Etats-Unis (25) Porte-avions (6)

USS Ticonderoga (CV-19)

USS Hancock (CV-19) 151244

-Le USS Ticonderoga (CV-19) est mis sur cale au Brooklyn Navy Yard sis à New-York le 14 avril 1944 lancé le 12 novembre 1946 et commissioné le 2 août 1948.

Quand le second conflit mondial éclate en Europe, le porte-avions est en plein mise en condition opérationnelle au large de la Nouvelle-Angleterre. Cette mise en condition est mise entre parenthèses, le porte-avions recevant l’ordre de se tenir prêt à toute opportunité.

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Etats-Unis (24) Porte-Avions (5)

USS Kearsarge (CV-12)

USS Hornet (CV-12) 191243 2

-Le USS Kearsarge (CV-12) est mis sur cale aux Newport News Shipbuilding & Drydocking Company le 3 août 1942 lancé le 14 janvier 1944 et commissionné le 5 septembre 1945 au Norfolk Navy Yard.

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Etats Unis (2) Histoire (1)

HISTOIRE DES ETATS-UNIS

Les prémices : colonisation et indépendance

C’est au 17ème siècle que le peuplement de l’Amérique du Nord commença sous l’impulsion de l’Angleterre. Les premières implantations ont lieu dans l’actuelle Virginie (terre ainsi nommée en l’honneur de la reine vierge Elisabeth 1ère) et la première colonie Jamestown (en référence à King James I, Jacques 1er de Grande-Bretagne) est fondée en 1607 treize ans avant l’épopée des pèlerins du Mayflower, apport symboliquement fort mais anecdotique sur le plan pratique.

Le Mayflower

Les colonies se développent sur la côte est, les Appalaches formant à l’époque une barrière infranchissable, une véritable frontière.

Peu à peu en dépit d’une communauté de culture avec la Grande-Bretagne, les treize colonies prennent conscience de leur spécificité, de leur singularité.

Les treize colonies ne sont pas identiques, elles peuvent être divisées en trois groupes avec du nord au sud la Nouvelle-Angleterre (New Hampshire, Massachusetts Connecticut Rhode Island) puritaine et plutôt «démocratique» au sein de communautés aux particularismes importants, un espace intermédiaire sans identité forte (New-York New Jersey Delaware Pennsylvanie) et un sud aristocratique où une minorité blanche gère ses plantations peuplées d’esclaves (Maryland Virginie, Caroline du Nord, Caroline du Sud, Georgie).

L’élément déclencheur c’est la question de la représentation. Les treize colonies n’envoient aucun représentant à Westminster ce qui n’empêche pas Londres de taxer les colonies et de les empêcher de se livrer au commerce avec tous les pays.

La révolte éclate sous les cris de «pas d’impôts sans représentation.», marquant le début d’une guerre de huit ans qui aboutit à l’indépendance des treize colonies.

La guerre éclate le 19 avril 1775 avec une première victoire à Lexington, les milices des Etats parvenant à s’opposer et à vaincre des détachements britanniques faibles en nombre. Boston est prise le 17 mars 1776 et le 4 juillet, le Congrès réunit à Philadelphie proclame l’indépendance des treize colonies.

Tableau représentant la déclaration d’indépendance américaine

Les britanniques réagissent et envoie l’élite de l’armée britanniques qui débarque dès le mois de juin, s’emparant de New York et enchaînant les victoires au point de démoraliser profondément l’armée continentale (Continental Army), sapant l’autorité de George Washington. La victoire de Trenton contre les hessois n’est qu’une brève parenthèse dans un océan de défaites.

George Washington, commandant en chef de la Continental Army et futur premier président des Etats-Unis

En 1777, l’arrivée du marquis de La Fayette marque le début de l’engagement français, engagement timide et clandestin avec essentiellement de la fourniture d’armes. Les victoires britanniques pourtant s’enchainent, Philadelphie étant prise en juin mais en octobre, la victoire américaine à Saratoga encourage la France à s’engager clairement dans la guerre.

Après le terrible hivernage à Valley Forge, l’arrivée promise des premiers soldats français allait rétablir un certain équilibre bien que l’entraînement mené par La Fayette et le baron prussien Von Steuben améliora considérablement le niveau de la Continental Army.

Le Marquis de La Fayette futur « Héros des Deux Mondes »

En dépit de ces renforts et de l’action de la Royale contre la Royal Navy, la guerre resta longtemps indécise, les franco-américains échouant à s’emparer de Savannah et son battus à Camden après la prise de Charleston par les britanniques.

Von Steuben

Le 11 juillet 1780, le corps expéditionnaire français dirigé par Rochambeau débarque à Newport, la guerre prenait clairement la tournure d’un conflit conventionnel avec deux armées de métier face à face.

Au printemps 1781, la flotte française dirigée par le comte De Grasse et venue des Antilles reçoit l’ordre de Washington et de Rochambeau d’assurer le blocus de la baie de Chesapeake en Virginie où se trouvaient concentrée l’armée du général Cornwallis bientôt assiégé à Yorktown.

Lord Cornwallis se rend marquant la fin de la guerre d’indépendance américaine

Après la victoire de la flotte française en baie de Chesapeake le 5 septembre, Cornwallis compris qu’il ne pourrait recevoir de renforts et c’est la mort dans l’âme qu’il capitule le 19 octobre, marquant un tournage majeur de la guerre qui aboutit au traité de Paris du 3 septembre 1783 reconnaissant l’indépendance des treize colonies sous le nom des Etats-Unis d’Amérique.

Ce traité offre au nouvel état (qui adopte une constitution fédérale en 1787) des territoires à l’ouest des Appalaches jusqu’au Mississippi, des territoires que l’Etat fédéral va se charger de mettre en valeur. C’est le début de la conquête de l’ouest, du Far West, de l’ouest sauvage mythifié au cinéma, marquant la naissance du mythe du pionnier et de la Frontière.

Les Etats-Unis ou les Etats désunis ?

Jeune nation, les Etats-Unis apprennent à gérer les querelles politiciennes sur l’avenir du pays tout en gérant des querelles extérieures comme la Quasi-Guerre avec la France (1797-1801) ou plus grave la guerre de 1812 (18 juin 1812-18 février 1815) contre la Grande-Bretagne, ce conflit méconnu en France étant souvent considéré comme une deuxième guerre d’indépendance.

En dépit d’un conflit armé, les relations entre Washington et Londres se normalisèrent rapidement en raison d’une communauté culturelle entre les deux nations et les maladresses de la France révolutionnaire qui débouchèrent sur la Quasi-Guerre, un conflit non déclaré entre 1799 et 1802.

Cela n’empêcha pas les pommes de discorde entre les deux pays notamment la question frontalière entre les Etats-Unis et la colonie britannique du Canada, la gêne au commerce américain entrainé par les guerres napoléoniennes et l’enrolement forcé de marins américains dans la Royal Navy.

Ce conflit se déroula sur mer avec un affrontement acharné entre corsaires recrutés par les deux camps, dans la région des Grands Lacs et dans le sud des Etats-Unis dans ce qui fût jadis la Louisiane Française.

Ce conflit se termina par le traité de Gand signé en 1815 qui marqua la fin des tentatives américaines d’annexer les colonies britanniques du Canada et une meilleure délimitation de la frontière entre les Etats-Unis et ce qui n’est pas encore le Commonwealth du Canada.

En effet, la Louisiane n’était plus française («Ils sont américains elles sont américaines la faute à qui donc la faute à Napoléon»), l’immense territoire conquis par Cavalier de La Salle au 17ème siècle ayant été vendu pour 15 millions de dollars en 1803, doublant la superficie du jeune état.

En 1819,la Floride espagnole est acquise et quatre ans plus tard la doctrine Monroe balise les bornes de la politique extérieure américaine qui s’interdit de participer aux affaires européennes, interdisant aux puissances européennes de se mêler aux affaires américaines alors que les colonies portugaises et espagnoles avaient fraîchement acquis leur indépendance.

La conquête de l’Ouest commence vraiment après 1830, le Missouri est franchit dès 1840. C’est alors qu’apparait le terme de «destinée manifeste», les Etats-Unis sont destinés à s’étendre jusqu’au Pacifique au détriment du Mexique, la guerre americano-mexicaine se termine en 1848 par l’annexion de vastes territoires qui devinrent les états d’Arizona, du Colorado, de la Californie, du Nevada, du Nouveau Mexique et de l’Utah.

Alors que les Etats-Unis ont triplé leur superficie passant à 7 millions de kilomètres carrés sur la période 1803/1853, les dissensions internes commencent leur action dissolvante. Si la question de la répartition des pouvoirs était globalement tranchée, l’esclavage était un véritable abcès qui formait une séparation de plus en plus nette entre un Nord industriel et un Sud à l’économie de plantations, économie basée sur l’esclavage.

Cette querelle concernait moins les états constitués que les nouveaux territoires, chaque camp esclavagiste contre abolitioniste voulant faire basculer ces territoires de leur côté.

L’élection du républicain Abraham Lincoln en novembre 1860 met le feu aux poudres. Réputé pour être un abolitionniste enragé, il fait craindre aux états sudistes qu’il n’abolisse l’esclavage alors que les états abolitionnistes étaient devenus majoritaires.

Dès le mois de décembre 1860, la Caroline du Nord fait secession suivit de nombreux autres états, le conflit démarrant en avril 1861 quand l’artillerie confédérée ouvre le feu contre Fort Sumter le 12 de ce mois.

Sur le papier, le Nord doit tout écraser, il est plus peuplé, dispose des principaux ports, de l’industrie face à un Sud trois fois moins peuplé (9M contre 25).

La guerre s’annonce rapide mais le Sud qui se bat pour la survie de son mode de vie se montre un adversaire redoutable. Les militaires du sud ne sont pas forcément meilleurs que les généraux nordistes mais les premiers semblent se battrent pour une cause, leurs hommes sont motivés alors qu’au nord les généraux sont choisis pour des raisons politiques et que les milices ne semblent guère motivées pour se battre longtemps.

Peu à peu le poids du Nord va faire la différence. Le Sud manque d’industries, est de plus étranglé par le blocus nordiste, les exploits du CSS Albama et d’autres forceurs de blocus sont de véritables victoires à la Pyrrhus.

Avec des chefs comme Sherman et Grant, les nordistes disposent enfin de généraux à la hauteur des généraux sudistes. La chute de La Nouvelle Orléans le 1er juillet 1862 prive le Sud du Mississippi. La bataille de Gettysburg en juillet 1863 n’est pas décisive mais le Sud comprend qu’il ne pourra pas gagner la guerre.

Le 9 avril 1865, Lee capitule à Appomatox. 175000 hommes se rendent. 620000 hommes sont morts dans les deux camps, majoritairement de maladie comme les guerres de jadis bien que la guerre civile américaine soit le premier conflit industriel avec l’utilisation massive du télégraphe, du chemin de fer, le premier combat entre cuirassés, le sous-marin….. .

Le Sud ravagé est soumis à une véritable occupation militaire par le nord, provoquant un traumatisme qui marque encore le sud aujourd’hui. L’esclavage est aboli mais les noirs doivent attendre encore pour être considérés comme égaux aux Blancs.

Industrialisation Conquête de l’Ouest et Colonisation

Dès 1868, le Nord se désintéresse du sud et jette son regard vers l’ouest. C’est le début réel de la conquête de l’Ouest, du Far West magnifié par la littérature et le cinéma. Dès 1869, le chemin de fer permet de relier la côte ouest à la côte est. Cette conquête se fait au détriment des indiens, massacrés puis rassemblés dans des réserves. La conquête s’achève en 1890.

Parallèlement à la conquête de l’ouest, les Etats-Unis connaissent une formidable industrialisation notamment du Nord-Est longtemps le poumon économique avec la sidérurgie puis l’automobile, les chantiers navals et le textile.

Ce dévellopement continu s’appuie sur une formidable immigration, 14 millions d’Irlandais, d’Italiens, de Polonais, de Tchèques, de Russes…. s’installent aux Etats-Unis entre 1860 et 1900.

Comme précédement en Europe, les conditions de vie du prolétariat sont misérables. Il faudra attendre 1886 pour que soient créées les premiers syndicats.

Pays jeune et vigoureux, les Etats-Unis se cherchent désormais un but, une mission maintenant que la Frontière à été atteinte.

Comme beaucoup de pays, Washington se tourne vers l’outre-mer et la conquête de colonies, la guerre de 1898 contre l’Espagne étant un tournant dans l’histoire américaine.

Elle marque l’entrée des Etats-Unis d’Amérique dans le concert des nations. C’est le résultat également de la modernisation de l’US Navy qui passe du 12ème rang mondial en 1883 au 6ème en 1906.

Face à elle l’Espagne en déclin, disposant de moyens militaires insuffisants, une guerre rapide qui aboutit à la mise sous protectorat de Cuba, la conquête des Phillipines, de Guam, de Porto Rico.

La même année, Hawai est annexée aux Etats-Unis mais il faudra attendre le 20ème siècle pour qu’Hawai comme l’Alaska (achetée à la Russie en 1867) deviennent des Etats à part entière.

Les Etats-Unis resteront cependant des impérialistes coloniaux modestes car la révolte aux Phillipines (1899-1902) refroidit bien des va-t-en-guerre. En 1903, il favorise la sécession du Panama de la Colombie pour permettre l’achèvement du canal transocéanique de Panama et en 1917 les Iles Vierges danoises sont achetées au Danemark.

En 1935, décision est prise d’accorder d’ici 1942 l’indépendance aux Phillipines. La date est repoussée en 1945.

Le Commonwealth of Phillipines est proclamé le 14 mars 1945. Les Etats-Unis disposent cependant de pouvoirs importants et assurent la défense du pays. Théoriquement en 1950, les troupes américaines devaient partir à l’exception des bases aériennes et des bases navales de Subic et de Cavite mais comme le second conflit mondial à éclaté entre-temps, ce départ est repoussé sine die.

Cuba reste un protectorat américain à l’indépendance toute relative, Guam et Porto-Rico des territoires.

Les Etats-Unis au vingtième siècle (1) (1900-1919)

Théodore Roosevelt

-Durant cette période, quatre présidents se succèdent, William McKinley (1897-1901, troisième président américain assassiné après Garfield et Lincoln), Théodore Roosevelt (1901-1909), William Taft (1909-1913) et Woodrow Wilson (1913-1921), les trois premiers sont républicains, le dernier démocrate.

-Période d’expansion coloniale et industrielle

-La vie politique est dominée par les républicains puisqu’ils occupent la Maison Blanche pendant plus de quinze ans, l’élection du démocrate Wilson marquant le retour des démocrates au pouvoir suprème.

-1903 : Fidèle à sa théorie du Big Stick (gros baton) Théodore Roosevelt favorise en sous-main la sécession du Panama faute d’accord avec la Colombie sur la reprise des travaux du canal interocéanique dont les travaux initiés par Ferdinand de Lesseps déclenchèrent par ricochet le scandale de Panama.

-Deux ans plus tard, Théodore «Teddy» Roosevelt joue les médiateurs dans le conflit russo-japonais mettant en branle sans le savoir le mécanisme qui allait conduire quatre décennies plus tard au volet américano-nippon du second conflit mondial, une partie des élites japonaises estimant que les américains les ont privés des fruits politiques et économiques d’une victoire militaire incontestable.

-Passionné de grands espaces, le 26ème président des Etats-Unis favorise les premières mesures écologiques comme la création de parcs naturels. Il favorise aussi la puissance navale américaine en faisant voter les financements nécessaires à la constitution d’un puissant corps de bataille.

L’épopée de la «Grande Flotte Blanche» (The Great White Fleet) (1907-1909) qui effectue un tour du monde est à mettre à son crédit faisant comprendre au monde que l’US Navy était désormais une force avec laquelle il fallait compter.

The Great White Fleet

-1912 : les territoires de l’Arizona et du Nouveau-Mexique deviennent des Etats à part entière, les 47ème et 48ème, cinq ans après l’Oklahoma et seize ans après l’Utah. Il faudra attendre plus de quarante pour que de nouveaux états accèdent à l’Union, l’Alaska et Hawaï devant attendre la fin du second conflit mondial pour devenir des états à part entière.

-Quand éclate le premier conflit mondial en août 1914, les américains réaffirment leur neutralité, refusant de prendre partie entre la Triplice et la Triple Entente, entre les Alliés et les Empires Centraux.

-Attachés à la liberté du commerce, ils pestent et protestent contre les restrictions imposées par le blocus britannique contre l’Allemagne. Ils ne vont cependant pas jusqu’à déclarer la guerre à leur ancienne puissance tutélaire.

-Après son échec (victoire tactique et défaite stratégique) au Jutland, l’Allemagne abandonne la guerre navale traditionnelle celle des grandes escadres au profit de la guerre sous-marine, mettant tout le poids de l’économie dans la fabrication de sous-marins et décident la guerre sous-marine à outrance (janvier 1917).

-Le 23 février 1917 alors que la guerre sous-marine fait rage depuis un mois, le ministre des affaires étrangères britanniques lord Balfourd communique au président Wilson le contenu d’un télégramme envoyé par le ministre des affaires étrangères allemand, Zimmerman à son ambassadeur à Mexico.

Ce dernier autorise son représentant dans la capitale mexicaine à négocier une alliance politique et militaire promettant de faire la guerre et la paix ensemble, un soutien financier et surtout un soutien pour la reconquête des territoires perdus lors de la guerre mexicano-américaine.

Le 2 avril 1917, Woodrow Wilson demande au Congrès de reconnaître l’état de guerre entre l’Allemagne et les Etats-Unis ce qui est chose faite le 6 avril 1917.

-Cette entrée en guerre parachève un engagement de plus en plus prononcé depuis 1914 avec non seulement les commandes de l’Entente mais également l’engagement de volontaires dans l’armée britannique ou française, cinquante américains intégrant la Légion Etrangère sans oublier la fameuse Escadrille Lafayette.

-Malgré sa puissance industrielle, les Etats-Unis qui ne disposaient à l’époque que d’une armée de taille réduite ont besoin de plusieurs mois pour jeter tout leur poids dans la bataille. On se souvient de la phrase du général Pétain qui déclara «J’attends les américains et les chars».

-Les allemands aussi, tentant au printemps 1918 le tout pour le tout en lançant leur offensive de printemps qui est en passe d’obtenir la victoire. Son échec et le début de l’offensive des 100 jours marque le début de la fin pour l’Allemagne qui allait aboutir à l’Armistice de Rethondes.

-Le 8 janvier 1918, Woodrow Wilson propose les bases d’un réglement du conflit (les quatorze points) avec notamment le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ce qui enterre les derniers espoirs d’un maintien en état de l’Autriche-Hongrie.

-La première division arrive en France en juin 1917 en l’occurence la 1st Infantry Division (The Big Red One) suivit de cinquante-huit autres, vingt à partir de l’armée d’active, dix-sept à partir de la Garde Nationale et vingt-deux à partir de la mobilisation.

Quand à l’United States Army Air Service créé le 24 mai 1918, il va mettre en œuvre 45 squadron et 740 appareils.

-L’US Navy n’est pas en reste participant à la protection des convois contre les sous-marins allemands, déployant une division de cuirassés au sein de la Home Fleet, la 9th Battleship Division (USS New York,USS Florida, USS Delaware et USS Wyoming) qui permet aux anglais de désarmer des cuirassés anciens et de libérer des équipages expérimentés pour la protection des convois.

Le premier engagement à lieu dès le mois de novembre 1917 mais il faut attendre le printemps 1918 pour que le poids américain se fasse sentir. Si les Marines s’illustrent dans le Bois de Belleau (6 au 22 juin), les unités de l’Armée de terre s’illustrent surtout dans la seconde bataille de la Marne.

-Sans l’Armistice de novembre 1918, les forces armées américaines auraient mené avec les troupes françaises une offensive majeure en Lorraine, l’American Expeditionnary Force ayant Metz _ville natale de La Fayette_ pour objectif.

-Au final, les forces armées américaines ont mobilisé durant le premier conflit mondial 4.3 millions d’hommes. 126000 ont été tués (combat et la grippe espagnole), 234000 blessés, 4526 portés disparus et 2450 faits prisonniers.

-Tout comme la France, les Etats-Unis choisissent un soldat inconnu qui enterré dans le cimetière national d’Arlington (Virginie) symbolise le sacrifice des Sammies, la cérémonie officielle ayant lieu en octobre 1921 à Chalons sur Marne, le corps étant inhumé en Virginie le 11 novembre 1921, cet homme ayant été rejoint depuis par un soldat inconnu de chaque conflit auxquels ont participé les Etats-Unis (second conflit mondial, première et deuxième guerre du Vietnam).

-Le coût est bien évidement financier, les Etats-Unis deviennent les créanciers du monde, la France et la Grande-Bretagne ayant massivement emprunté pour financer un conflit toujours plus coûteux.

Ces dettes vont empoisonner les relations entre américains et européens, Washington poussant dans le sens d’un assouplissement des réparations, oubliant un peu vite que les français notamment comptaient sur ses réparations (132MM de mark-or) pour rembourser les américains.

Selon une étude récente, la première guerre mondiale aurait coûté 551 milliards de $ au cours actuel (33MM au cours de 1918) et la dette est passée de 3.6 milliards en 1914 à 27 milliards en 1918.

-Si les américains font partie des vainqueurs, ils échouent à sortir de leur isolationisme. Suite à un vote hostile du Sénat, on aboutit à un paradoxe amer : le pays promotteur de la SDN (Société des Nations) refuse d’y participer ce qui d’entrée affaiblit grandement l’organisme.

Etats-Unis (1) Avant-Propos

UNE AUTRE SECONDE GUERRE MONDIALE

T.4 : LES ETATS-UNIS

AVANT-PROPOS

Ce n’était absolument pas fait exprès mais c’est donc le 11 septembre 2015 que je vais commencer le tome 4 de ma gigantesque et vertigineuse uchronie consacré aux Etats-Unis.

Pour ceux qui me suivent depuis le début soit depuis 2011, je dois vous avouer qu’à plusieurs reprises j’ai voulu tout envoyer balader.

Si j’avais su que quatre ans plus tard je ne serais même pas à la moitié de mon œuvre, j’aurais grandement hésité à me lancer là-dedans.

En même temps sans l’expérience d’un tome 1 interminable, comment aurais-pu aboutir à des tomes suivants plus équilibrés ?

Au sortir du tome 1, j’étais mentalement vidé. Plus de 2500 pages, deux ans de travail et un sentiment de profond écoeurement. Je pensai que le tome 2 sur l’Allemagne allait être plus court à faire à la fois parce que j’avais moins de source, parce que je ne suis pas germanophone mais également parce que je savais ce qu’il ne fallait pas faire.

Grossière erreur ! Je me suis à nouveau lancé dans un récit interminable, sans souffle, académique et pompeux qui me faisait moi même horreur alors les lecteurs du blog vous pensez….. .

Après avoir à nouveau envisagé de tout abandonner, je me suis décidé à faire une version austère, plus synthétique, trop puisqu’à la fin je suis revenu à un tome plus riche, plus solide.

Mine de rien j’avais enfin trouvé un bon équilibre dont bénéficia pleinement le tome 3 qui est riche d’informations mais sans être obèse comme le tome 1.

Je peux donc envisager sereinement la réalisation du tome 4 consacré aux Yankees, aux Etats-Unis d’Amerique.

Charles Lindbergh (1902-1974) 33ème président des Etats-Unis (1944-1952)

Dans cette uchronie, il y à un changement majeur notamment en matière politique. Roosevelt effectue bien trois mandats (1932-1936 1936-1940 et 1940-1944) mais point de quatrième mandat, étant battu par Charles Linbergh considéré comme le premier aviateur à avoir traversé l’Atlantique (certains estiment qu’il s’agit en réalité du duo Nungesser et Coli mais passons).

Ce choix je ne suis pas le premier à le faire en matière d’uchronie. Pourquoi alors imiter les autres ? Tout simplement parce que les sympathies de Linbergh pour l’Allemagne nazie et sa farouche volonté isolationiste peut laisser planer un doute sur la position de Washington en cas de conflit en Europe. Neutralité farouche ? Alliance avec l’Allemagne ? Engagement précoce avec les alliés ?

Sur le plan plus militaire, il n’y aura pas de véritable révolution, tout juste une adaptation au bouleversement uchronique.

Rien que pour l’US Navy, les modifications seront nombreuses et importantes.

Pour ce qui est des porte-avions et des cuirassés, certains navires présents OTL dans la seconde guerre mondiale ne seront plus là, d’autres qui n’ont jamais été construits le seront notamment les monstrueux Montana et les deux derniers Iowa (Illinois et Kentucky)

USS Essex (CV-9)

Les cuirassés les plus anciens seront désarmés et/ou démolis, les porte-avions également et si la flotte de classe Essex sera nombreuse, les Lexington seront désarmés, le Ranger et le Wasp seront relégués au statut de navire-école et à la place des Midway, nous aurons des porte-avions lourds de classe United States puisque dans mon uchronie, point de bataille de Midway.

Au niveau des croiseurs, les Alaska auront une allure et un armement différent alors que tous les Cleveland seront achevés comme croiseurs puisqu’il n’y aura pas de carrier gap à combler.

Point de flush-decker convertis en escorteurs, les «cinquante destroyers qui sauvèrent le monde» n’ont pas ici de raison d’être et si il y aura des escorteurs, ils seront nettement moins nombreux. Les destroyers seront construits en grand nombre mais il n’y aura pas 175 Fletcher.

Quand aux navires amphibies, autre génération spontanée, ils existeront mais leur usage sera essentiellement destiné au Pacifique.

Pour les sous-marins, la situation sera semblable à celle des destroyers, la flotte logistique n’étant pas non plus bouleversée par ce changement de prisme chronologique.

Quand à l’aéronavale, les avions existant OTL le seront également dans mon uchronie. Il y aura néanmoins quelques menues différences, le Bearcat par exemple participant au conflit alors que ce ne fût pas le cas dans le second conflit mondial tel que nous le connaissons.

Grumman F8F-1 Bearcat

Pour les autres forces armées, même situation, les changements ne seront que la conséquence des changements de chronologie. Par exemple le Mustang aura une tout autre histoire car il n’y aura pas cette fois de demande britannique pour un chasseur moderne.

En cequi concerne le plan, il sera semblable à celui des autres tomes.

La première partie sera consacrée à une histoire générale des Etats-Unis, très simplifiée, simplement pour poser les bases et entrer de plein pied dans l’uchronie.

La deuxième partie sera consacrée à la géopolitique des Etats-Unis, la rivalité avec le Japon, les relations avec ses alliés et ses ennemis qu’ils soient naturels ou potentiels.

La troisième partie sera consacrée à l’US Navy, son histoire brièvement jusqu’au début du 20ème siècle, plus détaillée après 1900. J’aborderai également l’organisation de l’US Navy en septembre 1939 et en septembre 1948.

Nous étudierons ensuite l’armement de la marine américaine, l’artillerie, les mines, les torpilles et les armes anti-sous-marines.

Les parties suivantes seront consacrées aux différentes classes de navires, les cuirassés, les porte-avions, les croiseurs lourds, les croiseurs légers, les destroyers, les sous-marins, les navires-légers, les navires de soutien.

Nous parlerons également de l’évolution de l’aéronavale américaine avec ses avions et ses hydravions avant de passer par les Leathernecks, le Corps des Marines des Etats-Unis. Il sera ensuite temps de parler des bases et des arsenaux américains.

Après une partie consacrée à l’ordre de bataille en septembre 1948 ainsi qu’au programme de guerre voté dès l’entrée en guerre des Etats-Unis dans le second conflit mondial, nous terminerons ce tome 4 par les traditionnelles parties consacrées à l’Armée de terre et à l’Armée de l’Air encore semi-autonome en septembre 1948.

Pour terminer cet avant-propos, vous constaterez que pour la carrière de nombreux navires, je vais m’avancer sur leur sort durant la guerre et après le conflit. J’espère ainsi attirer de nouveaux lecteurs, curieux et interrogateurs mais également baliser le conflit que j’espère un jour écrire.

Grande Bretagne (78) Armée de Terre (3)

Armement de l’armée britannique (1) : l’armement de l’infanterie

Pistolets et revolvers

Si des pays comme la France on privilégié le pistolet automatique pour l’armement de leurs officiers ainsi que des servants d’armes lourdes, l’armée britannique à préféré le révolver à barillets, les pistolets étant peu nombreux pour ne pas dire inexistants.

Comme tous les belligérants, les pistolets/révolvers en service en septembre 1939 sont un mélange d’armes anciennes et récentes. Le parc évolue peu durant la Pax Armada.

Revolver Webley & Scott Army WG (Webley Government)

Revolver Webley & Scott Army WG

Ce revolver mis au point en 1882 à partir d’un modèle produit pour le marché civil n’à pas été officiellement adopté par l’armée britannique mais il était très apprécié des officiers qui l’utilisait souvent comme arme personnelle.

Ce revolver qui à inspiré les modèles de revolver de la British Army pendant près de trente ans était encore présent en 1948 mais en très petit nombre.

Calibre 0.455 (11.55mm) longueur 235mm poids 1065g chargeur de 6 cartouches

Revolver Webley & Scott Mk I à VI

Revolver Enfield (Webley Albion) Mk I

Comme nous venons de le voir, les Webley Government ne furent pas officiellement adoptés par l’armée mais utilisés comme arme personnelle par les officiers.

Ce n’était que partie remise pour la firme Webley & Scott qui en 1887 parvint à faire adopter une version légèrement modifiée du Webley Army Government, adopté sous le nom de Webley Mk I.

Les modèles se succèdent rapidement, le Mk II arrivant dès 1894, le MK III en 1897 et le Mk IV en 1899.

Après le MkV qui est le premier modèle à utiliser des cartouches sans fumée, apparait le Mk VI mis en service en 1915.

A la version de base à canon de six pouces (152mm) s’ajoutent des variantes avec canons de 4 et 8 pouces sans oublier des versions rappelant les Maschsenpistole allemands avec une crosse et même une baïonnette.

Bien que des revolvers plus modernes soient apparus au cours des années trente, le Mk VI était encore en service assez largement en septembre 1939 et plus confidentiellement en septembre 1948.

Calibre : 0.455mm (11.55mm) longueur 287mm longueur du canon 152mm Poids : 1080g Alimentation : six cartouches

Revolver Enfield (Webley Albion) Mk I

Revolver Enfield (Webley Albion) Mk I

En 1932, l’armée britannique adopte un nouveau revolver fonctionnant sur un principe différent des Webley Mk I à Mk VI utilisés jusque là. Produit principalement par la manufacture d’arme d’Enfield, ce révolver fût également produit par la firme Webley de Birmingham, les revolvers étant alors connus comme des Webley Albion.

Ce revolver à été produit en plusieurs modèles, le Mk I n°2, le Mk I ** n°2 modifié, le Mk I ** n°2 simplifié plus facile à produire en masse avant qu’à partir de 1945 ne soit produit un nouveau modèle le Mk III toujours en production en septembre 1948, le projet de le remplacer par un pistolet automatique n’ayant pas débouché.

Calibre : 0.380 (9.65mm) longueur 258mm poids 715g Alimentation : barillet de six cartouches

Revolver Colt New Service

Revolver Colt New Service

Ce revolver apparu à la fin du 19ème siècle est de conception et de fabrication américaine à été livré en petit nombre à l’armée britannique au cours de la guerre de Pologne alors qu’un conflit long s’annonçait.

Les chiffres sont incertains mais il semble que moins de 2500 exemplaires ont été reçus par l’armée britannique. Ces revolvers ont essentiellement été utilisés par la Territorial Army, la Regular Army préférant maintenir sa confiance aux revolver Webley.

Calibre : 0.455 (11.55mm) longueur : 274mm poids : 1090 grammes Alimentation 6 cartouches

Revolver Smith & Wesson modèle 1905 (Victory)

Revolver Smith & Wesson modèle 1905 (Victory)

Ce revolver lui aussi de conception et de fabrication américaine à été utilisé par l’armée britannique durant le premier conflit mondial.

Présent encore en septembre 1939 quand éclate la guerre de Pologne, il était encore présent en petit nombre dans diverses armureries quand éclate le second conflit mondial mais son apport va être marginal.

Calibre : 0.38 (9.65mm) longueur 256mm poids 805g Alimentation : barillet de six cartouches

Pistolet Webley & Scott modèle 1909 1910 1913 1920

Pistolet Webley modèle 1920

Pistolet Webley & Scott modèle 1920

Bien que préférant le revolver, l’armée britannique dispose aussi de pistolets. Là encore la firme de Birmingham Webley & Scott à fourni des produits robustes à la British Army.

Si les trois premiers modèles sont peu présents en septembre 1939 (et a fortiori en septembre 1948), le dernier modèle équipe encore largement les unités quand éclate le second conflit mondial.

La production stoppée en 1945 reprend en octobre 1948 avec un modèle 1948, semblable au modèle 1920 mais au schéma simplifié pour permettre une production de masse.

Calibre : 0.380 (9.65mm) longueur 206mmpoids : 908 grammes Alimentation : chargeur de huit cartouches

Pistolets mitrailleurs

Avant-Propos

Quand les premières unités britanniques débarquèrent en Belgique, les allemands la virent avec hauteur. Que vallait cette “misérable” petite armée face aux troupes du Kaiser ? Rien ou si peux de chose.

Le premier affrontement eut lieu près de Mons le 23 août 1914. Les alliés étaient à l’époque en pleine retraite et la mission des Tommies était de retarder l’avancée allemande.

Installés sur des positions fixes, les soldats britanniques, volontaires agueris firent parler leur science du tir.

Avec une parfaite discipline de tir, ils parvinrent à tirer jusqu’à 15 cartouches par minute ce qui fit dire aux allemands que les bataillons britanniques disposaient de douze à vingt-quatre mitrailleuses alors que le nombre de réel était de deux.

Une telle conception du tir ne pouvait qu’avoir des conséquences sur l’équipement et le pistolet mitrailleur ne trouva guère dans l’armée britannique un terreau fertile ou s’épanouir.

Ainsi en septembre 1939 quand la guerre de Pologne éclate, la British Army ne dispose pas pistolets mitrailleurs ou submachine gun en service.

Tout comme la France, elle va commander un grand nombre de mitraillettes Thompson rendues célèbres par les gangsters de Chicago, copier la référence des pistolets mitrailleurs en l’occurence le MP-28 (même si la Lanchester ne va être utilisée que par la RAF et la Royal Navy) et mettre au point un pistolet mitrailleur comparable au MP-40, la Sten.

Quand le second conflit mondial éclate, le pistolet mitrailleur, le submachine gun est bien présent dans les rangs de l’armée de terre britannique essentiellement comme arme pour les hommes ne pouvant s’encombrer de fusil même si l’infanterie portée accompagnant les chars avait compris qu’un PM était nettement plus utile qu’un fusil.

Thompson Submachine Gun

pistolet mitrailleur Thompson M1A1

pistolet mitrailleur Thompson M1A1

Les différentes armées qui entrent en guerre en août 1914 sont toutes armées d’un fusil à répétition manuelle capable de tirs précis à grande distance.

En terrain ouvert cela est parfait mais dans la nouvelle forme de combat introduit par la tranche, cette portée était inutile et la longueur du fusil rendait son utilisation compliquée.

Comme le combat dans les tranchées avait lieu à courte distance, était bref et violent (comme le montre le magnifique film “Capitaine Connan” de Bertrand Tavernier), on avait besoin d’une arme compacte délivrant une grande puissance de feu.

C’est l’acte de naissance du pistolet-mitrailleur ou mitraillette mais à part la MP-18 en petit nombre, aucun pistolet mitrailleur n’eut le temps de faire ses preuves dans ce terrible conflit.

C’est le cas de la mitraillette Thompson dont les prototypes furent mis au point deux jours après l’armistice de Rethondes.

Conçu comme un nettoyeur de tranchée, ce pistolet mitrailleur allait devenir célèbre dans les mains de la pègre de Chicago qui l’utilisa dans ses réglements de compte mais également contre la police qui en fit également usage.

Si le modèle 1921 n’intéressa pas l’armée, le modèle 1928 allait être commandé d’abord par l’USMC, par la US Army avant que la France et la Grande-Bretagne n’en commande de grandes unités en septembre 1939.

5000 exemplaires furent commandés et livrés au printemps 1940. Ils furent choisis pour équiper certaines unités de l’arrière mais surtout l’infanterie portée chargée d’accompagner les chars.

Après la commande de 7500 exemplaires supplémentaires à l’automne 1941 et livrés dans le courant de l’année 1942, la Thompson Submachine Gun va être complétée par la Sten qui va peu à peu remplacer le pistolet mitrailleur américain même si en septembre 1948, la Thompson n’à pas dit son dernier mot.

Calibre : 11.43mm Longueur arme dépliée : 858mm longueur du canon 266mm Contenance du chargeur : 20 cartouches en chargeur droit, 50 cartouches en chargeur circulaire Poids : 5000kg (chargé) Portée pratique : non connue Cadence de tir : non connue

Sten Submachine Gun

Beware a lady and a gun

Beware a lady and a gun

Comme nous l’avons vu dans l’introduction, les soldats britanniques ne disposent pas de pistolets mitrailleurs, de mitraillettes quand éclate la guerre de Pologne.

Cette carence est compensée dans un premier temps par la commande de mitraillettes Thompson mais la commande d’armes étrangères ne permet pas de répondre à tous les besoins. La mise au point d’une arme nationale est nécessaire.

Alors que la Royal Navy et la Royal Air Force avaient passé commande auprès de Sterling d’une copie du MP-28 _la Lanchester_, la British Army s’adressa à la manufacture d’armes d’Enfield pour un pistolet mitrailleur facile à produire et à utiliser.

C’est l’acte de naissance de la Sten Mk I, ce nom venant des initiales des concepteurs (Shepperd Turpin) avec les deux premières lettres de la manufacture d’Enfield.

C’est une arme usinée, de facture moderne _laide dirons certains à l’époque_ rappelant le MP-40 allemand dont les premiers exemplaires sont livrés au printemps 1941, la manufacture d’arme d’Enfield ayant d’autres productions plus urgente.

Avant le déclenchement du conflit, plusieurs modèles furent produits (Mk II, Mk III et IV) mais en septembre 1948,un Mk V était en cours de production avec la possibilité de fixer une baionnette ou un silencieux ainsi que de changer la crosse pleine introduite avec le Mk III par une crosse repliable.

Cette arme à également été vendue aux Dominions (Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud), à l’armée indienne mais également à l’Irlande et à la Grèce.

Calibre : 9mm Longueur 896mm Poids 3.875kg Chargeur de 32 cartouches

Sterling Lanchester Submachine Gun

pistolet mitrailleur Lanchester

pistolet mitrailleur Lanchester

Le pistolet mitrailleur Sterling Lanchester est une copie britannique du MP-28 destinée à la Royal Air Force (RAF) (défense de ses terrains d’aviation contre un raid parachutiste) et à la Royal Navy pour équiper ses compagnies de débarquement.

Cette arme n’à été produite qu’à 50000 exemplaires entre septembre 1941 et mars 1944 avant que la production cesse au profit de la Sten.

Cette arme à été utilisé par la Royal Navy sur ces navires, par les Royal Marines et par la Royal Air Force.

Cette arme est toujours en service en septembre 1948 même si à terme elle doit être remplacée par la Sten.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 9x19mm Parabellum Poids : 4.34kg Longueur 851mm Longueur du canon 203mm Cadence de tir : 600 coups/minute Portée effective 150m Alimentation : chargeurs de 32 ou de 50 cartouches

Fusils

Depuis la renaissance et l’apparition des mousquetaires, le fusil est l’arme de base du fantassin, une arme qui à considérablement évolué, les lourdes arquebuses cédant la place aux mousquets puis à des fusils à chargement par la bouche puis par la culasse.

Les combats se déroulant en terrain ouvert, il fallait une arme à longue portée pour prendre rapidement le dessus sur l’adversaire. Certains fusils pouvaient atteindre la portée maximale de 1200m ce qui en faisait une arme redoutable aux mains de tireurs bien entrainés et d’unités disciplinées comme les allemands en firent les frais à Mons en Belgique en août 1914.

Equipée de fusils Lee-Enfield en août 1914, l’infanterie britannique l’était toujours trente-quatre plus tard en septembre 1948 quand un nouveau conflit déchira l’Europe et le Monde.

Certes les fusils étaient différents mais la conception de base restait la même. Des recherches avaient été lancés pour équiper l’infanterie britannique d’un fusil semi-automatique comparable au MAS 40 mais elles étaient menées sans empressement.

Ce n’est qu’une fois le conflit déclenché que la commande d’un fusil semi-automatique fût considéré comme urgente mais ceci est une autre histoire.

Outre les différentes armes du système Lee-Enfield, on trouve également d’autres armes de conception et de fabrication étrangère, des armes héritées du premier conflit mondial ou commandées en urgence en septembre 1939 qui souvent s’acheva avant que la totalité des livraisons ne soit parvenu à leur destinataire.

Fusils Lee-Enfield

Short Magazine Lee Enfield Mk III

Short Magazine Lee Enfield Mk III

C’est en 1895 que l’armée britannique adopta le fusil Lee-Enfield Mk I. Destiné à remplacer le fusil Lee-Metford, il était la combinaison du savoir faire de la manufacture d’armes d’Enfield et d’un inventeur américain, James Paris Lee qui introduisit en Grande-Bretagne ses inventions de la culasse mobile et du boitier-chargeur donnant naissance à l’un des meilleurs fusils à répétition jamais produit.

Décliné en une version Carbine (carabine) pour la cavalerie et une version adaptée pour la police servant dans la turbulente Irlande, ce fusil connu le dur conflit contre les Boers, conflit qui démontrèrent l’inutilité de deux armes différentes pour l’infanterie et la cavalerie.

Malheureusement comme souvent quand on demande une arme pour des besoins aussi différents que l’infanterie et la cavalerie, l’arme en question fit l’unanimité contre elle.

Baptisée Short Magazine Lee-Enfield (SMLE) elle était décriée par les fantassins qui estimaient que le racourcissement du canon entrainait une moindre précision alors que les cavaliers la trouvait trop longue.

De multiples modifications plus tard et le SMLE devint le fusil Lee-Enfield SMLE Mk III, le fusil avec lequel le BEF allait combattre en Belgique et sur la Somme, en Italie et à Gallipoli sans oublier les théâtres d’opérations plus exotiques.

Cette arme équipa l’armée britannique mais également l’armée indienne, l’armée australienne, l’armée néo-zélandaise et l’armée sud-africaine, les Dominions et l’Irlande (Etat libre puis République) continuant de le fabriquer et de l’utiliser même après que la Grande-Bretagne eut mis en service des variantes plus modernes.

Durant les années vingt, la dénomination des fusils fût modifiée et le SMLE Mk III devint le fusil Mk III n°1 alors que sa variante MK III* avait été logiquement rebaptisée N°1 Mk III*.

Ces fusils étaient d’excellentes armes mais coûteuses et compliquées à fabriquer. Or dans une guerre de type industrielle, l’important c’est le nombre, la quantité plus que la qualité. Il fallait simplifier la fabrication du fusil Lee-Enfield pour en disposer d’un nombre suffisant pour équiper les dizaines de divisions nécessaires.

Seulement voilà à l’époque les budgets de la défense n’étaient pas au sommet de leur forme et l’absence de réelle menace extérieure rendait inutile la mise en fabrication d’un nouveau rejeton de la famille Lee-Enfield.

Lee Enfield Mark IV n°1

Lee Enfield Mark IV n°1

Le projet est mis en sommeil en 1931 avant d’être réactivé en septembre 1939 quand le fusil Lee-Enfield n°4 Mk I fût mis en fabrication à partir du N°1 Mk VI, une arme de pré-série dérivé de la série Mk III.

En dépit de l’arrêt prématuré du conflit, la production continua pour remplacer peu à peu les N°1 Mk III et N°1 Mk III* dont le stock diminuait.

Ce nouveau fusil était reconnaissable entre tous par son canon dégagé du fût, un canon plus lourd qui améliorait la précision. Dans l’ensemble ce fusil reprennait les grandes lignes du système Lee-Enfield en tenant compte des nécessités des conflits modernes qui place la quantité au dessus de la qualité.

En septembre 1948, rares étaient les unités de la Regular Army à être encore équipées de fusils N°1 Mk III et Mk III*, ces fusils équipant encore les unités de la Territorial Army sans compter les armées des Dominions qui ne se rallièrent que tardivement au N°4 Mk I.

Une variante raccourcie appelée N°5 Mk I et destinée à l’Extrême-Orient fût produite en petite quantité. Utilisé pour le tir de précision, le N°4 Mk I recevait une lunette télescopique alors qu’une variante destinée aux parachutistes fût produite durant le second conflit mondiale. Baptisée N°7 Mk I, ce fusil comme le MAS 36CR recevait une crosse repliable et un canon légèrement raccourci.

Caractéristiques Techniques du Lee-Enfield N°4 Mk I

Calibre : 7.7mm Longueur totale 1.12m Longueur du canon : 0.64m Poids : 4.14kg Capacité du chargeur : dix cartouches

Les autres fusils en service

Si le Lee-Enfield était ultra-dominant dans les unités d’infanterie britanniques, d’autres fusils avaient réussi à faire leur place.

Commandés en septembre 1939 pour faire face à des besoins immenses, ces fusils furent essentiellement confiés à des unités de réserve de la Territorial Army ou utilisés pour l’instruction de jeunes recrues.

Springfield M1903

Springfield M1903

Citons le Springfield modèle 1903, un fusil de conception et de fabrication américaine, le fusil standard de l’US Army et de l’USMC avant d’être supplanté par le Garand.

Ce fusil mis au point à la fin du 19ème siècle reprennait le principe du Mauser. La Grande-Bretagne en commanda 15000 exemplaires qui furent pris sur les stocks américains ce qui entraina une reprise de la fabrication pour compenser a minima cette perte, le temps que la production du Garand atteigne un niveau suffisant.

A noter que quelques tireurs d’élite britannique utilisèrent ce fusil de préférence au pourtant très efficace Lee-Enfield N°4 Mk I

Caractéristiques du fusil Springfield modèle 1903

Calibre :.30 (7.62mm) Longueur totale : 1.10m Longueur du canon : 0.61m Capacité du chargeur : 5 cartouches

Fusil Ross modèle 1910

Fusil Ross modèle 1910

L’utilisation du fusil Ross modèle 1910 fût nettement plus confidentielle. Quelques centaines d’exemplaires furent livrés par le Canada à la Grande-Bretagne mais à part équiper les équipages des chalutiers durant la guerre de Pologne, ce fusil ne fût guère employé par la Grande-Bretagne à part pour des taches d’instruction ou d’essais.