Japon (61) Armée de Terre (1)

ARMEE DE TERRE

Une histoire de l’armée de terre japonaise

Les origines

En 1853, le commodore Perry force l’entrée de la baie d’Edo et oblige le Japon replié sur lui même à s’ouvrir à l’occident et notamment au commerce. Ce contact musclé impose au Japon de choisir entre deux voies : une décadence à la chinoise ou une résistance ferme à l’impérialisme occidental.

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Japon (57) Bases et Arsenaux

BASES ET ARSENAUX

Avant-Propos

Alfred T. Mahan

le théoricien américain Alfred T. Mahan

Comme l’à si bien dit Alfred Mahan, une marine sans ailes c’est à dire sans bases appartient au passé. Si les marines antiques ont pu se passer de bases solidement outillées, les marines à voile et plus encore les marines de l’acier et de la vapeur ne peuvent se passer de bases parfaitement outillées.

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Japon (47) Aéronavale (1)

AERONAVALE

Avant-propos

Longtemps la vision du combat naval s’est limité à l’œil humain parfois aidé par des instruments optiques. Aussi performants soit-ils ces capteurs étaient limités par l’horizon terrestre. L’apparition de capteurs aériens laissa augurer la possibilité de voir au delà de la colline ou de l’horizon.

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Japon (17) Cuirassés et Croiseurs de bataille (1)

CUIRASSES ET CROISEURS DE BATAILLE

Avant-propos

Les origines……

En 1866, treize ans après l’irruption en baie d’Edo (futur Tokyo) de l’escadre du commodore Perry, le Japon fait sa mue, en décidant de s’ouvrir au monde après deux siècles de fermeture aux influences extérieures.

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Japon (13) Marine Impériale (6)

Marines Soleil Levant

Pendant le combat naval ressemblait davantage à une bataille terrestre qu’autre chose. On cherchait l’abordage pour permettre à des soldats embarqués de prendre le contrôle du navire ennemi.

Pas étonnant donc que les différentes marines disposaient d’unités d’infanterie plus ou moins conséquentes, certaines quasi-anonymes (les compagnies de débarquement) et d’autres bien plus prestigieuses (Royal Marines, Infanterie coloniale issue des Compagnies de la mer, Tercio de Armada).

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Japon (8) Marine Impériale (1)

HISTOIRE ET EVOLUTION DE LA MARINE JAPONAISE

Avant-Propos

La Dai-Nippon Teikoku Kaigun ou Nihon Kaigun voit le jour en 1869, trois ans après la renaissance impériale et le début de l’ère Meiji. Cette marine connait une rapide évolution tant qualitative que quantitative.

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Japon (6) Géopolitique (1)

GEOPOLITIQUE DU JAPON

Avant-Propos

En septembre 1948, quand le second conflit mondial éclate en Europe, le Japon est la puissance majeure en Asie du Nord-Est et même en Asie en général.

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Japon (3) Histoire (2)

L’ère Meiji (1868-1912) : le Japon entre dans le monde moderne

La mise en place d’un nouveau régime impérial

Meiji

L’empereur Meiji (1852-1912)

Dès la mise en place du nouveau régime impérial, deux clans se partagent le pouvoir, le clan Satsuma et le clan Choshu, formant ce qu’on à appelé l’oligarchie de Meiji.

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Japon (1) Avant-Propos

UNE AUTRE SECONDE GUERRE MONDIALE
TOME 5 : LE JAPON ET SES ALLIES

AVANT PROPOS

Après plus d’un an consacré aux Etats-Unis (septembre 2015-décembre 2016), je passe enfin à un nouveau tome de l’oeuvre d’une vie, une uchronie consacré à une seconde guerre mondiale alternative.

Après un tome 1 consacré à la France trop détaillé, un tome 2 à l’Allemagne commencé d’une certaine façon (aussi détaillée que la France) et terminée d’une autre (plus synthétique), j’ai trouvé avec le tome 3 consacré à la Grande-Bretagne un véritable équilibre, ni trop détaillé pour perdre le lecteur ni trop synthétique pour ne pas donner suffisamment de chair, de corps à un récit que j’espère vivant et passionnant.

Avec le Tome 4 consacré aux Etats-Unis, j’ai poursuivi le même modèle que le Grande-Bretagne mais en ajoutant des informations sur l’après guerre ce qui m’à conduit à devoir anticiper sur le conflit dans le Pacifique mais également sur le conflit en Europe ce qui va me pousser à mettre à jour certains faits avancés dans le tome 1 notamment les constructions navales.

J’espère ainsi avoir le temps (mais j’en doute) de mettre à jour le tome 1 sur la France pour que l’oeuvre soit la plus cohérente possible. Néanmoins si je n’ai pas le temps, je tiens à préciser que si il y à contradiction entre deux événements, c’est l’écrit le plus récent qui prime.

Avec ce Tome 5 consacré au Japon, j’espère atteindre enfin un vrai équilibre. J’espère surtout le rediger plus rapidement pour enfin pouvoir rédiger le récit du conflit.

L’organisation de ce tome sera semblable aux précédents avec tout d’abord une présentation historique, synthétique voir sommaire pour l’histoire avant le point de divergence (novembre 1939), plus détaillée ensuite.

La deuxième partie sera consacrée à la géopolitique du Japon, la volonté de créer une sphère de coprospérité (un empire colonial en termes moins hypocrites), les relations internationales avec les Etats-Unis, l’URSS, la France, la Grande-Bretagne _ennemis potentiels_ mais aussi les relations avec l’Allemagne nazie et l’Italie fasciste _alliés plus ou moins importants_ . Il sera également l’occasion de parler des alliés japonais qu’ils soient officiels ou officieux.

La troisième partie sera consacrée à l’histoire de la Marine japonaise, les prémices lointains, l’histoire moderne (avec l’oeuvre d’un ingénieur maritime français Emile Bertin) et son évolution durant la Pax Armada.

La quatrième partie sera consacrée aux armes de la marine japonaise qui se distinguent guère des autres pays participants au conflit sauf peut être dans le domaine des torpilles et les redoutables «Long Lance».

La cinquième partie sera consacrée aux cuirassés et croiseurs de bataille japonais avec certains navires anciens mais aussi des navires modernes très puissants, les quatre Yamato avec leurs neuf canons de 460mm n’ayant aucun équivalent dans le monde.

Dans le domaine des porte-avions, les japonais n’ont rien à envier aux américains. L’Aéronavale japonaise est une arme d’élite avec des pilotes très entraînés qui allaient faire passer de sales moments aux navires et aux avions américains. Elle va cependant peiner à se renouveler et à croître ses moyens, son déclin contrastant cruellement avec l’expansion de l’aéronavale américaine.

La septième partie sera consacrée aux croiseurs lourds, objet d’une course remplaçant celle des cuirassés entre le Japon et les Etats-Unis après le traité de Washington. Ces puissants navires vont se heurter violemment à leurs homologues américains.

La huitième partie sera consacrée aux croiseurs légers. Si le Japon va s’illustrer dans le domaine des croiseurs lourds, dans le domaine des croiseurs légers, il va se montrer un peu en retrait, n’ayant guère d’appétence pour ce type de navires.

La neuvième partie sera consacrée aux destroyers. Avec la classe Fubuki, les japonais vont mettre en place une sorte d’étalon mondial du destroyer obligeant les autres grandes marines à réagir selon la maxime qui veut que l’adoption d’un système d’armes par un pays impose aux autres de s’en équiper. Les classes suivantes mis à part les Akitzuki ne seront que des redites des Fubuki.

La dixième partie sera consacrée aux sous-marins. Ces derniers occupent une place importante dans la stratégie navale nippone.

Les résultats vont être cependant décevants en raison de déficiences techniques, de classes multiples générant des problèmes logistiques et un choix contestable de viser les navires de guerre plutôt que les navires de soutien ou les navires marchands.

On verra même certains commandants de sous-marins être sanctionnés pour avoir utilisé leur pouvoir de nuisance et de destruction contre des navires de charge plutôt que contre des escorteurs !

La onzième partie sera consacrée aux navires légers. A la différence des américains, les japonais ne s’équiperont que de peu de navires légers qu’il s’agisse de véloces vedettes lance-torpilles, de patrouilleurs ou d’escorteurs, l’escorte étant méprisée par une marine où régnait un esprit offensif et quand la décision fut prise d’investir dans l’escorte, il était déjà trop tard……. .

Même chose pour les navires de soutien. Comme nous le verrons dans la douzième partie, la logistique sera négligée, le manque de navires de maintenance et de ravitaillement empêchant de tirer le maximum du potentiel de navires de combat dont les capacités n’avaient rien à envier à celles de leurs ennemis américains (sans compter l’entrainement de leurs équipages sans équivalent notamment dans le combat de nuit).

La treizième partie sera consacrée à l’aéronavale qu’il s’agisse de l’aviation embarquée, de l’hydraviation et d’unités basées à terre. La rivalité avec l’aviation de l’armée de terre va générer de regrettables doublons et faire perdre du temps et des moyens au Japon, doublons d’autant plus regrettables que le pays n’en à pas les moyens.

La quatorzième partie sera consacrée à l’infanterie de marine japonaise et aux navires amphibies, le Japon étant le premier pays à mettre en service un LSD.

La quinzième partie sera consacrée aux bases et aux arsenaux japonais. On parlera essentiellement des bases métropolitaines comme Kure Maizuru Sasebo et Yokosuka mais également des bases en outre-mer ainsi que des facilités offertes notamment par la Thaïlande.

Le Japon va également réutiliser des bases ennemies capturées mais faute de temps et de moyens, leur impact sur la stratégie et la logistique japonaise seront limitées.

La seizième partie sera consacrée à l’ordre de bataille de la marine japonaise en septembre 1948 ainsi que les constructions décidées durant le conflit.

La dix-septième partie sera consacrée à l’armée de terre japonaise, son histoire, l’organisation de ses grandes unités, ses uniformes, ses armes et ses véhicules.

Enfin la dix-huitième et dernière partie sera consacrée à l’armée de l’air qui comme pour les Etats-Unis est semi-autonome, dépendant du haut commandement de l’armée de terre.

On étudiera son histoire, son organisation, ses tactique et l’évolution de son parc aérien qui de bonne facture en septembre 1948 va peu à peu décliner, la faute à une industrie incapable de fournir autant d’avions que son homologue américaine.

Et comme d’habitude je vous souhaite une agréable lecture. N’hésitez pas à laisser des commentaires et à recommander ce blog à vos amis amateurs d’uchronie

Claus,maître d’Uchronia

9-Croiseurs légers (1)

9°) CROISEURS LEGERS

Préambule

Le croiseur cuirassé Amiral Charner torpillé le 8 février 1916

Le croiseur cuirassé Amiral Charner torpillé le 8 février 1916

En 1914, la Royale entra en guerre sans croiseurs légers à la différence des autres marines européennes qui disposaient toutes de navires d’un déplacement d’environ 3000 tonnes, rapides et bien armés (canons de 100 à 152 mm).

Pour opérer dans l’Adriatique, pour patrouiller dans le canal d’Otrante afin d’empêcher une éventuelle percée de la flotte austro-hongroise en Méditerranée, la marine nationale du utiliser de poussifs croiseurs cuirassés.

Cette carence était connue depuis longtemps, le Conseil Supérieur de la Marine s’étant penché sur le problème dès le 17 mai 1909 mais la multiplication des projets fit qu’aucun navire n’était prêt au moment de la déclaration de guerre.

Schéma du convoyeur d'escadrilles

Schéma du convoyeur d’escadrilles

Il s’en était fallu de peu puisque le 10 juin 1914, un projet définitif de «convoyeur d’escadrilles» est présenté et accepté par le Comité technique et approuvé par le ministre de la marine Armand Gauthier De l’Aube, répondant au besoin exprimé par le programme naval de 1912 de dix «éclaireurs d’escadre».

La décision est alors prise de commander trois navires : deux à des chantiers et un troisième baptisé Lamotte-Picquet à l’Arsenal de Toulon qui en est informé par une décision ministérielle du 17 juillet 1914. Les trois navires prévus affichaient les caracteristiques suivantes :

-Déplacement : 4500 tonnes

-Dimensions : longueur 138m de long largeur 13.80m tirant d’eau 4.80m

Propulsion : quatre turbines développant 40000 ch et entrainant 4 hélices

-Vitesse maximale : 29 nœuds

-Rayon d’action : 3300 miles à 16 nœuds et 775 miles à 29 nœuds

-Protection : cuirassé de 28mm s’élevant au dessus du premier faux pont dans la région centrale (chaudières et machines) avec traverse de 16mm sur l’avant de la chaufferie avant et traverse de 14mm à l’arrière du compartiment arrière des turbines

-Armement : 8 canons de 138mm (modèle 1910) en deux affûts superposés sous des masques dans l’axe à l’avant et à l’arrière et deux latéraux en casemates, 2 canons de 47mm et quatre tubes lance-torpilles de 450mm.

-Équipage : 17 officiers et 340 hommes

La mise sur cale du Lamotte-Picquet était prévue en novembre 1914 et n’aura bien sur pas lieu en raison du conflit. Ce n’était que partie remise car de ce projet de convoyeur d’escadrilles allait déboucher une classe de trois croiseurs légers de 8000 tonnes, les Duguay-Trouin qui symboliseront avec les Jaguar et les Bourrasque la renaissance de la marine nationale sous le magistère attentif d’hommes comme Georges Leygues ou François Darlan.

CL Duguay Trouin

Le Duguay Trouin et ses deux sister-ships symbolisent le renouveau de la Royale

En attendant, la marine nationale fit feu de tout bois. Les clauses navales du traité de Paix signé à Versailles le 28 juin 1919 limitent grandement les forces navales allemandes. Les grands bâtiments gagnent Scapa Flow mais se sabordent le 21 juin 1919.

Il ne reste donc plus que des navires légers. Si la Grande Bretagne et les États Unis n’ont pas besoin de navires supplémentaires, la France et l’Italie ont des carences urgentes pour compenser les pertes de la guerre et l’usure du conflit pour de nombreux navires.

Après de longues discussions toutefois le Conseil Suprême allié dans sa séance du 26 novembre 1919, autorise la France à choisir parmi les navires restants des marines allemandes et austro-hongroises, cinq croiseurs légers et dix torpilleurs.

Le Thionville ex-SMS Novarra de la marine austro-hongroise

Le Thionville ex-SMS Novarra de la marine austro-hongroise

La Royale choisit ainsi quatre croiseurs légers allemands et un croiseur austro-hongrois en l’occurence le SMS Köninsberg rebaptisé Metz et en service de 1921 à 1929, le SMS Regensburg rebaptisé Strasbourg et en service de 1922 à 1929, le SMS Stralsund rebaptisé Mulhouse en service de 1920 à 1931, le SMS Kolberg rebaptisé Colmar et utilisé de 1921 à 1927 et enfin le SMS Novarra, l’ancien croiseur austro-hongrois étant rebaptisé Thionville et utilisé de 1922 à 1932.

L’acquisition d’anciens croiseurs allemands et austro-hongrois n’était qu’une solution paliative pour remplacer les navires trop usés pour être maintenus en service. Il fallait donc penser à la construction de navires neufs.

Pas moins de vingt croiseurs légers vont être construits entre 1922 et 1948 pour équiper la marine nationale, un domaine où l’hétérogénéité est de mise

Le croiseur école Jeanne d'Arc

Le croiseur école Jeanne d’Arc

Le croiseur mouilleur de mines Pluton

Le croiseur mouilleur de mines Pluton

En effet, nous y trouverons à la fois les trois croiseurs de 8000 tonnes de classe Duguay-Trouin (Duguay-Trouin, Lamotte-Picquet et Primauguet) en fin de carrière et parfois considéré en raison de leur absence de protection comme de gros contre-torpilleurs, le croiseur-école Jeanne d’Arc qui se transformera rapidement en navire de guerre une fois le conflit déclenché, du croiseur mouilleur de mines Pluton au destin tragique mais également le «Lévrier des Mers», le splendide mais fragile Emile Bertin.

Le croiseur Emile Bertin

Le croiseur Emile Bertin

Ce dernier servit de véritable prototype aux croiseurs de 7600 tonnes de classe La Galissonnière (La Galissonnière,  Jean de Vienne, La Marseillaise, Gloire, Montcalm et Georges Leygues), navires aux lignes modernes et racées pour l’époque.

Le croiseur léger La Galissonnière en 1936

Le croiseur léger La Galissonnière en 1936

Ces derniers furent eux mêmes suivis d’une version améliorée en l’occurrence les six croiseurs légers de classe De Grasse (De Grasse Chateaurenault Guichen Latouche-Tréville Gambetta et Condé) auxquels s’ajoute l’unique croiseur léger antiaérien Waldeck Rousseau, navire destiné au commandement de l’Escadre Légère du Nord et qui annonce les futurs croiseurs légers de l’après guerre.

L’approche de la guerre ralentit sans interrompre le remplacement des Duguay-Trouin qui est assuré par le vote de la tranche 1946 (un croiseur léger type C6) et de la tranche 1948 (deux croiseurs légers type C6), des navires baptisés Dupuy de Lôme, Sully et Louvois étaient à différents stades de construction quand la seconde guerre mondiale éclata, ces trois croiseurs formant la classe Dupuy de Lôme.