21-Armée de terre (28)

2ème Division Légère Mécanique (2ème DLM)

-Un état-major de division

-3ème brigade légère mécanique avec un état-major et deux régiments de chars : le 13ème régiment de dragons et le 29ème régiment de dragons qui sont équipés de Somua S-35 et de Hotchkiss H-35

-4ème brigade légère mécanique avec un état-major, un régiment de découverte, le 8ème régiment de cuirassiers équipés d’automitrailleuses de découverte Panhard 178 et de motocyclistes et le 1er régiment de dragons portés.

Panhard AMD-178 affectueusement surnomée "Pan Pan" à cause du bruit de son moteur deux temps

Panhard AMD-178 affectueusement surnommée « Pan Pan » à cause du bruit de son moteur deux temps

-Un régiment d’artillerie tractée tout terrain, le 71ème régiment d’artillerie de division légère mécanique (71ème RADLM)

-20ème batterie antichar divisionnaire

-1021/405ème batterie antiaérienne

-21ème escadron antichar divisionnaire

-12ème escadron de réparation divisionnaire rattaché au 29ème régiment de dragons

-Trois compagnies de sapeurs mineurs portés, les 1er, 2ème et 3ème compagnies du 38ème bataillon du génie. Une 4ème compagnie assure le franchissement des coupures humides.

-Une compagnie télégraphique, une compagnie radio et un détachement colombophile

-Une compagnie automobile de quartier général

-Une compagnie automobile de transport

-Un groupe d’exploitation divisionnaire

-Un groupe sanitaire divisionnaire

Suite à la réorganisation entamée en mars 1944, la 2ème Division Légère Mécanique adopte l’organisation suivante :

-Un état-major de division

-Le 8ème régiment de cuirassiers est le régiment de découverte de la division

-3ème brigade légère mécanique avec le 13ème régiment de dragons entièrement rééquipé de Somua S-35/S-40 et le 1er régiment de dragons portés qui dispose de Laffly S20T, le 3ème groupe de canons d’assaut équipés de Somua Sau40, le 3ème escadron antichar porté équipé de Laffly W 15 TCC, le 3ème escadron antiaérien porté équipé de Laffly W 15 munis d’un affût double de 25mm et le 3ème groupe de reconnaissance équipés d’un peloton de commandement et de trois pelotons de quatre AMX-42.

-4ème brigade légère mécanique avec le 29ème régiment de dragons entièrement rééquipé de Somua S-35/S-40, le 6ème régiment de dragons portés _créé à partir du 1er RDP_, le 4ème groupe de canons d’assaut équipés de Somua Sau40, le 4ème escadron antichar porté équipé de Laffly W15 TCC, le 4ème escadron antiaérien porté équipé de Laffly W 15 munis d’un affût double de 25mm et le 4ème groupe de reconnaissance équipés d’un peloton de commandement et de trois pelotons de quatre AMX-42.

-Un régiment d’artillerie tractée tout terrain, le 71ème régiment d’artillerie de division légère mécanique (71ème RADLM) rééquipé de canons de 75mm TAZ modèle 1939 et des obusiers de 105C modèle 1935B

-12ème escadron de réparation divisionnaire rattaché au 29ème régiment de dragons

-quatre compagnies du génie formant bataillon

-deux compagnies de transmission (le détachement colombophile est supprimé

-Deux compagnies du train (compagnie automobile du QG et compagnie automobile de transport)

-Un bataillon sanitaire divisionnaire

-Un groupe d’exploitation divisionnaire

Au niveau de l’équipement, les 13ème et 29ème régiments de dragons troquent leurs S-35/S-40 contre des S-45 et ce entre janvier et juin 1946.

3ème Division Légère Mécanique (3ème D.L.M.)

La 3ème D.L.M est la transformation de la 1ère Division de Cavalerie, une division mixte devenue une division entièrement motomécanique. Elle est organisée à l’origine de la façon suivante :

-Un état-major de division

-5ème brigade légère mécanique avec un régiment de découverte le 1er régiment de hussards et un régiment de dragons portés, le 5ème régiment de dragons portés issu de la transformation du 5ème BDP.

-6ème brigade légère mécanique avec deux régiments de chars les 1er et 8ème régiments de chasseurs (à cheval)

-Le 75ème régiment d’artillerie de division légère mécanique (75ème RADLM)

-Le 19ème régiment de dragons et le 1er groupe d’automitrailleuses sont dissous

-30ème batterie antichar divisionnaire

-1022/405ème batterie antiaérienne

-31ème escadron antichar divisionnaire

-13ème escadron de réparation divisionnaire rattaché au 1er régiment de chasseurs (à cheval)

-Trois compagnies de sapeurs mineurs portés, les 1er, 2ème et 3ème compagnies du 39ème bataillon du génie. Une 4ème compagnie assure le franchissement des coupures humides.

-Une compagnie télégraphique, une compagnie radio et un détachement colombophile

-Une compagnie automobile de quartier général

-Une compagnie automobile de transport

-Un groupe d’exploitation divisionnaire

-Un groupe sanitaire divisionnaire

La 3ème Division Légère Mécanique (3ème D.L.M.) est réorganisée entre septembre 1944 et janvier 1945 selon le même modèle que celui de la 6ème D.L.M. Suite à la réorganisation, elle est donc organisée de la façon suivante :

-Un état-major de divisionnaire

-Un régiment de découverte, le 1er régiment de hussards

-5ème brigade légère mécanique avec un état-major de brigade, le 1er régiment de chasseurs à cheval équipé de Somua S-40, le 5ème régiment de dragons portés, le 5ème groupe de canons d’assaut équipés de Somua Sau40, le 5ème escadron antichar porté, le 5ème escadron antiaérien porté et le 5ème groupe de reconnaissance équipés d’un peloton de commandement et de trois pelotons de quatre FCM-44.

-6ème brigade légère mécanique avec un état-major de brigade, le 8ème régiment de chasseurs à cheval, le 19ème régiment de dragons portés (qui reprend les traditions du 19ème régiment de dragons),  le 6ème groupe de canons d’assaut, le 6ème escadron antichar, le 6ème escadron antiaérien porté  et le 6ème groupe de reconnaissance.

-Le 75ème régiment d’artillerie dispose de canons de 75mm TAZ modèle 1939 et d’obusiers de 105C modèle 1935B

-13ème escadron de réparation divisionnaire rattaché au 29ème régiment de dragons

-quatre compagnies du génie formant bataillon

-deux compagnies de transmission (le détachement colombophile est supprimé

-Deux compagnies du train (compagnie automobile du QG et compagnie automobile de transport)

-Un bataillon sanitaire divisionnaire

-Un groupe d’exploitation divisionnaire

Au niveau de l’équipement, les deux régiments de chars de la division sont transformés sur Somua S-45 entre juillet 1946 et février 1947.

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21-Armée de terre (23)

La situation générale en septembre 1939

Quand éclate la guerre de Pologne, la cavalerie dispose d’unités entièrement mécaniques (les DLM), d’unités «pétrole-picotin» (les Divisions de Cavalerie) et d’unités montées dans l’Empire mais également en métropole, à la différence que désormais les cavaliers combattent démontés, n’utilisant leur noble destrier que pour se déplacer notamment dans des endroits difficiles d’accès pour les engins motorisés.

Métropole

-Trois Divisions de Cavalerie modèle 1932  

La 1ère division de cavalerie stationnée à Orléans dispose d’une 1ère brigade de cavalerie avec le 1er régiment de hussards et le 8ème régiment de chasseurs, d’une 2ème brigade de cavalerie avec le 1er régiment de chasseurs et le 19ème régiment de dragons, du 1er groupe d’automitrailleuses, du 5ème bataillon de dragons portés et du 75ème régiment d’artillerie tractée tout terrain.

La 2ème division de cavalerie stationnée à Luneville dispose d’une 3ème brigade de cavalerie (18ème régiment de chasseurs et 5ème régiment de cuirassiers), d’une 4ème brigade de cavalerie (8ème et 31ème régiments de dragons), du 2ème groupe d’automitrailleuses, du 3ème bataillon de dragons portés et du 73ème régiment d’artillerie tractée tout terrain.

La 3ème division de cavalerie stationnée à Paris dispose d’une 5ème brigade de cavalerie (4ème régiment de hussards et 6ème régiment de dragons), d’une 6ème brigade de cavalerie (11ème régiment de cuirassiers et 12ème régiment de chasseurs), du 3ème groupe d’automitrailleuses, du 2ème bataillon de dragons portés et du 72ème régiment d’artillerie tractée tout-terrain.

Ces trois divisions de cavalerie vont être transformées en Divisions Légères Mécaniques, la 1ère DC devenant la 3ème DLM en février 1940, la 2ème DC devient la 4ème DLM en septembre 1940 et enfin la 3ème DC devient la 5ème DLM en juin 1941.

-Trois groupements de cavalerie

Ces groupements de cavalerie sont des organisations temporaires, ces régiments devant disparaître à la mobilisation après la mise sur pied des GRDI et des GRCA.

A l’issue de la démobilisation, les GRCA sont dissous (les Corps d’Armées n’existant plus en temps de paix) mais vingt-huit GRDI sont maintenus en métropole et d’autres en AFN et au Levant, tous étant motorisés.

-Le 1er groupement de cavalerie (Metz) regroupe le 3ème régiment de hussards, le 9ème régiment de dragons et le 11ème régiment de chasseurs.

-Le 2ème groupement de cavalerie (Marseille) regroupe le 2ème régiment de hussards, le 9ème régiment de cuirassiers et le 10ème régiment de dragons

-Le 3ème groupement de cavalerie (Amiens) regroupe le 2ème régiment de chasseurs, le 6ème groupe d’automitrailleuses et le 7ème groupe d’automitrailleuses.

Certains de ces régiments sont ultérieurement recréés au sein des DLM mais également des Divisions Cuirassées.

En l’occurence, le 11ème Régiment de chasseurs à cheval est recréé au sein de la 12ème BLM (6ème DLM), le 3ème Régiment de hussards intègre la 13ème BLM (7ème DLM), le 2ème Régiment de hussards intègre la 15ème BLM (8ème DLM) et le 9ème Régiment de cuirassiers est recréé comme régiment de découverte de la 2ème DC nouvelle formule.

GRDI et GRCA

Comme nous venons de le voir, sept régiment de cavaleries indépendants et deux groupes d’automitrailleuses sont dissous à la mobilisation pour former des Groupements de Reconnaissance de Division d’Infanterie (GRDI) et des Groupements de Reconnaissance de Corps d’Armée (GRCA).

Selon la note d’état-major du 6 août 1923, outre la «substance» des sept RC et des groupes de mitrailleuses, les centres mobilisateurs de la cavalerie mettent sur pied ces groupements tactiques chargés d’éclairer les grandes unités et si nécessaire de mener des combats retardateurs.

Plus précisement, ces unités doivent rechercher le renseignement, prendre contact avec l’ennemi et assurer la sîreté des lignes de surveillance.

Au moment de la guerre de Pologne pas moins de quatre-vingt dix groupements de ce type vont être mis sur pied, majoritairement de type monté (quatre-vingt-deux d’entre-eux), le reliquat étant composé de groupes motorisés avec ou sans mitrailleuses, deux sans automitrailleuses et cinq avec.

A l’issue de la démobilisation, seuls sont maintenus les GRDI type motorisé qui reçoivent tous des automitrailleuses soit sept GRDI affectés aux Divisions d’Infanterie Motorisées ou D.I.M. Les autres DI reçoivent elle aussi un GRDI, les GRDI montés préservés étant motorisés, permettant aux vingt-huit divisions d’infanterie stationnées en métropole (neuf DI type Nord-Est, huit D.I.M, trois DIAlp, quatre DIC et quatre DINA) de disposer d’un groupement tactique de reconnaissance et de combat. Les DIA et les DM préservées vont également disposer d’un GRDI.

-Deux Divisions Légères Mécaniques (D.L.M.)

-La 1ère Division Légère Mécanique (1ère D.L.M.)  dispose d’une 1ère brigade légère mécanique (4ème régiment de cuirassiers, 18ème régiment de dragons), d’une 2ème brigade légère mécanique (6ème régiment de cuirassiers, 4ème régiment de dragons portés) et le 74ème régiment d’artillerie tractée tout-terrain.

-La 2ème Division Légère Mécanique (2ème D.L.M.) dispose d’une 3ème brigade légère mécanique (13ème régiment de dragons, 29ème régiment de dragons), d’une 4ème brigade légère mécanique (8ème régiment de cuirassiers 1er régiment de dragons portés) et du 71ème régiment d’artillerie tractée tout terrain.

Ils’agit ici des unités principales, ces divisions disposent bien entendu d’unités de soutien et d’appui en complément des régiments.

-Deux brigades de spahis

-La 1ère brigade de spahis stationnée à Compiègne dispose du 4ème régiment de spahis marocains et le 6ème régiment de spahis algériens.

-La 2ème brigade de spahis stationnée à Orange dispose du 7ème régiment de spahis algériens et du 8ème régiment de spahis algériens.

Ces unités montées restent en l’état en dépit de projets de motorisations, ces deux brigades auraient pu former une nouvelle DLM. Maintenues comme gage aux partisans de la cavalerie, le général Villeneuve décide à l’été 1948 de les transformer en unités mécaniques sous une forme non définie mais le déclenchement de la guerre reporte ce projet sine die.