Allemagne (9) porte-avions

PORTE-AVIONS

Avant-Propos
-Allemagne longtemps rétive à l’aviation embarquée en raison d’une géographie peu propice à la mise en œuvre de porte-avions, l’absence de colonies et de routes commerciales à protéger sans oublier une mentalité continentale, peu à l’aise avec l’Océan.
-Quelques tentatives durant le premier conflit mondial mais la Kaiserliche Marine est bien en retard par rapport aux autres belligérants.

-Le réarmement naval engagé au début des années trente relance la question du porte-avions.

-Principal obstacle : la Luftwafe et son commandant, Goering qui par un impérieux « Tout ce qui vole m’appartient » bloque longtemps tout constitution d’une aéronavale autonome. Il faudra attendre son élimination politique et physique pour que l’aéronavale embarquée devienne au pays de Goethe une réalité tangible et concrète.

-Une fois l’ordre rétablit, la Kriegsmarine décide de développer son outil aéronaval moins en raison de besoins évidents qu’en raison du développement des aéronavales britanniques et françaises.
-Devant combattre sous un ciel disputé, l’utilité du porte-avions devient évidente pour couvrir la flotte de ligne mais également pour attaquer les cuirassés et les croiseurs de bataille ennemis.
-Quatre porte-avions, deux d’escadre et deux légers, projets de conversion de paquebots et de navires marchands pour fournir des porte-avions austere.
Les différents porte-avions allemands

Porte-avions classe Graf Zeppelin

Représentation du porte-avions Graf Zeppelin à la mer

Représentation du porte-avions Graf Zeppelin à la mer avec un Ju-87C à l’appontage

-Le projet est dévellopé à partir de 1934, l’accès est mis sur la rapidité et un armement antisurface conséquent pour pouvoir affronter des croiseurs.

-Travail d’autant plus considérable que l’Allemagne n’à pu bénéficier d’essais menés à bord des navires pionniers que sont les Béarn, Furious, Langley et autres Hosho. Le Japon transmet de précieuses informations à son allié allemand.

-Le KMS Graf Zeppelin (Flugzeugträger A) est mis sur cale aux chantiers navals Deutsche Werke de Kiel le 28 décembre 1936 et lancé lé 8 décembre 1938 en présence d’Hitler et de Goering. Il est mis en service en le 23 février 1941.
Il intègre le BdL qui devint ultérieurement à la Hochseeflot, hors rang, en soutien des différentes escadres. La mise en service de son sister-ship Peter Strasser (septembre 1943) permet l’activation de la Flugzeugträger Division der Hochseeflot.

Cette FDH devient la Erste Flugzeugträger Division der Hochseeflot quand sont mis en service les porte-avions Lutzen et Bautzen qui forment une Zweite Flugzeugträger Division bien qu’elle soit intégrée au BdA (Befehshaber der Auflkärungsstreitkräfte _commandement des navires éclaireurs_) en compagnie des croiseurs lourds et légers.

Pour l’opération Weserübung, il est engagé à Trondheim en compagnie notamment du cuirassé Hindenburg et du croiseur lourd Tegetthoff.

-Le KMS Peter Strasser est mis sur cale aux chantiers navals Germaniawerft de Kiel le 8 septembre 1938 lancé le le 1er septembre 1941 et mis en service le 7 septembre 1943. Comme son sister-ship, il est stationné en Baltique à Swinnenmunde.

Dans le cadre de l’opération Weserübung, le porte-avions et deux destroyers d’escorte Z.37 et Z.38 gagnent la Baltique pour dissuader la marine soviétique d’intervenir.
Il effectue donc des ronds dans l’eau au large de Dantzig et de Memel jusqu’au 12 octobre 1948 quand il va accompagner en mer du Nord le cuirassé Tirpitz qui venait d’achever son grand carénage qui l’avait empêcher de participer aux premières opérations du second conflit mondial.
Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 31000 tonnes pleine charge 33500 tonnes

Dimensions : Longueur (hors tout) 257.50m avec l’étrave droite et 262.50m avec l’étrave Atlantique (Atlantikbüg) Largeur (hors tout) 31.50m Tirant d’Eau : 7.30m lège et 8.50m à pleine charge

Propulsion : Quatre turbines à vapeur Brown-Boveri alimentées en vapeur par seize chaudières La Mont (70 kg/cm² et 450°) dévellopant une puissance totale de 200000ch et entrainant 4 hélices.

Deux propulseurs retractables Voith-Schneider installés à l’étrave permettant de propulser le navire à 3 ou 4 noeuds ce qui facilite les manoeuvres portuaires et permet de maintenir le navire en position durant les opérations aériennes.

Performances : vitesse maximale 35 noeuds distance franchissable : 8000 miles à 19 noeuds

Protection : Ceinture blindée de 135m de long et de 4m de haut d’une épaisseur maximale de 100mm réduite à 80mm sur les côtés. Pont blindé de 60mm, pont d’envol protégé par 20mm sauf autour de l’ascenseur arrière (22mm) de l’ascenseur central (38mm) et de l’ascenseur avant (25mm).

Le local barre est protégé par des plaques verticales de 60 à 80mm et des plaques horizontales de 60mmn et les Voith Schneider sont protégés par 20mm de blindage.

Au final la protection pèse 5000 tonnes soit 1/6 du navire.

Armement : 16 canons de 150mm SK C/28 en huit casemates doubles installés à tribord avant, tribord arrière, babord avant et babord arrière; 12 canons de 105mm antiaériens SKC/33 en six tourelles doubles installés devant et derrière l’ilôt; 22 canons de 37mm en onze affûts doubles et 28 canons de 20mm en sept affûts quadruples.
Installations Aéronautiques :

-Pont d’envol de 242m de long sur 30m de large

-Hangar supérieur de 185m de long sur 16m de large et 2.80m de haut

-Hangar inférieur de 172m de long sur 16m de large et 2.51m de haut

-Deux catapultes pneumatiques installés à l’avant. Alimentées par des bouteilles d’air comprimée, chaque catapulte ne peut lancer que 9 appareils avant que les bouteilles ne doivent être remplies ce qui prend cinquante minutes.

-Dix Brins d’arrêts

-Trois ascenseurs axiaux

Groupe aérien : à l’origine 50 appareils dont 10 chasseurs Messerchmit Me109T, 20 bombardiers en piqué Junkers Ju87C et 20 avions torpilleurs Fieseler Fi167.
Ultérieurement, le groupe est porté à 52 appareils avec 24 chasseurs Me 109T, de 16 bombardiers en piqué Junkers Ju-87C et de 12 avions-torpilleurs Fieseler Fi167 soit un total de 52 appareils.
Avant le déclenchement du second conflit mondial, les Me-109T sont remplacés par des Focke-Wulf Fw 195 _version embarquée du Fw 190_ alors que les Ju-87C et le Fi167 sont toujours en service.
Equipage : 1720 officiers et marins pour la conduite du navire et 306 hommes pour le groupe aérien soit un total de 2026 hommes
Porte-avions légers classe Lutzen

Les Lutzen sont l'équivalent allemand des Colossus franco-britanniques (ici le HMS Colossus) à la différence que les navires allemands sont construits selon des normes militaires

Les Lutzen sont l’équivalent allemand des Colossus franco-britanniques (ici le HMS Colossus) à la différence que les navires allemands sont construits selon des normes militaires

-Les allemands se demandent quels porte-avions pour compléter les Graf Zeppelin. Une redite des Graf Zeppelin et Peter Strasser était rejetée, il fallait imaginer un porte-avions plus léger.
-Plusieurs projets furent concurrents : une version allégée des Graf Zeppelin, des porte-avions légers de défense aérienne embarquant uniquement des chasseurs et des porte-avions légers semblables aux Colossus/Alienor d’Aquitaine même si là il s’agit de vrais navires militaires.
Plusieurs projets s’opposèrent pour ces deux porte-avions légers. Les archives ayant été en partie perdues , il est difficile de connaître tout du projet mais ce qui est certain c’est que trois projets majeurs eurent un temps les faveurs des architectes et des opérationnels allemands :
-Le troisième projet est choisit, les navires baptisés Lutzen et Bautzen disposant d’une coque inspirée des croiseurs lourds classe Graf Spee avec une architecture américaine minorée par une étrave fermée.
-Le KMS Lutzen est mis sur cale aux chantiers navals Dantziger Werft le 8 septembre 1945 lancé le 14 mars 1947 et mis en service le 8 mars 1948. Il est stationné à Kiel en compagnie de son sister-ship.Pour l’opération Weserübung, il couvre la force d’assaut chargée de la prise de la petite ville de Bodo.
-Le KMS Bautzen est mis sur cale aux chantiers navals Germaniawerft de Kiel le 15 septembre 1945 lancé le 4 avril 1947 et mis en service le 1er juin 1948 à Kiel son port d’attache ainsi que celui Lutzen.

Dans le cadre de l’opération Weserübung, le Bautzen doit participer à la couverture du flanc sud de la Norvège et plus précisément de la force d’assaut chargée de la conquête de Bergen.
Caractéristiques techniques des porte-avions légers classe Lutzen

Déplacement : standard 15000 tonnes pleine charge 18000 tonnes

Dimensions : longueur 210m largeur (flottaison) 24.00m tirant d’eau (en charge) 8.02m

Propulsion : turbines à engrenages alimentées par quatre chaudières Brown-Boveri dévellopant une puissance totale de 52000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 27 noeuds distance franchissable 12000 miles nautiques à 14 noeuds

Armement : 32 canons de 37mm en seize affûts doubles et 24 canons de 20mm en douze affûts doubles

Installations aéronautiques et Groupe aérien :

-Une catapulte à l’avant

-Deux ascenseurs axiaux

-Hangar de 135.63×15.84×5.33m

-Dix brins d’arrêt.

Groupe aérien : dix-huit Messerschmitt Me-109T, six Junkers Ju-87C et huit Fieseler Fi169 soit un total de trente-deux appareils

Equipage : 42 officiers et 777 officiers mariniers et quartiers maitres et matelots pour la conduite du navire et environ 200 hommes pour le groupe aérien soit un total de 1019 hommes
Projets non aboutis avant guerre et études théoriques

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Schéma du projet original de Kleinen Flugzeugträger

Schéma du projet original de Kleinen Flugzeugträger

-Reprise du projet des Kleinen Flugzeugträger de 6000 tonnes qui devient les Neue Kleinen Flugzeugtrager avec une DCA légère et un groupe aérien composé de chasseurs et d’avions d’assaut. Six à douze navires sont envisagés.
-La construction de dérivés des Lutzen est également étudiée.

-Les projets suivants sont plus hypothétiques, plus fumeux dirons-nous avec des porte-avions d’escadre de 58000 tonnes (avec pont blindé de 100mm soit 24mm de plus que les Illustrious !), un groupe aérien de 100 appareils mais également des hybrides combinant aviation embarquée et des canons lourds de 203 ou de 280mm.

-Outre les constructions neuves, la conversion de paquebots et de navires marchands en porte-avions à été envisagée, une solution à moindre coût et espérée plus rapide que la construction d’un navire dédié. Les projets les plus sérieux concernent les paquebots Gneiseneau Postdam et Europa.

paquebot Gneisenau

paquebot Gneisenau

-Quand éclate la seconde guerre mondiale, les paquebots Europa, Gneiseneau et Postdam sont réquisitionnés par la marine allemande.

Le premier est transformé en navire-hôpital et rallie Oslo le 13 septembre 1948 où ancré dans le port, il va accueillir les blessés allemands et certains prisonniers alliés gravement blessés alors que les deux autres transformés en transport de troupes vont rallier Trondheim pour le premier et Bergen pour le second.

Si le Gneiseneau parvient à destination et y débarque ses 12000 hommes d’une division d’infanterie, le Postdam est torpillé par un sous-marin britannique. Le temps clément et la lenteur du naufrage explique que sur les 9000 hommes embarqués, seulement 125 ont été tués et 250 portés disparus.

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Allemagne (5) Artillerie et systèmes d’armes (2)

Artillerie médiane

Tourelles doubles de 203mm du Prinz Eugen. Notez la présence d'un affût quadruple de 20mm à titre de test

Tourelles doubles de 203mm du Prinz Eugen. Notez la présence d’un affût quadruple de 20mm à titre de test

-Bien que non concernée par le traité de Washington, la marine allemande à choisit le canon de 203mm pour ses Schwere Kreuzer en l’occurrence les quatre croiseurs de classe Admiral Hipper et les quatre croiseurs de classe Admiral Graf Spee.

L’unique modèle utilisé est le SK C/34, un canon de 60 calibres tirant des obus de 122kg à une distance comprise entre 5000m (site : +1.9) et 33500m (site : +37°) à raison de 4 à 5 coups par minute.

La tourelle double pèse 249 tonnes (tourelles A et D) et 263 tonnes (tourelles B et C) et peut pointer en site de -10° à +37° à raison de 8° par seconde et en azimut sur 145° à raison de 6 à 8°. L’angle de chargement est de 3°. La dotation en munitions est de 140 obus par canon soit un total de 1120 obus de 203mm.

La tourelle triple pèse 255 tonnes et permet aux canons de pointer en site de -10° à +40° à raison de 6° par seconde et en azimut sur 150° à raison de 3.5° degré par seconde. Le rechargement se fait à +5°. La dotation en munitions est de 150 obus par canon soit 1350 obus pour l’ensemble du navire.

D’autres pièces vont être fabriquées pour la défense côtière notamment en Norvège.

Tourelle double de 150mm sur le croiseur de bataille Scharnhorst

Tourelle double de 150mm sur le croiseur de bataille Scharnhorst

-A la différence du calibre précédent, plusieurs modèles de canons de 150mm sont en service dans la Kriegsmarine.

-Un mot rapide sur le 15CM SK L/45, une pièce du premier conflit mondial encore utilisé sur les croiseurs auxiliaires allemands et pour la défense côtière. Ce canon de 45 calibres tire des obus de 45kg à une distance maximale de 13500m à raison de 5 à 7 coups par minute.

-Des pièces de ce calibre plus modernes ont été mises au point, constituant l’armement principal des destroyers et des croiseurs légers ainsi que l’armement secondaire des cuirassés et croiseurs de bataille.

-Le SK C/28 est utilisé sur les croiseurs lourds ex-cuirassés de poche et les Scharnhorst en affûts simples et en tourelles doubles sur les autres navires de ligne ainsi que les porte-avions.

Ce canon de 55 calibres tire des obus de 45kg à une distance maximale de 22000m (site : +35°) à raison de 10 coups par minute, l’espérance de vie du tube étant de 1100 coups.

L’affût simple MPL35 pèse 24 tonnes en ordre de combat et peut pointer en site de -10° à +35° à raison de 8° par seconde et en azimut sur 360° à raison de 9° par seconde. La dotation en munitions est de 150 obus par tube.

L’affût double C28 pèse 116 tonnes et peut pointer en site de -10° à +40° et en azimut sur 360°. La dotation est de 105 coups par canon.

Les ex-cuirassés de poche disposaient de huit affûts simples, les Scharnhorst de douze affûts simples alors que les Bismarck possédaient six tourelles doubles équipées de ce canon.

Les cuirassés type H disposent de six tourelles doubles tandis que le Graf Zeppelin et le Peter Strasser disposaient de seize canons de 150mm en huit casemates doubles.

Ce dernier modèle d’affût baptisé MPL36 pèse 47.6 tonnes et permet aux canons de pointer en site de -10 à +37° à raison de 8° par seconde.

Ce canon va aussi équiper les croiseurs légers de classe Berlin avec une nouvelle tourelle triple inspirée de celle des Leipzig, Nürnberg et des trois navires de classe K.

La tourelle triple Drh Tr C/31 pèse 150 tonnes et permet aux canons de pointer en azimut sur 360° et en site de -10 à +40° à raison de 8° par seconde. La dotation en munitions est de 160 coups par canon soit un total de 1440 obus de 150mm.

Le canon de 150mm SKC/25 mis en service en 1929 équipe les croiseurs légers en service en septembre 1939 en l’occurrence le Leipzig, le Nürmberg, le Koln, le Karlsruhe et Königsberg).

C’est un canon de 60 calibres tirant des obus explosifs ou perforants de 45.5kg à une distance maximale de 25700m (à +40°) à raison de 6 à 8 pour le Leipzig et les trois navires de classe K alors que le Nurnberg pouvait tirer dix à douze coups par minute.

La tourelle triple TrC/25 équipant le Leipzig et les trois K pèse 136 tonnes et permet aux canons de pointer en azimut sur 360° et en site de -10° à +40° à raison de 6 à 8° par seconde. La tourelle TrC/26 du Nürnberg pèse 147 tonnes et dispose de performances similaires. La dotation en munitions est de 120 coups par canon soit un total de 1080 projectiles.

Enfin, le dernier canon de 150mm utilisé par la Kriegsmarine est le canon Tbts KC/36. Ce canon de 48 calibres tire des obus de 45.3kg à une distance maximale de 21950m pour les affûts simples (+30°) et de 23500m pour les tourelles doubles (+47°) à raison de 7 à 8 coups par minute.

L’affût simple Tbts LC/36 pèse 16 tonnes et permet au canon de pointer de -10° à 30° en site et sur 360° en azimut à la vitesse de 3° par seconde.

La tourelle double Ldrh LC/38 pèse 60 tonnes et permet au canon de pointer en site de -10° à +65° et en azimut sur 145° de part et d’autre de l’axe à la vitesse de 8° par seconde.

La dotation en munitions est de 120 coups par canon. Il est utilisé par les destroyers type 1936A où il y est employé à raison d’une tourelle double à l’avant et de trois affûts simples à l’arrière.

Il équipe également les croiseurs de bataille type O à raison de trois tourelles doubles, le croiseur-école Postdam à raison de trois tourelles doubles également et des croiseurs légers de classe Berlin à raison de trois tourelles triples déjà décrites au dessus.

destroyer allemand KMS Leberecht Maas (Z-1) armé de canons de 127mm sous masque

destroyer allemand KMS Leberecht Maas (Z-1) armé de canons de 127mm sous masque

-La marine allemande utilise également un canon de 127mm (en réalité 128mm) pour équiper des destroyers (Zerstörer dans la langue de Goethe) mais également des croiseurs sous-marins et des croiseurs légers antiaériens.

Le premier canon utilisé est le SK C/34, une pièce de 45 calibres dessinée en 1930 et mise en service quatre ans plus tard en 1934. Il tire des obus de 28kg à une distance maximale de 17400m (+30°) à raison de quinze à dix-huit coups par minute.

-Les Zersöster type 1934, 1936 et 1942 disposent de cinq canons de ce type en affûts simples avec deux affûts à l’avant, un au milieu et deux à l’arrière alors que les croiseurs sous-marins type XI disposent de quatre canons en deux tourelles doubles.

-L’affût simple MPLC/28 semblable à ceux utilisés pour les canons de 105mm pèsent 10.22 tonnes et permet aux canons de pointer en site de -10° à +30° et en azimut sur 360°. La dotation en munitions est de 120 coups par pièce soit un total théorique de 600 pour les destroyers.

-La tourelle double Drh LC/38 utilisée par les croiseurs sous-marins type XI pèse 42.2 tonnes et permet aux canons de pointer en site de -10° à +40° et en azimut sur 360°. La doation en munitions est de 270 obus par pièce soit un total de 1080 coups.

Le deuxième modèle baptisé SK C/41 est une version nettement améliorée du précédent modèle avec une différence de taille : il est à double emploi pouvant attaquer des cibles en surface et dans les airs.

Il va équiper les croiseurs antiaériens de classe Dantzig à raison de huit tourelles doubles soit seize canons, les destroyers type 1942 et 1946 à raison de trois tourelles doubles soit six pièces ainsi que les cuirassés type H amélioré où il remplace à la fois les canons de 105 et de 150mm à raison de douze tourelles doubles.

Il va également être utilisé en défense côtière, les pièces étant montées sur des plate-formes rotatives protégées par des parapets en béton, les servant étant protégés par un bouclier.

Ce canon de 45 calibres tire des obus de 49kg à une cadence de 15 à 18 coups par minute à une distance maximale de 22000m en tir antisurface (+40°) et de 12200m en tir antiaérien (+70°).

La tourelle double Drh LC/42 pèse 43 tonnes et permet au canon de pointer en site de -10° à +80° et en azimut sur 170° de part et d’autre de l’axe.

La dotation en munitions est de 120 coups par canon pour les Zerstörer soit un total de 720 obus, de 180 obus par canon pour les croiseurs antiaériens (total : 2160 coups) et de 240 pour les type H améliorés soit un total de 3840 projectiles.

-La Kriegsmarine utilise également des canons de 105mm embarqués aussi bien sur des navires de combat que sur des navires de soutien.

Canons de 105mm sur le croiseur de bataille Scharnhorst

Canons de 105mm sur le croiseur de bataille Scharnhorst

Il existait tout d’abord un certain nombre de canons de 105mm issus du premier conflit mondial et encore utilisé trente-ans plus tard à bord de navires auxiliaires voir certains croiseurs auxiliaires réarmés avec des pièces de récupération.

Parmi ces différentes pièces présentes en nombre infime en 1948, citons le canon de 105mm SK L/45, un canon de 45 calibres tirant des obus de 25.5kg à une distance maximale de 12700m à raison de quinze coups à la minute.

La première pièce moderne de 105mm de la marine allemande est le SK C/28. Utilisé principalement par les torpilleurs type 23 et 24, ce canon de 54 calibres tire des obus de 14.7kg à une distance maximale de 17250m à raison de quinze coups à la minute.

Ce canon n’est pas antiaérien, l’affût sur lequel il est installé ne pouvant pointer qu’à +30°. Les torpilleurs type 23 et 24 embarquent trois canons de ce type avec une pièce à l’avant et deux à l’arrière.

La deuxième pièce «moderne» est le canon de 105mm SK C/32, une version améliorée du précédent et conçue comme pièce antisurface et sur le tard antiaérienne.

Ce canon de 45 calibres tire des obus de 15.10kg à une distance maximale en tir antisurface de 15175m (+44°)et en tir antiaérien de 10300m (+80°) à raison de 15 coups par minute.

Elle équipe les torpilleurs type 35 et 37 à raison d’un seul canon, les type 39 ou classe Elbing à raison de quatre canons, les sous-marins type IX à raison d’un canon et les dragueurs type M à raison là aussi d’une pièce.

Le canon de 105mm SK C/33 est le canon antiaérien standard de la marine allemande. Conçue dès l’origine comme une pièce duale antisurface/antiaérienne, elle équipe les cuirassés et croiseurs de bataille allemands mais également les deux porte-avions de classe Graf Zeppelin et certains croiseurs.

Ce canon de 65 calibres tire des obus de 23.5kg (explosif incendiaire) 26.5 ou 27.35 (explosifs) à une distance de 17700 en tir à but surface(site : +45°) et à 12500m en tir antiaérien (site : +80°) à raison de 15 à 18 coups par minute.

L’affût double Dop. L. C31 ou 37 pèse 27 tonnes et peut pointer de -10° à +80° en site et sur 360° en azimut.

Les Scharnhorst disposent de sept affûts doubles, les Lutzow de trois affûts doubles et les croiseurs lourds de six affûts doubles. Les Bismarck et Tirpitz disposent de huit affûts et les Graf Zeppelin de quatre affûts doubles.

La dotation en munitions par canon est de 400 coups pour les cuirassés, les croiseurs de bataille et les porte-avions et de 420 coups pour les croiseurs lourds.

Pour les cuirassés type H et les croiseurs de bataille type O, une véritable tourelle double, la Dop. L. C38 est prévue et réalisée raison de huit exemplaires pour les premiers et quatre pour les seconds.

Cette tourelle double pèse 44 tonnes et permet aux canons de pointer en site de -10 à +80° à raison de 12° par seconde et en azimut sur 360° à raison de 10° par seconde.

Une version allégée est mise au point pour les torpilleurs type 43 et type 46.