URSS (41) Navires amphibies et troupes de marine

NAVIRES AMPHIBIES ET TROUPES DE MARINE

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Fin du conflit pour les fusiliers marins soviétiques qui posent pour la photo sur les hauteurs de Port Arthur

Avant-propos

Si vous demandez à une personne lambda quand sont apparues les débarquements, les opérations amphibies, il y à de grandes chances pour qu’il vous réponde la seconde guerre mondiale.

Les opérations amphibies sont en réalité aussi vieilles que la guerre sur mer puis qu’avant la mise au point de l’artillerie les hommes se battaient sur les flots comme sur terre sauf que le milieu était nettement plus hostile et constituait un facteur de victoire comme de défaites.

C’est ainsi que dans l’Antiquité, les trirèmes grecques et les romaines embarquaient un détachement d’hoplites ou de légionnaires. Ce détachement avait une double fonction : maintenir l’ordre au sein de ce qu’on appelle en France la chiourme, les rameurs qui n’étaient pas forcément des hommes libres et prendre à l’abordage les navires ennemis.

Faute d’armes tirant à longue portée, la tactique la plus souvent utilisée était la collision pour briser les rames et ainsi immobiliser le navire. Les soldats embarqués prenaient le navire à l’abordage pour achever le travail. C’est ainsi que les romains inventèrent le corvus (corbeau), une passerelle mobile facilitant le passage d’un navire à l’autre.

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Corvus

Au Moyen Age si la marine à voile se développa, les galères restèrent présentes jusqu’à l’époque moderne période à laquelle la voile supplanta définitivement la rame.

Comme dans l’Antiquité, tous les navires militaires embarquaient un détachement militaire à la fois pour surveiller les marins _pas toujours dociles, disciplinés et sécures_ mais aussi pour prendre à l’abordage les navires capturés dans les guerres de course.

Si il y eut des batailles navales entre escadres, la tactique dominante était celle de la descente avec l’arrivée d’un ou de navires à proximité d’un port ennemi, la mise à terre de troupes et la destruction des installations portuaires de l’ennemi, le raid de Drake contre Cadix du 12 avril au 6 juillet 1587 retardant l’expédition de l’Invincible Armada.

Avec les améliorations de l’artillerie, les marines combattent en escadres, en ligne (d’où l’expression navire de ligne pour désigner les capital ship), réservant la descente aux opérations entre ou-mer.

Magnifiée par la «politique de la canonnière», cette tactique voyait le mouillage d’un navire type sloop ou aviso dans un estuaire, une baie, un delta, la mise à terre d’un détachement militaire (soit la compagnie de débarquement du navire ou des troupes spécifiquement embarquées) et soit l’obtention d’avantages politiques (quand le territoire est occupé par un état constitué) ou l’occupation et la colonisation d’un territoire.

Pour arriver aux débarquements amphibies stricto sensu il faut donc attendre le premier conflit mondial avec l’expédition des Dardanelles. Issue du cerveau fertile de Winston Churchill, cette opération doit aboutir à la prise des détroits, à la neutralisation de l’empire ottoman et au soutien d’un allié russe déjà chancelant.

Cette idée est brillante mais son exécution sera calamiteuse la faute à un manque d’expérience et à une gravissime sous-estimation des capacités ottomanes. Faute d’un concept de RETEX (Retour d’Expérience), le débarquement amphibie sur une côte défendue est vu comme impossible.

Es-ce pour cela que le projet d’un débarquement amphibie sur les côtes baltes fût abandonné ? Ce n’est pas impossible et si l’USMC récupère cette mission c’est parce que personne n’en veut et qu’il faut à tout prix préserver un corps dont l’existence est remise en question.

Voilà pourquoi durant la période 1919-1948, peu de choses sont réalisées, quelques expérimentations sont bien réalisées mais aucune marine ne se dote de plusieurs navires, d’un corpus doctrinal complet qui lui permettrait d’être parfaitement à l’aise dans le domaine des opérations amphibies.

La RKKF n’échappe pas à ce constat. Elle dispose certes de quelques navires hérités de la marine tsariste et d’unités de fusiliers marins mais rien qui ferait de la Flotte des Ouvriers et des Paysans une exception parmi les grandes et les petites marines.

Après le déclenchement de l’opération BARBAROSSA le 21 juin 1950, la marine soviétique va réaliser des débarquements amphibies mais loin des opérations massives menées en Méditerranée et dans le Pacifique.

Il s’agira d’opérations tactiques, de coups de mains pour faciliter la progression du reste des troupes. En clair les opérations de la RKKF et de leurs «Diables Noirs» étaient plus proches des descentes que d’une opération Merkur, Skylock ou Dragon.

Seule l’exception l’opération PIOTR VELIKY lancée le 11 septembre 1953, un débarquement en Crimée doublé d’une opération aéroportée contre Odessa.

Le conflit terminé, la marine soviétique va essayer de préserver l’acquis du conflit en construisant des navires amphibies dédiés pendant que les fusiliers marins obtenaient un accroissement de leurs moyens, faisant des diables noirs l’équivalent du Corps des Marines des Etats-Unis.

Les fusiliers marins soviétiques

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Béret, maillot rayé et bandes de mitrailleuses sur la poitrine, voilà l’image iconique des fusiliers marins soviétiques

Histoire des «Diables Noirs»

Un solide gaillard portant un uniforme bleu marine, un bachi plutôt qu’un casque, un maillot rayé, le torse bardé de bandes de mitrailleuses, des grenades à main accrochées à la taille telle est l’image iconique du fusilier marin soviétique. Surnommés les «diables noirs» voir la «mort noire» par les allemands, ils sont considérés comme des troupes d’élite, les meilleurs soldats de l’Armée Rouge.

Si cette image doit être en partie nuancée, il est évident que les fusiliers marins appartiennent au haut du panier des forces d’infanterie soviétiques surtout les deux brigades présentes au début du conflit, les unités levées pendant la guerre se montrant nettement moins à leur avantage car manquant de temps pour former et pour amalgamer un personnel issue d’unités et de corps différents.

En juin 1950, la RKKF dispose de deux brigades spéciales de marine, la 1ère BSM au sein de la Flotte de la Baltique avec Liepaja comme base et la 2ème BSM créée seulement en septembre 1949 au sein de la Flotte de la mer Noire avec Sébastopol comme base.

Ces deux brigades sont organisées en un état-major, une unité de transmissions, trois bataillons d’infanterie, un bataillon d’armes lourdes (mortiers et mitrailleuses lourdes), une compagnie d’autos blindées et une compagnie du génie.

A cela s’ajoute les garnisons des différentes bases navales, des garnisons aux effectifs et aux capacités variables. Elles pouvaient aligner entre 1500 et 8000 hommes selon leur importance. Il n’y avait pas de grandes unités spécifiques mais un rassemblement incertain de bataillons et de compagnies indépendantes.

Suite aux exploits des deux BSM, la RKKF décide de crééer deux autres BSM, les 3ème et 4ème BSM mais ces unités composés d’un personnel disparate ne vont pas être au niveau des deux premières. Elles s’illustreront certes mais connaîtront des pertes épouvantablement lourdes comme si ces hommes cherchaient à masquer un complexe d’infériorité vis à vis des deux premières.

Outre les quatre BSM, des unités autonomes existent. On trouve les compagnies intégrées aux flottilles fluviales mais aussi des détachements créés pour une mission, des sections, des compagnies et des bataillons indépendants.

C’est un écheveau difficile à démêler, des unités étant créées, dissoutes, fusionnées puis recrées à tel point que d’un livre à l’autre il y à parfois des différences.

On trouve d’abord des BMS (Brigada Morskoi Strelkovy), des brigades de bataillons de fusiliers marins. Ces unités sont généralement composées de marins sans affectation (des matelots non brevetés par exemple) encadrées par des officiers de l’armée de terre, le tout sous l’autorité de la marine ou de l’armée de terre.

Selon les archives soviétiques, vingt-cinq BMS ont été mises sur pied et au maximum douze simultanément. A la différence des BSM, les Brigade Morskoi Strelkovy étaient des regroupements de bataillons d’infanterie manquant d’unités d’appui et de soutien, leur durée de vie étant forcément limitée.

Au printemps 1952, les dix BMS survivantes sont transférées à l’armée de terre, devenant des divisions de fusiliers.

A la même époque la RKKF lève huit Brigada Morskoi Pekhoty (BMP), des BSM allégées avec un état-major, deux bataillons d’infanterie, une compagnie de mitrailleuses lourdes, une section de mortiers lourds et une compagnie du génie.

Ces brigades vont opérer comme infanterie de choc et comme infanterie amphibie. Le nombre est réduit à huit en septembre 1953, à six en mars 1954 et enfin à quatre en septembre 1954 au moment de la capitulation japonaise, deux BMP et la 2ème BSM participant à l’offensive soviétique en Mandchourie.

On va également trouver jusqu’à soixante-douze bataillons indépendants à la durée de vie souvent limitée, cent-vingt compagnies et un nombre difficile à trouver des détachements ad hoc, toutes ces unités servant aussi bien pour des coups de main que pour des tâches plus ingrates de sécurité et de garnison.

Durant le second conflit mondial, les fusiliers marins vont essentiellement réaliser des coups de main, débarquant dans le dos de l’adversaire pour faciliter une offensive terrestre.

Ils pouvaient aussi mener des coups de main contre des zones moins protégées à l’arrière du front. On verra même des fusiliers marins opérer en liaison avec les parachutistes des VDV voir avec les partisans.

Durant la première phase du conflit quand les allemands semblaient invincibles, les fusiliers marins étaient utilisés comme infanterie de choc, comme vrais bouche-trous pour tenter de colmater le front ou éviter que la retraite ne se transforme en déroute.

Comme le dirait un officier allemand lettré et fin connaisseur de l’histoire «Quand vous entendiez leur cri de guerre Polundra vous ne pouviez vous empêcher de frissonner. Je pensai que cela devait être la même chose lors des guerres d’Italie et de la furia francese».

Ce qui est certain qu’à la fin du conflit la marine soviétique décide de préserver l’héritage en matière d’opérations amphibies, chaque flotte dispose d’une brigade de fusiliers marins destinée aux opérations amphibies avec des navires spécialisés.

Cette brigade était organisée en un état-major, une compagnie d’état-major, trois bataillons d’infanterie, un bataillon de chars légers amphibies, un bataillon d’artillerie, une compagnie de sapeurs, une compagnie de mortiers lourds.

Organisation des différentes unités

Brigade Spéciale de Marine (BSM)

-En septembre 1945 est créée à Liepaja, la 1ère Brigade Spéciale de Marine (BSM). Cette unité est destinée aussi bien à la défense des côtes qu’à des coups de mains et des raids derrière les lignes ennemies. Cette brigade est organisée de la manière suivante :

-Un état-major

-Quatre bataillons d’infanterie à quatre compagnies d’infanterie et une compagnie d’armes lourdes

-Une compagnie de reconnaissance blindée (chars légers amphibies et autos blindées)

-Une unité de transmission (volume exact inconnu)

-Une compagnie de mitrailleuses lourdes

-Une compagnie du génie

Alors que la brigade est tout juste opérationnelle, les premières informations sur les premières opérations amphibies du second conflit mondial (Weserübung, Bayard, Merkur) arrivent aux oreilles des marins soviétiques qui décident de réorganiser leur 1ère BSM et de créer une deuxième unité au sein de la Flotte de la mer Noire.

Cette nouvelle organisation voit un allègement des unités de combat et une meilleure organisation des moyens d’appui :

-Un état-major

-Une unité de transmission

-Trois bataillons d’infanterie à trois compagnies de combat et une compagnie d’appui

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Mortier de 120mm M1938

-Un bataillon d’armes lourdes avec deux compagnies de mortiers (une de 82 et une de 120mm) et deux compagnies de mitrailleuses

-Une compagnie d’autos blindées avec trois sections d’autos blindées et une section de chars légers

-Une compagnie du génie

Au final on va trouver quatre BSM qui seront reconstituer à plusieurs reprises en raison de pertes abominablement lourdes. Si la 3ème BSM n’est reconstituée qu’une fois, la 4ème BSM l’est deux fois, les 1ère et 2ème BSM le sont trois fois !

L’organisation évolue durant le conflit en tenant du manque de matériel, de cadres formés ou simplement des leçons du conflit. C’est ainsi qu’à la fin du conflit le nombre de bataillons d’infanterie est souvent tombé à deux, que le bataillon d’armes lourdes s’est enrichit d’une compagnie antichar et que la compagnie d’autos blindées à été remplacée par une compagnie de canons d’assaut.

Les BSM survivent au conflit, étant comme nous l’avons vu affectées aux différentes flottes (1ère en Baltique, 2ème en mer Noire, 3ème dans le Pacifique et 4ème au sein de la Flotte du Nord)

Ces brigades étaient organisées en un état-major, une compagnie d’état-major, trois bataillons d’infanterie, un bataillon de chars légers amphibies, un bataillon d’artillerie, une compagnie de sapeurs, une compagnie de mortiers lourds. Dans les années soixante-dix, une compagnie d’éclaireurs s’ajouta pour préparer le débarquement.

Brigades de fusiliers marins (Brigada Morskoi Strelkovy BMS)

Ces unités sont nettement moins célèbres que les BSM. Cela s’explique par plusieurs facteurs : création en plein conflit, nombre plus important, mission nettement plus obscures, le genre de mission qui ne laisse que rarement des récits glorieux et édifiants.

Ces brigades sont en réalités des regroupements de bataillons d’infanterie. Ces bataillons sont organisés en un état-major, trois compagnies de combat et une compagnie d’armes lourdes. Les services sont réduits au minimum, les appuis inexistants puisqu’il y à ni artillerie, ni génie, ni autos blindées.

Leur composition est aussi particulière puisque si les hommes du rang sont issus de la marine, la majorité des officiers sont issus de l’armée de terre. Cela explique aussi pourquoi l’existence des BMS est si peu connue du grand public.

Si vingt-cinq BMS ont été créées (si les archives sont fiables et complètes), il n’y en à jamais eu pas plus de douze en même temps.

Au printemps 1952, les dix BMS survivantes sont transférées à l’armée de terre, devenant des divisions de fusiliers. Si certaines oublieront leurs origines navales d’autres en perpétueront jalousement le souvenir.

Brigada Morskoi Pekhoty (BMP)

Après le transfert des BMS à l’armée de terre, la RKKF décide de créer de nouvelles BSM mais ce projet se heurte à l’opposition de l’armée de terre, au manque de moyens humains et matériels.

La Flotte des Ouvriers et des Paysans décide de créer huit Brigada Morskoi Pekhoty (BMP) qui peuvent être considérées comme des BSM allégées. Pour cela un grand nombre de petites unités sont dissoutes ou regroupées, des compagnies passe de l’infanterie à l’artillerie ou au génie.

Les premières unités sont créées au sein de la Flotte de la Baltique avec quatre BMP numérotées 5, 7,9 et 11. Elles sont opérationnelles respectivement en mars 1953, septembre 1953, février et avril 1954.

Deux BMP sont créées au sein de la Flotte de la mer Noire. Numérotées 6 et 8, elles sont opérationnelles en juin 1953, participant à l’opération PIOTR VELIKY, la première en débarquant du côté de Sébastopol alors que la second arrive en renfort des VDV, les parachutistes largués sur Odessa, surprenant totalement les roumains.

Les deux dernières BMP sont créées au sein de la Flotte du Pacifique. Numérotées 10 et 12, elles sont opérationnelles en janvier et mai 1954. Si la 10ème se contente de garder Vladivostok et de surveiller les côtes, la 12ème participe en compagnie de la 9ème transportée par avion depuis la Baltique à l’offensive en Mandchourie.

Le conflit terminé ses BMP sont réduites au nombre de quatre (5, 7, 8 et 12) soit deux en Baltique, une en mer Noire et une dans le Pacifique. Elles sont dissoutes dans les années soixante.

Autres unités

Si l’organisation des détachements ad-hoc n’à pas laissé de traces précises faute d’une véritable théorisation, l’organisation des compagnies et des bataillons indépendants de fusiliers marins est mieux connue.

Les bataillons indépendants étaient généralement organisés en une compagnie de commandement et de soutien, trois compagnies de fusiliers marins et une compagnie d’appui (mitrailleuses, mortiers et parfois armes antichars).

Les compagnies de fusiliers marins comme celle intégrées aux flottilles fluviales sont généralement organisées en une section de commandement, trois sections de combat et un section de mitrailleuses.

Armement et équipement

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Unités de choc par excellence, les fusiliers marins soviétiques faisant grand usage de pistolets mitrailleurs comme ce PPS-43

L’armement est identique à celui de l’armée de terre avec par exemple des fusils Mosin-Nagant ou Tokarev, des pistolets mitrailleurs PPSh-41 ou PPS-43, des fusils mitrailleurs Degtyarev, des mitrailleuses Maxim…… .

En ce qui concerne l’uniforme, les fusiliers marins opèrent souvent en tenue de marin avec un uniforme bleu marine, le bachi plutôt que le casque, le maillot rayé noir et blanc, les bandes de mitrailleuses sur la poitrine et les grenades à la ceinture. Il y à néanmoins un certain nombre de photos qui montrent les Diables Noirs opérer dans une tenue proche de celle du frontoviki.

Navires amphibies

En ce qui concerne les navires amphibies, la RKKF possède en septembre comme navires des unités de 1050 tonnes héritées de la marine tsariste ainsi que quelques bâtiments expérimentaux.

Durant la guerre, quelques navires sont construits par des chantiers soviétiques mais la majorité des navires amphibies ont été livrés par les alliés notamment les américains.

Si la flotte du Pacifique reçoit des navires amenés directement sur place par les américains, pour la flotte de la mer Noire et celle de la Baltique, les navires sont démontés en plusieurs fardeaux, remontés, testés et utilisés par des équipages soviétiques.

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la marine soviétique à reçu des alliés douze LST

La RKKF va ainsi recevoir douze Landing Ship Tank (LST), vingt Landing Craft Tank (LCT), seize Landing Craft Utility (LCU) et quarante-huit Landing Craft Medium (LCM) soit quatre-vingt seize navires.

La Flotte de la Baltique disposait de deux LST, six LCT, quatre LCU et huit LCM, des navires utilisés aussi bien pour les opérations amphibies que pour de simples missions de transport. Sur ces vingt navires, huit sont coulés en l’occurrence un LST, deux LCT, deux LCU et trois LCM. Les autres navires sont utilisés après guerre et désarmés au cours des années soixante.

La Flotte de la mer Noire disposait de quatre LST, de quatre LCT, de quatre LCU et de huit LCM. Sur ces vingt navires, douze sont perdus en l’occurrence trois LST, deux LCT, deux LCU et cinq LCM, les autres navires sont désarmés à la fin des années soixante quand des navires de conception et de fabrication soviétique les remplacent.

La Flotte du Nord disposait de deux LST, de quatre LCT, de quatre LCU et de huit LCM. Sur ces dix-huit navires, huit sont perdus en l’occurrence un LST, deux LCT, trois LCU et deux LCM.

La Flotte du Pacifique dispose de trente-huit navires amphibies livrés par les américains en l’occurrence quatre LST, six LCT, quatre LCU et vingt-quatre LCM. Un LST, deux LCT, un LCU et six LCM soit dix navires sont perdus, les autres devaient initialement être rendus aux américains mais finalement Moscou peut conserver ces navires.

La RKKF va utiliser également des chalands d’origine soviétique, des navires appartenant au type LCM. Selon les sources, soixante à cent navires ont été produits pour des opérations coup de poing, des raids localisés. Constructions de guerre inférieures aux constructions alliées, elles n’ont pas connu une longue carrière après guerre.

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