Japon (46) Navires de soutien (3)

Ravitailleurs d’hydravions

Avant-propos

Pendant longtemps, l’observation en mer était limitée par les capacités des vigies dans le nid de pie. Même avec un regard perçant, même avec des optiques perfectionnées, les «yeux de la flotte» étaient limitées par la ligne d’horizon liée à la rotondité de la terre.

L’apparition des ballons et aux aérostats suscita un immense espoir mais un espoir déçu car la mise en œuvre des ballons en haute-mer était difficile voir impossible.

Avec l’avion, les éléments furent enfins domptés mais restait le problème de la mise en œuvre sur une plate-forme de taille réduite comme un navire de guerre.

Un concurrent apparu alors sous la forme de l’hydravion. Si la mise en œuvre fût résolue par l’invention de la catapulte (à poudre puis hydraulique), la récupération ne fût jamais résolue ce qui explique en partie pourquoi les hydravions quittèrent le service actif à bord des cuirassés et des croiseurs à la fin du second conflit mondial.

Qui dit hydravions dit porte-hydravions. Toutes les marines majeures, toutes les marines disposant d’hydravions embarqués vont s’équiper de navires destinés à mettre en œuvre des hydravions comme de véritables bases mobiles (exemple le Commandant Teste français) ou simplement comme ravitailleur d’appareils au profit de navires équipés. Le japon n’échappe pas à la règle…… .

Ravitailleur d’hydravions Kamoi

-Le Kamoi est mis sur cale aux chantiers navals de la New-York Shipbuilding Corporation de Camden le 14 septembre 1921 lancé le 8 juin 1922 et mis en service le 12 septembre 1922.

Utilisé d’abord comme pétrolier, le Kamoi est transformé en 1932/33 en ravitailleur d’hydravions, étant reclassé le 1er juin 1934. En juillet 1937, il participe aux recherches de l’aviatrice américaine Amelia Earhart.

En dépit de son age, il est toujours en service en mars 1950. Engagé aux Philippines, il saute sur une mine américaine. Cassé en deux, l’avant coule rapidement, l’arrière dérivant de longues heures avant de couler mais cela permet aux naufragés d’être récupérés par d’autres navires.

Caracteristiques Techniques (pétrolier 1922)

Déplacement : standard 17273 tonnes (15628 tonnes en 1939)

Dimensions : longueur 148.8m largeur 20.42m tirant d’eau 8.53m

Propulsion : une turbine à engrenages GE/Curtiss, deux générateurs électriques GE, quatre chaudières Babcock & Wilcox 8000ch deux hélices. Les chaudières Babcock & Wilcox sont remplacés à la fin des années trente par des chaudières Kampon.

Distance franchissable : vitesse maximale 15 nœuds distance franchissable 8000 miles nautiques à 7 nœuds

Capacité : 10000 tonnes de pétrole

Armement : deux canons de 140mm, deux canons de 76.2mm (deux canons de 76.2mm comme ravitailleurs d’hydravions)

Aviation : vingt-deux Nakajima E4N ou 12 Yokosuka E5Y

Equipage : 181 officiers et marins (324 officiers et marins en ravitailleur d’hydravions)

Ravitailleurs d’hydravions classe Chitose


Chitose (1938) 2-Le Chitose est mis sur cale à l’Arsenal de Kure le 26 novembre 1934 lancé le 29 novembre 1936 et mis en service le 25 juillet 1938.

-Le Chiyoda est mis sur cale à l’Arsenal de Kure le 14 décembre 1936 lancé le 19 novembre 1937 et mis en service le 15 décembre 1938.

Dès l’origine, il était prévu de les transformer en porte-avions léger mais les travaux initialement prévus au début des années quarante furent sans cesse repoussés au point que quand le second conflit éclate en mars 1950, les deux ravitailleurs d’hydravions continuent de transporter, de ravitailler et de réparer les hydravions de la marine impériale japonaise.

Le Chitose participe ainsi à la campagne des Philippines, assurant le soutien logistique des hydravions japonais qu’il s’agisse de ceux embarqués sur les cuirassés/croiseurs ou ceux opérant depuis des mouillages à terre.

Cette campagne terminée (octobre 1950), il est engagé dans l’Insulinde étant endommagé par l’aviation américaine en mer de Corail en février 1951, participant ensuite à la campagne des Salomons.

En septembre 1951, la décision est enfin prise de le transformer en porte-avions léger. Il rallie le Japon et subit dix mois de travaux de décembre 1951 à septembre 1952, date de sa remise en service.

Après avoir entraîné un groupe aérien, il est engagé dans la campagne des Philippines. Le 10 mars 1953, deux jours après le premier débarquement américain, le Chitose est surpris par l’aviation embarquée américaine. Il coule après avoir encaisse six bombes et quatre torpilles, ne laissant que 250 survivants sur 800 membres d’équipage.

Le Chiyoda participe à la campagne de Malaisie d’avril 1950 à mars 1951, subissant ensuite une période de réparations à Singapour. En septembre 1951, décision est prise d’enfin le transformer en porte-avions.

Il quitte Singapour le 15 septembre 1951 pour rentrer au Japon. Trois jours plus tard, alors que le porte-avions se trouvait au sud-est de Formose, il est surpris par un sous-marin américain qui l’execute avec trois torpilles, le navire coulant rapidement ne laissant que fort peu de survivants.

Caracteristiques Techniques du Chitose

Déplacement : standard 11190 tonnes pleine charge 13647 tonnes

Dimensions : longueur 192.5m largeur 20.8m tirant d’eau 7.5m

Propulsion : deux turbines à engrenages et deux moteurs diesels, deux chaudières, 56800ch et deux hélices

Performances : vitesse maximale 29 nœuds distance franchissable 11810 miles nautiques à 18 nœuds

Protection : aucune

Armement : huit canons de 127mm en quatre affuts doubles et trente canons de 25mm en dix affûts triples

Aviation : (ravitailleurs d’hydravions) quatre catapultes et vingt-quatre hydravions (porte-avions) pont d’envol de 180m de long sur 23m de large relié à deux hangars par deux ascenseurs, brins d’arrêt mais pas de catapulte. Trente avions

Equipage : 785 officiers et marins

Ravitailleurs d’hydravions Mizuho

Mizuho.jpg

-Le Mizuho est mis sur cale aux chantiers navals Kawasaki de Kobé le 1er mai 1937 lancé le 16 mai 1938 et mis en service le 25 février 1939.

Sur le plan du design, le Mizuho est semblable au Chitose mais sa propulsion est moins puissante, les japonais ayant choisit des moteurs diesels en remplacement des turbines à engrenages.

Outre l’embarquement de vingt-quatre hydravions, il pouvait également transporter douze sous-marins de poche mais jamais les deux charges maximales à chaque fois.

Le ravitailleur d’hydravions est toujours en service en mars 1950. Engagé dans la campagne d’Indochine, il est chargé de couvrir la mise à terre des troupes japonaises au sud de Haïphong.

Il lance des hydravions de bombardement et des hydravions de chasse qui subissent des pertes sous les coups des derniers chasseurs français déployés mais malgré leurs exploits, les Dewoitine D-520 ne peuvent changer le cours des choses.

Le 27 mars 1950, le Mizuho est coulé par le sous-marin français Thermidor qui place deux torpilles, deux anguilles suffisantes pour envoyer le ravitailleur d’hydravions par le fond.

Le sous-marin parvient à échapper aux destroyers japonais et à rallier Cam-Ranh où il fête dignement des succès conséquents puisque la veille, il avait réussit à couler le croiseur lourd Aoba.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : standard 10930 tonnes

Dimensions : longueur 183.6m à la flottaison largeur 18.8m tirant d’eau : nc

Propulsion : deux diesels dévellopant 15200ch entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 22 nœuds

Armement : six canons de 127mm et vingt canons de 25mm

Aviation : 24 hydravions

Ravitailleur d’hydravions Nisshin

Nisshin.jpg

-Le Nisshin est mis sur cale à l’Arsenal de Kure le 2 novembre 1938 lancé le 30 novembre 1939 et mis en service le 27 février 1942 (la date tardive de l’achèvement s’expliquant par un incendie survenu le 17 mars 1940).

Le Nisshin est semblable aux Chitose déjà présentés. La construction des seaplane tender n’étant ni limitée par le traité de Washington ni par le traité de Londres, le Japon y voit la possibilité d’augmenter son aviation navale en contournant l’impossibilité de construire un nombre illimité de porte-avions.

Le Nisshin disposait de deux catapultes, de grues pour récupérer les hydravions, de deux hangars et deux ascenseurs pour monter sur le pont les hydravions en l’occurrence 20 appareils montés et 5 démontés.

En 1945/46, le Nisshin est modifié pour pouvoir embarquer des sous-marins de poche mais également jusqu’à 700 mines mais l’embarquement de ses engins mortellement efficaces se fait au détriment de la moitié des hydravions embarqués.

Toujours en service en mars 1950, le Nisshin participe aux opérations contre Hong-Kong puis est engagé en Malaisie et aux Indes Néerlandaises. Il enchaîne par la campagne des Salomons au cours de laquelle il est endommagé par deux bombes.

Réparé il sert durant la campagne de Nouvelle-Guinée, davantage comme transport et mouilleur de mines que comme ravitailleur d’hydravions. Si il termine indemne cette campagne, il n’échappe pas à la destruction lors de la deuxième campagne des Philippines.

Le 5 avril 1953, camouflé sur l’île de Mindanao, le Nisshin est coulé par l’aviation embarquée américaine qui l’attaque à la roquette. Des mines présentes à bord commencent à exploser provoquant un gigantesque incendie. Le navire s’incline sur tribord et sombre.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 11499 tonnes pleine charge 12700 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 192.5m longueur entre perpendiculaires 174m largeur 19.71m tirant d’eau 7m

Propulsion : deux turbines à engrenages alimentées en vapeur par des chaudières développant 47000ch et entraînant deux hélices

Performances : vitesse maximale 28 nœuds distance franchissable : 11000 miles nautiques à 18 noeuds

Armement : six canons de 140mm, dix-huit canons de 25mm, 700 mines en configuration mouillage de mines

Aviation : deux catapultes et vingt-cinq hydravions

Equipage : 633 officiers et marins

Remorqueurs de sauvetage

Remorqueurs de sauvetage classe Tategami

Les cinq remorqueurs de sauvetage classe Tategami ont été construits pour remplacer les nombreux navires civils utilisés comme navires de sauvetage (salvage boat) depuis la guerre russo-japonaise.

-Le Tategami est mis sur cale aux chantiers navals Harima Zosen le 27 mai 1936 lancé le 29 août 1936 et mis en service le 25 janvier 1937. Survivant au conflit, il est démilitarisé et utilisé comme remorqueur civil sous le nom de Tategami Maru jusqu’en 1968 quand il est vendu à la démolition.

-Le Nagaura est mis sur cale aux chantiers navals Harima Zosen le 11 janvier 1940 lancé le 16 mai 1940 et mis en service le 21 octobre 1940. Déployé aux Philippines à partir de juin 1950, il est coulé par l’aviation américaine en février 1953 lors des frappes préparatoires à la reconquête de l’archipel par les américains, opération déclenchée le 8 mars 1953.

-Le Miura est mis sur cale aux chantiers navals Mitsubishi Heavy Industries de Shimonoseki le 5 mai 1944 lancé le 7 septembre 1944 et mis en service le 25 décembre 1944. Il survit lui aussi au conflit. Démilitarisé et rebaptisé Miura Maru, il est utilisé par un opérateur privé japonais jusqu’à sa vente à la démolition en 1967.

-Le Yumihari est mis sur cale aux chantiers navals Mitsubishi Heavy Industries de Shimonoseki le 15 juillet 1944 lancé le 16 décembre 1944 et mis en service le 12 mars 1945. Déployé en Chine, il est coulé au large de Shanghaï par des destroyers américains lors de l’opération Boxer.

-Le Hanashima est mis sur cale aux chantiers navals Mitsubishi Heavy Industries de Shimonoseki le 23 octobre 1944 lancé le 15 mars 1945 et mis en service le 8 juillet 1945. Coulé à Yokohama en juillet 1954, relevé, jugé irréparable, il est démoli en 1955.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 825 tonnes (813 tonnes pour le Nagaura)

Dimensions : longueur hors tout 53.5m (50.5m à la flottaison 49m entre perpendiculaires) largeur 9.5m tirant d’eau 3.3m

Propulsion : deux machines à verticale à expansion (reciprocating engines) alimentées en vapeur par deux chaudières mixtes développant 2278ch (2375ch pour le Nagaura) entraînant deux hélices

Performances : vitesse maximale 15.37 nœuds (15.24 nœuds pour le Nagaura) distance franchissable environ 1000 miles nautiques à 10 nœuds

Armement : deux canons de 25mm et six charges de profondeur

Equipage : 64 hommes (neuf officiers et cinquante-cinq membres d’équipage)

Remorqueurs de sauvetage classe Kasashima

Les deux remorqueurs de sauvetage de classe Kasashima sont une version réduite des précédents, ce choix s’expliquant par un manque de budgets obligeant la marine impériale japonaise à faire des choix.

-Le Kasashima (ex-Hashima) est mis sur cale aux chantiers navals Harima Zosen le 15 décembre 1937 lancé le 8 mars 1938, mis en service le 27 mai 1938 sous le nom d’Hashima, étant rebaptisé le 25 octobre 1940. Toujours en service en mars 1950, il est finalement coulé par des avions américains au large de Formose en février 1954.

-Le Futakami est mis sur cale aux chantiers navals Harima Zosen le 21 octobre 1938 lancé le 27 mars 1939 et mis en service le 30 avril 1939. A la différence de son sister-ship, il survit au conflit, étant démilitarisé et utilisé dans le civil jusqu’au milieu des années soixante.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 610 tonnes

Dimensions : longueur 40m largeur 8.8m tirant d’eau 4.3m

Propulsion : deux machines verticales à expansion alimentées en vapeur par deux chaudières Kampon développant 2033c (2249ch pour le Futakami) entraînant deux hélices

Performances : vitesse maximale 14.14 nœuds (14.54 nœuds pour le Futakami)

Ravitailleurs de sous-marins

Avant-propos

Après des expériences sans lendemain au cours du XIXème siècle, le sous-marin moderne ou plutôt le torpilleur submersible apparaît à la fin du siècle sous l’impulsion d’hommes de talent comme l’américain John Holland ou le français Maxime Laubeuf.

Ce petit cigare de métal aux performances incertaines et improbables jusqu’au premier conflit mondial impose un soutien logistique encore plus important que les navires de surface non seulement en raison d’une certaine fragilité mais également parce ces sous-marins ne pouvaient pas embarquer beaucoup de pièces détachées nécessaires aux menues réparations.

Conséquence logique, les différentes marines s’équipent de navires adaptés au soutien de ces drôles de navires qui ne vont pas tarder à semer la terreur sur les océans.

Comme pour les navires-ateliers, les premiers submarine tender étaient des navires militaires déclassés avant le passage aux constructions neuves permettant aux différentes marines de construire des ravitailleurs de sous-marins adaptés à leurs besoins.

Le Japon n’échappe pas à la règle et la Nihon Kaigun va s’équiper elle aussi de ravitailleurs de sous-marins, de submarine tender.

Ravitailleur de sous-marin Komahashi

-Le Komahashi est mis sur cale au Sasebo Kaigun Kosho (Arsenal Impérial de Sasebo) le 7 octobre 1912 lancé le 21 mai 1913 et mis en service le 20 janvier 1914.

Construit comme cargo, ce navire va connaître une carrière riche et variée puisqu’il change de fonction à plusieurs reprises. Il devient ravitailleur de sous-marins le 23 mai 1914, navire de défense côtière de 2ème classe le 16 août 1914, navire de récupération de torpilles le 1er avril 1920 avant d’être à nouveau classé ravitailleur de sous-marins le 1er décembre 1924, classification qu’il gardera jusqu’à son désarmement en septembre 1945.

Quatre ans et demi plus tard, le Japon attaque les Etats-Unis. Le réarmement du Komahashi est étudié mais le navire est en trop mauvais état (crique de fatigue dans la coque, propulsion à bout).

Désarmé le 17 avril 1950, il devient simple ponton à Kure. Il est miraculeusement épargné par les bombes américaines jusqu’au 17 juillet 1954 quand des F4U Corsair l’attaque, ne lui laissant aucune chance. Touché par des roquettes et des bombes de 227kg, le navire devient un brulôt avant de chavirer dans le port. L’épave est relevée à l’automne 1955 et démolie.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 1143 tonnes (1932 : 1688 tonnes)

Dimensions : longueur 64.01m (à la flottaison) largeur 10.67m tirant d’eau 3.55m

Propulsion : (origine) deux machines verticales à triple expansion (VTE) alimentées en vapeur par quatre chaudières scotch développant 1824ch et entraînant deux hélices

(après 1932) deux moteurs diesels Ikegai, deux chaudières mixtes Kampon 1800ch deux hélices

Performances : vitesse maximale 13.9 nœuds (14 nœuds après 1932)

Armement : (1914) trois canons QF 12 pounder 12 cwt (v.1932) trois canons QF 12 pounder 12 cwt, un canon de 80mm, six canons de 25mm, des charges de profondeur

Equipage : 86 hommes (102 hommes après 1932)

Ravitailleurs de sous-marins classe Jingei

La construction des deux unités de classe Jingei est prévu dans le cadre du plan naval «8-8», plan plus connu pour la construction d’un puissant corps de bataille (huit cuirassés et huit croiseurs bataille) que pour la construction de cent sous-marins qui nécessitaient naturellement des navires de soutien.

Comme pour les navires construits à l’étranger, les Jingei devaient servir à la fois de navire de soutien (pour neuf sous-marins type Kaichu) et de navire de commandement. Prévus pour déplacer 14500 tonnes, les Jingei ne feront que 8500 tonnes pour respecter les clauses du traité de Washington (1922).

-Le Jingei est mis sur cale aux chantiers navals Mitsubishi sis à Nagasaki le 16 février 1922 lancé le 4 mai 1923 et mis en service le 30 août 1923.

Toujours en service en mars 1950, le Jingei reste d’abord au Japon avant de rallier Singapour pour soutenir les sous-marins japonais opérant dans la région. En février 1953, il doit se replier sur les Philippines mais le 21 février alors qu’il ralliait Manille, il est torpillé par un sous-marin américain, sombrant rapidement ne laissant que peu de survivants.

-Le Chogei est mis sur cale aux chantiers navals Mitsubishi sis à Nagasaki le 11 mars 1922 lancé le 24 mars 1924 et mis en service le 2 août 1924. A la différence de son sister-ship, le Chogei survit au conflit non sans avoir été endommagé à plusieurs reprises.

Saisi par les américains à Yokosuka en août 1954 _coulé par petit fond mais pas lourdement endommagé_ le navire est démilitarisé, utilisé comme transport par l’Administration de Surveillance avant d’être ferraillé en 1965.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 5243 tonnes pleine charge 7801 tonnes. Les navires s’alourdissent et en 1950, les déplacements sont respectivement de 6340 et de 8421 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 125.40m (123m à la flottaison) largeur 16.22m (17.15m après 1935) tirant d’eau 6.28m (6.60m après 1935)

Propulsion : deux turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par des chaudières Kampon (six pour le Jingei et cinq pour le Chogei) développant 7500ch et entraînant deux hélices

Performances : vitesse maximale 18.5 nœuds (16.5 nœuds après 1935) distance franchissable 10400 miles nautiques à 14 nœuds

Capacités : 1900 tonnes de carburant, vingt-sept torpilles et trois périscopes

Aviation : un hydravion

Armement : quatre canons de 140mm, deux canons de 76.2mm et deux mitrailleuses de 7.7mm. L’armement est modifié durant le conflit avec l’embarquement en remplacement des canons de 76.2mm et des mitrailleuses de 7.7mm par huit canons de 25mm en quatre affûts doubles

Equipage : 364 officiers et marins (Jingei) 399 officiers et marins (Chogei)

Ravitailleur de sous-marin Taigei

Taigei futur Ryūhō (1934).jpg

-Le Taigei est mis sur cale à l’Arsenal de Yokosuka le 12 avril 1933 lancé le 16 novembre 1933 et mis en service le 31 mars 1934.

La construction de ce navire répond à la fois à un besoin logistique mais également au besoin de contourner les limitations des traités de Washington et de Londres, le Japon construisant des pétroliers, des ravitailleurs d’hydravions, des ravitailleurs de sous-marins qui pourraient éventuellement être transformés en porte-avions une fois les traités rendus caducs.

La construction du Taigei marqua l’introduction massive de la soudure en remplacement du rivetage jusque là utilisé. Cette technique de construction permettait un gain en terme de poids et de durée de construction mais le manque d’expérience des ouvriers entraîna de nombreuses criques dans la coque.

Pour ne rien arranger, un compartimentage mal pensé et mal conçu le rendait vulnérable en cas de dégâts. A cela s’ajoutait des problèmes de diesels. Il faudra attendre septembre 1938 pour que le navire soit considéré comme pleinement opérationnel.

Toujours en service en mars 1950, le ravitailleur de sous-marins opère d’abord depuis le Japon et la base navale de Kure avant de rallier Kaoshiung au sud de Formose en septembre 1950. C’est ensuite Singapour qui lui sert de base de juin à octobre 1951. Cela lui vaut d’être endommagé par plusieurs bombes lors de raids menés notamment par la RAAF.

Replié à Haïphong en novembre 1951, il y reste jusqu’à la fin de l’année quand la marine japonaise décide de le transformer en porte-avions.

Rentrant au Japon, il est immobilisé à l’Arsenal de Yokosuka pour subir quasiment un an de travaux, le nouveau porte-avions rebaptisé Zuikaku est officiellement remis en service le 5 décembre 1952.

Sa carrière va être courte moins de six mois puisqu’il est coulé en compagnie du Katsuragi le 17 avril 1953 lors du début de la campagne visant les Carolines et les Mariannes.

Des nuées de chasseurs-bombardiers, de bombardiers en piqué et d’avions-torpilleurs s’acharnent sur les deux porte-avions qui finissent par couler, l’ancien ravitailleur de sous-marin chavirant après avoir encaissé huit bombes et six torpilles.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 10500 tonnes

Dimensions : longueur 215.65m largeur 19.58m tirant d’eau 6.67m

Propulsion : quatre moteurs diesels, 14000ch, deux hélices

Performances : vitesse maximale 20 nœuds distance franchissable 8000 miles nautiques à 18 nœuds

Protection : aucune

Aviation : deux catapultes et trois hydravions

Armement : quatre canons de 127mm en affûts simples et huit canons de 25mm en quatre affûts doubles

Equipage : nc

Navires hydrographiques

Navires hydrographiques classe Tsukushi

IJN Tsukushi.jpg

Le Tsukushi

De tout temps, les marines ont étudié les océans, les vents, la météo, des études capitales pour déployer les escadres. Ce n’est cependant que tardivement que des navires spécialisés, des navires hydrogaphiques ou survey ship ont été construits.

La marine japonaise à longtemps utilisé des navires civils dans ce rôle mais ces navires étaient mal adaptés et surtout trop lents pour opérer en zones de combat. Il faut donc des navires hydrographiques militaires construits dès l’origine pour ce rôle.

En 1930, la marine impériale japonaise proposa la construction de deux navires hydrogaphiques de 1600 tonnes mais fût incapable d’obtenir les financements nécessaires. En 1937, la Nihon Kaigun obtient les financements pour la construction de deux navires de 1400 tonnes, formant la classe Tsukushi.

Sur le plan technique, les navires sont conçus pour être très manoeuvrant avec un armement conséquent pour des navires de ce type. Ces navires disposaient également d’un hydravion pour des missions de reconnaissance.

-Le Tsukushi est mis sur cale aux chantiers navals Mitsubishi sis à Yokohama le 17 janvier 1940 lancé le 29 novembre 1940 et mis en service le 17 décembre 1941.

Ce navire effectue des campagnes importantes autour du Japon mais également en Chine et dans certaines régions où le Japon prévoit d’attaquer. Ces campagnes suscitent des protestations diplomatiques de la France, de la Grande-Bretagne, des Pays-Bas et des Philippines ce qui oblige le Japon à faire preuve de ruse et de dissimulation.

Toujours en service en mars 1950, il est déployé aux Philippines de novembre 1950 à septembre 1951 avant de rallier la Nouvelle-Guinée pour une campagne hydrographique menée d’octobre 1951 à janvier 1952.

Utilisé alors comme transport, le Tsukushi saute sur une mine américaine au large de la Nouvelle-Guinée en juin 1952. Il coule rapidement ne laissant que 98 survivants récupérés par d’autres navires japonais présents dans le secteur.

-Le Miho est mis sur cale aux chantiers navals Mitsubishi sis à Yokohama le 5 janvier 1941 lancé le 12 novembre 1941 et mis en service le 30 décembre 1942.

Toujours en service en mars 1950, il reste déployé au Japon durant toute la guerre ce qui explique qu’il survit à la guerre non sans avoir été endommagés à plusieurs reprises par des bombes d’aviation ainsi que des mitraillages d’avions américains.

Saisi en août 1954 à Maizuru par les australiens et les néo-zélandais, le Miho est démilitarisé et utilisé comme navire de transport par l’Administration de Surveillance. Il est finalement vendu à la démolition en 1972.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 1422 tonnes

Dimensions : longueur 79.30m largeur 10.60m tirant d’eau 3.65m

Propulsion : trois moteurs diesels MAN Mk.3 Model 10 développant 5700ch et entraînant trois hélices. Présence de deux chaudières Kampon Ho-Go.

Performances : vitesse maximale 19.7 nœuds distance franchissable 8000 miles nautiques à 16 nœuds

Batellerie : 4 embarcations de 10m

Senseurs hydrographiques

Un derrick de 4 tonnes pour l’aviation

Armement : 4 canons de 120mm et quatre canons de 25mm, tous antiaériens

Equipage : 128 officiers et marins pour la conduite du navire, 65 hydrographes et météo

Navires de recherche océanographique type Kaiyo N°1

Les navires de recherche océanographique type Kaiyo n°1 ont été construits à la fin des années trente suite à une demande de la marine impériale pour renforcer ses données météo et océanographiques, des données capitales par exemple pour l’artillerie et l’aviation embarquée.

Bien que dépendant du département hydrographique de la marine et sous l’autorité du ministre de la Marine, les navires portaient le pavillon civil, les membres d’équipage avaient le statut civil à l’exception de quelques officiers mariniers. Les six navires ont été construits par le chantier naval Mitsubishi sis à Shimonoseki.

-Le Kaiyo n°1 est mis sur cale le 1er mars 1939 lancé le 1er juillet 1939 et mis en service le 9 octobre 1939.

-Le Kaiyo n°2 est mis sur cale le 1er juillet 1939 lancé le 4 octobre 1939 et mis en service le 23 décembre 1939

-Le Kaiyo n°3 est mis sur cale le 3 mars 1941 lancé le 22 octobre 1941 et mis en service le 17 juin 1942

-Le Kaiyo n°4 est mis sur cale le 23 mai 1941 lancé le 20 janvier 1942 et mis en service le 17 juillet 1942.

-Le Kaiyo n°5 est mis sur cale le 6 avril 1942 lancé le 12 novembre 1942 et mis en service le 28 février 1943.

-Le Kaiyo n°6 est mis sur cale le 6 avril 1942 lancé le 12 décembre 1942 et mis en service le 31 mars 1943.

Sur ces six navires, quatre sont coulés (le n°1 par l’aviation, le n°3 par une mine, les n°5 et 6 par des sous-marins), les n°2 et 4 survivants, étant utilisés après guerre comme navire de transport puis comme navire hydrographique civil jusqu’à leur vente à la démolition survenue au cours des années soixante.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 200 tonnes pleine charge 277 tonnes

Dimensions : longueur 37m largeur 6.8m tirant d’eau 3.3m

Propulsion : un diesel «intermédiaire» développant 400ch et entraînant une hélice

Performances : vitesse maximale 11 nœuds distance franchissable 7000 miles nautiques à 10 nœuds

Armement : une mitrailleuse de 13.2mm et une mitrailleuse de 7.7mm, des charges de profondeur

Equipage : 44 officiers et marins

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