Dominions (99) Nouvelle-Zélande (10)

La New Zealand Army dans le second conflit mondial

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Soldats néo-zélandais  dans le Pacifique. Vu la décontraction des kiwis, les combats semblent très loin

Mobilisation

La mobilisation des réservistes _il n’est pas encore question de conscription_ commence dès le début du mois d’août. Ils vont compléter les soldats en service permanent. Comme il manque un certain nombre de spécialistes à des postes clés, des australiens mais aussi des britanniques vont intégrer des unités néo-zélandaises le temps que des nationaux prennent le relais.

Des camps d’entrainement et de stationnement sont réactivés ou aménagés. Les dépôts d’armes et de véhicules constituées avant guerre permettent d’équiper relativement rapidement les unités de la 2nd New Zealand Expéditionnary Force.

Cette force expéditionnaire qui va compter jusqu’à trois divisions d’infanterie, une brigade montée et des unités d’appui et de soutien ne va cependant pas être engagée en bloc puisque comme nous l’avons déjà vu plus tôt, la 1ère division va combattre en Méditerranée.

A toutes ces unités constituées vont s’ajouter des bataillons intégrées aux divisions australiennes, formant des ANZAC Division, des divisions très politiques qui ne plaisaient guère aux australiens et que ne comprenaient pas nombre d’officiers néo-zélandais qui auraient préféré pouvoir maintenir les trois divisions en ligne plutôt que de la dissoudre.

Le gouvernement néo-zélandais déclare la guerre à l’Allemagne le 7 septembre 1948, deux jours après l’invasion du Danemark et de la Norvège par Berlin. La seule action concrète est l’internement des ressortissants allemands.

Selon une récente thèse de doctorat soutenue à l’université de Nouméa (« Les relations germano-néo zélandaises 1870-1954 »), 2500 citoyens allemands ont été internés dont 1800 hommes avec environ 1200 en âge de combattre ce qui est considéré comme une perte non négligeable pour les forces armées allemandes car de nombreux spécialistes étaient présents aux antipodes visiblement pour des tâches de renseignement.

Après un tri serré effectué par les services de renseignement, une partie de ces hommes vont recevoir l’autorisation au printemps 1951 de s’engager dans la Légion Etrangère française, des hommes qui vont se couvrir de gloire dans les Salomons où le 5ème REI détruit en Indochine avait été reconstitué mais ceci est une autre histoire.

Les autres restent internés, certains convaincus d’espionnage sont transférés à la prison centrale de Wellington, jugés et condamnés à de lourdes peines de prison, le dernier étant libéré en 1965, les autres l’ayant été progressivement.

Nombre d’entre-eux vont choisir de s’installer définitivement en Nouvelle-Zélande, estimant que les Nouveaux Pays Allemands ne représentent qu’un ersatz d’Allemagne et qu’il fallait mieux tout reconstruire depuis le début.

Très peu d’italiens et de japonais étaient présents au pays en septembre 1948. Comme les chiffres et les informations manquent je me garderai bien de tirer des conclusions définitives.

Méditerranée pour les kiwis : l’épopée de la 1st New Zealand (Infantry) Division

La 1ère division néo-zélandaise est créée à l’automne 1948 sous le nom de Northern Division bien que cette désignation qui traduisait un recrutement sur l’île du Nord fût très vite remplacé par le terme de 1st New Zealand (Infantry) Division.

Cette division mettait ses pieds dans ceux de son ainée, la New Zealand Division qui s’était glorieusement illustrée sur le front français.

Tout comme les autres divisions type britannique, la 1ère division d’infanterie néo-zélandaise est organisée en un état-major, trois brigades d’infanterie, une brigade d’appui et différents éléments de soutien.

Elle est initialement déployée au pays pour des tâches de défense du pays. Le gouvernement néo-zélandais propose son engagement rapide en Europe mais les gouvernements britanniques et australiens demande aux kiwis de conserver cette division à l’abri des combats comme une sorte de «réserve stratégique».

Le gouvernement néo-zélandais de mauvaise grâce accepte, sous-entendant que les alliés veulent conserver la gloire des combats pour eux ce qui est peu vraisemblable vu qu’à l’époque mis à part en Méditerranée, les alliés connaissent davantage la défaite que la victoire.

Ce qui est certain que le gouvernement néo-zélandais prend en compte le RETEX (Retour d’Expérience) des combats. Le char devient un outil indispensable. Certes on s’en doutait un peu mais les premiers combats ont montré l’importance du poing blindé.

La Nouvelle-Zélande fait face ici à un dilemme de taille : comment s’équiper d’unités à base de chars alors que les moyens humains qualifiés manquent ?

M-4A3 Sherman 21

Comme les autres armées alliées, l’armée néo-zélandaise à mis en oeuvre le M-4 Sherman

Comme la constitution d’une Armoured Division est impossible, Wellington décide de réorganiser sa première division d’infanterie en transformant une brigade d’infanterie en une brigade blindée pour soutenir l’infanterie, l’appuyer mais aussi participer à la percée et à l’exploitation.

C’est au printemps 1951 que cette transformation à lieu alors que la division viens d’apprendre qu’elle allait gagner l’Afrique du Nord pour de futures opérations en Méditerranée. «C’est pas trop tôt» fût le sentiment général des soldats néo-zélandais qui brûlaient d’en découdre.

Une série de convois envoie en Egypte la division qui est bien équipée, motivée et disciplinée mais sans aucune expérience du combat. Pour cela les alliés vont l’entraîner avec des divisions ayant l’expérience des combats en Afrique du Nord mais aussi dans les Balkans.

Décision est prise de l’engager dans la prochaine grosse opération sur le théâtre d’opérations Méditerranéen. Cette opération c’est ACOLADE, un double assaut contre Pantelleria et Lampedusa, deux îles italiennes au milieu du détroit de Sicile, le seuil qui sépare les bassins occidentaux et orientaux de la Méditerranée.

A l’époque, l’Afrique du Nord est entièrement aux mains des alliés, la Sicile à été progressivement neutralisée par l’aviation et les navires alliés ce qui permet le passage des convois entre le détroit de Gibraltar et le canal de Suez.

Comme à terme il est prévu de débarquer en Sardaigne et en Sicile (début 1952, il n’était pas encore arrêté de savoir quelle île serait attaquée en premier et quelle île serait attaquée en second), la neutralisation de Pantelleria et de Lampedusa est considérée comme indispensable.

Certes mais comment ? Plusieurs hypothèses sont étudiées. On envisage de raser ses îles par des bombardements aériens et navals massifs, de neutraliser les défenses par des commandos avant de finalement opter pour un débarquement classique.

Trois divisions vont être engagées. Outre la 1ère division néo-zélandaise, on trouve la 7th Canadian (Infantry) Division et une division française, la 2ème Division d’Infanterie Nord Africaine (2ème DINA).

Ces trois divisions forment le 1er Corps d’Armée Allié ou en anglais 1st Allied Army Corps (1st AAC), corps qui comprend également des unités d’appui et de soutien. Il est placé sous commandement du major général Devereux de l’armée canadienne (avec un adjoint néo-zélandais et un adjoint français).

A partir du 4 mars 1952, les aviations alliées (britanniques, françaises, canadiennes, américaines et même néo-zélandaises) bombardent les deux objectifs. Les raids sont quotidiens ce qui peut éventer la surprise.

Les italiens sont cependant trompés par de nombreuses opérations de diversion en direction de la Sardaigne, de la Sicile mais aussi de la péninsule italique. De toute façon même en sachant le véritable objectif de l’opération ACOLADE, Rome aurait été incapable de prendre des dispositions comme l’envoi de renforts.

Dans la nuit du 10 au 11 mars, des hommes du SBS (Special Boat Service) prennent pied sur les plages pour préparer l’arrivée des unités de débarquement. Ils déminent les approches, suppriment quelques obstacles et marquent les plages.

A l’aube, les navires alliés notamment des cuirassés, des croiseurs et des destroyers ouvrent un feu d’enfer sur les positions italiennes. On espère que ce déluge de feu sera suffisant pour contraindre les deux divisions à se rendre qu’il s’agisse de la 54ème DI «Napoli» à Pantelleria ou de la 56ème DI «Casale» à Lampedusa.

A cela s’ajoute d’autres unités notamment deux compagnies de chars légers mais ces véhicules étaient davantage des cercueils roulants qu’autre chose.

Le débarquement à lieu à l’aube sous le couvert de l’aviation et d’un tir de barrage de la flotte pour empêcher toute contre-attaque italienne.

La 7ème division canadienne attaque Pantelleria pendant que la 2ème division néo-zélandaise est chargée de Lampedusa, la 2ème DINA gardée en réserve devant profiter du succès de tel ou tel assaut.

Les jeunes soldats néo-zélandais se montrent à la hauteur. Enthousiastes et disciplinés, ils vont s’emparer de l’île en deux semaines, aidés par les hommes de la 2ème DINA qui prennent pied sur l’île le 14.

Les garnisons italiennes capitulent le 25 mars 1952. La division néo-zélandaise à perdu 560 hommes dont 250 tués mais elle à acquis une expérience irremplaçable.

Si la 7ème division canadienne reste sur les îles, la division néo-zélandaise retourne en Afrique du Nord et plus précisément en Oranie, une région de l’Algérie. Elle s’y repose et entraîne de nouvelles recrues.

Après plusieurs semaines de repos, la 1ère division d’infanterie néo-zélandaise va participer à l’opération DRAGON, l’invasion de la Sardaigne qui après avoir été occupée par les alliés à l’automne 1948 (opération SCIPION) avait été reprise par les germano-italiens en février 1949 (opération MERKUR).

L’île est défendue par trois divisions d’infanterie, deux divisions reconstituées après MERKUR pour remplacer des unités venues de Sicile (12ème et 21ème détruites lors de l’opération SCIPION) et la 80ème division d’infanterie aérotransportée. A cela s’ajoute des unités de chars, d’artillerie d’assaut, d’artillerie et du génie.

Les alliés vont devoir engager des moyens non négligeables contre cette force qui sur le papier impose le respect. La France va engager deux divisions d’infanterie, la 62ème DI (division métropolitaine) et la 7ème DIC (7ème Division d’Infanterie Coloniale) alors que les britanniques vont engager la 51th Highland Division alors que les néo-zélandais vont donc engager leur 1ère division.

Cette dernière est toujours une division mixte organisée en deux brigades d’infanterie et une brigade blindée. Les néo-zélandais vont généralement combattre sous la forme de groupements occasionnels dont les trois brigades servent de réservoir.

A partir du 27 juillet 1952, les alliés déjà engagés en Sicile bombardent régulièrement la Sardaigne au grand dam des italiens totalement impuissants. L’aviation alliée est bien vite relayée par les marines qui à l’aube du 3 août pilonne batteries côtières, postes de commandement, ponts, routes, points stratégiques.

Le commandement italien est désemparé, désorganisé, incapable de donner des ordres efficaces, laissant les officiers sur le terrain faire ce qu’ils peuvent c’est à dire souvent pas grand chose. Il faudra cependant deux semaines aux français, aux britanniques et aux néo-zélandais pour prendre le contrôle de l’île, la nettoyer et regrouper 12500 prisonniers italiens qui restent sur l’île, travaillant dans des usines.

La division néo-zélandaise à subit des pertes assez sensibles bien plus que lors d’ACOLADE. Voilà pourquoi elle va rester sur l’île des Sardes jusqu’en mars 1953. Ses effectifs sont complétés par de nouvelles recrues venues de Nouvelle-Zélande mais aussi ultérieurement par des hommes venues de feu la 3rd New Zealand (Infantry) Division.

Reposée, ré-équipée, réentrainée, la division peut reprendre le combat en l’occurence l’Italie. Elle arrive sur le front italien à la fin du mois de mars 1953. Le front se trouve au nord de Naples, la division néo-zélandaise relevant une division britannique.

Les combats sont rudes, les gains âprement gagnés pour des pertes assez lourdes. Le front italien n’est pas privilégié par rapport à d’autres fronts. Même la Scandinavie bénéficie de plus de moyens que le front italien.

Les divisions déployées mènent un combat d’usure psychologiquement éprouvant. Un temps on envisage l’envoi de la division néo-zélandaise sur le front occidental mais au final les hommes de la 1st New Zealand (Infantry) Division vont rester en Italie jusqu’à la fin du conflit.

Après une série d’offensives limitées, les occidentaux dont le front se situait au nord de Rome (la ville éternelle est tombée en septembre 1953) décident de lancer «l’offensive finale».

Baptisée AURORE, elle est déclenchée le 27 janvier 1954. Le front est percé à quatre endroits, l’avancée rapide avant que la résistance germano-italienne ne se raidisse et que l’avancée alliée ne s’essouffle.

Les néo-zélandais sont les premiers à rentrer à Florence (14 mars 1954) puis à Gênes (26 mars 1954). Quand la guerre s’achève le 30 avril 1954, les néo-zélandais sont à la frontière italo-suisse.

La division reste déployée dans le Piémont jusqu’à la fin de l’été. Elle est rapatriée en Nouvelle-Zélande et dissoute le 25 septembre 1954. La majorité des vétérans retournent dans le civil mais d’autres rempilent dans des unités néo-zélandaises encore déployées au Japon ou en Corée voir pour certains en s’engageant dans la Légion Etrangère, certains participant à la première guerre du Vietnam.

Un mot rapide sur une autre unité envoyée en Méditerranée, la New Zealand Mounted Brigade, une brigade de cavalerie organisée en un état-major, une compagnie d’autos blindées, un régiment d’artillerie, trois régiments montés et différentes unités de soutien (transmissions, génie, soutien logistique).

Cela peut paraître étonnant de lever une brigade de cavalerie en septembre 1948. pourtant cette brigade montée néo-zélandaise est la première à être envoyée à l’étranger plus précisément en Palestine mandataire où elle va mener des opérations musclées de maintien de l’ordre contre les arabes qui s’agitent.

Cette agitation était souvent comme l’oeuvre des SR allemands et italiens pour perturber l’effort de guerre allié ce qui était probablement vrai mais cette simple raison n’était pas suffisante.

La brigade montée néo-zélandaise opère avec des unités britanniques, des unités australiennes et sud-africaines (souvent des unités entre deux déploiements opérationnels), traquant des bandes armées qu’on cherche à neutraliser ou à anéantir.

Cette brigade ne s’est donc pas tourné les pouces contrairement à ce que certains ont pu croire ce qui provoquait parfois des bagarres entre permissionnaires. Un temps on étudia la possibilité de transformer l’unité en brigade blindée mais ce projet ne pu voir le jour pour des raisons techniques.

Comme la Nouvelle-Zélande commence à manquer d’effectifs, la brigade est dissoute le 20 mars 1953 à Haïfa. Une partie des hommes sont transférés à la 1ère division, d’autres rentrent au pays où démobilisés ils vont faire retourner fermes et usines, la Nouvelle-Zélande fournissant une part importante des produits agricoles et industriels fournie aux alliés dans le Pacifique.

Asie-Pacifique pour les kiwis : les 2nd et 3rd New Zealand (Infantry) Division

Of course l’effort de l’armée de terre néo-zélandaise est essentiellement axé sur le théâtre d’opérations Asie-Pacifique. Encore que cet effort à été jugé mal récompensé par Wellington qui estimait ses divisions tardivement engagées.

Il est vrai que dans un premier temps les 2ème et 3ème division d’infanterie néo-zélandaise furent conservées en réserve en Australie en attendant de savoir où les employer. En dépit de cela il y eut toujours des frictions et un certain malaise avec les britanniques et les américains.

C’est ainsi que la 2nd New Zealand (Infantry) Division n’arrive en Australie qu’en janvier 1952 après s’être morfondue au pays depuis mars 1949 quand elle fût considérée comme pleinement opérationnelle.

Déployée dans la région de Darwin, elle est choisie pour participer à la deuxième campagne de Nouvelle-Guinée (juillet 1952-janvier 1953) au sein du 1st ANZAC (1st Australian New Zealand Army Corps) en compagnie des 1ère et 8ème divisions australiennes.

Elle s’entraîne donc intensivement aux opérations amphibies. Elle participe aux premières opérations amphibies aux côtés des américains. Les combats sont durs et acharnés, les pertes non négligeables.

La division est relevée par une division américaine en janvier 1953. Repliée aux Salomons, elle est reconstituée et réorganisée en vue d’un engagement sous commandement américain dans la deuxième campagne des Philippines.

Elle est engagée seulement en juillet 1953, débarquant en baie de Manille pour fixer la garnison japonaise et faciliter le travail des américains qui ne veulent laisser à personne le soin de prendre la capitale de leur ancienne colonie.

Finalement les néo-zélandais avançant plus vite, ils seront officieusement les premiers à rentrer dans la ville même si officiellement des Rangers américains ont été les premiers à pénétrer dans les faubourgs de la ville.

C’est le début d’une polémique interminable qui ne sera tranchée qu’en 1980 quand le témoignage d’un philippin associé à des photos attestera que des fantassins kiwis furent les premiers soldats occidentaux à pénétrer durablement dans la ville depuis sa prise par les japonais au printemps 1950.

La deuxième campagne des Philippines terminée, la 2ème division néo-zélandaise va participer à l’opération BOXER, une série d’offensives (terrestres et amphibies) contre Formose et la Chine continentale. Les néo-zélandais vont être engagés au côté de la 2nd ANZAC Divsion (ex-1st Australian [Infantry] Division) en Chine continentale, plus précisément dans la région de Canton.

Le second conflit mondial terrminé, la 2ème division néo-zélandaise va rallier le Japon pour participer aux opérations liées à son occupation. Partiellement démobilisée, elle devient la New Zealand Brigade in Japan, brigade réduite à un bataillon en juin 1958, bataillon qui intègre la 4ème division australienne qui devient pour l’occasion l’Australian-New Zealand Division in Japan, division éphémère puisqu’elle est dissoute dès septembre 1960.

La 3rd New Zealand (Infantry) Division est créée au printemps 1949. Elle montre progressivement en puissance, restant sur l’île du Nord pour la défendre contre une possible attaque japonaise (aujourd’hui cela paraît improbable mais à l’époque dans le feu de l’action cela paraît nettement plus crédible).

En janvier 1951, elle rallie le Queensland pour renforcer les défenses de l’île-continent. Elle manœuvre avec des unités australiennes et américaines, renforcent les défenses côtières alors que les japonais sont aux portes de l’Australie.

Finalement, la division est engagée dans la terrible campagne des Salomons où elle subit des pertes sensibles. Relevée en septembre, elle rallie la Nouvelle Calédonie pour défendre le caillou, étant aux premières loges contre la tentative de débarquement amphibie japonaise.

Suite à des problèmes d’effectifs, la division est dissoute le 17 mai 1953. Une partie des hommes est envoyée en Méditerranée pour renforcer la 1ère division alors que d’autres sont rendus à la vie civile pour travailler dans l’industrie et l’agriculture.

On trouvera également des bataillons intégrés à des divisions australiennes, ces divisions étant rebaptisées au grand dam des australiens ANZAC Division. Cela ne plaisait pas forcément non plus aux militaires néo-zélandais qui auraient préféré utiliser ces bataillons pour maintenir trois divisions d’infanterie ou recompléter plus facilement les divisions existantes.

C’est ainsi que deux bataillons d’infanterie intègrent la 4th Australian (Infantry) Division qui devient officiellement la 1st ANZAC Division. Comme pour des raisons de déception, les deux termes sont utilisés, on voit encore certains historiens commettre l’erreur de considérer la 4ème division australienne et la 1ère division australo-néo zélandaise comme deux divisions différentes.

Cette division va ainsi participer à la deuxième campagne de Nouvelle-Guinée (juillet 1952-janvier 1953), à la deuxième campagne des Philippines (déclenchée en mars 1953 et qui s’achève en février 1954), la division terminant la guerre à Formose après avoir participer à l’opération BOXER.

Relevée par des unités chinoises, elle rallie le Japon pour occuper une place centrale au sein de l’ANZAC Force in Japan. Suite au transfert des néo-zélandais, la division redevient la 4ème division d’infanterie, opérant avec la 2nd Mobile Division (division blindée allégée héritière de la 2nd Australian (Armoured) Division) et donc la New Zealand Brigade in Japan.

Cette force en liaison avec les américains, les britanniques et les français vont assurer le maintien de l’ordre, organiser le rapatriement des prisonniers libérés, aider la population civile japonaise qui après un temps de méfiance et de crainte va peu à peu à accepter cette occupation pour la majorité, les extrémistes étant rares et sévèrement punis quand ils étaient attrapés.

En juin 1958, les néo-zélandais réduisent leur présence au pays du soleil levant à un simple bataillon qui intègre la 4ème division qui devient l’Australian-New Zealand Division in Japan, division dissoute en septembre 1960 quand les forces australo-néo zélandaises quittent le Japon.

Il existe également une deuxième division ANZAC, la 2nd ANZAC Division qui n’est autre que la 1st Australian (Infantry) Division suite à l’apport de trois bataillons néo-zélandais au moment de sa reconstitution. Elle porte ce nom de septembre 1951 à mai 1952 puis de janvier à décembre 1954, les néo-zélandais quittant alors la Corée pour rentrer au pays. Paradoxalement elle ne va être engagée sous ce nom que durant ce deuxième déploiement en l’occurrence les opérations à Formose (opération BOXER) puis la relève des unités parachutistes en Corée (opération PHENIX).

La 2nd New-Zealand Expeditionnary Force (2nd NZEF) est officiellement dissoute en mars 1955 même si il s’agissait à l’époque d’une coquille vide.

La New Zealand Army est réorganisée en 1958 avec deux régiments d’infanterie motorisés, un régiment de cavalerie, un régiment d’artillerie, un régiment du génie, un régiment de transmissions et un régiment de forces spéciales.

Ces régiments comprennent un nombre variable de bataillons, certains entièrement activés en temps de paix et d’autres composés d’une part plus ou moins importante de réservistes.

Cette organisation n’à guère été modifiée jusqu’en 1990 quand l’armée de terre néo-zélandaise à adopter une organisation basée sur des brigades multirôles mais ceci est une autre histoire.

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