Japon (47) Aéronavale (1)

AERONAVALE

Avant-propos

Longtemps la vision du combat naval s’est limité à l’œil humain parfois aidé par des instruments optiques. Aussi performants soit-ils ces capteurs étaient limités par l’horizon terrestre. L’apparition de capteurs aériens laissa augurer la possibilité de voir au delà de la colline ou de l’horizon.

Hélas les ballons et les aérostats furent rapidement limités par leur inertie. Sans motorisation, ils étaient à la merci des éléments. Les dirigeables firent un peu de résistance mais il devint très vite évident que les avions et les hydravions étaient nettement plus prometteurs.

Toutes les marines s’intéressèrent à l’avion et à son cousin l’hydravion. Le Japon n’échappa pas à la règle en s’équipant d’hydravions qui jouèrent un rôle important dans la prise de la colonie allemande de Tsingtao mais également d’avions en étant parmis les pionniers du porte-avions, le Hosho disputant au Hermes le titre de premier porte-avions mis en service après avoir été conçu dès l’origine comme tel.

Outre le développement des porte-avions que nous avons vu plus haut, le Japon prend un soin particulier au développement d’un outil performant capable de tenir tête à deux autres puissances aéronavales à savoir la Grande-Bretagne et surtout les Etats-Unis.

La Dai-Nippon Teikoku Koku-Tai (Force Aéronavale de la marine impériale japonaise) est à la Nihon Kaigun ce qu’est l’Aviation Navale à la Royale, la Fleet Air Arm à la Royal Navy ou l’United States Naval Aviation à l’US Navy.

Elle est contrôlée à la fois par l’état-major de la marine et par le ministre de la marine, ce dernier via un bureau de l’aviation navale (Kaigun Koku Hombu) en charge du développement (avions, tactiques) et de l’entraînement des pilotes et des rampants.

Un premier avion est acquis en 1910, de nombreux tests sont menés pour savoir quel type d’avion acquérir, quel type de mission assurer.

Un an plus tôt, le Japon s’était ouvert à l’aviation militaire via la création du Rinji Gunyoh Kikyu Kenkyukai, un Comité provioisre d’étude pour l’application militaire des ballons, comité regroupant la Marine, l’Armée, l’Université de Tokyo et l’institut météorologique.

Ce comité provisoire porte bien son nom puisque dès 1910, la marine le quitte, décidant de faire cavalier seul.

On touche dès à présent les limites du Japon : les rivalités interarmes et interservices, rivalités génératrices de gaspillage, gaspillages d’autant plus dévastateurs que le Japon n’en à pas vraiment les moyens.

Si ces rivalités n’ont pas à elles seules empêcher le Japon de gagner la guerre (objectif à la base irréalisable), elles ont contribué à un déclin rapide des forces japonaises engagées contre les Etats-Unis.

L’aéronavale japonaise est officiellement mise sur pied en 1912 en même temps que le Royal Naval Air Service de la Royal Navy.

C’est tout sauf un hasard tant la marine britannique est un modèle indépassable pour la marine impériale japonaise (après une période antérieure où la France à influencé la jeune marine impériale notamment via l’action d’Emile Bertin). En 1913, un premier ravitailleur d’hydravions (seaplane tender) baptisé Wakamiya est acquis.

IJN Wakamiya

Le Wakamiya

A peine un an plus tard en août 1914, le Japon entre en guerre aux côtés des britanniques moins par sympathie politique que pour avancer ses propres pions en Asie du Nord-Est.

Ciblant les territoires allemands en Chine, le Japon va utiliser quatre hydravions Farman soutenus par le Wakamiya, les hydravions effectuant des missions de reconnaissance et de bombardement même si à partir du 30 septembre 1914, les hydravions opèrent depuis la terre, leur navire porteur ayant été endommagé par une mine.

Quand Tsingtao tombe le 7 novembre 1914, l’aéronavale japonaise à conduit cinquante sorties opérationnelles et largué environ 200 projectiles pour des résultats assez limités mais plus que le résultat immédiat ce sont les graines pour une future expansion qui sont semées.

L’expédition contre Tsingtao (1914) permet donc à la jeune aéronavale nippone de se faire les dents même si les aéronefs utilisés sont des hydravions et l’opposition aérienne inexistante ce qui explique en partie pourquoi dans un premier temps, l’aéronavale japonaise va négliger la chasse, le chasseur par essence égoïste et individualiste jurant dans une culture où la collectivité est mise en avant pour le meilleur et pour le pire.

Le conflit terminé, l’aéronavale japonaise est encore dans l’enfance et estime avoir besoin d’un tuteur pour grandir. Se tournant à nouveau vers l’allié britannique, le Japon demande à Londres une assistance technique et tactique.

C’est la mission Sempill présente au Japon de septembre 1921 à mars 1923, cette mission étant rappelée suite à la fin du traité d’assistance mutuelle anglo-nippon de 1902.

Cette mission composée de vingt-neuf instructeurs initia les japonais à l’entrainement sur différents avions britanniques (avec l’espoir pour Londres de juteux contrats), l’entrainement au torpillage, l’appontage et le décollage depuis un porte-avions. Des plans de l’Argus et du Hermes furent transmis permettant d’affiner la mise au point du Hosho.

Cette mission Sempill eut aussi des conséquences pour la sécurité nationale britannique puisque son chef devint un agent de renseignement japonais, transmettant à Tokyo des données techniques sensibles permettant à l’industrie aéronautique nippone de dévelloper des avions plus performants même si le remarquable A6M Zero ne doit rien à personne.

La trahison de William F. Master of Sempill sera découverte en septembre 1940 suite à une perquisition du MI-5. Son statut nobiliaire empêchera toute condamnation et la seule sanction sera une mise à la retraite d’office.

Le développement des porte-avions comme nous l’avons vu est semblable à celui des autres nations majeures dans ce domaine avec des unités expérimentales, des conversions puis des navires neufs.

Posséder des «ponts-plats» c’est une chose mais mettre en œuvre une force aéronavale efficace c’est une autre. Il faut entraîner des pilotes, du personnel d’entretien et surtout édicter un corps de doctrine et une stratégie globale de mise en œuvre.

Sur le plan géopolitique, le Japon se retrouve à devoir envisager sérieusement une guerre contre les Etats-Unis et la Grande-Bretagne dont les moyens navals sont supérieurs à ceux de la Nihon Kaigun.

Obsédés par la bataille décisive depuis Tsushima, la marine impériale japonaise va privilégier la qualité à la quantité, des navires toujours plus rapides, toujours plus puissants et toujours plus armés pour qu’un navire japonais dispose de capacités supérieures à un navire américain.

L’entrainement est poussé à l’extrême notamment le combat de nuit et il faudra plusieurs mois pour que les américains commencent à tenir tête aux marins japonais en matière de combat nocturne.

Comme malgré tout les moyens déployés le Japon ne pourra jamais déployer plus de cuirassés, de croiseurs, de destroyers et de sous-marins que les américains (et leurs probables alliés), il faut trouver une arme complémentaire et le porte-avions devient l’objet de toutes les attentions même si le cuirassé est toujours le capital ship de la marine impériale japonaise.

Dans l’idée de la bataille décisive recherchée tant par les japonais que par les américains, le porte-avions doit pouvoir affaiblir le corps de bataille américain aux côtés de sous-marins et de navires légers qu’il s’agisse des croiseurs ou des destroyers.

Même si les deux belligérants du Pacifique privilégient les porte-avions disposant du plus grand nombre d’avions embarqués, même si le Japon est le premier pays à regrouper ses porte-avions en un corps constitué (la 1ère flotte aérienne), les avions embarqués sont tenus en laisse par les surfaciers.

Inenvisageable de faire du porte-avions le cœur de la stratégie navale. Impensable d’imaginer le cuirassé faire-valoir du porte-avions. Le cuirassé reste le roi et le porte-avions le valet.

Les choses évoluent peu à peu. Après un temps où les porte-avions n’avaient qu’un rôle défensif ou de support (éclairage de la ligne, réglage des tirs, émission d’un écran de fumée, protection des cuirassés contre les avions de reconnaissance) arrive le temps où le porte-avions doit participer à amoindrir la ligne ennemie en l’attaquant à la bombe et à la torpille. Ralentie, désorganisée, elle sera une proie de choix pour des cuirassés unitairement supérieurs à leurs adversaires.

En dépit des résistances, on peut estimer qu’au début des années quarante, le Japon dispose d’une doctrine cohérente pour mener une véritable guerre aéronavale. Cette doctrine repose sur plusieurs principes intangibles :

-Regroupement des divisions de porte-avions au sein d’une force homogène pour obtenir une masse de manœuvre critique.

-Une escorte composée de destroyers et de croiseurs (ce qui n’empêchera pas la présence de croiseurs de bataille auprès des porte-avions engagés dans l’opération de décapitation contre Pearl Harbor).

-Un quadrillage de la zone opérationnelle pour anticiper sur tous les mouvements ennemis

-Des raids massifs pour saturer les défenses ennemies (ce qui impose de grands porte-avions avec des groupes aériens allant de 60 à 100 appareils)

-Rôle capital du renseignement ce qui impose le dévellopement d’unités de reconnaissance à terre, de moyens radios et une coopération avec les sous-marins.

L’engagement en Chine à partir de 1937 permet au Japon de roder leur nouvel outil dans un rôle pas vraiment prévu à savoir la conquête de la maitrise de l’air et surtout des frappes contre la terre.

Au cours du conflit, les avions et les hydravions japonais se montrent dans l’ensemble supérieurs à ce que peuvent leur opposer les chinois.

A plusieurs reprises des hydravions de reconnaissance remportent des victoires aériennes contre des chasseurs chinois ce qui conduit la marine japonaise à croire pleinement au concept de l’hydravion de chasse.

Elle sera la seule marine du second conflit mondial à utiliser aussi massivement ce concept dont les performances étaient limitées par rapport aux chasseurs terrestres ou embarqués, les autres pays ayant mis en œuvre des hydravions de chasse (France,Italie) le faisant à une échelle bien moindre.

Séduisant sur le papier _les atolls du Pacifique peuvent ainsi être couverts contre l’aviation ennemie à peu de frais_ ce concept se révéléra vite une voie sans issue ce que comprendront parfaitement les américains qui au dévellopement de versions hydravions de leurs chasseurs embarqués (Wildcatfish et HellcatFish) préféront aménager des dizaines d’aérodromes sous l’impulsion des Seabees.

Outre l’utilisation de groupes aériens embarqués _déployés parfois à terre quand le front devient trop éloigné de l’océan_ , l’aéronavale va employer en Chine ses unités équipés d’avions d’attaque terrestre (Rikuko kogeki-ki) qui menèrent des bombardements de terreur sur les villes chinoises.

On peut estimer que si la guerre avait du éclater en 1940/41, les japonais auraient eu une longueur d’avance sur les britanniques et les américains qui n’ont pas connu de telle expérience opérationnelle, les exercices aussi réalistes soit-ils ne remplaçant ni l’odeur de la poudre ni le stress du combat.

Néanmoins tous les problèmes ne sont pas résolus. Les grandes formations de porte-avions sont jugées vulnérables à la riposte ennemie et l’absence de moyens de communication radio parfaitement fiables rend la coordination et la coopération difficile.

Les américains connaîtront d’ailleurs des difficultés semblables à coordonner des masses importantes d’avions.

Les premiers raids seront laborieux et il faudra attendre les Salomons et surtout la bataille de la mer de Corail pour que les groupes aériens américains deviennent pleinement efficaces à une époque où les groupes aériens japonais usés par la terrible campagne des Salomons entament un déclin irrémédiable.

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En 1941, l’aéronavale japonaise disposait d’un peu plus de 3000 avions de combat ainsi qu’environ 400 avions d’entrainement. Au niveau des avions de combat, on trouve 660 chasseurs dont 350 A6M Zero,330 bombardiers en piqué et bombardiers-torpilleurs, 240 bombardiers basés à terre et 520 hydravions.

Cette répartition numérique est intéressante puisqu’on peut voir la prédominance des chasseurs ainsi que la présence de nombreux hydravions en dépit de problèmes de mise en œuvre en haute mer.

En septembre 1941, la Flotte Combinée est réorganisée et tous les porte-avions sont regroupés sous un commandement unique. Cette 1ère flotte aérienne va pouvoir affiner tactiques et stratégies en entraînant les équipages et les groupes aériens sur un modèle commun. Ce regroupement ne change cependant pas la primauté du cuirassé sur le porte-avions.

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Aichi D3A « Val »

Au niveau de l’équipement, les avions en service au début des années quarante sont relativement modernes qu’il s’agisse du chasseur A6M Zero, du bombardier en piqué D3A Val ou encore du bombardier-torpilleur B5N Kate.

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Nakajima B5N « Kate »

De nouveaux modèles d’avions sont mis en service mais ces trois modèles sont toujours en service en mars 1950 même si ils sont de plus en plus déclassés par les créations américaines, britanniques et même françaises.

Sur le plan humain, les pilotes et les techniciens de pont sont très entraînés, formant une véritable élite. Cette force est redoutablement efficace au combat mais la marine japonaise qui ne peut ou ne veut préparer une guerre longue néglige la relève de cette élite.

Les pertes lors de la phase triomphale de mars 1950 à mars 1951 sont importantes mais encore supportables par le pays. La campagne des Salomons provoque l’attrition des groupes aériens embarqués et les nouveaux pilotes formés ne seront jamais suffisants pour remplacer des vétérans expérimentés.

Manquant de mentors, de pilotes chevronnés capables de les encadrer, les «Marie-Louise» nippones n’ont pas le temps d’acquérir suffisamment d’expérience à la différence des américains qui mettent en place un monumental programme de formation où les pilotes expérimentés entre deux tour of duty transmettent leur savoir et leurs astuces aux jeunes pilotes.

Mieux encore, le RETEX est permanent, affinant les modules de formation pour réduire le temps d’adaptation au moment du baptême du feu, moment critique s’il en est.

A cela s’ajoute le manque de carburant peu à peu réservé aux unités opérationnelles ce qui gêne le processus de formation qui devient de plus en plus sommaire.

Quand le Japon capitule en septembre 1954, les porte-avions encore à flot sont rares (trois seulement, des conversions _deux cargos et un paquebot_ aux capacités limitées bien loin d’égaler les capacités d’un porte-avions de combat).

Quand à l’aéronavale japonaise, elle n’existe plus en tant qu’unité constituée. Cette élite qui à fait trembler le monde occidental pendant dix-huit mois (mars 1950-septembre 1951) à connu son chant du cygne dans le cadre de la deuxième campagne des Philippines où l’aéronavale américaine puissante, bien organisée, expérimentée et bien entraînée se montre sans pitié vis à vis d’une aéronavale nippone qui n’était plus que l’ombre d’elle-même.

Si les unités embarquées ont souffert le martyr, les unités basées à terre qu’elles soient équipées d’avions ou d’hydravions n’ont pas été plus en réussite.

Les bombardiers japonais mal protégés, dépassés en terme de performances vont être une proie idéale pour une chasse embarquée et basée à terre particulièrement mordante après avoir néanmoins remporté des succès remarquables mais qui hélas n’avaient qu’un impact limité sur le cour de la guerre car comme chacun sait peu importe de remporter des victoires si on ne remporte pas la Victoire.

Organisation et Structures

L’aéronavale japonaise (Dai-Nippon Teikoku Kaigun Koku-Tai ou service aérien de la marine impériale japonaise) est sous le commandement à la fois de l’état-major de la marine impériale mais également du ministre de la Marine.

Au sein du ministère, le Kaigun Koku Hombu ou bureau de l’aviation de la marine impériale est plus particulièrement responsable de l’administration, du développement et de l’entrainement de l’équivalent japonaise de notre Aviation Navale.

Comme l’aéronavale française mais à la différence de la Fleet Air Arm britannique, l’aéronavale japonaise dispose à la fois d’unités embarquées et d’unités basés terre, les premières disposant d’avions et d’hydravions spécialisés dans la chasse, le bombardement en piqué et le torpillage alors que les secondes sont équipés de bombardiers utilisés aussi bien pour le bombardement que pour la patrouille maritime.

Si les unités embarquées sont regroupées au sein d’une 1ère flotte aérienne (le fameux Kido Butai), les unités basées à terre sont regroupées au sein d’une 11ème flotte aérienne jusqu’en septembre 1949 quand les unités basées à terre sont ventilées entre plusieurs flottes aériennes.

Ces deux grands commandements appelés Koku Kantai (flottes aériennes) regroupent un nombre variables de Koku Sentai ou groupes aériens, la 1ère flotte aérienne qui regroupe les groupes aériens embarqués disposant de quatorze groupes aériens embarqués, quatorze comme le nombre de porte-avions en service dans la marine impériale japonaise en mars 1950.

Chaque groupe aérien est organisé en flottilles ou Kokutai, flottilles composées d’un nombre variables d’escadrilles ou Buntai équipées de neuf à douze appareils, chaque Kokutai disposant le plus souvent de trois à quatre escadrilles soit entre vingt-sept et quarante-huit appareils par Kokutai.

Les escadrilles sont elles mêmes divisées en chutai de trois appareils, ces trios étant permanents permettant un meilleur entrainement, une meilleure cohésion mais au risque d’une certaine rigidité

Initialement, les flottilles portaient le nom de leur base à savoir Chitose, Genzan, Kanoya,Tainan,Toko, Yokohama et Yokosuka mais ce système est inadapté à une expansion rapide de l’aéronavale japonaise pendant la deuxième guerre sino-japonaise, une numérotation s’avère nécessaire.

Les débuts sont difficiles, l’aéronavale japonaise se cherche, faisant même cohabiter plusieurs systèmes en même temps ! Face à cet embrouillamini, une réorganisation est nécessaire. Elle devient officielle en septembre 1947.

Les flottilles sont numérotées en fonction de leur spécialité : de 1 à 99 pour les hydravions, 100 à 199 pour la chasse, 200 à 299 pour le bombardement en piqué, 300 à 399 pour le torpillage, 400 à 499 pour la reconnaissance à long rayon d’action, de 500 à 599 pour les bombardiers basés à terre et 600 à 699 pour les flottilles de transport, d’entrainement et de servitude.

A la différence des américains, les groupes aériens bien qu’ayant une existence propre sont considérés comme appartenant au navire. On verra donc pas le groupe aérien embarquer sur un porte-avions disponible si leur porte-avions porteur était endommagé.

Quand le Japon ouvre les hostilités un certain 21 mars 1950 (le 3/21 de sinistre mémoire), les porte-avions japonais sont au nombre de quatorze, regroupés en divisions en l’occurence la 1ère division (Akagi/Kaga), la 2ème division (Soryu/Hiryu), la 5ème division (Shokaku Zuikaku), la 6ème division (Taiho Hiyo), la 7ème division (Unryu Katsuragi), la 8ème division (Junyo Soho) et la 9ème division (Kasagi Ikoma), les 3ème et 4ème division étant inactives.

Le nombre d’avions est variable, dépendant du modèle du porte-avions mais au début du conflit, les différents Koku Sentai embarquent soixante à quatre-vingt appareils.

Ces groupes aériens sont numérotés de la façon suivante : 1er pour l’Akagi, 2ème pour le Soryu, 3ème pour le Kaga,4ème pour le Hiryu, 5ème pour le Shokaku, 6ème pour le Taiho, 7ème pour le Zuikaku, 8ème pour le Hiyo, 9ème pour le Unryu, 10ème pour le Junyo, 11ème pour le Katsuragi, 12ème pour le Soho, 13ème pour le Kasagi et 14ème pour le Ikoma.

La 11ème flotte aérienne regroupe donc les unités basées à terre qu’il s’agisse d’unités équipées d’hydravions, de chasseurs ou de bombardiers sans oublier les avions d’entrainement et de servitude.

Initialement, les six Kokutai de bombardement dépendent directement de la 11ème flotte aérienne, opérant en compagnie de Kokutai de chasse et de reconnaissance. Pour faciliter le travail en commun, en septembre 1949, décision est prise de dissoudre la 11ème flotte aérienne et de repartir les moyens entre plusieurs flottes aériennes.

La 2ème flotte aérienne regroupe des bombardiers, des chasseurs et des avions de reconnaissance stationnés au Japon, la 3ème regroupe les moyens déployés en Chine alors que la 4ème à autorité sur les moyens aériens stationnés à Formose.

Une 5ème flotte aérienne regroupe les hydravions alors qu’une 6ème flotte aérienne concentre les unités d’entrainement, de transport, de servitude et d’expérimentation.

Les trois Koku Sentai regroupent les avions basés à terre disposent de deux Kokutai de bombardement (quatre buntai à neuf appareils), de deux Kokutai de chasse (quatre buntai de douze appareils) et un Kokutai de reconnaissance (quatre buntai de neuf appareils) soit sur le papier cinq Kokutai, vingt buntai et 204 appareils par flotte aérienne.

La 5ème flotte aérienne regroupe les hydravions de la marine japonaises avec six Kokutai d’hydravions de patrouille maritime (quatre buntai de neuf appareils) soit 216 hydravions, quatre Kokutai d’hydravions de chasse (quatre buntai de douze appareils) soit 192 Mitsubishi A6M-2N Rufe et quatre Kokutai d’hydravions embarqués (reconnaissance et observation) regroupant 192 hydravions embarqués sur les cuirassés, croiseurs lourds et croiseurs légers.

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Mitsubishi A6M-2N « Rufe »

La 6ème flotte aérienne regroupe des moyens de servitude à savoir deux Kokutai de transport (quatre buntai de douze appareils) soit quatre-vingt seize appareils, quatre Kokutai d’entrainement soit 192 appareils et un Kokutai de servitude et d’expérimentation avec quarante-huit appareils (appareils déclassés et appareils ennemis capturés).

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