15-Pétroliers et Ravitailleurs Rapides (8)

La Charente

Le ravitailleur rapide La Charente

Le ravitailleur rapide La Charente

-La Charente est mise sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime (ACSM) sis au Trait (Seine-Maritime) le 4 mai 1939 lancé le 12 mai 1941 et admis au service actif le 25 août 1942 à Cherbourg où les ouvriers de la DCN ont assuré des travaux complémentaires, sa mise au point et ses essais.

Il quitte le port bas-normand le 26 août 1942 et rallie Brest en fin de journée, étant affecté au groupement de soutien de la Flotte de l’Atlantique où il doit assurer le ravitaillement à la mer des navires de la 1ère Escadre mais également de la 3ème Escadre Légère.

Du 15 août au 5 octobre 1945, il est échoué dans le bassin n°3 de l’Arsenal de Brest pour son premier grand carénage, subissant une remise en état complète et une modernisation de son système RAM et de sa DCA.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 26 octobre, sortant pour essais les 27 et 28 octobre puis pour remise en condition du 30 octobre au 9 novembre 1945.

Du 8 au 22 mars 1946, le cuirassé Gascogne et les torpilleurs d’escadre Durandal et Dague effectue un entrainement intensif en mer d’Iroise, soutenus par La Charente qui les ravitaille en mer. Il effectue la même chose avec le cuirassé Normandie du 1er au 12 mars 1947.

Le 13 août 1948, il est échoué dans le bassin n°3 de l’Arsenal de Brest pour un nouveau grand carénage censé s’achever début novembre. Le début du second conflit mondial accélère les travaux au bassin qui s’achève avec dix jours d’avance sur le planning initial soit le 30 septembre 1948.

Il est armé pour essais dès le 5 octobre, effectuant une journée d’essais le 6 octobre puis sa remise en condition du 7 au 15 octobre 1948, date à laquelle il peut enfin participer aux opérations de guerre.

La Mayenne

Le ravitailleur rapide La Mayenne dans une livrée originale appliquée peu après le début du conflit

Le ravitailleur rapide La Mayenne dans une livrée originale appliquée peu après le début du conflit

-La Mayenne est mise sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime (ACSM) sis au Trait (Seine-Maritime) le 21 septembre 1939 lancé le 4 octobre 1941 et mis en service le 14 mars 1943 à Cherbourg son port d’armement.

Il quitte la Normandie le 16 mars, charge carburant et munitions à Brest le 17 mars puis reprend la mer le 18 mars, direction Bizerte son port d’attache.

Il fait escale à Casablanca du 23 au 25 mars, franchit quelques heures plus tard les colonnes d’Hercules avant de pénétrer en Méditerranée. Le ravitailleur rapide arrive à Bizerte le 31 mars 1943, son arrivée permettant le désarmement du vieux pétrolier Dordogne.

Il intègre la 6ème Escadre Légère et va principalement assurer le ravitaillement des navires de cette force dont le rôle principal est en temps de guerre de couper les lignes de communications entre l’Italie et sa colonie libyenne.

Le 20 novembre 1943, le ravitailleur rapide La Mayenne quitte Bizerte en compagnie des contre-torpilleurs Mogador Volta et Hoche pour un entrainement de division au large de Dakar où les quatre navires arrivent le 28 novembre. L’exercice à lieu du 1er décembre 1943 au 10 janvier 1944.

Les quatre navires quittent Dakar le 13 janvier, relâchent à Casablanca du 17 au 20 janvier avant de rentrer à Bizerte le 25 janvier 1944.
Le 22 juin 1945, le cuirassé Clemenceau arrive à Bizerte, mouillant au milieu du lac jusqu’au 27 juin date à laquelle il appareille pour faire une nouvelle escale à Sfax du 28 juin au 2 juillet. Le cuirassé de classe Richelieu n’est pas seul, étant accompagné des torpilleurs Rapière et Hallebarde et donc de La Mayenne.

La petite escadre quitte la Tunisie le 2 juillet pour traverser la Méditerranée direction Beyrouth où elle arrive le 7 juillet 1945.
Le cuirassé Clemenceau et ses deux torpilleurs manœuvrent en compagnie de l’aviso-colonial La Grandière, navire-amiral de la DNL.
Du 9 au 15 juillet 1945, les quatre navires subissent un entrainement DAM avant de se ravitailler auprès de La Mayenne qui ses soutes vides cingla vers Haïfa en compagnie de la Grandière pour recompléter ses soutes.
La Mayenne arrive à Haïfa le 17 juillet en compagnie de l’aviso-colonial et recharge aussitôt ses soutes en mazout. Le plein terminé le 18 au soir, le ravitailleur rapide quitte la Palestine mandataire le 19 dans la journée et retrouve le cuirassé et les deux torpilleurs le 21 juillet pour un ravitaillement à la mer, la Rapière ouvrant le bal suivit du Clemenceau avant que la Hallebarde ne termine ce cycle.
L’entrainement se poursuit et s’achève par un entrainement au combat antisurface du cuirassé (22 au 31 juillet), la petite escadre faisant escale à Alexandrie du 1er au 8 août avant de rallier Bizerte le 12  août, le cuirassé et ses deux torpilleurs repartant le 15 pour Toulon.

Le 12 février 1946, le ravitailleur rapide La Mayenne quitte Bizerte en compagnie de la 11ème DCT pour un nouvel entrainement de division au large de Dakar où les quatre navires arrivent le 19 février. A noter que durant le transit, les quatre navires sont régulièrement attaqués par les avions de l’armée de l’air et de l’aéronavale basés en Algérie et au Maroc.

L’entrainement à lieu du 24 février au 12 avril, le ravitailleur rapide La Mayenne ravitaille à plusieurs reprises les contre-torpilleurs, recomplétant ses soutes en puissant dans les réservoirs de la zone militaire du port de Dakar.

La Mayenne aurait du accompagner les contre-torpilleurs dans une mission de présence en Afrique Noire mais il est victime d’une avarie le 15 avril. Il passe au bassin du 18 avril au 5 mai pour inspection et réparations sommaires, un grand carénage étant prévu à l’issue de cette mission. Il sort pour essais du 6 au 8 mai puis reste à Dakar, effectuant de petites sorties au large de Dakar.

Le 24 mai 1946, il retrouve la 11ème DCT avec il quitte Dakar le 27 mai pour rallier Bizerte sans escale le 6 juin 1946.

Du  9 juin au 7 août 1946, La Mayenne est échoué au bassin n°4 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage.

Outre une remise en état complète, il reçoit plusieurs radars. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 28 août, sortant pour essais du 29 au 31 août puis pour remise en condition du 2 au 12 septembre 1946.

Le 30 janvier 1947, le ravitailleur rapide La Mayenne quitte Bizerte et ravitaille en mer les contre-torpilleurs Chevalier Paul et Tartu de la 7ème DCT avant de servir de plastron pour un exercice d’escorte et d’attaque de convois (1er au 8 février). La Mayenne va ensuite ravitailler à plusieurs reprises les deux contre-torpilleurs lors d’un exercice de synthèse mené du 10 au 27 février 1947.

Le 8 janvier 1948, le ravitailleur rapide quitte à nouveau Bizerte en compagnie de la 11ème DCT pour un nouvel entrainement au large de Dakar où ils arrivent le 18 janvier.

Après une école à feux du 21 au 25 janvier, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 27 janvier au 2 février, protégeant le pétrolier La Mayenne des assauts de l’armée de l’air et de l’Aviation Navale.

La 11ème DCT enchaine par un entrainement au combat antisurface du 4 au 11 février, un entrainement au mouillage de mines du 13 au 16 février et un entrainement ASM du 18 au 23 février contre le sous-marin Agosta.

Après un exercice de synthèse du 25 février au 5 mars, les trois contre-torpilleurs et les ravitailleurs rapides quittent Dakar le 7 mars en compagnie de l’Agosta qu’ils escortent jusqu’à Brest où les quatre navires arrivent le 15 mars.

Les trois contre-torpilleurs et le ravitailleur rapide quittent Brest le 16 mars, relâchent à Casablanca du 20 au 23 mars avant de rentrer à Bizerte le 28 mars 1948.

Le ravitailleur rapide La Mayenne était à Gabès le 5 septembre 1948 et reçoit l’ordre de rallier Bizerte pour préparer les missions de soutien aux actions de la 6ème Escadre Légère.

La Baïse

Le ravitailleur rapide La Baïse

Le ravitailleur rapide La Baïse

-La Baïse est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime (ACSM) sis au Trait  le 30 mai 1940 lancé le 14 juillet 1942 et mis en service le 15 janvier 1944 à Cherbourg son port d’armement.

Affecté à la 4ème Escadre avec Mers-El-Kébir comme base, le sixième et dernier ravitailleur rapide de classe L’Adour quitte la Normandie le 17 janvier, charge des munitions, du mazout et du gazole à Brest le 18 janvier puis quitte Brest le 19 janvier, fait une escale à Casablanca du 23 au 25 janvier avant de rallier Mers-El-Kébir le 28 janvier 1944.

Le 17 août 1946, La Baïse quitte Mers-El-Kébir en compagnie du croiseur de bataille Strasbourg et de ses torpilleurs d’escadre Lansquenet et Fleuret.

Au large de l’Espagne, il fait sa jonction avec le croiseur lourd Suffren et le croiseur léger Chateaurenault venus de Toulon. La petite escadre manoeuvre avant une escale à Casablanca le 24 août, escale suivit d’une traversée de l’Atlantique direction Fort de France où elle arrive le 2 septembre 1946.

Elle fait escale à Pointe à Pitre du 7 au 12 septembre, Kingston (Jamaïque) du 14 au 17 septembre, Veracruz (Mexique) du 19 au 22 septembre, La Nouvelle Orléans du 25 au 28 septembre, Miami du 30 septembre au 3 octobre 1946 avant de traverser l’Atlantique faisant escale à Dakar le 7 octobre 1946

Si le Strasbourg et ses deux torpilleurs d’escadre rentrent alors à Mers-El-Kébir, les deux croiseurs et La Baïse poursuivent cette croisière par un déploiement dans le Golfe de Guinée. Ils quittent Dakar le 11 octobre, font escale à Abidjan du 13 au 17 octobre, à Bioko (île de la Guinée Espagnole) du 19 au 21 octobre, à Libreville du 22 au 25 octobre, Abidjan à nouveau du 28 octobre au 2 novembre, Dakar du 4 au 8 novembre, à Casablanca du 11 au 14 novembre avant de rentrer à à Mers-El-Kébir le 18 novembre 1946.

Du 22 février au 2 mai 1947, il est échoué dans le bassin n°2 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 17 mai, sortant pour essais du 18 au 20 mai puis pour remise en condition du 22 mai au 2 juin 1947. Il quitte Bizerte le 3 juin et rentre à Mers-El-Kébir le lendemain 5 mai 1947.

Le 29 octobre 1947, La Baïse quitte Mers-El-Kébir en compagnie des croiseurs légers Latouche-Treville, Gambetta et Condé de la 8ème DC.

Après un exercice de défense aérienne à la mer du 29 octobre au 5 novembre, les trois navires se ravitaillent auprès du Ravitailleur Rapide le 6 novembre, les quatre navires faisant escale à Casablanca du 8 au 12 novembre 1947.

Reprenant la mer, les trois croiseurs se livrent à une série de joutes antisurfaces du 13 au 20 novembre au large des côtes du Maroc et de l’AOF avant de faire escale à Dakar du 21 au 24 novembre.

Les trois croiseurs effectuent une école à feux du 25 novembre au 7 décembre 1947 au polygone de Rufisque avant de faire à nouveau relâche à Dakar du 8 au 11 décembre. Ils repartent le 12 décembre, font escale à Casablanca avec La Baïse du 16 au 18 décembre avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 22 décembre 1947.

Le 5 janvier 1948, le ravitailleur rapide La Baïse quitte Mers-El-Kébir en compagnie des contre-torpilleurs Le Terrible Le Triomphant et L’Indomptable (10ème DCT) et les torpilleurs légers  Kabyle Tonkinois Sakalave Bambara (2ème DT) pour un entrainement au large de Dakar où le groupe occasionnel arrive le 15 janvier 1948.

Durant les écoles à feux, La Baïse sert de ravitailleur mais s’entraine également en solitaire avant de soutenir les deux divisions dans leurs duels antisurface du 5 au 12 février avant une escale du groupe occasionnel à Dakar du 13 au 15 février 1948.

Du 17 au 24 février, la 10ème DCT affronte la 2ème DT qui escortait la Baïse dans un entrainement à l’escorte et à l’attaque de convois. Les rôles sont inversés du 26 février au 5 mars quand la 2ème DT cherche à détruire le pétrolier protégé par les trois contre-torpilleurs.

Ce cycle d’entrainement s’achève par un entrainement à la défense aérienne à la mer commun du 7 au 14 mars puis un entrainement au raid amphibie du 15 au 19 mars, la 2ème DT protégeant la 10ème DCT qui attaquait le port de Dakar.

La 10ème DCT, la 2ème DT et le pétrolier-ravitailleur La Baïse quittent Dakar le 22 mars, relachent à Casablanca du 27 au 30 mars avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 4 avril 1948.

Le 5 septembre 1948, La Baïse était à quai à Mers-El-Kébir.

Caractéristiques Techniques de la classe Adour

Déplacement : standard 4500 tW pleine charge 12125 tonnes 5000 tonnes de port en lourd

Dimensions : longueur hors tout 132m longueur entre perpendiculaires 124.75m largeur 16.36m tirant d’eau : 6.40m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenage Parson alimentées en vapeur par deux chaudières Penhoët dévellopant 5200ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale théorique 15 noeuds (14 noeuds en pratique) rayon d’action 6600 miles nautiques à 8 noeuds 5500 miles nautiques à 10 noeuds

Electronique : au cours de leur premier grand carénage ou ultérieurement, les ravitailleurs rapides  reçoivent un radar de navigation

Capacités : les Adour peuvent transporter 6200 mètres cubes de fret et les capacités des soutes à pétrole sont de 5600 tonnes. Deux mats de charge de 5 tonnes à l’avant, trois de 12 tonnes sur le mat arrière et deux de 5 tonnes sur la dunette. Un système de ravitaillement à couple avec un poste tribord et un poste babord.

Armement : deux canons de 100mm modèle 1925 et quatre mitrailleuses de 13.2mm en deux affûts doubles. En 1948, les canons de 100mm sont toujours là mais les mitrailleuses de 13.2mm ont été remplacés par six canons de 37mm modèle 1941 en trois affûts doubles

Equipage : 6 officiers et 82 hommes en temps de paix 6 officiers et 103 hommes en temps de guerre

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12-Torpilleurs légers (34)

Le Bambara

Carte montrant l'étendue de l'aire linguistique bambara

Carte montrant l’étendue de l’aire linguistique bambara

-Le Bambara  est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Seine Maritime (ACSM) du Trait le 4 octobre 1945 lancé le 15 janvier 1947 et mis en service le 30 septembre 1947.

Arrivé à Mers-El-Kébir le jour de son ASA, Le Bambara effectue une sortie d’entraînement avec ses compères de la 2ème DT du 1er au 7 octobre, rentrant dans la foulée à son port d’attache.

Il participe ensuite avec ses compagnons de division à un entraînement commun avec la 10ème DCT (10 octobre au 12 novembre) puis à un entraînement de division (20 novembre au 22 novembre)

Le 5 janvier 1948, La 2ème DT quitte Mers-El-Kébir en compagnie de la 10ème DCT et du pétrolier-ravitailleur La Baïse pour un entraînement au large de Dakar.

Les huit navires arrivent à Dakar après une traversée sans escale le 15 janvier. Ils manœuvrent au large de la capitale de l’AOF du 16 janvier au 19 mars.

La 10ème DCT, la 2ème DT et le pétrolier-ravitailleur La Baïse quittent Dakar le 22 mars, relâchent à Casablanca du 27 au 30 mars avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 4 avril 1948.

Après un entraînement de division du 11 avril au 21 mai 1948, le Bambara sort pour une école à feux du 27 mai au 5 juin, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain. Il participe ensuite en compagnie du Sakalave aux essais (13 et 14 juin) et à la remise en condition (16 au 30 juin) du Kabyle.

Le Bambara et Le Kabyle sortent alors pour les essais (5 et 6 juillet) et la remise en condition (8 au 22 juillet) du Tonkinois.

Le Bambara est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 27 juillet au 17 août 1948, sortant pour essais les 18 et 19 août et pour remise en condition du 21 août au 2 septembre en compagnie de ses trois compères de division, la 2ème DT ralliant Mers-El-Kébir le 3 septembre, passant aussitôt aux effectifs de guerre et se préparant à sortir pour toute opération.

12-Torpilleurs légers (31)

Le Sakalave

Les Sakalave occupent la côte occidentale de la Grande Ile de Tulear à Sambirano

Les Sakalave occupent une bonne partie de la côte occidentale de la Grande Ile

-Le Sakalave est mis sur cale aux Chantiers Navals de France (CNF) à Caen le 21 juin 1945 lancé le 9 septembre 1946 et mis en service le 12 juin 1947.

A son admission au service actif, Le Sakalave intègre la 2ème DT. Les trois torpilleurs légers sortent pour entraînement du 13 au 20 juin pour que les trois navires prennent leurs marques, rentrant le lendemain à Mers-El-Kébir.

Le Sakalave sort pour entraînement en compagnie du Tonkinois du 27 juin au 6 juillet avec école à feux et entraînement à la défense aérienne à la mer, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain. Il participe ensuite aux essais (14 au 16 juillet) et à la remise en condition (18 juillet au 2 août) du Kabyle.

Le Sakalave et Le Kabyle sortent ensuite pour les essais (5 au 7 août) et pour la remise en condition (9 au 23 août) du Tonkinois, les trois torpilleurs légers faisant escale à Casablanca du 24 au 29 août, rentrant à Mers-El-Kébir le 1er septembre 1947.

Après un entraînement de division du 5 au 29 septembre, Le Sakalave et ses deux compères sortant avec Le Bambara _tout juste mis en service_ du 1er au 7 octobre pour permettre au dernier torpilleur léger à intégrer la 2ème DT de prendre ses marques avec ses compagnons de division.

Le 10 octobre 1947, les quatre torpilleurs légers de la 2ème DT quittent Mers-El-Kébir pour un entraînement commun avec la 10ème DCT du 10 octobre au 12 novembre avant un entraînement de division du 20 novembre au 22 décembre 1947.

Le 5 janvier 1948, La 2ème DT quitte Mers-El-Kébir en compagnie de la 10ème DCT et du pétrolier-ravitailleur La Baïse pour un entraînement au large de Dakar. Les huit navires arrivent à Dakar après une traversée sans escale le 15 janvier, s’y entrainent du 16 janvier au 19 mars.

La 10ème DCT, la 2ème DT et le pétrolier-ravitailleur La Baïse quittent Dakar le 22 mars, relâchent à Casablanca du 27 au 30 mars avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 4 avril 1948.

Après un entraînement de division du 11 avril au 21 mai 1948, Le Sakalave sort pour entraînement du 28 mai au 8 juin entre Oran et Alger, ralliant Mers-El-Kébir le lendemain. Il participe ensuite aux essais (13 et 14 juin) et à la remise en condition (16 au 30 juin) du Kabyle en compagnie du Bambara.

Le Sakalave est indisponible pour entretien et permissions d’équipage du 5 au 26 juillet, sortant pour essais les 27 et 28 juillet et pour remise en condition du 30 juillet au 12 juillet en compagnie de ses compères Kabyle et Tonkinois.

Les trois torpilleurs disponibles de la 2ème DT participent ensuite aux essais (18 et 19 août) et à  la remise en condition (21 août au 2 septembre) du Bambara, la 2ème DT ralliant Mers-El-Kébir le 3 septembre, passant aussitôt aux effectifs de guerre et se préparant à sortir pour toute opération.

12-Torpilleurs légers (30)

Le Tonkinois

Carte des régions de l'Union Indochinoise

Carte des régions de l’Union Indochinoise

-Le Tonkinois est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Seine Maritime (ACSM) du Trait le 16 juin 1944 lancé le 12 septembre 1945 et mis en service le 14 juillet 1946.

Son admission au service actif permet l’activation de la 2ème DT qui effectue sa première sortie officielle au large de Lorient du 15 au 23 juillet, rentrant dans le port morbihanais le lendemain.

Le 27 juillet 1946, Le Tonkinois et Le Kabyle quittent Lorient, font escale à Casablanca du 30 juillet au 1er août avant de rallier Mers-El-Kébir le 4 août 1946, intégrant alors la 4ème Escadre. La 2ème DT effectue ensuite successivement deux entraînements de division, le premier du 11 août au 19 septembre et le second du 25 septembre au 2 décembre 1946.

Le Tonkinois sort pour entraînement du 7 au 15 décembre, ralliant son port d’attache le lendemain avant d’être indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 19 décembre 1946 au 3 janvier 1947, sortant pour essais (4 au 6 janvier) et pour remise en condition (8 au 19 janvier) en compagnie du Kabyle.

Le Tonkinois participe successivement à trois entraînements de division, le premier du 1er février au 8 mars, le second du 15 mars au 25 avril et le troisième du 2 mai au 4 juin, date du retour de la division à Mers-El-Kébir.

Le 12 juin 1947, Le Sakalave est admis au service actif intégrant la 2ème DT. Les trois torpilleurs légers sortent pour entraînement du 13 au 20 juin pour que les trois navires prennent leurs marques, rentrant le lendemain à Mers-El-Kébir.

Le Tonkinois sort pour entraînement en compagnie du Sakalave du 27 juin au 6 juillet avec école à feux et entraînement à la défense aérienne à la mer, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain.

Le Tonkinois est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 14 juillet au 4 août, sortant pour essais du 5 au 7 août et pour remise en condition du 9 au 23 août, à chaque fois en compagnie de ses deux compères Kabyle et Sakalave, les trois torpilleurs légers faisant escale à Casablanca du 24 au 29 août, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain.

La 2ème DT effectue un entraînement de division du 5 au 29 septembre avant d’accueillir le lendemain le torpilleur léger Bambara permettant à la division d’atteindre son format définitif. La 2ème Division de Torpilleurs effectue ainsi une sortie d’entraînement du 1er au 7 octobre au large d’Oran, ralliant son port d’attache dans la soirée.

Le 10 octobre 1947, les quatre torpilleurs légers de la 2ème DT quittent Mers-El-Kébir pour un entraînement commun avec la 10ème DCT du 10 octobre au 12 novembre, date du retour des deux divisions à Mers-El-Kébir. Le Tonkinois enchaine par un entraînement de division du 20 novembre au 22 décembre 1947.

Le 5 janvier 1948, La 2ème DT quitte Mers-El-Kébir en compagnie de la 10ème DCT et du pétrolier-ravitailleur La Baïse pour un entraînement au large de Dakar.

Les huit navires arrivent à Dakar après une traversée sans escale le 15 janvier. L’entraînement se déroule du 16 janvier au 19 mars. La 10ème DCT, la 2ème DT et le pétrolier-ravitailleur La Baïse quittent Dakar le 22 mars, relâchent à Casablanca du 27 au 30 mars avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 4 avril 1948.

Le Tonkinois participe à un entraînement de division du 11 avril au 21 mai, le dernier avant le début du cycle des indisponibilités estivales. Il sort ensuite pour entraînement du 28 mai au 8 juin, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain.

Indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 13 juin au 4 juillet 1948, Le Tonkinois sort pour essais les 5 et 6 juillet et pour remise en condition du 8 au 22 juillet en compagnie de ses compères Kabyle et Bambara.

Le Tonkinois et Le Kabyle sortent pour les essais (27 et 28 juillet) et pour la remise en condition (30 juillet au 12 août) du Sakalave, les trois torpilleurs disponibles de la 2ème DT participent ensuite aux essais (18 et 19 août) et à  la remise en condition (21 août au 2 septembre) du Bambara, la 2ème DT ralliant Mers-El-Kébir le 3 septembre, passant aussitôt aux effectifs de guerre et se préparant à sortir pour toute opération.

12-Torpilleurs légers (29)

C-Torpilleurs légers classe Colonie (1150 tW)

Genèse

Schéma préliminaire des torpilleurs légers de classe Colonie

Schéma préliminaire des torpilleurs légers de classe Colonie

En janvier 1940, l’état-major demanda au STCN d’étudier une nouvelle classe de torpilleurs légers destinés en théorie à remplacer les Melpomène qui se révélaient inaptes à un service armé efficace en raison de leurs tares congénitales. Au final, comme nous avons pu déjà le voir, les Melpomène vont être retirés des unités de première ligne dès la mise en service des torpilleurs de 1010 tonnes.

La situation du STCN était délicate car en janvier 1940, aucun Le Fier n’était encore en service ni même lancé. Plusieurs projets sont ainsi étudiés :

-projet A : quatre canons de 100mm contre avions, déplacement de 1290 tonnes (1500 tonnes aux essais), les canons de 100mm regroupés en deux tourelles doubles sont disponibles soit les deux à l’arrière comme les Le Fier ou une à l’avant et une arrière.

-projet B : quatre canons de 130mm en deux tourelles doubles non antiaériens identiques à celles des Le Hardi, déplacement type de 1650 tonnes atteignant 1900 tonnes aux essais

-projet C : quatre canons de 130mm en deux tourelles doubles contre-avions avec un déplacement type de 1725 tonnes et d’essai de 1980 tonnes

La DCA est limitée à quatre affûts doubles de 13.2mm pour la version A et quatre affûts doubles de 13.2mm, deux affûts doubles semi-automatiques de 37mm ou deux affûts simples automatiques pour les variantes B et C ce qui est rapidement jugé insuffisant.

Le projet traine en longueur même si le programme naval de 1941 prévoit la construction de huit de ces navires (tranche 1944 et 1945) auxquels s’ajouteront quatre autres navires financés à la tranche 1946.

Les variantes B et C jugées trop grosses sont finalement abandonnées au profit du projet A, une version améliorée des Le Fier avec néanmoins une différence majeur : une disposition de l’armement moins hétérodoxe avec une tourelle double de 100mm à l’avant et une tourelle double de même calibre à l’arrière.

Cette disposition répond à la crainte de certains officiers de voir les Le Fier incapables de répondre à un affrontement frontal surprise avec des torpilleurs de conception plus orthodoxe.

L’armement en torpilles reste identique (quatre tubes en deux plate-formes doubles) mais la DCA est renforcée (tout comme elle le sera in fine sur les Le Fier) tout comme l’armement ASM.

Ces douze navires vont tous porter des noms d’habitants de l’Empire, reprenant les noms des torpilleurs construits au Japon pendant le premier conflit mondial. Comme pour les Le Fier, leurs construction est assurée par l’industrie, les chantiers navals privés.

Si les FCM et leur site du Havre ne construisent qu’un navire et que les ACL de Nantes doivent se contenter de deux unités, trois autres chantiers construisent trois torpilleurs légers de classe Colonie à savoir les ACB de Nantes, les ACSM du Trait et les CNF de Caen.

Le Kabyle

Carte de la Kabylie

Carte de la Kabylie

-Le Torpilleur léger Le Kabyle est mis sur cale aux Chantiers Navals de France (CNF) sis à Caen le 12 mars 1944 lancé le 4 juin 1945 et mis en service le 28 février 1946.

Son affectation définitive est la 4ème Escadre à Mers-El-Kébir mais en attendant la mise en service du Tonkinois et l’activation de la 2ème DT, il est affecté hors rang à la 3ème Escadre Légère et basé à Lorient.

Le premier torpilleur léger de classe Colonie sort pour une école à feux du 5 au 13 mars puis pour entraînement à la défense aérienne à la mer du 15 au 23 mars et enfin un entraînement au combat antisurface en compagnie du Beautemps-Beaupré du 25 mars au 4 avril 1946.

Le 11 avril 1946, Le Kabyle quitte Lorient, fait escale à Lisbonne du 15 au 19 avril, à Casablanca du 21 au 24 avril avant de rallier Dakar le 28 avril 1946 pour un stage au polygone de Rufisque du 30 avril au 7 mai puis du 10 au 18 mai, le torpilleur léger quittant Dakar le 21 mai, faisant escale à Casablanca du 25 au 30, à Cadix du 2 au 5 juin, à Lisbonne du 6 au 9 juin avant de rallier Lorient le 11 juin 1946.

Le Kabyle subit une période d’entretien à flot du 12 au 26 juin, sortant pour essais du 27 au 29  puis pour remise en condition du 1er au 10 juillet, rentrant à Lorient le lendemain.

Le 14 juillet 1946, Le Tonkinois est officiellement admis au service actif permettant l’activation de la 2ème DT qui effectue sa première sortie officielle au large de Lorient du 15 au 23 juillet, rentrant dans le port morbihanais le lendemain.

Le 27 juillet 1946, Le Kabyle et Le Tonkinois quittent Lorient, font escale à Casablanca du 30 juillet au 1er août avant de rallier Mers-El-Kébir le 4 août 1946, intégrant alors la 4ème Escadre et son groupement de surveillance.

Le 11 août 1946, Le Kabyle et Le Tonkinois quittent Mers-El-Kébir pour le premier entraînement de division de la 2ème DT réalisé du 11 août au 12 septembre, la division faisant escale à Bone du 13 au 18 septembre, rentrant le lendemain à Mers-El-Kébir. Un nouvel entraînement de division à lieu du 25 septembre au 25 novembre, la division faisant escale à Casablanca du 26 au 30 avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 2 décembre.

Le Kabyle est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 3 au 18 décembre, sortant pour essais du 19 au 21 décembre et pour remise en condition du 23 décembre 1946 au 3 janvier 1947. Il participe ensuite aux essais (4 au 6 janvier) et à la remise en condition (8 au 19 janvier) du Tonkinois.

La 2ème Division de Torpilleurs (2ème DT) quitte Mers-El-Kébir le 1er février 1947 pour un nouvel entraînement de division qui s’achève le 8 mars, date du retour de la division à Mers-El-Kébir. Un second entraînement de division à lieu du 15 mars au 21 avril, la division rentrant à son port d’attache quatre jours plus tard suivit d’un troisième du 2 mai au 4 juin, date du retour de la 2ème DT à son port d’attache.

Le 12 juin 1947, Le Sakalave est admis au service actif intégrant la 2ème DT. Les trois torpilleurs légers sortent pour entraînement du 13 au 20 juin pour que les trois navires prennent leurs marques, rentrant le lendemain à Mers-El-Kébir.

Le Kabyle est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 22 juin au 13 juillet 1947, sortant pour essais du 14 au 16 juillet puis pour remise en condition du 18 juillet au 2 août en compagnie du Sakalave.

Le Kabyle et Le Sakalave sortent ensuite pour les essais (5 au 7 août) et  la remise en condition (9 au 23 août) du Tonkinois, les trois torpilleurs légers faisant escale à Casablanca du 24 au 29 août, rentrant à Mers-El-Kébir le 1er septembre 1947.

La 2ème DT quitte Mers-El-Kébir le 5 septembre pour entraînement, les torpilleurs légers Kabyle Tonkinois Sakalave manœuvrant ensemble du 5 au 29 septembre, date du retour de la division à Mers-El-Kébir.

Le 30 septembre 1947, Le Bambara est officiellement admis au service actif permettant à la 2ème DT d’atteindre son format définitif à quatre navires.

La 2ème Division de Torpilleurs effectue ainsi une sortie d’entraînement du 1er au 7 octobre au large d’Oran, ralliant son port d’attache dans la soirée.

Le 10 octobre 1947, les quatre torpilleurs légers de la 2ème DT quittent Mers-El-Kébir pour un entraînement commun avec la 10ème DCT jusqu’au 12 novembre.

Le 20 novembre 1947, La 2ème DT quitte Mers-El-Kébir pour un entraînement de division au large des côtes nord-africaines et ce jusqu’au 21 décembre, le Kabyle et ses trois compères rentrant le lendemain à Mers-El-Kébir.

Le 5 janvier 1948, La 2ème DT quitte Mers-El-Kébir en compagnie de la 10ème DCT et du pétrolier-ravitailleur La Baïse pour un entraînement au large de Dakar. Les huit navires arrivent à Dakar après une traversée sans escale le 15 janvier.

Les torpilleurs légers effectuent un entraînement à la défense aérienne à la mer du 16 au 20 janvier avant une école à feux du 21 au 28 janvier. Après une relâche à Dakar du 29 janvier au 4 février, la 2ème DT affronte la 10ème DCT dans un duel antisurface du 5 au 12 février avant une nouvelle escale à Dakar du 13 au 15 février.

Du 17 au 24 février, la 10ème DCT affronte la 2ème DT qui escortait la Baïse dans un entraînement à l’escorte et à l’attaque de convois. Les rôles sont inversés du 26 février au 5 mars quand la 2ème DT cherche à détruire le pétrolier protégé par les trois contre-torpilleurs.

Ce cycle d’entraînement s’achève par un entraînement à la défense aérienne à la mer commun du 7 au 14 mars puis un entraînement au raid amphibie du 15 au 19 mars, la 2ème DT protégeant la 10ème DCT qui attaquait le port de Dakar. La 10ème DCT, la 2ème DT et le pétrolier-ravitailleur La Baïse quittent Dakar le 22 mars, relâchent à Casablanca du 27 au 30 mars avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 4 avril 1948.

Le Kabyle et ses trois compères de la 2ème DT quittent Mers-El-Kébir le 11 avril pour un entraînement de division qui s’achève le 14 mai, la division faisant escale à Alger du 15 au 20 mai avant de rallier Mers-El-Kébir le lendemain.

Le Kabyle est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 22 mai au 12 juin, sortant pour essais les 13 et 14 juin avant remise en condition du 16 au 30 juin en compagnie du Sakalave et du Bambara.

Il sort ensuite en compagnie du Bambara pour les essais (5 et 6 juillet) et  la remise en condition (8 au 22 juillet) du Tonkinois. Le Kabyle et Le Tonkinois sortent pour les essais (27 et 28 juillet) et  la remise en condition (30 juillet au 12 août) du Sakalave, les trois torpilleurs disponibles de la 2ème DT participent ensuite aux essais (18 et 19 août) et à  la remise en condition (21 août au 2 septembre) du Bambara, la 2ème DT ralliant Mers-El-Kébir le 3 septembre, passant aussitôt aux effectifs de guerre et se préparant à sortir pour toute opération.

11-Torpilleurs d’escadre (27)

Le Fougueux

Le torpilleur d'escadre Le Fougueux

Le torpilleur d’escadre Le Fougueux

-Le Fougueux est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) sis à Nantes le 21 septembre 1927 lancé le 4 août 1928 et  admis au service actif le 4 juillet 1930.

A son admission au service actif, le Fougueux est affecté à la 11ème DT (activée le 1er octobre 1930) en compagnie de ses sister-ships Frondeur, Bordelais et L’Alcyon.

Le 1er octobre 1934, la 11ème DT est dissoute et Le Fougueux affecté un temps au groupe de complément quitte Toulon le 27 juin 1935 pour Casablanca où il va servir de stationnaire au profit de Marine Maroc.

A compter du 1er novembre 1935, il retrouve cependant une division en l’occurence la 2ème DT à Brest en compagnie de ses sister-ship Frondeur et Basque.

Il participe aux opérations liées à la guerre d’Espagne qu’il s’agisse de la non-intervention d’août 1936 à avril 1937, du contrôle naval d’avril à septembre 1937 puis les missions de présence jusqu’à la fin du conflit en mars 1939.

Le 23 mars 1938, la 2ème DT quitte Brest pour la Oran et la Méditerranée. Le 9 août 1938, Le Fougueux accompagné par Le Frondeur est attaqué par quatre avions républicains  mais les bombes tombent à plus de 4000m.

Au 3 septembre 1939, Le Fougueux est toujours intégré à la 2ème DT qui est revenue à Brest et mise à la disposition d’Amiral-Ouest pour des missions de présence dans le Golfe de Gascogne et des escortes entre l’Afrique du Nord, la France et la Grande Bretagne, mission qu’il mènera à bien jusqu’à la fin du conflit le 15 décembre 1939 et plus généralement jusqu’à la fin de l’année civile.

Le Fougueux commence l’année 1940 par un entrainement de division en compagnie de ses sister-ships Frondeur et L’Adroit du 7 au 31 janvier avant d’enchainer par un entrainement commun entre la 2ème DT et le cuirassé Courbet  du 8 au 24 février, les trois  torpilleurs et le cuirassé faisant escale à Saint-Nazaire du 25 au 29 février avant de rentrer à Brest le 1er mars 1940.

Le Fougueux et le Frondeur sortent pour une école à feux du 8 au 18 mars, faisant escale à Avranches du 19 au 22 mars et à Cherbourg du 23 au 27 mars, rentrant le lendemain  à Brest. Le Fougueux et le Frondeur participent ensuite aux essais (31 mars au 3 avril) et à la remise en condition (5 au 20 avril) de L’Adroit après ses réparations.

Les torpilleurs d’escadre Fougueux, Frondeur et L’Adroit quittent Brest le 27 avril 1940 pour un entrainement de division qui les occupent jusqu’au 18 mai, les trois torpilleurs de la 2ème DT  faisant escale à La Pallice du 19 au 22 mai et à Hendaye du 23 au 27 mai avant de rallier Brest le 28.

Le Fougueux sort pour une école à feux en mer d’Iroise du 5 au 18 juin, faisant escale à Concarneau du 19 au 22 juin avant de rentrer à Brest le lendemain. Il participe dans la foulée aux essais (24 au 27 juin) et à la remise en condition (29 juin au 13 juillet) du L’Adroit

Indisponible pour entretien et permissions estivales de l’équipage du 14 juillet au 4 août, le Fougueux sort pour essais du 5 au 8 août puis pour remise en condition du 10 au 25, à chaque fois en compagnie de ses sister-ships Frondeur et L’Adroit.

Le 4 septembre 1940, la 2ème DT quitte Brest pour entrainement, Le fougueux effectuant avec le L’Adroit et le Frondeur une école à feux du 4 au 11 septembre, ralliant ensuite Cherbourg où ils arrivent le 12. Ils enchainent par un entrainement commun avec les torpilleurs légers de la 11ème DT du 17 septembre au 8 novembre, les L’Adroit et les Melpomène  se séparant à la hauteur d’Ouessant le 9 novembre, la 2ème DT rentrant à Brest le lendemain.

La 2ème DTE termine l’année 1940 par un entrainement commun avec les vénérables cuirassés Courbet et Paris dans le Golfe de Gascogne du 21 novembre au 12 décembre, les cinq navires rentrant à Brest le 13 décembre 1940.

Le Fougueux commence l’année 1941 par un entrainement de division du 4 au 21 janvier, les trois torpilleurs d’escadre faisant escale à Royan du 22 au 27 janvier avant de rentrer à Brest le lendemain.

Le Fougueux sort pour entrainement du 7 au 15 février, participant ensuite avec le Frondeur aux essais (21 au 24 février) et à la remise en condition (26 février au 6 mars) du L’Adroit victime précédemment d’une avarie mécanique avant  un entrainement de la 2ème flottille de torpilleurs du 20 mars au 5 avril 1941, date du retour des torpilleurs à Brest et un entrainement de division du 12 avril au 24 mai 1941, le Fougueux rentrant à Brest en compagnie du Frondeur et du L’Adroit le 25 mai 1941.

Le Fougueux sort pour école à feux et lancement de torpilles du 2 au 12 juin, rentrant à Brest le lendemain. Il est indisponible pour permissions de l’équipage du 17 juin au 8 juillet, sortant pour essais du 9 au 12 juillet et pour remise en condition du 14 au 30 juillet en compagnie de L’Adroit, les deux torpilleurs  d’escadre participant ensuite aux essais (31 juillet au 3 août) et à la remise en condition (5 au 21 août) du Frondeur.

Le Fougueux débarque alors ses munitions puis vidange ses soutes avant d’être échoué au bassin Tourville le 31 août 1941 pour un grand carénage. Outre une remise en état de la coque, de l’appareillage propulsif et des locaux vie et opérations, le Fougueux bénéficie d’une modernisation de ses capacités militaires : embarquement d’un Asdic, d’un radar de navigation et d’un radar de veille combinée et modernisation de la DCA désormais composée de quatre canons de 37mm et de deux canons de 25mm.

Remis à flot le 30 septembre 1941, le Fougueux est armé pour essais le 8 octobre, effectuant ses essais officiels du 9 au 12 octobre et sa remise en condition du 14 au 30 octobre, à chaque fois en compagnie du Fougueux, les deux torpilleurs faisant escale à Quiberon du 31 octobre au 3 novembre, avant de rentrer à Brest le 4 novembre 1941.  Le même jour, L’Adroit transmet son pavillon de navire-amiral de la 2ème DTE au Fougueux puis est échoué le lendemain 5 novembre au bassin Tourville pour grand carénage.

Le Fougueux effectue une école à feux du 10 au 17 novembre en mer d’Iroise avant de rentrer à Brest le lendemain. Il participe ensuite aux essais (23 au 26 novembre) et à la remise en condition (28 novembre au 12 décembre) du Frondeur, les deux torpilleurs rentrant à Brest le lendemain 13 décembre 1941.

Le Fougueux et le Frondeur effectuent une école à feux du 19 au 25 décembre, se ravitaillant à Brest le 26 décembre avant de mouiller en baie de Douarnenez le soir. Le 28 décembre, les deux torpilleurs de la 2ème DTE y sont rejoints par L’Adroit qui venait de réaliser ses essais à la mer, les trois torpilleurs sortant du 30 décembre 1941 au 8 janvier 1942, faisant escale à Lorient du 9 au 12 janvier avant un nouveau cycle d’entrainement du 13 au 25 janvier, date à laquelle les trois torpilleurs rentrent à Brest et que l’Adroit redevient navire-amiral de la 2ème DTE.

Du 1er au 22 février, le Fougueux et ses compères L’Adroit et Frondeur sont à la mer pour entrainement, un entrainement destiné à préparer un exercice commune à tous les torpilleurs d’escadres de la 2ème FT, exercice qui à lieu du 26 février au 31 mars 1942.

Le 5 avril 1942, la 2ème DTE quitte Brest direction Lorient où la division arrive en fin de journée pour un entrainement avec la 14ème DT du 6 avril au 8 mai, la 2ème DTE rentrant à Brest le lendemain.

Du 15 mai au 20 juin 1942, les torpilleurs d’escadre Fougueux Frondeur et L’Adroit manœuvrent avec l’Ouragan, les quatre torpilleurs faisant escale à Bordeaux du 21 au 27 juin avant de rallier Brest le lendemain.

Le Fougueux est indisponible du 29 juin au 19 juillet, sortant pour essais du 20 au 23 juillet et pour remise en condition opérationnelle du 25 juillet au 8 août, à chaque fois en compagnie du Frondeur.

Le Fougueux participe ensuite aux essais (10 au 14 août) et à la remise en condition (16 au 30 août) de L’Adroit, les deux torpilleurs participant dans la foulée aux  essais (1er au 4 septembre) et à la remise en condition (6 au 20 septembre) du Frondeur.

Le Fougueux sort pour entrainement en division en compagnie de L’Adroit et du Frondeur  du 1er octobre au 18 octobre quand les trois torpilleurs arrivent à Saint-Nazaire pour quelques jours d’escale.

Le 24 octobre 1942 lors de l’appareillage, le Fougueux entre en collision avec L’Adroit. Si Le Fougueux n’est que légèrement endommagé, le L’Adroit doit entrer en réparations à Lorient jusqu’au 15 décembre 1942 obligeant le Frondeur à devenir navire-amiral de la 2ème DTE.
Le Fougueux et le Frondeur rentrés à Brest le 1er novembre 1942, sortent à nouveau pour entrainement du 8 novembre au 13 décembre, rentrant le lendemain  à Brest.

Les torpilleurs Fougueux et Frondeur participent ensuite aux essais (18 au 21 décembre) et à la remise en condition (23 décembre 1942 au 7 janvier 1943) de L’Adroit en compagnie du Frondeur, ce dernier lui remet alors le pavillon de navire-amiral de la division.

Pour le Fougueux, l’année 1943 commence réellement par un entrainement de division du 15 janvier au 5 mars 1943, entrainement ayant pour cadre Ouessant et le Golfe de Gascogne. Elle se poursuit par un entrainement commun de la 2ème DTE avec la 5ème DTE du 12 mars au 2 mai puis par un nouvel entrainement de division du 10 mai au 24 juin, la division de torpilleurs d’escadre rentrant à Brest le 25 juin 1943.

Le Fougueux sort pour entrainement du 2 au 14 juillet, rentrant à Brest le lendemain 15 juillet. Il est ensuite indisponible du 18 juillet au 8 août, sortant pour essais (9 au 12 août) puis pour remise en condition (14 au 29 août) en compagnie du L’Adroit.

Le Fougueux et L’Adroit se ravitaillent à Brest le 31 avant de participer aux essais (1er au 4 septembre) et à la remise en condition (6 au 20 septembre) du Frondeur, les trois torpilleurs de la 2ème DTE faisant escale à Royan du 21 au 24 septembre et à Biaritz du 25 au 30 septembre, rentrant  à Brest le 2 octobre à l’aube.

Le 9 octobre 1943, les trois torpilleurs d’escadre de la 2ème DTE quittent Brest pour Lorient où ils arrivent en fin de soirée pour un dernier exercice avec la 14ème DT. Les deux divisions manœuvrent ensemble du 11 octobre au 8 novembre, la 2ème DTE ralliant Brest le lendemain 9 novembre 1943.

Le 18 novembre 1943, la 2ème DTE appareille pour une croisière d’instruction de plus de trois mois entre les ports français de l’Atlantique, de la Manche et de la Méditerranée.

Les trois torpilleurs effectuent de nombreux exercices sans oublier des escales comme à Cherbourg du 19 au 22 novembre, au Havre du 23 au 27 novembre, à Boulogne du 28 novembre au 1er décembre, à Dunkerque du 2 au 7 décembre, à Rouen du 9 au 12 décembre, à Saint Malo du 13 au 16 décembre, à Saint-Nazaire du 18 au 21 décembre, à La Pallice du 23 au 26 décembre, à Biaritz du 27 janvier 1943 au 2 janvier 1944.

Les torpilleurs de la 2ème DTE sont à Casablanca du 5 du 8 janvier, à Oran du 10 au 13 janvier, à Alger du 15 au 18 janvier, à Tunis du 20 au 23 janvier, à Bizerte du 25 au 28 janvier, à Lattaquié du 1er au 4 février, à Beyrouth du 5 au 8 février, à Ajaccio du 11 au 14 février, à Nice du 15 au 18 février, à Marseille du 19 au 22 février, à Port-Vendres du 24 au 27 février, à Casablanca du 1er au 4 mars, à Biaritz du 7 au 11 mars, à Saint-Nazaire du 13 au 17 mars avant de rentrer à Brest le 18 mars 1944 après quatre mois loin de son port d’attache.

Les trois torpilleurs vont subir une période d’entretien étoffé (ou un petit carénage allégé c’est selon) en passant au bassin Tourville.

Le Fougueux est échoué dans le bassin n°1 de l’Arsenal de Brest du 31 mars au 8 avril pour inspection des œuvres, grattage et peinture de la coque plus les travaux d’entretien courant. Il sort pour essais et remise en condition du 10 au 22 avril, faisant escale à Concarneau du 23 au 27 avril, ralliant Brest le lendemain 28 avril 1944. Il enchaine ensuite par un entrainement de division du 1er mai au 15 juin 1944, date du retour des trois navires à Brest.

Le Fougueux exécute une école à feux au large de Brest du 22 au 30 juin, faisant escale à Quimper du 1er au 5 juillet, rentrant le lendemain 6 juillet 1944 à Brest. Il est ensuite indisponible du 8 au 29 juillet, sortant pour essais du 30 juillet au 2 août et pour remise en condition du 4 au 17 août en compagnie du L’Adroit, les deux torpilleurs disponibles de la 2ème DTE participant ensuite aux essais (20 au 23 août) et à la remise en condition (25 août au 8 septembre) du Frondeur.

L’entrainement de division mené du 13 au 30 septembre 1944 est particulier puisque c’est le dernier du L’Adroit qui est placé en position de complément le 2 octobre après avoir la veille transmis son pavillon de navire-amiral de la 2ème DTE au Frondeur.

Le Fougueux débarque alors ses munitions et vidange ses soutes avant d’être échoué dans le bassin Tourville pour un grand carénage. Échoué du 2 octobre au 5 novembre 1944, il subit une remise en état et une modernisation.

Outre une mise à jour de l’électronique embarquée (qui devenait rapidement obsolète), le Fougueux voit sa DCA être modernisée qui passe de quatre canons de 37mm Schneider modèle 1941 et deux canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 à huit canons de 37mm Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles modèle 1943.

Armé pour essais le 15 novembre, le Fougueux sort pour essais du 16 au 19 novembre et pour remise en condition du 21 novembre au 4 décembre, faisant escale à Cherbourg du 5 au 10 décembre et à Dunkerque du 11 au 17 décembre, rentrant à Brest le lendemain 18 décembre.

Il participe ensuite aux essais (27 au 30 décembre) et à la remise en condition (2 au 16 janvier 1945) de son compère le Frondeur, les deux torpilleurs de la 2ème DTE rentrant à Brest le 21 janvier après une escale à La Pallice du 17 au 20 janvier.

Le 30 janvier 1945, la 2ème DTE quitte Brest pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne, Le Fougueux et le Frondeur s’entrainant ainsi du 30 janvier au 6 avril, rentrant à Brest le lendemain.

Le Fougueux et le Frondeur quittent Brest le 15 avril pour un exercice commun avec la 3ème DEL et l’aviso-hydrographe Beautemps-Beaupré jusqu’au 26 mai, les différents navires rentrant à Brest le lendemain 27 mai 1945.

Le Fougueux effectue une école à feux du 5 au 12 juin, faisant escale à La Pallice du 13 au 17 juin, rentrant à Brest le lendemain 18 juin. Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 19 juin au 7 juillet, sortant pour essais du 8 au 11 juillet et pour remise en condition du 13 au 27 juillet, à chaque fois en compagnie du Frondeur, les trois torpilleurs rentrant à Brest le lendemain 28 juillet 1945.

Le 6 août 1945, le Fougueux et le Frondeur quittent Brest pour le dernier entrainement de la divion de la 2ème DTE avant sa dissolution, entrainement exécuté du 6 août au 24 septembre, les deux torpilleurs rentrant à Brest le lendemain.

Le 27 septembre 1945, le Fougueux est mis en position de complément ce qui entraine la dissolution de la 2ème DTE.

Le torpilleur d’escadre Le Fougueux est officiellement désarmé le 23 novembre 1945.

Il passe au bassin (bassin Tourville) du 24 novembre au 5 décembre 1945 puis est remorqué à Landevennec dès le surlendemain 7 décembre 1945. Il est condamné le même jour sous le numéro Q-21.

Il est coulé comme cible le 12 septembre 1946, le sous-marin Casabianca plaçant deux torpilles de 550mm, l’ex-torpilleur se cassant en deux et sombrant en mer d’Iroise.

Classe L'Adroit

Caractéristiques Techniques de la classe L’Adroit

Déplacement :  théorique 1378 tonnes  prévu 1516 tonnes pleine charge 2000 tonnes

Dimensions :  Longueur hors tout : 107.2m Longueur entre perpendiculaires : 100.9m  Largeur : 9.91m Tirant d’eau : 3.45m à l’avant et 4.24m à l’arrière à pleine charge.

Propulsion : deux groupes indépendants de turbines à engrenages chacun composé d’une turbine HP (Haute Pression) à action et à réaction, d’une turbine BP (Basse pression) qui intègre une turbine pour marche arrière.

Les turbines sont alimentées en vapeur par trois chaudières multitubulaires réparties en deux salles (une dans la chaufferie avant et deux dans la chaufferie arrière), la conception de l’appareil évaporatoire ayant été centralisée et confiée aux Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët.

Trois modèles de turbines sont ainsi utilisées ce qui complexifie l’entretien même si la marine veillait à ce que les torpilleurs d’une même division disposent de mêmes turbines. Les torpilleurs L’Adroit L’Alcyon Bordelais Frondeur et Fougueux sont équipés de turbines Zoelly, Le Basque est équipé de turbines Rateau. Les torpilleurs La Palme La Railleuse Le Fortuné Le Mars Brestois Boulonnais Forbin et Foudroyant sont équipées de turbines Parsons.

L’appareil propulsif dévellope une puissance totale de 31000ch, les turbines entrainant deux lignes d’arbres terminées par des hélices de 3m de diamètre quadripales en laiton haute résistance. Un gouvernail

Les soutes peuvent contenir un total de 378 mètres cubes de mazout. Le volume total de l’eau des chaudières est de 29 mètres cubes

Performances :  vitesse maximale pratique : 30 noeuds distance franchissable (théorique) 3000 miles nautiques à 15 noeuds mais en réalité seulement 2010 miles à 15 noeuds et 2138 miles à 13 noeuds.

Electronique : un Asdic, un radar de navigation et un radar de veille combinée

Armement

(Origine) : 4 canons de 130mm modèle 1924 en quatre affûts simples sous masque (deux avant et deux arrière) superposés; deux canons de 37mm modèle 1925 (installés à la hauteur du rouf arrière);

quatre mitrailleuses de 8mm Hotchkiss modèle 1914 en deux affûts doubles puis quatre mitrailleuses de 13.2mm Hotchkiss modèle 1929 en deux affûts doubles;

deux plate-formes triples lance-torpilles de 550mm modèle 1920; deux grenadeurs parallèles installés à l’arrière avec six grenades par grenadeur plus quatre grenades de réserve et deux mortiers Thornycroft de 240mm installés à l’arrière de la tueuge sous le jambage du mât tripode. Chaque mortiers dispose de trois grenades de 100kg.

(Modifications) :  Les canons de 37mm modèle 1925 et les mitrailleuses de 13.2mm modèle 1929 sont remplacés sur tous les navires (sauf La Railleuse) par quatre canons de 37mm modèle 1941 et deux canons de 25mm modèle 1939-40 en affûts simples.

Les L’Alcyon, Bordelais Basque, Frondeur Forbin, Foudroyant et Fougueux recevant au cours de leur dernier grand carénage  quatre canons de 37mm supplémentaires en remplacement des canons de 25mm, tous ces canons de 37mm étant regroupés en quatre affûts doubles.

Equipage :  A la construction, l’équipage se compose de 142 hommes avec un officier supérieur commandant, six officiers subalternes, un premier maitre mécanicien, cinq ou six maitres, de douze à dix-sept second maîtres, 109 à 115 quartiers-maitres et marins et deux agents de service.

L’effectif du temps de guerre sera porté à 9 officiers et 153 officiers mariniers, quartiers-maitres et marins.

11-Torpilleurs d’escadre (24)

Le Frondeur

Vue aérienne du torpilleur d'escadre Le Frondeur

Vue aérienne du torpilleur d’escadre Le Frondeur

-Le Frondeur est mis sur cale aux Chantiers Navals Français (CNF) à Caen le 9 novembre 1927 lancé le 20 juin 1929 et  admis au service actif le 30 octobre 1931.

A son admission au service actif Le Frondeur est affecté à la 11ème division de torpilleurs en compagnie de L’Alcyon, du Bordelais et du Fougueux. C’est le dernier des vingt-six torpilleurs d’escadre du programme naval à être admis au service actif.

Le 1er octobre 1934, les 9ème, 7ème et 11 ème DT sont dissoutes et la plupart des torpilleurs affectés au groupe de complément.

Le 5 juillet 1935, la 2ème flottille est créée à Brest avec les 2ème, 4ème et 6ème DT. La 2ème DT perd ses torpilleurs de type Bourrasque qui sont remplacés par les Bordelais Fougueux et Frondeur.

Le 15 août 1936, la composition de la 2ème DT évolue, le Basque remplaçant le Bordelais.
Comme tous les navires de la 2ème flottille, le Frondeur va participer aux opérations liées à la guerre d’Espagne d’abord dans l’Atlantique puis en Méditerranée à partir du 27 mars 1938 alors que le Basque à été remplacé au sein de la division par son sister-ship L’Adroit.

En septembre 1939, Le Frondeur  est toujours intégré à la 2ème DT, division affecté à la 2ème flottille de la 1ère escadre de la Flotte de l’Atlantique.  Dès le 28 août, la 2ème flottille avait été placée sous l’autorité d’Amiral-Ouest. Cette flottille doit assurer les escortes de convois entre la Grande Bretagne et l’Afrique et la sureté générale dans le Golfe de Gascogne, mission qu’elle va mener sans démériter jusqu’à la fin du conflit en décembre 1939.

Le Frondeur commence l’année 1940 par un entrainement de division en compagnie de ses sister-ships Fougueux et L’Adroit du 7 au 31 janvier avant d’enchainer par un entrainement commun entre la 2ème DT et le cuirassé Courbet et ce du 8 au 24 février, les trois  torpilleurs et le cuirassé faisant escale à Saint-Nazaire du 25 au 29 février avant de rentrer à Brest le 1er mars 1940.

Le Frondeur et le Fougueux sortent pour une école à feux du 8 au 18 mars, faisant escale à Avranches du 19 au 22 mars et à Cherbourg du 23 au 27 mars, rentrant le lendemain 28 mars 1940 à Brest. Le Frondeur et le Fougueux participent ensuite aux essais (31 mars au 3 avril) et à la remise en condition (5 au 20 avril) de L’Adroit après ses réparations.

Le Frondeur effectue ensuite un nouvel entrainement de division du 27 avril au 18 mai, le torpilleur faisant escale en compagnie de ses deux compères de la 2ème DT à  La Pallice du 19 au 22 mai puis à Hendaye du 23 au 27 mai avant de rallier Brest le 28 mai 1940.

Le Frondeur effectue une école à feux du 5 au 17 juin, faisant escale à Royan du 18 au 21 juin avant de rallier Brest le lendemain 22 juin. Il est indisponible du 23 juin au 13 juillet, sortant pour essais (14 au 17 juillet) et pour remise en condition (19 juillet au 3 août) en compagnie du L’Adroit, les deux torpilleurs disponibles de la 2ème DT participant dans la foulée aux essais (5 au 8 août) et à la remise en condition (10 au 25 août) du Frondeur.

Le 4 septembre 1940, la 2ème DT quitte Brest pour entrainement, Le Frondeur effectuant avec le Fougueux et L’Adroit une école à feux du 4 au 11 septembre, ralliant ensuite Cherbourg où ils arrivent le 12. La 2ème DT enchaine par un entrainement commun avec la 11ème DT du 17 septembre au 8 octobre, les L’Adroit et les Melpomène effectuent une escale au Havre du 9 au 12 octobre, à Boulogne du 13 au 17 octobre et à Calais du 18 au 21 octobre avant une nouvelle phase d’entrainement du 22 octobre au 8 novembre, les deux divisions se séparant à la hauteur d’Ouessant le 9 novembre, la 2ème DT rentrant à Brest le lendemain.

Du 21 novembre au 12 décembre, les trois torpilleurs de la 2ème DT terminent l’année par un entrainement commun avec les vénérables cuirassés Courbet et Paris.

L’année 1941 commence pour le Frondeur par un entrainement de division, le torpilleur d’escadre sortant avec ses deux compères et manœuvrant du 4 au 21 janvier,  les trois torpilleurs faisant escale à Royan du 22 au 27 janvier avant de rentrer à Brest le lendemain.

Le Frondeur et Le Fougueux sortent pour entrainement du 5 au 15 février, les deux torpilleurs sus-nommés participant ensuite aux essais (21 au 24 février) et à la remise en condition (26 février au 6 mars) du L’Adroit après ses réparations.

Le Frondeur et ses deux compères de la 2ème DT enchainent par un entrainement commun avec les autres divisions de la 2ème flottille de torpilleurs à savoir les 2ème, 4ème et 5ème DT plus le seul Mistral pour la 6ème DT et ce du 20 mars au 5 avril 1941.
A cet entrainement de flottille succède un nouvel entrainement de division du 12 avril au 24 mai, les trois torpilleurs rentrant à Brest le lendemain 25 mai 1941.

Le Frondeur sort pour école à feux du 2 au 12 juin, rentrant à Brest le lendemain 13 juin. Il participe  ensuite aux essais (17 au 20 juin) et à la remise en condition (22 juin au 7 juillet) avant d’être indisponible du 9 au 30 juillet, le Frondeur sortant pour essais (31 juillet au 3 août) et pour remise en condition (5 au 21 août) en compagnie de ses compères L’Adroit et Fougueux.

Le Frondeur et L’Adroit sortent pour entrainement du 1er au 23 septembre, rentrant le lendemain à Brest. Le Frondeur subit ensuite un grand carénage, étant échoué dans le bassin Tourville du 1er octobre au 4 novembre. Armé pour essais le 22 novembre, il est en essais en compagnie du Fougueux du 23 au 26 novembre puis en remise en condition du 28 novembre au 12 décembre, les deux torpilleurs rentrant à Brest le lendemain 13 décembre 1941.

Le Frondeur et le Fougueux effectuent une école à feux du 19 au 25 décembre, se ravitaillant à Brest le 26 décembre avant de mouiller en baie de Douarnenez le 26 au soir.

Le 28 décembre, les deux torpilleurs de la 2ème DTE y sont rejoints par L’Adroit qui venait de réaliser ses essais à la mer, les trois torpilleurs sortant du 30 décembre 1941 au 8 janvier 1942, faisant escale à Lorient du 9 au 12 janvier avant un nouveau cycle d’entrainement du 13 au 25 janvier, date à laquelle les trois torpilleurs rentrent à Brest et que l’Adroit redevient navire-amiral de la 2ème DTE.

Après un entrainement de division du 1er au 22 février, le Frondeur participe avec ses compères Fougueux et Adroit à un entrainement commun avec les autres torpilleurs de la 2ème FT du 26 février au 31 mars, date du retour de la 2ème FT au quai des flottilles à Brest.

A peine le temps de souffler que le Frondeur est de nouveau sur la brèche, le torpilleur d’escadre participant avec les deux autres navires de la 2ème DT à un entrainement commun avec les trois torpilleurs légers de la 14ème DT du 6 avril au 8 mai, la 2ème DTE rentrant à Brest le lendemain  avant que la 2ème DTE ne sort à nouveau pour entrainement cette fois en compagnie de L’Ouragan  du 15 mai au 20 juin,  les quatre torpilleurs faisant escale à Bordeaux du 21 au 27 juin avant de rallier Brest le lendemain 28 juin 1942.

Le Frondeur sort en compagnie de L’Adroit pour entrainement du 5 au 13 juillet avec école à feux, tirs sur cibles remorqués et lancement de torpilles, rentrant à Brest le 14 juillet 1942.

Le Frondeur participe ensuite aux essais (20 au 23 juillet) et à la remise en condition (25 juillet au 8 août) du Fougueux avant d’être à son tour indisponible du 9 au 30 août. Il sort ensuite pour essais (1er au 4 septembre) et pour remise en condition (6 au 20 septembre) en compagnie de ses compères L’Adroit et Fougueux.

Le Frondeur sort pour entrainement en division en compagnie de L’Adroit et du Fougueux du 1er au 18 octobre quand les trois torpilleurs arrivent à Saint-Nazaire pour quelques jours d’escale.

Le 24 octobre 1942 lors de l’appareillage, le Fougueux entre en collision avec L’Adroit. Si Le Fougueux n’est que légèrement endommagé, le L’Adroit doit entrer en réparations à Lorient jusqu’au 15 décembre 1942 obligeant le Frondeur à devenir navire-amiral de la 2ème DTE par intérim.

Le Frondeur et le Fougueux rentrés à Brest le 1er novembre 1942, sortent à nouveau pour entrainement du 8 novembre au 13 décembre, rentrant le lendemain à Brest après avoir fait escale à Cherbourg et à Saint-Malo.

Le 16 décembre 1942, le Frondeur et le Fougueux quittent Brest pour Lorient où ils arrivent en fin de journée pour participer aux essais (18 au 21 décembre) et à la remise en condition (23 décembre au 7 janvier) du L’Adroit qui à son retour à Brest en compagnie de ses deux compères de la 2ème DTE redevient navire-amiral de la division.

Le Frondeur sort du 15 janvier au 5 mars pour un entrainement de division en compagnie de L’Adroit (Al) et du Fougueux, les trois torpilleurs de la 2ème DTE enchainant par un entrainement commun avec la 5ème DTE du 12 mars au 2 mai puis par un nouvel entrainement de division du 10 mai au 24 juin, rentrant à Brest le lendemain 25 juin 1943.

Le Frondeur sort pour une école à feux du 2 au 12 juillet, faisant escale à Saint-Malo du 13 au 16 juillet, rentrant à Brest le 17, à temps pour participer aux essais (18 au 20 juillet)  et à la remise en condition (22 juillet au 7 août) du L’Adroit.

Il est ensuite indisponible du 9 au 30 août, sortant pour essais du 1er au 4 septembre puis pour remise en condition du 6 au 20 septembre, à chaque fois en compagnie du L’Adroit et du Fougueux, les trois torpilleurs faisant escale à Royan du 21 au 24 septembre et à Biaritz du 25 au 30 septembre, rentrant  à Brest le 2 octobre à l’aube.

Le Frondeur et ses deux compères de la 2ème DTE effectuent un entrainement commun avec la 14ème DT du 11 octobre au 8 novembre, la 2ème DTE ralliant Brest le 9 novembre.

Le 18 novembre 1943, la 2ème DTE appareille pour une croisière d’instruction de quatre mois entre les ports français de l’Atlantique, de la Manche et de la Méditerranée. Les trois torpilleurs effectuent de nombreux exercices sans oublier des escales comme à Cherbourg du 19 au 22 novembre, au Havre du 23 au 27 novembre, à Boulogne du 28 novembre au 1er décembre, à Dunkerque du 2 au 7 décembre, à Rouen du 9 au 12 décembre, à Saint Malo du 13 au 16 décembre, à Saint-Nazaire du 18 au 21 décembre, à La Pallice du 23 au 26 décembre, à Biaritz du 27 janvier 1943 au 2 janvier 1944.

Les torpilleurs de la 2ème DTE sont ensuite à Casablanca du 5 du 8 janvier, à Oran du 10 au 13 janvier, à Alger du 15 au 18 janvier, à Tunis du 20 au 23 janvier, à Bizerte du 25 au 28 janvier, à Lattaquié du 1er au 4 février, à Beyrouth du 5 au 8 février, à Ajaccio du 11 au 14 février, à Nice du 15 au 18 février, à Marseille du 19 au 22 février, à Port-Vendres du 24 au 27 février, à Casablanca du 1er au 4 mars, à Biaritz du 7 au 11 mars, à Saint-Nazaire du 13 au 17 mars avant de rentrer à Brest le 18 mars 1944 après quatre mois loin de son port d’attache.

Les trois torpilleurs vont subir une période d’entretien étoffé (ou un petit carénage allégé c’est selon) en passant au bassin Tourville.

Le Frondeur est échoué dans le bassin n°1 de l’Arsenal de Brest du 9 au 18 avril pour inspection des œuvres, grattage et peinture de la coque plus les travaux d’entretien courant et les réparations consécutives à l’inspection. Il sort pour essais et remise en condition du 19 au 28 avril, rentrant à Brest le 29 avril à l’aube.

Le Frondeur participe ensuite avec ses compères Fougueux et L’Adroit à un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne du 1er mai au 15 juin, date du retour des trois navires à Brest.

Le Frondeur sort pour entrainement du 22 juin au 2 juillet, rentrant à Brest le lendemain 3 juillet. Il participe ensuite aux essais (8 au 11 juillet) puis à la remise en condition (13 au 28 juillet) du L’Adroit.

Indisponible du 30 juillet au 19 août, le Frondeur sort pour essais du 20 au 23 août puis pour remise en condition du 25 août au 8 septembre, à chaque fois en compagnie de ses compères Fougueux et L’Adroit.

Du 13 au 30 septembre, le Frondeur sort pour entrainement de division en compagnie du Fougueux et du L’Adroit. Le lendemain 1er octobre, le torpilleur d’escadre L’Adroit lui cède le pavillon de navire-amiral de la 2ème DTE avant d’être mis en position de complément.

Alors que le Fougueux est immobilisé pour grand carénage, le Frondeur sort pour école à feux du 9 au 16 octobre, faisant escale à Dieppe du 17 au 21 octobre et à Boulogne du 22 au 27 octobre avant de rentrer à Brest le surlendemain 29 octobre 1944.

Le Frondeur subit alors un grand carénage, étant échoué au bassin Tourville du 6 novembre au 15 décembre pour remise en état et modernisation. Outre une mise à jour de l’électronique embarquée (qui à cette époque devenait rapidement obsolète), le Frondeur voit sa DCA modernisé qui passe de quatre canons de 37mm Schneider modèle 1941 et deux canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 à huit canons de 37mm Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles modèle 1943.

Le Frondeur est armé pour essais le 26 décembre 1944, sortant pour essais du 27 au 30 décembre puis pour remise en condition du 2 au 16 janvier 1945, à chaque fois en compagnie du Fougueux, les deux torpilleurs de la 2ème DTE rentrant à Brest le 21 janvier après une escale à La Pallice du 17 au 20 janvier.

Le 30 janvier 1945, la 2ème DTE quitte Brest pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne. Le Frondeur  et le Fougueux effectuent une école à feux du 30 janvier au 7 février, faisant escale à Royan du 8 au 12 février avant un entrainement au combat antisurface du 13 au 25 février.

Après une escale à Bordeaux du 26 février au 1er mars, la 2ème DTE subit un entrainement à la défense aérienne du 2 au 10 mars, se ravitaillant à Lorient le 11 mars avant un entrainement ASM contre les sous-marins Achille et Persée  du 12 au 20 mars. Après une ultime escale à Concarneau du 21 au 25 mars, les deux torpilleurs effectuent un exercice de synthèse du 26 mars au 6 avril avant de rentrer le lendemain 7 avril à Brest.

Le Frondeur et le Fougueux quittent Brest le 15 avril pour un exercice commun avec la 3ème DEL et l’aviso-hydrographe Beautemps-Beaupré. Après une école à feux du 15 au 22 avril, les sept navires font escale à Lorient du 23 au 27 avril.

Après un entrainement à la défense aérienne à la mer du 28 avril au 8 mai 1945, les navires se ravitaillent à Lorient le 9 mai avant d’enchainer par un entrainement à la défense des convois, les aviso-dragueurs protégeant le Beautemps-Beaupré contre les torpilleurs d’escadre et ce du 10 au 17 mai. Après un nouveau ravitaillement à Lorient le 18 mai, les sept navires effectuent un exercice de synthèse du 19 au 26 mai, rentrant à Brest le lendemain 27 mai 1945.

Le Frondeur est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 28 mai au 18 juin 1945, sortant pour essais du 19 au 22 juin puis pour remise en condition du 24 juin au 7 juillet. Il sort ensuite pour les essais (8 au 11 juillet) et la remise en condition (13 au 27 juillet) du Fougueux, les trois torpilleurs rentrant à Brest le lendemain 28 juillet 1945.
Le 6 août 1945, le Frondeur et le Fougueux quittent Brest pour le dernier entrainement de la division de la 2ème DTE avant sa dissolution. Après une école à feux du 6 au 15 août, les deux torpilleurs se ravitaillent à Lorient le 16 août avant un entrainement au combat antisurface du 17 au 25 août et une escale à Saint-Nazaire du 26 au 31 août.

Après un entrainement à la défense aérienne à la mer du 1er au 10 septembre, le Frondeur et le Fougueux font escale à La Pallice du 11 au 15 septembre avant un entrainement ASM contre le sous-marin Le Centaure  du 16 au 24 septembre, les deux torpilleurs rentrant le lendemain 25 septembre 1945 à Brest.

Le 27 septembre 1945, le Fougueux est mis en position de complément ce qui entraine la dissolution de la 2ème DTE. Le Frondeur est affecté au groupement de surveillance dont il devient le navire-amiral, ce groupement comprenant l’aviso colonial Dumont d’Urville et l’aviso de station Bombarde détachés à Dakar, la 3ème DEL ainsi que les aviso de station Pomone et L’Incomprise (stationnés respectivement à Abidjan et à Casablanca).

Le 4 octobre 1945, le Frondeur quitte Brest en compagnie de la 3ème DEL direction Dakar pour un exercice commun avec le Dumont d’Urville et la Bombarde. Les navires brestois font escale à Casablanca du 8 au 11 octobre avant de rallier Dakar le 15 octobre 1945.

Après une école à feux du 15 au 22 octobre, les quatre aviso-dragueurs protègent le Dumont d’Urville qui simule un cargo rapide contre le Frondeur et la Bombarde du 24 au 30 octobre, les différents navires font relâchent à Dakar du 1er au 5 novembre avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 6 au 13 novembre. Le Frondeur et la 3ème DEL quittent Dakar le 17 novembre, se ravitaillent à Casablanca le 22 novembre avant de rentrer à Brest le 27 novembre 1945 à l’aube.

Le Frondeur est en entretien à flot du 28 novembre au 12 décembre 1945, sortant pour essais du 13 au 16 décembre avant un stage de remise en condition du 17 au 31 décembre 1945.

Le 8 janvier 1946, le Frondeur quitte Brest pour une période d’entrainement en solitaire. Il effectue une école à feux du 8 au 18 janvier, faisant escale à Cherbourg du 19 au 24 janvier avant un entrainement au combat antisurface du 25 janvier au 2 février, un ravitaillement à Lorient le 3 février avant  un entrainement à la défense aérienne à la mer du 4 au 14 février 1946.

Victime d’une avarie mécanique, le Frondeur est indisponible du 17 février au 3 mars, sortant pour essais 4 au 7 mars avant d’entamer sa remise en condition par une courte sortie d’entrainement de base du 9 au 12 mars.

Le 14 mars 1946, il entame une école à feux en tirant sur le Q-19 (ex-torpilleur L’Adroit) et l’ex-Contre torpilleur Jaguar qui avaient auparavant été touchés par les bombes des Bloch MB-175T de l’escadrille 11E (Lanvéoc-Poulmic) et les torpilles des Lioré et Olivier Léo 456 de l’escadrille 7B (Lann-Bihoué).

L’école à feux continue jusqu’au 17 mars 1946 quand le Frondeur arrive à Lorient pour ravitaillement et réparations et ce jusqu’au 27 mars quand il reprend la mer pour quelques essais de routine du 28 au 30 mars.

Après un ravitaillement express à Lorient le 31 mars, le Frondeur effectue un entrainement de défense aérienne à la mer contre les Dewoitine D-520 de l’escadrille 5C (Lanvéoc-Poulmic), contre les Lioré et Olivier Léo 456 de l’escadrille 7B et enfin les hydravions Laté 298 (escadrille 7T) et Bréguet Br790 (escadrille 3R) _stationnés à Lanvéoc-Poulmic_  du 1er au 10 avril, le Frondeur enchainant par une escale à Saint-Nazaire du 11 au 15 avril avant un exercice de combat antisurface du 16 au 24 avril, le torpilleur d’escadre rentrant à Brest le lendemain 25 avril.

Le 7 mai 1946, le Frondeur quitte Brest pour une croisière-école au profit d’officiers de réserve. Il fait escale à Saint-Malo du 8 au 11 mai, à Cherbourg du 12 au 15 mai, à Caen du 17 au 21 mai, au Havre du 22 au 25 mai, à Rouen du 26 au 30 mai, à Boulogne du 31 mai au 3 juin, à Dunkerque du 4 au 7 juin, à Dieppe du 9 au 12 juin, Cherbourg du 14 au 17 juin, Saint-Malo du 18 au 21 juin avant de rentrer à Brest le lendemain 22 juin 1946.

Le Frondeur est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 23 juin au 14 juillet 1946, sortant pour essais du 15 au 18 juillet puis pour remise en condition du 20 juillet au 2 août.

Quand il est à nouveau disponible, le Frondeur est comme le dernier des mohicans puisqu’il est le dernier des vingt-six torpilleurs de type Bourrasque/L’Adroit à être encore en service.

Le 10 août, le Frondeur appareille en compagnie de l’aviso colonial Beautemps-Beaupré pour un entrainement de six semaines. Après une école à feux du 10 au 18 août, les deux navires font escale à Lorient du 19 au 24 août avant un entrainement au combat antisurface du 25 août au 2 septembre et une escale à Saint-Nazaire du 3 au 7 septembre.

Après un entrainement à la défense aérienne à la mer du 8 au 17 septembre, les deux navires rallient Lorient pour ravitaillement et pour préparer un exercice amphibie.

Le Beautemps-Beaupré embarque à Lorient une compagnie de fusiliers marins pour un raid amphibie contre Noirmoutier défendu par une compagnie du 601ème Groupe d’Infanterie de l’Air normalement basé à Reims.

L’aviso escorté par le torpilleur force la passe du port de Noirmoutier et débarque ses fusiliers-marins qui vont s’emparer de l’île après une longue résistance des fantassins de l’air, rapidement débordé par la puissance de feu de l’aviso et du torpilleur.

Après une escale à La Pallice du 19 au 24 septembre, le torpilleur d’escadre et l’aviso rentrent à Brest le 25 septembre 1946. Victime d’une avarie mécanique le 2 octobre 1946, le Frondeur est sommairement réparé puis mis en position de complément le 10 octobre 1946. Il est mouillé en Penfeld.

Le torpilleur d’escadre Le Frondeur est officiellement désarmé le 5 décembre 1946

Il passe au bassin du 6 au 16 décembre 1946 puis est condamné le 18 décembre sous le numéro Q-25. Il est remorqué dès le 22 décembre à Landevennec. Il y est toujours mouillé en septembre 1948.