à Brest le lendemain 28 octobre 1945.

Après un entrainement commun du 7 novembre au 24 décembre 1945, l’Aventurier et l’Opiniâtre participent ensuite aux essais du Jean Bart du 5 au 12 janvier puis à sa remise en condition  dans le Golfe de Gascogne du 14 au 31 janvier 1946.

Du 12 avril au 12 mai 1946, les deux torpilleurs d’escadre accompagnent le Jean Bart pour une école à feux à Rufisque du 24 avril au 5 mai, cette école qui devait commencer le 17 avril est retardée par des émeutes à Dakar, émeutes réprimées en partie par la compagnie de débarquement du cuirassé qui est mise à terre du 17 au 23 avril pour soutenir la police locale.

L’Aventurier et l’Opiniâtre sont indisponibles du 15 juin au 7 juillet, sortant pour essais du 8 au 11 juillet avant de reprendre l’entrainement du 18 juillet au 3 août en compagnie du cuirassé Jean Bart.

Les torpilleurs d’escadre l’Aventurier et l’Opiniâtre accompagnent le cuirassé Jean Bart pour entrainement d’abord au large de Dakar du 3 au 12 septembre avant l’exercice «Tricolor» du 30 septembre au 15 octobre en compagnie de la marine brésilienne. Les trois navires après un crochet par l’Argentine puis par le Portugal rentrent à Brest le 15 novembre 1946.

Le cuirassé Jean Bart étant en petit carénage du 15 décembre 1946 au 24 mars 1947, les deux torpilleurs d’escadre se retrouvent sans navire à protéger.

L’Aventurier et l’Opiniâtre subissent une période d’entretien à flot du 15 décembre 1946 au 3 janvier 1947, sortant pour essais du 4 au 7 janvier puis pour remise en condition du 9 au 24 janvier, les deux torpilleurs rentrant à Brest le lendemain 25 janvier 1947.

Après un entrainement avec son compère l’Opiniâtre du 2 février au 22 mars, l’Aventurier participe aux essais et à la remise en condition du Jean Bart du 27 mars au 15 avril avant une école à feu à Rufisque du 20 avril au 5 mai 1947, les trois navires rentrant à Brest le 10 mai 1947.

Du 1er au 21 juin, les torpilleurs d’escadre L’Aventurier et l’Opiniâtre participent avec le cuirassé Jean Bart au sein de la force G à l’exercice «Entente Cordiale». Les navires français rentrant à Brest le 17 juillet 1947.

L’Aventurier et l’Opiniâtre sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 22 juillet au 21 août 1947 en compagnie du Jean Bart avec lequel ils sortent pour essais du 22 au 25 août avant de reprendre l’entrainement à partir du 29 août au 5 septembre 1947.

Suite à une poussée de tension entre la France et l’Italie, le Jean Bart est déployé avec ses torpilleurs d’escadre L’Opiniâtre et l’Aventurier en Méditerranée à partir du 25 septembre, ce déploiement temporaire, devenant définitif à partir du 2 décembre 1947 quand le Jean Bart est redéployé à Mers-El-Kébir comme navire-amiral de la 4ème Escadre.

Alors que le Jean Bart et l’Opiniâtre sont en carénage, l’Aventurier redéployé temporairement à Toulon sort pour une école à feux du 15 au 23 mars, faisant escale à Bastia du 24 au 27 mars avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 28 mars au 4 avril. Il fait escale à Nice du 5 au 10 avril avant un entrainement au combat antisurface du 11 au 19 avril, rentrant le lendemain à Toulon.

L’Aventurier subit alors un grand carénage, étant échoué au bassin Vauban (n°6) du 21 avril au 27 mai avant une période de travaux à flot. Il sort ensuite pour essais du 3 au 6 juin et pour remise en condition du 8 au 18 juin en compagnie de l’Opiniâtre, les deux torpilleurs d’escadre quittant le même jour Toulon en compagnie du cuirassé Jean Bart pour une école à feux à Rufisque du 4 au 12 juillet, les trois navires rentrant à Mers-El-Kébir le 17 juillet 1948.

Jusqu’en septembre 1948, les deux torpilleurs d’escadre sortent avec le Jean Bart au large de Mers-El-Kébir, passant au régime de guerre à partir du 22 août 1948.

L’Aventurier

 

-L’Aventurier est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde (FCG) sis à Bordeaux le 4 août 1939 et lancé le 23 janvier 1941 pour une période d’achèvement à flot.

 

Le 6 juin 1941, il quitte son chantier constructeur pour rallier son port d’armement, Lorient où il retrouve l’Opiniâtre.

 

Le torpilleur d’escadre L’Aventurier est officiellement admis au service actif le 19 décembre 1941.

 

Le lendemain 20 décembre, l’Aventurier et l’Opiniâtre quittent Lorient pour rallier dans la journée Brest où ils retrouvent le Jean Bart qui après sa traversée de longue durée subissait une période de travaux. La première sortie avec le Jean Bart à lieu du 20 janvier au 8 février 1942 permettant aux deux torpilleurs de prendre leurs marques.

 

Le Jean Bart étant indisponible du 24 juin au 15 juillet 1942, les deux torpilleurs d’escadre sont eux aussi indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage, cette indisponibilité étant mise à profit pour moderniser la DCA avec six canons de 37mm Schneider modèle 1941 et deux canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en affûts simples.

 

L’Aventurier et L’Opiniâtre sortent pour essais du 16 au 21 juillet puis pour remise en condition du 24 juillet au 12 août en compagnie du cuirassé dont ils assurent la protection antiaérienne, antisurface et anti-sous-marine.

Du 20 octobre au 4 novembre 1942, l’Aventurier et l’Opiniâtre accompagnent le Jean Bart dans un exercice bilatéral franco-britannique.

 

Après une période d’entretien à flot du 4 au 15 février 1943, les torpilleurs d’escadre l’Aventurier et l’Opiniâtre vont participer à une croisière en Amérique Centrale en compagnie du cuirassé Jean Bart, une croisière semblable à celle menée un an plus tôt par la DNF menée par le cuirassé Richelieu.

 

Cette croisière voit le cuirassé et les torpilleurs accompagné par le pétrolier Var quitter Brest le 20 février et faire successivement escale à Jacksonville, à La Havane, à Kingston, à Veracruz (Mexique), à Colon (Panama), à Fort de France avant de rentrer à Brest le 16 avril 1943.

 

Le Jean Bart subissant un petit carénage du 4 juillet au 20 décembre 1943, les deux torpilleurs d’escadre vont sortir seuls pour entrainement.

 

L’Aventurier sort pour entrainement à la défense aérienne à la mer du 7 au 17 juillet puis après ravitaillement à Brest le 18 juillet un entrainement au combat antisurface du 19 au 25 juillet, date de son retour à Brest.

 

Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 26 juillet au 16 août 1943, sortant pour essais du 17 au 20 août et pour remise en condition du 22 août au 5 septembre en compagnie de l’Opiniâtre.

 

L’Aventurier et l’Opiniâtre sortent ensuite pour entrainement du 12 septembre au 30 octobre, les deux torpilleurs faisant escale à Rouen du 31 octobre au 4 novembre, rentrant à Brest le lendemain.

 

Les deux torpilleurs d’escadre sortent à nouveau pour entrainement du 14 novembre au 17 décembre avant de rentrer à Brest le 18.

 

Après une période d’entretien à flot du 19 au 27 décembre et des essais du 28 décembre au 1er janvier, l’Aventurier et l’Opiniâtre sortent pour les essais du Jean Bart du 3 au 10 janvier puis pour sa remise en condition, d’abord dans le golfe de Gascogne du 11 au 21 janvier puis à Rufisque du 28 janvier au 10 février, le Jean Bart et ses deux torpilleurs d’escadre rentrant à Brest le 17 février 1944.

 

Du 3 au 20 mai 1944, l’Aventurier et l’Opiniâtre participent avec le cuirassé Jean Bart et la 1ère DCT à un exercice bilatéral franco-britannique baptisé «Entente Cordiale» en compagnie du porte-avions HMS Illustrious, du cuirassé HMS Lion, du croiseur lourd HMS London et huit destroyers, formant la force X, les navires français formant la force Y. La Force Y rentre à Brest le 30 mai 1944.

 

Alors que le Jean Bart est indisponible pour entretien à flot (1er juin au 5 juillet), ses torpilleurs d’escadre sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 1er au 22 juin, sortant pour essais et remise en condition du 23 juin au 3 juillet. Ils participent ensuite aux essais (6 au 10 juillet) et à la remise en condition (15 juillet au 2 août) du cuirassé Jean Bart.

 

Le 3 août, les deux torpilleurs d’escadre et le cuirassé quittent Brest pour une école à feu à Rufisque, arrivant à Dakar le 8 août. L’Ecole à feu à lieu du 10 au 27 août avant une nouvelle escale à Dakar du 28 août au 1er septembre.

 

 

 

Après un nouvel exercice de combat du 2 au 10 septembre, ils quittent l’Afrique noire, faisant escale à Casablanca du 14 au 19 septembre, à Lisbonne du 21 au 25 septembre, à Bordeaux du 27 au 30 septembre, rentrant à Brest le lendemain.

 

L’Aventurier sort pour entrainement à partir du 24 février, exécutant une école à feux du 24 février au 4 mars avant une escale à La Pallice du 5 au 10 mars, un entrainement au combat antisurface du 11 au 18 mars, une escale à Saint Nazaire du 19 au 22 mars avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 23 au 29 mars, date de son retour à Brest.

 

Débarquant ses munitions et vidangeant ses soutes, l’Aventurier est échoué au bassin 4 de l’Arsenal de Brest du 31 mars au 5 mai pour remise en état complète et une modernisation notamment de l’électronique et de la DCA.

 

Il reçoit un Asdic plus perfectionné, un radar de veille combinée, un radar de conduite de tir et un radar de navigation ainsi qu’une DCA plus fournie avec dix canons de 37mm Schneider modèle 1941 en cinq affûts doubles modèle 1943.

 

Armé pour essais le 17 mai, il sort pour essais du 18 au 21 mai puis pour remise en condition du 23 mai au 6 juin en compagnie de l’Opiniâtre, les deux torpilleurs rentrant à Brest le lendemain 7 juin 1945.

 

L’Aventurier et l’Opiniâtre sortent pour entrainement du 14 juin au 25 juillet, rentrant à Brest le lendemain. L’Aventurier sort ensuite seul pour entrainement, effectuant une école à feux du 30 juillet au 7 août, faisant escale à Lorient du 8 au 10 août avant un entrainement au combat antisurface du 11 au 16 août, rentrant dans la journée à Brest.

 

L’Aventurier est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 18 août au 7 septembre, sortant pour essais (8 au 11 septembre) et remise en condition (23 août au 6 septembre) en compagnie de l’Opiniâtre, les deux torpilleurs d’escadre faisant escale à Biaritz du 1er au 4 octobre, à Bordeaux du 5 au 10 octobre, à La Pallice du 11 au 15 octobre, à Saint Nazaire du 16 au 21 octobre, à Concarneau du 22 au 27 octobre avant de rentrer à Brest le lendemain 28 octobre 1945.

 

Après un entrainement commun du 7 novembre au 24 décembre 1945, l’Aventurier et l’Opiniâtre participent ensuite aux essais du Jean Bart du 5 au 12 janvier puis à sa remise en condition dans le Golfe de Gascogne du 14 au 31 janvier 1946.

 

Du 12 avril au 12 mai 1946, les deux torpilleurs d’escadre accompagnent le Jean Bart pour une école à feux à Rufisque du 24 avril au 5 mai, cette école qui devait commencer le 17 avril est retardée par des émeutes à Dakar, émeutes réprimées en partie par la compagnie de débarquement du cuirassé qui est mise à terre du 17 au 23 avril pour soutenir la police locale.

 

L’Aventurier et l’Opiniâtre sont indisponibles du 15 juin au 7 juillet, sortant pour essais du 8 au 11 juillet avant de reprendre l’entrainement du 18 juillet au 3 août en compagnie du cuirassé Jean Bart.

 

Les torpilleurs d’escadre l’Aventurier et l’Opiniâtre accompagnent le cuirassé Jean Bart pour entrainement d’abord au large de Dakar du 3 au 12 septembre avant l’exercice «Tricolor» du 30 septembre au 15 octobre en compagnie de la marine brésilienne. Les trois navires après un crochet par l’Argentine puis par le Portugal rentrent à Brest le 15 novembre 1946.

 

Le cuirassé Jean Bart étant en petit carénage du 15 décembre 1946 au 24 mars 1947, les deux torpilleurs d’escadre se retrouvent sans navire à protéger.

 

L’Aventurier et l’Opiniâtre subissent une période d’entretien à flot du 15 décembre 1946 au 3 janvier 1947, sortant pour essais du 4 au 7 janvier puis pour remise en condition du 9 au 24 janvier, les deux torpilleurs rentrant à Brest le lendemain 25 janvier 1947.

 

Après un entrainement avec son compère l’Opiniâtre du 2 février au 22 mars, l’Aventurier participe aux essais et à la remise en condition du Jean Bart du 27 mars au 15 avril avant une école à feu à Rufisque du 20 avril au 5 mai 1947, les trois navires rentrant à Brest le 10 mai 1947.

 

Du 1er au 21 juin, les torpilleurs d’escadre L’Aventurier et l’Opiniâtre participent avec le cuirassé Jean Bart au sein de la force G à l’exercice «Entente Cordiale». Les navires français rentrant à Brest le 17 juillet 1947.

 

L’Aventurier et l’Opiniâtre sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 22 juillet au 21 août 1947 en compagnie du Jean Bart avec lequel ils sortent pour essais du 22 au 25 août avant de reprendre l’entrainement à partir du 29 août au 5 septembre 1947.

 

Suite à une poussée de tension entre la France et l’Italie, le Jean Bart est déployé avec ses torpilleurs d’escadre L’Opiniâtre et l’Aventurier en Méditerranée à partir du 25 septembre, ce déploiement temporaire, devenant définitif à partir du 2 décembre 1947 quand le Jean Bart est redéployé à Mers-El-Kébir comme navire-amiral de la 4ème Escadre.

 

Alors que le Jean Bart et l’Opiniâtre sont en carénage, l’Aventurier redéployé temporairement à Toulon sort pour une école à feux du 15 au 23 mars, faisant escale à Bastia du 24 au 27 mars avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 28 mars au 4 avril. Il fait escale à Nice du 5 au 10 avril avant un entrainement au combat antisurface du 11 au 19 avril, rentrant le lendemain à Toulon.

 

L’Aventurier subit alors un grand carénage, étant échoué au bassin Vauban (n°6) du 21 avril au 27 mai avant une période de travaux à flot. Il sort ensuite pour essais du 3 au 6 juin et pour remise en condition du 8 au 18 juin en compagnie de l’Opiniâtre, les deux torpilleurs d’escadre quittant le même jour Toulon en compagnie du cuirassé Jean Bart pour une école à feux à Rufisque du 4 au 12 juillet, les trois navires rentrant à Mers-El-Kébir le 17 juillet 1948.

 

Jusqu’en septembre 1948, les deux torpilleurs d’escadre sortent avec le Jean Bart au large de Mers-El-Kébir, passant au régime de guerre à partir du 22 août 1948.

11-Torpilleurs d’escadre (38)

L’Opiniâtre

En construction à Bordeaux, l'Aventurier à gauche et à droite l'Opiniâtre

En construction à Bordeaux, l’Aventurier à gauche et à droite l’Opiniâtre

-L’Opiniâtre est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde (FCG) sis à Bordeaux le 1er août 1939 et lancé le 8 novembre 1940 avant de subir une période d’achèvement à flot jusqu’en mai 1941.

Le 17 mai 1941, l’Opiniâtre quitte Bordeaux pour rallier son port d’armement, Lorient où il est rejoint le 7 juin par son compère l’Aventurier construit dans le même chantier.

Le torpilleur d’escadre L’Opiniâtre est officiellement admis au service actif le 19 décembre 1941.

Le lendemain 20 décembre, l’Opiniâtre et l’Aventurier quittent Lorient pour rallier dans la journée Brest où ils retrouvent le Jean Bart qui après sa traversée de longue durée subissait une période de travaux.

La première sortie avec le Jean Bart à lieu du 20 janvier au 8 février 1942 permettant aux deux torpilleurs de prendre leurs marques.

Le Jean Bart étant indisponible du 24 juin au 15 juillet 1942, les deux torpilleurs d’escadre sont eux aussi indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage, cette indisponibilité étant mise à profit pour moderniser la DCA avec six canons de 37mm Schneider modèle 1941 et deux canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en affûts simples.

L’Opiniâtre et l’Aventurier sortent pour essais du 16 au 21 juillet puis pour remise en condition du 24 juillet au 12 août en compagnie du cuirassé dont ils assurent la protection antiaérienne, antisurface et anti-sous-marine.

Du 20 octobre au 4 novembre 1942, l’Opiniâtre et l’Aventurier accompagnent le Jean Bart dans un exercice bilatéral franco-britannique.

Après une période d’entretien à flot du 4 au 15 février 1943, les torpilleurs d’escadre l’Opiniâtre et l’Aventurier vont participer à une croisière en Amérique Centrale en compagnie du cuirassé Jean Bart, une croisière semblable à celle menée un an plus tôt par la DNF par le cuirassé Richelieu.

Cette croisière voit le cuirassé et les torpilleurs accompagnés par le pétrolier Var quitter Brest le 20 février et faire successivement escale à Jacksonville, à La Havane, à Kingston, à Veracruz (Mexique), à Colon (Panama), à Fort de France avant de rentrer à Brest le 16 avril 1943.

Le Jean Bart subissant un petit carénage du 4 juillet au 20 décembre 1943, les deux torpilleurs d’escadre vont sortir seuls pour entrainement.

L’Opiniâtre est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 4 au 25 juillet, sortant pour essais du 26 au 29 juillet puis pour remise en condition du 31 juillet au 14 août. Il participe ensuite aux essais (17 au 20 août) et pour remise en condition (22 août au 5 septembre) de l’Aventurier.

Le 12 septembre 1943, l’Opiniâtre et l’Aventurier quittent Brest pour entrainement, effectuant une école à feux du 12 au 20 septembre, faisant escale à Cherbourg du 21 au 25 septembre avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 26 septembre au 3 octobre et une escale au Havre du 4 au 8 octobre.

Après un entrainement au combat antisurface du 9 au 15 octobre, les deux torpilleurs font escale à Dunkerque du 16 au 19 octobre avant un entrainement anti-sous-marin contre le sous-marin Antiope  du 20 au 30 octobre, les deux torpilleurs faisant escale à Rouen du 31 octobre au 4 novembre, rentrant à Brest le lendemain.

Les deux torpilleurs d’escadre sortent à nouveau pour entrainement à partir du 14 novembre, effectuant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 14 au 21 novembre, faisant escale à Nantes du 22 au 26 novembre avant un entrainement au combat antisurface du 27 novembre au 4 décembre et une escale à La Pallice du 5 au 10 décembre. Les deux torpilleurs d’escadre effectuent une école à feux du 11 au 17 décembre avant de rentrer à Brest le 18.

Après une période d’entretien à flot du 19 au 27 décembre et des essais du 28 décembre au 1er janvier, l’Opiniâtre et l’Aventurier sortent pour les essais du Jean Bart du 3 au 10 janvier puis pour sa remise en condition, d’abord dans le golfe de Gascogne du 11 au 21 janvier puis à Rufisque du 28 janvier au 10 février, le Jean Bart et ses deux torpilleurs d’escadre rentrant à Brest le 17 février 1944.

Du 3 au 20 mai 1944, l’Opiniâtre et l’Aventurier participent avec le cuirassé Jean Bart et la 1ère DCT à un exercice bilatéral franco-britannique baptisé «Entente Cordiale» en compagnie du porte-avions HMS Illustrious, du cuirassé HMS Lion, du croiseur lourd HMS London et huit destroyers, formant la force X, les navires français formant la force Y. La Force Y rentre à Brest le 30 mai 1944.

Alors que le Jean Bart est indisponible pour entretien à flot (1er juin au 5 juillet), les torpilleurs d’escadre L’Opiniâtre et l’Aventurier sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 1er au 22 juin, sortant pour essais et remise en condition du 23 juin au 3 juillet. Ils participent ensuite aux essais du 6 au 10 juillet puis à la remise en condition du 15 juillet au 2 août du cuirassé Jean Bart.

Le 3 août, les deux torpilleurs d’escadre et le cuirassé quittent Brest pour une école à feu à Rufisque, arrivant à Dakar le 8 août. L’école à feu à lieu du 10 au 27 août avant une nouvelle escale à Dakar du 28 août au 1er septembre.

Après un nouvel exercice de combat du 2 au 10 septembre, il quitte l’Afrique noire, faisant escale à Casablanca du 14 au 19 septembre, à Lisbonne du 21 au 25 septembre, à Bordeaux du 27 au 30 septembre, rentrant à Brest le lendemain 1er octobre 1944.

L’Opiniâtre débarque ses munitions et vidange ses soutes avant d’être échoué au bassin n°4 du Salou du 20 février au 30 mars 1945 pour une remise en état complète et une modernisation notamment de l’électronique et de la DCA.

Il reçoit un Asdic plus perfectionné, un radar de veille combinée, un radar de conduite de tir et un radar de navigation ainsi qu’une DCA plus fournie avec dix canons de 37mm Schneider modèle 1941 en cinq affûts doubles modèle 1943.

Armé pour essais le 12 avril 1945, il sort pour ses essais du 13 au 16 avril puis pour remise en condition du 18 avril au 3 mai, rentrant à Brest le lendemain 4 mai 1945.

L’Opiniâtre sort à nouveau pour une école à feux du 9 au 15 mai avant de participer aux essais (18 au 21 mai) et à la remise en condition (23 mai au 6 juin) de l’Aventurier, les deux torpilleurs rentrant à Brest le lendemain 7 juin 1945.

Alors que le Jean Bart est toujours immobilisé pour son grand carénage, les deux torpilleurs d’escadre quittent Brest le 14 juin pour entrainement, effectuant une école à feux du 14 au 22 juin avant une escale à Lorient du 23 au 28 juin avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 29 juin au 7 juillet et une escale à La Rochelle du 8 au 15 juillet. Après un entrainement au combat antisurface du 16 au 25 juillet, il rentre à Brest le 26 juillet 1945.

L’Opiniâtre est indisponible pour permissions de l’équipage du 27 juillet au 17 août, sortant pour essais du 18 au 21 août et pour remise en condition du 23 août au 6 septembre. Il participe ensuite aux essais (8 au 11 septembre) et à la remise en condition (13 au 30 septembre) de l’Aventurier, les deux torpilleurs d’escadre faisant escale à Biaritz du 1er au 4 octobre, à Bordeaux du 5 au 10 octobre, à La Pallice du 11 au 15 octobre, à Saint-Nazaire du 16 au 21 octobre, à Concarneau du 22 au 27 octobre avant de rentrer à Brest le lendemain 28 octobre 1945.

L’Opiniâtre et l’Aventurier quittent à nouveau Brest pour entrainement à partir du 7 novembre, effectuant une école à feux du 7 au 17 novembre avant une escale à Lorient du 18 au 24 novembre , un entrainement au combat antisurface du 25 novembre au 4 décembre, une escale à Saint-Nazaire du 5 au 8 décembre avant un entrainement à la défense antiaérienne à la mer du 9 au 19 novembre,  et une escale à Quimper du 20 au 23 décembre, rentrant le lendemain à Brest.

L’Opiniâtre et l’Aventurier participent ensuite aux essais du Jean Bart du 5 au 12 janvier puis à sa remise en condition  dans le Golfe de Gascogne du 14 au 31 janvier 1946.

Du 12 avril au 12 mai 1946, les deux torpilleurs d’escadre accompagnent le Jean Bart pour une école à feux à Rufisque du 24 avril au 5 mai, cette école qui devait commencer le 17 avril est retardée par des émeutes à Dakar, émeutes réprimées en partie par la compagnie de débarquement du cuirassé qui est mise à terre du 17 au 23 avril pour soutenir la police locale.

L’Opiniâtre et l’Aventurier sont indisponibles du 15 juin au 7 juillet, sortant pour essais du 8 au 11 juillet avant de reprendre l’entrainement du 18 juillet au 3 août en compagnie du cuirassé Jean Bart.

Les torpilleurs d’escadre l’Opiniâtre et l’Aventurier accompagnent le cuirassé Jean Bart pour entrainement d’abord au large de Dakar du 3 au 12 septembre avant l’exercice «Tricolor» du 30 septembre au 15 octobre en compagnie de la marine brésilienne. Les trois navires après un crochet par l’Argentine puis par le Portugal rentrent à Brest le 15 novembre 1946.

Le cuirassé Jean Bart étant en petit carénage du 15 décembre 1946 au 24 mars 1947, les deux torpilleurs d’escadre se retrouvent sans navire à protéger.

L’Opiniâtre et l’Aventurier subissent une période d’entretien à flot du 15 décembre 1946 au 3 janvier 1947, sortant pour essais du 4 au 7 janvier puis pour remise en condition du 9 au 24 janvier, les deux torpilleurs rentrant à Brest le lendemain 25 janvier 1947.

Les deux torpilleurs d’escadre quittent Brest le 2 février, exécutant une école à feux du 2 au 8 février avant une escale à Lorient du 9 au 12 février, un entrainement au combat antisurface du 13 au 21 février, une escale à La Pallice du 22 au 26 février, un entrainement à la défense aérienne à la mer du 27 février au 7 mars, une escale à Biaritz du 8 au 11 mars et un exercice de synthèse du 12 au 21 mars, rentrant à Brest le lendemain.

Ils participent aux essais et à la remise en condition du Jean Bart du 27 mars au 15 avril avant une école à feu à Rufisque du 20 avril au 5 mai 1947, les trois navires rentrant à Brest le 10 mai 1947.

Du 1er au 21 juin, les torpilleurs d’escadre L’Opiniâtre et l’Aventurier participent au sein de la force G à l’exercice «Entente Cordiale». Les navires français rentrant à Brest le 17 juillet 1947.

L’Opiniâtre et l’Aventurier est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 22 juillet au 21 août 1947 en compagnie du Jean Bart avec lequel ils sortent pour essais du 22 au 25 août avant de reprendre l’entrainement à partir du 29 août au 5 septembre 1947.

Suite à une poussée de tension entre la France et l’Italie, le Jean Bart est déployé avec ses torpilleurs d’escadre L’Opiniâtre et l’Aventurier en Méditerranée à partir du 25 septembre, ce déploiement temporaire, devenant définitif à partir du 2 décembre 1947 quand le Jean Bart est redéployé à Mers-El-Kébir comme navire-amiral de la 4ème Escadre.

Le 8 mars 1948, les deux torpilleurs d’escadre quittent Mers-el-Kébir en compagnie du Jean Bart, les trois navires devant subir un carénage, petit pour le cuirassé et grand pour les deux torpilleurs.

L’Opiniâtre est ainsi échoué au bassin Vauban (n°6) du 10 mars au 20 avril 1948 pour une remise en état complète. Armé pour essais le 1er mai 1948, il sort pour essais du 2 au 5 mai puis pour remise en condition du 7 au 22 mai, faisant escale à Nice du 23 au 26 mai avant de rentrer à Toulon le lendemain 27 mai 1948.

Il participe ensuite aux essais du 3 au 6 juin et à la remise en condition de l’Aventurier du 8 au 18 juin, les deux torpilleurs d’escadre quittant le même jour Toulon en compagnie du cuirassé Jean Bart pour une école à feux à Rufisque du 4 au 12 juillet, les trois navires rentrant à Mers-El-Kébir le 17 juillet 1948.

Jusqu’au 5 septembre 1948, l’Opiniâtre va sortir en compagnie du Jean Bart tout comme son compère l’Aventurier.

11-Torpilleurs d’escadre (33)

Le Lansquenet

Le torpilleur Lansquenet en 1940

Le torpilleur Lansquenet en 1940

-Le Lansquenet est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde (FCG) sis à Bordeaux le 17 décembre 1936 et lancé 20 mai 1939 avant de subir une période d’achèvement à flot qui se termine le 15 mars 1940 quand il quitte Bordeaux pour rallier Lorient son port d’armement où il retrouve son sister-ship Fleuret avec lequel il va escorter le croiseur de bataille de Strasbourg.

Le torpilleur d’escadre Lansquenet est officiellement admis au service actif le 6 août 1940.

Le Lansquenet et le Fleuret quittent Lorient le 7 août 1940, les deux torpilleurs faisant escale à Lisbonne du 10 au 13 août puis à Casablanca du 15 au 18 avant de rallier Toulon le 22 août 1940.

Le lendemain, les deux torpilleurs sortent pour la première fois en mer en compagnie de leur protégé, le croiseur de bataille Strasbourg, les trois navires étant en mer du 23 août au 7 septembre, faisant escale à Marseille du 8 au 12 septembre avant de rallier Toulon le lendemain 13 septembre 1940.

Du 20 mars au 4 mai 1941, le Strasbourg est immobilisé pour un petit carénage. Le Lansquenet sort en compagnie du Fleuret pour entrainement du 21 mars au 2 avril, du 9 au 17 avril et du 20 au 28 avril, rentrant le lendemain 29 avril 1941 à Toulon.

Le Lansquenet sort pour une école à feux du 5 au 12 mai, participant ensuite à la remise en condition du Fleuret du 16 au 21 mai 1941, date à laquelle les deux torpilleurs rentrent à Toulon. Le Lansquenet et le Fleuret participent ensuite aux essais (23 au 30 mai) et à la remise en condition du Strasbourg  (4 au 12 juin) avant de reprendre une activité classique, suivant comme son ombre le croiseur de bataille.

Comme le Strasbourg, Le Lansquenet et le Fleuret sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 15 juillet au 12 août, sortant ensuite en compagnie du Strasbourg pour essais (13 au 18 août) et pour remise en condition (20 août au 2 septembre), remise en condition suivit d’un entrainement à Rufisque du 16 septembre au 4 octobre, les trois navires étant de retour à Toulon le 22 octobre 1941.

Le Strasbourg subissant un petit carénage du 17 décembre 1941 au 12 mai 1942, les torpilleurs Fleuret et Lansquenet vont continuer leur entrainement seul après une période de travaux à flot du 18 décembre 1941 au 4 janvier 1942.

Les deux torpilleurs d’escadre sortent pour essais du 5 au 8 janvier puis pour remise en condition du 10 au 25 janvier, mouillant aux salins d’Hyères du 26 au 31 janvier avant de rentrer à Toulon le lendemain 1er février 1942.

Le Lansquenet et le Fleuret sort successivement pour entrainement du 8 février au 18 mars puis du 27 mars au 4 mai, les deux torpilleurs d’escadre  faisant escale à Alger du 5 au 8 mai et à Oran du 9 au 14 mai avant de rentrer à Toulon le 15 mai 1942.

Le Fleuret et le Lansquenet participent ensuite aux essais (13 au 20 mai 4 au 12 juin) et à la remise en condition (17 juin au 4 juillet) du Strasbourg, les trois navires effectuant un entrainement au large de Dakar du 4 août au 4 septembre, quittant Dakar le 11 septembre pour rentrer à Toulon le 22 septembre 1942.

Du 3 mars au 12 avril 1943, le Strasbourg est indisponible suite à une avarie. Les Lansquenet et Fleuret sortent pour entrainement du 8 mars au 1er avril,, faisant escale à Sète du 2 au 6 avril avant de rentrer à Toulon le 7 avril 1943.

Le Lansquenet et le Fleuret participe aux essais du Strasbourg du 14 au 19 avril avant une remise en condition au large des côtes orientales de la Corse du 21 avril au 5 mai, les trois navires mouillant à Porto-Vecchio du 6 au 11 mai avant de rentrer à  Toulon le 13 mai 1943. Du 2 juin au 27 juillet, les trois navires s’entrainent au large de Dakar, rentrant à Toulon le 14 août.

Le Lansquenet effectue une école à feux du 21 au 30 août, rentrant à Toulon le lendemain avant de connaître sa période d’indisponibilité estivale du 3 au 21 septembre 1943.

Il sort ensuite pour essais et remise en condition du 22 septembre au 8 octobre en compagnie du Fleuret, le Strasbourg victime d’une avarie devant rentrer réparer à Toulon du 25 au 30 septembre pendant que les deux torpilleurs continuaient l’entrainement de leur côté avant d’être rejoints par le Strasbourg le 1er octobre.

Le Strasbourg victime d’un échouage à Dakar le 17 juin 1944 va rester immobilisé pour réparations jusqu’au 15 août 1945 à Bizerte. Le Lansquenet et le Fleuret vont accompagner le croiseur de bataille jusqu’à Bizerte le 2 août 1944 avant de rentrer à Toulon le 5 août 1944 pour subir un grand carénage.

Le Lansquenet sort pour entrainement du 12 au 22 août, faisant escale à Nice du 23 au 27 août avant de rallier Toulon le lendemain 28 août 1944.

Il subit ensuite à son tour un grand carénage en étant échoué dans le bassin Vauban n°6 du 9 septembre au 12 octobre pour une remise en état complète et une modernisation de l’électronique et de la DCA, cette dernière étant portée à dix canons de 37mm Schneider modèle 1941 en cinq affûts doubles modèle 1943.

Après une période de travaux à flot, le Lansquenet est armé pour essais le 26 octobre 1944, sortant du 27 au 30 octobre pour ses essais puis du 1er au 15 novembre pour sa remise en condition,les deux torpilleurs faisant escale à Nice du 16 au 20 novembre, à Bastia du 21 au 25 novembre, à Porto-Vecchio du 26 au 30 novembre, à Tunis du 2 au 7 décembre, à Sfax du 10 au 14 décembre, à Beyrouth du 18 au 21 décembre, à Bizerte du 24 au 27 décembre avant de rentrer à Toulon le 30 décembre 1944.

Le Lansquenet et le Fleuret quittent Toulon le 10 janvier 1945 pour un entrainement commun avec la 1ère DT jusqu’au 8 février, les six navires rentrant le lendemain à Toulon. Les Lansquenet et Fleuret sont à nouveau à la mer pour un entrainement en duo du 21 février au 5 avril 1945

Le 15 avril 1945, les deux torpilleurs d’escadre auraient du appareiller pour un entrainement de division mais le Fleuret est victime d’une avarie, laissant seul le Lansquenet sortir pour une école à feux du 15 au 23 avril, faisant escale à La Ciotat du 24 au 28 avril avant un entrainement au combat antisurface du 29 avril au 4 mai, rentrant le lendemain 5 mai 1945. Il participe ensuite aux essais (6 au 9 mai) et à la remise en condition (11 au 25 mai) du Fleuret.

Le 3 juin 1945, le Lansquenet et le Fleuret sortent à nouveau pour entrainement, entrainement qui occupe les deux torpilleurs jusqu’au 21 juillet, date du retour des deux navires à Toulon.

Le Lansquenet sort à nouveau pour une école à feux du 25 juillet au 5 août, rentrant à Toulon le lendemain 6 août. Il est ensuite indisponible du 12 août au 2 septembre, sortant pour essais (3 au 6 septembre) et remise en condition (8 au 15 septembre) à chaque fois en compagnie du Lansquenet.

Le 17 septembre 1945, les deux torpilleurs quittent Toulon pour rallier Bizerte et retrouver le Strasbourg avec lequel ils sortent pour essais du 22 au 27 septembre avant de reprendre l’entrainement par un exercice majeur.

En effet du 30 septembre au 15 octobre 1945, le croiseur de bataille Strasbourg s’entraine avec son sister-ship Dunkerque, les quatre torpilleurs d’escadre Le Hardi L’Epée Fleuret et Lansquenet, la 6ème DC (De Grasse Chateaurenault Guichen) et de la 2ème DCT composé des modernes et puissants Bayard Du Guesclin Turenne.

Après une escale à Mers-El-Kébir du 16 au 20 octobre, les deux croiseurs de bataille, les quatre torpilleurs d’escadre, les deux croiseurs De Grasse et Guichen et les trois contre-torpilleurs gagnent Dakar le 25 octobre pour une école à feu à Rufisque du 26 octobre au 12 novembre, rentrant tous à Toulon le 19 novembre 1945.

Le 17 août 1946, le croiseur de bataille Strasbourg appareille de Mers-El-Kebir pour une tournée dans les Caraïbes en compagnie de ses torpilleurs d’escadre Le Fleuret et Lansquenet et du pétrolier-ravitailleur La Baïse.

La jonction avec les croiseurs Suffren et Chateaurenault venus de Toulon se fait le 19 août au large de l’Espagne, la petite escadre manœuvrant ensemble avant de faire une première escale à Casablanca le 24 août avant de traverser d’une traite l’Atlantique, arrivant à Fort de France le 2 septembre 1946.

Il fait escale à Pointe à Pitre du 7 au 12 septembre, Kingston (Jamaïque) du 14 au 17 septembre, Veracruz (Mexique) du 19 au 22 septembre, La Nouvelle Orléans du 25 au 28 septembre, Miami du 30 septembre au 3 octobre 1946 avant de traverser l’Atlantique faisant escale à Dakar le 7 octobre 1946 avant de rentrer à Mers-El-Kebir le 12 octobre 1946 et d’être indisponible jusqu’au 5 décembre. Les trois navires sortent pour essais du 7 au 12 décembre suivit d’une remise en condition du 14 au 26 décembre 1946.

Alors que le Fleuret est en grand carénage, Le Lansquenet sort pour entrainement du 7 au 17 juillet, faisant escale à Alger du 18 au 23 juillet avant une école à feux du 24 au 30 juillet, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 31 juillet.

Il subit un grand carénage du 7 août au 4 septembre 1947, sortant pour essais les 5 et 6 septembre avant d’effectuer sa remise en condition du 8 au 12 septembre, le Lansquenet ralliant Bizerte le 14 septembre pour participer en compagnie du Fleuret aux essais du Strasbourg du 15 au 22 septembre puis à sa remise en condition du 27 septembre au 27 octobre en compagnie du Dunkerque et des croiseurs légers de la 8ème DC.

Jusqu’au 5 septembre 1948, le Fleuret et le Lansquenet vont suivre le Strasbourg et le jour où éclate le second conflit mondial, les deux torpilleurs sont à quai à Mers-El-Kébir en compagnie de leur protégé.

11-Torpilleurs d’escadre (30)

L’Épée

Le torpilleur d'escadre L’Épée à la mer

Le torpilleur d’escadre L’Épée à la mer

-L’Épée est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde (FCG) sis à Bordeaux le 15 octobre 1936 lancé le 26 octobre 1938 et mis en service le 5 juillet 1940 à Lorient.

Le 6 juillet 1940, l’Epée quitte Lorient en compagnie du Le Hardi, font escale à Casablanca du 9 au 12 juillet avant de rallier Toulon le 16 juillet 1940. L’Epée et le Hardi vont assurer la protection du croiseur de bataille Dunkerque, le fleuron de la 2ème Escadre.

Le Dunkerque étant en travaux à Bizerte, les deux torpilleurs d’escadre rallient la Tunisie à la fin du mois d’août pour retrouver leur protégé.

Du 14 mai au 4 septembre 1941, le Dunkerque étant immobilisé pour carénage, les torpilleurs L’Epée et Le Hardi sortent pour entrainement du 17 mai au 2 juin et du 9 au 21 juin avant de rentrer à Toulon le lendemain 22 juin.

Alors que le Le Hardi est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage, L’Epée sort pour une école à feux du 29 juin au 8 juillet, faisant escale à Marseille du 9 au 12 juillet, rentrant à Toulon le lendemain 13 juillet. Il est ensuite indisponible du 14 juillet au 4 août sortant pour essais (6 au 9 août) et pour remise en condition (11 au 26 août) en compagnie du Le Hardi.

Ils participent ensuite aux essais et à la remise en condition du Dunkerque qui est armé pour essais le 25 septembre 1941. Le croiseur de bataille sort pour essais du 26 au 30 septembre et pour du 3 au 10 octobre avant remise en condition au large de Toulon du 12 au 25 octobre.

Les torpilleurs d’escadre L’Epée et Le Hardi quittent Toulon en compagnie du Dunkerque le 27 octobre, faisant escale à Casablanca du 1er au 3 novembre avant de rallier Dakar le 7 novembre pour une école à feux à Rufisque du 8 au 18 novembre, les trois navires quittant Dakar le 20 novembre, se ravitaillent à Casablanca le 24 novembre avant de rentrer à Toulon le 30 novembre 1941.

Après un entrainement et une croisière en Espagne et au Portugal en compagnie du Dunkerque, les deux torpilleurs vont effectuer une croisière en Amérique du Nord, quittant Brest le 27 février 1942 et rentrant à Toulon le 19 avril 1942.

Comme le croiseur de bataille, les deux torpilleurs d’escadre sont indisponibles jusqu’au 21 mai 1942, cette indisponibilité étant l’occasion d’une modernisation de la DCA. Les deux canons de 37mm modèle 1925 et les quatre mitrailleuses de 13.2mm sont remplacés par six canons de 37mm Schneider modèle 1941 en trois affûts doubles et quatre canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en affûts simples. Un radar de navigation est également installé. Ils participent ensuite aux essais et à la remise en condition du Dunkerque.

Le 4 avril 1943, les deux torpilleurs quittent Toulon en compagnie de leur protégé et du croiseur léger De Grasse pour une mission de relations publiques à Dunkerque du 2 au 10 mai avant une croisière dans les îles britanniques (15 mai au 2 juin), rentrant à Toulon le 28 juin 1943.

Alors que le Dunkerque est en grand carénage, les Le Hardi et L’Epée sortent pour un dernier entrainement avant de deux aussi subir le premier grand carénage, effectuant une école à feux du 5 au 12 juillet puis après ravitaillement à Toulon le 13 juillet, subissent un entrainement défense aérienne à la mer du 14 au 20 juillet 1943, rentrant à Toulon le lendemain.

Alors que le Le Hardi est indisponible pour grand carénage, le torpilleur d’escadre L’Epée sort pour une école à feux du 30 juillet au 5 août, faisant escale à Menton du 6 au 9 août puis à Monaco du 11 au 15 août, effectuant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 16 au 23 août, mouillant aux salins d’Hyères du 24 au 31 août avant de rallier Toulon le lendemain 1er septembre 1943.

Du 6 septembre au 21 octobre 1943, le torpilleur L’Epée est échoué au bassin Vauban n°6 pour son premier grand carénage, consacré à des travaux de remise en état et de modernisation avec notamment l’installation d’une suite électronique (un Asdic, un radar de navigation et un radar de veille combinée).

Armé pour essais le 5 novembre, l’Epée sort pour essais (6 au 9 novembre) et pour remise en condition (12 au 26 novembre) en compagnie de son sister-ship Le Hardi, les deux torpilleurs rentrant à Toulon le 27 novembre 1943.

Le 4 décembre 1943, L’Epée et Le Hardi  appareillent de Toulon pour entrainement. Après une école à feux du 4 au 11 décembre, les deux torpilleurs d’escadre se ravitaillent à Toulon le 12 décembre avant un entrainement de défense aérienne à la mer du 13 au 20 décembre, les deux torpilleurs faisant escale à Nice du 21 au 26 décembre, reprenant la pour mer pour une nouvelle phase d’entrainement, les deux torpilleurs étant à Porto-Vecchio du 30 décembre au 3 janvier 1943.

Les deux torpilleurs d’escadre rallient Casablanca le 8 janvier 1944 pour une croisière en Afrique du Nord. Les deux torpilleurs sont à Casablanca du 8 au 12 janvier, à Oran du 15 au 18 janvier, à Alger du 19 au 22 janvier, à Bizerte du 24 au 27 janvier, à Tunis du 28 janvier au 1er février et à Sfax du 3 au 7 février.

L’Epée et le Hardi traversent ensuite la Méditerranée, faisant escale à Héraklion du 10 au 15 février, au Pirée du 17 au 20 février, à Istanbul du 23 au 26 février, à Antalya du 28 février au 2 mars, à Beyrouth du 5 au 10 mars, à Haïfa du 13 au 17 mars, à Alexandrie du 19 au 23 mars, à Bizerte du 27 au 30 mars avant de rallier Toulon le 3 avril 1944.

Après une période d’entretien à flot du 4 au 24 avril, les deux torpilleurs d’escadre sortent pour essais du 25 au 28 avril puis pour remise en condition du 30 avril au 15 mai, L’Epée et Le Hardi faisant escale à Sète du 16 au 19 mai, à Marseille du 20 au 25 mai, à La Ciotat du 26 au 30 mai avant de rentrer à Toulon le lendemain 31 mai 1944.

Après une école à feux du 5 au 12 juin, l’Epée et Le Hardi vont participer aux essais à la mer ( 17 au 28 juin, du 2 au 8 juillet et du 13 au 18 juillet 1944) et à la remise en condition du Dunkerque, d’abord en Méditerranée du 22 juillet au 4 août puis au large de Dakar du 21 août au 30 septembre, les trois navires rentrant à Toulon le 15 octobre 1944.

Les deux torpilleurs d’escadre vont continuer à suivre le croiseur de bataille comme son ombre avec comme événement saillant notamment un entrainement au large de Dakar du 11 mai au 16 juillet  1945, les trois navires rentrant à Toulon le 29 juillet 1945.

Le 4 mars 1946, la décision est prise de redéployer la 1ère DL à Mers-El-Kébir. Le 12 mars 1946, les croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg appareillent de Toulon pour rallier leur nouvelle base nord-africaine en compagnie donc du Le Hardi de L’Epée, du Lansquenet et du Fleuret.

La petite escadre fait escale à Ajaccio du 13 au 15 mars avant de reprendre la mer le lendemain 16 mars dans la soirée pour arriver à Mers-El-Kébir le 17 mars 1946.

A cinquante miles nautique de Mers-El-Kébir, quatre Dewoitine D-520 de la 14C et deux CAO-700M de la 22E prennent contact avec les deux croiseurs de bataille et les quatre torpilleurs et assurent leur couverture aérienne jusqu’à leur arrivée à Mers-El-Kébir.

Comme en 1943, le Dunkerque va subir un grand carénage et comme lors de la première fois, ses deux torpilleurs d’escorte vont également subir une remise en état complète mais également une modernisation. Cette solution à en effet été jugé préférable à changer les escorteurs d’affectation.

Le 3 septembre 1946, le Dunkerque quitte l’Afrique du Nord pour son nouveau grand carénage, arrivant à Toulon le 5 septembre à l’aube. Il débarque ses munitions et vidange ses soutes avant d’être échoué au bassin Vauban n°7 le 8 septembre.
Le Hardi et l’Epée arrivent ensemble à Toulon en compagnie du Dunkerque. Si le premier va subir un grand carénage, le second va s’entrainer depuis le grand port varois.

L’Epée sort pour une école à feux du 15 au 22 septembre, faisant escale à Marseille du 23 au 27 septembre puis enchainant par un entrainement au combat antisurface du 28 septembre au 3 octobre, un ravitaillement à Toulon le 4 octobre avant un entrainement de défense aérienne à la mer du 5 au 13 octobre, le torpilleur mouillant aux salins d’Hyères du 14 au 21 octobre avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Après une ultime sortie d’entrainement du 27 octobre au 3 novembre 1947, l’Epée débarque ses munitions et vidange ses soutes avant d’être échoué au bassin Vauban (n°6) du 6 novembre 1946 au 2 janvier 1947.

Armé pour essais le 17 janvier 1947, il sort pour ses essais officiels du 18 au 21 janvier et pour sa remise en condition du 23 janvier au 8 février, à chaque fois en compagnie du Hardi, les deux torpilleurs faisant escale à Nice du 9 au 12 février, à Bastia du 13 au 18 février, à Porto-Vecchio du 19 au 23 février, à Bonifaccio du 24 au 27 février, à Ajaccio du 1er au 5 mars avant de rentrer à Toulon le 7 mars 1947.

Le 15 mars 1947, L’Epée et Le Hardi quittent Toulon pour entrainement alors que leur protégé est toujours échoué pour son grand carénage, entrainement qui occupe les deux navires du 15 mars au 30 avril 1947.

L’Epée sort pour entrainement du 7 au 18 mai, faisant escale à l’Ile Rousse du 19 au 23 mai avant de rentrer à Toulon le 25 mai. Il sort ensuite pour les essais (3 au 6 juin) et pour la remise en condition (8 au 22 juin) du Le Hardi, les deux torpilleurs faisant escale à Nice du 23 au 27 juin et à Marseille du 29 juin au 3 juillet, rentrant le lendemain à Toulon.

L’Epée et Le Hardi participent ensuite aux essais (5 au 11 juillet) et à la remise en condition du croiseur de bataille Dunkerque, d’abord au large de Toulon du 13 au 31 juillet puis au large de Dakar du 16 août au 4 septembre, les trois navires quittant Dakar le 8 septembre, faisant escale à Casablanca du 12 au 17 septembre avant de rallier Mers-El-Kébir le 21 septembre 1947, plus d’un an après l’avoir quitté.

Les deux torpilleurs vont reprendre leur routine habituelle, en suivant le Dunkerque dans ses nombreux exercices et manoeuvre ainsi que dans ses périodes d’indisponibilité comme du 28 octobre au 14 novembre 1947 ou du 11 juin au 5 juillet 1948.

Quand éclate le second conflit mondial le 5 septembre 1948, les torpilleurs Le Hardi et L’Epée sont à quai à Mers-El-Kébir