11-Torpilleurs d’escadre (26)

Le Foudroyant

Le Foudroyant à la mer durant la guerre de Pologne

Le Foudroyant à la mer durant la guerre de Pologne

-Le Foudroyant est mis sur cale aux chantiers Dyle et Balacan sis à Bordeaux le 28 juillet 1927 lancé le 24 avril 1929 et admis au service actif le 24 octobre 1930.

Le 1er octobre 1930 est créée la 9ème Division de Torpilleur composée d’abord du Boulonnais et du Brestois et qui va bientôt être complété par le Foudroyant puis le Forbin.

Du 14 au 19 décembre 1932, Le Foudroyant participe à une opération de relations publiques à Marseille, une sortie à la mer est offerte aux officiers de réserve de la région et ce en compagnie des torpilleurs L’Alcyon, Brestois et Frondeur.

Le 1er octobre 1934, les 9ème, 7ème et 11ème DT sont dissoutes et la plupart des torpilleurs affectés au groupe de complément. Le Foudroyant forme alors une nouvelle 4ème DT à Brest au sein de la 2ème flottille en compagnie de L’Adroit et du Basque.

Il forme le 15 août 1936 la 5ème DT avec le Brestois et le Boulonnais, deux torpilleurs venus de Toulon. Il participe comme toutes les unités légères de la Royale aux opérations liées à la guerre d’Espagne qu’il s’agisse de la non-intervention (août 1936-avril 1937) ou au contrôle naval (avril-septembre 1937). c’est d’ailleurs à partir du 1er avril 1937 que les masques des pièces d’artillerie arborent des marques de nationalité.

Le 21 septembre 1937, la 5ème DT quitte Brest pour Casablanca où elle restera déployée trois mois, effectuant des rotations sur Tanger, renforçant ainsi l’action de L’Adroit et de La Railleuse.

En septembre 1939 quand éclate la guerre de Pologne, Le Foudroyant est toujours affecté à la 5ème DT en compagnie du Boulonnais et du Brestois.

Comme les autres divisions de la 2ème flottille, la 5ème DT est placée sous l’autorité d’Amiral-Ouest dès le 28 août pour les missions d’escorte et de patrouilles à mener dès le début du conflit, missions qu’il mènera jusqu’à la fin du conflit en décembre 1939.

L’année 1940 commence pour le Foudroyant et ses compères de la 5ème DT par deux entrainements de division. Le premier à lieu du 7 janvier au 5 mars, les torpilleurs Foudroyant Brestois et Boulonnais rentrant à Brest le 7 mars, sortant pour un deuxième entrainement divisionnaire du 15 mars au 29 avril 1940.

Du 11 mai au 2 juin 1940, les trois torpilleurs d’escadre de la 5ème DT effectuent un entrainement commun avec les torpilleurs légers de la 14ème DT stationnée à Lorient.

Le Foudroyant et le Boulonnais sortent pour une école à feux du 10 au 18 juin, se ravitaillant à Lorient le 19 juin avant un nouvel entrainement du 20 au 23 juin, date du retour des deux torpilleurs à Brest.

Le Foudroyant est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 25 juin au 15 juillet, sortant pour essais (16 au 19 juillet) et remise en condition (21 juillet au 5 août) en compagnie du Brestois, le Foudroyant et le Brestois  participant aux essais (7 au 9 août) et à la remise en condition (11 au 26 août) du Boulonnais, les trois torpilleurs faisant escale à Cherbourg du 27 au 30 août, au Havre du 1er au 5 septembre, à Boulogne du 7 au 11 septembre, à Anvers du 13 au 17 septembre, à Saint-Malo du 19 au 23 septembre avant de rentrer à Brest le 24 septembre 1940.

Du 1er octobre au 1er novembre, la 5ème DT manoeuvre en compagnie de la 3ème DEL (Division d’Escorteurs Légers) avant le dernier entrainement de division de l’année qui se déroule du 8 novembre au 15 décembre, les trois torpilleurs rentrant au port le 16 décembre et restant à quai jusqu’à la fin de l’année civile.

Pour le Foudroyant, l’année 1941 commence comme l’année 1940 s’est terminée à savoir par un entrainement de division du 7 janvier au 22 février suivit d’un entrainement de division allégé du 28 février au 10 mars pour préparer un entrainement de flottille, les trois torpilleurs de la 5ème DT faisant escale à Lorient du 11 au 15 mars avant de rentrer le lendemain 16 mars à Brest.

Du 20 mars au 5 avril 1941, la 5ème DT effectue un exercice commun avec les 2ème et 4ème DT plus le Mistral, unique représentant de la 6ème DT avant d’enchainer par un nouvel entrainement de division du 12 avril au 7 mai, les trois navires de la 5ème DT étant ensuite à Saint-Nazaire du 8 au 12 mai, à Royan du 13 au 17 mai avant de rentrer le lendemain 18 mai 1941 à Brest.

Du 19 mai au 14 juin 1941, le Foudroyant et le Boulonnais sortent pour entrainement de division, le Brestois étant lui au sec dans le bassin Tourville pour subir un grand carénage et ce jusqu’au 15 juin quand il est remis à flot.

Le Foudroyant débarque ses munitions et vidange ses soutes le 15 juin puis remplace le Brestois le lendemain dans le bassin Tourville pour un mois de travaux jusqu’au 18 juillet, travaux concernant une remise en état complète et une modernisation de ses capacités militaires (électronique et DCA).

Armé pour essais le 22 juillet, le Foudroyant sort pour essais du 23 au 26 juillet puis pour remise en condition du 28 juillet au 14 août, à chaque fois en compagnie du Brestois, les deux torpilleurs rentrant à Brest le 15 août 1941.

Le Foudroyant et le Brestois vont ensuite participer aux essais et à la remise en condition du Boulonnais, les trois torpilleurs sortant pour les essais du dernier torpilleur nommé du 25 au 28 août et pour sa remise en condition du 30 août au 15 septembre, les trois navires de la 5ème DT rentrant à Brest le lendemain 16 septembre 1941.

Après un entrainement de division du 23 septembre au 18 octobre, les trois torpilleurs de la 5ème DTE effectuent un exercice commun avec la 6ème DTE du 22 octobre au 27 novembre, les six torpilleurs d’escadre faisant escale à Lorient du 28 novembre au 1er décembre, rentrant à Brest le lendemain 2 décembre 1941.

Les trois torpilleurs de la 5ème DTE subissent une période d’entretien à flot du 3 au 17 décembre, le Foudroyant, le Brestois et le Boulonnais sortant alors pour essais du 18 au 21 décembre puis pour remise en condition du 23 décembre 1941 au 3 janvier 1942.

Après un entrainement de division du 12 janvier au 22 février 1942, les trois navires de la 5ème DTE participe à un entrainement commun à tous les navires de la 2ème flottille du 26 février au 31 mars, date du retour de la 2ème FT à Brest.

Après un entrainement de division du 8 avril au 4 juin 1942, le Foudroyant effectue une école à feux en solitaire du 11 au 21 juin, rentrant à Brest le lendemain 22 juin. Il participe ensuite aux essais (27 au 30 juin) et à la remise en condition (2 au 16 juillet) du Brestois.

Indisponible à son tour du 27 juin au 17 juillet 1942, le Foudroyant sort pour essais du 9 au 12 août et pour remise en condition du 14 au 29 août, à chaque fois en compagnie de ses sister-ship Brestois et Boulonnais.
Les trois torpilleurs effectuent ensuite une véritable croisière dans les ports du littoral Atlantique-Manche. La 5ème DTE fait ainsi escale à Biaritz du 31 août au 3 septembre, La Pallice du 4 au 7 septembre, Lorient 8 au 12 septembre, Cherbourg du 13 au 17 septembre, Dieppe du 18 au 22 septembre, au Havre du 23 au 27 septembre, à Boulogne du 28 au 30 septembre, à Dunkerque du 1er au 4 octobre, à Rouen du 6 au 10 octobre, à Saint-Malo du 12 au 15 octobre avant de rentrer à Brest le 16 octobre 1942.

Le Foudroyant et ses compères Brestois et Boulonnais effectuent du 25 octobre au 24 novembre un entrainement commun avec la 14ème DT, la 5ème DTE rentrant le lendemain 25 novembre.

Le Foudroyant et le Boulonnais sortent pour entrainement du 3 au 27 décembre,les deux torpilleurs faisant escale à Saint Malo du 28 décembre au 2 janvier, rentrant à Brest le 4 janvier 1943 au matin.

Le Foudroyant commence l’année 1943 par un entrainement de division en compagnie de ses compères de la 5ème DTE, les trois torpilleurs s’entrainant ainsi du 12 janvier au 27 février,  rentrant à Brest le 3 mars après une escale à Saint-Malo du 28 février au 2 mars. Il enchaine par un entrainement commun aux 2ème et 5ème DTE et  du 12 mars au 2 mai avant un nouvel entrainement de division du 10 mai au 4 juillet 1943.

Le Foudroyant effectue une école à feux du 10 au 21 juillet, faisant escale à Quimper du 22 au 25 juillet, rentrant à Brest le lendemain 26 juillet. Indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 27 juillet au 17 août, le Foudroyant sort pour essais du 18 au 21 août puis pour remise en condition du 23 août au 7 septembre, à chaque fois en compagnie du Brestois, les deux torpilleurs participant ensuite aux essais (9 au 12 septembre) et à la remise en condition (14 au 31 septembre) du Boulonnais, les trois torpilleurs rentrant à Brest le 5 octobre 1943 après une escale à Cherbourg du 1er au 4 octobre.

L’année 1943 se termine pour le Foudroyant et ses deux camarades de la 5ème DTE par un entrainement de division du 12 octobre au 2 décembre, le Foudroyant, le Brestois et le Boulonnais subissant ensuite une  période d’entretien à flot du 4 au 21 décembre 1943, sortant pour essais du 22 au 26 décembre et pour remise en condition du 28 décembre 1943 au 8 janvier 1944.

A la suite de l’entrainement de division du 15 janvier au 13 février 1944, le Brestois est mis en position de complément le 17 février, réduisant la 5ème DTE à deux navires et faisant du Boulonnais le nouveau navire-amiral de la division, cette 5ème DTE new look sortant pour son premier entrainement de division du 24 février au 19 avril 1944.

Ce premier entrainement division est suivit d’un second entrainement de ce type du 1er mai au 15 juin, les deux torpilleurs d’escadre rentrant le lendemain 16 juin à Brest.

Le Foudroyant sort du 23 au 30 juin pour un entrainement de défense aérienne à la mer puis après ravitaillement à Brest le 1er juillet, effectue une école à feux du 2 au 7 juillet, rentrant à Brest le lendemain 8 juillet.

Indisponible du 9 au 30 juillet, le Foudroyant pour essais (31 juillet au 2 août) et remise en condition (4 au 20 août) en compagnie du Boulonnais, les deux torpilleurs rentrant à Brest le 21.

Du 28 août au 28 septembre 1944, le Boulonnais et le Foudroyant effectuent le dernier entrainement de division du premier nommé. Deux jours plus tard, le 30 septembre 1944, le Boulonnais est mis en position de complément ce qui entraine la dissolution de la 5ème DTE, laissant le Foudroyant hors-rang (son désarmement est prévu pour fin 1945).

Le Foudroyant sort pour entrainement à partir du 7 octobre, effectuant une école à feux du 7 au 15 octobre puis après une escale à Nantes du 16 au 21 octobre, effectue un entrainement à la défense aérienne à la mer du 22 au 30 octobre avant une nouvelle escale à La Pallice du 31 octobre au 4 novembre, le torpilleur d’escadre rentrant à Brest le lendemain 5 novembre.

Affecté hors-rang au sein du groupement de surveillance de la flotte de l’Atlantique, le Foudroyant sort pour une patrouille dans les atterrages immédiats de Brest du 7 au 17 novembre, patrouille suivie d’une escale à Lorient du 18 au 23 novembre, le torpilleur effectuant ensuite une école à feux du 24 novembre au 2 décembre avant une escale à Saint-Nazaire du 3 au 7 décembre, le torpilleur rentrant à Brest le lendemain 8 décembre 1944.

Le Foudroyant subit alors un grand carénage, étant échoué au bassin Tourville du 15 décembre 1944 au 12 janvier 1945, subissant une remise en état complète, une modernisation de son électronique et un renforcement de la DCA qui passe de quatre canons de 37mm et deux canons de 25mm à huit canons de 37mm Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles modèle 1943.

Remis à flot le 12 janvier 1945, le Foudroyant est armé pour essais le 23 janvier 1945. Il sort pour ses essais officiels du 24 au 27 janvier puis pour remise en condition du 29 janvier au 12 février 1945.

Le 21 février 1945, le Foudroyant quitte Brest pour entrainement dans le Golfe de Gascogne. Il exécute une école à feux du 21 au 27 février, faisant escale à Bordeaux du 28 février au 4 mars avant d’enchainer par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 5 au 12 mars, le torpilleur gagnant alors Lorient pour quelques jours d’escale. Reprenant la mer le 17 mars, il s’entraine au combat antisurface du 18 au 27 mars, faisant escale à Quimper du 28 mars au 2 avril, rentrant le lendemain 3 avril à Brest.

Le 12 avril 1945, le torpilleur d’escadre quitte Brest, ravitaille à Cherbourg le 13 avril puis rallie Dunkerque le 14 avril où il embarque douze officiers de marine de réserve de la 1ère Région Maritime (Cherbourg).

Le torpilleur va effectuer une croisière de formation en mer du Nord, le Foudroyant faisant escale à Anvers du 16 au 20 avril, à Rotterdam du 22 au 27 avril, à Oslo du 29 avril au 3 mai, à Bergen du 5 au 8 mai, à Aberdeen du 11 au 15 mai, à Newcastle du 17 au 20 mai, à Londres du 21 au 24 mai, à Douvres du 25 au 28 mai avant de rallier Dunkerque le lendemain 29 mai où les officiers de réserve débarquent.

Le torpilleur quitte la base de l’ELN le 1er juin 1945, effectuant un entrainement commun avec les quatre torpilleurs légers de la 5ème DT  du 1er au 9 juin, les cinq torpilleurs faisant escale à Cherbourg du 10 au 15 juin, date à laquelle la 5ème DT quitte Cherbourg pour rentrer à Dunkerque.

Du 16 au 23 juin 1945, le Foudroyant manoeuvre avec le patrouilleur Baliste, les deux navires faisant escale à Saint Malo du 24 au 27 juin avant de rentrer dans leurs ports respectifs, le Foudroyant ralliant Brest le 28 juin 1945.

Le Foudroyant est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 29 juin au 19 juillet 1945, sortant pour essais du 20 au 23 juillet puis pour remise en condition du 25 juillet au 8 août, le torpilleur rentrant à Brest le lendemain 9 août 1945.

Le 16 août 1945, le Foudroyant appareille de Brest pour entrainement, toujours au profit d’officiers de réserve, cette fois de la 2ème région maritime.

Le torpilleur d’escadre exécute une école à feux du 16 au 23 août, faisant escale à Nantes du 24 au 29 août avant d’effectuer un entrainement de défense aérienne à la mer du 30 août au 4 septembre puis après un ravitaillement à Lorient le 5 septembre, effectue un entrainement au combat antisurface du 6 au 13 septembre avec comme plastron le vieil aviso Calais, le Foudroyant rentrant le lendemain 14 septembre 1945 à Brest.

Victime d’une grave avarie le 22 septembre 1945, le Foudroyant est mis en position de complément, mouillé en Penfeld.

Le torpilleur d’escadre Le Foudroyant est officiellement désarmé le 5 décembre 1945.

Il passe au bassin Tourville du 6 au 16 décembre puis est condamné le 17 décembre 1945 sous le numéro Q-22. Il est remorqué à Landevennec le 18 décembre 1945 et mouillé au Dépôt Naval de l’Atlantique.

Le 14 juin 1947, il est prit en remorque par le remorqueur de haute-mer Hippocampe et remorqué à Lorient pour servir de brise-lames afin de protéger le port de Lorient en compagnie de l’ex-pétrolier Garonne, les deux navires créant un plan d’eau protégé à la pointe de l’Espérance.

Il y est toujours en septembre 1948 et comme l’ancien pétrolier, le Q-22 reçoit des pièces de DCA pour protéger la base morbihanaise en l’occurence six canons de 37mm Schneider modèle 1941 en trois affûts doubles.

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11-Torpilleurs d’escadre (25)

Le Forbin

Le torpilleur d'escadre Forbin en pleine évolution

Le torpilleur d’escadre Forbin en pleine évolution

-Le Forbin est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée sur leur site du Havre  le 29 juin 1927 lancé le 17 juillet 1928 et admis au service actif  le 12 décembre 1930.

A son admission au service le Forbin est affecté à la 9ème DT à Toulon, retrouvant ses sister-ship Le Foudroyant, le Brestois et le Boulonnais.

Le 1er octobre 1934, les 7ème, 9ème et 11ème DT sont dissoutes et la majorité des torpilleurs de ces divisions confiés aux groupes de complément. Le Forbin lui participe à la reformation d’une 1ère DT en compagnie de La Palme, de La Railleuse et du Brestois. A partir du 1er novembre 1935, la 1ère DT est composée du Forbin, de La Palme et du Mars.

Le Forbin participe comme tous les autres torpilleurs participent aux opérations liées à la guerre d’Espagne. Il surveille ainsi la ligne aérienne Marseille/Alger à l’automne 1937 puis est détaché au Maroc en compagnie du Basque, formant la 9ème DT et chargée de patrouiller dans le secteur de Tanger à partir de mars 1938.

Les missions liées à la crise espagnole consistent souvent à empêcher l’arraisonnement de navires français par des patrouilleurs et des navires nationalistes. Le Forbin montre ainsi les dents pour empêcher l’arraisonnement du cargo Grand-Quevilly avec l’aide du Basque. La mise en place d’un patrouille permanente d’un torpilleur dans le détroit de Gibraltar stoppera ces arraisonnements.

Si la fin de la guerre d’Espagne en avril 1939 voit la démobilisation des réservistes rappelés en septembre 1938 suite à la crise des Sudètes, les deux torpilleurs de la 9ème DT (Basque Forbin) restent à effectif de guerre, patrouillant depuis Tanger. Ils cohabitent avec des navires anglais, espagnols, allemands et italiens ce qui occasionne parfois frictions et bagarres dans les bars de la Casbah.

Quand la guerre de Pologne éclate en septembre 1939, le Forbin est toujours détaché à Casablanca mais il ne s’y attarde guère puisqu’il remonte sur Brest pour subir un carénage au mois d’octobre. De retour quelques semaines plus tard, il reprend ses missions d’escorte et de patrouille, missions qu’il va assurer jusqu’à la fin du conflit et plus généralement jusqu’à la fin de 1939.

Le Forbin commence l’année 1940 par un entrainement de division du 5 au 27 janvier 1940 en compagnie de son sister-ship Basque, les deux  torpilleurs faisant escale à Tanger du 28 janvier au 2 février avant de rentrer à Casablanca le 4 février 1940 à l’aube.

Les deux torpilleurs enchainent ensuite par une école à feux du 10 au 17 février puis par un entrainement commun avec la 8ème DT du 22 février au 21 mars,  les deux divisions faisant escale à Casablanca du 22 au 27 mars avant que la 8ème DT ne rentre ensuite à Oran.

Après un entrainement de division du 5 au 30 avril, le Forbin et le Basque font escale à Agadir du 1er au 5 avant de rentrer à Casablanca le 6 mai et si le Basque est indisponible suite à une avarie mécanique, le Forbin lui sort pour une école à feux du 13 au 18 mai, fait escale à Tanger du 19 au 22 mai avant de rentrer à Casablanca le 24 mai 1940.

Le Forbin participe ensuite aux essais (30 mai au 2 juin) puis à la remise en condition (3 au 15 juin) du Basque. Il est ensuite indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 16 juin au 7 juillet, sortant pour essais du 8 au 11 juillet et pour remise en condition du 13 au 25 juillet, à chaque fois en compagnie du Basque.

Après avoir effectué un entrainement au combat antisurface du 2 au 12 août, le Forbin participe aux essais (18 au 21 août) et à la remise en condition (23 août au 2 septembre) du Basque, les deux torpilleurs de la 9ème DT quittant deux jours plus tard Casablanca pour rallier sa nouvelle base de Mers-El-Kébir, la 9ème DT étant intégrée à la 3ème flottille de la 4ème Escadre (Flotte de la Méditerranée).

Du 12 au 30 septembre, la 9ème DT participe à un exercice commun avec la 8ème DT. Après une escale à Tunis du 1er au 4 octobre, la 3ème FT effectue un entrainement avec la 11ème DT du 5 au 13 octobre, les deux divisions faisant une escale à Bizerte du 14 au 17 octobre, se séparant alors, la 3ème FT rentrant à Mers-El-Kébir le 19 octobre 1940.

Le Forbin et le Basque, les deux torpilleurs d’escadre de la 9ème DT terminent l’année par un entrainement de division du 27 octobre au 3 décembre puis par deux écoles à feux (5 au 10 décembre et 15 et 20 décembre), écoles à feux séparées par une escale à Alger du 11 au 14 décembre. Rentrés à Mers-El-Kébir le 16 décembre, ils restent au port jusqu’à la fin de l’année civile.

Les deux torpilleurs de la 9ème DT subissent une période d’entretien à flot du 2 au 12 janvier, sortant pour essais du 13 au 16 janvier puis pour remise en condition du 17 au 25 janvier 1941.

L’année 1941 commence donc réellement pour le Forbin et le Basque le 5 février quand les deux «1500 tonnes» appareillent pour un entrainement de division qui les occupent jusqu’au 2 mars, les deux navires faisant escale à Tunis du 3 au 10 mars, rentrant le lendemain 11 mars à Mers-El-Kébir.

Après une école à feux exécutée du 18 au 25 mars, la 9ème DT effectue un entrainement commun avec la 2ème DEL du 27 mars au 10 avril, les six navires faisant escale à Alger du 11 au 16 avril avant de rentrer le lendemain à Mers-El-Kébir puis un entrainement avec la 8ème DT du 24 avril au 28 mai 1941

Après une école à feux du 5 au 12 juin et un entrainement au combat antisurface du 18 au 25 juin _deux entrainements entrecoupés d’une escale à Bizerte du 13 au 17 juin_, le Forbin et le Basque rentre à Mers-El-Kébir le 19 juin.

Alors que le Basque est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage, le Forbin sort pour entrainement du 27 juin au 5 juillet, faisant escale à Tunis du 6 au 11 juillet avant de rentrer le lendemain 12 juillet à Mers-El-Kébir.

Le Forbin est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 19 juillet au 9 août, cette indisponibilité étant l’occasion de renforcer la DCA,les canons de 37mm modèle 1925 et les mitrailleuses de 13.2mm sont remplacés par quatre canons de 37mm Schneider modèle 1941 et deux canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40, tous en affûts simples.

Il sort ensuite pour essais (10 au 13 août) et pour remise en condition (15 au 29 août), à chaque fois en compagnie de son compère le Basque, les deux torpilleurs faisant escale à Alger du 30 août au 2 septembre et à Tunis du 3 au 7 septembre avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 8 septembre 1941.

Le Forbin et le Basque effectuent pour terminer l’année deux entrainements de division, le premier du 16 septembre au 8 novembre et le second du 17 novembre au 18 décembre 1941. Il termine l’année civile au port.

Après une école à feux du 2 au 8 janvier, le Forbin se ravitaille à Mers-El-Kébir puis met cap sur Toulon où il arrive le lendemain 9 janvier pour subir un grand carénage. Outre une remise en état complète, le Forbin reçoit un Asdic, un radar de navigation et un radar de veille combinée. Il est pour cela échoué au bassin Vauban (n°6) du 10 janvier au 25 février 1942.

Armé pour essais le 4 mars 1942, le Forbin effectue ses essais réglementaires du 4 au 7 mars, se ravitaillant à Toulon puis mettant cap sur Alger où arrivé le 8 mars, il retrouve les 7ème et 8ème DTE avec lesquels ils va réaliser sa remise en condition (9 au 21 mars) avant de rentrer à Mers-El-Kébir.

Il participe ensuite à la fin de cet exercice inter-flottilles en participant à une école à feux du 26 mars au 2 avril, un entrainement DAM du 4 au 10 et un entrainement au combat antisurface du 12 au 21 avril.

Le Forbin, la Tornade, le Typhon, la Tramontane, le Bordelais, l’Alcyon, la Trombe vont participer ensuite à la remise en condition du Basque et ce du 23 avril au 8 mai, les huit torpilleurs faisant escale à Tunis du 9 au 14 mai puis à Ajaccio du 16 au 21 mai, se séparant le 22 mai après une parade navale, la 7ème DTE rentrant à Toulon, les 8ème et 9ème DTE à Mers-El-Kébir.

Après un entrainement de division du 1er juin au 4 juillet, le Forbin sort seul pour entrainement du 11 au 21 juillet, rentrant le lendemain 22 juillet 1942 à Mers-El-Kébir. Il est ensuite indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 28 juillet au 17 août, sortant pour essais du 18 au 20 août et pour remise en condition du 22 août au 7 septembre, à chaque fois en compagnie du Basque, les deux torpilleurs rentrant à Mers-El-Kébir le 8 septembre.

Le Forbin et le Basque effectuent un nouvel entrainement de division du 15 septembre au 14 octobre puis participe à un entrainement commun avec la 8ème DTE du 23 octobre au 10 novembre, les cinq torpilleurs rentrant à Mers-El-Kébir le 17 novembre après une ultime escale à Tunis du 11 au 15 novembre.

A l’entrainement de division initialement programmé, le Forbin en raison de l’avarie du Basque substitue une école à feux du 30 novembre au 7 décembre puis après un escale à Gabès du 8 au 12 décembre un entrainement au combat antisurface du 13 au 21 décembre, ralliant Mers-El-Kébir le lendemain 22 décembre 1942.

Le Forbin commence l’année 1943 par un entrainement de division du 12 janvier au 3 février avant un entrainement commun avec le Fortuné, les 1ère et 7ème DTE (venus de Toulon) plus la 8ème DTE du 9 février au 3 mars, les onze torpilleurs  faisant une escale commune en baie d’Ajaccio du 4 au 7 mars avant de rentrer dans leurs ports respectifs le 8 mars 1943.

Après un entrainement de division du 15 mars au 11 mai, le Forbin et le Basque participe à un exercice commun avec la 8ème DTE du 20 mai au 24 juin, les deux divisions de torpilleurs d’escadre rentrant à Mers-El-Kébir le 25 juin 1943.

Le Forbin exécute une école à feux du 2 au 12 juillet, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 13 juillet. Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 17 juillet au 7 août, sortant pour essais du 8 au 11 août et pour remise en condition du 13 au 30 août, à chaque fois en compagnie de son compère le Basque.

Le 7 septembre 1943, les torpilleurs d’escadre Forbin et Basque appareillent pour une croisière d’instruction au profit d’officiers de marine de réserve de la cinquième région maritime (Premar V Oran), croisière qui va les conduire dans différents ports français de la Méditerranée et ce jusqu’au 27 octobre, date du retour de la 9ème DTE à Mers-El-Kébir.

Le Forbin et le Basque termine l’année par un entrainement commun avec la 8ème DTE et ce du 7 novembre au 14 décembre,  rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 15 décembre 1943. Ils restent au port jusqu’à la fin de l’année civile pour entretien et permissions de l’équipage.

Le Basque et le Forbin commencent l’année 1944 par un entrainement de division du 5 janvier au 4 février, faisant escale à Bonifacio du 13 au 17 janvier, rentrant à leur port le 5 février 1944.

Alors que le Basque est immobilisé pour grand carénage, le Forbin sort pour entrainement, effectuant une école à feux du 12 au 20 février, faisant escale à Sète du 21 au 25 février avant d’enchainer par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 26 mars au 3 mars, le torpilleur d’escadre faisant escale à Porto-Ota du 4 au 9 mars, rentrant le lendemain 10 mars à Mers-El-Kébir.

Après une courte sortie d’entrainement du 12 au 17 mars, le Forbin se ravitaille à Mers-El-Kébir le 18 mars puis met cap sur Toulon où il arrive le 19 mars afin de subir à son tour un grand carénage, le Forbin étant échoué au bassin Vauban (n°6) du 21 mars au 30 avril 1944, subissant les mêmes travaux que le Basque notamment le renforcement de la DCA.

Armé pour essais le 8 mai 1944, le Forbin effectue ses essais du 9 au 12 mai et sa remise en condition du 14 au 31 mai, à chaque fois en compagnie du Basque, de l’Alcyon et du Bordelais, les quatre torpilleurs faisant escale à Propriano du 1er au 5 juin avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 6 juin 1944.

Après un entrainement de division du 13 juin au 21 juillet 1944, le Forbin effectue une école à feux du 25 juillet au 4 août, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 5 août.

Il est ensuite indisponible du 13 août au 3 septembre, sortant pour essais (4 au 7 septembre) et remise en condition (9 au 23 septembre) à chaque fois en compagnie du Basque, les deux torpilleurs rentrant à Mers-El-Kébir le 30 septembre après une escale à Tunis du 24 au 28 septembre.

Le Forbin termine l’année 1944 par un entrainement commun aux 8ème et 9ème DTE du 24 octobre au 25 décembre 1944, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 26 décembre 1944.

L’année 1945 commence pour le Forbin par un entrainement de division avec son compère Basque du 6 janvier au 28 février 1945, les deux torpilleurs rentrant le lendemain  à Mers-El-Kébir puis est suivi par un entrainement commun de la 9ème DTE avec le Bordelais du 7 au 24 mars 1945.

Le 4 avril 1945, la 9ème DTE est dissoute, les torpilleurs d’escadre Basque et Forbin devant assurer la protection du cuirassé Alsace en attendant la disponibilité de torpilleurs d’escadre plus modernes et nettement mieux adaptés que les deux vénérables torpilleurs de type L’Adroit

Le 6 avril 1945, le Forbin et le Basque quittent Mers-El-Kébir, se ravitaillent à Casablanca le 9 avril  1945 avant de rallier Brest le 12 avril où ils retrouvent leur protégé, le nouveau fleuron de la flotte de ligne.

Le cuirassé et les deux torpilleurs sortent pour prendre leurs marques les 14 et 15 avril avant d’appareiller le lendemain pour l’exercice Entente Cordiale en Ecosse qui à lieu du 5 au 15 mai, les navires français et britanniques se séparant après une revue navale à Rosyth le 17 mai 1945, les navires français faisant ensuite escale à Dunkerque du 19 au 22 mai, Cherbourg du 24 au 26 mai avant de rentrer à Brest le 27 mai dans la soirée.

Le cuirassé quitte Brest le 1er juin 1945 en compagnie de ses deux anges gardiens, fait escale au mouillage à Bayonne du 5 au 8 juin, franchit le détroit de Gibraltar le 11 juin,est à Ajaccio le 14 juin avant d’arriver à Toulon le 15 juin 1945.

Les vétérans (près de quinze années de service) vont suivre comme leur ombre le cuirassé, l’accompagnant par exemple à Dakar pour un exercice du 30 septembre au 31 octobre 1945 avant de rentrer à Toulon le 22 novembre 1945.

En 1946, la France et l’URSS en dépit de régimes politiques diamétralement opposés se rapprochent, inquiets de la montée en puissance de l’Allemagne qui à retrouvé les accents menaçants de l’époque hitlérienne. Pour célébrer ce rapprochement, une escadre russe rend visite à la flotte de la Méditerranée à Toulon, renouant avec la visite de l’escadre tsariste en octobre 1893.

Le 4 février 1946 arrive dans le port varois le cuirassé Sovietskaya Ukrainia, le croiseur lourd Kirov et quatre destroyers. Ils sont ouverts au public du 5 au 12 février avant de repartir le 15 février après des exercices avec la marine française.

La France ayant prévu de rendre la pareille à la marine soviétique, les torpilleurs Basque et Forbin vont escorter…………..le Provence, la marine nationale préférant confier l’escorte de l’Alsace à des torpilleurs d’escadre plus modernes en l’occurence les Mameluk et Casque pour des raisons logiques de propagande.

Le Forbin et le Basque sont ainsi à la mer en compagnie du Provence du 1er au 8 mars, du 11 au 18 mars, faisant escale à Nice, Bastia et Marseille avant de rentrer à Toulon le 4 avril 1946.

Alors que le cuirassé est en entretien à flot (5 au 15 avril), le Forbin et le Basque effectuent une école à feux du 6 au 12 avril, rentrant le lendemain à Toulon avant de sortir à nouveau à la mer en compagnie du cuirassé du 16 avril au 7 mai puis du 10 au 27 mai alors que le Provence accompagne cette fois-ci le porte-avions Joffre.

Le Basque et le Forbin effectuent une ultime sortie du 3 au 12 juin avant d’être mis en position de complément le lendemain 13 juin 1946. Les deux compères sont ainsi mouillés dans la Darse Vieille en attendant qu’une décision soit prise sur son sort.

Le torpilleur d’escadre Forbin est officiellement désarmé le 20 juillet 1946.

Il passe au bassin du 21 au 31 juillet puis est condamné le 1er août 1946 sous le numéro Q-24. Il est remorqué au cimetière naval du Bregaillon le 17 août après avoir été un temps mouillé dans la Darse Vieille. Il est vendu à la démolition le 8 janvier 1948 et remorqué à un chantier de démolition de la région toulonnaise et démantelé entre le 20 janvier et le 17 mars 1948 après avoir été échoué sur un slipway.

11-Torpilleurs d’escadre (23)

Le Basque

Le torpilleur d'escadre Le Basque

Le torpilleur d’escadre Le Basque

-Le Basque est mis sur cale Ateliers et Chantiers de la Seine Maritime installés au Trait en Seine-Maritime  le 18 septembre 1926 lancé le 25 mai 1929 et admis au service actif le 7 mars 1931.

A son admission au service actif, le Basque est affecté à la 5ème division de la 1ère escadrille jusqu’au 31 décembre 1931 avant de remplacer l’Amiral Sénès comme navire-amiral de la 1ère escadrille.

Le 1er octobre 1934, la 1ère DT est rebaptisé 2ème DT mais quelques semaines plus tard est formée une 4ème DT composée de L’Adroit, du Basque et du Foudroyant.

Le 5 juillet 1935 est créée au sein de l’Escadre de l’Atlantique la 2ème flottille de torpilleurs dont le navire-amiral est le contre-torpilleur Jaguar. Elle se compose de la 2ème DT (Fougueux Bordelais Frondeur), de la 4ème DT (L’Adroit  Basque Foudroyant) et de la 6ème DT (Cyclone Mistral Siroco) plus un groupe de complément composé des torpilleurs Bourrasque Orage Ouragan et L’Alcyon.

Le 15 août 1936, les divisions de torpilleurs sont réorganisées et le Basque rejoint la 2ème DT également formée du Fougueux et du Frondeur. Il participe aux opérations liées à la guerre d’Espagne notamment en étant déployé dans la zone du Maroc espagnol.

Remis en service, le torpilleur continue ses missions liées à la crise espagnole qui consistent souvent à empêcher l’arraisonnement de navires français par des patrouilleurs et des navires nationalistes, la mise en place d’un patrouille permanente d’un torpilleur dans le détroit de Gibraltar stoppera ces arraisonnements.

Si la fin de la guerre d’Espagne en avril 1939 voit la démobilisation des réservistes rappelés en septembre 1938 suite à la crise des Sudètes, les deux torpilleurs de la 9ème DT (Basque Forbin) restent à effectif de guerre, patrouillant depuis Tanger. Ils cohabitent avec des navires anglais, espagnols, allemands et italiens ce qui occasionne parfois frictions et bagarres dans les ports de la Casbah.

Quand éclate la guerre de Pologne, le Basque est toujours intégré à la 9ème DT placée sous les ordres de Marine-Maroc. Elle est chargée d’escortes sur Dakar mais également sur la zone Casablanca-Gibraltar. Le Forbin devant se faire caréner à Brest, La Trombe puis La Railleuse le remplace.

Quand s’achève la guerre de Pologne, le Basque à retrouvé le Forbin remis en état, celle du Basque ayant eut lieu précédemment.

Le Basque commence l’année 1940 par un entrainement de division en compagnie du Forbin, les deux torpilleurs effectuant une école à feux du 5 au 12 janvier, faisant escale à Mogador du 13 au 17 janvier avant un entrainement au combat antisurface du 18 au 27 janvier, les deux torpilleurs faisant escale à Tanger du 28 janvier au 2 février, rentrant à Casablanca le 4 février 1940 à l’aube.

Le Basque et le Forbin effectuent une école à feux du 10 au 17 février avant d’enchainer par un entrainement commun avec la 9ème DT du 22 février au 21 mars, les deux divisions faisant escale à Casablanca du 22 au 27 mars avant que la 8ème DT ne rentre ensuite à Oran.

Le 5 avril 1940, la 9ème DT sort pour entrainement de division, le Basque et le Forbin effectuant une école à feux du 5 au 13 avril, faisant escale à Tanger du 14 au 20 avril avant un entrainement au combat antisurface du 21 au 30 avril, faisant escale à Agadir du 1er au 5 mai avant de rentrer à Casablanca le 6 mai 1940.

Victime d’une avarie mécanique, le Basque est indisponible du 8 au 29 mai, sortant pour essais du 30 mai au 2 juin et pour remise en condition du 3 au 15 juin, à chaque fois en compagnie du Forbin.

Le Basque sort pour école à feux du 16 au 25 juin, fait escale à Gibraltar du 26 au 30 juin avant de rentrer à Casablanca le 1er juillet. Il sort ensuite pour les essais (8 au 11 juillet) et pour remise en condition (13 au 25 juillet) du Forbin qui venait d’être indisponible pour entretien et permission de l’équipage.

Le Basque est à son tour indisponible pour permissions de l’équipage du 26 juillet au 17 août, sortant pour essais (18 au 21 août) et pour remise en condition (23 août au 2 septembre) à chaque fois en compagnie du Forbin.

Le 4 septembre 1940, la 9ème DT quitte Casablanca pour sa nouvelle base en l’occurence Mers-El-Kébir où il arrive le 6 septembre. Il est désormais intégré à la 3ème flottille de torpilleurs, groupement rattaché à la 4ème Escadre (Flotte de la Méditerranée).

Du 12 au 30 septembre, la 9ème DT participe à un exercice commun avec la 8ème DT. Après une escale à Tunis du 1er au 4 octobre, la 3ème FT effectue un entrainement avec la 11ème DT du 5 au 13 octobre, faisant une escale à Bizerte du 14 au 17 octobre, se séparant alors, la 3ème FT rentrant à Mers-El-Kébir le 19 octobre 1940.

Le Basque et le Forbin sortent pour entrainement à partir du 27 octobre, effectuant une école à feux du 27 octobre au 4 novembre, une escale à Alger du 5 au 11 novembre et un entrainement au combat antisurface du 12 au 20 novembre  et du 26 novembre au 3 décembre, ces deux phases étant entrecoupées d’une escale à Bône (21 au 25 novembre) les deux torpilleurs d’escadre rentrant à Mers-El-Kébir le 4 décembre 1940.

Le Basque et le Forbin termine l’année 1940 par une école à feux du 5 au 10 décembre puis après une escale à Alger du 11 au 14 décembre du 15 au 20 décembre, rentrant le lendemain à Mers-El-Kébir.

Les deux torpilleurs de la 9ème DT subissent une période d’entretien à flot du 2 au 12 janvier, sortant pour essais du 13 au 16 janvier puis pour remise en condition du 17 au 25 janvier 1941.

Le 5 février 1941, le Basque et le Forbin quittent Mers-El-Kébir pour un entrainement de division, effectuant une école à feux du 5 au 13 février, faisant escale à Alger du 14 au 20 février avant un entrainement au combat antisurface du 21 février au 2 mars 1941. Après une escale à Tunis du 3 au 10 mars, les deux navires rentrent à Mers-El-Kébir le lendemain.

Du 18 au 25 mars, la 9ème DT effectue une école à feux avant d’effectuer un entrainement commun du 27 mars au 10 avril avec la 2ème Division d’Escorteurs Légers (Commandant Bory, du Commandant Delage, du Commandant Duboc et du Commandant Rivière de classe Elan), les six navires faisant escale à Alger du 11 au 16 avril avant de rentrer le lendemain à Mers-El-Kébir.

Du 24 avril au 28 mai 1941, les 9ème et 8ème DT manœuvrent ensemble au large des côtes d’Afrique du Nord.

Le Basque et le Forbin effectuent une école à feux du 5 au 12 juin, faisant escale à Bizerte du 13 au 17 juin avant un entrainement au combat antisurface du 18 au 25 juin, rentrant le lendemain à Mers-El-Kébir.

Le Basque est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 27 juin au 18 juillet 1941, recevant à cette occasion une DCA moderne, les canons de 37mm modèle 1925 et les mitrailleuses de 13.2mm sont remplacés par quatre canons de 37mm Schneider modèle 1941 et deux canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40, tous en affûts doubles.

Il sort ensuite pour essais du 19 au 22 juillet et pour remise en condition du 24 juillet au 7 août 1941, participant ensuite aux essais (10 au 13 août) et à la remise en condition (15 au 29 août) du Forbin, les deux torpilleurs de la 9ème DT faisant escale à Alger du 30 août au 2 septembre et à Tunis du 3 au 7 septembre avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 8 septembre.

Le 16 septembre 1941, le Basque et le Forbin quittent Mers-El-Kébir pour un entrainement de division. Après une école à feux du 16 au 25 septembre, les deux torpilleurs font escale à Bone du 26 au 30 septembre avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 1er au 8 octobre et une  escale à Alger du 9 au 14 octobre.

La 9ème DT effectue ensuite un entrainement à la défense aérienne à la mer du 15 au 25 octobre, se ravitaille à Mers-El-Kébir le 26 octobre avant un exercice de synthèse du 27 octobre au 7 novembre, rentrant à Mers-El-Kébir le 8 novembre 1941.

Le Basque et le Forbin quittent Mers-El-Kébir le 17 novembre pour le dernier entrainement de division de l’année. Après une école à feux du 17 au 25 novembre, les deux torpilleurs font escale à Tunis du 26 au 29 novembre avant un entrainement au combat antisurface du 30 novembre au 6 décembre, un ravitaillement à Mers-El-Kébir le 7 décembre et un entrainement à la défense aérienne à la mer du 8 au 17 décembre, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain.

Après une école à feux du 2 au 8 janvier, le Basque continue seul son entrainement alors que le Forbin gagne Toulon pour subir un grand carénage. Le Basque se ravitaille à Mers-El-Kébir le 9 janvier puis effectue un entrainement au combat antisurface du 10 au 18 janvier, fait escale à Alger du 19 au 23 janvier avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 24 janvier au 2 février, rentrant à Mers-El-Kébir le 3 février 1942.

Le 9 février, la 7ème DTE (Tramontane Tornade Typhon) arrive à Mers-El-Kébir pour un entrainement commun avec  les divisions de torpilleurs d’escadre de la 3ème FTE en l’occurence les 8ème DTE (Le Bordelais La Trombe L’Alcyon) et 9ème DTE (Basque et Forbin).

Le Basque  effectue un premier exercice commun du 12 au 22 février avant de se ravitailler à Mers-El-Kébir puis de rallier Toulon le lendemain 23 février pour subir son grand carénage.

Le Basque subit son grand carénage au bassin Vauban (n°6) du 26 février au 12 avril 1942 pour une remise en état complète et une modernisation de ses capacités notamment son électronique embarquée avec l’installation d’un Asdic, d’un radar de navigation et d’un radar de veille combinée.

Armé pour essais le 16 avril, le torpilleur d’escadre sort pour essais du 17 au 20 avril avant de se ravitailler à Toulon le 21 avril et mettre cap sur Mers-El-Kébir où il arrive le 22 avril.

Les autres torpilleurs vont participer à sa remise en condition du 23 avril au 8 mai, les huit torpilleurs faisant escale à Tunis du 9 au 14 mai puis à Ajaccio du 16 au 21 mai, effectuant le 22 mai une parade navale avant de se séparer,  les 8ème et 9ème DTE rentrant le lendemain à Mers-El-Kébir.

Les torpilleurs d’escadre Basque et Forbin sortent pour un entrainement de division le 1er juin, effectuant une école à feux du 1er au 8 juin, faisant escale à Alger du 9 au 12 juin avant un entrainement au combat antisurface du 13 au 20 juin, une escale à Oran du 21 au 25 juin et un entrainement à la défense aérienne à la mer du 26 juin au 4 juillet, rentrant le lendemain 5 juillet à Mers-El-Kébir.

Le Basque est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 6 au 27 juillet, sortant pour essais du 28 au 30 juillet puis pour remise en condition du 1er au 15 août. Il participe ensuite aux essais (18 au 20 août) et à la remise en condition (22 août au 7 septembre) du Forbin, les deux torpilleurs rentrant à Mers-El-Kébir le 8 septembre 1942.

Le Basque et le Forbin sortent pour un entrainement de division à partir du 15 septembre, effectuant une école à feux du 15 au 22 septembre, se ravitaillent à Mers-El-Kébir le 23 septembre avant un entrainement au combat antisurface du 24 au 30 septembre, faisant escale à Alger du 1er au 4 octobre avant un entrainement de défense aérienne à la mer du 5 au 13 octobre, rentrant le lendemain à Mers-El-Kébir.

Le 19 octobre, la 9ème DTE quitte Mers-El-Kébir pour Tunis où elle arrive le 22 octobre, retrouvant les torpilleurs de la 8ème DTE pour un exercice commun du 23 octobre au 10 novembre, les cinq torpilleurs faisant escale à Tunis du 11 au 15 novembre avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 17 novembre 1942.

Le 27 novembre, la 9ème DTE aurait du appareiller pour un entrainement de division mais le Basque est victime d’une avarie à l’appareillage et indisponible jusqu’au 21 décembre, sortant pour des essais concluants du 22 au 26 décembre avant remise en condition du 28 décembre 1942 au 7 janvier 1943.

Le Basque et le Forbin sortent pour un entrainement de division à partir du 12 janvier, effectuant une école à feux du 12 au 19 janvier, se ravitaillant à Mers-El-Kébir le 20 janvier avant un entrainement au combat antisurface du 21 au 28 janvier, faisant escale à Alger du 29 janvier au 2 février, rentrant le lendemain 3 février 1943 à Mers-El-Kébir.

Du 9 février au 3 mars 1943, les deux divisions de la 8ème et de la 9ème DTE participent à un entrainement commun en compagnie du Fortuné, des 1ère et 7ème DTE venus de Toulon, les onze torpilleurs  faisant une escale commune en baie d’Ajaccio du 4 au 7 mars avant de rentrer dans leurs ports respectifs le 8 mars 1943.

Le 15 mars, le Basque et le Forbin appareillent pour un nouvel entrainement de division, les deux torpilleurs effectuant une école à feux du 15 au 22 mars puis enchaine après une escale à Alger du 23 au 27 mars par un entrainement au combat antisurface du 28 mars au 5 avril.

Après une escale à Bonifacio du 6 au 11 avril, les deux torpilleurs subissent un entrainement de défense aérienne à la mer du 12 au 21 avril 1943, se ravitaillant à Mers-El-Kébir le 22 avril avant un exercice de synthèse du 23 avril au 4 mai, les deux torpilleurs rentrant à Mers-el-Kébir le 11 mai après une escale à Tunis du 5 au 9 mai 1943.

Le Basque et le Forbin enchainent ensuite par un entrainement commun avec la 8ème DTE du 20 mai au 24 juin, les deux divisions de torpilleurs d’escadre rentrant à Mers-El-Kébir le 25 juin 1943.

Le Basque est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 26 juin au 16 juillet 1943, effectuant ses essais du 17 au 20 juillet avant remise en condition du 22 juillet au 5 août. Il participe ensuite aux essais (8 au 11 août) et à la remise en condition (13 au 30 août) du Forbin.

Le 7 septembre 1943, les torpilleurs d’escadre Basque et Forbin appareillent pour une croisière d’instruction au profit d’officiers de marine de réserve de la cinquième région maritime (Premar V Oran).

Le Basque et son compère de la 9ème DTE font escale à Alger du 8 au 11 septembre, à Tunis du 16 au 20 septembre, à Bizerte du 22 au 25 septembre, à Sfax du 28 septembre au 2 octobre, traversent le bassin oriental de la Méditerranée pour faire escale à Lattaquié du 5 au 8 octobre, à Beyrouth du 10 au 14 octobre, à Haïfa du 16 au 20 octobre, se ravitaillent à Bizerte le 24 octobre avant de rentrer le 27 octobre à Mers-El-Kébir.

Le Basque et le Forbin termine l’année par un entrainement commun avec la 8ème DTE et ce du 7 novembre au 14 décembre,  rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 15 décembre 1943. Ils restent au port jusqu’à la fin de l’année civile pour entretien et permissions de l’équipage.

Le Basque et le Forbin commencent l’année 1944 par une école à feux du 5 au 12 janvier, faisant escale à Bonifacio du 13 au 17 janvier avant un entrainement au combat antisurface du 18 au 25 janvier, se ravitaillant à Mers-El-Kébir le 26 janvier avant un entrainement de défense aérienne à la mer du 27 janvier au 4 février puis rentrent au port le lendemain 5 février.

Le 7 février 1944, le Basque quitte Mers-El-Kébir pour Toulon où il arrive le lendemain 8 février pour un grand carénage. Il est échoué au bassin Vauban (n°6) du 11 février au 20 mars 1944 pour remise en état complète et modernisation de ses capacités militaires.

La coque est grattée, sablée et repeinte, les hélices sont changées, les turbines réalésés, les chaudières retubées, les locaux-vie remis en état. L’électronique est modernisée et la DCA renforcée, les deux canons de 25mm et les quatre canons de 37mm sont remplacés par huit canons Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles modèle 1943.

Armé pour essais le 27 mars 1944, le Basque sort pour essais du 28 au 31 mars, se ravitaille à Toulon le 1er avril avant d’effectuer sa remise en condition du 2 au 16 avril, faisant escale à Ajaccio du 17 au 21 avril avant de rentrer à Mers-El-Kébir le lendemain 22 avril 1944.

Le Basque effectue une école à feux au large d’Oran du 27 avril au 5 mai, se ravitaillant à Mers-El-Kébir le 6 mai avant de rallier Toulon  le lendemain 7 mai. Il y retrouve le Forbin pour participer à ses essais et à sa remise en condition en compagnie également de la 8ème DTE.

Les quatre torpilleurs sortent pour les essais du Forbin du 9 au 12 mai, se ravitaillent à Toulon le 13 mai avant le stage de remise en condition mené du 14 au 31 mai, les quatre torpilleurs faisant escale à Propriano du 1er au 5 juin avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 6 juin 1944.

Le 13 juin 1944, le Basque et le Forbin sortent pour un entrainement de division. Après une école à feux du 13 au 21 juin, les deux torpilleurs font escale à Alger du 22 au 25 juin avant un entrainement au combat antisurface du 26 juin au 2 juillet, se ravitaillant à Mers-El-Kébir le 3 juillet.

Les deux torpilleurs d’escadre enchainent par un entrainement à la défense antiaérienne à la mer du 4 au 11 juillet, un ravitaillement à Mers-El-Kébir le 12 juillet avant un entrainement à la lutte ASM du 13 au 20 juillet en compagnie du sous-marins Orion qui sert de plastron, les deux torpilleurs et le sous-marin rentrant à Mers-El-Kébir le 21 juillet 1944.

Le Basque est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 22 juillet au 12 août 1944, sortant pour essais du 13 au 16 août puis pour remise en condition du 17 août au 1er septembre. Il participe ensuite aux essais (4 au 7 septembre) et à la remise en condition (9 au 23 septembre) du Forbin, les deux torpilleurs rentrant à Mers-El-Kébir le 30 septembre après une escale à Tunis du 24 au 28 septembre.

Le Basque et le Forbin sortent pour une école à feux du 7 au 17 octobre, rentrant à Mers-El-Kébir le 18 octobre. Les deux torpilleurs de la 9ème DTE enchainent par un entrainement commun avec la 8ème DTE du 24 octobre au 25 décembre,rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 26 décembre 1944.

Le 6 janvier 1945, le Basque et le Forbin appareillent pour un entrainement de division, exécutant une école à feux du 6 au 16 janvier, faisant escale à Alger du 17 au 21 janvier avant un entrainement au combat antisurface du 22 au 31 janvier.

Après un ravitaillement à Mers-El-Kébir le 1er février, les deux torpilleurs de la 9ème DTE exécutent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 2 au 12 février avant une escale à Tunis du 13 au 18 février puis de terminer par un entrainement ASM du 19 au 28 février en compagnie du sous-marins Orion, rentrant le lendemain 1er mars à Mers-El-Kébir.

Le 7 mars 1945, la 9ème DTE appareille en compagnie du Bordelais pour un entrainement commun avec une école à feux du 7 au 13 mars, un ravitaillement à Mers-El-Kébir le 14 mars avant un entrainement au combat antisurface du 15 au 23 mars, les trois torpilleurs rentrant à Mers-El-Kébir le 24 mars 1945.

Le 4 avril 1945, la 9ème DTE est dissoute, les torpilleurs d’escadre Basque et Forbin devant assurer la protection du cuirassé Alsace en attendant la disponibilité de torpilleurs d’escadre plus modernes.

Le 6 avril 1945, le Basque et le Forbin quittent Mers-El-Kébir, se ravitaillent à Casablanca le 9 avril  1945 avant de rallier Brest le 12 avril où ils retrouvent leur protégé, le nouveau fleuron de notre corps de bataille.

Le cuirassé et les deux torpilleurs sortent pour prendre leurs marques les 14 et 15 avril avant d’appareiller le lendemain pour l’exercice Entente Cordiale en Ecosse, exercice qui à lieu du  5 au 15 mai, les navires français et britanniques se séparant après une revue navale à Rosyth le 17 mai 1945. Les navires français font ensuite escale à Dunkerque du 19 au 22 mai, Cherbourg du 24 au 26 mai avant de rentrer à Brest le 27 mai dans la soirée.

Le 1er juin 1945, le torpilleur d’escadre Basque appareille en compagnie du cuirassé Alsace et du torpilleur Forbin. Les trois navires font escale au mouillage à Bayonne du 5 au 8 juin, franchissent le   détroit de Gibraltar le 11 juin, font escale à Ajaccio le 14 juin avant d’arriver à Toulon le lendemain.

Les vétérans (près de quinze années de service) vont suivre comme leur ombre le cuirassé, l’accompagnant par exemple à Dakar pour un exercice du 30 septembre au 31 octobre 1945 avant de rentrer à Toulon le 22 novembre 1945.

En 1946, la France et l’URSS en dépit de régimes politiques diamétralement opposés se rapprochent, inquiets de la montée en puissance de l’Allemagne qui à retrouvé les accents menaçants de l’époque hitlérienne.

Pour célébrer ce rapprochement, une escadre russe rend visite à la flotte de la Méditerranée à Toulon, renouant avec la visite de l’escadre tsariste en octobre 1893.

Le 4 février 1946 arrive dans le port varois le cuirassé Sovietskaya Ukrainia, le croiseur lourd Kirov et quatre destroyers. Ils sont ouverts au public du 5 au 12 février avant de repartir le 15 février après des exercices avec la marine française.

La France ayant prévu de rendre la pareille à la marine soviétique, les torpilleurs Basque et Forbin vont escorter…………..le Provence, la marine nationale préférant confier l’escorte de l’Alsace à des torpilleurs d’escadre plus modernes en l’occurence les Mameluk et Casque pour des raisons logiques de propagande.

Le Basque et le Forbin sont ainsi à la mer en compagnie du Provence du 1er au 8 mars, du 11 au 18 mars, faisant escale à Nice, Bastia et Marseille avant de rentrer à Toulon le 4 avril 1946.

Alors que le cuirassé est en entretien à flot (5 au 15 avril), le Basque et le Forbin effectue une école à feux du 6 au 12 avril, rentrant le lendemain à Toulon avant de sortir à nouveau à la mer en compagnie du cuirassé du 16 avril au 7 mai puis du 10 au 27 mai alors que le Provence accompagne le porte-avions Joffre.

Le Basque et le Forbin effectuent une ultime sortie du 3 au 12 juin avant d’être mis en position de complément le lendemain 13 juin 1946. Les deux compères sont ainsi mouillés dans la Darse Vieille en attendant qu’une décision soit prise sur son sort.

Le torpilleur d’escadre Basque est officiellement désarmé le 11 juillet 1946.

Il passe au bassin du 12 au 20 juillet puis est remorqué au cimetière navale du Bregaillon le 25 juillet 1946, le même jour que sa condamnation sous le numéro Q-23.

Il est vendu à la démolition le 14 mars 1947 puis remorqué à un chantier de démolition implanté à Arzew près d’Oran où il arrive le 25 mars. Il est y démantelé en trois mois.

11-Torpilleurs d’escadre (21)

Le Boulonnais

Le torpilleur d'escadre Le Boulonnais à la mer

Le torpilleur d’escadre Le Boulonnais à la mer

-Le Boulonnais est mis sur cale aux Chantiers Navals Français (CNF) sis à Caen le 4 mai 1926 lancé le 1er juin 1927 et admis au service actif  le 13 août 1929.

A son admission au service actif, il est affecté en Méditerranée à la 1ère division de torpilleur. Il connait des débuts difficiles puisqu’il s’échoue une première fois le 25 septembre 1929 sur la plage des Bormettes puis aborde son sister-ship Brestois pour éviter un nouvel échouage.

Le 1er octobre 1930 est mise sur pied la 9ème division de torpilleurs composée du Foudroyant, du Brestois, du Forbin et du Boulonnais mais le 1er septembre 1932, les divisions de torpilleurs sont réduites à trois navires. Le Boulonnais rejoint ensuite la 7ème DT le 15 août 1933 puis la 3ème DT formée également avec le Brestois et Le Fortuné à partir du 1er novembre 1935.

Le déclenchement de la guerre d’Espagne et les servitudes imposées à la marine nationale entraine une nouvelle réorganisation des unités de torpilleurs.

C’est ainsi que le 15 août 1936, le Boulonnais quitte Toulon en compagnie du Brestois pour former une 5ème DT à Brest en compagnie du Foudroyant déjà sur place.

Le 21 septembre 1937, la 5ème DT quitte Brest pour Casablanca où elle restera déployée trois mois, effectuant des rotations sur Tanger, renforçant ainsi l’action de L’Adroit et de La Railleuse. Le Boulonnais rentre à Brest en janvier 1938, continuant néanmoins ses missions de présence au large de l’Espagne.

La 5ème DT revient à Brest au printemps 1938 mais va donc rester engagée dans la guerre d’Espagne jusqu’à la victoire nationaliste au printemps 1939.

Quand éclate la guerre de Pologne le 3 septembre 1939, le Boulonnais appartient toujours à la 5ème DT en compagnie du Brestois (Al) et du Foudroyant. Comme les autres navires de la 2ème flottille de torpilleurs, les unités de la 5ème DT vont passer les trois mois de ce conflit à escorter les convois.

La 5ème DT commence l’année 1940 par un entrainement de division qui occupe la division du 7 au 30 janvier avant une série d’escales à Cherbourg, au Havre et à Dunkerque suivit d’un nouvel entrainement du 16 février au 5 mars, le Boulonnais et ses deux compères rentrant à Brest le 7 mars 1940 à l’aube.

La 5ème DT est à nouveau à la mer pour entrainement du 15 mars au 5 avril, faisant ensuite escale à Saint Nazaire du 6 au 10 avril, à Nantes du 11 au 15 avril, à Royan du 17 au 21 avril, à Hendaye du 22 au 27 avril avant de rentrer à Brest le 29 avril 1940.

Le 10 mai 1940, la 5ème DT quitte Brest pour Lorient où la division arrive dans la soirée pour participer à un exercice en compagnie de la 14ème DT jusqu’au 2 juin, la division ralliant Brest le lendemain.

Alors que le Brestois est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage, le Boulonnais et le Foudroyant sortent pour une école à feux du 10 au 18 juin, se ravitaillant à Lorient le 19 juin avant un nouvel entrainement du 20 au 23 juin, date du retour des deux torpilleurs à Brest.

Le Boulonnais participe ensuite aux essais (25 au 28 juin) et à la remise en condition (30 juin au 15 juillet) du Brestois.

Il est ensuite indisponible à son tour du 16 juillet au 6 août, sortant pour essais du 7 au 9 août puis pour remise en condition du 11 au 26 août, à chaque fois en compagnie du Brestois et du Foudroyant, les trois torpilleurs faisant escale à Cherbourg du 27 au 30 août, au Havre du 1er au 5 septembre, à Boulogne du 7 au 11 septembre, à Anvers du 13 au 17 septembre, à Saint Malo du 19 au 23 septembre avant de rentrer à Brest le 24 septembre 1940.

Du 1er au 31 octobre, la 5ème DT effectue un exercice commun avec la 3ème DEL, exercice marqués par deux escales à La Pallice et à Lorient, les sept navires rentrant à Brest le lendemain.

C’est ensuite le dernier entrainement de division de l’année qui voit les torpilleurs Boulonnais, Brestois et Foudroyant sortir du 8 novembre au 16 décembre, exercice marqué par des escales à Cherbourg, au Havre et à Boulogne.

Le 7 janvier 1941, la 5ème DT sort pour son premier entrainement de division de l’année qui  à lieu du 7 janvier au 4 février, en compagnie notamment de la 11ème DT du 24 janvier au 4 février, les deux divisions faisant escale à Rouen du 5 au 8 février, à Calais du 9 au 13 février, à Douvres du 14 au 20 février avant de se séparer à la hauteur de Cherbourg le 21 février, la 5ème DT rentrant le 22 février 1941 à Brest.

La 5ème DT sort à nouveau pour entrainement mais cette fois au large d’Ouessant et ce du 28 février au 10 mars, faisant escale à Lorient du 11 au 15 mars avant de rentrer le lendemain à Brest.

Du 20 mars au 5 avril, le Boulonnais participe à un entrainement de flottille en compagnie des 2ème et 4ème DT et du Mistral de la 6ème DT.

Le 12 avril 1941, la 5ème DT sort pour un nouvel entrainement de division, entrainement réalisé dans le Golfe de Gascogne jusqu’au 7 mai, les trois navires de la 5ème DT étant ensuite à Saint-Nazaire du 8 au 12 mai, à Royan du 13 au 17 mai avant de rentrer le lendemain 18 mai 1941 à Brest.

Le 19 mai, le Boulonnais devient navire-amiral de la 5ème DTE en remplacement du Brestois qui entre en grand carénage. Le nouveau «chef» de la division sort en compagnie du Foudroyant pour une école à feux du 24 mai au 1er juin, faisant escale à Lorient du 2 au 5 juin avant un entrainement au combat antisurface du 6 au 13 juin, rentrant le lendemain  à Brest.

Alors que le Foudroyant à remplacé le Brestois dans le bassin Tourville, le Boulonnais participe du 20 au 23 juin aux essais post-carénage du Brestois puis du 25 juin au 9 juillet à sa remise en condition, le Brestois redevenant alors navire-amiral de la 5ème DTE.

Le Boulonnais et le Brestois sortent pour une école à feux du 12 au 17 juillet, rentrant à Brest dans la journée, l’un pour participer aux essais et à la remise en condition du Foudroyant (Brestois) et l’autre pour un grand carénage (Boulonnais).

Le 18 juillet 1941, le Boulonnais débarque ses munitions et vidange ses soutes avant d’être échoué le lendemain au bassin Tourville. Au sec jusqu’au 22 août, il subit une remise en état complète de la coque, de l’appareil propulsif, des locaux-vie mais également une modernisation de ses capacités militaires.

Il reçoit ainsi un Asdic, un radar de navigation et un radar de veille combinée et surtout une DCA digne de ce nom avec quatre canons de 37mm Schneider modèle 1941 et deux canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en affûts simples, remplaçant avantageusement les pièces plus anciennes.

Armé pour essais le 25 août, il est à la mer pour les essais post-carénage du 25 au 28 août en compagnie de ses compères Brestois et Foudroyant qui participent également du 30 août au 15 septembre, les trois navires de la 5ème DT rentrant à Brest le lendemain 16 septembre 1941.

Après un entrainement de division du 23 septembre au 17 octobre (escale à Saint-Nazaire du 13 au 17 octobre, retour à Brest le 18), le Boulonnais participe avec ses deux compères de la 5ème DTE à un entrainement commun avec la 6ème DTE et ce du 22 octobre au 27 novembre, les six torpilleurs d’escadre faisant escale à Lorient du 28 novembre au 1er décembre, rentrant à Brest le lendemain 2 décembre 1941.

Les trois torpilleurs de la 5ème DTE subissent une période d’entretien à flot du 3 au 17 décembre, le Boulonnais et ses deux compères sortent alors pour essais du 18 au 21 décembre puis pour remise en condition du 23 décembre 1941 au 3 janvier 1942.

L’année 1942 commence pour le Boulonnais par un entrainement de division, la 5ème DTE sortant du 12 janvier au 22 février 1942, date de son retour à Brest. Les trois torpilleurs de la 5ème DTE enchainent ensuite par un entrainement de flottille du 26 février au 31 mars 1942.

Le Boulonnais reprend la mer le 8 avril 1942 quand la 5ème DTE quitte Brest pour un nouvel entrainement de division, entrainement ayant le Golfe de Gascogne pour cadre et ce du 8 avril au 4 juin 1942 avec des escales à Lorient, La Pallice et à Biaritz.

Le Boulonnais sortant pour une école à feux du 11 au 21 juin, faisant escale à Lorient du 22 au 25 juin avant de rentrer le lendemain à Brest. Il est ensuite indisponible du 27 juin au 17 juillet, sortant pour essais du 18 au 21 juillet et pour remise en condition du 23 juillet au 7 août en compagnie du Brestois, les deux torpilleurs participant ensuite aux essais (9 au 12 août) et à la remise en condition (14 au 29 août) du Foudroyant.

Les trois torpilleurs effectuent ensuite une véritable croisière dans les ports du littoral Atlantique-Manche. La 5ème DTE fait ainsi escale à Biaritz du 31 août au 3 septembre, La Pallice du 4 au 7 septembre, Lorient 8 au 12 septembre, Cherbourg du 13 au 17 septembre, Dieppe du 18 au 22 septembre, au Havre du 23 au 27 septembre, à Boulogne du 28 au 30 septembre, à Dunkerque du 1er au 4 octobre, à Rouen du 6 au 10 octobre, à Saint-Malo du 12 au 15 octobre avant de rentrer à Brest le 16 octobre 1942.

Le 25 octobre 1942, la 5ème DTE quitte Brest et rallie Lorient le 26 octobre pour un entrainement commun avec la 14ème DT et ce du 25 octobre au 24 novembre, la 5ème DTE rentrant à Brest le lendemain.

Alors que le Brestois victime d’une avarie mécanique est indisponible, le Boulonnais et le Foudroyant sortent pour entrainement du 3 au 13 décembre, faisant escale à Cherbourg du 14 au 19 décembre avant une école à feux du 20 au 27 décembre, les deux torpilleurs faisant escale à Saint-Malo du 28 décembre au 2 janvier, rentrant à Brest le 4 janvier 1943 au matin.

Le 12 janvier 1943, la 5ème DTE quitte Brest pour le premier entrainement de division de l’année qui occupe le Boulonnais et ses deux compères du 12 janvier au 27 février, les trois torpilleurs d’escadre, rentrant à Brest le 3 mars après une escale à Saint-Malo du 28 février au 2 mars.

Le 12 mars 1943, les 2ème et 5ème DTE quittent Brest, ces deux divisions qui sont les deux dernières encore active au sein de la 2ème flottille vont manoeuvrer ensemble jusqu’au 2 mai, date de leur retour à Brest.

Le 10 mai 1943, la 5ème DTE sort pour un nouvel entrainement de division, entrainement qui l’occupe du 10 mai au 3 juillet, date à laquelle le Boulonnais, le Foudroyant et le Brestois rentrent à Brest.

Le Boulonnais sort seul pour entrainement du 10 au 19 juillet, rentrant à Brest le lendemain 20 juillet. Il participe ensuite aux essais (27 au 30 juillet) et à la remise en condition (1er au 16 août) du Brestois.

Le Boulonnais est ensuite indisponible du 18 août au 8 septembre 1943, sortant pour essais du 9 au 12 septembre et pour remise en condition du 14 au 31 septembre en compagnie du Brestois et du Foudroyant, les trois torpilleurs rentrant à Brest le 5 octobre 1943 après une escale à Cherbourg du 1er au 4 octobre.

Du 12 octobre au 3 décembre 1943, les torpilleurs d’escadre Boulonnais, Brestois et Foudroyant sortent pour un entrainement de division, le dernier de l’année. Rentrés à Brest, les trois torpilleurs de la 5ème DTE subissent une période d’entretien à flot du 4 au 21 décembre 1943, sortant pour essais du 22 au 26 décembre et pour remise en condition du 28 décembre 1943 au 8 janvier 1944.

Le 15 janvier 1944, la 5ème DTE sort pour son dernier entrainement de division dans sa configuration actuelle, entrainement qui l’occupe du 16 janvier au 12 février, la division rentrant à son port d’attache le lendemain.

Le 17 février 1944, le Brestois transmet son pavillon de navire-amiral de la 5ème DTE au Boulonnais et est mis en position de complément, mouillé au fond de la Penfeld.

Le 24 février 1944, la 5ème DTE (réduite aux seuls Boulonnais et Foudroyant) quittent Brest pour un entrainement de division. Après une école à feux du 25 février au 3 mars, les deux torpilleurs font escale à Lorient du 4 au 8 mars, les deux torpilleurs d’escadre effectuant ensuite un entrainement au combat antisurface du 9 au 21 mars.

Après une escale à La Pallice du 22 au 27 mars, les deux torpilleurs effectuent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 28 mars au 4 avril, se ravitaillant à Lorient le 5 avril avant un grand exercice de synthèse jusqu’au 19 avril date à laquelle les deux torpilleurs rentrent à Brest.

Le 1er mai 1944, le Boulonnais et le Foudroyant reprennent la mer pour un nouvel entrainement de division en Manche. Ils réalisent une école à feux du 1er au 10 mai, font escale à Cherbourg du 11 au 15 mai avant un entrainement au combat antisurface du 16 au 27 mai. Après une escale au Havre du 28 mai au 1er juin et à Calais du 2 au 7 juin, les deux torpilleurs effectuent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 8 au 15 juin, rentrant le lendemain 16 juin à Brest.

Le Boulonnais est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 17 juin au 8 juillet, sortant pour essais du 9 au 12 juillet puis pour remise en condition du 14 au 29 juillet. Il participe ensuite aux essais (31 juillet au 2 août) et à la remise en condition (4 au 20 août) du Foudroyant, les deux torpilleurs rentrant à Brest le 21.

Le 28 août 1944, le Boulonnais et le Foudroyant quittent pour le dernier entrainement de division du premier nommé. Après une école à feux du 28 août au 3 septembre, les deux torpilleurs se ravitaillent à Lorient le 4 septembre avant un entrainement au combat antisurface du 5 au 13 septembre, faisant escale à La Pallice du 14 au 18 septembre, le Boulonnais et le Foudroyant effectuant un entrainement de défense aérienne à la mer du 19 au 27 septembre, rentrant à Brest le lendemain 28 septembre 1944.

Le 30 septembre 1944, le Boulonnais est mis en position de complément ce qui entraine la dissolution de la 5ème DTE, laissant le Foudroyant hors-rang (son désarmement est prévu pour fin 1945).

Mouillé dans la Penfeld à proximité de la cale du Point du Jour, le torpilleur attend que son sort définitif soit décidé. Soit un désarmement immédiat soit un réarmement comme torpilleur, navire-école ou navire-auxiliaire.

Le torpilleur d’escadre Boulonnais est officiellement désarmé le 15 décembre 1944.

Il passe au bassin Tourville du 27 décembre 1944 au 7 janvier 1945 puis est condamné sous le numéro Q-18. Il est ensuite remorqué à Landevennec où il est mouillé à partir du 10 janvier 1945.

Il y est toujours en septembre 1948.

11-Torpilleurs d’escadre (20)

Le Brestois

Le torpilleur d'escadre Le Brestois en pleine évolution

Le torpilleur d’escadre Le Brestois en pleine évolution

-Le Brestois est mis sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon installés à Nantes le 17 mai 1926 lancé le 18 mai 1927 et admis au service actif le 9 décembre 1928.

A son admission au service actif, il est affecté brièvement à la 1ère DT avant de participer en novembre-décembre 1929 à la croisière d’instruction du croiseur cuirassé Edgar Quinet en compagnie du Bourrasque.

A partir du 1er octobre 1930, le Brestois est affecté à la 9ème division de Torpilleurs au sein de la 1ère escadrille en compagnie du Foudroyant, du Forbin et du Boulonnais.

Le 1er septembre 1932, les divisions de torpilleurs sont réduites à trois navires, la 9ème DT perdant ainsi le Boulonnais. Le Brestois lui reste dans la division jusqu’au 15 août 1933 quand il est remplacé par le Basque et placé dans le groupe de complément.

Le 1er octobre 1934, la 9ème DT est dissoute. Le Brestois qui appartenait au groupe de complément est réaffecté à la 1ère DT composée également de La Palme, de la Railleuse et du Forbin.

Le Brestois ne restera pas longtemps dans cette division puisque le 1er novembre 1935 il rejoint la 3ème DT formée également du Le Fortuné et du Boulonnais.

Le déclenchement de la guerre d’Espagne et les servitudes imposées à la marine nationale entraine une nouvelle réorganisation des unités de torpilleurs. C’est ainsi que le 15 août 1936, le Brestois quitte Toulon en compagnie du Boulonnais pour former une 5ème DT à Brest en compagnie du Foudroyant déjà sur place.

Le 21 septembre 1937, la 5ème DT quitte Brest pour Casablanca où elle resterera déployée trois mois, effectuant des rotations sur Tanger, renforçant ainsi l’action de L’Adroit et de La Railleuse. Le Brestois rentre à Brest en janvier 1938, continuant néanmoins ses missions de présence au large de l’Espagne.

En septembre 1939, le Brestois est toujours affecté à la 5ème DT en compagnie du Foudroyant et du Boulonnais. Comme les autres divisions de la 2ème flottille, la 5ème DT est placée sous l’autorité d’Amiral-Ouest dès le 28 août pour les missions d’escorte et de patrouilles à mener dès le début du conflit. Il va assurer ces missions jusqu’à la fin du conflit le 15 décembre 1939.

La 5ème DT commence l’année 1940 par un entrainement de division en quittant Brest le 7 janvier, les deux trois torpilleurs effectuant une école à feux du 7 au 15 janvier, une escale à Saint-Malo du 15 au 20 janvier, un entrainement au combat antisurface du 21 au 30 janvier, une escale à Cherbourg du 31 janvier au 4 février, au Havre du 5 au 10 février et à Dunkerque du 11 au 15 février, effectuant un nouvel entrainement du 16 février au 5 mars, rentrant le 7 mars à Brest.

Le 15 mars 1940, la 5ème DT sort pour un nouvel entrainement de division, le Brestois effectue avec le Foudroyant et le Boulonnais une école à feux du 15 au 22 mars, fait escale à Lorient du 23 au 27 mars avant un entrainement au combat antisurface du 28 mars au 5 avril, faisant escale à Saint-Nazaire du 6 au 10 avril, à Nantes du 11 au 15 avril, à Royan du 17 au 21 avril, à Hendaye du 22 au 27 avril avant de rentrer à Brest le 29 avril 1940.

Le 10 mai 1940, la 5ème DT quitte Brest pour Lorient où la division arrive dans la soirée pour participer à un exercice en compagnie de la 14ème DT. Après une école à feux commune du 11 au 18 mai, les six torpilleurs font escale à Quiberon du 19 au 22 mai avant un entrainement au combat antisurface du 23 mai au 2 juin, la 5ème DT rentrant le lendemain 3 juin 1940 à Brest.

Le Brestois est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 3 au 24 juin, sortant pour essais du 25 au 28 juin et pour remise en condition du 30 juin au 15 juillet à chaque fois en compagnie du Boulonnais.

Le Brestois participe ensuite aux essais (16 au 19 juillet) et à la remise en condition (21 juin au 5 août) du Foudroyant, le Brestois et le Foudroyant participant aux essais (7 au 9 août) et à la remise en condition (11 au 26 août) du Boulonnais, les trois torpilleurs faisant escale à Cherbourg du 27 au 30 août, au Havre du 1er au 5 septembre, à Boulogne du 7 au 11 septembre, à Anvers du 13 au 17 septembre, à Saint-Malo du 19 au 23 septembre avant de rentrer à Brest le 24 septembre 1940.

Le 1er octobre 1940, la 5ème DT quitte Brest en compagnie de la 3ème DEL (Division d’Escorteurs Légers), cette dernière est composée des aviso-dragueurs L’Impétueuse La Capricieuse La Batailleuse et La Boudeuse de classe Elan. Les deux divisions vont manoeuvrer ensemble du 1er au 10 octobre, font escale à La Pallice du 11 au 15 octobre avant un nouveau cycle d’entrainement du 16 au 24 octobre, faisant escale à Lorient du 25 au 31 octobre avant de rentrer à Brest le lendemain.

Le 8 novembre 1940, le Brestois sort en compagnie de ses compères Foudroyant et Boulonnais pour le dernier entrainement de division de l’année, effectuant une école à feux du 8 au 15 novembre, faisant escale à Cherbourg du 16 au 21 novembre, un entrainement au combat antisurface en Manche du 22 novembre au 2 décembre, une escale au Havre du 3 au 8 décembre, à Boulogne du 9 au 15 décembre avant de rentrer à Brest le 16 décembre et de rester au port jusqu’à la fin de l’année civile.

Le 7 janvier 1941, la 5ème DT sort pour son premier entrainement de division de l’année qui commence par une école à feux réalisée du 7 au 17 janvier. Après une escale à Cherbourg du 18 au 23 janvier, les trois torpilleurs s’entrainent au combat antisurface du 24 janvier au 4 février en compagnie de la 11ème DT.

Les deux divisions font ensuite escale à Rouen du 5 au 8 février, à Calais du 9 au 13 février, à Douvres du 14 au 20 février avant de se séparer à la hauteur de Cherbourg le 21 février, la 5ème DT rentrant le 22 février 1941 à Brest.

La 5ème DT sort à nouveau pour entrainement mais cette fois au large d’Ouessant du 28 février au 10 mars, faisant escale à Lorient du 11 au 15 mars avant de rentrer le lendemain 16 mars à Brest.

Le 20 mars 1941, la 2ème Flottille de torpilleurs quitte Brest pour un entrainement de grande ampleur qui occupe les torpilleurs disponibles en mer d’Iroise du 20 mars au 4 avril, les navires de la 2ème FT ralliant Brest le lendemain.

Le 12 avril 1941, la 5ème DT sort pour un nouvel entrainement de division, entrainement réalisé dans le Golfe de Gascogne. Après une école à feux du 12 au 20 avril, les trois torpilleurs font escale à  Lorient du 21 au 25 avril avant un entrainement au combat antisurface du 26 avril au 7 mai, les trois navires de la 5ème DT étant ensuite à Saint-Nazaire du 8 au 12 mai, à Royan du 13 au 17 mai avant de rentrer le lendemain  à Brest.

Le 19 mai 1941, le Brestois cède au Boulonnais le pavillon de navire-amiral de la 5ème DTE afin de subir un grand carénage. Il est échoué au bassin n°1 (dit bassin Tourville) du 23 mai au 15 juin 1941, subissant une remise en état complète et une modernisation de ses capacités militaires.

Il reçoit ainsi un Asdic, un radar de navigation et un radar de veille combinée et surtout une DCA digne de ce nom avec quatre canons de 37mm Schneider modèle 1941 et deux canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en affûts simples, remplaçant avantageusement les pièces plus anciennes.

Armé pour essais le 20 juin, il sort pour essais du 20 au 23 juin puis pour remise en condition du 25 juin au 9 juillet, à chaque fois en compagnie du Boulonnais qui à l’issue de sa remise en condition lui rétrocède le pavillon de navire-amiral de la 5ème DTE.

Le Brestois et le Boulonnais sortent pour une école à feux du 12 au 17 juillet, rentrant à Brest dans la journée, l’un pour participer aux essais et à la remise en condition du Foudroyant (Brestois) et l’autre pour un grand carénage (Boulonnais).

Le Brestois participe aux essais et à la remise en condition du Foudroyant respectivement du 23 au 26 juillet et du 28 juillet au 14 août, rentrant le lendemain 15 août à Brest.

Le Brestois et le Foudroyant vont ensuite participer aux essais et à la remise en condition du Boulonnais, les trois torpilleurs sortant pour essais du 25 au 28 août et pour remise en condition du 30 août au 15 septembre, les trois navires de la 5ème DT rentrant à Brest le lendemain.
Les trois torpilleurs de la 5ème DTE sortent à nouveau pour entrainement, effectuant une école à feux du 23 au 30 septembre, faisant escale à Lorient du 1er au 4 octobre avant un entrainement au combat antisurface du 5 au 12 octobre, faisant escale à Saint Nazaire du 13 au 17 octobre, rentrant à Brest le 18 octobre.

Le 22 octobre 1941, la 5ème DTE quittent Brest pour un entrainement commun avec la 6ème DTE  dans le Golfe de Gascogne.

Après une école à feux commune du 22 au 30 octobre, les six torpilleurs d’escadre se ravitaillent à Lorient le 1er novembre avant un entrainement au combat antisurface du 2 au 12 novembre, la 5ème DTE affrontant la 6ème DTE avec tirs et lancements simulés.

Après une escale à La Pallice du 13 au 18 novembre, les deux divisions subissent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 19 au 27 novembre, les six torpilleurs d’escadre faisant escale à Lorient du 28 novembre au 1er décembre, rentrant à Brest le lendemain 2 décembre 1941.

Les trois torpilleurs de la 5ème DTE subissent une période d’entretien à flot du 3 au 17 décembre, le Brestois et ses deux compères sortent alors pour essais du 18 au 21 décembre puis pour remise en condition du 23 décembre 1941 au 3 janvier 1942.

Le 12 janvier 1942, le Brestois, le Boulonnais et le Foudroyant quittent Brest pour le premier entrainement de division de l’année, les trois torpilleurs de la 5ème DTE effectuant une école à feux du 12 au 19 janvier, fait une escale à Cherbourg du 20 au 23 janvier avant un entrainement de défense aérienne à la mer du 24 janvier au 1er février, les trois torpilleurs se ravitaillant à Brest le 2 février avant un exercice de combat antisurface du 3 au 10 février puis un exercice de synthèse du 12 au 21 février, rentrant à Brest le 22 février 1942.

Le 26 février 1942, la 2ème flottille de torpilleurs appareille pour un important exercice dans l’Atlantique soit dix torpilleurs d’escadre qui vont manoeuvrer ensemble du 26 février au 30 mars, rentrant le lendemain à Brest après avoir fait escale à Cherbourg, au Havre et à Boulogne.

Le 8 avril 1942, la 5ème DTE quitte Brest pour un nouvel entrainement de division. Après une école à feux du 8 au 15 avril, les trois torpilleurs font escale à Lorient du 16 au 19 avril avant un entrainement au combat antisurface du 20 au 28 avril puis une escale à La Pallice du 29 avril au 2 mai.

Après un entrainement à la défense aérienne à la mer du 3 au 10 mai, le Brestois et ses compères Foudroyant et Boulonnais effectuent une escale à Biaritz du 11 au 15 mai avant un entrainement ASM avec les sous-marins Casabianca et Persée du 16 au 24 mai puis après un ravitaillement à Lorient le 25 mai, les trois torpilleurs effectuent un exercice de synthèse du 26 mai au 4 juin 1942 avant de rallier Brest.

Le Brestois est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 5 au 26 juin 1942, sortant pour essais du 27 au 30 juin et pour remise en condition du 2 au 16 juillet, à chaque fois en compagnie du Foudroyant.

Le Brestois participe ensuite aux essais (18 au 21 juillet) et à la remise en condition (23 juillet au 7 août) du Boulonnais, les deux torpilleurs participant ensuite aux essais (9 au 12 août) et à la remise en condition (14 au 29 août) du Foudroyant.

Les trois torpilleurs effectuent ensuite une véritable croisière dans les ports du littoral Atlantique-Manche. La 5ème DTE fait escale à Biaritz du 31 août au 3 septembre, La Pallice du 4 au 7 septembre, Lorient 8 au 12 septembre, Cherbourg du 13 au 17 septembre, Dieppe du 18 au 22 septembre, au Havre du 23 au 27 septembre, à Boulogne du 28 au 30 septembre, à Dunkerque du 1er au 4 octobre, à Rouen du 6 au 10 octobre, à Saint-Malo du 12 au 15 octobre avant de rentrer à Brest le 16 octobre 1942.

Le 25 octobre 1942, la 5ème DTE quitte Brest et rallie Lorient le 26 octobre pour un entrainement commun avec la 14ème DT.

Les six torpilleurs effectuent une école à feux du 25 au 31 octobre avant une escale à Saint-Nazaire du 1er au 3 novembre avant un entrainement de défense aérienne à la mer du 4 au 11 novembre, faisant une nouvelle escale à Lorient du 12 au 15 novembre avant un exercice de combat antisurface du 16 au 24 novembre, les deux divisions se séparant alors, la 5ème DTE rentrant à Brest le lendemain 25 novembre.

Le Brestois victime d’une avarie mécanique est indisponible du 1er au 17 décembre 1942, sortant pour essais du 18 au 22 décembre puis pour remise en condition du 24 décembre 1942 au 4 janvier 1943.

Le 12 janvier 1943, la 5ème DTE quitte Brest pour le premier entrainement de division de l’année, les trois torpilleurs effectuant une école à feux du 12 au 19 janvier avant une escale à Lorient du 20 au 23 janvier puis un entrainement au combat antisurface du 24 au 31 janvier, faisant ensuite une nouvelle escale à Nantes du 1er au 5 février.

Après un entrainement à la défense aérienne à la mer du 6 au 13 février, les trois torpilleurs se ravitaillent à Lorient le 14 février avant un exercice de synthèse du 15 au 27 février, rentrant à Brest le 3 mars après une escale à Saint-Malo du 28 février au 2 mars.

Le 12 mars 1943, les 5ème et 2ème DTE quittent Brest. Ces deux divisions sont les deux dernières encore active au sein de la 2ème flottille. Après une école à feux commune du 12 au 19 mars, les six torpilleurs d’escadre (L’Adroit Fougueux Frondeur Brestois Foudroyant et Boulonais) font escale à Lorient du 20 au 23 mars avant d’effectuer un entrainement au combat antisurface du 24 mars au 2 avril, la 2ème DTE affrontant la 5ème DTE.

Après une autre escale à Royan du 3 au 7 avril 1943, les 2ème et 5ème DTE subissent un entrainement DAM du 8 au 15 avril puis après une nouvelle escale à La Pallice du 16 au 20 avril effectuent un exercice de synthèse du 21 avril au 2 mai, date du retour des deux divisions à Brest.

Le 10 mai 1943, la 5ème DTE sort pour un nouvel entrainement de division, effectuant d’abord une école à feux du 10 au 17 mai, faisant escale à Lorient du 18 au 21 mai avant un entrainement au combat antisurface du 22 mai au 2 juin, faisant escale à Royan du 3 au 7 juin avant un entrainement de défense aérienne à la mer du 8 au 18 juin  puis après une escale à Bordeaux du 19 au 22 juin, effectue un exercice de synthèse du 23 juin au 3 juillet, rentrant à Brest le 4 juillet 1943.

Le Brestois est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 5 au 26 juillet, sortant pour essais du 27 au 30 juillet puis pour remise en condition du 1er au 16 juillet en compagnie du Boulonnais.

Le Brestois participe ensuite aux essais (18 au 21 août) et à la remise en condition (23 août au 7 septembre), les deux torpilleurs participant ensuite aux essais (9 au 12 septembre) et à la remise en condition (14 au 31 septembre) du Boulonnais, les trois torpilleurs rentrant à Brest le 5 octobre 1943 après une escale à Cherbourg du 1er au 4 octobre.

Le 12 octobre 1943, le Brestois le Boulonnais et le Foudroyant quittent Brest pour un nouvel entrainement de division. Après un entrainement de défense aérienne à la mer du 12 au 20 octobre, les trois torpilleurs font escale à Lorient du 21 au 25 octobre avant un entrainement au combat antisurface du 26 octobre au 2 novembre, faisant escale à La Pallice du 3 au 7 novembre avant une école à feux du 8 au 15 novembre. Après une escale à Bordeaux du 16 au 20 novembre, la 5ème DTE effectue un exercice de synthèse du 21 novembre au 2 décembre, rentrant à Brest le lendemain 3 décembre 1943.

Les trois torpilleurs de la 5ème DTE subissent une période d’entretien à flot du 4 au 21 décembre 1943, sortant pour essais du 22 au 26 décembre et pour remise en condition du 28 décembre 1943 au 8 janvier 1944.

Le 15 janvier 1944, la 5ème DTE sort pour son dernier entrainement de division dans sa configuration actuelle. Après une école à feux du 16 au 23 janvier, les trois torpilleurs se ravitaillent à Lorient le 24 janvier avant un entrainement au combat antisurface du 25 janvier au 2 février puis un entrainement à la défense aérienne à la mer du 4 au 12 février, les trois torpilleurs rentrant à Brest le lendemain 13 février 1944.

Le 17 février 1944, le Brestois transmet son pavillon de navire-amiral de la 5ème DTE au Boulonnais et est mis en position de complément, mouillé au fond de la Penfeld.

Le torpilleur d’escadre le Brestois est officiellement désarmé le 31 mars 1944.

Il passe au bassin Tourville du 1er au 10 avril 1944 puis est officiellement condamné le 15 avril 1944 sous le numéro Q-17.

Il est remorqué au cimetière naval de Landevennec le 18 avril 1944 où il reste jusqu’au 17 juin 1947 quand il est vendu à la démolition à un chantier lorientais. Arrivé dans le port morbihanais le 25 juin, il y est démantelé jusqu’au début du mois d’octobre.