Benelux (56) Belgique (17)

Armement et Véhicules

Armes de l’infanterie (1) : Armes individuelles

Pistolets et Revolvers

Browning HP 4

Browning Grande Puissance (GP) modèle 1935

En mai 1949, l’armée de terre belge utilise deux modèles principaux de pistolets automatiques, le Browning Grande Puissance (GP) modèle 1935 et une arme plus ancienne, le FN modèle 1910.

Le premier nommé est un pistolet à simple action semi-automatique, proposé en deux calibres, 9mm et .40 Smith & Wesson. Il à été créé par le célèbre John Browning et perfectionné par Dieudonné Saive de la Fabrique Nationale (FN) d’Herstal. Cette arme est toujours en production aujourd’hui suite à la vente de nombreuses licences dans le monde, plus de cinquante pays l’utilisant ou l’ayant utilisé.

Ce pistolet à été initialement conçu pour un programme d’équipement de l’armée française, programme qui n’allait pas aboutir. Modifié et amélioré, il est adopté par l’armée belge en 1935 mais la France préfère adopter un pistolet national.

Browning M-1910 2

FN modèle 1910

Ce pistolet va devenir le pistolet standard de l’armée belge même si en mai 1949, il y avait encore des FN modèle 1910 en service dans certaines unités. Cette arme va également être adoptée par le Canada qui va le produire sous licence. La production étant encore en cours au printemps 1949, les allemands vont l’utiliser pour équiper leurs troupes.

Ce pistolet automatique produit principalement en 9mm mesurait 197mm de long dont 118mm pour le canon, un poids à vide de 0.9kg et de 1.060kg chargé, la chargeur droit disposant de treize cartouches. La portée maximale étant de 50m.

Le Pistolet Automatique FN modèle 1910 est une autre création de John Browning produite aux Etats-Unis par Colt Firearms et en Europe par la Fabrique Nationale d’armes implantée à Herstal en Belgique. Rapidement la firme Colt stoppa la production et le pistolet américain fût produit uniquement en Europe. Son mode de fonctionnement est semblable à celui des Walter PPK et Makarov.

Après un modèle 1910 il fût produit en moddèle 1910/22 puis en modèle 1922. L’armée belge allait principalement posséder des modèles 1910 mais aussi des modèles améliorés (A noter qu’il est parfois difficile de faire la différence d’un modèle à l’autre). De nombreux modèles furent capturés par les allemands qui allaient les réutiliser pour les troupes occupant la Belgique.

Outre la Belgique et l’Allemagne, ce pistolet automatique à été utilisé par la Yougoslavie, les Pays-Bas, la Grèce, la Turquie, la Roumanie, la France, la Finlande, le Danemark, le Japon, le Pérou et le Venezuela ainsi qu’après guerre les Nouveaux Pays Allemands.

Pour l’anecdote ce revolver à été utilisé pour trois assassinats politiques : l’archiduc François-Ferdinand à Sarajevo en 1914, le président français Paul Doumer en 1932 et le gouverneur de Louisiane Huey Long en 1935.

Le FN modèle 1910 pèse 590 grammes à vide (700 pour le modèle 1922), mesurant 153mm de long (178mm pour le modèle 1922), disponible principalement en deux calibres : 9x17mm Browning et 7.65x17mm, l’alimentation se faisant par des chargeurs de 6 à 9 coups selon les modèles et les calibres.

-Lors de sa reconstitution, l’Armée Belge Libre (ABL) va recevoir deux modèles de pistolets, de nouveaux Browning modèle 1935 venus du Canada suite à une demande directe du gouvernement belge mais aussi de pistolets automatiques MAC modèle 1950.

MAC Modèle 1950 2

MAC modèle 1950

Ce pistolet est une évolution du MAS modèle 1935S, un pistolet automatique caibre 7.65mm long qui allait compléter le SACM modèle 1935A avec un peu de moins de 15000 exemplaires produits en raison de la surcharge de la Manufacture d’Armes de Saint Etienne (MAS).

Le MAC modèle 1950 se distingue par son calibre, la France ayant abandonné le 7.65mm au profit du 9mm plus puissant. Les premières armes sortent début 1950 et l’ABL va disposer des premiers exemplaires de série c’est à dire avant même les unités françaises. La production fût d’ailleurs tellement lente qu’en septembre 1954, tous les modèle 1935A et S avaient été remplacés.

Le MAC modèle 1950 est un pistolet automatique de 9mm mesurant 195mm de long (dont 111mm pour le canon), un poids à vide de 0.860kg (et 1.047kg chargé), un chargeur droit de 9 cartouches, une cadence pratique de 18 coups par minute et une portée pratique de 50m.

La guerre terminée, les belges vont conserver uniquement leurs Browning Grande Puissance (GP) laissant leurs MAC modèle 1950 en réserve.

Pistolets mitrailleurs

MP28

MP-28

En mai 1949, l’armée belge n’utilise qu’un seul pistolet mitrailleur, un pistolet d’origine allemande, le Bergman MP-28. C’est une évolution du MP-18 avec un chargeur droit à la place du chargeur escargot, un système de visée perfectionné, un système de fixation pour une baïonnette et un sélecteur de tir pour tirer par rafales ou au coup par coup.

Cette arme va d’abord été utilisée par l’Allemagne avant d’être exportée en Belgique, en Espagne, en Chine, en Bolivie, au Portugal (en 7.65mm) et au Japon, les armes exportées étant principalement fabriquées sous licence en Suisse par la firme SIG de Neuhausen.

Adopté en 1934, le MP-28 était connu en Belgique sous le nom de MI-34 (Mitraillette modèle 1934).

Ce pistolet mitrailleur était principalement utilisé dans les unités de cavalerie ainsi que les servants d’armes lourdes. Néanmoins au combat, on verra certains fantassins délaisser leurs fusils longs et encombrants contre des pistolets mitrailleurs.

Produit sous licence en Belgique à partir de 1937, le MP-28 à été continuellement améliorée et en 1949, le modèle produit n’était plus le modèle original mais le MP-28/44, les principaux changement concernant la simplification de la production.

MAT 42

Pistolet mitrailleur MAT 42

Les soldats belges équipés l’ont conservé jusqu’à leur repli en France et des armes récemment produites ont été évacuées en France ce qui explique l’arme à été utilisée par l’ABL jusqu’à une date assez tardive, le MAT modèle 1942 français le remplaçant progressivement encore qu’il y avait encore quelques MP-28 en service au printemps 1954.

Ce pistolet mitrailleur en calibre 9mm Parabellum pèse 4.01kg à vide (et 5.9kg en charge), mesure 812mm de long (dont 196mm pour le canon), une portée maximale pratique de 100m avec une cadence de tir de 500 coups par minute sachant que l’alimentation se fait par une chargeur droit de 32 cartouches.

L’Armée Belge Libre va donc également utiliser le pistolet mitrailleur français MAT modèle 1942, une arme qui comme son nom l’indique à été conçue par la Manufacture d’Armes de Tulle (MAT).

Au printemps 1940, la France après presque deux décennies de tergiversations avait enfin mis en service un pistolet mitrailleur, le MAS-38 mais cette arme fonctionnant en calibre 7.65mm était longue à produire et avait connu un certain nombre de problèmes de mise au point.

Voilà pourquoi sa production à cessé dès septembre 1942 et qu’elle à été progressivement relégué à des tâches de sécurité intérieur aux mains de la gendarmerie mais aussi de la police.

Un nouveau pistolet mitrailleur était donc nécessaire. Par chance, au printemps 1941, un entrepôt clandestin d’armes fût découvert en Alsace, entrepôt contenant quelques MP-40 qui furent étudiés avec intérêt par l’armée française.

La Manufacture d’Armes de Tulle fût chargée de développer un pistolet-mitrailleur similaire en calibre 9mm, un pistolet-mitrailleur robuste et simple à construire.

Les premiers prototypes apparurent en septembre 1941 et furent testés intensément notamment par le 65ème RI de Nantes ou le 601ème GIA qui notèrent un certain nombre de problèmes vite réglés pour lancer dès le mois de septembre 1942 la production en série pour notamment remplacer dans les unités de première ligne le MAS-38.

Il va principalement équiper le chef de section des compagnies d’infanterie, les corps francs _unités créées uniquement en temps de guerre avec les meilleurs éléments du régiment_, les GRDI, chaque régiment d’infanterie recevant à la mobilisation un stock à utiliser selon le bon vouloir du chef de corps.

En ce qui concerne la Belgique, le MAT modèle 1942 fût utilisé à partir du printemps 1952 pour équiper des unités de choc, l’infanterie de la division blindée, les unités motocyclistes mais aussi les servants d’armes lourdes.

Après guerre ce pistolet mitrailleur est resté en service jusqu’à son remplacement au cours des années soixante par une arme plus moderne.

Le pistolet mitrailleur MAT modèle 1942 était une arme tirant une cartouche de 9mm, mesurant 630mm de long (dont 220mm pour le canon), un poids de 3.5kg à vide et de 4kg chargé, une portée pratique maximale de 100m, une cadence de tir de 600 coups par minute sachant que la contenance du chargeur droit était de 32 cartouches.

-En Afrique orientale, la Force Publique à utilisé des MP-28 présents avant guerre et surtout la Sten Mk III produite sous licence en Afrique du Sud.

Sten

Sten Mk III au main d’une cousine britannique de « Rosie la riveteuse »

La Sten est issue d’une demande de l’armée de terre britannique pour une arme facile à produire et à utiliser, la British Army choisissant une autre position que celle de la Royal Navy et de la Royal Air Force (RAF) qui avait préféré demander à la firme Sterling, une copie de la MP-28, la Lanchester, une bonne arme sans aucune doute mais qui demandait beaucoup de temps pour être produite.

C’est l’acte de naissance de la Sten Mk I, ce nom venant des initiales des concepteurs (Shepperd Turpin) avec les deux premières lettres de la manufacture d’Enfield.

C’est une arme usinée, de facture moderne _laide dirons certains à l’époque_ rappelant le MP-40 allemand dont les premiers exemplaires sont livrés au printemps 1941, la manufacture d’arme d’Enfield ayant d’autres productions plus urgente.

Avant le déclenchement du conflit, plusieurs modèles furent produits (Mk II, Mk III et IV) mais en septembre 1948,un Mk V était en cours de production avec la possibilité de fixer une baïonnette ou un silencieux ainsi que de changer la crosse pleine introduite avec le Mk III par une crosse repliable.

Cette arme à également été vendue aux Dominions (Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud), à l’armée indienne mais également à l’Irlande et à la Grèce.

Les troupes de la Force Publique ont donc utilisé des Mk III made in south africa, des armes qui étaient particulièrement efficaces dans le combat rapproché.

La Force Publique conserva ces armes jusqu’à l’indépendance du Congo Belge avant de les remplacer par des armes plus modernes même si dans les années quatre-vingt dix, on verra certaines milices utiliser encore cette arme.

La Sten Mk III pèse à vide 3.16kg (3.86kg chargé), est d’un calibre de 9mm, mesure 762mm de long dont 196 pour le canon, peut toucher une cible à 50m avec une cadence de tir maximale de 550 coups par minute sachant que le chargeur peut contenir au maximum 32 cartouches.

Fusils

Mauser M1889

Mauser M.1889

En mai 1949, l’armée de terre belge utilise deux modèles de fusils, des fusils à répétition type Mauser, le Mauser modèle 1889 et le Mauser modèle 1935, une évolution importante du précédent.

Le premier fusil est un dérivé direct du Mauser destiné à l’armée allemande. Le développement de ce fusil à commencé dès 1880 après la mise au point du modèle 1871/84, la firme Mauser voulant mettre au point un fusil de petit calibre utilisant des cartouches à poudre sans fumée. La mort prématurée de Wilhelm Mauser retarda le processus de mise au point.

Deux modèles dérivés furent rapidement créés, l’un d’eux donnant naissance au modèle 1889 belge et le second à un fusil modèle 1891 destiné à l’armée argentine.

C’est d’ailleurs la production de ce fusil qui fût à l’origine de la création de la Fabrique Nationale d’Armes de Guerre plus connue sous le nom de Herstal. Cette dernière essaya de mettre au point ses propres fusils mais devant l’échec, elle préféra produire sous licence le Mauser.

Durant le premier conflit mondial suite à l’occupation du territoire national, la FN installa une usine à Birmingham pendant que des Mauser belges capturés furent réutilisés par l’armée impériale, certains étant modifiés pour tirer la cartouche 7.92x57mm.

Tout en mettant au point le modèle 1935, la FN d’Herstal continua de produire le modèle 1889 dans une version améliorée et modifiée baptisée modèle 1889/36 essentiellement pour l’export mais aussi pour armer la Force Publique au Congo Belge.

Le modèle 1889 fût décliné en plusieurs modèles notamment en version carabine (modèle 1889 et modèle 1916), la carabine étant l’arme de prédilection des troupes montées car moins encombrante.

Outre la Belgique, le modèle 1889 fût exporté en Argentine, en Bolivie, en Colombie, en Equateur, au Paraguay et au Pérou sans oublier l’empire Ottoman ou encore la Yougoslavie.

Les allemands vont réutiliser tous les fusils capturés au printemps 1949 moins pour les unités de première ligne que pour les unités de sécurité ainsi que pour l’entrainement.

MAS 40

Le MAS modèle 1940 est un fusil semi-automatique qui n’à rien à envier au Garand américain

Après la reconstitution de l’armée belge en France, l’adoption du MAS modèle 1940 comme fusil standard entraîne la relégation du Mauser modèle 1889 et de ses dérivés comme arme de l’arrière notamment pour l’entrainement.

Ce fusil qui tire la cartouche 7.65x53mm en Belgique pèse 4kg, mesure 1295mm de long dont 780mm pour le canon, est alimenté par un chargeur de cinq cartouches et peut en théorie toucher une cible à 1900m même si dans la pratique c’est beaucoup moins.

Le Mauser modèle 1935 est donc une évolution du précédent. Il intègre également des éléments introduits par le Gewehr model 1898, le fusil standard de l’armée allemande du premier conflit mondial.

Entre les modèles 1889 et 1935, la FN propose deux modèles, le modèle 1924 et le modèle 1930 mais l’armée belge ne possède aucun budget pour acquérir de nouveaux fusils. Il faudra attendre 1935 pour qu’enfin l’armée de terre d’Outre-Quievrain achète un nouveau fusil.

Le modèle 1935 combine des éléments du modèle 1889 (culasse, chargeur et crosse) avec des éléments du Gewehr 98 mais dans une taille plus réduite, certains modèle 1935 étaient d’ailleurs des Gewehr 98 récupérés après la première guerre mondiale par les belges et modernisés.

Outre la Belgique, le modèle 1935 fût utilisé par l’Argentine et par l’Allemagne qui après avoir récupéré toutes les armes disponibles continua la production pour les troupes assurant la défense de la Belgique.

Le second conflit mondial terminé, la reprise de la production au profit de la Belgique fût étudiée mais abandonnée en raison de la présence dans les rangs de l’armée belge du moderne et efficace MAS modèle 1940.

Ce fusil pèse 4.3kg, tire la cartouche 7.65x53mm Mauser à une distance maximale qui peut être en théorie supérieure à 2000m (le système de visée le permet), mesure 1100mm (dont 600mm pour le canon) avec un système d’alimentation classique à savoir un chargeur de cinq cartouches, typique des fusils à répétition.

Au moment de la reconstitution de l’armée belge en France se posa la question du type de fusil à adopter. Un temps la production en France du Mauser modèle 1935 fût envisagée mais très vite abandonnée en raison de la nécessité de produire l’arme et la munition encore qu’un stock conséquent avait été évacué en France pour échapper aux allemands.

Finalement la solution la plus logique fût choisie à savoir de convertir le MAS modèle 1940 à la cartouche de 7.65x53mm Mauser. Si les premiers fusils français furent livrés dans leur calibre d’origine (7.5x54mm), très vite les fantassins belges furent équipés d’un fusil avec un calibre familier.

MAS 36

Le fusil Manufacture d’Armes de Saint-Etienne modèle 1936 dit MAS 36

Le MAS-40 était un fusil semi-automatique issu d’un fusil à répétition le MAS-36 qui remplaçait progressivement le Lebel et ses nombreux descendants, la mise au point d’une nouvelle cartouche pour remplacer le 8mm obsolète avait été l’occasion de mettre au point un fusil moderne.

En ce qui concerne les performances du MAS-40, elles n’ont rien à envier à celles du Garand américains ou encore du Tokarev soviétique. Outre la version standard, des variantes ont été mises au point comme le MAS-40CR pour l’infanterie de l’air, le MAS-40 LG équipé pour le tir de grenades à fusil et le MAS-40 TP pour le tir de précision avec une lunette optique.

Cette arme produite à 10000 exemplaires par mois est disponible à un nombre conséquent en septembre 1948 avec près d’un million d’exemplaires disponible au moment de la mobilisation, une grande partie stockée en réserve alors qu’un MAS-44 est déjà en production avec un imposant chargeur de 25 cartouches et un bipied.

Néanmoins la production des deux armes va se poursuivre parallèlement et ce jusqu’en septembre 1952 quand la production du MAS modèle 1940 cesse définitivement après la sortie de 3.1 millions d’exemplaires toutes versions confondues.

L’armée belge libre va recevoir près de 250000 exemplaires même si tous les fusils n’étaient pas utilisés simultanément. Il va un temps cohabiter avec le Mauser modèle 1935 avant de prendre définitivement toute la place. Le MAS modèle 1940 est resté en service dans l’armée belge jusqu’en 1965 quand il est remplacé par le FN FAL (Fusil Automatique Léger).

Le MAS modèle 1940 connu officiellement dans l’armée belge comme le Fusil Automatique modèle 1950 est un fusil pesant 3.940kg vide et 4.520kg chargé, mesurant 1065mm de long (dont 580mm pour le canon), un chargeur de cinq ou de dix cartouches, une portée maximale de 1200m, une cadence de tir de 20 coups par minute.

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