Dominions (100) Nouvelle-Zélande (11)

Organisation des unités néo-zélandaises

Soldat néo-zélandais WWII

Soldats néo-zélandais en Afrique du Nord peu avant leur engagement dans l’opération ACOLADE

Division d’infanterie

Avant-propos

Initialement les divisions d’infanterie néo-zélandaises étaient organisées comme des divisions britanniques classiques mais en 1950 après avoir envisagé de lever une division blindée voir de transformer la brigade montée déployée au Moyen-Orient en brigade blindée, les néo-zélandais très pragmatiquement décidèrent de transformer une des brigades d’infanterie de chacune des trois divisions en une brigade blindée.

La 1st New Zealand (Infantry) Division est la première à être transformée sur ce modèle suivit par la 2nd New Zealand (Infantry) Division puis par la 3rd New Zealand (Infantry) Division même si cette dernière sera dissoute avant qu’elle ne soit engagée sous sa nouvelle forme.

Cette solution ne fit pas l’unanimité. Certains officiers néo-zélandais auraient préféré la transformation d’une division d’infanterie en divisions blindée quitte à créer une division d’infanterie allégée à deux brigades si les effectifs nécessaires étaient disponibles notamment en récupérant les bataillons envoyés pour recompléter les divisions australiennes.

Les brigades blindées ainsi intégrées aux divisions d’infanterie étaient davantage destinées à soutenir les fantassins qu’à percer et à exploiter. Toutes proportions gardées, elles opéraient davantage comme les BCC français ou les Independent Armoured Brigade britanniques que comme les DLM des Corps de Cavalerie ou les Armoured Division de Sa Majesté.

Organisation initiale des divisions d’infanterie néo-zélandaises

Les divisions d’infanterie néo-zélandaises ont des structures assez semblables à celle de l’armée britannique. Elles sont organisées de la façon suivante :

-Un état-major

-Un groupement de soutien logistique

-Un régiment d’autos blindées

-Trois brigades d’infanterie à trois bataillons d’infanterie

Ordnance ML 3 inch Mortar 6

Mortier de 3 pouces (76.2mm) mis en oeuvre par des soldats britanniques

-Un bataillon de mitrailleuses lourdes et de mortiers

-Deux régiments d’artillerie (un régiment d’artillerie lourde et un régiment d’artillerie de campagne)

-Deux compagnies du génie

-Une compagnie de transmissions

-Une compagnie antiaérienne

-Une compagnie antichar

Au cours du conflit donc les trois divisions d’infanterie deviennent progressivement des divisions mixtes avec l’organisation suivante :

-Un état-major

-Un groupement de soutien logistique

-Un régiment d’autos blindées

-Deux brigades d’infanterie à trois bataillons d’infanterie plus une compagnie de mitrailleuses, une compagnie de mortiers lourds, une compagnie antichar et une compagnie antiaérienne

-Une brigade blindée à deux régiments de chars, un bataillon d’infanterie portée, une compagnie d’autos blindées et une compagnie du génie

-Deux régiments d’artillerie

-Deux compagnies du génie

-Une compagnie de transmissions.

Cette structure est plus souple, les sous-ensembles plus autonomes. La puissance de feu à été accrue alors que les effectifs ont légèrement diminué.

Au combat comme nous l’avons vu, les divisions néo-zélandaises ne vont quasiment être jamais engagées en bloc, créant des groupements occasionnels sur le modèle des Combat Command américains mais il n’y eut jamais de réorganisation pour en faire des groupements permanents, le commandement néo-zélandais préférant s’adapter à chaque situation.

Unités élémentaires

Infanterie

Comme dans les autres armées du Commonwealth, les néo-zélandais ne disposent pas de régiments d’infanterie mais de brigades regroupant des bataillons.

Vickers Machine Gun 2

Mitrailleuse Vickers modèle 1912, la mitrailleuse moyenne standard des armées du Commonwealth

Chaque brigade dispose d’une compagnie d’état-major et de trois bataillons d’infanterie. L’appui-feu est assuré au début de la guerre par le bataillon de mitrailleuses moyennes et de mortiers lourds qui détachent auprès des bataillons un élément d’appui-feu. On peut ajouter également des sapeurs du génie et des moyens antichars.

Initialement on ne comptait qu’une compagnie antichar et une compagnie antiaérienne au niveau de la division mais au cours du conflit la transformation d’une brigade d’infanterie en brigade blindée entraîna une redistribution des moyens et in fine leur accroissement puisque désormais chacune des deux brigades d’infanterie disposait d’une compagnie antichar et d’une compagnie antiaérienne.

Au cours du conflit les deux brigades des divisions d’infanterie vont intégrer leurs moyens d’appui-feu pour améliorer le commandement et la coordination entre unités de combat et unités d’appui.

Universal Carrier Mk II

Universal Carrier Mk II

Le bataillon d’infanterie est organisé en un état-major, une compagnie d’état-major (transmissions et administration), quatre compagnies de combat (état-major et trois pelotons/section) et une compagnie d’appui avec un peloton de transport équipé de chenillettes Universal Carrier, un peloton de mortiers de 3 pouces (76.2mm), un peloton antichar équipés de canons de 2 puis de 6 pouces et enfin un peloton de pionniers.

Ordnance SBML 2-inch mortar 13.jpg

Mortier de 51mm 

Le peloton de combat dispose d’un état-major avec un mortier de 51mm (2-inch mortar), des équipes antichars équipés de PIAT et trois sections (groupes en français) avec sept fusiliers et un fusil-mitrailleur Bren servit par un trio.

PIAT

Projector Infantry Anti-Tank (PIAT) utilisé par des fantassins canadiens

Unités de chars et de véhicules blindés

M-4A3 Sherman 21

M-4 Sherman à canon de 76mm

-Chaque régiment de char est organisé en un état-major, d’un squadron d’état-major (transmissions et administration), trois squadron à trois troops de cinq chars plus un troop de commandement avec deux chars (le commandant du squadron et son adjoint) et un squadron d’appui avec un troop de sept chars légers, un troop antiaérien, un troop de maintenance, un troop de ravitaillement et un troop EVASAN.

Le régiment d’autos blindées était lui organisé en un état-major, un squadron d’état-major, trois squadrons à trois troops de cinq autos blindées et un squadron d’appui composé d’un troop antiaérien (cinq autos blindées antiaériennes), d’un troop antichar (six canons de 6 livres sur camions légers), d’un troop de maintenance, un troop de ravitaillement et un troop d’EVASAN.

La brigade blindée disposait d’une compagnie d’autos blindées avec un troop de commandement et de soutien, trois troops de cinq autos blindées et un troop d’appui avec canons légers antichars de 6 livres montés sur camions légers.

Artillerie

L’artillerie néo-zélandaise dispose de deux régiments d’artillerie au sein de chacune de ses divisions d’infanterie. Elle dispose de quelques régiments indépendants, formant l’équivalent toute proportion gardée de notre Réserve Générale.

Le régiment d’artillerie de campagne (Field Artillery Regiment) de la division d’infanterie est composé d’un état-major, d’une batterie de soutien (maintenance, ravitaillement, soutien sanitaire), une batterie de conduite de tir et trois batteries de huit canons-obusiers de 25 livres (environ 88mm).

QF 25 Pounder 6

Canon-obusier de 25 livres

Le régiment d’artillerie tracté median ou lourd est organisé comme le Field Artillery Regiment mais son équipement se compose de trois batteries de quatre pièces, des canons de 114mm (BL 4.5 Inch Gun) et de 140mm (BL 5.5 inch medium gun) ou encore d’obusiers de 203mm américains.

BL 4.5 inch Medium Field Gun 11.jpg

BL 4.5 Inch Gun

On trouve ainsi un régiment lourd par division d’infanterie équipé de canons de 114mm mais aussi huit régiments indépendants équipés de canons de 114mm (trois), de canons de 140mm (trois) et d’obusiers de 203mm américains (deux). Ces huit régiments vont être déployés au soutien des unités néo-zélandaises mais aussi des unités alliées, l’armée néo-zélandaise ne disposant pas de corps d’armée autonomes.

La compagnie antichar est organisée en un peloton de commandement et de transmissions, un peloton de ravitaillement (en munitions) et trois pelotons de douze pièces soit trente-six canons antichars de 6 ou de 17 livres.

La compagnie antiaérienne est organisée en un peloton de commandement et de transmissions, un peloton de ravitaillement et quatre pelotons de douze pièces, des canons de 20mm Oerlikon et de 40mm Bofors.

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